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DIAPORAMA : LA DESTRUCTION DE L'EGLISE DE GESTé

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Ce diaporama, en attente du film en cours de réalisation, est consacré à la DEconSTRUCTION de l'église de Gesté dans le Maine et Loire.

Certains textes sont fugitifs et demandent un arrêt sur image.

La destruction d'une église est un drame car, en dehors de l'édifice religieux qu'elle est, une église est un livre d'Histoire de la vie des habitants dont elle est, et était, le repère visible dans le paysage mais repère aussi dans la vie familiale: Baptêmes, sacrements, communions solennelles, mariages, funérailles.Tous les évènements humains.

Pour les non-croyants, elle est aussi la marque de leur commune et de son histoire.

Pour les habitants, elle est, aussi, le souvenir des sacrifices pécuniaires consentis par leurs ancêtres qui l'ont  construite ou faite construire "en se saignant aux quatre veines" pour accueillir, en une digne maison, ce Dieu auquel ils confiaient leurs joies et leurs peines.

Dans le cas de Gesté, l'église Saint Pierre aux Liens a été financée à 80% par les habitants, simples (ce n'est pas péjoratif!) paysans menés par leur foi. Ce n'était pas une construction faite n'importe comment. Elle bénéficiait des nouvelles techniques propres au Néo-gothique tant décrié par les sots et les ignares.

En février, le général Cordellier - lieutenant de Turreau - avait laissé des ruines mais qui purent être "replâtrées".

Avec le général Cordellier - Léger, ce n'est plus le cas.

Une église est un édifice vivant : Requiescat in pace !

Félicitations à l'Association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois qui a bien défendu "son"église. Mais face à la mauvaise foi sa marge d'action fut limitée. Nous savons, maintenant, que beaucoup regrettent de ne pas avoir défendu leur église : c'est trop tard !

 

 

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LES CONSEILLEURS NE SONT PAS LES PAYEURS !!!!

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Les bonnes consciences de gauche, conseilleuses, ne sont pas les "payeuses"(féminisation jospinienne), celles qui appliquent leurs conseils. Ainsi ce panneau publicitaire à l'entrée de Saint Herblain, municipalité associée au Comité de Salut Public qui dirige le pays.

Ainsi ne pourrions-nous pas mettre en parallèle:

- Humilier: ceux qui défilent pacifiquement pour leurs idées nobles et qui sont traînés comme des fétus de paille et menottés comme des vauriens ?

- Insulter : comme cela a été fait par certains ministres et leurs porte-voix médiatiques ?

- Menacer: comme cela a été fait par certain ministre et ses argousins (vieux mot français désignant la basse police de Louis-Philippe).

- Frapper : ou gazer comme cela a été longuement vu à l'occasion de défilés de Chouans d'idée sur le pavé parisien ?

 

LES CONSEILLEURS NE SONT PAS LES PAYEURS !!!!

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SAMEDI 2 NOVEMBRE, Messe en hommage aux Victimes de la révolution

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SAMEDI 2 NOVEMBRE, Messe en hommage aux Victimes de la révolution

Comme chaque année (sauf une fois par manque de prêtre) depuis treize ans, le samedi qui suit la fête de La Toussaint (qui coïncide cette année avec la Fête des Morts) la messe sera célébrée en la chapelle du Champ des Martyrs d'Auray-Brec'h à 15 H. Cette messe, restaurée en l'an 2000,  avait été instaurée en 1829 ; son usage disparut vers 1950.

Le matin le Conseil d'Administration se réunit à 10 H 30 au restaurant "La Boule d'Or" à Sainte Anne d'Auray, à côté de la basilique.

Ceux qui le désirent peuvent venir nous rejoindre pour le déjeuner à 12 H. L'abbé Amaury Brillet dira le "Benedicite". C'est lui qui ensuite célèbrera, à 15 H,  la messe selon la forme traditionnelle. Pour la première fois, c'est la chorale - Schola Grégorienne - qu'il a créée à Saint Patern qui assurera les chants grégoriens. Pour l'avoir entendue je puis vous certifier que c'est une très belle chorale. Ceux dont nous rappelons le combat seront dignement honorés en un lieu historique.

