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BON LA GÔCHE, QUAND ALLEZ-VOUS RÉHABILITER ROBESPIERRE ET SA COHORTE D'ASSASSINS ???

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BON LA GÔCHE, QUAND ALLEZ-VOUS RÉHABILITER ROBESPIERRE ET SA COHORTE D'ASSASSINS ???BON LA GÔCHE, QUAND ALLEZ-VOUS RÉHABILITER ROBESPIERRE ET SA COHORTE D'ASSASSINS ???BON LA GÔCHE, QUAND ALLEZ-VOUS RÉHABILITER ROBESPIERRE ET SA COHORTE D'ASSASSINS ???

Sur proposition du député (de Seine-Saint Denis) Bruno Le Roux la Gôche réhabilite les communards victimes de la répression. On dirait que les élections approchent et il y en a qui, au mépris de l'Histoire, sont prêts à tout pour la gamelle !

Si la répression fut radicale, mais y-a-t-il des répressions douces dans les guerres civiles, il serait quand même honteux d'oublier les pures et innocentes victimes assassinées  par les Staline, Castro et Guévara de 1871 et particulièrement celles du clergé en tête duquel l'Archevêque de Paris Monseigneur Georges Darboy !

Le Souvenir Chouan de Bretagne a consacré quelques articles à ces martyrs depuis 2011 et plus particulièrement en ce mois de mai 2016 pour les 145 ans d'une sombre page de la république.

Par cette décision des Irresponsables nationaux vont être réhabilités les assassins de la rue Haxo le "colonel" Sérizier et son adjoint Boin ; les incendiaires du Palais des Tuileries Bénot et Boudin ; de l'Hôtel de Ville Pindy (en fuite) Ferré.

Alors la Gôche, pour faire plaisir à Méluche un petit effort : réhabilitez Staline !!!!

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MERCREDI 28 NOVEMBRE 1906 à NANTES : LES BLEUS ATTAQUENT A NOUVEAU !!!

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Hier 27 novembre 1906 ce sont les églises Cathédrale (et l'évêché), Saint Clément, Saint Donatien, Saint Nicolas, Saint Similien, Sainte Croix, Sainte Madeleine (détruite en 1950 et remplacée par une autre en 1954) et les presbytères afférents qui ont été visités par la soldatesque au service du pouvoir anticlérical de l'époque. Pas moins de six à sept mille hommes (policiers, gendarmes, soldats de l'infanterie) renforcés par huit cents gendarmes à cheval !

Aujourd'hui, mercredi 28 novembre,  c'est le tour de l'église Sainte Anne, là haut sur sa butte, dominant le port de Nantes et plus précisément l'endroit du port où furent entassés, dans une sapine, les prêtres destinés à la Noyade, 113 ans et 11 jours plus tôt, ouvrant la longue série de noyades, fusillades (en particulier dans les carrières de Miséry situées juste en bas de Saint Anne.

La meute est dirigée par le Préfet Huard ("le dictateur" d'après l'écrivain Athanase Ollivier) secondé par le Commissaire de police à la Sûreté parisien Célestin Hennion (futur Chef de la Sûreté  générale, en janvier 1907, et lointain successeur de Vidocq). De lui nous avons cette description que fera plus tard Léon Daudet : Hennion la boue, l'abject mouchard, cireur de bottes, Préfet de la coulisse juive, le flibustier à tout faire du radicalisme, noceur crapuleux, provocateur, homme d'argent et sans scrupule, peureux et incapable, la "chose" de Combes et Clémenceau, vendu et gibier de bagne etc. Pas très flatteur tout ça !

Il est 5 heures et demi et 500 hommes cernent l'église à l'intérieur de laquelle se sont enfermés, dans la sacristie Est, le Curé Ollivier, ses deux vicaires, le Conseil de fabrique et des jeunes du patronage. Les sommations sont faites, sans résultat ; alors la troupe attaque la porte à la hache, le bois vole en éclat les serrures tombent mais soutenue par une barre en fer transversale la porte résiste. Les attaquants vont s'introduire par le trou réalisé.

Hennion s'adresse à l'abbé Ollivier : "Etes-vous le Curé de Sainte Anne ?" "C'est moi" "Voulez-vous m'aider à faire l'inventaire ?" "Je ferai ce que je voudrai, je suis ici chez moi"  "Alors à la porte !" Saisissant le Curé par le bras il le livre à la troupe qui le jette dehors ; le prêtre glisse et tombe sur les marches en granite que sa tête vient heurter durement. Un policier le relève et le rejette brutalement contre le mur sous les cris de "A bas le calotin !"

Dans la sacristie les 22 civils présents sont molestés : coups de poings, de pieds dans les reins, dans le ventre. Les deux vicaires refusent de sortir afin de participer à l'inventaire des biens dont la précédente tentative d'invasion, en février (1906), avait été un échec, le Curé Ollivier disant aux investigateurs : "si les murs de cet édifice nous ont été donnés par la commune de Nantes, depuis soixante ans dallage, voûte, clocher, cloches, ornementation et mobilier sont l'oeuvre exclusive des paroissiens ; l'Etat n'a rien à revendiquer c'est donc ici la maison commune et le patrimoine inviolable des fidèles de Sainte Anne !"

