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Pâques 1794, le 20 avril, rose 1 Floréal An II

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En ce jour ou nous chantons "Scimus Christum surrexisse" (nous savons que le Christ est ressuscité), comme le chantaient les catholiques avant la période affreuse de la révolution anti religieuse, en 1794 le silence empli les églises vides.

En ce jour de Pâques 1794 la Terreur bat son plein.24 exécutions, place de la révolution ancienne place Louis XV, dont les victimes sont d'anciens membres du Parlement royal.

Parmi eux, 6 Conseillers au Parlement de Toulouse mais aussi :

-Jean-Baptiste Gaspard Bochart de Saron, 64 ans, mathématicien et astronome, Président à Mortier*, théoricien du mouvement elliptique de la Terre,

-Louis Le Peletier de Rosanbo, 47 ans, Président à Mortier au Parlement de Paris,

-Armand Guillaume François de Gourgues, marquis de Vayres (Gironde),

-Barthélémy Rolland de Chambaudouin d'Erceville, 64 ans, Président à Mortier au Parlement de Paris,

-Auguste Louis Zacharie Espiard-Humbert d'Allerey, 62 ans, et:

Le comte Edouard- François Mathieu Molé, 34 ans, Conseiller au Parlement de Paris, emprisonné et condamné à mort pour la simple raison d'avoir protesté, comme ses collègues Magistrats, contre la suppression du Parlement. Cette institution était garante de la Justice ; elle n'était donc pas dans l'air du temps.

Monsieur Molé est neveu de Chrétien Lamoignon de Malesherbes, défenseur de Louis XVI.Il a la réputation d'un homme honnête et charitable. Avec son épouse, Marie-Louise Elisabeth de Lamoignon, ils auront cinq enfants dont deux seulement parviendront à l'âge adulte.

Madame Molé est fortement affectée par la perte, la même année, de son mari et de sa fille de quatre ans.Son frère est fusillé après Quiberon en 1795.Une fois les deux enfants survivants élevés, elle viendra à Vannes en 1803, pour y retrouver celui  qui est devenu Monseigneur de Pancemont, évêque de Vannes, le  confesseur de sa jeunesse; elle va réaliser sa vocation d'adolescente : être religieuse.

Elle achète un ancien couvent, qui a servi de prison-mouroir pour les prisonneirs de Quiberon, près du port de Vannes. Elle fonde la Congrégation des Soeurs de la Charité Saint Louis. Elle-même prend le nom de soeur Saint Louis.Monseigneur de Pancemont, de la Compagnie de Saint Sulpice et ancien élève de Monsieur Emery - Supérieur Général de ladite Compagnie - la nomme Mère Supérieure de la Congrégation.

Elle décède le 4 mars 1825 à l'âge de 62 ans et est inhumée dans la chapelle de la Congrégation.

Le Diocèse de Vannes entame la procédure en béatification en 1959. Elle est déclarée Vénérable par le Pape Jean-Paul II en 1986 ; le décret de Béatification est signé par le Pape Benoît XVI en 2011.

La cérémonie, sous la présidence du Cardinal Angelo Amato (Préfet de la Congrégation pour la cause des saints et délégué par le Pape Benoît XVI) et du Cardinal Paul Poupard, s'est déroulée, selon le voeu de Monseigneur Raymond Centène, Evêque de Vannes, sur le port, à proximité de la Maison mère de la Congrégation, devant une formidable assemblée d'évêques, de prêtres et de fidèles, le dimanche 27 mai 2012.

K.T.O. a réalisé un excellent reportage de cette cérémonie de béatification.

 

*Magistrat de la plus haute instance de Justice, le Parlement.Il distingue sa prééminence sur les autres magistrats par sa coiffe, en forme de mortier. D'où son nom.

 

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LES RACCOURCIS D'UNE JOURNEE PRESQUE ORDINAIRE...

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PLACE DE LA REVOLUTION

En ce dimanche des Rameaux 1794, pardon, Roquette 24 Germinal An II, les conflits d'intérêt se soldent encore par son lot de sang répandu aux pieds du dieu révolution.

Population contrastée :

-Marie-Marguerite Hébert, 38 ans, veuve de Hébert (du torchon "Le Père Duchesne") guillotiné le 24 mars dernier ; il semble que cette alliance soit le seul motif de condamnation de l'ancienne religieuse.

