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Liberté, Liberté Chérieee (air connu)

Publié le par culture

Liberté ou MortDécret du 10-12 mars 1793 relatif à la formation d'un tribunal criminel extraordinaire,qui règle sa composition et ses attributions
TITRE Ier
De la composition et de l'organisation d'un tribunal criminel extraordinaire

Art. 1er  Il sera établi à Paris un tribunal criminel extraordinaire, qui connaîtra de toute entreprise contre-révolutionnaire, de tous attentats contre la liberté, l'égalité, l'unité, l'indivisibilité de la république, la sûreté intérieure et extérieure de l'État , et de tous les complots tendant à rétablir la royauté, ou à établir toute autre autorité attentatoire à la liberté, à l'égalité et à la souveraineté du peuple, soit que les accusés soient fonctionnaires civils ou militaires, ou simples citoyens.

2. Le tribunal sera composé d'un jury et de cinq juges qui dirigeront l'instruction, et appliqueront la loi après la déclaration des jurés sur le fait.

3. Les juges ne pourront rendre aucun jugement s’ils ne sont au moins au nombre de trois.

4. Celui des juges qui aura été le premier élu présidera ; et, en cas d'absence, il sera remplacé par le plus ancien d'âge

5. Les juges seront nommés par la Convention nationale, à la pluralité relative des suffrages, qui ne pourra néanmoins être inférieure au quart des voix.

6. II y aura auprès du tribunal un accusateur public et deux adjoints ou substituts, qui seront nommés par la Convention nationale, comme les juges et suivant le même mode.

7. Il sera nommé dans la séance de demain, par la Convention nationale, douze citoyens du département de Paris et des quatre départements qui l'environnent, qui rempliront les fonctions de jurés, et quatre suppléants du même département, qui remplaceront les jurés, en cas d'absence, de récusation ou de maladie. Les jurés rempliront leurs fonctions jusqu'au 1 er mai prochain, et il sera pourvu par la Convention nationale à leur remplacement et à la formation d'un jury pris entre les citoyens de tous les départements.

8. Les fonctions de la police de sûreté générale, attribuées aux municipalités et aux corps administratifs par le décret du 11 août dernier, s'étendront à tous les crimes et délits mentionnés dans l'art. 1 er du présent décret.

9. Tous les procès-verbaux de dénonciation, d'information, d'arrestation, seront adressés en expédition par les corps administratifs à la Convention nationale, qui les renverra à une commission de ses membres, chargée d'en faire l'examen et de lui en faire le rapport.

10. Il sera formé une commission de six membres de la Convention nationale, qui sera chargée de l'examen de toutes les pièces, d'en faire le rapport, et de rédiger et présenter les actes d'accusation, de surveiller l'instruction qui se fera dans le tribunal extraordinaire, d'entretenir une correspondance suivie avec l'accusateur public et les juges sur toutes les affaires publiques qui seront envoyées au tribunal, et d'en rendre compte à la Convention nationale.

11. Les accusés qui voudront récuser un ou plusieurs jurés seront tenus de proposer les causes de récusation par un seul et même acte, et le tribunal en jugera la validité dans les vingt-quatre heures.

12. Les jurés voteront et formeront leur déclaration publiquement, à haute voix, et à la pluralité absolue des suffrages.

13. Les jugements seront exécutés sans recours au tribunal de cassation.

14. Les accusés en fuite, qui ne se représenteront pas dans les trois mois du jugement, seront traités comme émigrés, et sujets aux mêmes peines, soit par rapport à leur personne, soit par rapport à leurs biens.

15. Les juges du tribunal éliront, à la pluralité absolue des suffrages, un greffier et deux huissiers. Le greffier aura deux commis, qui seront reçus par les juges.

TITRE II    Des peines

Art. 1er. Les juges du tribunal extraordinaire prononceront les peines portées par le Code pénal et les lois postérieures contre les accusés convaincus; et lorsque les délits qui demeureront constants seront dans la classe de ceux qui doivent être punis des peines de la police correctionnelle, le tribunal prononcera ces peines sans renvoyer les accusés aux tribunaux de police.

