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AJOUT A LA COMMEMORATION DES NOYADES DE NANTES

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Petit diaporama de la Commémoration des Noyades de Nantes, Dimanche 25 novembre 2012.

 

A cette Commémoration d'un fait réel, il est bon d'ajouter, pour la réflexion, ces propos d'Octave Cestor, conseiller municipal socialiste de la Mairie de Jean-Marc:

Quelle place accordez-vous à cette journée?

C'est un moment d'extrême importance pour la République. Nantes est en avance par rapport à la reconnaissance de ce lourd passé. Nous nous devions de faire plus que de simples commémorations officielles aujourd'hui.

 

Des fleurs vont être jetées dans la Loire, pourquoi ce geste ?

C'est un lieu symbolique, d'où l'on débarquait les esclaves et ou certains étaient jetés par dessus bord. La Loire représente donc un tombeau. Quand je la vois je me dis que les esprits de nos ancêtres sont là.

Interview d'Octave Cestor par le journal 20 Minutes le 10 mai 2006.

Ce brave antillais ne se pose pas de question sur le fait qu'il puisse rendre hommage à des ancêtres noyés en Loire ; comment peux-t-il être là ? Il a une méconnaissance totale du Code Noir de Louis XIV qui n'autorisait pas l'esclavage dans le Royaume, tout esclave étant automatiquement affranchi. Il a une méconnaissance totale du prix d'un esclave qui aurait été noyé malgré ce qu'il avait coûté. Il ne sait pas que, malgré les clichés grossiers, il y avait un tant soit peu de mansuétude des négriers à l'égard des esclaves qui n'a jamais existé chez les révolutionnaires, qui comptaient parmi eux des négriers, et qui ont noyé des hommes auparavant habillés en noir, en soutane, des prêtres. D'où peut-être la confusion d'Octave ? Couleur de peau et couleur du vêtement ? Des Noirs noyés en Loire, jamais, des hommes vêtus de noirs, des centaines. Nantes n'a jamais reconnu ce lourd passé !

 

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UN EVÊQUE CHOUAN A BAYONNE...

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Les doctrines originales du christianisme étaient fort délaissées. La question profonde et vitale qui le fait être ou n'être pas (la question de la justice et de la grâce) n'était plus débattue. Chose étrange ! Le clergé la jugeait ridicule et se moquait des obstinés qui voulaient l'éclaircir encore. C'est du  Michelet,Tome IV, chapitre II tiré de son salmigondis "Histoire de la Révolution Française". Ce texte qui s'adresse à la période pré-révolutionnaire s'applique bien à notre époque et à beaucoup de Membres du clergé et de l'épiscopat.

Mais il y a des diocèses gaulois qui, à l'image du village d'Astérix, résistent encore et toujours à l'oppresseur qui n'est plus romain mais idéologique, pire ennemi que le centurion !

Monseigfneur-Aillet-insulte.jpg

En Bretagne, Monseigneur Centène, à Le Mans Monseigneur Le Saux, à Luçon Monseigneur Castet, à Fréjus-Toulon Monseigneur Dominique Rey digne successeur de notre Membre du SCB Monseigneur Madec, quelques autres et surtout le Chouan de Bayonne, chouan aussi par liens familiaux bretons : Monseigneur Marc Aillet, un évêque qui n'a pas honte de son sacerdoce et n'hésite pas à exprimer ses désaccords à des pulsions politico-électoralistes. Il l'avait démontré, à peine installé à l'évêché de Bayonne lors d'un échange avec le maire - gayment correct - lors d'une Gay Pride tournant en ridicule obscène des religieuses. Il avait fait rentrer le Borotra dans son terrier de blaireau.

Aujourd'hui et demain 1 décembre, Monseigneur Aillet organise un colloque, avec des sommités internationales: Colloque International pour la Vie.

Déjà la horde anarchiste est lancée contre lui ; à preuve cette affiche dans les rues de son évêché, Bayonne. Il y a même l'organisation Parthénia, de Jacques Gaillot, celui qui a été remarqué, lors de la remise du Prix des Droits de l'homme à Reynald Secher le 17 octobre à Paris, pour sa remarquable synchronisation de sa gestuelle, entre plateaux de petits fours et vidagesss de verres. Pas le même épiscopat !

Il est possible d'envoyer un Mél de soutien à Monseigneur Marc Aillet en cliquant sur ce lien, afin de lui confirmer qu'il n'est pas seul !

