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31 janvier 1793

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Décret de la Convention qui ordonne de faire reconnaître l'identité du cadavre de Pâris suicidé à Forges les Eaux.

Philippe Nicolas de Pâris est cet ancien garde du corps du Roi qui, cherchant Philippe-Egalité au Palais Royal , le 20 janvier 1793, afin de le tuer pour le vote régicide de son propre cousin, ne le trouve pas. Il se rabat sur un restaurant du même Palais et voit Michel Lepelletier, lui demande s'il a bien voté la mort du Roi et sur sa réponse affirmative le transperce de son épée. Lepelletier mourra de sa blessure quelques heures avant Louis XVI. Pâris, se cachant, sera reconnu quelques jours plus tard par un marchand de lapins. Pour échapper au sort qui l'attend il se suicide d'un coup de pistolet dans la tête à Forges les Eaux.

Décret relatif à la conduite des généraux dans les pays où sont entrés ou entreront :

Article IV: Les peuples des villes et des territoires qui ne se seraient pas assemblés dans la quinzaine ou au plus tard, seront déclarés ne vouloir être amis du peuple français. La République les traitera comme des peuples qui refusent d'adopter ou de se donner un gouvernement fondé sur la Liberté et l'Egalité.

Décret qui interprète l'article du Décret du 20 septembre 1792 par lequel la majorité est fixée à 21 ans et que les majeurs de 21 ans doivent être considérés comme les majeurs de 25 ans.

Cela abaisse donc l'âge de la conscription pour le départ à la guerre !

Décret qui autorise les citoyens français à armer en course considérant les dispositions hostiles du gouvernement anglais. Le Ministre de la Marine délivrera des Lettres de marque ou permission en blanc d'armer en guerre pour courir sur les ennemis de la République.

La Convention nationale suspend l'exécution du Décret du 4-13 mai 1791 qui prohibe l'importation et la vente en France des navires et autres bâtiments de contruction étrangère.

Décret encourageant la délation: Décret qui accorde la somme de TROIS MILLE livres au dénonciateur de Geoffroy-Pierre Réal-Desperrières fabricant et distributeur de faux assignats.

C'est beau la Liberté et l'Egalité !

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UNE PREMIERE: REYNALD SECHER, PHILIPPE de VILLIERS

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rousseau--PH-DE-VILLIERS-ET-R-SECHER-A-NANTES--2-.jpgMardi 29 janvier étaient réunis pour la première fois de leur existence sur la scène de la salle Bretagne, à Nantes, les réanimateurs de la mémoire anesthésiée, assoupie, des Guerres de l’Ouest et plus particulièrement  de la Vendée: Reynald Sécher et Philippe de Villiers.

Le réanimateur Philippe de Villiers avait commencé sa thérapeutique le premier, en 1977, en mettant sur pied une thérapie spectaculaire, au sens spectacle du terme, avec la mise en place et  en scène du Puy du Fou ; une manière visuelle de marquer les esprits sur l’Histoire d’un peuple qui vivait tranquille avec sa foi et ses coutumes qu’une bande d’olibrius jacobins décida de briser dans la fureur, le sang et les exactions. Le succès du Puy du Fou est connu de tous ainsi que celui de son enfant, le Grand Parc, récompensé récemment par le premier prix international des Parcs à Thème. Comme quoi la culture n’est pas nécessairement la recherche de la stupidité, du Bling-bling et du hamburger.

Le réanimateur Reynald Sécher, en 1985,  s’attaqua lui, par un terme qu’il a créé, au Mémoricide  avec des anti-anesthésiants trouvés dans les pharmacies des Archives, qu’elles soient nationales, départementales, municipales ou privées. Mais les anesthésistes patentés lui firent payer très cher la thérapie Historico-politique après sa thèse sur le Génocide franco-français. Au moins il eut les coudées franches et ne fut pas obligé d’aller à la soupe.

C’est donc sur un double registre que se passa la soirée de mardi, de 21 H à 23 H 15. Cinq cents personnes (un peu plus) s’étaient déplacées ; on dut même refuser des retardataires. Reynald Sécher ouvrit la soirée sur son thème actuel : « Génocide, Mémoricide », rendant hommage à Philippe de Villiers pour son travail au service de la vérité. Il expliqua les différentes étapes, à travers les différentes lois qui amenèrent à une extermination qui se serait propagée à la France entière s’il n’y avait pas eu la chute de Robespierre et de ses psychopathes associés. Bien que, selon lui, la situation resta floue jusqu’à l’exécution de Carrier en décembre 1794. Reynald Sécher fit de l’Histoire universitaire et très pédagogique donc compréhensible par tous.

