Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 20:45

Centrale-de-Chevire-copie-1.jpg La centrale électrique de Cheviré, à Nantes, n'existe plus maintenant. Elle a été démantelée à partir de 1986. Elle se situait à la droite du pont de Cheviré, au bord de la Loire. Il subsiste une vaste plate-forme à son emplacement.

Cet article n'a pas pour but de faire un cours sur les productions d'énergie mais de nous amener à un point d'Histoire qui corrobore des faits antérieurs.

Pour créer cette centrale, il fut nécessaire de réaliser des travaux d'atterrissement, c'est à dire de draguer le lit du fleuve pour remblayer les berges de l'ancienne île qui se trouvait, au XVIII ème siècle, au milieu de la Loire et qui est maintenant totalement incluse à la rive gauche du fleuve. En janvier 1952 les travaux de dragage commencèrent avec l'utilisation d'une drague-suceuse qui, à une dizaine de mètres de la surface de l'eau,  révéla très vite la présence d'éléments humains.

Comme le signale la presse de l'époque, Ouest-Matin du 4 janvier, Le Populaire de l'Ouest du 5-6 janvier 1952, la suceuse a remonté des ossements humains, des morceaux de bois de coques, des éléments de chaînes.

Ouest-Matin:"La suceuse refouleuse a mis à jour des ossements dont une dizaine de crânes. D'où proviennent-ils? Il est ardu de donner une réponse ferme. Ce qui est certain, c'est que l'on se trouve en présence de vestiges très anciens. Serait-on en présence d'ossements datant de la révolution de 1789, à l'époque où Carrier, vers 1792, délégué par le Comité de Salut Public opéra l'épuration des saboteurs de la révolution française, royalistes qui conspiraient pour renverser la jeune république ? A cette époque, les conjurés étaient noyés en Loire, soit jetés par dessus bord d'embarcations, soit précipités de ces dernières par une trappe placée dans les cales. Des fragments de bois et chaînes ont été également trouvés en même temps que les ossements. Bien entendu, c'est une hypothèse, la parole restant à la compétence des historiens".

Ouest-Matin était un journal, disparu en 1956, qui utilisait dans ses termes ceux de l'Humanité qu'il citait souvent. Ceci expliquant cela.

Le-Populaire-de-l-Ouest-7-janv-1952-1.jpg Le Populaire de l'Ouest:" La Loire vient-elle de livrer ses secrets historiques en restituant les tragiques reliques des "Noyades de Carrier" ? Des ossements, crânes, tibias, mâchoires ont été ramenés à la surface ainsi que des fragments de bois, des débris de chaînes. La suceuse-refouleuse travaillait à dix mètres en dessous du niveau du fleuve lorsque ces vestiges ont été ramenés. Sans vouloir jouer à l'historien, monsieur Lecoq qui dirige ce chantier de dragage, pense qu'il peut s'agir des restes des victimes de Carrier et des débris de leurs embarcations. Les savants pourraient bien confirmer cette thèse."

Sur la photo ci-jointe, une partie des ossements.

Nous reviendrons sur ce sujet dans une prochaine page.

L'article du "Populaire de l'Ouest" est nettement plus honnête que celui de Ouest-Matin ;  il est plaisant de lire, dans une de ses éditions, Ouest-Matin traiter  Ouest-France de presse réactionnaire !

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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 20:21

Devant un parterre de fiers bourgeois et nantis, au premier rang desquels Baco de La Chapelle,  Fabre d'Eglantine, le banquier Perrégaux (grand collectionneur d'objets d'art) et autres diverses personnalités - qui avaient en cet après-midi revêtu leurs habits de sans-culottes - Louis-Antoine François de Saint Just exposa son projet d'une nouvelle assemblée constituante et révolutionnaire. 1 H 25 d'un discours programme-fleuve digne d'un démocrate cubain.