-Lucile Desmoulins, 24 ans, veuve de Camille guillotiné le 5 dernier, impliquée dans la pseudo  "Conspiration des Prisons", forgerie de Barère et du Comité de Sûreté Générale.

-Arthur (de) Dillon, 43 ans,  authentique noble, renégat, brillant officier général d'infanterie, qui, pour contrer les menées du 1er ministre britannique Willian Pitt, préparait une attaque de l'Angletrerre par le sol irlandais. Ce qu'avait appris Pitt par son espion Somers. Une lettre anglaise "avait été perdue" par cette espion en 1793 et "gardée sous le coude" par Barère. Cette lettre livrait, comme par hasard, plusieurs noms. Leurs porteurs avaient déjà expié leur "faute", tel Danton. Dillon était ami de ce dernier mais aussi du couple Desmoulins.Barère incita à l'arrestation de Dillon. L'amalgame fut fait avec la bénédiction de Robespierre ; Sanson trancha ! Le dernier cri d'Arthur de Dillon fut :"Vive le Roi".

-Philibert Simond, 39 ans, prêtre dont il abandonnera l'état, violent "diatribeur", il commettra l'erreur de s'en prendre à Pitt ; il fut, comme par hasard enfermé dans la prison du Luxembourg et ainsi inclus dans la "forgerie" de Barère: la Conspiration des Prisons. Il n'eut, hélas !, pas le temps de dire tout le bien qu'il pensait de Barère. On lui "coupa le clapet".

-Pierre-Gaspard Chaumette, 31 ans (moins 40 jours), Commune de Paris, Prise des Tuileries, Sans-culotte Montagnard, régicide, accusé d'avoir voulu supprimer toute divinité (le dada agnostique de Robespierre), et par là, la révolution. A mort le païen !

-Guillaume Nourry père, dit Grammont, 42 ans, compromis dans la "Conspiration des Prisons", cher à Barère, accusé de conspiration contre la liberté, la sûreté et la souveraineté du Peuple et vouloir rétablir la monarchie (!!!),

-Alexandre Nourry, dit Grammont, 19 ans, fils du précédent et mêmes accusations.

Eclairage sur ces deux là : dans La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne de décembre 2013 (...parue avec deux mois de retard), nous avons pu lire qu'ils dirigeaient l'escorte emmenant la Reine Marie-Antoinette vers son exécution-assassinat. Ils ouvraient le passage de la charrette tout en excitant la foule contre la Reine de France et en clamant des ordures dont le langage révolutionnaire était particulièrement riche.

-Jean-Michel Beysser, 41 ans, ancien officier dans les armées royales puis général des révolutionnaires.Il a participé à la défense de Nantes le 29 juin 1793, a été battu par les Vendéens à la bataille de Montaigu en septembre. Cela aurait été le motif de son arrestation. En réalité son sort était scellé avant cette bataille.Il s'était dressé contre la Convention et la tyrannie exercée par le Comité de Salut Public et avait, à Nantes, libéré des opposants. Bref, un dossier chargé de haines et l'esprit vengeur de Barère firent le reste.

- Jean-Baptiste Gobel, 67 ans, évêque constitutionnel de Paris, sacré par Talleyrand. Il a, par la suite, abdiqué sa fonction et rejeté sa prêtrise. Ne pouvant être aidé, à la Conciergerie, dans son ultime trajet qui risquait de le mettre en face de son Dieu qu'il avait renié, son ancien Vicaire-général, l'abbé Lothringer, aumônier des prisons, (aumônier de la guillotine comme quelques autres courageux prêtres) étant absent, il lui adressa sa confession par écrit. Par ce même écrit il rejetait son Serment à la Constitution civile du Clergé et demandait à revenir dans l'Eglise, en pleine et entière obéissance:

"Mon cher abbé, je suis à la veille de ma mort ; je vous envoie ma confession par écrit. Dans peu de jours je vais expier, par la miséricorde de Dieu, tous mes crimes et mes scandales contre Sa Sainte religion. J'ai toujours applaudi, dans mon coeur, à vos principes. Pardon, cher abbé, si je vous ai enduit en erreur. Je vous prie de ne pas me refuser les derniers secours de votre ministère, en vous transportant à la porte de La Conciergerie, sans vous compromettre, et, à ma sortie, de me donner l'absolution de mes péchés, sans oublier le préambule "ab omni vinculo excommunicationis* ". Adieu, mon cher abbé, priez Dieu pour mon âme à ce qu'elle trouve miséricorde devant Lui,

J.B.J., évêque de Lydda."