DSCN0177.JPGAvec son « Roman de Charette » Philippe de Villiers plongea son auditoire dans l’Histoire sous une autre forme. Son ouvrage, rédigé à la première personne, nous fit entrer de plein pied dans la vie du Chef vendéen, britto-vendéen devrait-on dire car le Pays de Retz, qu’il n’a pas quitté, est breton, c’est la Révolution (et non Pétain) qui, avec la création des départements, l’a enlevé à la Bretagne. Bref, de l’enfance à Couffé (à mi-chemin entre Nantes et Ancenis), les démêlés avec la mer à Brest, la guerre aux Amériques par l’officier de marine, le retour en France, la découverte des dégâts du « progrès » révolutionnaire et l’engagement dans la contre-révolution, c’est Charette lui-même qui nous conte son histoire, l’Histoire. Avec brio, humour, quelques fines allusions glissées, jusqu’à la fin tragique place des Agriculteurs à Nantes où le conteur mime les ultimes instants, ce n’est pas Villiers qui parle, c’est Charette. La même impression que dans son ouvrage où ce n’est pas Villiers qui écrit, c’est Charette qui parle. Du grand art pour un non comédien qui joue très bien son texte. Jusqu’à la petite touche que je partage : les derniers mots de Charette ne furent pas son acte de contrition, puisqu’il l’avait déjà dit en recevant l’absolution rue de Gorges, mais le chant final des complies : « In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum » (Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit). Il faut insister sur le fait que « Le roman de Charette » n’est pas un roman au sens habituel du terme mais la façon de raconter une histoire qui est de l’Histoire.

Reynald Sécher avait reçu de brillants applaudissements : Philippe de Villiers reçut une longue « standing ovation », comme on dit en breton.rousseau PH DE VILLIERS ET R SECHER A NANTES (3)

Difficile, après cela, et après que les deux intervenants aient échangé des gestes d’amitiés et,  se tenant par les épaules, aient subi une nouvelle salve d’applaudissements de présenter de façon rapide le programme des manifestations du souvenir organisées, à Nantes, par le Souvenir Chouan de Bretagne, en hommage à ceux dont le combat et les raisons du combat venaient d’être évoquées:

14 juillet sur les pas de Cathelineau, 17 novembre Commémoration des Noyades de Nantes dont Philippe de Villiers confirme, en direct, qu’il accepte l’invitation à les présider, faite par le SCB, 22 décembre la bataille-massacre de Savenay.

 

Des spectateurs heureux, des auteurs heureux, de bons livres vendus et dédicacés : une belle soirée.

La prestation de Philippe de Villiers et Reynald Secher sera filmée par un professionnel à Grand Champ. Un DVD a été réalisé et vendu au prix de 13€ port compris.

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31 JANVIER 1793, enterrement du MARQUIS DE LA ROUËRIE

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Marquis de la Rouërie

Nous avons vu, hier, comment l'état de santé d'Armand Tuffin s'était brutalement aggravé après qu'il eût lu, dans "Le Moniteur", la mort sur l'échafaud de Louis XVI. Il est logique de consacrer une deuxième page de Blog à ce personnage hors du commun, officier de Dragons et organisateur inégalé de l'Association Bretonne qui sera à la base de la Chouannerie bretonne et mainiote ; il aura en effet eu le temps de former à ses théories judicieuses Jean Cottereau qui deviendra le fameux Jean Chouan.

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Décédé le 30 au matin dans une chambre du premier étage du château de La Guyomarais, recherché par les troupes de la Convention, il n'est pas possible d'inhumer le marquis de La Rouërie dans le caveau des La Guyomarais, à Saint Denoual, le bourg étant occupé par les Bleus. La décision est donc prise de l'inhumer dans les bois. Le lieu du Vieux Semis fut choisi, une fosse creusée par Thébault de La Chauvinais, précepteur des enfants La Guyomarais.

Au plus sombre de la nuit du 30 au 31, le corps de Monsieur Armand Tuffin fut dénudé, mis dans un drap, précautionneusement, amené près de la fosse préalablement tapissée de chaux. Le médecin Masson pratiqua, au scalpel, quelques incisions dans le corps, afin de favoriser la pénétration de la chaux qui fut versée sur le corps inhumé ;  la fosse fut refermée, cachée sous les feuilles mortes, un houx planté pour marquer l'endroit. 

Assistaient à l'inhumation clandestine: Monsieur de La Guyomarais, Thébault de La Chauvinais, Perrin le jardinier, le docteur Masson, Chafner major amériquain ancien officier et ami du marquis, Georges de Fontévieux ami et confident du marquis. 

Monsieur de La Guyomarais, rédigera et signera l'acte de décès et d'inhumation, ainsi que le docteur Masson, le major Chafner, Georges de Fontévieux, le mettra dans une bouteille qui sera cachée au pied d'un arbre et retrouvée en 1835.                    