Soulevant l'enthousiasme de son auditoire venu de toute la France en char à bancs, en charrette ou en carrosse, on entendit ces mots nouveaux et chaleureux de Liberté et d'Egalité, de la honte du profit et de l'argent qui prospère, du travail pour tous, de ces insolentes inégalités qui écrasent le peuple.

La kermesse se termina par un chant nouveau, appelé le "Chant de l'Armée du Rhin" non pas chanté mais plutôt braillé, émaillé de belles phrases de paix "qu'un sang impur abreuve nos sillons". Un chanteur a terminé la réunion chaleureuse, mais dans le brouhaha il fut difficile de savoir quel était le chant ; peut-être le "Ah! ça ira, ça ira, ça ira, les aristocrates à la lanterne.." Enfin même si ce n'était pas celui-là, il n'aurait pas dépareillé.

Liberté ou Mort

Il ne manquait que celui  qui avait été surnommé Robespaul pour avoir, déjà à l'époque, dit: "Ce n'est pas le tout de dire que des têtes vont tomber ; il faut dire lesquelles!"

Interrogée, une voyante rétro-devineresse, nous a précisé que ces lubies ont fait dans l'Ouest plus de 200 mille victimes, car à Liberté et Egalité on avait rajouté Fraternité ou la mort.

Encore ont résonné ces beaux mots de bonheur, pour la France et le peuple.

"Nous ferons le bonheur du peuple même contre sa volonté". C'est beau. La même voyante rétro-devineresse m'a confirmé que ces 200 mille n'avaient pas voulu de ce bonheur ; alors on le leur avait imposé.

O tempora, O mores !

 

 



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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 19:05

350px-Louis XVI et La Pérouse Hier, 21 janvier,  à  Dinan, le Cercle Légitimiste Chateaubriand, en la personne de son président Bertrand de La Buharaye, recevait le capitaine de Corvette (C.R.) Paul-Louis Paoli pour une conférence sur le navigateur Jules Sébastien Dumont d'Urville.

Ce grand navigateur décédé dans le premier accident ferroviaire de l'histoire en 1842, est celui qui a, le premier de façon très ordonnée, fait des recherches et identifié "La Boussole", le navire de La Pérouse, disparu à Vanikoro (Mélanésie). Entre parenthèses de son exposé, le conférencier a tenu à souligner les grandes capacités scientifiques du monarque français, Louis XVI, qualité rare chez les gouvernants de l'époque, qui fut l'initiateur de ce voyage de découvertes destiné à affiner celles de Cook, avant que les Anglais ne le fassent.

Dumont d'UrvilleA l'issue de cette très intéressante conférence qui passionna les 100 personnes présentes, le président du Souvenir Chouan de Bretagne invité à prendre la parole souligna le lien qu'il y avait entre cette conférence sur Dumont d'Urville, découvreur des restes de l'expédition de La Pérouse, et le fait " qu'en ce jour précis du 21 janvier, à 10 H 15 ce matin, il y a deux cent dix neuf ans, au pied de l'échafaud sur laquelle se dresse la guillotine où il va perdre la vie dans quelques minutes, la grande préoccupation du Roi de France Louis XVI est celle-ci :A-t-on des nouvelles de ce bon monsieur de La Pérouse."

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 00:48

LouisXVI

Le Nouvel Observateur dans sa livraison du 14 - 20 janvier 1993 titrait:

"Fallait-il tuer Louis XVI ?".

Les mêmes poncifs, hélas sous les plumes de François Furet et Mona Ozouf ressortaient de leurs cartons ; on parlait du citoyen Capet, alors que le futur condamné réfutait ce terme car, s'il était de dynastie capétienne, il était avant tout Bourbon. il serait donc logique de parler de Louis de Bourbon et non du citoyen Capet. De plus, il n'a jamais eu la qualité de citoyen car il était roi de France et les minutes de son procès ne font jamais allusion au fait qu'il aurait pu être "jugé" comme citoyen car les faits qui lui étaient reprochés - autant qu'ils pussent lui être reprocher - relevaient de sa qualité de monarque et non de celle de citoyen.

