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SAMEDI 10 MAI 2014, 80ème anniversaire de la Béatification de Pierre-René Rogue

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SAMEDI 10 MAI 2014, 80ème anniversaire de la Béatification de Pierre-René Rogue

Comme déjà signalé sur ce Blog, demain à 18 H 30, Monseigneur Raymond Centène, Evêque de Vannes, célèbrera en la cathédrale de Vannes une messe en hommage au Père Pierre-René Rogue, lazariste, guillotiné en haine de la Foi le 3 mars 1796 (sous le Directoire).

Il a été déclaré Bienheureux le 10 mai 1934 au Vatican, sous le pontificat de Pie XI, Monseigneur Tréhiou étant évêque de Vannes, à la suite d'une procédure lancée par Monseigneur Gouraud, évêque de Vannes, en 1907.

Le Père Pierre-René Rogue est le seul prêtre de Bretagne, martyr de la révolution, à avoir été béatifié.

Il n'avait pas prêté serment, accomplissait les devoirs de son sacerdoce ; il fut arrêté alors qu'il allait porter la communion à un malade le 24 décembre 1795 aux environs de 10 H du soir.

Nous espérons une belle assemblée pour cette messe d'action de grâce.

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A DIEU, PERE MOISAN, KENAVO

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L'épisode terrestre du Père André Moisan, Membre du Souvenir Chouan de Bretagne, s'est terminé ce matin par son inhumation en sa terre natale d'Augan.

Comme à son habitude, notre ami avait tout prévu, sauf la date de sa mort bien sûr, y compris l'organisation de la messe : Même  l'homélie donnée ne devait être qu’inspirée de l'Evangile du jour et non un discours d'éloge funèbre ! Le Père Armand Chevré qui annonçait l'Evangile prévint la  nombreuse assemblée dans le préambule de son homélie. On reconnaissait dans cette touche l'attachement à l'humilité de l'abbé Moisan. Prêtre avant d'être homme mais homme chercheur, homme de science littéraire et médiévale pour son apport de culture à son sacerdoce au service du monde.

La messe fut célébrée par Monseigneur Raymond Centène, évêque du Diocèse de Vannes, entouré d'une trentaine de prêtres dont le Vicaire général et le Curé-doyen de Ploermel, le Père Pierre Joubaud.

Baptisé dans cette église il y a quatre vingt dix ans, le Père Moisan aimait à rappeler, et il le fit dans son ouvrage de référence "Mille prêtres du Morbihan", que dans cette église avait été baptisé l'abbé Joseph (deuxième prénom du Père Moisan) Pontgérard, mort sous le couperet de la guillotine, il y a 220 ans, en haine de la Foi.

A DIEU, PERE MOISAN, KENAVOA DIEU, PERE MOISAN, KENAVOA DIEU, PERE MOISAN, KENAVO
A DIEU, PERE MOISAN, KENAVOA DIEU, PERE MOISAN, KENAVOA DIEU, PERE MOISAN, KENAVO

Même si sa modestie dut en souffrir, trois éloges lui furent faits : Par le Père Robert Glais pour son sacerdoce et son testament spirituel (dont j’attends la copie), par un responsable des Bibliothèques diocésaines dont le Père Moisan fut le Président national pendant une quinzaine d’années, enfin par Monsieur Philippe Portier, Directeur d’Etudes à l’École pratique des hautes études (Paris-Sorbonne), Directeur de recherche au C.N.R.S. (société, religions, laïcité) qui nous fit découvrir la face cachée du discret bibliothécaire diocésain : un universitaire de renom. Extrait de l’éloge dont la totalité sera publiée dans La Revue N° 37 de juin 2014 du Souvenir Chouan de Bretagne.

"Parmi les talents dont la Providence a gratifié le Père Moisan, il en est un, peut-être, qu’on a parfois tendance à oublier. Professeur de lettres dont les élèves gardent le souvenir de l’exigence et de la bienveillance, bibliothécaire au service à la fois de l’Eglise et du monde, musicien interprète mais aussi compositeur, on sait tout cela de lui, bien sûr. On dit trop peu qu’il fut aussi un grand chercheur, au croisement de l’histoire et de la littérature. Il est vrai que sa discrétion ne le portait guère à mettre en avant ce qu’on ignorait souvent ici, ce que d’autres savaient, du côté du cénacle des spécialistes du Moyen Age.