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JEUDI 29 NOVEMBRE 1792, BARERE de VIEUZAC...

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445px-Barere edited-copie-1Elu par le département des Hautes-Pyrénées à la Convention, le 2 septembre 1792 avec 274 suffrages sur 278 votants Barère entre en scène dans la nouvelle assemblée censée représenter "le peuple". En réalité, l'idée de la Démocratie est largement bafouée puisque la nouvelle Assemblée a été élue par moins de 10% de la population ! Les éléments contraires, style royaliste, en sont exclus.

Parcours plutôt sinueux que celui de ce parangon des vertus révolutionnaires. Royaliste bon teint avant la révolution auteur d'un hommage à Louis XII, émule de Jean-Jacques Rousseau, il deviendra un des défenseurs de la Monarchie constitutionnelle. Puis, au gré du vent changeant, il deviendra révolutionnaire, tendance molle en siégeant dans la Plaine (ou Marais), avant de se rapprocher de Robespierre (qu'il trahira) et des Montagnards, devenant ensuite le premier Procureur contre le Roi, lors de sa mise en accusation en décembre 1792.

Ce triste individu, pourtant glorifié encore à Tarbes dont il est natif, personnifie le dicton d'un autre homme politique des temps récents: Edgar Faure - auquel on doit la destruction de l'Enseignement en France - politicien de la Vème République, qui répondait, cyniquement à une question:"Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent qui change".

Bertrand Barère, maître en philosophie venteuse d'Edgar Faure, va tourner  en fonction des vents changeant. Et il va se trouver dans le bon sens du vent tout au long de cette période qui va le voir monter des centaines de fois à la tribune de la Convention. Nous y reviendrons au fur et à mesure des évènements dont nous rappelons le 220ème anniversaire.

En ce Jeudi 29 Novembre 1792, Barère est nommé à la présidence de la Convention. Il va y sièger jusqu'au 13 décembre. Nous allons le suivre et ne le lâcherons pas tout au long de son parcours.(Parcours est utilisé volontairement pour rappeler une exposition qui lui fut consacrée en 2005 à Tarbes sous ce titre, rappelant le "Barère qui a fait Tarbes et le visionnaire de l'Europe, suivant son flair politique" - Gérard Trémège Maire UMP de Tarbes Maire à priori ayant de graves lacunes sur le Barère que, dans l'Ouest, nous connaissons très différemment !))

Marat disait de lui: " Barère est l'un des hommes les plus dangereux, un politique fin et rusé, habitué à nager entre deux eaux et à faire échouer toutes les mesures révolutionnaires par l'opium du modérantisme".

Entre "pourris" on peut faire confiance à Marat pour son jugement !!!

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MERCREDI 28 NOVEMBRE 1792

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ABBE GREGOIREDernière journée à la présidence de la Convention Nationale de l'abbé Grégoire qui avait été élu à ce poste le 15 novembre.

13 jours qui auront vus la "découverte de l'Armoire de Fer" au château des Tuileries, découverte révélée par le serrurier, Gamain,  qui en a fabriqué la porte. Il annonce, le 18 son existence au ministre Roland, qui aura tout le temps d'examiner le contenu avant d'en informer la Convention qui formera, le 20 novembre une commission de douze membres pour en étudier les pièces.

Le 19 novembre: "la Convention déclare au nom de la nation française qu'elle accordera fraternité et secours à tous les peuples qui voudront recouvrer leur liberté". Cette déclaration prétentieuse va lancer la nation dans des successions de guerres. "Le bonheur est une idée neuve en Europe" lancera Saint-Just. Avec un bonheur que la majorité des personnes va payer très cher, combien auraient préféré rester malheureux ?

Le 21 novembre, émission de 6 millions d'assignats. Ces augmentations, en dépit du bon sens économique, du nombre d'assignats circulant va entraîner, rapidement, leur dévalorisation.

22 novembre, des révoltes sont signalées en Beauce à cause de la taxation des grains. Il y en aura d'autres, les jours suivants, dans les départements voisins, puis en touraine.

26 novembre: "Nous ne pourrons être tranquilles que lorsque l'Europe et toute l'Europe, sera en feu" déclare Brissot à la tribune de la Convention.

Les psychopathes sont lâchés.