On compte les surplis, les nappes d'autel, les aubes, les ornements, les statues, les tableaux, les confessionnaux, les chaises, les lustres, l'orgue ; l'opération a duré une heure et demi - assaut compris - signalée à tout le voisinage par la sonnerie des cloches.

Le bilan est surtout celui de profanations de lieux de culte comme cela se passera dans de multiples endroits de Loire-Inférieure, d'Ille et Vilaine, du Morbihan surtout et en Vendée mais aussi en Auvergne et Lozère. C'était il y a 110 ans et 110 ans aussi après les persécutions religieuses de la révolution. Cela fait partie des valeurs de la république !!!

MERCREDI 28 NOVEMBRE 1906 à NANTES : LES BLEUS ATTAQUENT A NOUVEAU !!!
MERCREDI 28 NOVEMBRE 1906 à NANTES : LES BLEUS ATTAQUENT A NOUVEAU !!!
MERCREDI 28 NOVEMBRE 1906 à NANTES : LES BLEUS ATTAQUENT A NOUVEAU !!!
MERCREDI 28 NOVEMBRE 1906 à NANTES : LES BLEUS ATTAQUENT A NOUVEAU !!!

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LES CATHOLIQUES EXISTENT, SI, SI ! On les retrouve à chaque élection !

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LES CATHOLIQUES EXISTENT, SI, SI ! On les retrouve à chaque élection !

"Ce pape commence à poser un vrai problème car il vit dans une situation d'autisme total". Alain Juppé se permettait cette saillie le 18 mars 2009 à la suite des déclarations du théologien et Pape, Benoît XVI sur l'utilisation du préservatif en Afrique : "Aller dire en Afrique que le préservatif aggrave le danger du sida, c'est d'abord une contrevérité et c'est inacceptable pour les populations africaines, comme pour tout le monde", s'est-il indigné. "Je sens autour de moi un malaise profond".  (nous aussi ! Autour et au dedans)

Mais qu'avait donc dit le Saint Père ?

"Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du Sida uniquement avec des slogans publicitaires.Si on n'y met pas l'âme, si les Africains ne s'entraident pas, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire le risque est d'augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement: le premier, une humanisation de la sexualité, c'est à dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre et le deuxième une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent."

Ce qui n'est pas du tout la même chose.

N'ayant jamais lu ni le Coran ni le catéchisme de l'Eglise Catholique (universelle) il se permet donc, sur la seule information de bruits de plomberie, de "balancer n'importe quoi, ce qui est plutôt inquiétant pour un individu qui revendique la plus haute responsabilité de l'Etat. On peut en déduire que le cerveau est à l'image du cuir déchevelu !

Mais il est à l'image de son maître à ne pas penser (sauf à la sexualité* il l'a récemment avoué) qui après l'excellente causerie que Benoît XVI avait tenu à Ratisbonne sur Foi et Raison, osait déclarer, sans avoir lu un compte-rendu ou entendu la conférence : "Il faut éviter tout ce qui anime les tensions entre les peuples ou entre les religions" (Jacques Chirac  18 septembre 2006 ).

La conférence du Saint Père évoquait simplement, à partir d'un échange entre l'empereur byzantin et un musulman Persan sur le djihad, les capacités qu'avaient deux érudits pour discuter des différences entre la Bible et le Coran. Manifestement Chirac avait, une nouvelle fois, négligé toute consultation de la source et s'était fié à la plomberie qui transporte la source ! C'est plutôt navrant et inquiétant.

Si les rois ont eu des maîtresses, cela ne les a jamais obsédé au point de négliger les affaires du Royaume ; le roi recevait par Droit régalien la Couronne de France à charge pour lui de la transmettre. Maintenant les catholiques existent lors des élections, exploités sans aucune honte par des gens sans scrupules.

Et en plus, pour voter,  il faudrait souscrire aux Valeurs de la république ? Voleurs, oui, valeurs, non !

A quand la révolte des Peaux de biques ? Les Chouans sont sortis de leurs foyers pour des choses qui, avec le recul, semblent moins importantes. C'est vrai que la signature du Concordat a été une belle manoeuvre politico-religieuse de Bonaparte ; mais tout le monde n'est pas bonaparte surtout quand l'autisme disparaît à l'occasion d'élections jackpot !

*Note: dans le livre sorti sur lui, "je serai président" apparaît cette confidence de Bernadette Chirac sur la première épouse de Juppé "avec les femmes ça cavalait, elle était cocue à un point...plus que moi."

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DIMANCHE 13 NOVEMBRE : NOYADES de NANTES, UN AUTRE FILM et miscellanées.

