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QUE RESTE -T-IL DES TUILERIES ?

Publié le par culture

Le 27 mai, les Tuileries  ont enfin fini de brûler, les incendiaires ont mis ce qu'il fallait pour que tout, ou presque tout, soit consumé. Tout ce qui était orfèvrerie fine, qui avait échappé au pillage n'a laissé aucune trace, le bronze a fondu, même le marbre est tombé en cendre.
Ce qui semblerait indiquer une température avoisinant les 1000 degrés à certains endroits.
  
  220px-Salon Louis XIV (Eastman) Tuileries crop edited
220px-Grand Escalier haut (Eastman) Tuileries crop edited                                                     

Adieu Grand Escalier, salon Louis XIV..........

 

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 Mais les ruines ont encore belle allure et auraient pu être restaurées, il fallait refaire les planchers, la charpente, les toitures et bien sûr les aménagements intérieurs ; cela aurait eu un coût, moindre que la démolition, laquelle fut néanmoins votée par les députés, sous l'impulsion, semble-t-il d'un certain Georges Clémenceau en février 1879. La destruction était achevée en 1883, date à laquelle était inauguré l'Hôtel de Ville flambant neuf, qui lui aussi avait été totalement incendié.

 Les Tuileries, la monarchie, contre l'Hôtel de Ville, la Commune (1792 et 1870) les dés étaient pipés, le sort en était joué !

Il fallait supprimer, rayer du paysage parisien le témoin de la Monarchie royaliste et de son succédané la Monarchie Impériale. Viollet-le-duc avaient établi un projet de restauration qui n'aurait guère coûté plus que l'Hôtel de Ville et bien moins que la somptueuse Cité de Carcassonne.

Il reste quelques souvenirs, encore teintés par l'incendie, les plus émouvants installés dans le square Caïn, dans le quartier du Sentier.

 

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L'ensemble le plus complet est en Corse, il correspond au Pavillon de Bullant qui se trouvait près du Pavillon de Flore ; il a été amené là, pierre par pierre par Jérôme Pozzo di Borgo, à partir de 1882.

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LA COMMUNE VUE SUR LE "NET"

Publié le par culture

La Semaine sanglante est une chanson révolutionnaire de Jean-Baptiste Clément écrite en 1871 à Paris où il se cachait et chantée sur l'air du Chant des Paysans de Pierre Dupont[1].

Elle dénonce le massacre des Communards par l'armée du gouvernement provisoire d'Adolphe Thiers siégeant à Versailles. Ce massacre qui fit des dizaines de milliers de victimes fusillées sans jugement du 22 au 29 mai 1871 (environ 30 000) est le plus grand de toute l'histoire de Paris et dépasse de très loin celui beaucoup plus connu de la Saint Barthélémy d'août 1572.

La Semaine sanglante est l'épisode de répression qui mit fin à la Commune de Paris.

 Pas le moindre mot sur les victimes, lâchement assassinées qu'elles soient catholiques Archevêque, prêtres, religieux ou laïcs ou qu'elles soient les défenseurs de la légitimité du pouvoir.

Le paradoxe de 1871 est la reprise des dissenssions de 1793-1794. Thiers est un élu républicain, qui se trouve confronté à des Communards descendants des Montagnards issus eux aussi  de la Révolution. C'est donc une affaire interne entre républicains ou du moins entre Révolutionnaires. Et les Montagnards sont encore minoritaires ; ils cherchent à combler cette carence par leurs crimes, une fois de plus.

Que les Versaillais de Thiers- Pouvoir Légal - n'aient pas été "soft", tout le monde en convient. Mais sur le plan de la légalité, les Communistes, pardon les Communards, n'ont pas de leçon à donner, leurs exactions le démontrent. Et si eux étaient coupables de rebellion et de sédition, ceux qu'ils ont lâchement assassinés n'étaient ni rebelles ni séditieux.

 

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DE LA FAçON DE VOIR LA SEMAINE SANGLANTE.....