Le 28, la Savoie est annexée par  la république. Ce qui vaudra à Anarchasis Clootz (de son vrai nom Jean-Baptiste du Val de Grâce, baron de Cloots) qui se déclarait, modestement, l'ennemi personnel de Jésus-Christ, de prononcer un discours dithyrambique et pompeux aux limites du ridicule :" Heureux Allobroges, vous sortez d'un long esclavage, vous êtes novices dans l'art de vivre libres ; la malveillance de votre clergé, de votre noblesse, de votre magistrature, vous indiquera des routes périlleuses. La sagesse de nos conseils sera la seule autorité que nous exercerons sur vous ; votre bonheur est l'unique fruit que nous prétendons tirer de l'abaissement de vos tyrans.Nous perdons le souvenir de nos sacrifices en vous rendant libres sans effusion de sang. Les eaux limpides de vos fleuves et de vos lacs permettent au reste de l'Europe une révolution bénigne, un passage non sanglant de l'ancien régime des rois au nouveau régime des lois. Nous nous aiderons mutuellement à la recherche des moyens de jouir d'une liberté plénière et durable. Ce sera, sans doute, votre but, et vous serez parfaitement d'accord avec la Convention Nationale de France".

Les Savoisiens vont devoir attendre encore cinq mois avant d'apprécier la sagesse des conseils et la jouissance d'une liberté plénière et durable.

A coups de fusillades et de guillotine !!!


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CRIME SANS CHÂTIMENT...

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Cette nouvelle journée de commémoration des Noyades de Nantes, la quinzième, a commencé par la messe en l'église Saint Clément, version latine à 9 H 15, version vernaculaire à 11 H 15.

Le temps que les Brigands du Bocage, qui égayaient cette cérémonie de commémoration par leur jeunesse et leurs costumes, se mettent en place, le temps que le Veuzou mette sa veuze à bonne température, le cortège pouvait se mettre en route pour la cathédrale. Cette superbe église à l'architecture cohérente et mono style bien que construite en près de 500 ans - unicité de style et d'intelligence des divers architectes qui oeuvrèrent -  fut une découverte pour beaucoup. Cette cathédrale a été sauvée, quasi miraculeusement sous la Révolution, sa survie ainsi que celle des Orgues fut son emploi comme temple de la déesse Raison. En juillet 1796 lorsqu'un "taré" nommé Fleury l'aîné proposa de relier la Maison du Département (actuelle Préfecture) au ci-devant château des Ducs par une avenue qui aurait entraîné la destruction de ce remarquable monument, ce projet insensé fut empêché par le municipal Julien Groleau arguant de la beauté de la cathédrale, des risques de la destruction pour les immeubles voisins, et de l'intérêt stratégique des tours révélé lors de l'attaque des Vendéens contre Nantes le 29 juin 1793 (information révélée en attendant devant l'ancien Entrepôt des cafés et déjà passée sur ce Blog en juillet 2011 sous le titre: Thermidor, mois chaud). La cathédrale a échappé au redoutable incendie de janvier 1972.

Tombeau François II et Marguerite de FoixLe but de cette visite était d'expliquer les pérégrinations des tombeaux du dernier Duc de Bretagne François II et de son épouse Marguerite de Foix, parents d'Anne de Bretagne. Ces tombeaux, travail de l'artiste breton Michel Colombe, réalisés de 1502 à 1507 pour l'église du couvent des Carmes, chapelle des Ducs de Bretagne, furent sauvés de la destruction par l'architecte nantais Mathurin Crucy qui, en 1792, les démonta, les enterra dans le jardin des Plantes et les remonta en 1817 à leur emplacement actuel. Rappeler ainsi que des esprits sages ont sauvé des trésors architecturaux de la folie révolutionnaire. L'ami Jean-Paul Ricordel, guide, livra quelques excellentes explications complémentaires.

Entrepôts Plaque-copie-1
Après le déjeuner, de belle qualité, pris au restaurant "La Taverne du Château", nous nous retrouvâmes, ayant "sauté" plusieurs des étapes prévues, devant l'entrée de l'ancien Entrepôt des Cafés, au 2 rue général de Lamoricière, où une plaque évoque, de façon assez succincte, la tragédie qui s'est déroulée en ce lieu, un vrai Dachau nantais.

Cortege 2012De là nous sommes partis en cortège  menés par le Veuzou, vers le pont Anne de Bretagneconstatant au passage que la plaque apposée sur une bitte d'amarrage en 2011 est toujours présente.