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La faible participation de notre journée du Souvenir ne peut s'expliquer, en dehors de rares agissements négatifs, que par un désintérêt total pour la cause à laquelle nous sommes attachés ; on pleure sur les événements actuels, les persécutions religieuses ici et là, on vocifère devant les télé ou sur les claviers mais, mais... Il y a le repas dominical, le poulet ou le rôti de boeuf à faire cuire, le feuilleton de Thierry la Fronde à ne pas rater sans oublier l'après-midi à regarder Guy Lux !

Je dis cela car, à la fin de la messe de 11 H 15 à Saint Clément, je fis une annonce (que m'avait autorisée l'abbé Yves Chéreau, Curé de la paroisse) sur les événements, vaguement connus de la Terreur à Nantes. Ce petit exposé de 1 ou 2 minutes, concentré sur l'essentiel, fut écouté dans un grand silence par les 4 ou 500 fidèles. Que l'hommage serait ponctué par un parachutage de gerbe dans la Loire vers 12 H 30 du haut du pont Anne de Bretagne. Finalement seules 6 personnes ont suivi. Alors....... Il n'y a qu'une fois, c'était à l'église Sainte Croix en 2013, les trois prêtres étaient restés, attentifs,  pour l'exposé fait devant la chaire et une soixantaine de fidèles. Ce fut la seule fois, en 19 ans où des prêtres furent intéressés par le calvaire de leurs frères. Une seule fois il y en eut un, mais sédévacantiste (même si l'on est en profond désaccord avec lui il y a un Pape!) qui me déclara:" Moi, j'aurais été réfractaire !" et je lui répondis : "Les réfractaires l'ont été parce qu'ils étaient obéissants au Pape, ce qui n'est pas votre cas !". Ambiance.

Heureusement que ceux dont nous honorons la mémoire n'avaient pas la télévision sinon ils seraient restés chez eux malgré la persécution qui, finalement, aurait été douce, comme celle actuelle. Il n'y aurait plus de culte, plus de prêtres, plus d'églises. Car on oublie trop souvent que c'est grâce aux combats de ceux qui sont morts durant les années terribles que nous avons encore la "liberté" religieuse.

Même si l'on a un pape (qui ne doit pas connaître son Histoire) qui pactise avec ceux qui furent durant des siècles les ennemis des catholiques, les luthériens fils d'un moine apostat et hérétique et qui furent souvent acharnés (en particulier dans les Cévennes) à la perte des catholiques contrerévolutionnaires. Il était inconcevable qu'un pape pactise avec l'hérétique surtout évêque-femme !

Dans La Revue N° 40 de décembre 2015, page 12, 3ème § ligne 2 (clin d'oeil à Richard !) il est possible de lire la remontrance que l'excellent évêque de Dol, Monseigneur Urbain-René de Hercé fit, à Versailles, au Roi Louis XVI suite à la publication du nouvel Edit concernant les Protestants et les Juifs : «Votre majesté n'a point à craindre de notre part des déclarations dictées et par la haine et par la passion; s'il nous arrive quelquefois de nous plaindre de l'aveuglement et de l'obstination de nos frères errants, c'est moins pour les proscrire que pour les rallier s'il était possible dans le sein de la véritable église, leur mère que la simple abjuration de leurs erreurs peut consoler des pertes qu'elle a faites. Il n'est aucun évêque, j'ose le croire, qui ne fut disposé à faire le sacrifice de sa vie, s'il pouvait à ce prix, obtenir de leur part un retour salutaire à la fois de leur père qu'ils ont abandonnée».

D'autres propos, de bon sens, de l'Evêque de Dol, irriteront Louis XVI qui demandera à M. de Breteuil, secrétaire d'État, de dire à Mgr de Hercé de quitter Versailles «et d'aller exercer vis-à-vis de ses diocésains son talent de prédication ». A Loménie de Brienne, Premier Ministre du Roi (qui disait de lui à propos d'une éventuelle nomination comme Archevêque de Paris :« il faudrait au moins à Paris un archevêque qui crut en Dieu» page 10), avant de quitter Versailles, l'Evêque de Dol lança cette dernière flèche: « j'ai étudié pendant neuf ans en Sorbonne, mais jamais on ne m'a enseigné qu'un évêque, ministre de son roi, pouvait être protecteur des hérétiques ! »

La connaissance d'un livre peut être salutaire pour mieux comprendre et apprécier, hors du religieusement correct, les vrais relations des différentes sectes protestantes avec le catholicisme. Publié en 2006, « Frères réformés, si vous saviez… » de Vincent Beurtheret, écrivain-historien rigoureux, nous donne des faits, année par année sur les différents éléments de persécutions ou de non-respects de l'Edit de Nantes par les protestants. Cet ouvrage comporte une bibliographie très riche où figurent même les adresses des sites Internet concernés et un très efficace index ; il est pour moi une référence.

Frères réformés, si vous saviez… Éphéméride des guerres de religion, Vincent Beurtheret, AMDG Editions, Mame imprimeur, 25 €, chez l'auteur: 45 rue Gal De Gaulle 71110 MARCIGNY. (Port offert aux Membres du Souvenir Chouan de Bretagne).