2. Les biens de ceux qui seront condamnés à la peine de mort seront acquis à la république ; et il sera pourvu à la subsistance des veuves et des enfants, s'ils n'ont pas de biens d'ailleurs.

3. Ceux qui seraient convaincus de crimes ou de délits qui n'auraient pas été prévus par le Code pénal et les lois postérieures, ou dont la punition ne serait pas déterminée par les lois, et dont l'incivisme et la résidence sur le territoire de la république auraient été un sujet de trouble public et d'agitation , seront condamnés à la peine de déportation.

4. Le conseil exécutif est chargé de pourvoir à l'emplacement du tribunal.

5. Le traitement des juges, greffier, commis et des huissiers, sera le même que celui qui a été décrété pour les juges, greffier, commis et huissiers du tribunal criminel du département de Paris. 

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Persécution religieuse dans le Morbihan

Publié le par culture

IMG 2184 IMG_2182.JPG    IMG 2181                                                             Le chêne Guillotin a poussé à Concoret, près de la forêt de Paimpont, mythiquement plus connue sous le nom de Brocéliande, avec le Roi Arthur, la fée Viviane, la Fontaine de Barenton, toute la mythologue celtique ; mais elle est  marquée par une épopée qui n'est pas légendaire: la persécution des catholiques pendant la Révolution.
Un ami fidèle m'a fait découvrir cet arbre millénaire qui serait âgé de mille ans, d'un embonpoint inaccoutumé de 9,60 mètres de circonférence. Creux, il peut loger dix personnes. La commune l'a protégé d'une barrière.
En lisant l'ouvrage"mille prêtres du Morbihan face à la révolution" d'André Moisan prêtre et archiviste diocésain du Morbihan on découvre que le nom donné à ce chêne est celui de l'abbé Pierre-Paul Guillotin qui avait prêté un serment restrictif à la Constitution Civile du Clergé ; il s'en estima libéré  après la mise à mort du Roi Louis XVI.Recherché, comme tous les prêtres réfractaires, ce chêne lui servit de refuge.Lorsque la persécution religieuse se fut atténuée, il rédigea un ouvrage appelé Le Registre, de 288 feuilles, dans lequel il a noté toute la chronique locale de 1791 à 1800, Histoire ecclésiastique, des lieux-dits et des habitants.Il y raconte comment, poursuivi par une horde de Bleus, il se réfugia dans le tronc de cet arbre et invoqua la protection de la Mère de Dieu. Une araignée tissa sa toile devant l'ouverture.Les Bleus fouillant partout virent la toile d'araignée et en déduisirent que personne n'était entré dans le tronc de l'arbre. Alors que l'abbé y était réfugié.Ce n'est pas une légende, c'est un fait merveilleux mais les miracles ne le sont-ils pas ?
L'abbé Pierre-Paul Guillotin était né au Vaubossard en Concoret le 24 juillet 1750 ordonné prêtre en la cathédrale de Saint Malo (évêché disparu en 1790), ayant refusé une première fois le serment, il quitte Saint Servan où il est vicaire pour se réfugier dans son pays natal.Pour survivre, il prête finalement un serment restrictif le 20 août 1792.
On connaît par lui l'existence d'un autre abbé Guillotin, Vincent, né en 1736 ordonné à Saint Malo en 1761, recteur de Saint Maden dans les Côtes du Nord, réfugié à Concoret en 1797 pour s'y cacher. Peut-être est-il venu lui aussi dans ce chêne? Mais aussi l'abbé Julien-Malo Jouan prêtre de Saint Léry près Mauron  prisonnier à Ploermel déporté à Saint Martin de Ré rentré le 14 février 1800, l'abbé Yves Lemoine recteur de Mauron et l'abbé Alexis Roblaire recteur de Néant rentrés des pontons de Rochefort à la même date, l'abbé Philippe Barbier chapelain de Gaillarde en Paimpont rentré en 1802 de Jersey où il s'était exilé pour être nommé recteur de Néant, l'abbé Joseph-Hyacinthe Houssu vicaire à Néant et chapelain au Rox en Concoret "fanatique dangereux" qui s'exile à Jersey d'où il revient pour être nommé recteur de Concoret en 1802, l'abbé Joseph Pontgérard d'Augan mendiant à Concoret fait prisonnier après le naufrage de son bateau l'emmenant en exil à Jersey et guillotiné à Rennes le 11 mars 1794 âgé de 47 ans, et près de là l'abbé Charles Monnerais que l'on fit courir pour le"tirer comme un lapin" et l'achever à la baïonnette obligeant ensuite ses paroissiens à marcher sur son corps qu'ils furent obligés de laisser nus sur la place de Guer jusqu'à la nuit.
Quel étalage de cruauté et de barbarie! 
Mais quelle Histoire apprise à partir de l'existence d'un chêne ! 