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P1050670-copie-1.JPGHier, la tombe telle qu'elle se présente aujourd'hui, a été fleurie par deux fidèles du Souvenir Chouan au nom de l'Association. Les Américains connaissent, eux, le colonel Armand ; l'ambassade des Etats Unis a fait ériger, il y a quelques années, une stèle, en hommage "au héros de la guerre d'Indépendance des Etats Unis d'Amérique, Défenseur des libertés Bretonnes et Fondateur de l'Association Bretonne". La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne consacrera à ce héros peu connu un long article dans La Revue de juin. Merci à Pierre et Geneviève pour le déplacement, le bouquet et les clichés.                                                              

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LA CONVENTION OU CHASSEUR DE PRIMES EN 1793

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WANTED FOR MURDER

Philippe Nicolas Marie de Pâris

responsable de la mort par coup d'épée de

Louis-Michel Lepelletier de Saint Fargeau

Conventionnel régicide

le 20 janvier 1793.

Le décret de la Convention, en date du 30 janvier 1793 offre une récompense de DIX MILLE livres (14.200€) à qui découvrira, arrêtera ou fera arrêter Pâris.

C'est un nouveau mode d'action contre les ennemis de la révolution. Après la rémunération, on en viendra tout doucement à loi des suspects (acte non rémunéré). Déjà la méthode est en marche contre les prêtres réfractaires ; il suffit d'avoir quelques dénonciateurs, même s'ils ne connaissent pas le prêtre en question. Ce sont les bases de la démocratie et des valeurs de la République chères - très chères - à certains hommes politiques qui auraient besoin d'un sérieux recyclage, en Histoire, et autres vraies valeurs.

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Le Peletier (ou Lepelletier) de Saint Fargeau, ancêtre de l'académicien Jean d'Ormesson, s'est trouvé le dimanche 20 janvier 1793 au mauvais endroit, au mauvais moment. L'ancien garde du corps de Louis XVI, Philippe Nicolas Marie de Pâris, cherchait, au Palais Royal, Philippe Egalité (qui sera égalisé dans quelques mois) pour lui faire regretter son vote pour la mort de son cousin, le Roi ; recherches vaines et c'est Lepelletier, lui aussi régicide, qui va prendre le mauvais coup du sort. David, peintre sculpteur serve, et constitutionnel régicide, réalise ce tableau pour les funérailles du dîneur malheureux. Lequel aura des funérailles nationales, c'est à dire parisiennes et sera inhumé au Panthéon.

Sa fille, Louise Suzanne, par un décret de la Convention, en date du 25 janvier, sera la première pupille de la nation. Deux ans plus tard elle épousera un de ses cousins, deviendra royaliste, demandera à récupérer le corps de son père, qui sera extrait du Panthéon. Elle rachètera, en 1826, le tableau de David à ses héritiers lequel disparaîtra ( le tableau, pas David).

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MERCREDI 30 JANVIER 1793, MORT DU MARQUIS DE LA ROUËRIE

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Armand Charles Tuffin, marquis de La Rouërie, est le premier mort royaliste suite à l'exécution de Louis XVI le 21 janvier.

Depuis le 12 janvier, il s'est réfugié au château de La Guyomarais, à une trentaine de kilomètres au Nord-Ouest de Dinan, étant pourchassé par les troupes de la Convention informée de la création de l'Association Bretonne et du danger qu'elle représente pour la révolution. (Notons que l'Association Bretonne existant à l'heure actuelle n'a absolument rien à voir, en tant que cercle littéraire et de conférences avec l'organisation guerrière et politique du Marquis, aux origines de la Chouannerie).

Il n'a pas quarante deux ans et pourtant une vie très bien remplie.     

 Copie-de-LA-ROUERIE-MANOIR-copie-2.JPGNé à Fougères le 13 avril 1751, il a passé toute son enfance au château familial de La Rouërie, à Saint-Ouen-La-Rouërie à 20 Km en dessous du Mont Saint Michel. A quinze ans il quitte Saint Ouen pour Versailles où il entre dans les Gardes Françaises. Très jeune il a montré un net penchant pour les bagarres et leur commandement. Quoi de mieux que les Gardes Françaises pour canaliser ces dispositions ? Pourtant, au bout de quelques temps, l'inaction lui pèse, il cherche le guilledou, devient père, se bat en duel ; le roi Louis XVI le menace de pendaison pour y avoir blessé un de ses amis. Armand part en Suisse. Absout quelques temps après par le Roi, à condition de se retirer sur ses terres, la marquis revient en Bretagne.

 Initié dans les Loges (Aimable Concorde, Parfaite Union), il s'intéresse au soulèvement des Insurgents aux Amériques, trouve un embarquement à Nantes et le 13 avril 1777 débarque au Delaware et fait ses offres de service. Il demande à abandonner son nom et son titre ; il sera appelé "colonel Armand".