Publié le par culture

From: cercle.communiste
Sent: Tuesday, May 24, 2011 1:10 AM
To:
Subject: Pour les 140 ans du massacre des communards, débaptisons toutes les rues Thiers !

Du 21 au 29 Mai 1871, les troupes de Thiers écrasaient la Commune de Paris en massacrant 15 à 30000 communards. Il est grand temps de débaptiser les 423 rues qui portent encore le nom de ce boucher!

Le CCRP.

Pour les 140 ans du massacre des communards, débaptisons toutes les rues Thiers !

 

Du 21 au 29 Mai 1871, les troupes de Thiers écrasaient la Commune de Paris en massacrant 15 à 30000 communards. Il est grand temps de débaptiser les 423 rues qui portent encore le nom de ce boucher!

En écrasant la Commune de Paris pendant la « semaine sanglante », Adolphe Thiers, alias Foutriquet, est certainement devenu l’un des chefs d’états français avec le plus de sang sur les mains. Avec 15 à 30.000 morts entre le 21 et le 29 Mai 1871, ce massacre est l’un des plus importants de notre histoire.
Déjà bourreau des soulèvements de 1834 et 1848, ce « singe autorisé pour un moment à donner libre cours à ses instincts de tigre » comme le qualifiait Marx, a donné les instructions détaillées pour que la répression des communards soit la plus barbare possible : exécutions en masse sans procès, tir à vue sur les ambulances, torture des prisonniers…
Malgré cela, il y a fort à parier qu’une rue ou un boulevard porte le nom de cet ignoble boucher pas loin de chez vous, il est grand temps de réparer cette aberration !

 

Chacun d’entre nous peut aider à réparer cette injustice, très simplement :

 

 

 

Remarquons quand même que le rédacteur du texte ci-dessus ne fait aucune mention des otages, prêtres et religieux, non combattants, souvent otages, sans armes mais sauvagement assassinés, y compris l'Archevêque de Paris.

Voilà comment certains osent écrire l'Histoire.

Honte sur eux.

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26 MAI 1871, LES MASSACRES CONTINUENT A PARIS..........

Publié le par culture

 Rue Haxo Otages 1871 Monument

   A BELLEVILLE, en ce 26 mai 1871, les communards continuent leurs exactions. Au 85 rue François Nicolas Benoît Haxo, Cinquante deux personnes sont exécutées par les Fédérés (communards) sans l'ombre d'un jugement.

 

Parmi eux, 10 prêtres, 39 gendarmes ou Gardes Républicains, et 1 tailleur de pierre, 2 ébénistes.

Parmi les  dix prêtres les Pères jésuites Pierre Olivaint, Jean Caubert, Anatole de Bengy, les Pères de Picpus Ladislas Radigue, Polycarpe Tuffier, Marcellin Rouchouze, Frézal Tardieu, un Père de Saint Vincent de Paul Mathieu-Henri Planchat, l'abbé Jean-Marie Sabattier vicaire à N.D. de Lorette, l'abbé Paul Seigneret séminariste de Saint-Sulpice.

Rue-Haxo-Otages-1871-maison.jpg

 Enfermés à La Grande Roquette, ils en avaient été extraits sur décision d'un colonel des Fédérés, Emile Gois, après qu'il eut obtenu un ordre écrit des Communards de la mairie de Belleville.

 

 La décision de la fusillade fut prise, par délibération,  dans cette maison, surnommée la villa des otages,  au 85 de la rue Haxo, par les fédérés. Cette maison était le siège du deuxième secteur de la Commune. Le communard Varlin essaya, sans résultat, de s'opposer à cette exécution.

Le signal du massacre fut donné par une jeune fille, cantinière à la Garde Nationale (fédérés) en tirant dans la tête du Père Planchat, aumônier et fondateur du patronage de Charonne. Puis elle se jeta sur le cadavre du Père Tuffier et essaya de lui arracher la langue. 

Rue-Haxo-Otages-1871-Monument-1.jpg

 Rue-Haxo-Otages-1871-Mur.jpg                                              

Le mur devant lequel eurent lieu les exécutions.