Il était professeur au lycée de Mayenne, quand il croisa sur sa route, au milieu des années 1960, un éminent professeur de Tours, René Louis, qui allait devenir son maître, dans l’ordre intellectuel en tout cas : « Vous connaissez le latin, vous possédez l’ancien français, lui dit monsieur Louis, J’ai besoin de vous pour étudier l’épopée française du Moyen Age ». André, qui était plutôt porté vers la littérature des XVIIIe et XIXe siècles se laissa convaincre, sans trop résister. Il ferait sa thèse sur la légende de Vivien, encore méconnue à l’époque. Ces thèses de doctorat d’Etat, selon l’appellation du temps, exigeaient une dizaine d’années d’études. Il lui fallut quatre ans, pour la mener à soutenance devant un jury de première qualité qui lui accorda la plus haute des mentions. […] Mais le vrai couronnement du Père Moisan lui vint d’un présent collectif que lui firent ses pairs dans la recherche. En 2000, ils se rassemblèrent pour lui offrir ce que l’Université ne donne qu’à ses meilleurs serviteurs, un recueil de mélanges constitué de textes écrits pour lui, et pour lui seul, en témoignage de gratitude, par les grands esprits de sa discipline."

 

Monsieur Portier annonça aussi que le Père Moisan, par le biais de son éditeur, offrait à chacun son dernier ouvrage " Pierre de Kériolet" récit d’un bandit de Dieu devenu pénitent breton, la vie d’un gibier de potence devenu un saint qui repose dans la Basilique Saint Anne d’Auray.

L’absoute et la bénédiction par l’assemblée de l’abbé Moisan (devant lequel je m’étais recueilli la veille et que l’on aurait dit prêt à se lever de son lit tant il était bien) se termina par le cortège, Croix en tête suivie du drapeau du Souvenir Chouan de Bretagne, pour la sortie de l’église, accueillis par un soleil splendide, alors que nous étions entrés sous l'averse.

 

A DIEU, PERE MOISAN, KENAVOA DIEU, PERE MOISAN, KENAVOA DIEU, PERE MOISAN, KENAVO

Nous avons parcourus à pied les quelques centaines de mètres nous séparant du cimetière, accompagnant la famille du Père Moisan : son frère, sa belle-sœur, ses neveux et nièces jusqu’à la dernière demeure de leur frère, beau-frère et Tonton tant aimé.

Les dernières prières furent dites par le Père Pierre Joubaud, accompagné du Vicaire général, et des abbés Glais et Le Berre (jeune prêtre ordonné en juin 2013).

A Dieu, Père Moisan, Kenavo, veillez bien sur nous, sur l ‘Eglise que vous avez servie pendant plus de 60 ans de vie sacerdotale et sur notre pays.

Et merci pour tout ce que nous vous devons.

 

 

A DIEU, PERE MOISAN, KENAVOA DIEU, PERE MOISAN, KENAVOA DIEU, PERE MOISAN, KENAVO

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IL Y A 220 ANS, L'ABBE NOËL BRIEND EST EXECUTE A VANNES...

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Mardi 6 mai 1794, l'abbé Noël Briend est guillotiné à Vannes, place de la Liberté (!!!), actuelle place Maurice Marchais (place de l'Hôtel de Ville).

Né et baptisé à Saint-Perreux* (entre Redon et Saint Jacut les Pins) le 22 décembre 1743, fils de Jean et de Marie Gicquel, l'abbé Noël Briend a été ordonné prêtre le 20 mars 1779 en I`église du Séminaire de Vannes, des mains de Monseigneur Amelot.

En 1790, vicaire à Saint-Guyomard, trêve de Sérent, il refuse le serment. En 1792, face à la persécution, connaissant les risques qu'il court,  iva se réfugier dans sa paroisse natale avec sa nièce, au village de Carouge.

Le 17 juin 1792, il est catalogué par le district de Ploërmel : "fanatique outré, sous mandat d'arrêt et fugitif".

II exerce son ministère clandestinement, mais est découvert par les Bleus le 18 avril 1794 et conduit, avec sa sœur, à Peillac puis  à Rochefort ; il est ensuite écroué à Vannes.

Pierre Gicquel, le maire de Saint-Vincent sur Oust et Marc Denoual, à qui il a remis son calice après avoir célébré sa dernière messe, sont arrêtés comme complices, ainsi que sa nièce coupable de l'avoir recélé.

Quatre interrogatoires s'ensuivent qui se complètent.