Plaque-2011-en-2012.jpgPeut-être un bon geste du maire de Nantes qui a mis, devant, une rambarde en aluminium protégeant ainsi notre plaque et le Bélem ?

Arrivés sur le pont, une nouvelle expérience de "jeté de gerbe" fut inauguré. Les autres années, l'arrivée dans l'eau, brutale, disloquait la gerbe ; l'an dernier, l'utilisation d'un fil de pêche se terminait lamentablement, le fil ayant cassé. Inspirés par le maire et ses tentatives à Ayraultportées, le largage se fit par parachute et le résultat fut excellent.

100 7948      Parachutage-gerbe-2012-copie-1.jpgNous récitâmes ensuite une  prière pour le repos de l'âme des victimes des Noyades, regardant la gerbe s'éloigner, flottant sur la Loire, en espérant que ce serait tout un symbole si elle coulait à hauteur du Pont de Cheviré, près de la pile sud, où furent retrouvés, en préparant ses fondations, une gabarre et des ossements humains.

Voir le diaporama ajouté vendredi 30 novembre, avec en particulier, filmé par Anne-Marie, le parachutage de la gerbe qui se pose délicatement sur l'eau.

 

La photo souvenir conclut cette journée du Souvenir.

Groupe-panoramique-2012-copie-1.jpg
Crime sans châtiment car seulement 3 responsables sur plus de vingt furent châtiés pour ces crimes.

 

 

 

 



 

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LA RESTAURATION A NANTES, C'EST MAINTENANT !

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PB170024.jpgHabillage curieux que celui de la Colonne Louis XVI à Nantes depuis le début de ce mois de novembre.

Les travaux de restauration de la statue de Louis XVI et de la colonne qui la porte ont commencé. Ils seront, normalement, achevés pour le 220 ème anniversaire de l'exécution - assassinat - du Roi de France.

Il est curieux de voir Ouest-France continuer à appeler Louis XVI Capet alors que, comme il le dit lui-même à Barère lors de sa mise en accusation, il n'a jamais porté ce nom qui est celui du fondateur de la dynastie capétienne (il est vrai que depuis l'affaire Reynald Secher en août 2010 Ouest-France n'en est pas à une approximation près! Dans l'article du 22 octobre dernier, la colonne est située entre la cathédrale et le château  !!!). Régnant, comme tous les Rois de France, sous son prénom, si on voulait lui donner un patronyme, ce serait, éventuellement celui de Bourbon, nom de sa famille. A titre de comparaison, Louis-Philippe, de la dynastie capétienne, mais de la famille des Orléans n'a jamais été appelé Capet ni son père Philippe-Egalité.

La colonne a été élevée en 1790, en hommage au Roi bienfaisant (mention figurant toujours sur la façade du théâtre Graslin) en particulier pour les bienfaits apportés à la ville de Nantes ; celle-ci n'eut guère la reconnaissance du ventre puisqu'elle bascula contre Louis XVI dès le début de la révolution. C'est pourquoi la colonne dut attendre 1823 pour voir arriver à son sommet la statue sculptée par l'artiste nantais Dominique Molknecht.

Elle fut refaite à l'identique en 1926 par le sculpteur nantais Georges Perraud.

Nous aurons l'occasion de nous y arrêter un bref instant demain matin lors de la Commémoration des Noyades de Nantes.

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RAPPEL COMMEMORATION DES NOYADES DE NANTES, DIMANCHE 25 NOVEMBRE

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Derniers clichés 080Lors de notre rassemblement en  hommage aux victimes des Noyades de Nantes - 1793/1794 - nous marquerons d'un rappel cette plaque en verre, qui fait partie du chemin de mémoire de l'esclavage voulu par l'ex propriémaire de Nantes.

Si la galiote "La Gloire" servie pour la Traite et qu'il y eut des morts à bord lors de traversées qui duraient aux alentours de 6 à 8 semaines, ces décès touchaient autant les malheureux esclaves que le personnel d'équipage, aux alentours de 8 à 10 % des personnes embarquées.