 

DIMANCHE 13 NOVEMBRE : NOYADES de NANTES, UN AUTRE FILM et miscellanées.DIMANCHE 13 NOVEMBRE : NOYADES de NANTES, UN AUTRE FILM et miscellanées.
DIMANCHE 13 NOVEMBRE : NOYADES de NANTES, UN AUTRE FILM et miscellanées.

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LES NOYADES de NANTES, CELA NE FAIT PAS DE BATACLAN !

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LES NOYADES de NANTES, CELA NE FAIT PAS DE  BATACLAN !

Effectivement les Noyades ça ne fait pas de bruit (bataclan = vacarme), et ce fut une des raisons de leur utilisation pour supprimer, par une mort horrible, dans des conditions épouvantables, des milliers de personnes. En allant chercher la très jolie gerbe destinée à finir en Loire je dus faire un vrai cours d'Histoire à la fleuriste  qui, bien que Nantaise, n'avait jamais entendu parler de cet épisode scandaleux.

Si, hier, devant la trentaine de personnes (seulement, mais les troupes des yakafautkon sont nettement plus nombreuses !!!) le rôle de Carrier fut évoqué ce fut aussi recadré : la Convention savait, Robespierre avait été renseigné par Jullien (Marc-Antoine). Comme je le rappelais, contrairement à ce qui est rabâché par certains écrivains, ce n'est pas à cause de ses crimes qu'il a été rappelé à Paris ; c'est à sa demande, pour raison de fatigue,  et pour suivre l'affaire des 132 Nantais (laquelle affaire sera la cause de sa perdition). Il sera accueilli à bras ouverts à la Convention où il sera nommé secrétaire. J'ai évoqué ce retournement de situation - déjà développé sur ce Blog et dans La Revue 38 de décembre 2014. Il servira de bouc-émissaire, ce qui permettra à d'autres assassins de se faire oublier.

LES NOYADES de NANTES, CELA NE FAIT PAS DE  BATACLAN !

Une nouvelle plaque fut apposée par notre fidèle Pascal sur la bitte d'amarrage N° 11. Un participant me fit remarquer qu'une précédente plaque (celle de 2006) était bien présente à proximité, boulonnée sur un tangon en fibre de verre fiché profondément en terre. Bonne surprise. Si la personne qui a fait ce travail lit cet article j'aimerais bien qu'elle m'envoie un message par le mode "Contact" en haut de cette page.

Ce  fut enfin la montée du pont Anne de Bretagne où, arrivés en son milieu, se fit le parachutage (réussi) de la gerbe, lancée par Marine et Julie,  et qui se posa doucement sur l'eau. Ponctué par un "Requiescant in pace"

LES NOYADES de NANTES, CELA NE FAIT PAS DE  BATACLAN !

Après le déjeuner (qui traîna en longueur mais à priori personne ne s'ennuyait) nous nous retrouvâmes devant la statue de Sainte Anne, en haut de la butte du même nom, pour admirer le panorama par cette magnifique soirée baignée d'une lumière automnale. Petit exposé sur la statue de Sainte Anne son socle en granit des carrières de Miséry lieu d'innombrables massacres par des fusils (le terme fusillade faisant penser à des tirs nourris alors que là il s'agissait de "tirs dans le tas") sur des victimes, pas forcément tuées, qui étaient ensuite dénudées par les fusilleurs.

Evocation de la tendresse de la république pour les biens de l'Eglise inventoriés en 1906 à Sainte Anne avec une violence rare vis à vis du Curé de la paroisse qui, bousculé, chutera et dont la tête heurtera durement les marches sous les cris des "investigateurs" 4 mille soldats et 200 gendarmes : "a bas la calotte "!

Découverte de l'immense fresque, peinte par Robert Daffort en 1993 sur le mur de l'ancienne école des filles (à l'identique de celle peinte à Saint Martinville en Louisiane) en hommage aux Acadiens, majoritairement francophones, chassés de leurs terres du Canada entre 1750 et 1780 par les anglais. Ils refusaient de prêter allégeance au roi d'Angleterre. Les dernières années du Grand Dérangement sont peut-être une façon de se venger de l'aide des Français apportée aux Insurgents anglais,  futurs américains ? Louis XVI accueillera la majorité des victimes de cette déportation ; les Acadiens resteront entre dix et quinze ans à Nantes et alentours avant de revenir dans leurs provinces d'origine : Saintonge, Poitou, Bretagne. D'autres partiront pour la Louisiane.

 

LES NOYADES de NANTES, CELA NE FAIT PAS DE  BATACLAN !

La journée s'est terminée devant le manoir de Luzançais, sur le domaine de La Hautière où se trouvait aussi le couvent des Petits capucins qui fut la dernière prison des prêtres noyés en Loire dans la nuit du 16 au 17 novembre 1793. Ils avaient été extraits, auparavant, de la maison Saint Clément - près de l'église du même nom - (actuelle caserne des pompiers). Ils furent ensuite mis dans le vaisseau La Gloire où ils passèrent deux ou trois nuits avant d'être finalement entassés dans une sapine qui coula à hauteur de Cheviré (pile sud du pont actuel). Des ossements furent retrouvés en 1954 et en 1985.

