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27 JANVIER 1794, MORT DU PRINCE DE TALMOND.

Publié le par culture

Antoine-Philippe de La Trémoïlle, prince de Talmond, prisonnier des Bleus pour ses menées contre-révolutionnaires, échappa à ses gardiens et rejoignit l'Armée Catholique et Royale lorsqu'elle s'empara de Saumur le 9 juin 1793.

Il participa à la Virée d'Outre Loire après la défaite de Cholet le 17 octobre 1793, ses troupes, ainsi que celles du Vicomte de Scépeaux - sous lequel servait Georges Cadoudal - sécurisant la rive droite de la Loire du côté de Varades, afin que les Vendéens puissent traverser le fleuve royal.

Après l'échec de Grandville, il aurait tenté de s'enfuir, avec d'autres (Solérac, Beauvollier, l'abbé Bernier) dont des femmes en s'emparant d'une barque de pêche ; Stofflet l'aurait accusé d'avoir voulu déserter. Il prétendit qu'il voulait aller à Jersey chercher le secours des Emigrés qui s'y trouvaient. Pourquoi ne pas le croire. Il a, en effet, toujours montré une grande pugnacité lors des combats, à Entrammes en particulier. Il aurait pu avoir un mouvement de découragement ; pourquoi pas puisque ce même sentiment atteignait les combattants, dont les Vendéens qui voulaient rentrer chez eux ?

Il reprit son rang et se distingua à Dol, à Pontorson, à la bataille du Mans où il couvrit l'évacuation de la ville.

Il fut de tous les errements de la Grande armée catholique, du moins ce qu'il en restait, du Mans à Angers, puis à Ancenis - où il traversa la Loire avec Henri de La Rochejaquelein avant de retraverser pour rejoindre ses combattants qui n'avaient pu passer - jusqu'à Blain où il eut la déception - marquée par un violent coup de pied sur le plancher de la salle où étaient réunis les derniers chefs - de ne pas être élu généralissime de l'Armée moribonde. Il la quitta là afin de retourner dans son Maine.

Avec son fidèle domestique Matelein et Bougon (Jean-Charles Hippolyte Bougon-Longrais, ancien procureur-général syndic du Calvados), ils errèrent par Derval, La Guerche, la forêt du Pertre et se réfugièrent dans le moulin à papier de Malagra fin décembre 1793. Ils furent repérés par la Garde nationale et emmenés à Fougères pour un premier interrogatoire par le général Beaufort. Il fut découvert lorsque, dans la rue, une servante d'auberge le reconnut et fauta malencontreusement. 

Peut-être est-ce lors de ce premier interrogatoire qu'il fit cette réponse restée fameuse : "Depuis quand es-tu avec les brigands ?" "Depuis que je suis en votre compagnie".

Le prince de Talmond, le moulin de Malagra en 2003, l'interrogatoire.Le prince de Talmond, le moulin de Malagra en 2003, l'interrogatoire.Le prince de Talmond, le moulin de Malagra en 2003, l'interrogatoire.

Le prince de Talmond, le moulin de Malagra en 2003, l'interrogatoire.

Tranféré à Rennes le 2 janvier pour être interrogé par Esnue-Lavallée, il contracta le typhus dans la prison insalubre où il fut enfermé. Il demanda son transfert à Paris pour être jugé par la Convention. L'ordre en fut donné. Esnue-Lavallée, craignant qu'il ne meure en prison décida de le déférer à la Commission de Gabriel Vaugeois, prêtre défroqué (qui jugea, du 9 novembre 1793 au 8 juillet 1794, 539 personnes dont 84 furent exécutées ; il mourut dans son lit à l'âge de 86 ans).

De Rennes, Antoine-Philippe de La Trémoïlle fut tranféré à Vitré où prisonnier et geôliers arrivèrent le 26 janvier, le prince très gravement malade.Comparaissant devant Vaugeois, il fut immédiatement condamné à mort, sentance exécutoire dans les 24 heures à Laval. Un itinéraire fut prévu et le cortège se mit en route, sous bonne escorte. Mais à la sortie de Vitré il fallut changer l'attelage et réquisitionner des chevaux d'artillerie. Dans le même temps il fut décidé de changer d'itinéraire. Jean Chouan, qui avait prévu de libérer le prince dont il était l'ami, fut prévenu par un messager. Hélas, Jean Chouan, était analphabète et ni lui ni personne de son entourage ne put lire le message.

Le cortège arriva à Laval, place de la Révolution où était dressé l'échafaud qui avait déjà tué les quatorze prêtres le 21 janvier. C'est à la nuit tombante que l'exécution eut lieu, à la lueur des flambeaux. La tête du prince fut installée sur un chandelier puis fixée sur une pique de la grille du château, l'exécution ayant eu lieu face à la demeure du prince de Talmond.

La place de la révolution s'appelle maintenant place de La Trémoïlle, la boulangerie, sur le mur de laquelle est fixée une plaque, accueillit les spectateurs de la commission et de la municipalité. Le corps resta sur place jusqu'au lendemain et la tête d'Antoine-Philippe de la Trémoïlle; sur sa pique jusqu'au surlendemain. Puis le corps fut inhumé dans la fosse commune où les prêtres avaient été inhumés le 21 janvier, route de la Croix-Bataille. La tête le fut dans le jardin du château.

Le prince de Talmond avait 28 ans et quatre mois.