Nous nous rendrons ensuite au Mausolée de la Chartreuse d'Auray.

SAMEDI 2 NOVEMBRE, Messe en hommage aux Victimes de la révolutionSAMEDI 2 NOVEMBRE, Messe en hommage aux Victimes de la révolution

Là, comme nous le faisons d'habitude, depuis ces années, sera donnée l'Absoute avec bénédiction et encensement des ossements des Victimes de Quiberon selon la forme extaordinaire du Rit romain.

Cliché ci-dessous, la cérémonie de l'année passée.

SAMEDI 2 NOVEMBRE, Messe en hommage aux Victimes de la révolution

Le prix du déjeuner est de 22€. Vous pouvez vous inscrire par le mode contact en haut de cette page à droite.

Merci de transmettre cet article autour de chez vous en cette année où tout ressemble, de plus en plus, à ce qui s'est tramé il y a 220 ans !

 

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OCTOBRE 1793, IL Y A 220 ANS....Après l'assassinat de la Reine, expulsion des Princes de France de leurs tombeaux ...

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Dans la même semaine:

-Le ""procès""(guillemets de rigueur) de la Reine - épouse de Louis XVI et non reine de l'Exécutif - qui se terminera par ce qui n'est ni plus ni moins qu'un assassinat (le verdict ayant été posé avant le ""jugement"" monté de toutes pièces et uniquement à charge) puisque l'Autri-chienne (comme l'écrivaient élégamment les pamphlétaires) va être tuée à la vue de tous, tournant la page de la Royauté.

-L'immonde profanation des tombeaux de Saint Denis commencée le 12 octobre et qui va s'achever le vendredi 25 octobre.

Le lien entre ces deux évènements ? L'Eradication de la Royauté visuellement et en profondeur !

-Expulser de la direction de la France la Royauté en tuant le monarque régnant, ainsi que son épouse, en l'exécutant physiquement et visuellement devant le plus grand nombre, même sans raison légale ou juridique (ce qui n'a aucune importance)

-Extirper du sol de la république tout souvenir de ceux qui ont fait la France, seule façon pour les psychopates d'alors de bâtir sur d'autres bases, de créer un pays et un peuple, sans Histoire - du Passé faisons table rase - quitte à regénérer ce même peuple ou à le changer. Pour cela vider les tombeaux royaux est obligatoire.

§§§

Le culte des morts n'a jamais été une vertu révolutionnaire et de tous temps (Goulag, camps hitlériens, Pol Pot, Frente Popular, Mexique etc...). La république va, à Saint Denis, montrer son avancée sur les autres.

Parmi les premiers, un écrivain-journaliste - Sylvain Maréchal -  dès 1788 édite un calendrier dans lequel le nom des saints est remplacé par celui de savants ou Hommes de lettres. Il est emprisonné, pour cette hérésie, pendant trois mois. En 1790, dans "Révolutions de Paris "( aux côtés de Fabre futur Eglantine, Chaumette) il s'en prend à l'Eglise et à la Royauté, sans aucune sanction (ce qui démontre bien l'inanité de la dénonciation de la Censure par les révolutionnaires). En 1792 il lance cet appel :"Tandis que nous sommes en train d'effacer tous les vestiges de la royauté, comment se fait-il que la cendre impure de nos rois repose encore intacte dans la ci-devant abbaye de Saint-Denis ? /.../toute image de roi a été soustraite à notre vue et nous souffrons que leurs reliques, précieusement conservées dans des cercueils de plomb, insultent aux mânes de quantité de bons citoyens morts pour la défense de la patrie et de la liberté, et qui ont à peine reçu les honneurs de la sépulture. Le 22 septembre 1792, le lendemain du jour de l'abolition de la royauté, comment les Sans-culottes ne se sont-ils pas transportés à Saint-Denis pour y faire exhumer par la main du bourreau, les vils ossements de tous ces monarques orgueilleux qui, du fond de leurs tombes, semblent encore aujourd'hui braver les lois de l'égalité. Un Louis XIV, un Louis XV y attendent en paix leur successeur ; on dirait que la révolution les a respectés. Il ne devrait pas rester pierre sur pierre de l'édifice consacré à leur sépulture. Nos despotes poussaient la vengeance jusqu'à faire raser la maison de leurs assassins : infligeons leur la peine du Talion ; que les tombeaux de nos tyrans disparaissent et cessent de souiller plus longtemps la terre de la Liberté ; que les cendres  de tous ces scélérats couronnés et trop longtemps impunis soient jetées au vent !"