 

Il est surprenant de constater deux coïncidences: le numéro de la rue, 85 le numéro actuel du département de la Vendée, et le nom, Haxo, connu pour la Guerre de Vendée.

Ce serait peut-être faire un honneur excessif aux Fédérés qu'envisager qu'ils aient voulu faire volontairement un rapprochement avec les évènements de l'Ouest en 1793 - 1794.

 

François Nicolas Benoît Haxo, dont cette rue porte le nom, n'est que le neveu du     général Nicolas Haxo qui opéra en Vendée en 1793 - 1794. Bien que ce soit lui qui ait repris l'île de Noirmoutier aux combattants vendéens en janvier 1794 et qu'il ait répondu favorablement aux offres de reddition contre vie sauve, cette reddition se traduisit par le massacre de tous les prisonniers (plus de 2.000 personnes). 

En effet, comme cela se passera en juillet 1795 à Quiberon pour Hoche, à Noirmoutier les Représentants en mission, en l'occurence Prieur de la Marne et Bourbotte, ne se sentirent pas liés par la promesse de Haxo et dirigèrent la féroce répression.

Lorsque ce général tombera quelques temps plus tard, même Charette lui rendra hommage.

C'est donc par un malheureux hasard que cette exécution massive a eu lieu à cet endroit.

 

 

 

 

 

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LES DOMINICAINS D'ARCUEIL ou 1793 BIS, ou CRIMES COMMUNISTES.....SUITE.......

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Le collège Albert-Legrand d'Arcueil est dirigé par les Dominicains, avant que celui-ci ne devienne une ambulance pour soigner les blessés causés par l'offensive des soldats des Versaillais. Cet établissement d'Arcueil se trouve sur la ligne de front. Il est neutre et protégé par un emblème de la Croix Rouge. En vertu de ce titre de neutralité le Supérieur des Dominicains a refusé l'installation d'une pièce d'artillerie dans le parc du collège.

 

Les Fédérés, les troupes de la Commune, dirigés par le colonel Sérizier (ancien corroyeur !), occupent une grande bâtisse voisine, la maison Laplace. Le 17 mai un incendie se déclare dans cette bâtisse Poste de commandement des Fédérés ; il est rapidement maîtrisé. Aussitôt les Dominicains sont accusés d'avoir voulu faire des signaux aux Versaillais et le 19 ils sont arrêtés. Les religieuses dominicaines et les femmes de service sont envoyées en prison à La Conciergerie.

Les Fédérés dirigent sur la prison de Bicêtre 26 personnes,  Pères dominicains, du personnel enseignant, des élèves.

 

Le 25 mai, il y a 140 ans aujourd'hui, les Fédérés évacuent leurs prisonniers de Bicêtre vers Paris pour bien les placer sous la "protection" des Communards. Par la Porte de Choisy, boulevard Masséna, le cortège arrive rue du Château des Rentiers. La foule, menaçante, composée des descendantes des "tricoteuses " et autres mégères (on imagine aisément la scène) entoure le cortège, des cris fusent:"A mort, à mort les calotins, à bas les Dominicains. A la lanterne, les Jésuites !!

On se dirige vers la mairie du XIIIè arrondissement ; on fait asseoir les prisonniers dans la cour de la mairie. Les membres de la municipalité sont embarassés et ne savent que faire de ces prisonniers. Sérizier obtient un ordre d'écrou, les prisonniers arrivent à la prison (la chapelle de Bréa), il leur est enfin donné à manger.

 

Vers 16 H ils sont interpellés dans leur geôle:"Allons, soutanes, levez-vous; on va vous conduire à la barricade: il y a là-bas de l'ouvrage pour vous." Le Père Captier et le Père Cotraut demandent de quoi il retourne " On va vous donner des fusils, et vous vous battrez avec nous". Le Père Cotraut refuse "nous sommes religieux, nous ne prendrons pas les armes. Mais nous sommes disposés à aller chercher vos morts, et à soigner vos blessés sous les balles"

 

Traqués, les Versaillais se  rapprochent, la situation se détériore pour les Fédérés dont le colonel Sérizier et son adjoint  Boin qui se "dopent" à l'alcool.