Le château du prince, la boulangerie, la plaque mémoriale, la fosse bénite par l'abbé du Faÿ de Choisinet.Le château du prince, la boulangerie, la plaque mémoriale, la fosse bénite par l'abbé du Faÿ de Choisinet.
Le château du prince, la boulangerie, la plaque mémoriale, la fosse bénite par l'abbé du Faÿ de Choisinet.Le château du prince, la boulangerie, la plaque mémoriale, la fosse bénite par l'abbé du Faÿ de Choisinet.

Le château du prince, la boulangerie, la plaque mémoriale, la fosse bénite par l'abbé du Faÿ de Choisinet.

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PARIS, 21 JANVIER 2014, Place de la Concorde....

Publié le par culture

Merci à notre ami Marc, pour avoir rempli sa mission place de la Concorde en ce mardi 21 janvier, à l'heure précise de l'exécution de Louis XVI,  et pour ses clichés.

PARIS, 21 JANVIER 2014, Place de la Concorde....PARIS, 21 JANVIER 2014, Place de la Concorde....
PARIS, 21 JANVIER 2014, Place de la Concorde....

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A.A.A. Standard and Pool 1793...

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Anomie : destruction de la société

Arbitraire : pouvoir auto-déclaré du Comité de Salut Public

Assassinat : Avec ou sans justice toujours avec parodie de justice.

C'est un peu le classement qu'aurait pu octroyer un office de cotation international il y a 220 ans. La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne de décembre 2012 a relaté la désintégration de la société sous la poussée d'un pouvoir d'abord occulte mais déjà arbitraire puis officiel et toujours arbitraire, avec la complicité d'idiots utiles qui finiront comme ceux qu'ils dénoncent, sous la même lame d'un pouvoir assassin. Ce qui s'est passé il y a 221 ans est le résumé de cette logique révolutionnaire, toujours d'actualité, sauf que maintenant c'est le repère d'une idéologie agonisante et décadente: Les Valeurs de la République !!!

Le système républicain est un système politique qui a renversé par la violence un système héréditaire de type monarchie royale le 22 septembre 1792 ; il a mis à la tête de la France une monarchie impériale et, en 1962, une monarchie républicaine de type autocratique. Le pouvoir républicain n'est plus basé sur la légitimité dynastique de droit divin mais sur l'utilisation d'urnes baptisées pouvoir démocratique, ce qui ne convient qu'à ceux qui sont convaincu que cela leur convient !

Louis XVI a été condamné à mort, à l'issue d'une parodie de justice, par une Convention auto-proclamée Tribunal - ce que lui réfutait un juriste légiste comme Cambacérès - à la faible majorité des députés dont le vote devait être - au mépris des usages - prononcé nominalement à haute voix. La Peur a créé la décision arbitraire.

Récemment, lors d'un vote à la Haute Assemblée, une décision contraire à celle désirée par le pouvoir en place a été exprimée. Le Premier ministre demande pour d'autres fois un vote à main levée. Pour mieux repérer les élus indisciplinés dont les ancêtres, dans un scrutin à bulletin secret, auraient voté différemment le 17 janvier 1793 ???

Récemment toujours, un article de ce Blog a été consacré au Ministre de "l' "Education" nationale" qui, au lieu de vaquer à ses occupations normales, pourtant inquiétantes, se livre à une attaque en règle du catholicisme qu'il hait. Il serait stupide d'imaginer un tel discours contre d'autres religions.

En ce 21 janvier 1794, ses précurseurs idéologiques assassinent 14 prêtres, à  Laval. Leur crime : Ils étaient prêtres. De dangereux activistes âgés de 46 à 77 ans. Leurs noms sont gravés dans le marbre de l'église d'Avesnières. Une plaque en cuivre signale leur martyre  dans la cathédrale de Laval.

 

A.A.A. Standard and Pool 1793...A.A.A. Standard and Pool 1793...A.A.A. Standard and Pool 1793...

L'Accusateur public était un nommé Volcler, prêtre apostat et le greffier un nommé Guibert, lui aussi prêtre apostat. Il finirent leur vie misérablement. Volcler avait volontairement choisi cette date pour, dans sa folie criminelle, célébrer le premier anniversaire de la mort de Louis XVI.

Abbé Jacques André, 50 ans, abbé André Dulion, 66 ans, abbé Louis Gastineau 66 ans, abbé François Migoret-Lamberdière, 65 ans, abbé Julien Moulé, 77 ans, abbé Augustin-Emmanuel Philippot, 77 ans ; curés de paroisses.

Abbé Jean-Baptiste Turpin du Cormier, 64 ans, curé de La Trinité.

Abbé Pierre Thomas, 75 ans, aumônier des Augustine de Chateau-Gontier, abbé Jean-Marie Gallot, 46 ans, aumônier des Bénédictines, abbé Joseph Pelé, 74 ans, aumônier des Clarisses, abbé Jean-Baptiste Triquerie, 57 ans, aumonier des Franciscains.

Abbé René-Louis Ambroise, 74 ans, abbé Julien-François Morin de La Girardière, 64 ans, abbé François Duchesne, 58 ans. 

Ils seront béatifiés par Sa Sainteté le pape Pie XII en juin 1955. 

A.A.A. Standard and Pool 1793...

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Gesté: La force injuste de la Loi.

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L'ancien Président de la République, François Mitterrand évoquait en ces termes combien la Loi pouvait être injuste. Cela est régulièrement évoqué sur ce Blog au sujet de la répression des actes, au nom de leurs Libertés, dont ont été victimes ceux dont nous honorons la mémoire, hier Monsieur Le Loup de La Biliais ou Gaudin de La Bérillais ou les Chouans animalisés.