On doit à l'initiative de cette canaille de Barère la modification du caractère juridique de cette pseudo cour de justice qui décida la Convention à juger le roi de France.

De plus ce tribunal n'était pas représentatif du peuple français dont il se prétendait issu. Le mode de sélection des électeurs ne donnait aucune souveraineté et aucun pouvoir législatif au tribunal issu d'une volonté de la Convention. Nous sommes là en présence d'une politique de coup d'état, embryon de ce qui deviendra La Terreur. La cour jugeant le Roi de France est illégale, et par là son verdict.

Lorsque l'on se reporte aux critères de sélection des électeurs, qui vont procéder à l'élection des membres de la Convention lesquels vont instaurer un tribunal qui va prononcer le verdict de mort du souverain, le tribunal issu de la Convention elle-même issue d'élections restrictives tant sur le plan de la représentativité du peuple que sur le plan de la simple démocratie ne représente pas le peuple souverain.

Si l'on reprend les chiffres en pourcentage, le roi de France a été condamné par 0,0014% dela population.

Il n'est pas trop fort d'affirmer que l'exécution du roi de France n'est qu'un assassinat.

Et c'est ainsi que par la suite, ce même peuple souverain qui a, dans sa faible représentativité, amené un pouvoir qui se veut représentatif, va se trouver confronter à des lois exterminatrices contre ce même peuple souverain.

Mais dans l'article du "Nouvel Obs' " le plus scandaleux est un article sous la signature d'un nommé François Reynaert titrant son misérable articulet "Louix XVI sauce ravigote" et parlant de Jean-Pierre Coffe qui se demande où manger une bonne tête de veau.

Pauvre type qui, nous l'espérons, a pu, au gré des divers ouvrages écrits depuis, se faire, s'il en a les capacités intellectuelles, une meilleur connaissance de celui qui fut un grand roi. Et cela n'est pas de la politique, mais une simple constatation de faits enfin reconnus et exposés à Versailles, au musée des Arts et Métiers, au Musée de la Marine et dans les ouvrages de Jean de Viguerie ou Jean-Christian Petitfils et autres auteurs.

Mais il est vrai qu'il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 20:23

Le titre de cet article, en bon ou mauvais anglais, se veut un clin d'oeil à l'article précédent.

En effet, si les américains vont nous proposer à la mi-février un film  DVD sur la guerre de la Vendée, il faut se souvenir que quelques uns sont informés sur ce que fut la "bienheureuse" Révolution dite française. Et, parmi ces quelques uns, un groupe de 42 qui, après leur pèlerinage pour la Pentecôte en 2009, de Paris à Chartres, vinrent dans l'Ouest découvrir les lieux des soulèvements où ils furent  reçus par le Souvenir Chouan de Bretagne et accompagnés par notre Association durant leur séjour du 3 au 5 juin.

Le point de rendez-vous était fixé à Sainte Anne d'Auray où nous prîmes tous ensemble le déjeuner au restaurant "La Boule d'Or", le patron gardant son calme malgré les trois heures de retard.

COR09965.jpgLe départ se fit pour le Champ des Martyrs d'Auray-Brec'h où leur fut expliquer l' historique du lieu et la Chouannerie. Leur aumônier ainsi que leur Professeur d'Histoire parlaient très bien le français, ce qui fut d'un grand secours pour leur expliquer que si les Guerres de Vendée étaient connues, il était bon qu'ils sachent que le même sort se préparait pour le Morbihan ; heureusement il y eut la chute de Robespierre.

The Remnant à Auray 2009 (3)Photo du groupe sur les marches de la chapelle du Champ des Martyrs.

La presse (Ouest-France et le Télégramme) couvrit bien cet évènement qui surprenait un peu dans ce coin de Bretagne où, hélas, les autochtones ignorent cette page de leur histoire ou la connaissent de façon déformée.