*de tout lien d'excommunication.

Jean-Baptiste, Joseph, Gobel, qui avait encouragé, par son exemple, son clergé parisien à prêter le Serment et à abdiquer la prêtrise, en signant cette ultime lettre de confession du titre d'évêque d'un évêché disparu en Palestine (évêque in Partibus titre reçu lors de son sacre comme évêque auxiliaire de Bâle), répudiait ainsi le volet parisien et renégat de son sacerdoce. Mais son rejet de son état episcopal et sacerdotal n'avait pas échappé au regard acéré de Robespierre qui vit là un signe d'athéisme....donc un ennemi de sa nouvelle religion....donc une rebellion contre la révolution...donc la mort !

Neuf noms sur une liste de dix huit exécutés ; une journée révolutionnaire dans le droit fil du bonheur à faire connaître.

LES RACCOURCIS D'UNE JOURNEE PRESQUE ORDINAIRE...

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UNE CHOUANNE. VRAIE CHOUANNE COURAGEUSE.

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Ahurissant ! Sommations d'usage, comme lors d'une émeute avec prise d'otages, on imagine Fort Chabrol (évènement politico-ridicule de 1899) !

Non.

Une chouanne face à la meute.

Cliquez sur le coin de la photo pour lire la vidéo.

Remercions le Ciel que le ridicule ne soit plus mortifère. Heureusement car il aurait fallu agrandir les cimetières depuis une trentaine d'années et plus particulièrement depuis la reprise des Vallseuses.

Ce mini film montre que l'esprir frondeur de la Chouannerie est toujours de rigueur et qu'il y a déjà Deux Cent Dix Ans les grands aînés ont suivi le chemin des convictions qui n'est pas du tout aisé. Car il y a exactement 210 ans Georges et ses compagnons sont confrontés à l'arbitraire, déjà, politique. Ils sont emprisonnés au Temple.

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ANNA BREIZH, ANNA vreizhek

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2014 est le Cinq Centième anniversaire de la mort de la Duchesse souveraine de Bretagne, Anne de Bretagne, Anne la bretonne, fille de François II et de Marguerite de Foix.

La Bretagne organise beaucoup de rencontres et cet article constitue une mise à jour du programme des festivités publié dans La Lettre du Souvenir Chouan de Bretagne de Mars dernier.

Morte au château de Blois le 9 janvier 1514, dans sa 37ème  année, Anne de Bretagne est inhumée en la basilique Saint Denis ; son second mari, Louis XII de France la rejoindra un an plus tard. Son coeur, selon son souhait, sera mis dans un reliquaire et déposé dans le tombeau de ses parents, à Nantes.

Il reste d'elle une devise : "Kentoc'h mervel eget bezan saotret" (plutôt la mort que la souillure), le monument qu'elle avait fait réaliser pour accueillir ses parents en la chapelle ducale du couvent des Carmes à Nantes, le reliquaire ayant protégé son coeur (jusqu'à 1793) et une couronne de mariée qu'elle a offerte à la paroisse de Trescalan. Au mois de juillet 1505 elle quitte Blois et son mari malade pour une visite dans son duché de Bretagne.C'est, sans aucun doute, vers le 20 juillet qu'elle passa à Guérande et offrit une couronne en or, à Saillé une couronne en argent et à Trescalan une couronne en bronze doré. Ces couronnes étaient destinées à être posées sur la tête des mariées.

Celles de Saint Aubin de Guérande et de Saillé ont disparu à la révolution. Ne subsiste que celle de Trescalan entreposée dans un coffre-fort de la mairie de La Turballe d'où elle a été sortie pour que je puisse la photographier.

Le reliquaire d'Anne fut trouvé à côté des cercueils de ses parents lorsque les malfrats révolutionnaires vinrent en 1793 (en août-septembre comme à Saint Denis ?) vider les tombeaux de leur contenu. Le reliquaire fut vidé du coeur qu'il contenait et envoyé à La Monnaie ou, par miracle, une main le sauva de la fonte. Les ossements furent détruits par le feu, ainsi que ceux de Gilles de Retz et ceux des autres occupants des lieux. Heureusement en février-mars 1792, Mathurin Crucy, architecte nantais, ayant sans aucun doute la prémonition de ce qui allait advenir, avait démonté les gisants et leurs quatre gardes et les avait enterrés dans le Jardin des Plantes de l'époque.

Une fois déterrés, il fallut les laisser dehors de longs mois afin qu'ils soient nettoyés par la pluie.