Enfin l'adjoint de Sérizier entre:"Allons les calotins, sortez tous, le colonel vous demande ". "Avancez! Sortez un par un, vous êtes libres".

Les prisonniers aperçoivent le peloton d'exécution. Le Pére Cotrault lève le bras "Mon Dieu, est-ce possible ?".Sérizier ordonne le feu. Le Père Captier se tourne vers ses compagnons "Allons, mes Amis, pour le Bon Dieu", et il s'élance.

Parcequ'il bougeait encore, un dominicain reçut trente et un coups de fusil, Sérizier criant:"Tirez mais tirez donc, ce gueux là grouille encore !"

Tous les prisonniers sont tirés comme des lapins.Les 13 victimes: 5 Pères Dominicains et 8 laïcs ( 1 professeur, 1 commis d'économat - 22 ans, 2 surveillants, 1 infirmier, 3 domestiques).

C'était le 25 mai 1871, jour du combat de la Butte-aux-Cailles .

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Des neuf bourreaux, seuls Sérizier et Boin seront fusillés.

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24 MAI 1871, ASSASSINATS COMMUNISTES

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Il y a 140 ans exactement, l'Archevêque de Paris, Monseigneur Georges Darboy retenu comme otage depuis le 4 avril, est extrait de la cellule N° 23 de la prison  de La Grande Roquette où il est détenu ; avec lui, le séminariste Paul Seigneret, otage lui aussi.

Monseigneur Darboy avait été arrêté sur l'ordre de la Commune de Paris et enfermé d'abord à la prison de Mazas. Tous les efforts de ses amis pour le faire libérer en l'échangeant (ainsi que 73 autres otages) contre Louis-Auguste Blanqui, éternel révolu-tionnaire, détenu à la prison de Morlaix seront vains. Cet échange sera en effet refusé par Adolphe Thiers et ses versaillais ; il aurait permis de conserver la vie de 74 personnes !

Quelle responsabilité !

 

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Monseigneur Darboy, le chanoine Gaspard Deguerry, curé de La Madeleine, l'abbé Jean-Michel Allard aumônier des ambulances, les Pères jésuites Léon Ducoudray, Alexis Clerc, le magistrat  Louis-Bernard Bonjean, premier Président - à titre provisoire - de la Chambre de Cassation.

   

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 Après la Commune, Monseigneur Darboy recevra des obsèques nationales ; il repose dans la cathédrale Notre Dame de Paris, dans le déambulatoire sud près de l'autel du Saint Sacrement, non loin du tombeau de Monseigneur Sibour assassiné par un prêtre devenu fou, en 1857 et pas éloigné non plus de celui de Monseigneur Affre tué sur une barricafe en juin 1848, en tentant d'amener le calme. (3 archevêques en 23 ans !)

Le chanoine Gaspard Deguerry est inhumé dans le choeur de l'église de La Madeleine.

Le séminariste  Paul Seigneret est inhumé dans la crypte de la chapelle du séminaire de Saint-Sulpice à Issy  les Moulineaux, à peu de distance de la cellule de Monseigneur Darboy et du mur devant lequel eurent lieu les fusillades ; ces deux éléments de construction furent démontés lorsque la Grande Roquette fut démolie en 1900 et reconstruits dans la crypte sus-nommée. Ils constituent un lieu de recueillement.

 

Paris hotel de ville incendiéMais ce 24 mai voit aussi l'incendie de l'Hôtel de Ville de Paris par ordre de Pindy qui en est le responsable. Il sacrifie ainsi, par bêtise et vengeance, un patrimoine exceptionnel en peinture, les plafonds étaient peints par Delacroix, en mobilier de style Louis XVI, Napoléon, Louis-Philippe, en ouvrages d'art divers ; mais surtout part en fumée un élément irremplaçable: tout l'Etat Civil depuis le XVI ème siècle, entreposé là. Ce qui nous empêche de savoir exactement l'heure de l'exécution de Georges Cadoudal et sa place. Premier ? Dernier ?