Aujourd'hui c'est toute la procédure engagée par la courageuse Association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois qui est reconnue nulle par le Conseil d'Etat, au bout de 6 mois de procédure (deux heures récemment dans un autre registre ! ).

Les pièces sont communiquées par le bureau de l'Association. La décision du Conseil d'Etat ouvre- t-elle une interrogation sur une forme de jurisprudence ? N'importe quel maire anti néogothique, anti catholique, anti calotin ou d'opinion philosophique opposée va-t-il trouver là un portail grand ouvert à ses délires déconstructeurs ?

Je laisse cette décison à votre réflexion.

Gesté: La force injuste de la Loi.Gesté: La force injuste de la Loi.Gesté: La force injuste de la Loi.

Il y a des maires qui, longtemps après leur retrait de la scène municipale, gardent une image bénéfique de constructeur, restaurateur, préservateur du patrimoine de la commune qui leur a été confiée. Qui ont agi pour le mieux, en gestionnaires passagers d'un bien qui ne leur appartenait pas.

Les deux derniers maires de Gesté, pire que Turreau-Cordelier, auront éradiqué tout le patrimoine ancien du coeur de leur commune.

Le pire est qu'ils ont bénéficié de l'appui objectif du clergé local, évêque en tête !

Gesté: La force injuste de la Loi.Gesté: La force injuste de la Loi.Gesté: La force injuste de la Loi.

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Nantes, 17 janvier 1794, il y a 220 ans...

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Ce vendredi 17 janvier 1794, Louis-Antoine Le Loup de La Biliais est exécuté sur la place du Bouffay à Nantes. Né le 29 janvier 1733 en la paroisse Saint Laurent de Nantes, il prit une charge de Conseiller au Parlement de Bretagne à Rennes en 1758. Lors de l'abolition des privilèges, dans la nuit du 4 août 1789 à l'instigation du Club Breton de Paris - futur Club des Jacobins - les Lois privées de la Bretagne disparurent, ainsi que son Parlement et toutes les charges y afférant. Monsieur Le Loup de La Biliais se retira sur ses terres, à proximité de Saint Etienne de Montluc en Loire-Inférieure. A quelques lieues près, il avait pour voisin Jacques-Aubin Gaudin de La Bérillais résidant en son domaine de l'Angle, proche de la Loire.

Pour quelle raison cet homme respecté de tous est-il ainsi exécuté après une parodie de procès ?

Depuis le 13 septembre 1791 il est l'objet d'un harcèlement par la municipalité de Saint Etienne de Montluc "car des messes célébrées par des prêtres réfractaires sont l'occasion de grands rassemblements de cinq à six cents personnes et représentent des risques de troubles à l'ordre public. Les messes ne doivent être célébrées que dans les chapelles des lieux privés. Les prêtres concernés, les abbés Auffray, Blanchet, Bizeul et Urien sont obligés de se retirer à Nantes, sinon ils y seront conduits par la force armée".

Le 9 novembre Monsieur de La Biliais se plaignait de l'interdiction d'exercer de ces prêtres alors qu'ils étaient chapelains et non des fonctionnaires cléricaux astreints au Serment et que d'autre part ils assuraient les secours spirituels aux nombreuses personnes misérables qu'il faisait travailler sur ces terres et auxquelles il assurait pain, travail et logement.

En 1792, nouvelles persécutions. Mais entre celles-ci, il y a des jours paisibles quand même.

Le 18 avril 1793, pour réparer les dégâts causés au District par les premiers Révoltés, Monsieur de La Biliais est contraint de verser 10 mille francs sur les 35 mille de contribution infligés à la commune de Saint Etienne.

Malgré toutes ces vexations qu'il subit courageusement, Monsieur Le Loup de La Bilais est l'objet d'une dénonciation auprès de la Garde nationale de Savenay le jeudi 28 novembre 1793: les mouchards auraient vu, dans les ténèbres, un prêtre s'introduire dans le château de La Biliais.

Vers onze heures, les soldats arrivent, fouillent la maison, ne trouvent rien dans un premier temps puis trouvent dans le pavillon, à gauche sur la gravure, un portefeuille contenant des papiers religieux. Sommé de dénoncer le prêtre, Monsieur de La Biliais refuse.

Nantes, 17 janvier 1794, il y a 220 ans...

Monsieur Le Loup de La Biliais, sa femme et leurs deux filles sont alors faits prisonniers et emmenés, ligotés, vers la maison commune, ancien presbytère où "règne" Jourdan, curé apostat, dénonciateur et ennemi de la famille Le Loup dont trois fils ont émigré. Seul le plus jeune a pu échapper à la rafle et se réfugier, avec l'abbé Camaret, dans la cache du pavillon.

On imagine leurs regards vers la maison du bonheur dont ils ignorent qu'ils ne la reverront jamais.

Le lendemain ils sont emmenés, toujours ligotés, à Nantes. Monsieur de La Biliais est emprisonné aux Saintes Claires (Elles se situaient en face de l'actuelle mairie de Nantes ; la statue du maréchal Leclerc marque le bout des anciens jardins).Les soeurs Clarissses avaient été expulsées en octobre 1792 ; leur couvent était devenu une prison sinistre. Madame de La Biliais et ses filles sont emprisonnées au Bon Pasteur (à l'emplacement de l'actuel prebytère de Saint Nicolas) qui n'est guère plus confortable.

Monsieur de La Bilais fit venir du bois et des provisions de sa demeure pour chauffer et nourrir ses co-détenus.

Pour son malheur, Jean-Baptiste Carrier vint souper chez le geôlier des Saintes Claires le 15 janvier 1794. Epluchant la liste des prisonniers il remarqua le nom d'un noble, de plus ancien magistrat. Il ordonna de le faire passer en jugement dès le lendemain. Ce qui fut fait. 