Jamais en retard d'une forfaiture, Bertrand Barère monte, le 31 juillet 1793, à la Tribune d'une Convention encore hésitante sur ce sujet ; le marchand de cravate et incendiaire Barère, sans foi ni loi harangue les "représentants du peuple" et s'inspirant des écrits de Sylvain Maréchal s'enflamme: "Le Comité de Salut Public a pensé que pour célébrer la journée du 10 août qui a abattu le Trône, il fallait, pour son anniversaire, détruire les mausolées fastueux qui sont à Saint-Denis. Les porte-sceptres qui ont fait tant de maux à la France et à l'humanité, semblent encore, même dans la tombe, s'enorgueillir d'une grandeur évanouie. La main puissante de la république doit effacer impitoyablement ces épitaphes superbes et démolir ces mausolées qui rappelleraient des rois l'effrayant souvenir !"

Décret N° 655 du 1-2 août 1793, article 11: Les tombeaux et mausolées des ci-devant rois, élevés dans l'église da Saint-Denis, dans les temples et autres lieux, dans toute l'étendue de la république, seront détruits le 10 août prochain.

L'opération a commencé le 6 août. Pendant trois jours on démolit les tombeaux. Présent sur place, Dom Poirier, ancien bénédictin, archiviste de Saint-Denis et Commissaire, laissa un procès-verbal de cette dévastation - profanation -vandalisation : "En trois jours on a détruit l'ouvrage de douze siècles:" Ce premier stage des vandales ne s'en prit qu'aux tombeaux, cassant la pierre, récupérant les métaux immédiatement dirigés vers les fonderies.Heureusement quelques tombeaux furent sauvés par Alexandre Lenoir, Conservateur, pour son Musée des Petits-Augustins.

OCTOBRE 1793, IL Y A 220 ANS....Après l'assassinat de la Reine, expulsion des Princes de France de leurs tombeaux ...OCTOBRE 1793, IL Y A 220 ANS....Après l'assassinat de la Reine, expulsion des Princes de France de leurs tombeaux ...

Le 12 octobre, ce n'est pas la populace qui envahit la Basilique Saintt-Denis comme cela est trop souvent raconté. C'est un système organisé, un groupe d'une trentaine de personnes, sous les ordres de la Convention et d'Alexandre Lenoir, pour casser la chaîne dynastique et "éradiquer" de leur dernier lieu de repos les rois, reines, princes, Grands serviteurs. Il ne suffisait pas de tuer un Roi et une Reine vivants, il faut, de plus, supprimer l'existence de la Royauté basée sur l'hérédité, leur légitimité. On s'acharne sur des cadavres pour briser leur existence sacrée.

Samedi 12 octobre: Profanation des tombeaux de Turenne et d'Henri IV.

Lundi 14 octobre: Profanation des tombeaux de Louis XIII, Louis XIV, Marie de Médicis, Anne d'Autriche, Marie-Thérèse d'Espagne, Gaston de France (fils d'Henri IV).

Mercredi 16 octobre: (Jour de l'assassinat de Marie-AntoinetteLe Régent Philippe d'Orléans, Henriette de France (épouse de Charles 1er d'Angleterre), Louis XV, Charles V, Jeanne de Bourbon.

Jeudi 17 octobre: Charles VI, Charles VII, Charles VIII, Isabeau de Bavière, Marie d'Anjou, Marguerite de France (épouse d'Henri IV), François II, 

Vendredi 18 octobre: Henri II, Catherine de Médicis, Charles IX, Henri III, Louis XII, Anne de Bretagne (vers la même époque ses parents sont expulsés de leur tombeau de la chapelle des Carmes à Nantes, l'architecte Crucy ayant récupéré les gisants dès 1792), Jeanne de Navarre, Louis X, Jean 1er, Charles Le Chauve, Hugues Le Grand.