Pindy arrivera à fuir, condamné à mort par contumace.

Ferré, l'incendiaire du Palais de Justice, où disparaîtra la deuxième copie de l'Etat Civil, sera fusillé en novembre 1871.

Bien que brûlé par des Révolutionnaires, alors qu'il était l'emblème de la Révolution et du contre pouvoir des Tuileries en 1792, l'Hôtel de Ville sera reconstruit à l'identique et fonctionnera à nouveau dès 1882, date à laquelle le Palais des Tuileries sera démoli. Dans la lutte des bâtiments, c'est l'Hôtel de Ville qui a gagné.

Dans la lutte pour les idées, les Révolutionnaires de 1871 n'ont guère évolué par rapport à leurs prédécesseurs de 1792-1793-1794-1848: détruire des monuments, "tuer du curé" et tous ceux qui ne pensent pas comme eux ou qui sont les représentants du pouvoir, brûler tout ce qui appartient à la culture, au savoir à la mémoire. Pauvres types !

Mais que de destructions, de massacres, de morts, de pertes irréparables !

 

 

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23 MAI 1871, TERRORISME COMMUNISTE

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lA GUERRE FRANO-PRUSSIENNE s'est terminée par la défaite de Sedan le 2 septembre 1870, la reddition de la place et la capitulation sans condition de l'armée française. Napoléon III s'est rendu à Bismarck afin d'arrêter de faire couler inutilement le sang français. Par rapport à l'oncle, le neveu aura au moins eu ce souci d'épargner la vie de ses soldats.

Le 4 septembre, des manifestants envahissent l'Assemblée Nationale pour empêcher les députés de délibérer. Depuis l'Hôtel de Ville de Paris, Léon Gambetta, Jules Simon et autres députés parisiens établissent un gouvernement provisoire, dont le président est le général Trochu ; ce gouvernement provisoire proclame la déchéance de l'Empereur et la Troisième République.

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 Les Prussiens encerclent Paris dès le 19 septembre, Gambetta, qui s'est fait nommer ministre de l'Intérieur,  quittera la capitale en ballon ( fuira ??) pour aller rejoindre à Tours le reste du gouvernement. Il va essayer d'organiser l'Armée de la Loire - là se passe l'épisode du Camp de Conlie et la façon scandaleuse dont ont été traités les Bretons, sujet déjà abordé sur ce Blog - puis le gouvernement quittera Tours pour Bordeaux qui semble avoir comme destinée d'être une ville de repli pour gouvernement en péril !

C'est de cette ville que sera proclamée officiellement la déchéance de l'Empereur Napoléon III et de sa famille ; pourtant, s'il n'avait pas été malmené par les écrits d'Hugo Victor on pourrait reconnaître le bilan très positif de la gestion de la France et de son essor sur le plan industriel, architectural, archéologique, industriel, des transports ferrés, maritimes et fluviaux, alors que si l'on parle souvent de son oncle et de son Code Civil - qui n'est qu'une synthèse des différtents codes existant depuis Colbert jusqu' au Directoire - il faut reconnaîte que le tonton a plutôt malmené le pays et ses habitants.

Des élections sont organisées, la nouvelle Assemblée Nationale issue des urnes qui est pour la paix, se trouve dans l'impossibilité de siéger et se transporte à Versailles. Le chef du nouveau Gouvernement est Adolphe Thiers.

Les élus parisiens sont plutôt "belliqueux" car ils considèrent que la ville s'est bien défendue ; ils érigent un contre - pouvoir qu'ils appellent "Commune de Paris" par référence à celle de 1792-1794. L'exaspération leur fait prendre les armes, à partir du 18 mars 1871.