L'abbé Noël Briend, inculpé de mépris des lois, est condamné par le tribunal criminel de Vannes, le 6 mai 1794, à la peine de mort dans les 24 heures.

Les trois autres personnes arrêtées avec lui sont condamnées à la déportation et à la confiscation de leurs biens ; incarcérées à Lorient jusqu'au 25 février 1795, elles furent ensuite rendues à la liberté.

Sources: "Mille prêtres du Morbihan face à la Révolution " abbé André Moisan.

*Saint Perreux est une trève (paroisse annexe) de Saint Vincent sur Oust dont la chapelle est devenue église lors de la création du bourg en 1790.

IL Y A 220 ANS, L'ABBE NOËL BRIEND EST EXECUTE A VANNES...IL Y A 220 ANS, L'ABBE NOËL BRIEND EST EXECUTE A VANNES...

L'ancienne église de Saint Perreux dans laquelle fut baptisé Noël Briend et l'ancienne église, rasée en 1967 (actuel emplacement de Monoprix à Vannes, en haut de la rue Victor Hugo), dans laquelle il fut ordonné prêtre par Monseigneur Amelot. Au fond, à droite, le clocher de Saint Patern.

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ABBE ANDRE MOISAN

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Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes, célèbrera la messe des funérailles et d'hommage à Monsieur l'abbé André Moisan mercredi 7 prochain à Augan, dans le Morbihan.

La messe est à 10 H 30. Nous espérons une belle délégation du Souvenir Chouan de Bretagne pour saluer l'ami de notre Association, son documentaliste et son conseiller.

Hommage sera rendu dans La Revue de juin à ce prêtre aux connaissances historiques remarquables, qui est parti rejoindre la longue cohorte des martyrs de la révolution dont il a eu souvent l'occasion de saluer la mémoire et de rappeler la profondeur des convictions. Il a poussé l'honnêteté intellectuelle jusqu'à ne pas accabler les prêtres qui, au nom de leur sacerdoce, ont choisi leur devoir de prêtres au service des âmes, même si cela leur faisait, contre leur  intimes convictions, accepter le Serment à la Constitution civile du clergé.

Il était, en cela, en totale communion avec Monsieur Emery, Supérieur Général de la Compagnie de Saint Sulpice, vrai négociateur du Concordat, humble prêtre ayant refusé tous les honneurs proposés (imposés ?) par Bonaparte.

ABBE ANDRE MOISANABBE ANDRE MOISANABBE ANDRE MOISAN

Il est parti aussi rejoindre, lui le Médiéviste éclairé, tous ceux dont il s'est plu à restaurer le souvenir de cette période dite du Moyen-Âge, période qui fut pour lui une des plus riches de l'Histoire de France. Que de fois ne l'ai-je entendu se plaindre des récits stupides de Michelet.

Que Monsieur l'abbé Moisan veille sur le Souvenir Chouan de Bretagne pour lequel il avait une réelle affection ; qu'il veille aussi sur la Bretagne à laquelle il était tant attaché, sur ses confrères prêtres et sur le premier de tous, l'évêque de Vannes, Monseigneur Centène.

Il pensait, sincèrement, mais sa pensée était toujours sincère, que le système politique imposé au Pays en septembre 1792 était à bout de souffle. Et que, seul, Dieu pouvait apporter une solution aux nombreux marasmes que nous subissons.

Père André Moisan, Requiescate in Pace.

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André Moisan, ABBE ANDRE MOISAN, requiescat in Pace...

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André Moisan, ABBE ANDRE MOISAN, requiescat in Pace...André Moisan, ABBE ANDRE MOISAN, requiescat in Pace...André Moisan, ABBE ANDRE MOISAN, requiescat in Pace...

C'est avec tristesse que je vous fait part que, dans la nuit de samedi à dimanche, en cette période où nous fêtons le Ressuscité, Monsieur l'abbé André Moisan, du Diocèse de Vannes, Archiviste diocésain, s'est endormi dans la paix du Seigneur.(je n'ai appris cette triste nouvelle que ce matin vers 10 h).

L'abbé André Moisan était notre documentaliste et Conseiller de référence ; le 25 juin, en sa Bibliothèque, il avait reçu la médaille d'Officier de l'ordre des Palmes académiques pour son érudition et l'apport fait aux Belles Lettres par ce remarquable érudit. Un parcours de Directeur des Hautes Etudes ou de Professeur à La Sorbonne, d'après Alain Houlou, Président de l'Association des Membres de l'ordre des Palmes académiques.