Les gisants furent ensuite installés dans le transept sud de la cathédrale de Nantes en 1817 où l'on peut admirer actuellement le chef d'oeuvre de Michel Colombe, le sculpteur, grâce à Mathurin Crucy.

Il est possible d'admirer, à la cathédrale du Mans, cette très belle statue d'Anne de Bretagne jouant de l'orgue portatif (XVIème siècle).

La couronne de Trescalan, inscrite à l'Inventaire général du Patrimoine culturel, est en bronze doré (et non en cuivre comme écrit par certains) d'une quinzaine de centimètres de diamètre, fin assemblage par 11 charnières de 11 éléments dont six fleurdelysés (ce qui explique la disparition de l'objet en 1830 avec Louis-Philippe). Les cabochons ont été mis au XIXème siècle pour remplacer les pierres précieuses disparues. Seules subsistent deux (sur 11) dans une poche plastique. Elle est d'un poids très supportable. C'est une pièce très émouvante.

Quant à la chanson "C'était Anne de Bretagne, Duchesse en sabots" il serait peut-être temps de mettre fin à ces sottises, à moins de ramener l'époque aux chars à boeufs mérovingiens alors que la Cour de Bretagne fut riche d'arts et de culture ; encore une manière d'inculturer la Bretagne ; une culture Bécassine ? Nous ne sommes pas encore débarrassés de Michelet, jacobins et consorts.

ANNA BREIZH, ANNA vreizhek
ANNA BREIZH, ANNA vreizhekANNA BREIZH, ANNA vreizhek
ANNA BREIZH, ANNA vreizhekANNA BREIZH, ANNA vreizhek
ANNA BREIZH, ANNA vreizhekANNA BREIZH, ANNA vreizhek

ANIMATIONS:

-8 avril / 18 mai, Nantes, château des Ducs: Autour du reliquaire du coeur d'Anne de Bretagne.

-11 avril / 31 décembre, Langeais (37) Château où fut célébré le mariage d'Anne de Bretagne et de Charles VIII: Mode, arts, enluminures.

-1 mai, Saint Malo: Cathédrale, concert "Les funérailles d'Anne de Bretagne".

-10 et 11 mai, Vannes: Côté jardin (Gwened Tu all Liorzh), sous les remparts.

-15 juin / 15 septembre, Vannes: Dans le cadre majestueux de Chateau-Gaillard, exposition du reliquaire et du Livre d'Heures d'Anne de Bretagne. Production Dihunerien (Membre du Souvenir Chouan de Bretagne).Gratuit

-20 à 22 juin, Vannes: Le Salon littéraire honore Anne de Bretagne.

-13 juillet à fin août, Theix : Manoir du Plessis-Josso (sortie Sulniac-Surzur sur la voie expresse Nantes-Vannes) : Exposition Anne de Bretagne réalisée par l'Association Identité Bretonne. Gratuit.

-13 septembre, Vannes: Palais des Arts et des Congrès, création de l'Oratorio "Anne de Bretagne renaissante" composé par Roland Becker, interprété par l'ensemble baroque "Bretagne Armoricaine". Production Dihunerien.

-19 septembre, Vannes : Palais des Arts et des Congrès, Opéra rock "Anne de Bretagne" d'Alan Simon. Production Dihunerien.

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Charles PICHEGRU est mort.

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Charles PICHEGRU est mort. Charles PICHEGRU est mort.
Charles PICHEGRU est mort. Charles PICHEGRU est mort.

Ce matin, 6 avril 1804 (vendredi de Pâques), Charles Pichegru est retrouvé mort dans sa cellule. La version officielle parle de suicide. Grand soldat, brillant général, d'une force quasi herculéenne, cet homme qui a bravé tous les dangers, sans craindre la mort, aurait craint son procès et la guillotine au point de s'entourer le cou de sa cravate de soie noire, d'y glisser un morceau de bois d'en faire un garrot et d'avoir, par un long mouvement de tourniquet, mis fin à ses jours.

Un suicide par auto-strangulation ?

Il y a des doutes, même aujourd'hui encore, tellement tout semblerait accabler le Premier Consul, Bonaparte (pas encore Napoléon 1er), d'avoir fait assassiner son ancien professeur de géométrie et d'arithmétique à l'Ecole Militaire de Brienne.