Il accumule les succès militaires, de beaux états de service et les félicitations:"Je certifie que le colonel Armand a servi, avec son corps, pendant plusieurs mois, et s'est conduit dans toutes les occasions comme un officier brave et prudent. Il ne m'a été porté aucune plainte de la part des habitants contre aucun homme de sa troupe pour quelque sujet que ce soit"déclare le général Scott, adjoint de Washington. Et de Washington lui-même:"Le colonel Armand est un officier de grand mérite, ce qui, ajouté à sa qualité d'étranger, à son rang dans la vie, et aux sacrifices financiers qu'il a consentis, fait un point d'honneur et de justice de continuer à lui accorder les moyens de servir honorablement". Il faut souligner qu'il soutient le combat et celui de ses hommes de ses propres deniers !

Il rentre en France en 1781 et se présente au Roi pour faire valoir ses états de service ; il est confirmé dans son grade de colonel de Dragons et, en plus, Louis XVI le fait Chevalier de l'ordre militaire et royal de saint Louis. Rentré à Saint Ouen La Rouërie, il vend des terrains, il en hypothèque d'autres de façon à financer ses troupes aux Amériques où il arrive en juin 1781.La guerre d'indépendance se termine par le Traité de Paris, le 3 septembre 1783 ; Armand Tuffin de La Rouërie, qui a été fait brigadier-général rentre en Bretagne en juin 1784.

Il ramène, entr'autres, des tulipiers que l'on voit toujours, à gauche du château de La Rouërie. Il ramène aussi la médaille des chevaliers de l'ordre des Cincinatti, association créé par Washington pour ceux qui se sont battus pour l'indépendance des Etats-Unis (Cincinnatus est ce laboureur romain que le Sénat vint chercher pour mener les armées et qui, une fois la victoire acquise, rentra chez lui et fit de son épée un soc de charrue).

Vrai soldat aux titres de gloire plus éminents que ceux de glorioles d'un Lafayette (combattant de lit comme le dit Reynald Secher) il a oeuvré sur le terrain dans des conditions magnifiques: Il est, hélas!, moins connu que l'encensé du cimetière de Picpus, y compris dans sa propre Bretagne.

Il vise un projet de rejoindre la Prusse, pour étudier l'armée des Prussiens, mais son épouse est gravement malade de troubles pulmonaires. Un médecin réputé, Valentin Chevetel, va s'occuper de sa santé et lui conseiller une cure à Cauterets où elle meure.

Armand Tuffin décide de rester en Bretagne. Il chasse. Mais cela n'est pas suffisant pour ce non inactif. Dans le conflit opposant Versailles au Parlement de Bretagne, il s'engage pour La Chalotais, son Président qui estime les ordres de Versailles contraires aux accords de 1532 (taité d'Union à la France). Une délégation de douze députés, dont il fait partie, va à Versailles exprimer le désaccord des Bretons au Roi qui refuse de les recevoir. Ils restent à Paris, pour attendre le bon vouloir de Sa Majesté: le 14 juillet (!!!) 1788, la délégation est "embastillée" ; le séjour n'est pas trop pénible: on leur livre 240 bouteilles de vin et même un billard ! Le 25 août, le ministère Brienne tombe ; ils sont libérés. Leur arrivée en Bretagne est un vrai triomphe.

Et ce qui est surprenant dans sa réaction aux évènements nouveaux qui submergent alors le royaume, lui le combattant aux Amériques pour la révolution anglaise anti Anglais, c'est que son sens libéral des idées, developpées par sa franc-maçonnerie, va achopper sur la décision des députés bretons qui, en faisant adopter l'abolition des privilèges (lois privées), entraînent l'abolition des accords de 1532. Décision illégale car non soumise au Parlement de la Bretagne, Etat de plein droit, uni à la France.

Avec le comte Ranconnet de Noyan, il décide de créer une Association pour la Défense des Lois Particulières de la Bretagne: ce sera l'Association Bretonne, la matrice de la chouannerie. Il leur faut un appui politique ; Louis XVI manque de puissance, entouré comme il est par les révolutionnaires. Un contact est pris auprès du comte d'Artois (futur Charles X) à Coblence. Contact décevant. Rentrant à Paris, Armand et ses compagnons logent chez Valentin Chevetel qui, à La Rouërie, était devenu un ami. Lui faisant confiance, le marquis le fait entrer dans la confidence. Le malheur est que Chevetel s'est rapproché des révolutionnaires, en particulier de Danton et "balance".

Dans chaque ville de diocèses bretons, il met en place un vrai réseau de conseils exécutifs chargés du recrutement de combattants, les grades étant remis en fonction des compétences et non des titres. Il dénonce la Constitution Civile du clergé, les impôts multipliés par trois, la pauvreté qui s'aggrave. Le soulèvement prévu pour l'automne 1792 est repoussé, à cause de l'accrochage de Valmy, au 10 mars 1793. La Rouërie reste en Bretagne. Chevetel participe à tous les préparatifs, renseignant utilement Danton.