Les 99 prêtres embarqués sur cette galiote le 28 octobre seront mis sur une sapine le 16 novembre 1793 et noyés en Loire. Embarquement de 19 jours, distance parcourue = Zéro. Pourcentage de décès 100%. Jamais un taux pareil n'a été obtenu lors de la Traite. Et pour cause: ce que Taubira n'a jamais compris, Ayrault non plus, ces malheureux Noirs représentaient une valeur pécuniaire et marchande ; on ne tue pas un investissement. Par contre, pour la Convention, et avant elle pour la Législative, les prêtres n'avaient aucune valeur marchande. Ils étaient obscurantistes, ne représentaient rien et en plus il fallait les nourrir, chichement, très chichement mais les nourrir !

On doit dénoncer l'esclavage, pas seulement l'européen qui fut finalement le moins meurtrier. Mais il n'a existé que parce que des africains vendaient leurs propres compatriotes - voire frères - et s'enrichissaient, au Bénin, en Guinée, au Sénégal sur le dos de la misère des leurs.

Si, à juste titre, va être votée l'abolition de l'esclavage, il n' y aura pas, en regard d'abolition de la torture physique et psychologique pour les prêtres et ceux qui refusent les bienfaits de la Révolution (58% des victimes sont issues du peuple !). Cela au nom des Droits de l'Homme ( à géométrie variable, faut-il le préciser ?).

Et lorsque l'ex diva nantaise dénonce les profiteurs nantais de l'esclavagisme, il oublie que ces profiteurs de la misère humaine furent ses prédécesseurs en politique. Nous le verrons lorsque le moment sera venu de traiter de l'épisode des 132 Nantais en novembre 2013, ces richissimes bourgeois et négriers furent tous des fermes soutiens du jacobinisme et de la Révolution. Ils enverront même, en 1793,  une délégation pour dissuader la Convention de supprimer la Traite ! Jean-Marc devrait consulter ses sources avant de fulminer des excommunications !!!

Dimanche, il nous faudra retrouver, dans le fatras de ces plaques de verre (merci, Oh contribuable !) les noms de "La Thérèse" et "La Louise" deux autres galiotes qui servirent de prison avant noyades. Pourquoi des bateaux comme prison ? Tout simplement que la garde était faite de façon naturelle par la Loire et que deux à quatre hommes sur le pont suffisaient. Économique ! Quand à l'éventuel loyer de location, il suffisait de raisonner le propriétaire éventuellement revendicatif en lui promettant une place à l'intérieur de son embarcation.

La 15ème Commémoration des Noyades de Nantes, "C'est Dimanche ! ".

Ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas déjeuner peuvent nous rejoindre à 14 H 45 à l'église Sainte Croix. Jeté de gerbe en Loire à 16 H. Départ de l'ancien Entrepôt des Cafés (2 avenue général Lamoricière) à 15 H 45.

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20 NOVEMBRE 1792, L'ARMOIRE DE FER, MYTHE OU REALITE ???

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ARMOIRE DE FEREn ce 20 novembre 1792, François Gamain, qui fût au temps de la royauté - maintenant abolie- le serrurier de Louis XVI, est venu dénoncer à Roland, Ministre de l'Intérieur, l'existence d'une armoire cachée au château des Tuileries.

Les documents trouvés dans cette armoire, dissimulée derrière des boiseries, seront des "papiers" à charge contre le Roi de France tels qu'ils lui seront présentés par Barère lors de son interrogatoire de décembre.

Devant Roland, cette armoire, dont la serrure est à l'extérieur de la porte (bizarre pour un coffre de sûreté) sera forcée par Gamain. Roland aura largement le temps d'éplucher ces documents avant de les remettre sur le bureau de la Convention. Plus tard, on trouvera, chez Thierry de Ville d'Avray,  un trousseau de clefs dont une ouvre la serrure en question ainsi que d'autres portes. Encore bizarre pour une serrure de sécurité !!!

Roland n'avait aucun respect pour le Roi qui l'avait évincé de son gouvernement le 13 juin 1792 pour incompétence. Roland avait été ré-intégré à ce poste par l'Assemblée Législative le 10 août, après la Prise des Tuileries. Ne pourrait-on pas, à partir de là, et selon l'excellente enquête des Girault de Coursac, subodorer une vengeance ?