Pourtant tous les témoignages de l'époque concordent pour conforter la thèse du suicide. L'ancien Général avait confié à Réal son désir fatal lors de son arrestation le 28 février. Bonaparte n'avait aucun intérêt à le faire assassiner avant son procès, il savait bien que cela semblerait suspect. Le Juge Rigault, lui-même un des juges d'instruction, très critique vis à vis de Bonaparte, est sûr qu'il s'agit d'un suicide.

Napoléon avait déclaré au Conseiller d'Etat, Réal : "Avant de commettre une faute, Pichegru a bien et honorablement servi son pays. Je n'ai pas besoin de son sang ; dites-lui qu'il faut regarder tout ceci comme une bataille perdue. Il ne pourrait rester en France.Pressentez-le pour Cayenne. Il connaît le pays (Pichegru y avait été déporté en 1797 sous le Directoire) ; on pourrait lui faire là une belle position".

Hélas, Réal ne reparut pas assez vite et Pichegru aurait perdu tout espoir. Eviter un procès qui n'aurait pas épargné sa vie glorieuse, qui aurait révélé ses compromissions avec les Emigrés de Coblence - les mêmes qui l'avaient dédaigneusement écarté d'un revers de main alors que, adjudant sous-officier, il leur offrait, dès 1789, ses services - incapables dans leur incurie de pressentir le talent militaire de ce futur officier.

Quoique l'on pense de lui, il restera dans l'Histoire militaire de la France le seul militaire qui a pris la Flotte royale hollandaise avec un escadron de cavalerie. Le Général Pichegru avait appris que la Flotte Hollandaise était bloquée par les glaces sur les côtes du Helder, dans le golfe du Zuiderzee. Il envoya aussitôt le lieutenant-colonel Louis-Joseph Lahure et un escadron du 1er Régiment de Hussards. Bilan: 15 vaisseaux et 850 canons pris à l'ennemi, sans aucune perte !

A-t-il été jaloux de la réussite de Bonaparte qui était moins doué que lui pour l'art militaire, jalousie qui se serait tranformé en haine ? Rien n'apparaît réellement dans ses interrogatoires. Il a emmené son secret dans la tombe.

Dictant ses Mémoires à Las Cases lors de son séjour forcé sur l'île de Sainte Hélène Napoléon dit : " Tout bonnement Pichegru se vit dans une situation sans ressources, son âme forte ne put envisager l'infâmie du supplice ; il désespéra de ma clémence ou la dédaigna et il se donna la mort".

Georges Cadoudal - son complice dans le complot contre le Premier Consul - dont la cellule était à quelques pas de celle de Pichegru, n'a rien signalé, donc n'a rien entendu ; si, en effet, notre Breton avait entendu des bruits suspects, on est certain qu'il ne serait pas resté inerte ! 

L'autopsie, qui durera plusieurs heures, ne démontrera aucun hématome signant une lutte, aucune lésion en dehors de celles causées par le garrot à hauteur du larynx, du cou, la face inférieure du cerveau et les deux lobes du poumon gorgés de sang.Et une égratignure sur la joue, là où le garrot s'était bloqué.

Le 7 avril, au soir tombant, il est inhumé dans le cimetière Sainte Catherine (aujourd'hui disparu) dans le carré des suppliciés. Il sera exhumé en août 1865 pour être inhumé dans son village natal d'Arbois qu'il avait quitté, après ses études au collège, pour l'Ecole de Brienne, à l'âge de 18 ans.Il paraît que ces restes ne sont pas les siens, à cause de la différence de chevelure retrouvée sur le squelette. Allez savoir !

Etrange destinée que celle de cette homme, issu de la paysannerie comme Murat, mort à 43 ans

Son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile.

 

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5 AVRIL 1794: LA CONVENTION EPURE ENERGIQUEMENT.

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Sale temps pour les inconditionnels de la Révolution, de ses méthodes énergiques - contre ses opposants - mais dans ces périodes plutôt folles un opposant l'est toujours d'un autre. Et cela se termine en purge, comme cela se passera, 140 ans plus tard avec le "démocrate" Staline.

En ce Laitue 16 Germinal an II - ci devant samedi 5 avril 1794, deux charrettes sont chargées de 15 chantres de la guillotine qu'ils vont expérimenter à leur tour.

Que ne l'ont-ils pas fait plus tôt, épargnant ainsi la vie de centaines d'innocents.