Jeudi 16 janvier, le prisonnier est amené devant la commission Lenoir. Celle-ci siège en l'ancien hôtel de Belles-Isle (rue Henri IV, entre l'Oratoire et la rue Clémenceau). Il est condamné à mort pour le portefeuille de maroquin rouge trouvé à La Biliais sur le lit d'une chambre haute. Ce portefeuille contenait des insignes contre-révolutionnaires et fanatiques (des Sacré-Coeur). Monsieur Le Loup parla avec grande fermeté devant ses juges disant ignorer qu'un prêtre soit entré chez lui durant la nuit, qu'il n'avait aucun témoin contre lui et que "sans en produire, on ne condamnait personne à la peine capitale". L'ancien magistrat ignorait que la justice présente n'avait plus rien à voir avec la Justice qu'il faisait appliquer du temps du Parlement de Bretagne. Le décret du 11 avril 1793 était passé par là : ceux qui recelaient des prêtres réfractaires étaient condamnés à la même peine qu'eux: La mort !

La sentence de mort fut prononcée dans l'après-midi et exécutoire dans les vingt quatre heures, de jour.

Monsieur de La Biliais rédigea une belle lettre à sa femme dans laquelle il dit son chagrin d'être séparé, sur cette terre, d'elle et de ses enfants, et des craintes qu'il avait pour elle.

Louis-Antoine Le Loup de La Biliais rendit son âme à ce Dieu en qui il avait toujours cru, place du Bouffay à Nantes, le 17 janvier 1794, il y a 220 ans. Il allait avoir 61 ans.

Dans l'allée de La Bilais, une croix, marquée 1793, rappelle le drame qui s'est déroulé là.

Nantes, 17 janvier 1794, il y a 220 ans...

Quant à son ami Jacques-Aubin de La Bérillais, il avait été guillotiné le 18 avril 1793, jour de son "jugement", malgré les cinquante témoins ayant affirmé son désir de paix, raison pour laquelle il s'était présenté comme médiateur entre les Révoltés et les révolutionnaires. Ayant demandé une entrevue au général La Bourdonnaye, commandant républicain local, son second l'avait invité à se rendre en toute confiance au quartier militaire à Savenay. Arrêté sur le champ, emmené à Nantes, jugé par Phélippes-Tronjolly le 17 avril, condamné comme chef de brigands, il fut exécuté le lendemain. Il comprit, mais trop tard, la duplicité des révolutionnaires. Il partit rejoindre ce Dieu, en lequel il croyait, à l'âge de soixante ans.

Vae victis, comme disaient les latins, malheur aux vaincus.

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JULIEN MINIER, LORIENT, IL Y A 220 ANS EXACTEMENT, même heure.

Publié le par culture

Samedi 11 janvier 1794. Comme d'habitude, la guillotine qui se dresse à Lorient place de La Montagne, maintenant Alsace-Lorraine, attend de remplir son habituel rôle de "Bois de Justice". Depuis des mois,  dans cette appellation, seul le mot bois a encore une signification.

En ce matin de janvier, sans aucun doute va t-on livrer un de ces dangereux assassins qui profitent des temps troublés ? Non, depuis des mois, les assassins sont du bon côté de la guillotine. Ce matin c'est un prêtre qui va subir le châtiment: pour ce qu'il est.

Fils d'un fabricant-marchand de clous de Rochefort en Terre, L'abbé Julien Minier est né le 15 juin 1761 et a été baptisé, le même jour, en l'église Notre Dame de La Tronchaye. Il a été ordonné prêtre, le 25 septembre 1787, par l'excellent Monseigneur Sébastien-Michel Amelot, évêque de Vannes, en l'église du Mené (disparue en 1968 elle se situait à l'emplacement de l'actuel Monoprix, à l'angle de la rue du Mené et de la rue Victor Hugo) à proximité du Grand Séminaire (actuel Foyer des Jeunes Travailleurs)  qui eut entr'autres comme séminariste Pierre-René Rogues.

JULIEN MINIER, LORIENT, IL Y A 220 ANS EXACTEMENT, même heure.JULIEN MINIER, LORIENT, IL Y A 220 ANS EXACTEMENT, même heure.JULIEN MINIER, LORIENT, IL Y A 220 ANS EXACTEMENT, même heure.

Nommé vicaire de Limerzel après son ordination - on retrouve sa signature au bas de divers actes, du 4 janvier 1788 au 28 août 1792 - l'abbé Julien Minier a refusé de prêter les divers Serments à la République laïque et de suivre son recteur en exil en Espagne. Il veut rester au service de ses paroissiens.

Il se cache dans des maisons amis ou dans un chêne creux. 

Il est arrêté dans la nuit du 6 au 7 janvier dernier caché, en compagnie du séminariste Jean Desgrées, chez Joseph Morice au village de Coëdali en Pluherlin (Coët Daly, maintenant).

Les gendarmes de Rochefort les conduisent, tous les trois, d'abord à Vannes puis à Lorient. Ils comparaissent devant le Tribunal criminel. Jean Desgrées et Joseph Morice sont condamnés à la déportation.

Sur réquisitoire de l'Accusateur public Marion, l'abbé Julien Minier est condamné à mort, sanction exécutoire dans les 24 heures.

JULIEN MINIER, LORIENT, IL Y A 220 ANS EXACTEMENT, même heure.