Nous avons pris notre verre de l'amitié, accompagné de palets bretons, devant ce manoir dans lequel mourut l'amiral du Chaffault, le 27 juin 1794, à l'âge de 86 ans. Brillant marin il avait tenté de porter secours, en 1758,  aux Acadiens chassés par les Anglais mais sans succès ces derniers ayant mené leur honteuse tâche rapidement. A proximité une rue porte son nom ; en 1978 la partie sud,  sur décision du maire de l'époque, A. Chénard,  avait été rebaptisée Maurice Thorez (ce qui était quand même insultant pour l'ancien héros de la Royale) ; en 1983 le successeur de Chénard, Michel Chauty, réparera cette imposture.

LES NOYADES de NANTES, CELA NE FAIT PAS DE  BATACLAN !LES NOYADES de NANTES, CELA NE FAIT PAS DE  BATACLAN !

Merci aux amis du Pont Paillat qui ont été nombreux, aux 10 Membres du Souvenir Chouan de Bretagne aux  quelques curieux ou rameutés par le Blog qui ont rendu hommage à ces martyrs.

Ces hommages sont nécessaires, d'abord en souvenir de ce qu'ont subi ceux qui étaient opposés à la révolution, à ses hordes et à ses crimes au nom, au nom de leurs libertés y compris la liberté religieuse. Il y a les horreurs faites aux chrétiens dans le monde et plus particulièrement en Orient (Moyen et Extrême) ; il y a eu l'égorgement sacrificiel du Père Hamel à Saint Etienne du Rouvray. Mais il y a tout simplement ça sur l'église Saint Clément de Nantes:

LES NOYADES de NANTES, CELA NE FAIT PAS DE  BATACLAN !LES NOYADES de NANTES, CELA NE FAIT PAS DE  BATACLAN !LES NOYADES de NANTES, CELA NE FAIT PAS DE  BATACLAN !

Il faut continuer à être des témoins de l'Histoire. Cela est fait depuis des années pour les Noyades de Nantes mais aussi pour  les victimes de la révolution, de Quiberon et les Chouans, au Champ des Martyrs de Brec'h Auray et au mausolée de La Chartreuse où nous étions une quarantaine pour la messe et presque trente pour l'absoute, samedi 5 novembre.

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DIMANCHE 13 NOVEMBRE, HOMMAGE AUX VICTIMES DES NOYADES, A NANTES

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DIMANCHE 13 NOVEMBRE, HOMMAGE AUX VICTIMES DES NOYADES, A NANTES

Cet hommage sera le 19ème rendu aux malheureuses victimes des Noyades qui eurent lieu à Nantes depuis le 16 novembre 1793 jusqu'en mars 1794.

Carrier n'est pas l'inventeur de cet ignoble procédé de mise à mort, procédé par lequel la mort lente, la paralysie par le froid et la peur - quelque soit la force spirituelle - arrive progressivement jusqu'à l'extinction totale. C'est Francastel qui a eu cette idée qu'il a expérimentée à Angers. Avec son complice Hentz, bourreau sans pitié, ils prendront la suite de Carrier après qu'à sa demande il ait été rappelé à Paris le 14 février 1794. Francastel et Hentz mourront dans leur lit à un âge avancé.

Carrier est, à juste titre, vilipendé pour ses actes à Nantes mais d'autres, et non des moindres furent des assassins du même acabit, comme Fouché, mais surent se défausser de leurs crimes odieux en chargeant Carrier, le système, la Convention. Des pleutres !

Nous entendons tous parler des crimes odieux de Carrier, et ils le sont. Mais la même erreur est répétée : c'est le nombre de ses crimes qui l'a fait condamner à mort et exécuter. Cela est totalement faux; dans La Revue N° 38 de décembre 2014 du Souvenir Chouan de Bretagne un long article est consacré au bourreau nantais. Alors que se déroule à Paris le Procès du Comité nantais, à la suite du procès des 132 nantais, le député de Seine et Oise, Charles-François Dupuis monte à la tribune et va accuser Carrier de menées royalistes et contre-révolutionnaires (!!!). C'est pour cela qu'il sera jugé puis guillotiné le 16 décembre. Jusqu'à son procès il occupait benoîtement le poste de secrétaire de la Convention.

A notre époque où se développe une certaine quantité de crimes contre des catholiques, prêtres ou laïcs, où tant de gens se lamentent et se tordent les mains devant leurs écrans, combien seront sur le pont Anne de Bretagne dimanche 13 novembre ? C'est vrai qu'il est plus facile de se lamenter devant son téléviseur que de retarder son repas du dimanche d'une demi-heure !

Rappel : Rendez-vous au bas du pont Anne de Bretagne à 12 H 30 pour la pose d'une nouvelle plaque les deux précédentes ayant été arrachées. Déjeuner pour ceux qui le veulent à la Taverne du château ; l'après-midi sera consacré à la visite de quelques lieux concernés par cette triste période.

Contact : en haut de cette page à gauche.