Docteur d'Etat ès Lettres, ancien Président des archivistes diocésains, il avait pratiquement créé La Bibliothèque diocésaine ouverte à tous publics. Mais il alliait à ces indiscutables qualités littéraires un remarquable talent musical qu'il entretenait chez lui sur un orgue, trois claviers plus pédalier. Il avait accompagné une messe de l'Association sur l'orgue de l'église d'Allaire, le 5 juillet 1999.

Il était aussi écrivain. Il avait rédigé, entre autres, un ouvrage, une vraie Somme, faisant autorité en la matière, sur la vie de l'Eglise du Morbihan pendant la révolution:

"Mille prêtres du Morbihan face à la Révolution, 1789-1802"

Mais aussi : "Charles Le Masle, évêque constitutionnel du Morbihan 1791-1801. Relecture d'un dossier", "Journal d'exil de Sylvestre Dorso, curé de Theix", "Brocéliande", "Le Livre de saint Jacques" et des ouvrages médiévaux.

La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne N°36, décembre 2013, lui avait présenté nos félicitations. Notre association lui tenait vraiment à coeur et il disait qu'il "fallait tenir". Il en était documentaliste et Conseiller.

HOMMAGE RENDU AU PERE  ANDRE  MOISAN

 

Mardi 25 juin, le Père André Moisan a été décoré dans l’ordre des Palmes académiques pour son érudition et ses recherches. Il est le Conservateur de la Bibliothèque diocésaine de Vannes depuis 1987. Depuis cette date il a fait d’une bibliothèque diocésaine normale une bibliothèque de niveau universitaire, l’équivalent de celle de Normal Sup à Paris, la qualité en plus, sans aucun doute, et surtout ouverte à tous, croyants ou mécréants. Près de 70 mille ouvrages sont là, du XVIème siècle à l’époque actuelle. Vous y trouvez aussi bien les publications du Souvenir Chouan de Bretagne que de magnifiques bestiaires médiévaux chers au Père Moisan, Docteur d’Etat ès-lettres et Médiéviste distingué. Vous trouverez, avec son aide aimable, que vous soyez érudit ou simple curieux, l’objet de votre quête, qu’il soit profane ou religieux. La bibliothèque est en cours d’informatisation.

Toutes nos amicales et sincères félicitations à celui qui est aussi notre documentaliste.

Bibliothèque diocésaine   55 rue Monseigneur Tréhiou    56000 Vannes 

02 97 68 15 72

Les obsèques de l'abbé André Moisan seront célébrées, dans son village natal d'Augan, mercredi  7 mai à 10 H 30. Le Souvenir Chouan de Bretagne sera présent avec son drapeau.

Augan est situé entre Ploermel er Guer.

Noël Stassinet

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NOUS DEVONS PORTER CETTE BONNE NOUVELLE...

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Il est dans la logique de la conclusion de la très belle homélie, entendue hier Dimanche en l'église Saint Clément de Nantes, de vous la faire connaître.

Elle est bien évidemment publiée avec l'accord de son auteur, le Père Yves Chéreau. Elle a été donnée dans un silence qui nous a permis d'entendre le vol du Saint-Esprit !

 

TROISIÈME DIMANCHE DE PÂQUES

Ils allaient, tout tristes, sur la route, parlant des évènements auxquels ils avaient pris part et qui les avaient déçus. Et voilà que pendant qu’ils parlaient Jésus qu'ils ne reconnaissent pas se mêle à eux.

Heureux voyageurs qui avec leur peine, leur manque de foi, vont avoir à cheminer avec le Christ. Heureux voyageurs, prêts à expliquer à cet inconnu, le Vivant parmi les vivants, que Jésus était et qu’il n'est plus. II était et il n’est plus, car cet homme, ce Jésus de Nazareth ce prophète puissant par ses actes et ses paroles, les chefs des prêtres et les dirigeants l’ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié : ce jour là tout s'est cassé, ce jour là il n'y a pas eu de miracle, tout a raté...

"Et nous qui espérions qu'il serait le roi d'Israël".

Heureux voyageurs qui pour être honnêtes jusqu'au bout avec cet étranger, le seul à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci, n’hésitent pas à expliquer le bouleversement qu’ils ont eu à l’histoire de ces femmes qui sont allées au tombeau: elles sont sérieuses ces femmes ! Pierre a été ébranlé; certes Marie-Madeleine est une femme, mais pas une de ces demi-folles qui racontent n’importe quoi. II a fait signe à Jean, et tous deux enveloppés dans leur manteau, on couru vers le tombeau. Pas de doute le corps n'est pas là. De plus que veut donc dire cette apparition des anges qui disent qu’il est vivant. Chacun s'est perdu en supposition, mais aucun n'a cru. C’était bien la fin de tout.