Samedi 19 octobre: Philippe IV le Bel, Dagobert et Nantilde son épouse.

Dimanche 20 octobre: Bertrand du Guesclin, Bureau de La Rivière (Chambellan de Charles V), François 1er, Claude de France, Louise de Savoie, Pierre de Beaucaire, Mathieu de Vendôme (Abbé de Saint-Denis).

Lundi 21 octobre: Philippe V et Philippe VI.

Mardi 22 octobre: Barbazan, Chambellan de Charles VII, Louis II de Sancerre Connétable de Charles VI, l'Abbé Suger, l'Abbé Troon.

Jeudi 24 octobreCharles IV le Bel.

Vendredi 25 octobre: Jean Le Bon, Louise de France (fille de Louis XV et Bienheureuse).

Entre le 12 et le 25 octobre, Quarante deux Rois, Trente deux Reines, Soixantre trois princes, dix Grands serviteurs (dont Bertrand du Guesclin et Turenne), une Trentaine d'abbés et de religieux vont être exhumés et jetés (sauf Turenne) dans deux fosses communes et couverts de chaux vive ; en effet, il ne suffit pas de les retirer de leur dernière demeure mais il faut, de surcroît, les faire disparaître à tout jamais.​Certains des présents vont prélever quelques rares reliques.

Violations de sépultures, profanations de cadavres sont de nouvelles valeurs ajoutées à celles, fondatrices (mensonge, vol, assassinats, soliations), de la république.

C'était il y a exactement 220 ans.

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Radio Courtoisie évoque la destruction de l'église de Gesté.

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Avant de revenir sur l'inique "procès" de Marie-Antoinette, une petite pause en écoutant Anne Brassié, sur Radio Courtoisie, dans son émission consacrée à l'église de Gesté.

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12 H 14, 16 OCTOBRE 1793, LA REPUBLIQUE TUE LA REINE

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12 H 14, 16 OCTOBRE 1793, LA REPUBLIQUE TUE LA REINE

La vie terrestre de Marie-Antoinette s'est arrêtée ce jour, pour entrer dans l'Eternité céleste mais aussi dans l'éternité de l'Histoire après un procès où l'iniquité le dispute à l'ignominie.

Le dossier est vide de toute accusation étayée. Une seule volonté préside: exécuter la "veuve Capet". Tous les mensonges, suppositions ordurières, boues révolutionnaires de psychopathes se vêtant d'oripeaux soi-disant populaires, vont être la seule constitution du dossier d'accusation, repris par le Procureur Fouquier-Tinville :" Qu'à l'exemple des Messaline, Brunbehaut, Frédégonde et  Médicis, connues auparavant comme reines de France, Marie-Antoinette, veuve de Louis Capet, a été, pendant son séjour en France, un fléau et un vampire assoiffé du sang des français".

Du long cortège des quarante et un pseudos témoins des supposées "frasques" de l'ancienne Reine, témoignant à charge - dix neuf déclareront qu'ils ne connaissaient rien à l'affaire - seul émergeront le comte de la Tour du Pin, le comte d'Estaing et Jean-Sylvain Bailly qui protestera vigoureusement contre les accusations élevées contre la Reine en ce qui concernait les attouchements sur le Dauphin et le "massacre" du Champ de Mars qui étaient absolument fausses. (Bailly sera guillotiné moins d'un mois plus tard).

Marie-Antoinette est la première reine de France passant devant un "tribunal":

-Juge: Martial-Joseph Armand Herman, Robespierre aurait soutenu sa candidature au poste de Juge du Tribunal Révolutionnaire. Il présidera le Tribunal lors des jugements des Girondins, puis des Hébertistes puis des Dantonistes.Enlevé à l'affection des siens le 7 mai 1795 à l'âge de 36 ans.

-Juge assistant: Marie-Joseph Emmanuel Lanne, ami de Robespierre, mort prématurément à l'âge de 33 ans par coupure occipitale.