Roland n'aurait-il pas fait du "bourrage" de documents durant le laps de temps qui s'est écoulé entre l'ouverture de la fameuse armoire et le dépôt des papiers sur le bureau de la Convention  en ce 20 novembre 1792 ? Tout en faisant disparaître des papiers compromettants et en y ajoutant certains autres ? Ce qui expliquerait les réponses de Louis XVI, lors de son interrogatoire: "Je ne m'en souviens pas", "Je ne reconnais pas", "Je n'ai pas signé cela". D'autant qu'au vue des archives, la signature de celui qui n'est plus que Louis est relativement  simple à imiter. Ce qu'au temps de la Royauté, nul ne se serait permis !!!

La gravure qui accompagne ce texte est de l'époque de la révolution et charge Mirabeau. Cette immense armoire est une utopie, les documents ramassés (???) par Roland ayant été contenus dans une seule serviette ; l'Armoire de Fer, si elle a existé, n'était pas un coffre-fort mais aurait été une de ces petites armoires murales encastrées.

Les recherches continuent ; la preuve: cet article est sensiblement différent de celui du mois de mai sur le même sujet.

Mais n'oublions pas que la révolution est une affaire de voyous et que chez les voyous, pour discréditer l'adversaire, tout est permis.

Cette recette est toujours d'actualité ; n'en n'avons-nous pas eu la preuve avec le récit médiatique des évènements parisiens du dimanche 18 novembre...2012 ?

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DIMANCHE 25 NOVEMBRE, RAPPEL DES NOYADES DE NANTES

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Lors des journées du Patrimoine en 2011, évoquant les Noyades de Nantes, les deux charmantes hôtesses chargées de la visite d'un hôtel particulier ouvert au public parlaient de deux "jeunes" tombés dans la Loire après une soirée passablement alcoolisée.

L'Histoire des Noyades de Nantes sous la révolution était passée largement au dessus de la tête de ces charmantes Pimprenelles qui découvraient une page cachée de l'Histoire de Nantes.

Derniers-cliches-029.jpgL'ancien maire de Nantes, actuel Premier ministre, préfère célébrer une demi-vérité concernant l'esclavage qui n'a jamais concerné Nantes, n'en déplaise aux Taubira et consorts puisque Nantes était une des bases du commerce triangulaire et n'a jamais vu l'ombre d'un esclave. En effet, partaient de Nantes les moyens de financer l'achat de pauvres gens mis en esclavage par leurs compatriotes à la suite de guerres tribales ou de servitudes diverses. Il ne faudra jamais oublier ce fait: Des Noirs ont été vendus par leurs propres frères !!! Voulu par Jean-Marc Ayrault, le Mémorial de l'esclavage, qui aurait dû être bâti sur les côtes Ouest de l'Afrique a coûté la bagatelle de 8 Millions d'€. Merci les contribuables.

IMGP0485

Plus modestement, fixée sur une bitte d'amarrage, une simple plaque rappel un fait réel, le martyre de ceux qui furent noyés en Loire durant l'automne et l'hiver 1793- 1794 et le début du printemps 1794. Son coût: 15€ payés par ceux qui viennent, chaque année, commémorer cette horreur: noyer des êtres humains pour s'en "débarrasser" de manière rapide et peu coûteuse, comme on noie des chatons, ce qui maintenant est puni par la loi !

Dimanche 25 novembre, nous commémorerons, pour la quinzième fois, ce crime couvert par la révolution (Carrier ne sera pas condamné  et exécuté pour cela) ainsi que toutes les abjections commises durant cette période. Et, pour la deuxième année consécutive, avec la participation des Brigands du Bocage, en costume, et celle du "Veuzou" Patrick Proust en charge de l'animation musicale, comme d'habitude dans nos réunions.

-9 H 30 messe selon la forme extraordinaire du Rit romain en l'église Saint Clément de Nantes ou Rit ordinaire à 11 H 15 en la même église.

-12 H 30 Visite, à la cathédrale, des tombeaux de François II et de Marguerite de Foix pour entendre leur incroyable pérégrination avant d'arriver là où ils sont.

-13 H Déjeuner au restaurant" La Taverne du Château" 1 place de la Duchesse Anne.

-14 h 30 Départ pour l'église Sainte Croix et présentation de la chaire d'où Carrier annonça la première noyade dans la nuit du 16 au 17 novembre 1793. Passage par la rue des Carmes où s'élevait la chapelle des Ducs de Bretagne.

-15 H 30 Site de l'ancien Entrepôt des Cafés, le Dachau nantais de l'époque et cortège vers le pont Anne de Bretagne pour le "jeté" de gerbe en Loire (marée descendante).