L’homme, même s'il est fils de Dieu, a joué sa vie et il a perdu : pour trente deniers l’homme est tombé. La nuit est venue, d'autant plus profonde qu'il y avait eu l’espérance ; elle est venue la mort avec son baiser, le baiser aux dents jaunies, la mauvaise haleine du profit. Elle est venue la nuit, et puis rien, sauf peut-être, mais il faut bien s'en défendre, ce message incompréhensible des anges, sauf peut-être cet étranger à qui il fait bon de raconter.

Alors les deux pèlerins d'Emmaüs s'arrêtèrent tout tristes pour raconter à cet inconnu, ce Jésus qui ne s'est pas encore fait reconnaître, les tristes événements qui se déroulèrent à Jérusalem : ils sont venus la nuit, comme pour un voleur, avec des torches, des épées, des bâtons et tout a commencé, ce commencement de la fin, et tout a commencé de Caïphe à Pilate, de cours en Palais de justice, de Pilate à Hérode, et d'Hérode à Pilate. Pierre a dit qu’il ne connaissait pas Jésus, qu'il n’avait rien à voir avec cet homme, coup de poignard dans le dos de cet ami, et Judas n’avait pas été le seul à renier le maître. Et Jésus se taisait... les mêmes questions, sans arrêt, sans réponse, sauf cette affirmation bizarre devant le gouverneur : "Oui, je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde, pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ce que je dis".

Et Jésus se taisait alors que la foule hurle et crie : Pilate a donné de choisir entre le Nazaréen et cette crapule de Barrabas, vous savez bien ce bandit qui a bien cinq ou six cadavres sur la conscience. La foule hurle et crie, elle demande la libération de Barrabas et condamne Jésus â mort.

Arrivé sur le Golgotha, on enlève à Jésus sa tunique et à grands coups de maillets on le cloue sur une croix... Marie, sa mère, se trouvait là le visage ravagé, les yeux secs d’avoir trop pleuré, soutenue par Jean et Marie Madeleine. Quelqu’un a même ricané alors que Jésus s'épuisait de douleur : "II parait qu'il a sauvé des tas de malheureux, pourquoi ne se sauve-t-il pas lui-même ?". Un grand cri auquel ne répondirent que les rafales du vent, quelques soubresauts, puis plus rien. La mort avait vaincu !

Heureux voyageurs qui ont pu raconter tout cela à ce pèlerin qui inspire confiance et qui vont maintenant recevoir de lui la plus belle, l’unique leçon d’Ecriture Sainte jamais entendue. Certes ils se sont fait un peu admonester: "vous n'avez donc rien compris"; certes ils auraient dû être quelque peu surpris que cet inconnu, ignorant de ce qui s'était passé à Jérusalem, puisse, en partant de Moïse et de tous les prophètes, expliquer que le Messie eut à souffrir tout cela pour entrer dans sa gloire. Pourtant, esprits lents à croire, peu à peu leurs cœurs se réchauffaient et devenaient même tout brûlants.

Heureux voyageurs qui vont s'efforcer de retenir cet inconnu, ce Dieu inconnu, lui le Fils de Dieu ressuscité, chez eux, avec eux, et qui maintenant, dans ce repas, à cette fraction du pain vont pouvoir reconnaître Jésus : "Reste avec nous: le soir tombe et déjà le jour baisse".

Bienheureux donc les pèlerins d'Emmaüs. Bienheureux sommes-nous à qui le Christ, comme jadis pour les disciples d'Emmaüs, explique !'Ecriture, et nous partage le pain dans cette eucharistie. II était mort, il est ressuscité et comme Cléophas et son compagnon, nous devons porter à nos frères cette bonne nouvelle: c’est vrai le Seigneur est ressuscité.

Amen

 

Abbé Yves Chéreau

Curé de Saint Clément de Nantes

 

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PIERRE-RENé ROGUE : 1796 Martyr - 1934 Bienheureux - 2014 Hommage

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VANNES 1795. Le 24 décembre, vers les 10 H du soir, alors qu'il allait porter la Sainte Communion à un malade, le Père Pierre-René Rogue, Lazariste, est intercepté dans le couloir de la maison au 9 rue Emile Burgault (rue qui va de la cathédrale à la Mairie de Vannes). Il est arrêté par deux individus. 