-Juge assistant : Etienne Foucault guillotiné en mai 1795 à l'âge de 55 ans.

-Fouquier-Tinville, Procureur sanguinaire, menteur avéré et prévaricateur, guillotiné le 7 mai 1795. 

-Un des deux Substitus de Fouquier-Tinville: Joseph Donzé de Verteuil, prêtre renégat mort en 1818 réconcilié avec l'Eglise.

12 jurés acquis à la condamnation à mort et une assemblée peu flatteuse pour un acte de justice. Sa seule réaction positive sera lorsque Marie-Antoinette accusée d'inceste sur la personne de son fils, une nouvelle fois, en appellera à elle: "Si je n'ai pas répondu c'est que la nature elle-même refuse de répondre à de telles accusations faites à une mère. J'en appelle à toutes les mères !" Le désordre causé par la foule entraînera une suspension d'une heure.Suspension durant laquelle Hébert se fait reprendre par Herman et Robespierre qui craignent que l'avantage passe à l'accusée.

Lorsque les débats reprennent, les avocats de la Reine, qui avaient été arrêtés, font valoir une nouvelle fois l'inanité des faits et le manque de preuves des faits iniques.

Las ! Fouquier-Tinville reprend son réquisitoire qui ne retient que quatre accusations (malgré les assertions des 19 témoins à charge !):

-Est-il constant qu'il ait existé des manoeuvres et des intelligences avec les puissances étrangères et autres ennemis extérieurs de la république, lesdites manoeuvres et des intelligences tendant à leur fournir des secours en argent, à leur donner l'entrée du territoire français et à leur faciliter le progrès des armes ?

-Marie-Antoinette d'Autriche est-elle convaincue d'avoir coopéré à ces manoeuvres et d'avoir entretenu ces intelligences ?

-Est-il constant qu'il ait existé un complot et une conspiration tendant à allumer la guerre civile à l'intérieur de la république ?

-Marie Antoinette est-elle convaincue d'avoir participé à ce complot et à cette conspiration ?

A ces quatre questions la réponse est "oui" à l'unanimité des 12 jurés qui devaient dormir ou cuver pendant l'interrogatoire de la Reine et la plaidoirie de ses défenseurs lesquels avaient démontré l'inanité des faits reprochés.

Le Président Herman annonce alors le verdict à la Reine qui a été ramenée dans la salle d'audience. Elle est condamnée pour haute trahison et l'exécution sera accomplie dans la journée.

Marie-Antoinette parut frappée de stupeur. Il était quatre heures du matin. Le ""procès"" avait commencé exactement le 12 octobre au soir ; la séance qui s'achevait le 16 octobre à 4 H matin avait commencé le 15 octobre à 9 H du matin.

Pendant ces longues heures, une seule fois la Reine dit:"J'ai soif".

12 H 14, 16 OCTOBRE 1793, LA REPUBLIQUE TUE LA REINE

Lorsque la Reine de France est "jugée" (guillemets de rigueur), c'est comme femme de Louis XVI et non en tant que Souveraine régnante. Le "patron" de l'exécutif est le Roi. Elle-même le dit bien : "elle n'est pas intervenue dans le Conseil du Roi". Bien sûr elle a exprimé ses pensées dans leur intimité familiale en donnant son avis, comme dans toute famille dans laquelle le couple s'exprime. Il s'agit donc d'un assassinat. (Il suffit d'ailleurs de lire le site du Ministère de la Justice pour être renseigné par sa grande discrétion) !

Il s'agit donc bien d'un "procès" inique qui n'est guère à la gloire des valeurs fondatrices de la république. Il fallait faire disparaître la famille royale, ce qui va se poursuivre ensuite, malgré les garanties données le 20 janvier à Louis XVI: "Décret du 20 janvier 1793: Décret de la Convention autorisant le Conseil exécutif provisoire à répondre à Louis que la Nation française, aussi grande dans sa bienfaisance que rigoureuse dans sa justice, prendra soin de sa famille et lui assurera un sort convenable".

Comme lu sur notre Blog le 20 janvier: Menteurs et parjures.