Fabre dit d'Eglantine, Régicide, 43 ans, natif de Carcassonne, monté à Paris, trafiquant, agioteur mouillé dans différents scandales: Les Joyaux de la Couronne, la liquidation de La Compagnie des Indes de Lorient, accapareur de tout (entr'autres 10.000 paires de chaussures qu'il a vendues à des Volontaires - elles duraient moins d'un jour - pour lesquelles il avait reçu du Ministre de la Guerre 30.000Livres) etc...

- François Chabot, Régicide, 38 ans, capucin défroqué, mari de la soeur des frères Frey, vénal négociateur de la vie d'accusés contre indemnités, trafic d'influence, agioteur ; à notre époque on dirait : un parfait pourri.

-Hérault de Séchelles, Régicide, 34 ans, 

-Claude Basire, Régicide, 29 ans, a proposé la loi qui ordonne le tutoiement, a trempé dans la liquidation de La Compagnie des Indes.

-Joseph Delaunay, Régicide, 42 ans, agioteur, a trempé dans la liquidation de la Compagnie des Indes,

-Georges Danton, Régicide, 34 ans, agioteur, n'a pas empêché les Massacres de Septembre à Versailles ; il aurait voulu arrêter la Terreur qu'il avait contribuée à mettre en place. Il laisse une veuve, Louise Gély, agée de 17 ans ; il a été marié, par un prêtre réfractaire, 9 mois avec elle. Il laisse aussi cette réplique à Fabre d'Eglantine se lamentant de n'avoir pas fini un poème en vers :"Ne te lamente pas, dans une semaine, des vers, tu en feras par milliers"!!! Dans la foule qui suivait la charrette, un prêtre, l'abbé Pierre Grayo de Kéravenan, qui l'avait marié et lui donna l'ultime absolution.

-Camille Desmoulins, Régicide, 34 ans, partisan de la féroce repression des contre-révolutionnaires, un des chantres de la Terreur,

-Pierre Philippeaux, Régicide, 38 ans, s'est opposé aux amis de Barère, accusé de modérantisme,

-L'abbé d'Espagnac, (Marc René Marie de Sahuguet d'Amarzit d'Espagnac) 42 ans, trafiquant, agioteur, vend à Dumouriez des chevaux et du matériel que le Ministère de la Guerre lui a déjà payé. Défroqué, il parle contre le clergé et pour la confiscation de ses biens.

-Junius Frey, né Moses Dobruska, 41 ans, agioteur, prévaricateur,

-Emmanuel Frey, né Dobruska

-Andrès-Maria de Guzman, 41 ans, prévaricateur et agitateur, un de ceux qui ont financé les soulèvements "spontanés",

-Westermann, 42 ans, le boucher du 10 août 1792 aux Tuileries puis au Mans, à Savenay et dans la Vendée,

-Jean-François Delacroix, 41 ans, Régicide alors qu'il a essayé se soutirer des fonds à Louis XVI, agioteur, prévaricateur, sans aucune moralité, un pourri ! 

-Diedericksen, âge inconnu, ami de Danton, avocat suédois.

Ces deux charrettes doivent leur composition hétéroclite à Robespierre et à Saint Just ; ce dernier ayant eu l'audace de lancer le fameux mensonge de la Cnospiration des prisons, dans lesquelles les détenus se seraient soulevés pour venir assassiner la Convention et restaurer la royauté !!!

 

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ORGUE, FRAÎCHEUR MUSICALE,CULTURE...

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Aimez-vous le style musical de Sergueï PROKOFIEV ?

Ou vous ne le connaissez pas et voulez le découvrir ?

Vous avez entendu, enfant ou adulte, on vous a raconté, ou vous avez raconté à des enfants subjugués un très beau conte musical dont ceux qui l'ont découvert ont toujours en tête les entraînantes premières notes ?

Alors venez en famille, entendre pour le découvrir ou le redécouvrir:

DEMAIN SAMEDI A 16 HEURES EN L'EGLISE SAINT CLEMENT DE NANTES

 

PIERRE ET LE LOUP

de Serguéï Prokofiev

Interprété dans une transcription à quatre mains, sur les trois claviers de l'orgue de l'église, par Jeanne Chicaud (co-titulaire et Professeur d'orgue à Strasbourg) et Alberto Barbetta (concertiste et Professeur à l'Académie de musique de Schio -près de Vicence - Italie). Un récitant donne le texte.