P1050667-copie-1.JPG 

Armand Tuffin de La Rouërie et ses amis, dont son fidèle Saint-Pierre chevauchent dans des conditions pénibles. Saint-Pierre attrape une pneumonie, puis Armand. Ils se réfugient à La Guyomarais, à 30 km de Dinan. Le 24 janvier, les Bleus sont à leur recherche. Monsieur de La Guyomarais les cache dans une ferme. Si Saint- Pierre est guéri, l'état du marquis empire.

Le 25, le journal arrive et le marquis en demande la lecture, pour savoir où en est le procès du Roi. Saint-Pierre édulcore les nouvelles. Pressentant les évènements, le marquis demande un verre d'eau à Saint-Pierre qui  va le chercher en oubliant le journal.

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Alors Armand Tuffin lit la terrible nouvelle:"Ils ont osé faire ça!". Il s'effondre, anéanti, et va passer quatre jours de délire, de prostration, d'extême agitation.

Il meurt le 30 janvier vers cinq heures du matin.

Aujourd'hui, en ce 220 ème anniversaire de tristesse, deux fidèles membres du Souvenir Chouan de Bretagne sont allés déposer un bouquet de fleurs, blanches et rouges, sur la tombe de cet homme hors du commun, ce soldat abattu parfois,  battu jamais.

"Armand Tuffin de La Rouërie, un aristocrate breton, un personnage vraiment extraordinaire qui joignait aux passions les plus fortes un esprit souple, au machiavélisme de l'aristocratie un talent de négociateur, et à l'intrépidité du soldat les vues d'un grand général, fut l'auteur principal de cette stupéfiante conspiration. Après avoir conçu le plan intégral, son vaste génie en a prévu jusqu'au plus infimes détails. Il en préparé l'exécution avec une habileté réellement incomprarable".

C'est un révolutionnaire, Claude Basire,  futur guillotiné, qui rend cet hommage à Armand Tuffin, marquis de La Rouërie, colonel Armand pour les Insurgents.




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21 JANVIER 2013, une rare homélie d'un prêtre parisien...

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La mort du Roi fut le principe durable de la division des Français. D'une France qui ne s'en est, à vrai dire, jamais complètement remise comme en témoigne l'instabilité institutionnelle, sociale et politique qui depuis la caractérise. Une division, donc, qui marque non seulement ceux qui en déplorent la cause, mais aussi, volens nolens, tous ceux qui s'en réjouissent ou qui lui sont devenus indifférents. Une division qui nous touche tous parce que la mort du Roi fut un parricide, un parricide qui alimente la mauvaise conscience comme on le voit par l'acharnement des oligarchies au pouvoir à nier les valeurs de l'ancienne France en cherchant à leur substituer, par mode d'incantation, les prétendues « valeurs républicaines » et leur douteuse esthétique.

Cette division opère à deux niveaux. D'abord au niveau politique, où elle a été pérennisée par les institutions. Vous le savez, depuis deux cents ans, les révolutionnaires n'ont eu de cesse d'abattre toute résurgence du principe monarchique sous quelque forme qu'il pût se présenter. Pour imposer un régime incapable, structurellement, de réconcilier les Français puisque fondé sur le principe majoritaire qui ostracise nécessairement la minorité. Comment un chef de parti peut-il soudain se déclarer président de tous les Français ? Par quelle magie peut-il incarner, lui, sorti du nombre, c'est-à-dire du même, quelque chose qui est au-dessus du nombre, qui relève de l'autre, de la transcendance ? Si d'aventure il s'essaie à vouloir tout embrasser, il mécontente les uns sans satisfaire les autres. Non, la division des Français ne peut se résorber en rendant un culte au Nombre, divinité capricieuse et funeste car, en évinçant la vérité, elle réduit tout l'ordre politique à ce qui est instantané, sans épaisseur, bref à ce qui est périssable et matériel, donc indigne de l'humanité de l'homme.

Cette division opère ensuite au niveau anthropologique, où elle est sans cesse élargie par les coups répétés portés contre le socle de la loi naturelle que la civilisation chrétienne avait heureusement remise à l'honneur. Les auteurs de ce bouleversement ? Le cardinal Ratzinger les identifiait en 1985 dans son Entretien sur la foi : « une classe moyenne supérieure, la nouvelle bourgeoisie du tertiaire, avec son idéologie libéralo-radicale, de type individualiste, rationaliste, hédoniste ». Les causes de ce mouvement, où la France s'est malheureusement illustrée, sont à chercher, là aussi, sur la place de la Concorde.