-16 H 30 Fin de la Commémoration.

Participation aux frais: 25 € pour les adultes, 15€ pour les moins de 18 ans, 30 € pour les non-adhérents SCB ou Brigands du Bocage.

Inscription par le lien contact, en haut à droite de cette page et chèque à envoyer à Souvenir Chouan de Bretagne, 2 rue de Solferino, 44130 Fay de Bretagne





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IL Y A 220 ANS, L'ABBE GREGOIRE, REVOLUTIONNAIRE ATYPIQUE

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ABBE GREGOIREHenri, Jean-Baptiste Grégoire, prêtre et évêque constitutionnel de Blois est élu à la Présidence de la Convention nationale le 15 novembre 1792.

Elu aux Etats Généraux de 1789 comme député de la Moselle (bailliage de Nancy à l'époque) il est alors à l'origine de la création, avec Le Chapelier, du Club breton  qui deviendra la Société des Amis de la Constitution puis le Club des Jacobins, les durs de la révolution en marche.

Le 3 septembre 1792 il est élu député du Loir et Cher. Etonnant ce prêtre, révolutionnaire atypique, qui continuera de porter la soutane bien que son port ait été interdit en août 1792, prendra la défense des congrégations religieuses «qui ont rendu de grands services à l'agriculture, aux sciences, aux arts, à l'histoire» tout en se prononçant pour la Constitution civile du Clergé à laquelle, le premier, il prêtera serment:  «Beaucoup de pasteurs très estimables, dit-il, éprouvent des anxiétés parce qu'ils craignent que la Constitution française ne soit incompatible avec les principes du catholicisme. Nous sommes aussi inviolablement attaché aux lois de la religion qu'à celles de la patrie. Revêtu du sacerdoce, nous continuerons de l'honorer par nos mœurs ; soumis à cette religion divine, nous en serons constamment le missionnaire ; nous en serions, s'il le fallait, le martyr. Mais après le plus mûr, le plus sérieux examen, nous déclarons ne rien apercevoir qui puisse blesser les vérités saintes que nous devons croire et enseigner. Jamais l'Assemblée nationale n'a voulu porter la moindre atteinte aux dogmes, à la hiérarchie, à l'autorité spirituelle du chef de l'Eglise : elle reconnaît que ces objets sont hors de son domaine. Nulle considération ne peut donc suspendre l'émission de notre serment. Nous formons les vœux les plus ardents pour que, dans toute l'étendue de l'empire, nos confrères, calmant leurs inquiétudes. s'empressent de remplir un devoir de patriotisme si propre à porter la paix dans le royaume. » 

Il demanda la mise en jugement du Roi après l'échec de Varennes et le 20 septembre 1792 il appuya fermement l'abolition de la monarchie:«L'histoire des rois est le martyrologe des nations !» Sa première initiative comme Président de la Convention est de demander la mise en jugement de Louis XVI, tout en demandant l'abolition de la peine de mort y compris pour le Roi si elle était demandée. Mais il eut un comportement équivoque dans la sentence portée contre Louis XVI.

Invité quelques temps plus tard à abjurer la prêtrise comme Gobel, évêque de Paris il fit cette réplique, en pleine Convention: « Catholique par conviction et par sentiment, dit-il, prêtre par choix, j'ai été délégué par le peuple pour être évêque ; ce n'est ni de lui, ni de vous que je tiens ma mission. On m'a tourmenté pour accepter le fardeau de l'épiscopat, on me tourmente aujourd'hui pour me forcer à une abdication qu'on ne m'arrachera jamais ; j'invoque la liberté des cultes. » Il refusera l'effacement du dimanche derrière le Décadi et demandera la libération des prêtres réfractaires emprisonnés sur les sinistres pontons de Rochefort.

Il ne semble pas qu'il ait été initié dans une Loge, ne voulant jamais renier ni sa foi ni son sacerdoce: « Après avoir été dévoré de doutes par la lecture des ouvrages prétendus philosophiques, j'ai ramené tout à l'examen et je suis catholique non parce que mes pères le furent, mais parce que la Raison aidée de la Grâce divine m'a conduit à la Révélation. »

Vraiment  un personnage étrange qui cèdera sa place, le 29 novembre au sinistre Bertrand Barère de Vieuzac, le chantre de la guillotine, l'inspirateur de la Terreur. Mais nous n'en sommes pas encore à cette période. 

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