"Rendu à l'endroit de l'exécution, il a  monté l'échafaud et, de suite, il a été par l'exécuteur attaché à une planche et la hache de la loi lui a tranché la tête, à onze heures et demie du matin, en présence d'une grande affluence de peuple" rapportent Marion et Raguedal, huissier du Tribunal.

Pour le 200ème anniversaire de cet assassinat, en 1994, une plaque a été apposée dans l'église de Limerzel ; une autre l'a été à proximité de sa maison natale à Rochefort en Terre.

JULIEN MINIER, LORIENT, IL Y A 220 ANS EXACTEMENT, même heure.JULIEN MINIER, LORIENT, IL Y A 220 ANS EXACTEMENT, même heure.

Dans son monumental ouvrage "Mille prêtres du Morbihan face à la révolution" (1999) d'où sont tirés les renseignements de cet article sur Julien Minier, le Père André Moisan précise:  Le 27 novembre 1921, l'évêque de Vannes, Monseigneur Gouraud (originaire de Nantes) écrivait: "Nous nous laissons aller à l'espérance qu'un jour la Sainte Eglise procurera à nos prêtres de la Révolution l'honneur des autels." Une liste de vingt six martyrs a été proposée aux services du Vatican pour la cause des Saints; elle n' a pas abouti et n'a pas été reprise depuis. "Tous ces serviteurs de Dieu ont entrevu le martyre comme possible, soit en refusant nettement de s'assermenter s'ils étaient astreints au serment, soit s'ils étaient prêtres libres, en semblant ignorer cette formule, ainsi que les autres actes légaux qui leur paraissaient, dans la forme où on les leur présentait, contraires à la foi et à leur conscience. Ils se sont bien rendu compte, avant de périr, que le véritable motif de leur immolation, c'était leur fidélité au catholicisme romain et c'est cette pensée qui les a fait affronter leur supplice. La haine du catholicisme, excitée par des proclamations furibondes et des factums en style grandiloquents qui ne cessaient de représenter ses ministres comme autant de monstres et de scélérats fanatiques, explique seule une immolation à laquelle on ne peut refuser la qualification de martyre."

L'abbé Julien Minier, dont le corps fut jeté dans une fosse commune, comme un vulgaire détritus, est toujours présent dans la Mémoire. Qu'il veille sur l'Eglise et sur la Bretagne.

Requiescat in pace.

Le Clos, à Limerzel, le chêne creux, le village de Coët Daly et la maison de Joseph Morice.
Le Clos, à Limerzel, le chêne creux, le village de Coët Daly et la maison de Joseph Morice.
Le Clos, à Limerzel, le chêne creux, le village de Coët Daly et la maison de Joseph Morice.
Le Clos, à Limerzel, le chêne creux, le village de Coët Daly et la maison de Joseph Morice.
Le Clos, à Limerzel, le chêne creux, le village de Coët Daly et la maison de Joseph Morice.
Le Clos, à Limerzel, le chêne creux, le village de Coët Daly et la maison de Joseph Morice.
Le Clos, à Limerzel, le chêne creux, le village de Coët Daly et la maison de Joseph Morice.
Le Clos, à Limerzel, le chêne creux, le village de Coët Daly et la maison de Joseph Morice.
Le Clos, à Limerzel, le chêne creux, le village de Coët Daly et la maison de Joseph Morice.

Le Clos, à Limerzel, le chêne creux, le village de Coët Daly et la maison de Joseph Morice.

Surprenante anecdote: Pendant la prise des clichés, une chouette a hululé régulièrement, fait  qu'a remarqué la propriétaire de la maison de Joseph Morice.

 

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NON, ILS N'ONT PAS TERMINE LA REVOLUTION, 220 ans après...

Publié le par culture

Le 22 juin 2013 un article sur notre Blog mettait en exergue l'ouvrage du Ministre de "l'Education" Nationale, commis en 2008 : "La Révolution française n'est pas terminée".

Déjà en 2008 le ministre en gestation tenait des propos contestables. Qu'il ne se serait pas permis avec d'autres religions.

Merci à Renée, la chouanne du Midi, pour m'avoir fait connaître ce lien video dont je vous conseille de prendre connaissance. Video de 11 minutes 52, tournée le 26 juin 2013, dans laquelle "sûr de lui et dominateur" le Ministre de "l'Education Nationale" se "lâche" et ne ménage pas ses attaques contre les Catholiques avec les mêmes poncifs éculés qui n'ont pas pris un iota d'évolution depuis Saint Just et ses déclarations en 1792-1793. Ce n'est ni navrant ni désolant mais une révélation de ce que pense un homme politique, Membre du gouvernement, au moment des 220 ans du soulèvement des deux tiers du Pays et de la sanglante répression de ce soulèvement, le plus gigantesque massacre organisé depuis que la France existe: au nom des droits de l'homme, au nom des principes  de "Liberté, Egalité, Fraternité" amputés de leur corollaire : "Ou la mort".

Massacres en nombre, folie meurtrière qui en moins d'une année 1793 a fait plus de deux cent mille victimes, sabrées, fusillées, guillotinées, noyées, salies avant comme après leur mort, dépecées, outragées, oubliées par un individu qui viendrait presque nous parler de Saint-Barthélémy ?

Vincent peillon reconnaît que la franc-maçonnerie n'est pas allée assez loin en n'imposant pas une religion laïque. Mais regardez la video: vous serez édifié et vous verrez la "considération" qu'il porte à ceux dont nous rappelons le courageux combat.

Il faut remarquer le calme et la puissante rhétorique de ce personnage. Remarquable ! Satanique.

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NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.