En frappant le Roi, on frappait avec lui la famille. La famille et le roi sont en effet indissolublement liés : le roi – à la différence de la république, pure abstraction – est un être de chair, sexué, situé dans une filiation, fruit d'un passé, ouvert sur une descendance. Il n'y a pas de roi s'il n'y a pas de famille royale. Et parce que le roi est à chercher au sein d'une famille, il est aussi le garant de ce dont toutes les familles témoignent : la continuité dans l'histoire et la relation tant horizontale au niveau conjugal que verticale au niveau filial, relation qui porte le beau nom d'amour. Mise un jour à la tête d'un peuple par les circonstances, la famille royale représente à chaque moment du temps la nation, avec cette hauteur de vue propre à l'institution qui par essence transcende l'instant. Elle représente le peuple, qui se comprend alors comme famille de familles, partageant le même enracinement – souvent par le sang versé – et tourné vers le même destin. La transcendance symbolique de la famille royale fait ressortir la transcendance de la nation, sa profonde unité, dans la diversité des individus et des communautés qui la constituent, dont la plus importante, la plus fondamentale, est la société familiale, matrice de tout l'ordre social par les valeurs propres qu'elles véhiculent et dont la première est la charité, société antérieure même à l'Etat qui se doit d'être au service de la communauté que forment toutes les familles d'une nation.

En frappant le Roi, on a frappé la famille à sa tête, et depuis on s'acharne sur ses membres. L'indifférenciation sexuelle véhiculée par la théorie du genre en est le dernier avatar, avec ses conséquences monstrueuses que sont déjà la PMA et bientôt la GPA. Ce nouveau projet s'inscrit en effet dans un ensemble qui dure depuis des décennies, voire depuis le début pour certains de ses éléments : fragilisation de la famille par le divorce, par la diffusion de la contraception, par un féminisme idéologique ; agression contre ses membres par le culte de la drogue, par l'avortement, par l'eugénisme et par l'euthanasie. Chaque jour davantage – et nous constatons l'accélération du processus au cours de ce quinquennat – la dignité et l'indisponibilité de la personne se voient bafouées. La destruction de la famille et le renvoi de l'individu à ses instincts constituent-t-ils un progrès ? On peut en douter en voyant monter le mal-être de tant de nos concitoyens, profondément perturbés dans leur identité d'homme ou de femme, renvoyés à leur solitude et bientôt à leur précarité, tandis que les liens du corps social ne cessent de se distendre et de perdre en gratuité. Car en frappant la famille, on a frappé le principe de l'inconditionnalité de l'amour, du pardon, de la réconciliation, de la solidarité, du sacrifice. De tout ce qui, rayonnant du foyer qu'est la famille, fortifie la société et la rend prospère.

Cette destruction programmée et progressive des institutions du droit naturel suscite des résistances. Bien vite chloroformées par l'intelligentsia au pouvoir qui pratique la manipulation des esprits et ce bientôt dès le berceau. Mainmise de l'Etat sur l'école par un ministère de l'Education nationale qui ressemble de plus en plus à celui de la Propagande et de la Formation du Peuple dirigé naguère chez nos voisins par le Dr Goebbels. Mais à la différence des régimes totalitaires d'autrefois, le nôtre ajoute sa note sournoise et hypocrite. En promouvant les instincts les plus élémentaires, en niant qu'ils puissent être normés pour être humanisés, il les rend vulgaires et destructeurs. Il en fait surtout le meilleur camp d'internement possible : celui où l'on ne s'aperçoit plus qu'on est surveillé d'un mirador et entouré de barbelés. « Flatter l'égocentrisme et laisser libre cours aux passions donne cette illusion de liberté sans responsabilité que l'Etat accorde d'autant plus volontiers qu'il acquiert un pouvoir illimité, tout en gratifiant chacun du sentiment de mener sa vie comme il l'entend et d'être le seul maître de lui-même » ai-je lu récemment (La Nef, janv. 2013, p. 14). Parfaite image du bobo dénoncée tout à l'heure par Benoît XVI, artisan en même temps que victime de ce qu'il faut bien appeler, avec Jean-Paul II, un nouveau totalitarisme. Dans son encyclique Veritatis splendor, le Pape qui avait béatifié l'Empereur Charles d'Autriche disait en effet : « Quand il n'existe aucune vérité ultime qui guide et oriente l'action politique, alors les idées et les convictions peuvent être facilement exploitées au profit du pouvoir. Une démocratie sans valeurs, sans vérité, se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l'histoire ». Je parlais de division toujours accrue. C'est bien ce que nous constatons aujourd'hui : les vérités anthropologiques hier encore incontestées deviennent le lieu d'affrontements toujours plus violents, où la haine provient le plus souvent de ceux qui font profession de tolérance. Comme l'écrivait il y a peu le clergé anglais dans le Daily Telegraph, les catholiques, en s'opposant à ces multiples dénaturations, connaissent déjà aujourd'hui l'ostracisme et connaîtront demain peut-être la persécution. Et ils ne font ici que défendre des vérités universelles, accessibles de soi à la conscience de tout homme !