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CHAMP des MARTYRS D'AURAY-BREC'H, SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016

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CHAMP des MARTYRS D'AURAY-BREC'H, SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016

Comme depuis quelques années, tradition apparue après la construction de la chapelle, disparue dans les années 1950 et reprise dans les années 2000, nous nous réunirons pour entendre la messe chantée de Requiem, selon la Forme extraordinaire du Rit romain, samedi 5 novembre 2016. Elle est célébrée par l'abbé Amaury Brillet, vicaire à Saint Patern de Vannes, en mémoire des victimes de la révolution mais aussi pour les Membres défunts et vivants du Souvenir Chouan de Bretagne.

Nous prierons pour la Bretagne et pour la France bien malade.

Nous nous rendrons ensuite à La Chartreuse d'Auray (Brec'h) où, comme chaque année, l'abbé Brillet donnera l'absoute et nous pourrons bénir les ossements dans le mausolée.

Ceux qui désirent participer peuvent s'inscrire par le biais "contact" en haut de cette page. Il est possible de nous retrouver pour déjeuner au restaurant "La Boule d'Or" (Sainte Anne d'Auray près de la Basilique) à 12 H 30 (après le Conseil d'Administration du SCB).

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TOUS... SAINTS MÊME NOYÉS !!!!

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TOUS... SAINTS MÊME NOYÉS !!!!

Ils sont heureux les Bienheureux

Qui n'ont jamais fait parler d'eux

Et qui n'ont pas fait de miracles....

Et il en reste encore des centaines au fond de la Loire, ignorés par ceux qui ne veulent pas entendre parler du Passé parce que c'est négligeable puisque passé et que ces victimes dérangent car elles étaient - comme le disait Soboul - politiquement inassimilables !

Ce qui est inadmissible, parce que cela dérange certains, est que disparaisse les petits textes évoquant leur souvenir, uniquement parce qu'ils étaient catholiques ou sans opinion mais attachés à leur vie domestique tranquille ?

Serait-il toléré, pour d'autres épisodes de l'Histoire de France, que ces textes, souvent frelatés, ces plaques de rues,  portant souvent les noms de "personnalités" souvent médiocres voire souillées de sang, soit arrachées bien que le méritant ? Ce serait aussitôt des cris d'orfraies : Quelle horreur, plus jamais ça !

Prévenu, hier, par un lecteur du Blog, de la disparition d'une plaque évoquant les Noyades, le même lecteur me prévenait, ce matin, de la disparition de l'autre plaque. Dans quel ordre cela a-t-il été fait ?

En ce jour de la Toussaint, la Fête de tous les Saints, ceux qui, par milliers, subirent la mort par la noyade la guillotine la fusillade ;  femmes, enfants, vieillards, prêtres, religieux, séminaristes, gens de convictions religieuses ou sans convictions religieuses, je constatais qu'effectivement nos deux plaques anodines et informatives avaient disparu.

Eh bien ! Dimanche 13 novembre nous en installerons une troisième ! Depuis quatre ans je connais la vertu de persévérance.

Noël Stassinet

Souvenir Chouan de Bretagne

TOUS... SAINTS MÊME NOYÉS !!!!

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VOLEURS DE LA RÉPUBLIQUE

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VOLEURS DE LA RÉPUBLIQUE

Il ne s'agit pas des voleurs au sens pécuniaires ou idéologiques ; nous n'aurions pas assez d'octets pour en traiter en cumulant avec la raison centrale du Blog du Souvenir Chouan de Bretagne.

Il s'agit en effet des voleurs d'Histoire, ce qui fait pas mal de travail !

Un lecteur du Blog m'a signalé, ce matin, avoir constaté que la plaque concernant les Noyades de Nantes apposée sur la bitte d'amarrage N° 12 sur le port avait disparu.

Il faut croire que le texte qu'elle portait a dérangé quelqu'un. Plaque dérangeante, sans aucune prétention sur le plan technique (simple contre-plaqué "marine" et affiche plastifiée avec un encadrement recouvert de peinture métallisée) voulant faire connaître une page méconnue de notre pauvre pays et faire découvrir ce que certains osent appeler les "valeurs de la république".
Elle avait été apposée en 2006 et Télé Nantes avait fait un beau reportage sur la matinée  (messe et jeté de gerbe).
Lors de mon interview par la journaliste sur le pont Anne de Bretagne je parlais d'un crime révolutionnaire, peu ébruité, qui n'était pas du tout la raison de l'exécution de Carrier alors  que, par contre, on répandait largement un mensonge soutenu par Ayrault (maire à l'époque) avec la vraie légende d'esclaves noirs noyés en Loire, légende créée par Octave Cestor (alors conseiller municipal). Evidemment le reportage n'était pas passé ; interrogé au téléphone le rédacteur m'avait carrément dit que ma phrase en était la raison. Cette  plaque dérangeait la vérité officielle.
La première noyade a concerné 84 prêtres (99 selon Carrier) répertoriés de divers endroits mais un seul de Vendée les autres étant majoritairement de Loire-Atlantique ou du Morbihan, de la Manche, d'Ille et Vilaine et même un Chartreux réfugié dans sa famille à Boussay etc. Les autres noyades verront des victimes de différents endroits mais pas uniquement de Vendée.
Toujours est-il que le Souvenir Chouan de Bretagne est la seule Association à rendre hommage depuis 18 ans aux victimes de ces crimes atroces non pas seulement de Carrier et de ses malfrats nantais mais du système révolutionnaire.
CETTE ANNEE VERRA LE 19 ème HOMMAGE CELEBRE DIMANCHE 13 NOVEMBRE à 12 H 30 du haut du pont Anne de Bretagne et le parachutage de la gerbe dans la Loire.
Après le déjeuner (Inscription par le formulaire contact en haut de cette page à gauche) évocation dans Nantes de la Terreur dans cette ville bourgeoise qui fut partisane de la révolution dès ses débuts.
VOLEURS DE LA RÉPUBLIQUE