Laissons la conclusion à François-René de Chateaubriand :"Le premier crime de la Révolution fut la mort du Roi, mais le plus affreux fut la mort de la Reine !"

12 H 14, 16 OCTOBRE 1793, LA REPUBLIQUE TUE LA REINE

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SAUSSINES, LES CHOUANS DU MIDI.

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SAUSSINES, LES CHOUANS DU MIDI.SAUSSINES, LES CHOUANS DU MIDI.
SAUSSINES, LES CHOUANS DU MIDI.SAUSSINES, LES CHOUANS DU MIDI.SAUSSINES, LES CHOUANS DU MIDI.

En ce samedi 28 septembre 2013, le Souvenir Catholique en Languedoc - Association Père Yves Marie Salem Carrière organisait sa réunion annuelle en mémoire des victimes de la révolution dans le Midi.Le nombre de participants va croissant d'années en années et, sans aucun doute, nos temps troublés aident à la sensibilisation du Souvenir des martyrs de la Foi d'il y a 220 ans.

Un chaleureux discours d'accueil fut prononcé par Jacques Plane qui préside aux destinées de l'Association depuis la mort de Pierre Causse, il y a eu deux ans fin mars.

Dans cette région fortement marquée par la guerre des Protestants contre les Catholiques et maintenant par l'arrivée de très nombreux sarrazins, ce monument doit régulièrement subir des soins. Le précédent qui était en pierre a été détruit par des vandales ; l'actuel est en béton armé. Des chasseurs "s'amusent" à tirer des cartouches sur le Sacré-Coeur peint. A chaque cérémonie il faut installer, puis enlever, la plaque mémorielle rappelant les massacres de la Révolution ; non il n'y a pas eu que la Vendée. Si le cas était, ce serait la justification de certains qui pourraient prétendre: "Bon d'accord la Vendée, mais c'est à cause de forcenés comme Turreau ou Carrier ; ailleurs, il ne s'est rien passé!".

Non l'éradication du catholicisme concernait toute la France.

Oui ailleurs, il s'en est passé des choses puisque le soulèvement a touché 60 départements sur 83, puis 85 (avec les conquêtes "pacifiques" de la révolution). Et dans le Languedoc les Lois sur le clergé et ses biens signifièrent "l'ouverture de la chasse" aux catholiques dès juin 1790.

Certains voudront trouver des excuses en rappelant la violence  des Dragons de Louis XIV ; accepteront-ils de tempérer leur raisonnement quand ils sauront que le soulèvement, cause de la répression royale, fut réalisé par quelques Protestants-luthériens - soutenus par des mercenaires Suisses Protestants et Luther lui-même - à tel point qu'en certaines occasions les Protestants Calvinistes s'associèrent aux Catholiques et aux troupes royales pour réprimer la sauvagerie des Luthériens ? Que les victimes des Protestants furent autant des Protestants que des Catholiques et que dans la répression royale c'est surtout le comportement de certains soudards qui affecta autant les Catholiques que les Protestants. 

Tout n'est pas aussi simple ni aussi uniforme que certains le prétendent. Les mêmes qui expliquent les exactions au nom du clivage religieux expliqueront de diverses façons, en se contorsionnant les méninges, que des Bleus furent victimes de la brutale répression révolutionnaire.

Revenons au samedi 28 septembre à Saussines. La messe fut célébrée par l'abbé Gaud du Prieuré de Fabrègue qui donna une homélie, claire et forte, en ces temps de reprise des principes de 1792-1793.

Ensuite l'apéritif offert par l'association fut l'occasion de proposer à la vente le DVD réalisé sur les conférences de Reynald Secher et Philippe de Villiers à Vannes-Grand Champ. Avec succès.

Le déjeuner, très agréable sur le plan de la qualité, fut servi dans la salle municipale de Mudaison ; à l'invitation de Jacques Plane, Président de l'Association du Souvenir Catholique en Languedoc. Différents responsables d'Association vinrent présenter leurs projets pour l'année 2014. Puis ce fut la présentation de la suite de la dégradation des conditions politiques et économiques de 1793 et de la mise en route d'un système de suppression de la partie de la population rétive aux bonheurs de la Révolution. Cette présentation, suite de celle de 2012 -comment en est-on arrivé là - fut présentée par Noël Stassinet et suivie avec attention.D'autant qu'elle était accompagnée d'exemples actuels.

