Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 00:55

Pour les lecteurs du Blog (1500 par mois, ce n'est pas énorme mais c'est mieux que 10) le nouveau bandeau du Blog doit se lire, en dehors du titre, du bas à gauche vers le haut à droite.

En effet des remarques ont été évoquées et il est normal de leur apporter une réponse.

Le Passé se situe à la base, l'actuel et contemporain en position centrale, l'Avenir à droite vers les Cieux et au-dessus préparer l'Avenir ; encore au-dessus en plus petit par rapport à l'affirmation comme une interrogation.

Pensant avoir répondu à vos questions,

Le Bloggeur qui vous demande de transmettre les coordonnées de ce Blog à tous vos correspondants. Ce site d'information n'a pas à rougir de ses informations sur l'Histoire qui, sans bégayer, se répète.

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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 15:44

Ce  22 mai 1792 François Gamain, serrurier du Roi, lui remet la clef du meuble qui deviendra célèbre dans quelques mois sous le nom d'armoire de fer. Il a pris la suite de son père qui occupait la même fonction pour le domaine royal de Versailles.

François Gamain a installé tous les systèmes de fermeture de Trianon, et en particulier, la serrurerie du jardin botanique et du logement de son jardinier en chef, Richard, dont il aurait épousé la fille.

C'est lui qui a appris l'art de la serrurerie à Louis XVI, les fermetures à secret, le grand art des fermetures efficaces et belles, art de la beauté auquel, par culture, le Roi est déjà prédisposé. Mais la suite des évènements va révéler la vraie personnalité de François , un profiteur doublé d'un trouillard qui n'hésitera pas à trahir son bienfaiteur, pour garder sa place dans la société, ses prébendes, sa carrière. Un renégat en quelque sorte.

Lorsque le siège de la Monarchie s'est déplacé de Versailles aux Tuileries, Gamain a suivi la Cour. Par ses compétences reconnues, Louis XVI lui confiera la réalisation de l'armoire appelée à devenir célèbre. Les secrets de sa réalisation et de son accès sont entre deux personnes, le Roi et lui-même. La révélation de l'existence de cette armoire et son accès ne pourront donc se faire que par trahison.

Il est bon d'insister sur le fait qu'à Versailles la complicité des deux hommes est totale au grand déplaisir des membres de la Cour, à tel point que l'Intendant Thierry de Ville d'Avray osera cette remarque à  son souverain:" Quand le roi s'empare des ouvrages du peuple, c'est le peuple qui s'empare des ouvrages du Roi".

La chute du Monarque va se passer dans deux mois et demi. François Gamain va révéler l'existence de cette cache le 20 novembre à un fidèlede Roland, ministre Girondin de l'Intérieur,  qui se hâte d'aller la constater aux Tuileries. Gamain lui ouvrira la porte, dissimulée dans le décor de la pièce, avec  la clé qu'il avait conservée. Est-on absolument certains, en l'absence de témoins assermentés, de la qualité des papiers qui y auraient été découverts ? Il a toujours été dit que Roland avait dissimulé et détruit un certain nombre de lettres mettant en cause ses amis Girondins, sans doute pour leur esprit belliqueux à l'endroit de l'Autriche. Pourquoi n'en aurait-il pas ajouté ?

ARMOIRE-DE-FER.gif

En avril 1794, François Gamain, qui depuis la chute de la monarchie a perdu son gagne-pain, se tourne vers la Convention afin d'obtenir une pension. C'est le curé défroqué de Falleron (Vendée) Musset qui défend sa cause. Il accuse Louis XVI d'avoir tenté de l'empoisonner avec un verre de vin que le souverain lui avait offert pour le rafraîchir après son travail.

Une autre version qu'il donnera serait que c'est Marie-Antoinette, elle-même, qui lui aurait apporté du vin et un morceau de brioche. Le vin l'aurait rendu malade et arrivé chez lui il aurait donné la brioche à son chien qui en aurait crevé subitement !

Le Gamain obtiendra, le 27 avril 1794, une rente de 1200 livres pour prix de sa trahison et de son mensonge, la Convention l'indemnisant de la tentative d'empoisonnement par le Tyran. Malgré l'avis émis par un médecin de l'époque l'ayant examiné aux moments des faits et qui n'avait trouvé aucune trace d'empoisonnement (ce qui, de plus, n'était pas dans les moeurs de Louis XVI).

Si Judass'est pendu peu après sa trahison, Gamain ne jouira que quelques mois du prix de son larcin ; il mourra le 8 mai 1795.

Toujours est-il que la découverte, dans cette armoire,  de papiers mettant en cause la probité de Mirabeau sera à l'origine de sa dépanthéonisation.

Ce qui est très curieux dans la déclaration de Gamain à Roland c'est la mention qu'il fait de la création de cette cache"avant la fuite du roi" hors l'évasion manquée de Louis XVI et des siens date de juin 1791, l'armoire de fer a donc été "inaugurée" le 22 mai 1791, le Roi ayant voulu, comme tout chef d'Etat, mettre en sûreté des documents qu'il aurait retrouvés à son retour aux Tuileries. Ce qui démontre bien que, s'évadant de Paris, le Roi comptait bien revenir, sinon pourquoi cacher des papiers compromettants, même dans une armoire invisible ?