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SAINT URCIZE (Cantal) HISTOIRE DE CALICE

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SAINT URCIZE  (Cantal) HISTOIRE DE CALICESAINT URCIZE  (Cantal) HISTOIRE DE CALICESAINT URCIZE  (Cantal) HISTOIRE DE CALICE

A Saint-Urcize, très joli village de l’Aubrac dans le département du Cantal, de belles maisons des siècles passés entourent l’église avec son clocher à peigne et ses quatre cloches dont la plus petite, seule survivante des quatre fondues à la révolution, date de 1583. Elle a été entendue par toute la population mais surtout par les oreilles de deux victimes de la fureur révolutionnaire dont deux rues portent le nom : M. l'abbé Joseph Delbès, curé de Saint-Urcize, exécuté le 31 décembre 1793 à un mois de ses 39 ans et Maître Jean- Amans Vaissier, Maire de Saint-Urcize, notaire, ancien avocat au Parlement, exécuté le  7 juillet 1794 à l’âge de 45 ans,  tous les deux à Aurillac. L’abbé Joseph Delbès fut la première victime sacerdotale guillotinée d’Aurillac.

Une confusion existe avec un autre abbé Delbès, Pierre, qui fut guillotiné à Bordeaux le 3 avril 1794 à l’âge de 54 ans, natif de Saint Geniès (Dordogne), et prêtre à Saint Rémy dans l’Aveyron ; il  ne semble pas apparenté. Le crime de ces deux victimes ? L’abbé Joseph Delbès, prêtre réfractaire, est venu célébrer la messe de Noël interdite chez son ami et maire de Saint Urcize, Jean-Amans Vaissier pour sa famille et quelques paroissiens. C’est à l’issue de cette messe que l’abbé et son hôte sont arrêtés.

 

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Jean-Amans Vaissier est marié avec Catherine Ipcher ; ils auront 7 enfants. Catherine née en 1749, âgée de 45 ans à la mort de son mari qu’elle avait épousé à l’âge de 26 ans ; elle lui restera fidèle jusqu’à sa mort, en 1829 à l’âge de 80 ans.

Catherine Ipcher est la sœur aînée de l’abbé Pierre-Jean Ipcher (8 juillet 1761- 5 janvier 1846) et de Jean-Pierre Ipcher (1759 – 1838) qui, en première noce, épouse Marie-Françoise Saint-Pée d’Amon (née en 1774, décédée à Saint-Urcize le 18 novembre 1809 à l’âge de 35 ans). Il se remariera en 1817. Marie-Françoise a un frère prêtre aux environs de Nancy.

Pourquoi cette visite généalogique ? Parce que dans cette église un élément nous ramène à 223 ans en arrière, au matin du 21 janvier 1793 exactement.

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En effet, en dehors du Trésor qu’est la Présence réelle, quelques beautés (dont une belle Mise au tombeau), il y a une pièce d’orfèvrerie soigneusement conservée dans une vitrine blindée, dans la belle église de Saint Urcize, là où se sont unis Catherine Ipcher et Jean-Amans Vaissier, mais aussi Jean-Pierre Ipcher et Marie-Françoise Saint-Pée d’Amon : un calice au revers duquel figurent les armes de la famille de Randon (Randon de Pully et non Châteauneuf-Randon) en argent et vermeil portant les poinçons d’un orfèvre parisien de 1713-1715 ; il aurait  été utilisé, selon la tradition, pour la célébration, par l’abbé Edgeworth de Firmont, de la dernière messe sur terre de Louis XVI au Temple.

Il aurait été donné à Pierre-Jean Ipcher, Curé de Saint-Urcize par l'abbé Saint-Pée d'Amon ; il provient du confesseur du roi, l’abbé Henry Essex Edgeworth de Firmont, prêtre d’origine irlandaise qui accompagna le souverain à l'échafaud le 21 janvier 1793.

Comment ce calice est-il arrivé chez l’abbé Saint Pée d’Amon ? Mystère.