L'un et sa famille sont les protégés de madame Rogue !

Belle reconnaissance de la générosité de la maman du Père Rogue.

Pierre-René Rogue sera guillotiné, après une caricature de procès, le jeudi 3 mars 1796 ; il avait 37 ans.Il est inhumé au cimetière de Boismoreau. Une croix est mise par sa maman ; quelques temps plus tard c'est un joli monument associant le granit et le tuffeau qui sera érigé sur sa tombe où repose aussi son ami, l'abbé Alain Robin exécuté en même temps que lui.

Monseigneur Gouraud, évêque de Vannes en 1907, s'intéresse au cas de ce prêtre, qui est déjà déclaré comme martyr de l'Eucharistie, Confesseur de la Foi et quasiment canonisé par la population qui honore sa mémoire par le dépôt d'ex-voto dont certains sont adressés à saint Rogue !

Sa cause est introduite en Cour de Rome ; Pierre-René Rogue est proclamé Bienheureux par le Pape Pie XI le 10 mai 1934.

Il y a 80 ans, les travaux de fouilles ont commencé après que tous, des autorités religieuses aux autorités civiles (commisssaire de police, médecins légistes, fossoyeurs) aient prêté serment sur les Evangiles.

PIERRE-RENé ROGUE : 1796 Martyr - 1934 Bienheureux - 2014 HommagePIERRE-RENé ROGUE : 1796 Martyr - 1934 Bienheureux - 2014 Hommage

Samedi 10 mai, en sa cathédrale,

Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes,

célèbrera  à 18 H 30 une Messe d'action de grâces en hommage au

Bienheureux Pierre-René Rogue,

pour le 80ème anniversaire de sa béatification à Rome par le Pape Pie XI.

Notre Association déposera une gerbe devant la châsse où ses restes reposent, à 18 H 15.

Nous avions déjà accompli ce geste en 2006.

Les adhérents du Morbihan ont reçu une invitation à participer à cette pieuse réunion.

Le Bienheureux Pierre-René Rogue est le seul prêtre breton béatifié comme victime de la révolution. Il n'y a pas de canonisé pour cette raison.

PIERRE-RENé ROGUE : 1796 Martyr - 1934 Bienheureux - 2014 Hommage

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YANN BARTHèS LE COURAGEUX : CATHOLICISME HILARANT....

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DECIDEMMENT, C'EST FOU COMME LE TEMPS PASCAL INSPIRE LA POPULATION AUDACIEUSE ET COURAGEUSE DES CLOWNS TRISTES MEDIATIQUES:

Après le dimanche de la Résurrection du Christ où le pétomane de groodt étalait ce qu'ils appellent son talent, Anal + récidivait lundi soir, 28 avril avec Yann Barthès dans le rôle du découvreur des passages hilarants de la liturgie catholique, même du Vendredi Saint.

La bassesse grasseyante du triste faquin fait pitié. Ce ne doit pas être drôle de vivre avec ces flatulences cérébrales !

A quand les reportages désopilants sur la prière dans la rue, sous le regard envieux de Bertrand Dudesclin ? Ou d'autres thèmes.

En février 1791, les morbihannais révoltés par la persécution contre leur évêque se préparaient à attaquer Vannes. Le clergé les dissuadait. Maintenant ce n'est même plus à l'évêque que l'on s'en prend mais carrément à Dieu, à son Fils, à la Vierge, au Vendredi Saint, au Pape.

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L'AMIRAL Charles-Henri d'ESTAING est guillotiné, ce lundi 28 avril 1794...

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Charles-Henri d'Estaing n'était pas destiné à la Marine. Officier d'Infanterie, ce sont les circonstances de l'époque qui en ont fait un officier de marine. Pour lui les vaisseaux étaient uniquement conçus pour transporter des fantassins. Il n'avait pas du tout la conception que des vaisseaux puissent être des armes de guerre comme le sont des armes portées par des soldats. Marin par obligation ses exploits ne furent pas maritimes.

S'il eut une activité plutôt glorieuse dans les mers orientales et aux Indes orientales, lors de la "Guerre aux Amériques" il oscilla entre victoires et demi-défaites ; mais que celui qui n'a jamais perdu lui lance le premier boulet. Il a eu le mérite d'être un combattant alors qu'à l'époque, certain célébrissime fut surtout un combattant de lit (R.S.) !