Comme aurait pu le dire Louis Jouvet : "Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre!".

 

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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 16:58

Questions d'éthique

 bandeauethique

 

 

 

 

 

 Olivier Poivre d'Arvor, directeur de France Censure, pardon de France-Culture a finalement donné son accord pour la reprogrammation de l'émission consacrée au génocide - mémoricide vendéen avec Reynald Secher.

On se souvient que l'émission précédemment programmée en février, avait été retirée 10 heures avant le passage sur l'antenne.

La condition que le démocrate Olivier Poivre d'Arvor a posée à Monique Canto-Sperber, la productrice animatrice, est qu'une seconde émission sera consacrée à ce même thème, une semaine plus tard, à la même heure, avec l'historien d'une objectivité rare Jean-Clément Martin.

Lecteurs, à vos postes, demain jeudi de l'Ascension de Jésus-Christ, à 15 H 30. 

 

 


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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 10:41

445px-Barere edited-copie-1Robespierre 1792 1792, il y a 220 ans, les clichés ont été pris et les portraits publiés. On a retrouvé les clichés, le retirage est en cours de développement et colorisé.

 Le Roi, incarnant la France est encore là, pour peu de temps, il a accepté la nouvelle constitution et une chambre des députés constituée à "Droite" des Feuillants,  au "Centre"des  Indépendants du Marais, à "Gauche"  des Jacobins et des Cordeliers.

 SAINT JUST

dantonLes 274 députés des Feuillants - appelés ainsi pour avoir leur siège dans l'ancien couvent des Bernardins qui se trouvait près de l'actuelle place Vendôme, volé en 1789 - sont de tendance monarchiste constitutionnelle. Leurs chefs sont Barnave et Lafayette, un de leurs brillants orateurs royaliste est Barère de Vieuzac. Ils sont pour le Roi Louis XVI.

Les 345 Indépendants du "Centre" appelé aussi le marais, siègent entre la droite et la gauche et leur coeur penche plutôt à gauche. Retenons leur existence car c'est eux qui feront pencher la balance de la "justice" lors du procès de Louis XVI. Ils sont partisans de l'expansion de la révolution et des ses valeurs (déjà!).

Les 136 députés de la gauche, Jacobins et Cordeliers deviendront très rapidement les furieux ou Enragés plus connus sous le nom de Montagnards. Ils sont majoritairement issus des classes privilégiées de la société ou des nobles renégats; 220 ans plus tard on les appellera les "Bobos". Ils sont le fruit de la Philosophie des Lumières. Leurs chefs Vergniaud, Brissot (qui auront leur carrière tranchée net par la Louison), le marquis de Condorcet (le marquis rouge qui préfèrera le suicide au raccourcissement) sont contre le Roi et tout ce qu'il représente; ils pousseront même à la guerre contre les souverains étrangers afin de propager le "noble idéal" de Liberté dans l'Europe entière. Ils sont les plus virulents anticléricaux. Leurs descendants, à la soif non assouvie par la persécution religieuse odieusement terroriste et sanglante, remettront le couvert en 1871 puis en 1906 et en...?

Les difficultés économiques, la déclaration de guerre à l'Autriche, le jeu des alliances entre royaumes, vont confronter la révolution et son idéalisme doctrinaire à la réalité.

La révolution ayant ruiné l'influence du clergé auprès du peuple ne pourra compter sur une puissance spirituelle, morale, temporisatrice. D'elle-même, la révolution aura créé "l'ennemi intérieur".

Le Roi ne peut plus compter sur l'aide éventuelle de ses frères et de la noblesse qui ont largement et rapidement émigré; au contraire ceux-ci, depuis l'étranger où ils sont réfugiés, souffleront sur les braises. Ils ont leur part de responsabilité dans la déclaration de Brunswick qui va mettre le feu aux poudres.

Robespierre s'est abstenu de voter pour la déclaration de guerre à l'Autriche le 20 avril 1792. Le 28 avril, l'armée française - affaiblie dans son commandement par l'Emigration - sous les ordres de Dumouriez et Rochambeau, entre en Belgique, qui fait partie de la Principauté d'Orange laquelle couvre aussi la Hollande. Le 29, devant la contre-attaque des troupes autrichiennes, c'est la débandade.

Le 12 mai, la Prusse décide de la marche des Coalisés sur Paris, leur chef est le Duc de Brunswick. La tragédie, qui va durer jusqu'à 1815, est enclenchée; Liberté ou Mortles opposants à la guerre, dont Robespierre, se rattachent à la gauche belliciste.

La France ne connaîtra plus jamais, dans son histoire moderne, la paix qu'elle a connu durant le règne de Louis XVI.

Au nom de "Liberté, Égalité, Fraternité".