Enfin chacun se dit au revoir ; il était presque 18 H.

Il faut noter qu'au fronton de cette salle municipale, un bandeau électronique donne différents renseignements numériques et le saint du jour affiché : St Venceslas. Dans cette ville où la population sarrazine est importante, cela représente un geste - électronique certes - de résistance.

Mais pas isolé ; ainsi sur les bords du Vidourle, à Sommières (Gard), un Breton de La Roche-Bernard a installé une crêperie. L'originalité de ce commerce est d'être istallé dans un bâtiment qui est l'ancienne église Saint Amans. Son curé, Mathieu Gérard, prêta le Serment constitutionnel et partit. L'église fut désaffectée et vendue comme bien national le 15 février 1792. D'une superficie de 28 toises (à peu près 55 M²) elle sera ensuite démolie dans ses parties supérieures (Sommières et la Révolution Tome II). Après divers aléas une boulangerie y sera installée et depuis 2010 une crêperie bretonne dont le breton de patron reçoit ses farines et ses cochonailles du Finistère. Le sarrazin qui entre ici ne le fait que sous forme de farine. De plus, pour marquer le souvenir de la Bretagne et de sa religiosité les signes religieux ne manquent pas et protègent ces lieux. Vraiment une halte de qualité pour nos Chouans du Midi, en particulier ceux qui ont déserté la Bretagne, qui retrouveront là le bon air du pays avec des nourritures de grande qualité pour des prix comme en Bretagne ! (publicité gratuite car l'endroit, ses patrons et le personnel sont charmants).

Les Korrigans du Vidourle à Sommières.

SAUSSINES, LES CHOUANS DU MIDI.SAUSSINES, LES CHOUANS DU MIDI.
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14 OCTOBRE 1793, IL Y A 220 ANS, UNE JUSTICE TAUBIRIENNE

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Après que le président Herman lui ait demandé de décliner son identité avant de l'interroger, la Reine répondra en utilisant la troisième personne : en effet ce n'est pas Marie-Antoinette de Lorraine d'Autriche qui est concernée mais la Reine de France.

-Non contente d'avoir dilapidé de façon effrayante les finances de la France, fruit des sueurs du peuple, par vos plaisirs et vos intrigues, de concert avec des ministres infâmes, vous avez fait passer des millions à l'Empereur (d'Autriche, note SCB) afin qu'il s'en serve contre le peuple qui vous nourrissait.

-Jamais.La Reine sait que très souvent on s'est servi de ce moyen contre elle ; qu'elle aimait trop son époux pour dilapider l'argent de son pays ;  que son frère l'Empereur n'avait aucun besoin de l'argent de la France ; et, par les mêmes principes qui l'attachaient à la France, elle ne lui en aurait point donné

-Lorsqu'il était question de savoir si Louis Capet sanctionnerait ou opposerait son veto aux décrets rendus dans le courant de septembre 1791 concernant ses frères, les émigrés et les prêtres réfractaires et fanatiques, ce n'est pas vous qui avez déterminé Louis Capet à apposer son veto à ces décrets ?

-Mon époux n'avait pas besoin qu'on le pressât pour faire ce qu'il croyait de son devoir ; que la Reine n'était point de son Conseil, que ce n'est que là que ces sortes d'affaires se traitaient et se décidaient.

-C'est vous qui avez appris à Louis Capet cet art de profonde dissimulation avec laquelle il a trompé trop longtemps le bon peuple français qui ne se doutait pas qu'on pût porter à un tel degré la scélératesse et la perfidie.

-Oui, le peuple a été trompé ; il l'a été cruellement, mais ce n'est pas par la Reine ni par son mari.

-Vous n'avez jamais cessé un moment de vouloir détruire la liberté ; vous vouliez, à quelque prix que ce fût, remonter au trône sur les cadavres des patriotes !