En quelle circonstance  l’abbé Saint-Pée d’Armon en a fait don à l’abbé Pierre-Jean Ipcher ? Une théorie, affichée dans l’église,  qui ne semble pas être la bonne, évoque un cadeau pour la première messe de l’abbé Ipcher. Or celui-ci, né en 1761, a du être ordonné prêtre à moins de trente ans, peut-être en 1786, 1787 (l’âge moyen d’ordination étant de 25, 26 ans). Donc bien avant la messe matinale du 21 janvier 1793.

Ce cadeau n’aurait-il pas pu être fait par l’abbé Saint-Pée d’Armon,  à l’occasion de la messe de funérailles de sa sœur, Marie-Françoise Ipcher,  le 18 novembre 1809 et qui aurait pu être célébrée par l’abbé Ipcher devenu curé de l’église Saint Michel de Saint-Urcize ?

Pourquoi pas puisqu’il est dit que ce calice est arrivé à Saint-Urcize au début du XIXème siècle ?

Mais….. car il y a un MAIS :

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A Paris 2ème, dans le trésor de l’église Notre Dame des Victoires, il y a aussi un calice certifié (et non présenté au conditionnel) et classé comme étant LE calice utilisé par l’abbé Henry Essex Edgeworth le 21 janvier 1793 à 6 H du matin (horaire impératif pour que la messe soit terminée à 7 H afin que le condamné (le Roi) puisse être emmené à 8 H pour son exécution).

Il semble plus logique que, dommage pour les érudits de Saint Urcize, ce soit celui de Notre Dame des Victoires qui soit le vrai. Rappelons les faits :

Le 20 janvier pour le Roi tout s’est précipité ; il a appris sa condamnation (illégale) à mort, le rejet de sa demande d’un délai de trois jours et lorsque Garat, Ministre de la Justice, lui avait annoncé sa condamnation sa demande d’être assisté par un prêtre réfractaire avait, inexplicablement, été acceptée. Louis XVI avait demandé à son avocat Monsieur de Malesherbes, de solliciter l’abbé Edgeworth qui avait donné son accord. Et Garat l’avait fait convoquer aux Tuileries pour lui annoncer la demande de Louis XVI et l’emmener au Temple auprès de l’auguste prisonnier. A sa demande de revêtir une soutane, le Roi n’étant pas habitué à un habit civil pour les prêtres, le Ministre avait opposé son refus.

Au Temple, pendant que Garat, accompagné de geôliers, va prévenir le Roi, l’abbé Edgeworth est soumis à une fouille en règle qu’il décrit en ces termes réservés « la fouille se fit avec assez de rigueur » puisque même sa tabatière fut ouverte et palpée ! Admis enfin auprès de Louis XVI, l’abbé l’entend et lui explique qu’il n’a pu lui apporter la communion car la custode aurait été certainement profanée. Là lui vient l’inspiration de dire la messe, idée que récuse le souverain à cause du danger pour l’abbé qui, finalement obtient l’accord de son pénitent.

L’abbé se fait accompagner auprès des commissaires qui, oh ! surprise, donnent leur accord à condition que l’abbé fasse une demande écrite qui est transmise aux ministres réunis aux Tuileries. L’accord revient aussitôt. Il faut un prêtre : « je le suis », des ornements (il faut signaler quelques restes religieux chez ces canailles !) : « vous les trouverez dans l’église la plus proche ». D’après Jean-Baptiste Cléry c’est dans l’église des Capucins (rasée entre 1802 et 1804) que furent pris les ornements, nappes d’autel et vases sacrés ainsi que les hosties et le vin de messe fournis par le prêtre constitutionnel du lieu (l’abbé Magnin ?).

Après la messe tous les objets restent sur place puisque l’abbé accompagne Louis XVI jusqu’à l’échafaud et ne peut donc logiquement pas les emmener. Après l’exécution l’abbé Edgeworth va se cacher et n’est donc pas allé au Temple récupérer le calice. Il n’est donc pas stupide de penser que le prêtre qui les avait prêtés soit venu les reprendre.

A la désaffectation des Capucins tout le matériel liturgique a été, sans aucun doute, dispersé. C’est ainsi que le calice serait arrivé à la basilique Notre Dame des Victoires et la chasuble (avec l’étole et le manipule) à l’église Saint-François. Cette dernière lors de son affectation au culte de Rite arménien est devenue l’église Saint-Jean Saint-François et la chasuble a été remise à l’église Notre Dame de Bonne Nouvelle également dans le 2ème arrondissement.

Voilà pourquoi il est plus logique de penser que le vrai calice de la dernière messe de Louis XVI est à Paris, où il est aussi accompagné de la mention « objet historique ».

A moins d’informations contraires.

Si vous allez vous promener dans cette belle région de l'Aubrac vous découvrirez de beaux paysages, des vaches paisibles, de beaux et nombreux calvaires et des nourritures de qualité. Je vous conseille le Relais de l'Aubrac, entre Nasbinals en Lozère et Saint Urcize. C'est l'hôtelier qui aime l'Histoire et m'a mis, en partant de Marc-Antoine Charrier,  sur la piste de l'abbé Delbès, ce qui m'a permis de rédiger cette page.

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