Mais ne nous y trompons pas : le combat que nous avons à mener est spirituel avant tout. Car la cause de cette dénaturation est profonde. Fondamentalement, elle est diabolique. Derrière Sanson, derrière Robespierre, se tenait Satan, comme il se tient aujourd'hui derrière les associations qui ont pris en otage des politiciens décervelés, avides de pouvoir, indifférents à la vérité et au bien. Satan l'Accusateur, qui à travers les Fouquier-Tinville, les Vychinski*, les Freisler** de l'histoire, s'acharne sur les justes. Satan le Diviseur, qui promeut l'amour de soi jusqu'au mépris des autres. Satan le Mensonger, qui fait de la liberté, de l'égalité et de la fraternité des sophismes dissimulant une entreprise d'asservissement, de discrimination et de haine. Satan l'Homicide, qui non content de tuer les corps cherche aussi à tuer les âmes en les recourbant sur elles-mêmes. Le 21 janvier 1793 ses séides ont décapité le Roi : ils ont séparé la tête du corps. Acte doublement symbolique : la tête de la nation du corps de son peuple, mais plus profondément : la tête (le Christ) de son corps mystique (l'Église). En découronnant le Roi, ils cherchaient à découronner le Christ. En tuant Louis, celui qui les manipulait visait Jésus. Jésus qui vivait en Louis, comme nous l'a rappelé si admirablement son Testament. Ces nains – et ceux qui prétendent nous gouverner après eux – n'étaient pas à la hauteur de ce géant. Avec Jésus, Louis pouvait leur dire : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». Comme Jésus face à Pilate, Louis ne faisait pas nombre avec eux, il était au-dessus. C'est pourquoi nous sommes ici, ce soir, à honorer sa mémoire.

Notes SCB:

* Le Fouquier-Tinville des tribunaux soviétiques, remarquable par sa sauvagerie.

** Juge hitlérien, d'une rare sauvagerie, il a le sang de milliers de victimes sur les mains.

 

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VERTU... VOL ET CONCUSSION... de Rousseau à Barère...

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Un décret intéressant pris par la Convention nationale:

" Décret pour mettre en arrestation les Membres du Directoire des Achats".

Le Directoire des Achats est une appellation qui semble futile. En réalité, ce Directoire a été créé par le ministre Pache pour gérer tous les achats de fournitures alimentaires et militaires ; en gros de la farine jusqu'aux canons. Une bande d'aigrefins va s'abattre sur un marché juteux, permettant de "s'en mettre plein les poches" sur le dos de ces braves soldats que l'on a convaincus de se battre pour un noble idéal.

Les membres dirigeants de ce Directoire des Achats sont, en particulier, les dénommés Jacques Bidermann et Marx Beer qui devaient recevoir entre 2 et 3 % du volume des transactions (Archives Nationales). Ces deux financiers sont des banquiers suisses, israélites d'après Kahn (Les Juifs dans la Révolution, Paris 1899).

Affaire à suivre sur ces profiteurs du système révolutionnaire, protecteur des "Droits de l'Homme" mis en arrestation pour "abus de biens sociaux" comme on dit maintenant !

 

-Autre décret, la révolution ayant envahi le territoire belge: "La Convention décrète que les trois légions belges et liégeoises feront partie, provisoirement, des armées de la République française ; elles seront soldées ainsi, et de la même manière, que les troupes de la République.

-La Convention décrète:"Les produits de la vente des mobiliers des émigrés, trouvés dans les pays occupés par l'armée française, seront versés entre les mains des payeurs de la guerre existant sur les lieux".

-Décret de la Convention nationale relatif à la poursuite des attentats commis à Sainte Affrique (Aveyron) contre le club des Jacobins et l'Arbre de la liberté.

-Décret de  la Convention nationale qui change le nom de Beaumont le Vicomte, dans la Sarthe, en Beaumont sur Sarthe.

Ce dernier décret est la poursuite de changements d'appellations, aussi sottes que niaises, telles le Mont Saint Michel qui devient le Mont Michel, Fontenay le Comte- Fontenay le peuple- Saint Florent le Vieil, Mont Glonne etc...

Slogan vieux de 220 ans: "Le changement, c'est maintenant ! ".


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VENDREDI 25 JANVIER 1792...Conscription en vue.

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RabautSaint-Etienne-inverse.jpgDepuis hier, le Président de la Convention est Jean-Paul Rabault de Saint Eienne dit, comme c'en est l'époque, Rabault Saint Etienne. Pasteur protestant nîmois, âgé de 39 ans, député de Beaucaire aux Etats-Généraux il a été élu à la Convention, par le département de l'Aube, le 2 septembre. Il ne présage pas que, dans 11 mois, il décèdera d'une coupure de rasoir, place de la Révolution et prendra un long repos éternel dans le jardin de La Madeleine, sans doute proche de Louis XVI dont il ne voulait pas la mort.