Publié le par culture

Le 6 janvier 2011, notre Blog, tout jeune de 10 mois, rendait hommage à Maurice Gigost d'Elbée fusillé sur l'espace se trouvant entre le château et le bras de mer lui faisant face.

Quelques temps après avoir été gravement blessé  lors de la Bataille de Chollet, Charette qui venait de prendre l'Île de Noimoutier en octobre, lui proposait de s'y réfugier, en toute sûreté. Mais le 3 janvier  1794, Nicolas Haxo et son subordonné Nicolas Louis Jordy attaquaient et prenaient l'Île. Durement blessé lors de l'attaque de Barbâtre, Jordy continuera à diriger les opérations, porté sur une civière. Mais devant Noirmoutier il sera de nouveau atteint par une balle en fronto-pariétal droit (l'extraction de la balle entraînera la perte de son oeil droit et la paralysie de la main gauche).

Interrogé par les Représentants en mission Bourbotte, Prieur de la Marne et Turreau (et Dutruy ?) qui avaient eu la surprise de le découvrir en l'hôtel Jacobsen, Maurice Gigost d'Elbée ne donna aucun renseignement durant les deux jours pendant lesquels il fut régulièrement interrogé. Il aura, avec Turreau, des échanges sur des questions non stratégiques telles que les dissenssions entre les Chefs de l'Armée Catholique et Royale ou sur l'inutilité de la "Virée d'Outre Loire".

Incapable de tenir debout, suite aux blessures reçues à Chollet,  il est transporté dans un fauteuil sur le lieu de la mise à mort. A ses côtés son ami Pierre-Prosper Gouffier de Boisy (ancêtre de l'épouse d'André-Jean - qui lui descend de Sébastien de La Haye de Silz - tué à Grand Champ en 1795- Membres du SCB), son beau-frère Pierre Duhoux d'Hauterive. Les Représentants en mission vont leur joindre Jean-Conrad Wiéland, lieutenant-colonel et ancien commandant des Bleus, qui s'était rendu à Charette en octobre. On semble surtout lui reprocher d'avoir été un prisonnier sans lien, vivant en bonne intelligence avec ses geôliers qui lui avaient même laissé son épée (la Convention décidera en 1795, de verser une pension à sa veuve et pour leurs trois enfants).

 

NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.

Dimanche 5, pour le 220ème anniversaire des exécutions commencées le samedi 4 janvier 1794 (et qui vont se poursuivre jusqu'en août), le Père Curé de Saint Philbert de Noirmoutier, l'abbé Pierre Chatry, avait organisé une journée du Souvenir en ce jour de l'Epiphanie. La messedont furent privées les victimes de 1794, fut célébrée dans la même église où étaient enfermées 220 ans auparavant, le jour même, les futurs assassinés.

Un livret permettait de chanter et de lire les textes de la messe. Mais il contenait aussi un autre livret rappelant l'Histoire. Plusieurs fois il fut fait mention des évènements qui s'étaient déroulés en ce lieu. Devant l'autel, sur un pupitre, la plaque en bronze destinée à être scellée dans l'église afin de rappeler ce qui s'était passé en 1794 dans ce lieu, précisement. Nous sommes davantage habitués à un dévoilement de plaque déjà scellée et bénie sur place. La suite de la cérémonie donna l'explication à ce qui pouvait sembler curieux.

Avant l'envoi, le célébrant qui portait les ornements blancs, annonça qu'après la messe, aurait lieu, comme lors d'obsèques, la prière de l'Absoute. L'abbé Chatry invitait l'assemblée à demeurer pour cette cérémonie funèbre.

Paul Herbreteau, fidèle Noimoutrin, a fourni de bonnes videos que vous trouverez sous les liens colorés.

La plaque fut alors déposée sur une table revêtue d'une nappe blanche devant laquelle fut posé un bénitier. Ayant revêtu une étole et une chappe de couleur violette, le célébrant entama la cérémonie de l'absoute.

NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.
NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.
NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.

Chant du Requiem,

Kyrie de la messe des morts,

de Profundis,

L'abbé Pierre Chatry encensa ensuite la plaque, l'aspergea d'eau bénite et invita l'assistance à venir faire de même, comme cela est fait sur un cercueil lors d'obsèques. L'assistance vint, en procession, procéder à la bénédiction de la plaque.

Le chant d'A Dieu: In Paradisium (d'abord lu en français par l'assemblée avant le chant en grégorien), puis Salve Regina. 

Ensuite le Père curé nous mena à l'endroit où serait fixée cette plaque, endroit où un fac-similé avait été installé, dans le baptistère actuel qui était à l'époque un portail par lequel sortirent les victimes menées à l'exécution dans une vasière, décharge de détritus, dans le quartier de Banzeau au lieu-dit "La vache".

Après le déjeuner (excellent) préparé par un traiteur et servi par des paroissiens, nous allâmes dans la salle paroissiale pour une table ronde dirigée par le Père Pierre Chatry. Une soixantaine de personnes réunies pour écouter, avec intérêt, les Membres de l'Association "Les Amis de Noirmoutier" sur cette période criminelle. Un échange de questions-réponses permit à beaucoup d'obtenir des détails sur ces évènements d'il y a 220 ans.Au moment où les questions étaient taries, l'abbé Pierre Chatry closant les débats, je demandais la parole qui me fut gentiment donnée:

"Monsieur le Curé, je tenais à vous remercier pour cette journée du Souvenir et à vous féliciter pour la façon dont vous avez évoqué ces personnes exécutées. Mais depuis le temps que j'assiste ou participe à des inaugurations de plaques, c'est la première fois que j'assiste à une cérémonie d'obsèques, une Absoute, où le cercueil est remplacé par une plaque en bronze. Lors de la messe des morts, ce n'est pas le bois du cercueil que l'on encense et que l'on bénit : c'est la personne qu'il renferme. Vous avez eu l'idée géniale, inspirée, de procéder de même avec cette plaque en bronze qui contient le souvenir de centaines (voire de plus de deux milliers) de personnes vivantes. Merci, Monsieur le Curé, de nous avoir fait donner l'Absoute, à travers cette plaque en bronze, qui n'est plus anodine ainsi, à toutes ces victimes qui n'ont pas bénéficié d'une sépulture religieuse."