L'orgue DEBIERRE de l'église Saint Clément, magnifiquement restauré lors de travaux qui ont duré plus de dix mois, par le facteur d'orgues Robert Frères de La Chapelle sur Erdre, a été inauguré, il y aura un an dans 10 jours, lors d'un magnifique concert organisé par l'Association qui couve cet instrument de ses pieds, de ses mains et de son zèle :

L'Association Jeux de Pieds, Jeux de Mains. L'organiste titulaire est Nicolas Daviaud, le deuxième co-titulaire étant Henry Ménanteau, tous les deux régulièrement sollicités pour réaliser la partie musicale des Messes, d'autant que Jeanne est souvent du côté de la Lorraine !

Une participation de 2€ est demandée, pour les frais d'installation d'écrans vidéo, afin que, comme lors du concert inaugural le 14 avril 2013, les auditeurs puissent assister aux "Jeux de pieds, Jeux de mains".

L'église est chauffée.

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KADOC de CADOUDAL, A DIEU, NOTRE AMI CHOUAN,

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Entouré des siens, de ses amis et de ceux qui le connaissaient et l'estimaient, Kadoc a été accompagné vers sa dernière demeure dans le cimetière de Saint Nolff (Morbihan).

Fier d'être un Cadoudal, le Chouan de référence allé au bout de ses convictions jusqu'à en mourir, il y aura 210 ans le 25 juin, Kadoc entretenait le souvenir de ce modèle de la pensée non conformiste, de la vraie liberté ; il avait accompagné le Souvenir Chouan de Bretagne dès sa création il y a 20 ans.

Aujourd'hui, dans l'église de Saint Nolff pas assez grande pour accueillir sa famille et ses amis, plus de deux cents personnes, dont un certain nombre debout, ont manifesté leur foi en l'Espérance de Dieu par leur participation à la prière, prière chantée en particulier de façon rare, emplissant toute l'église, pour bien montrer que la mort, pour un catholique, n'est pas une fin, pour bien accompagner Kadoc dans son chemin vers le Père, pour soutenir sa famille dans une juste peine.

Comme l'écrivait Laurence, le Souvenir Chouan de Bretagne a perdu un combattant sur terre mais a gagné un allié dans le Ciel.

Il y a dix ans, pour le 200ème anniversaire de la mort de son ancêtre (collatéral), à Kerléano, face à l'opposition d'une personne, Kadoc avait mis tout son poids de "Cadoudal" pour que le drapeau du Souvenir Chouan de Bretagne soit présent près de l'autel où la messe était célébrée à la mémoire de Georges. Lui-même l'avait mis à la meilleure place.

Aujourd'hui, le même drapeau personnalisant les Membres du Souvenir Chouan de Bretagne était dans la procession d'entrée dans l'église, présent dans le choeur de l'église, puis dans la procession, bien heureusement à pied, de l'église au cimetière.

Madame Marie-Josée de Cadoudal a été très heureuse de la présence de notre drapeau, nous en remerciant car "représentant tout ce à quoi était tant attaché Kadoc".

Après la longue procession de bénédiction, par la nombreuse assemblée, du  cercueil installé devant le calvaire du cimetière, celui-ci fut déposé devant le tombeau et recouvert par le drapeau de l'Association chère au coeur de Kadoc, pendant le chant du "Salve Regina".

Madame de Cadoudal avait organisé une chaleureuse et simple réception en leur maison à la fin de cette journée. Qu'elle soit remerciée pour sa sérénité et son sourire, traits de belles convictions et d'une grande force.

Le Souvenir Chouan de Bretagne renouvelle son amicale sympathie à Madame Marie-José de Cadoudal, à ses trois garçons, à leurs épouses et à ses onze petits-enfants.

A Dieu, Kadoc, Kenavo et Merci. Protège bien le Souvenir Chouan de Bretagne.

 

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KADOC de CADOUDAL, un ami Chouan nous a quittés.

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Tristesse au Souvenir Chouan de Bretagne:

Descendant de Joseph Cadoudal, frère de Georges le héros Chouan, Kadoc, notre ami adhérent et Membre d'honneur du Souvenir Chouan de Bretagne est décédé samedi dernier au matin, d'une maladie respiratoire qui l'handicapait depuis des années.

Né un mois de janvier, comme Georges, le 1er, comme Georges, Kadoc est parti rejoindre les Chouans dont il admirait et glorifiait le combat et le courage ; courage et combativité qu'il aura manifestés tout au long de sa maladie.

Il rejoint la cohorte des Révoltés juste en cette année 2014 où nous commémorons le 210ème anniversaire de la mort de Georges Cadoudal place de Grève à Paris, le 25 juin 1804.