Au début de la révolution-déconstruction de la France, il eut une attitude assez ambigüe et équivoque : lors des journées des 5 et 6 octobre 1789, alors qu'il dirigeait la Garde Nationale de Versailles - garde constitutionnelle censée protéger le Roi - il ne s'est guère engagé pour empêcher la basse populace (appelé maintenant : Peuple de la Liberté !) d'envahir le palais. Il ne s'est pas opposé, avec ses Gardes, à l'invasion dont la finalité était d'obliger la Famille Royale à quitter le palais pour devenir otage aux Tuileries. Le nom du commanditaire de ces deux journées serait Philippe d'Orléans, futur Egalité.

Charles Henri d'Estaing participe à la Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, sous l'uniforme des Gardes nationales. Il désapprouve l'évasion de Louis XVI et de la Famille royale stoppée à Varennes. Il prête le Serment civique à la Constitution.

Il brigue la dignité de Maréchal de France mais n'obtient que sa nomination au grade d'Amiral en janvier 1793.

Cité comme témoin de la défense lors du "procès" de Marie-Antoinette, il s'égare dans le récit des journées d'octobre 1789 à Versailles.

Il est arrêté et incarcéré le 26 novembre 1793, inculpé et jugé le 24 mars 1794 pour complicité de conspiration contre la république, transféré à La Conciergerie le 27 avril, jugé par le Tribunal révolutionnaire le 28, condamné et exécuté en suivant, à l'âge de 64 ans et demi. Sept condamnés l'accompagnent. Il est innhumé au cimetière de La Madeleine (le cimetière de la Place de la révolution) ; ce cimetière étant désaffecté en 1844-1859, ses ossements reposent depuis dans les Catacombes.

Charles-Henri était né le 24 novembre 1729 au château de Ravel dans le Puy de Dôme. Le château d'Estaing, en Aveyron, était sa propriété depuis 1729. N'ayant pas de descendance il avait donné le titre d'héritière à sa demi-soeur, enfant illégitime de son père et de Magdeleine de Mirfond : Lucie-Madeleine d'Estaing.

Charles-Henri, comte d'Estaing a été guillotiné à cause de ce qu'il était, sur ordre de la Convention.

L'AMIRAL Charles-Henri d'ESTAING est guillotiné, ce lundi 28 avril 1794...L'AMIRAL Charles-Henri d'ESTAING est guillotiné, ce lundi 28 avril 1794...
L'AMIRAL Charles-Henri d'ESTAING est guillotiné, ce lundi 28 avril 1794...L'AMIRAL Charles-Henri d'ESTAING est guillotiné, ce lundi 28 avril 1794...

Divers épisodes de succession amènent le château d'Estaing dans la propriété d'une Congrégation de religieuses qui, en 2000 décident de le vendre. Deux acheteurs se sont déjà présentés ; les religieuses les ont récusés (pourquoi ? la loi sur l'avortement ou les glissades de la moralité sous le règne d'un des candidats à l'achat ?) et préfèrent vendre - quasiment à perte - leur bien à la municipalité qui, peu de temps après, accède à la demande des premiers candidats à l'achat. Sans publicité de la part de la municipalité celle-ci signe le contrat de vente aux conditions désirées.

En 1922, Edmond Giscard, dit Monsieur Edmond, avait relevé la particule d'Estaing tombée en déhérence : le Conseil d'Etat, par son arrêté de janvier 1923 autorisait la famille Giscard, de la bonne bourgeoisie, à reprendre le nom d'Estaing et à l'ajouter à son patronyme.

Il semble qu'il y avait eu une autre tentative, avortée celle-là. Celle de 1922 réussit sous le prétexte d'un lointain cousinage avec une dame Lucie-Madeleine Destaing, en un seul mot, qui aurait été une branche bâtarde de la famille d'Estaing ! En réalité il n'y a aucun lien.

Cette tentative n'est pas isolée ; qui ne côtoie pas, parfois, de ces pseudo-nobles pour lesquels le raccourci SNOB (sans noblesse) a été inventé et auxquels manqueront toujours la discrétion, la classe, l'élégance, la culture et la distinction. Et la connaissance de l'origine de leur nom: Bretagne, Normandie, Algérie ?

En 2005, le fils d'Edmond, Valéry, ancien Président de la république parachevait l'oeuvre du père en rachetant, avec son frère (partisan d'un Gouvernement mondial), au prix qu'ils avaient fixé et qui n'était pas celui du marché, le château de l'amiral d'Estaing. Après le nom, la maison : la boucle est bouclée !