Après la messe célébrée par leur aumônier selon la forme extraordinaire du rit romain en la chapelle des soeurs de la Sagesse, où la soeur Supérieure nous avait reçus, ce fut l'heure de la séparation avant de se retrouver le lendemain.

The-Remnant-dans-l-Ouest-2009--9-.JPGJeudi 4 juin, rendez-vous à La Chabotterie où nous fûmes reçus par le directeur et son équipe, l'interprète de l'Historial étant venue pour la visite du Logis qui intéressa vivement nos globe trotters qui n'avaient encore jamais vu une aussi belle habitation, meublée avec un goût exquis. James Bogle of Gilmorehill, descendant de Marie Stuart (venu de Londres en 2006 pour les Commémorations Charette à Nantes) présenta à son tour les causes et le climat révolutionnaire aux origines du soulèvement de l'Ouest et des deux tiers de la France.

Le déjeuner, sous forme de buffet, fut servi par le restaurant "La Fine Gueule" des Lucs sur Boulogne, sous les ombrages de La Chabotterie. A cette occasion, nos américains découvrirent avec ravissement un excellent rosé de Mareuil, qu'ils préférèrent rapidement à leur boisson nationale à base de cola et autres substances inconnues.

The-Remnant-dans-l-Ouest-2009--17-.JPGPhoto de groupe devant la croix de Charette avec explication du lieu et départ pour Les Lucs sur Boulogne où nous étions attendus par notre interprète pour la visite du Mémorial puis de l'Historial. L'aumônier de nos surprenants visiteurs éprouva le spirituel besoin de célébrer la messe en la chapelle des Martyrs du Petit Luc, ce qui pour lui était naturel ; il ne connaissait pas les arcanes politico-religieux. Mais bientôt tout fut arrangé, le maire d'accord, le curé l'était aussi, acceptant même le prêt des ornements sacerdotaux. Le tout en urgence mais le résultat combien satisfaisant en voyant leur recueillement en ce lieu sacré.

Le lendemain, vendredi 5 juin, le rendez-vous était fixé à 10 H devant l'abbatiale de Saint Florent le Vieil. A 11 H, nos touristes Chouans étant enfin arrivés, les  journalistes quelque peu impatientés ayant fait leur ouvrage, il fut possible d'expliquer la Bataille de Cholet, le passage de la Loire, la "Virée de Galerne", la bataille du Mans, l'extermination de Savenay et le début du Génocide dont allait leur parler Reynald Secher nous recevant pour le déjeuner à La Chapelle-Basse Mer. Au dernier moment, ils voulurent se recueillir sur la tombe de Jacques Cathelineau, ce qui fut possible après maintes péripéties. Mais ils étaient tellement sympathiques et assoiffés de connaissances qu'il était difficile de leur refuser quoi que ce soit !

Enfin après une ultime photo pour laquelle il ne fut pas possible de rameuter tout le monde, l'autocar, et ses passagers enfin réunis, prit la route de La Chapelle.

The-Remnant-dans-l-Ouest-2009--5-.JPGReynald Secher avait prévu un généreux buffet accompagné par quelques boissons locales, sans coca ni cola, qui furent appréciées par ces visiteurs venus d'outre-Atlantique pour découvrir les pages cachées, par nos institutions, de l'Histoire de France.

Un article très sympathique, dans l'édition locale de Ouest-France, rapporta cette visite qui irrita fortement le maire de la commune qui n'en avait pas été, volontairement, informé. Il aurait pu être choqué par le Sacré-Coeur qu'arboraient ces pèlerins d'un genre nouveau.

42 américains LA CHAPELLE MERLà se termina le rôle d'informateur du Souvenir Chouan de Bretagne après ces trois journées de promenade sur les lieux de mémoire d'une partie de l'Ouest soulevé au nom de ses libertés, y compris la Liberté Religieuse. En attendant maintenant de recevoir des groupes bien de chez nous aussi désireux de culture historique.

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