Les troupes du gouvernement légitime, obéissant aux ordres de Thiers, vont reprendre progressivement la capitale, quartier par quartier, parfois maison par maison faisant leur jonction avec quelques rares îlots qui ont pu résister.

La Commune a adopté le drapeau rouge, remis au goût du jour le calendrier révolutionnaire de Fabre d'Eglantine, détruit la colonne Vendôme (le 16 mai) ; elle salue le "tube" de Jean-Baptiste Clément "le Temps des cerises", trouve son nouvel hymne "l'Internationale" (qui en réalité sera chanté lorsque la Commune sera tombée).

Des otages ont été pris, le plus célèbre étant monseigneur Georges Darboy, archevêque de Paris qui a été fait prisonnier le 2 avril ainsi que d'autres prêtres ou religieux ou civils.

Pendant la journée et la nuit des 22 et 23 mai, les communards Dardelle, Bergeret, Benot, Boudin et Mabeuf amenèrent dans la cour du Carrousel,  cinq fourgons chargés de barils de poudre, bonbonnes de pétrole, de goudron liquide et d'essence de térébenthine  qu'ils rangèrent sous le péristyle du pavillon central. Le 23, une trentaine de fédérés sous les ordres de Bénot, garçon boucher, Bergeret et Boudin aspergèrent avec des seaux les murs et planchers de  tous les appartement du palais. Des barils de poudre furent installés dans le vestibule du pavillon de l'Horloge, sous l'escalier d'honneur. Ils enduisirent de goudron l'autel et l'orgue de la Chapelle et les boiseries du théâtre. Le feu fut allumé par Benet et embrasa tout le palais. L'horloge du palais s'arrêta sous l'action du feu vers 9 H. Deux heures plus tard,  une explosion secoua le pavillon central, et le dôme s'effondra.

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Le palais brûla durant trois jours. Bergeret, Dardelle, Benot, Boudin et Mabeuf, tels Néron, s'offrirent un dîner pour contempler leur oeuvre depuis la terrasse du Louvre. Des trésors disparurent à tout jamais. Ils étaient heureux d'avoir fait disparaître le lieu d'où avaient été exercés les pouvoirs royaux et impériaux.

Bergeret, commandant en chef des Communards, condamné à mort par contumace, quitte la France et meurt à New-Ork en 1905.

Alexis Dardelle et Mabeuf auraient-ils disparu ?

Quant à Boudin et Bénot, ils furent fusillés, Boudin en mai 1872, Bénot en janvier 1873.

 

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Et pourtant, comme le montre cette image de synthèse ( Aristéas Hubert Naudeix)   que  ce palais était beau.         

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A LA BAUDIERE, CHOCS ENTRE BLANCS ET BLEUS

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Samedi et dimanche 21 et 22 mai, La Baudière à la Réorthe en Vendée retrouvait une ambiance de guerre du Bocage telle qu'elle s'est malheureusement déroulée en 1793 et 1794, avec son cortège de férocités.

A l'instigation des Brigands de Vendée ( www.brigandsdubocage.com ) dirigés par leur présidente Ghislaine, les Blancs nous offrirent le spectacle de quelques "chocs" avec les Bleus de "Le Garde Chauvin" ( garde.chauvin@laposte.net ) sous les ordres de leur commandant Daniel, le soutien musical étant excellemment assuré par "Fifres et tambours d'Aunis et Saintonge" ( fifrestambours17.fr/ ) et un remarquable ménétrier assurant inlassablement le soutien musical, en relais de "Fifres et Tambours", au son de la vieuze ou du violon ou de la flûte.

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Bien entendu il ne s'agissait que de combats pacifiques, qui ne firent pas de victime, par des amateurs agissant avec une rigueur toute professionnelle, depuis la marche au pas jusqu'aux traditionnels maniements d'arme.

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Les musiciens de "Fifres et Tambours d'Aunis et Saintonge assurant un répertoire de musique varié, pour le bonheur des oreilles des spectateurs,

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 parfois heurtées par les détonations des fusils ou du canon.