Le Souvenir Chouan de Bretagne assure son épouse Marie-Josée, née de Jacquelot du Boisrouvray, de son amicale sympathie en ces longs moments difficiles de séparation et lui souhaite le courage nécessaire pour cette nouvelle page de sa vie.

Le Souvenir Chouan de Bretagne présente aux enfants et petits-enfants de Kadoc de Cadoudal ses sincères condoléances.

La cérémonie de funérailles sera célébrée en l'église de Saint Nolff  (Morbihan)

MERCREDI 2 AVRIL A 14 H 30.

KADOC de CADOUDAL, un ami Chouan nous a quittés.KADOC de CADOUDAL, un ami Chouan nous a quittés.KADOC de CADOUDAL, un ami Chouan nous a quittés.

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EXPERIMENTATION "IN VIVO" le 24 mars 1794...

Publié le par culture

18 H place de la Révolution à Paris, ex place Louis XV, les théoriciens du "Jeu de la main chaude" - comme ils appelaient la guillotine - vont expérimenter "In vivo" (dans le vrai) leur théorie sur la régénération du peuple. En tête (façon de parler pour leurs quelques derniers instants !) Hébert, créateur du "Père Duchesne", organe vitupérant contre les opposants, ou soi-disant opposants à la "bienheureuse" révolution, torchon journalistique ancêtre des Charlie-Hebdo et autres Hara-Kiri qui est devenu tellement outrancier qu'il en est devenu une honte pour Robespierre. C'est dire !!!

A La Conciergerie, Jacques-René Hebert a passé sa dernière nuit à hurler et vitupérer contre le sort qui l'accable. Dur, dur! d'avoir été un bonimenteur de la guillotine et de devoir l'expérimentée ! Plus facile d'être le théoricien que d'être l'expérimentateur !

Dieu sait s'il a ri et moqué ceux qu'il dirigeait, par ses imprécations, vers la sinistre lunette. Ce soir, il est aux premières loges pour essayer, brièvement, le sinistre collier de bois.

Il a été un des premiers journaleux à se distinguer par son langage ordurier et le fameux "Foutre" lui doit tout dans son expansion. A-t-il eu le temps de l'exprimer lorsqu'il a entendu le glissement du mouton dans sa rainure poussanr la lame fatale ? Mélenchon avant l'heure insultant les victimes du Comité de Salut Public, tant le Roi de France que la malheureuse Marie-Antoinette.

Le pire outrage pour la Famille Royale est qu'il va être mis en terre dans le même enclos mortuaire qu'elle, au cimetière de La Madeleine. Quel insulte pour l'ancienne dynastie royale !

Ce malade n'est pas seul pour cette dernière "balade pour un guillotiné". Il est en fort bonne compagnie : Momoro l'imprimeur des pamphlets contre la Famille royale et co-inventeur de la devise "Liberté,Egalité, Fraternité (ou la mort!)" déchristianisateur forcené, le prévaricateur Général Ronsin, Anarchasis Cloots prussien d'origine et ennemi personnel de Jésus-Christ, Jean-Nicolas Vincent qui a eu le tort de s'opposer à Robespierre, Berthold Proly prévaricateur (affaire de la Compagnie des Indes), Jacob Pereira des Enragés, Michel Laumur, Konrad Kock, François Desfieux, Jean-Antoine Florent Armand, Jean-Baptiste Ancard, Frederic Ducroquet, Armand-Hubert Leclerc, Jean-Charles Bourgeois, André Descombes, Albert Mazuel, Pierre Dubuisson. Ils sont classés comme "Enragés" et il faut les supprimer. Ils ont eu le tort de comploter contre Robespierre, le Chef encore puissant (pour quatre mois encore mais il ne le sait pas).

Dix huit exécutions de condamnés par Fouquier-Tinville au titre de prévarication, agents de l'Angleterre, parricides de la révolution etc... Voir les détails dans la prochaine Revue du Souvenir Chouan de Betagne. Et ce n'est que le début de l'épuration de 1794, comme d'autres régimes en appliqueront la méthode, un peu plus de cent ans plus tard.

Comme le dit si bien Reynald Secher: la révolution-dite française-a été la matrice de la Terreur exterminatrice. Et comme le dit aussi très bien l'excellent Philippe de Villiers: La Terreur est dans les gènes de la révolution.

Sont-ce là les valeurs de la république ?

Que de sang a coulé  en France en quelques mois !!!

 

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