-Le Roi et la reine n'avaient pas besoin de remonter sur le trône puisqu'ils y étaient ; qu'ils n'ont jamais désiré que le bonheur de la France, qu'elle fut heureuse ; mais qu'elle le soit, ils seront toujours contents.

Après cet interrogatoire qui eut lieu en présence de Fouqier-Tinville, lequel n'évoqua pas les aveux extorqués au jeune Louis XVII, la Reine fut reconduite dans sa geôle de La Conciergerie.

Le procès ouvert ce 14 octobre, devant le Tribunal  Révolutionnaire créé à l'instigation de Danton, va durer deux jours.Herman proposa à la Reine si elle désirait un avocat. Elle n'en connaissait point. Deux avocats furent désignés d'office, Tronson-Ducoudray et Chauveau-Lagarde, d'honnêtes personnes à l'esprit droit.Ils arrivèrent dans la nuit du 13 au 14 octobre à La Conciergerie afin de compulser quelques rares documents : vraiment pas le temps de préparer une plaidoirie solide. Mais ce n'était pas la préoccupation du Tribunal Révolutionnaire, qui avait la particularité de juger sans Appel ni Cassation !!! Ni Appel au Peuple...évidemment !!!

Ainsi le Tribunal Révolutionnaire voulait donner, et laisser l'image d'une justice sereine, digne, vraie ; on va assister à une exhibition d'individus aussi crapules que les magistrats, eux-mêmes dignes ancêtres de Vychinsky (procureur stalinien) ou Freisler (juge hitlérien) ou Mornet (procureur à la libération).

Il faut retenir qu'avant l'organisation du ""procès"", le verdict est déjà posé, les dès sont pipés. En effet, l'affaire du "Complot de l'oeillet", projet d'évasion de la Reine esquissé le 28 août 1793, projet mal ficelé, va déclencher l'ire des Psychopathes conventionnels : Billaud-Varennes monte à la Tribune de la Convention le 3 octobre et à la fin d'un discours vitupérant de façon éhontée  contre "l'Autri-chienne" (admirons le savant jeu de mots)  propose que "la veuve Capet, la honte de l'humanité et de son sexe soit décrétée d'accusation et exécutée". Ce projet enthousiasme l'Assemblée qui le vote.

Donc, alors qu'un pseudo-procès est ouvert le verdict est d'ores et déjà prononcé. Mais l'Histoire, qui était autrefois enseignée, est sauve : la République a assuré à la femme du Tyran un procès équitable. Et les membres du système appelé Education Nationale en sont les parfaits complices. Non ce procès ne fut pas équitable, il fut inique et nous le découvrirons dès demain.

 

 

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Aujourd'hui 12 octobre 1793, il y a 220 ans...

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A 6 heures du soir, en ce 12 octobre,  Marie-Antoinette de Lorraine et d'Autriche, Reine de France est transférée de sa cellule de la Conciergerie au tribunal qui siège à l'étage supérieur pour qu'on l'inculpe enfin des griefs qui lui sont faits. En effet jusque là l'acte d'accusation est établi sans aucun motif sérieux  ni circonstancié. Tout n'est basé que sur  sur le fait que Robespierre,  dans son réquisitoire du 3 mars 1793, a encouragé la Convention à  juger l'ex reine de France. 

Or, la même Convention, miséricordieuse"s'était engagée, le 20 janvier, à assurer la protection de la femme de "Louis Capet" et de ses proches !

Menteuse et inventeuse de faux motifs, la Convention qui a érigé un tribunal qu'elle a créé en son sein va fournir divers chefs d'inculpation tous aussi mensongers les uns que les autres car, de toute les façons, la sentence est déjà portée:

-Avoir dilapidé les finances de la France et avoir envoyé des millions à l'Empereur d'Autriche pour qu'il s'en serve contre le peuple qui vous nourrissait

-Avoir appris à Louis Capet l'art de la dissimulation avec lequel il a trompé le "bon" peiple de France.

- Avoir voulu détruire le sens de la liberté pour régner à tout prix et remonter sur le trône sur le corps des patriotes.

Voilà les actes d'inculpation de la Reine de France.

Nous verrons demain les réponses de Marie-Antoinette de Lorraine, reine de France.

 

 

 

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