 

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  Entre deux "chocs" (pour les non-initiés, c'est ainsi que les Vendéens et les Chouans appelaient leurs accrochages avec les Bleus), la vie reprenait son cours avec les danses.

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 Mais la guerre reprenait aussi son emprise sur la vie ordinaire, avec le tonnerre du canon.

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 Le soir, au son de la vieuze du ménétrier Patrick Proust, se déroula un joli et prenant spectacle évoquant une veillée vendéenne pendant la période des persécutions de ce peuple qui n'acceptait pas la définition faite par Saint-Just:

"Nous ferons le bonheur du peuple même contre sa volonté".Photo 014-copie-1

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Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs.....Chapeau ! et merci pour ces deux superbes journées qui permirent d'entendre deux conférences ; Reynald Secher sur le Génocide vendéen (les lois des 1er Août et 1 Octobre 1793  autorisant la destruction de la Vendée et de ses habitants, présentées au Comité de Salut Public par Bertrand Barère et Lazare Carnot, furent voter par le Comité de Législation de la Convention  dont Cambacérès  était le président), le président du Souvenir Chouan de Bretagne sur les débuts de la Révolution, la dette de 1789 comparée à celle de 2010, l'implication de l'anglais William Pitt dans le financement des diverses tendances de la Convention (voir dans La Revue de juin du SCB) et"qu'est-ce que la Chouannerie".

Il est bon de rappeler une fois encore que le mot Vendée devint pour les conventionnels un terme générique englobant tous ceux qui se soulevèrent et pour lesquels ces lois devinrent un permis de tuer, la chasse ayant été ouverte dès juillet 1793.

Merci Ghislaine pour ces heureux moments que regretteront ceux qui n'ont pas voulu se déplacer et bravo pour tout ce travail des tiens et de ton équipe.

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LES DERNIERES HEURES DES TUILERIES

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IL Y A 140 ANS, le magnifique Palais des Tuileries, dont la construction commença en 1564  à l'instigation de Catherine de Médicis vit ses dernières heures.

 

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Superbe construction reliant les pavillons de Flore, côté Seine, et de Marsan côté rue de Rivoli (à gauche sur la photo) ayant abrité la Monarchie de façon continue ou épisodique, les Rois de France, Henri III qui y donna quelques fêtes, Henri IV, Louis XIV avant Versailles, Louis XVI après Versailles, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe le fils d'Egalité - raccourci à ce titre - et nos majestés impériales Napoléon I et III.

Nous y reviendrons dans différents articles à suivre.

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SAINE REACTION

Publié le par culture

Pour ne pas vous priver d'une belle réaction d'une lectrice assidue de notre Blog:

 

Finalement, ce n'est encore une fois ni la presse qui est chargée par le gouvernement de nous faire avaler toute sorte de vrais mensonges, ni l'Etat qui se pavane devant son peuple parce ce que les sondages de cette même presse lui accordent du favoritisme au gré des vents, mais encore une fois, les pauvres citoyens qui se voient administrés d'une dose régulière de poudre aux yeux, soporifique qui les confinera quelque temps de plus dans leur confortable logis pendant que les manipulateurs de la capitale tourneront le sens du vent selon leur propre volonté.
Si les journalistes d'investigation voulaient bien un jour mener un sondage d'opinion sans parti pris, sans préjugé, sans manipulation, j'aimerais beaucoup connaître le pourcentage de français prêt à tomber pour leur pays, se battre pour le défendre et préserver les chefs qui le dirigent : sans être journaliste, je suis déjà convaincue qu'il serait infime, comparé à celui de ceux qui sont morts pour lui voici plus de 200 ans.
Nos chouans sont torturés dans leurs tombes non plus à cause des souffrances que la République leur a fait endurer mais par le spectacle de désolation que nous leur offrons aujourd'hui alors qu'ils ont donné leurs vies pour que nous ne vivions jamais le cauchemar dans lequel nous évoluons tels des zombies.

Chouanne du 3 ème millénaire

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