Ce petit discours fut chaleureusement applaudi, mais surtout à destination de l'abbé Pierre Chatry. Les applaudissements furent lancés par Michel Chatry, Président du Souvenir Vendéen co-organisteur de cette réunion du souvenir, qui me félicita.

Puis ensuite nous sommes partis pour la chapelle Notre-Dame de Pitié qui s'élève sur le tas de détritus-charnier. Le mur qui longe son accès a été le témoin de ces meurtres. A l'intérieur, dans un mur, un petit ossuaire contenant quelques ossements. Mais certainement pas ceux de Monsieur d'Elbée malgré le texte qui est placé là. Un chant de pénitence est notre prière. La suite du trajet nous mène à la Croix du Magnificat dans les dunes de la Clère sous lesquelles reposent les 22 personnes auxquelles est dédiée cette croix, mais aussi les massives centaines de ceux qui furent tués par ci, par là.L'abbé Pierre Chatry entonne le Magnificat. Nous avons terminé au cimetière Saint-Michel à la recherche de la tombe de Madame d'Elbée, sans résultat.

NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.
NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.
NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.NOIRMOUTIER, LUNDI 6 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans.

Merci au Père Pierre Chatry, ainsi qu'à la Paroisse Saint Philbert de Noirmoutier pour cette émouvante réunion et pour leur accueil.

Un dernier lien video: La marche de Paul Herbreteau sur le chemin exact parcouru par ceux qui vont être fusillés. Massacrés serait un terme plus exact: en effet il n'y avait pas de peloton d'exécution mais "on tirait dans le tas". Souvent, pour gagner du temps on abattait à coup de crosse ou de baïonnette.

Paul a musicalisé son film avec la voix de Jacques Raveleau-Duparc, remarquable auteur-compositeur et interprète du spectacle "Charette ou la victoire des vaincus": "Noirmoutier".

Grand merci à Paul Herbreteau pour avoir étoffé, par ses videos, cet article anniversaire de la tuerie de Noirmoutier. Vous aurez remarqué que le Père Pierre Chatry souligne la déclaration d'Alain Gérard dans un colloque consacré à la révolution: "La Terreur n'est pas la révolution", en désaccord avec Clémenceau:" La révolution est un bloc, un bloc duquel on ne peut rien soustraire".

Oui, La Terreur est bien dans la logique de la révolution, sous différents aspects, depuis la reddition de la Bastille.

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4 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans...

Publié le par culture

4 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans...

Il y a 220 ans, l'île de Noirmoutier qui avait été prise par François-Athanase Charette à la tête de ses Paydrets, le samedi 12 octobre 1793, est envahie par l'armée des Bleus commandée par Nicolas Haxo, âgé de 44 ans, le  vendredi 3 janvier. 

Une proposition de réddition est faite par les Vendéens commandés par Alexandre Pineau et René de Tinguy. Celle-ci est refusée par les Représentants en mission Bourbotte et Prieur de la Marne. Une seconde est proposée à Haxo qui accepte cette reddition sous promesses de vie sauve et de cessation de la lutte contre la République.

Comme un an et demi plus tard à Quiberon, les Représentants en mission, une fois la reddition accomplie, n'en acceptent pas les conditions et font enfermer tous les prisonniers dans l'église Saint Gildas et dans le château de Noirmoutier, où s'étaient déjà réfugiés de nombreux civils.

Le 4 au matin, ils en sont extraits par groupe et fusillés sur la plage et au bord d'une fosse à détritus où s'élève une petite chapelle dans laquelle on pouvait voir, il y a 20 ans, un petit reliquaire avec quelques ossements. Une légende précisait d'ailleurs "ossements de Maurice d'Elbée" alors qu'il semblerait que, fusillé dans les fossés du château, son corps n'est jamais été retrouvé ou, pour le moins, identifié.

Dans la partie du château consacrée à cet épisode terrible de l'Histoire de l'île, il est possible de voir le fauteuil dans lequel fut fusillé Maurice Gigost d'Elbée, et dans une vitrine quelques objets retrouvés lors de travaux sur les lieux d'exécution ; en particulier un émouvant chapelet aux grains en verre, retrouvé entre les phalanges d'une main.

Le Curé de Saint Philbert, le Père Pierre Chatry, a organisé demain dimanche 5 une journée du Souvenir, soutenu par La Paroisse de Saint Philbert et les Amis de l'Île de Noirmoutier.