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 15:39

ASSEMBLEE-GENERALE-12-MAI-2012--8-.jpg

Une cinquantaine de personnes, membres et amis, avaient répondu à la convocation de l'Assemblée Générale du Souvenir Chouan de Bretagne réunie au château de La Motte Glain, ce samedi 12 mai 2012, par un temps superbe.

Nos remerciements à Sainte Claire et  aux soeurs Clarisses de Nantes dont la prière a démontré son efficacité, même lorsqu'il est  question de  météo. En effet les conditions de la veille ne nous rendaient pas optimistes. Une fois de plus, la preuve a été faite, elle s'ajoute à une quinzaine de fois. Il n'y eut que le 13 avril 2008, pour l'anniversaire de l'Appel de La Durbelière le 13 avril 1793. Mais les conditions météorologiques étaient tellement épouvantables ailleurs que les quelques gouttes reçues chez Monsieur Henri n'étaient qu'une aspersion.

Revenons à La Motte Glain où l'Assemblée Générale se déroula dans la chapelle du XV eme, le bureau de l'Association ayant pour toile de fond une fresque de la Crucifixion (cruxifixion comme ils l'écrivent au château de Nantes) de la même époque, la porte donnant sur le majestueux porche d'entrée. Le compte-rendu qui en sera fait dans La Revue de juin démontre la bonne santé d'une association qui évolue en effectif à une époque ou d'autres en perdent entraînant parfois, hélas, leur disparition. La présentation était accompagnée par un diaporama vidéo - merci Christian et Anne-Marie -  sur l'activité du Souvenir Chouan de Bretagne.

ASSEMBLEE GENERALE 12 MAI 2012 (6)

 Une fois l'ordre du jour, fixé et envoyé à chaque adhérent, traité, le président donna la parole à Tanneguy Lehideux afin de présenter à l'assemblée (venue du Finistère, des Côtes d'Armor, de la Manche, de Mayenne, de Vendée, des Deux Sèvres, du Morbihan et de Loire-Atlantique) ce pays de la Mée, situé aux marches de la Bretagne et de l'Anjou.

Il y régna une grande et vraie chouannerie, donc de tristes massacres Bleus.

ASSEMBLEE-GENERALE-12-MAI-2012--9-.jpg

L'apéritif, fabriqué par Dame Gigi des Brigands du Bocage, fut servi dans la cour d'honneur pendant que des mains multiples s'activaient pour napper et dresser les tables disposées en fer à cheval et recevoir les convives.

Là eut lieu l'accueil prononcé par la maîtresse des lieux, Marquise de Lézardière, présentant sa demeure et sa longue histoire depuis 1450, à travers les divers engagements, y compris sous la révolution qui donna, aux Carmes,  un prêtre martyr et bienheureux à l'Eglise. Un public silencieux et attentif à l'écoute de l'exposé réalisé devant une magnifique cheminée en tuffeau du XV eme siècle, dans une pièce qui a reçu la reine Anne de Bretagne et son mari Charles VIII, puis la reine Catherine de Médicis et son fils Charles IX.

Le repas, achevé tardivement, par la faute d'un simple détail technique de traiteur - qui nous avait concocté un fin et agréable repas - fut suivi, malgré tout, de la visite de cette belle demeure, guidée par la fille de Madame de Lézardière, et commença, sur conseil du président,  par la chapelle. Ceci permit aux "petites mains" pré-prandiales de faire la manoeuvre inverse en post-prandial. Tout fut débarrassé, plié, rangé, évacué laissant une pièce dégagée pour nos 52 visiteurs qui revenaient dans le logis principal.

ASSEMBLEE-GENERALE-12-MAI-2012--19-.jpgAvec un retard qui était devenu très confortable, il ne pouvait en être autrement que de modifier le programme. Tout le monde se dirigea donc, sous la conduite de Tanneguy Lehideux, vers le champ de bataille du Petit Auverné, peu éloigné des Forges de Moisdon. 200 Bleus, selon la tradition locale reposent sous un tertre à proximité de notre réunion. Jamais ce champ, entouré des ajoncs caractéristiques de la lande, n'a été labouré.

Sous un ciel dont les teintes changeaient, alors que les ombres commençaient à s'allonger, à la fin de l'Histoire racontée par notre historien, le cidre de l'amitié fut offert aux participants, accompagné de ses traditionnelles galettes et palets de Saint Guénolé 44 Batz sur mer (publicité gratuite pour d'agréables gourmandises).

Comme d'habitude il fut difficile de se quitter et les derniers partirent à 20 h, à l'issue d'une belle journée, réussie grâce à tous (une seule personne ayant trouvé que c'était trop long elle pourra rester chez elle pour notre grand plaisir).

 Autre article sur le Blog http://guerredevendee.canalblog.com/

 

Merci à Tanneguy Lehideux,

Merci à Nicolas, notre ami Bloggeur pour ce diaporama et son article sur son Blog,

Merci à Dame Gigi, ses troupes des Brigands du Bocage et sa Brigandine.

Merci à Bertrand de La Buharaye, président du Cercle Légitimiste Chateaubriand.

Merci à la Chouannerie Mayennaise pour son amical passage,

Merci à tous les présents dont certains ont fait près de trois heures de route.

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