La curiosité : l'Amiral a été tué par la Convention ; le château de l'assassiné a été racheté par un Conventionnel (européen) !!!

Rappelons que le Président de la république, Valéry Giscard Destaing, dès les premiers mois de son élection faisait frapper le drapeau tricolore de l'Elysée d'un faisceau de licteur. Ainsi est nommé le fagot (fasces, fascium) de triques ou verges entourant une hache et porté par les "gardes du corps" (licteurs) du dictateur ou magistrat au temps de la république romaine ou république impériale. Ce symbole de la dureté de la loi figurait sur les premières affiches révolutionnaires.

L'AMIRAL Charles-Henri d'ESTAING est guillotiné, ce lundi 28 avril 1794...L'AMIRAL Charles-Henri d'ESTAING est guillotiné, ce lundi 28 avril 1794...

Terminons par une note d'humour : Dans un de ses sketches, l'excellent humoriste imitateur, Thierry Le Luron, mettait dans la bouche du général-Président, auquel son jeune et fringant Ministre de l'Economie venait proposer le lancement d'un emprunt national qui porterait son nom cette réplique :

" Emprunt Giscard d'Estaing ? C'est un drôle de nom...d'emprunt " !!!

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ABBE JACQUES PERBET: lundi 28 avril 1794, à Saint Pierre Eynac

Publié le par culture

L'abbé Jacques Perbet, 62 ans, réfractaire à la Constitution Civile du clergé, est resté dans son pays de Queyrières et continue son apostolat dans cette région du Puy, son Velay natal. Il se cache depuis des mois ; pour son malheur, arrive un nouveau représentant en mission, un nommé Guyardin. Ce sinistre individu, 36 ans, a été chevalier au baillage de Langres puis a embrassé le sacerdoce. Il deviendra Vicaire général de Langres avant de renier sa prêtrise, de se marier et de se faire élire comme député de la Haute Marne à la Convention.

Il votera la mort du Roi.

Son premier travail, en Haute Loire est de lancer des battues aux prêtres : "La chasse aux loups est bien combinée" proclamera-t-il en guise de "Credo".

L'abbé Jacques Perbet, réfugié dans une ferme qu'il quitta en hâte pour ne pas compromettre ses hôtes,  tombe dans ses serres ainsi que l'ancien Procureur d'Yssingeau M.Aulanier.

Une trentaine de personnes est destinée à la prison du Puy. Emmenées d'abord au village du Pertuis elles  y passent la nuit, l'abbé attaché debout à un lit. L'aubergiste lui a préparé de quoi souper. Ce sera refusé par le garde-chiourme: "On fait bien jeûner les cochons avant de les tuer !"

L'abbé et son co-détenu ont compris qu'ils n'arriveraient jamais vivants au Puy, lieu prévu pour leur "jugement". Ils passent par Saint Hostien, devant sa petite église qui existe encore, et descendent la route. Des habitants sont là, les regardant passer. L'abbé Perbet reconnaît des visages qui se détournent, gênés.Il cherche à parler mais un homme, sorti de la foule, lui assène un violent coup de massue sur la tête.Ils remontent dans leur fourgon qui est placé en queue de cortège et arrivés au lieu-dit Lachemp, on les fait descendre, dans le virage, en bas du chemin qui était la route en 1794.

Huit gardiens laissent s'éloigner le reste du convoi et, là, massacrent les deux prisonniers entravés qui sont achevés à coups de fusil.

ABBE JACQUES PERBET:  lundi 28 avril 1794, à Saint Pierre Eynac ABBE JACQUES PERBET:  lundi 28 avril 1794, à Saint Pierre Eynac ABBE JACQUES PERBET:  lundi 28 avril 1794, à Saint Pierre Eynac
ABBE JACQUES PERBET:  lundi 28 avril 1794, à Saint Pierre Eynac

Un vrai culte va se développer sur le lieu du massacre du prêtre à tel point que le Directoire départemental prescrira la présence de troupes dans les villages aux alentours afin d'empêcher tout rassemblement. Sans grande efficacité.

La population ayant "canonisé" son martyr, Confesseur de la Foi.

L'abbé Jacques Perbet a été inhumé, après le Concordat, dans l'église de Saint Pierre Eynac.

Le lieu de son assassinat est toujours généreusement fleuri ; un ex-voto remercie saint Perbet !

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