Programme:

  9 H 30  Messe de l'Epiphanie en l'église de Barbâtre, pour toute les victimes,

10 H 30  Dépôt d'une gerbe à l'ossuaire de l'ancien cimetière de Barbâtre,

11 H      Messe de l'Epiphanie en l'église Saint Philbert de Noirmoutier,

12 H      Dévoilement de la plaque mémorielle,

12 H 30 Déjeuner-buffet dans la salle du Blanc-Moutier

14 H     Table ronde, dans la même salle, avec des historiens et des témoignages locaux,

15 H     Déplacement recueillement sur divers sites de cette tragédie.

17 H     Fin et retour vers le Continent.

Le Souvenir Chouan de Bretagne sera présent pour rendre hommage à toutes les victimes de ces massacres, après le Marillais, Dol de Bretagne, le Mans et Savenay et pour rendre hommage à un ancêtre d'un fidèle Membre du SCB dont l'épouse descend directement de Pierre Prosper Gouffier de Boisy, blessé lors de la bataille de Vihiers, fusillé aux côtés de son ami Maurice d'Elbée le lundi 6 janvier, jour de l'Epiphanie. Il avait épousé, en l'église Saint Clément de Nantes - il ne s'agit pas de l'édifice actuelle ! - le 16 avril 1782, Suzanne Jeanne Pépin de Bellisle.

4 JANVIER 1794, il y a exactement 220 ans...

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Gesté. Encore ? Oui car encore des interrogations....

Publié le par culture

Insistons un peu:

Gesté: un exemple emblématique du mépris de certains pour les églises catholiques, comme il y a 220 ans !

A Palo, aux Philippines, lors du dernier typhon soufflant à 300 Km/heure, la cathédrale a été endommagée mais l'évêque a pu y célébrer des ordinations sacerdotales. Le culte catholique n'y est pas interrompu.

A Gesté, dans le Maine et Loire, pas de typhon.

Léger, un zéphyr municipal, a fait mieux que la Colonne Infernale de Cordelier en février 1794. Allant au bout de son raisonnement, la Colonne Municipale aurait pu attendre le 220ème anniversaire du passage de Cordelier pour montrer qu'elle avait fait mieux que lui. En effet Cordelier mit le bourg de Gesté à feu et à sang, brûla et détruisit l'habitat des particuliers, les particuliers aussi, et l'église. Mais celle-ci put néanmoins, par la foi de ses paroissiens, retrouver rapidement sa fonction.

Il y eut une totale reconstruction au XIXème siècle, aux frais des paroissiens-citoyens, selon les plans d'un architecte de haute qualité. Voir les différents articles publiés sur notre Blog.

Voir aussi les excellents articles de Breizh Journal.

Gesté. Encore ? Oui car encore des interrogations....Gesté. Encore ? Oui car encore des interrogations....

Qui est l'architecte du projet du nouveau lieu de culte ? Pas de réponse sur le site de la mairie de Gesté. Seule interrogation : la forme du bâtiment (qui ne sera pas une église mais un lieu de culte, ce qui est totalement différent): une colonne tronquée comme il est possible d'en voir sur les tombeaux des membres de certaine obédience philosophique.

Et, vue du ciel (merci Google), cette tache blanche au milieu de Gesté, telle que nous l'apercevons dans le film consacré à le destruction de l'église.

Sur le cliché ci-dessous sont repérés la mairie, d'où a soufflé le vent destructeur, le presbytère logis du clergé qui a donné, ainsi que l'évêque Emmanuel Delmas, son accord à la démolition, le clocher ultime vestige qui a sonné régulièrement durant la destruction-profanation.

Sept piliers en granit, allusion  aux Sept Piliers de la Sagesse (Livre des Proverbes Livre IX versets 1-6 : La Sagesse s'est bâtie une maison, elle a taillé sept colonnes) ?  - le chiffre 7 est le chiffre parfait - les 7 jours de la création, le Chandelier à 7 branches, les 7 sacrements, les 7 têtes de la Bête de l'Apocalypse, les 7 trompettes de l'Apocalypse etc...Il faut aussi y ajouter le mois numéro 7 de l'année : Septembre, mois a la fin duquel le sol ayant porté une église depuis le Quinzième siècle est totalement arasé.

Sur ces Sept piliers du choeur - l'architecte connaissait son Histoire Sainte - seuls trois ont été conservés.

Cerclés en rouge les trois piliers conservés (sur les sept assurant le fondement du transept) les quatre autres (vous en voyez un disparaître dans le film) étant marqués par des points noirs.

Ne trouvez-vous pas étranges ces trois points en triangle comme dans une signature maçonnique ? Si l'architecte du nouvel édifice voulait conserver, de façon anodine, trois piliers du choeur en granit rose pour évoquer l'antique église, il aurait pu choisir un alignement différent, à gauche, à droite, en haut. Non, trois points parfaitement isocèles, comme une signature entourant, narguant, l'emplacement de l'ancien maître-autel, site de la Messe, et qui projettent leur ombre sur cette photo ! Faut-il rappeler aussi que l'autel majeur et perpétuel, placé au fond du choeur a été enseveli et détruit comme un vulgaire tas de pierre ?

Coïncidences tout cela ? Etrange, tout de même en ces années anniversaires des tentatives de destruction de l'Eglise (avec un grand E). Oui, trois points, d'interrogation ???

Faut-il rappeler, une fois de plus, que la décision du maire de Gesté (suivi de sa Colonne Municipale), de commencer les travaux de destruction le 19 juin, fut appliquée dans la plus totale illégalité, le Tribunal administratif de Nantes ayant interdit la démolition.La Gendarmerie aurait du interpeller cet  individu comme n'importe quel délinquant causant des dégradations.

Alors une question: Le maire de Gesté était sûr de sa protection pour oser défier la Loi ? Détruire l'église de sa ville ? Alors que monter sur le toit d'une mosquée en construction, sans dégradation, entraîne 48 heures de Garde à vue ? Etrange, non ?

Laissons tout ceci à notre réflexion et Bonne année......Quand même !

Gesté. Encore ? Oui car encore des interrogations....

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