En ce vendredi 25 janvier, il préside les séances avec ses votes de décrets, dont un, dans un mois, va mettre le feu aux poudres, et pour des années.

En effet : "La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de son Comité de Défense générale décrète que la force armée soldée de terre dont la République disposera pour l'année 1793 sera portée à 502 mille hommes dont 55 mille de cavalerie  et 20 mille hommes d'artillerie. Renvoie aux comités de la Guerre et des Finances réunis pour lui présenter les détails d'exécution du plan général offert par le Comité de Défense générale".

Il va falloir trouver les 300 mille hommes manquants !

Autre (long) décret concernant l'organisation des ports, des chantiers de constructions navales et des personnels afférents. Nouveauté: l'introduction du vote pour les "montées en grade, titres et postes à responsabilité"!

L'artillerie va dire canon, qui dit canons dit fonderies, qui dit fonderies dit bois pour les fours. Dans l'Ouest, ce ne sont pas seulement les humains qui vont "trinquer" mais aussi les forêts et, comme pour les hommes, ce sera du jamais vu.

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AU ROYAUME DES BORGNES LES AVEUGLES SONT ROIS...

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Robespierre 1792 Il a été honteusement caché aux téléspectateurs qui ont nuitamment regardé l'émission de Franck Ferrand "L'ombre d'un doute: Robespierre bourreau de la Vendée" qu'ils avaient été honteusement abusés par une clique d'extrême droite de révisionnistes avérés, utilisant des arguties fallacieuses et des contre-vérités à l'encontre du brave homme que fut Maximilien(de) Robespierre.

Les révolutionnaires en campagne dans l'Ouest ont été odieusement  agressés par les contre-révolutionnaires. Cette rebellion est honteuse alors que la révolution apportait le bonheur. D'ailleurs, s'il y a eu des crimes, la monarchie en a commis bien plus au long de son histoire.

Oui, la devise de la république de l'époque ne voulait que le bonheur du peuple. La mort, comme le dit la même devise? n'étant que pour ceux qui ne voulaient pas être Libres Egaux et Fraternels !

Si vous avez l'ombre d'un doute, cliquez sur cette devise et vous serez éclairés.

Liberté ou Mort

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CHARETTE par PHILIPPE DE VILLIERS, C'EST A NANTES...

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image0Un ouvrage de plus sur le chef britanno-vendéen ? Non, un ouvrage unique réalisé par Philippe de Villiers. Nous sommes habitués à divers auteurs qui ont écrit, jusqu'à plus soif, sur un des héros du Soulèvement de1793.

Le style utilisé par l'ancien Président du Conseil Général de Vendée est tout autre: le roman ; pas au sens détourné du terme, où la part de romance et d'approximations historiques se côtoient. Non le Roman où le style fait appel à la narration, ici par le héros: c'est Villiers qui écrit mais c'est Charette qui s'exprime.

Des faits d'Histoire connus, mais racontés, à la première personne, par celui qui les a vécus. Des faits d'Histoire indiscutables, connus par l'écrivain, comme s'il avait été là. Un style de narration rare et peu facile à manier, non seulement dans les épisodes du soulèvement de 1793 à 1796, mais dans la description, pas assez connue, de la vie du Charette officier de marine, depuis ses débuts comme garde de marine, à Brest, et son premier embarquement pour la guerre"aux Amériques". Philippe de Villiers, terrien amariné pour l'occasion, nous rappelle ou fait découvrir les termes de la marine en bois et les préparatifs pour faire de terriens des marins puis des combattants.

Une page mal connue de François-Athanase, né à Couffé en Loire Inférieure, en Bretagne, qui conduira son épopée de l'autre côté de l'eau, en Vendée.

Il faut venir écouter l'auteur de ce livre original par sa forme, profond par son histoire et d'une tellement agréable lecture, car il est très bien rédigé ; avec, lorsque Charette est revenu en Vendée, quelques expressions patoisantes du terroir. Vraiment de la belle ouvrage ! Un homme politique qui a "collé" à son territoire-terroir ; c'est tellement rare.

Soirée partagée avec Reynald Secher, initiateur de cette rencontre c'est:

MARDI 29 JANVIER A NANTES, SALLE BRETAGNE, 23 RUE VILLEBOIS-MAREUIL  A 20 H 30. La salle ne contient que 412 places ! Essayez d'arriver avant l'heure fatale.

Entrée 5 €, Etudiants 1€, Clergé invité.

Pour les Bretons d'au delà la Vilaine une soirée est prévue à Vannes. Soyez patients !


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