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Une infâmie

Publié le par culture

 thumb mausolee-duc-d-enghien-vincenneLe 21 mars 1804, Louis- Antoine- Henri de Bourbon - Condé, Duc d'Enghien, tombe sous les balles d'un peloton d'exécution dans les fossés de Vincennes. Il est trois heures du matin, le prince a trente et un ans et demi.

Sa faute ? être un Bourbon. Son crime ? être réfugié en dehors des frontières françaises où, de façon tout à fait illégale,  le Premier Consul, Buonaparté, pas encore empereur de la République, allant à l'encontre de toutes les lois internationales le fait enlever par ses troupes à Ettenheim, en Allemagne, le 15 mars 1804. Après quatre jours passés à Strasbourg durant lesquels le prince clame son innocence, il est emmené à Vincennes, jugé (???) le 20, sans témoin et sans avocat ; cette cour de justice digne de celles de Fouquier-Tinville condamne le jeune prince à la peine de mort immédiatement exécutoire.
On l'emmène sous la pluie dans les fossés ; une lanterne marque le lieu de son destin. Seize hommes le mettent en joue.Son chien Mohiloff qui l'a accompagné restera plusieurs jours couché sur la fosse où il a été inhumé (laquelle fosse avait été creusée avant que l'inculpé ait été jugé !!).
Dans son Mémorial, l'empereur sanguinaire assassin déchu, se disculpera de cette justice expéditive.Pour se refaire une virginité à l'approche de la mort ?
A l'origine de l'enlèvement du prince, l'arrestation de Georges Cadoudal et son interrogatoire au cours duquel il révéla être venu pour enlever celui qui n'est encore que Premier Consul (et non pour l'assassiner puisque les Anglais avaient déjà prévu de l'envoyer à Sainte-Hélène) afin de ramener un prince à la tête du pays.Ne se faisant aucune illusion sur Provence et Artois, sous l'impulsion de Talleyrand, Buonaparté avait pensé au jeune duc d'Enghien comme ennemi potentiel, militaire de formation de quatre ans son cadet, plutôt que deux princes de cour.
Exhumé en 1816 sur ordre de Louis XVIII il sera inhumé dans la chapelle du château de Vincennes avant d'être déplacé dans la crypte sur ordre de Napoléon III 

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Suites de la Bataille du Pont du Loc'h.

Publié le par culture

 IMG 2194 edited

Il y a un peu plus d’un mois, le 14 février, Georges Cadoudal et ses officiers ont été reçus au château de Beauregard à Saint Avé dans le Morbihan. Cette rencontre avec le général Brune, supérieur du général Harty, est voulue par Buonaparté Premier Consul.

Le 25 janvier 1800 a eu lieu la Bataille du Pont du Loc’h, près de Grand Champ, sur la route de Vannes à Locminé. Les historiens de mauvaise foi parlent de défaite, d’autres de victoire mitigée mais à l’avantage des armées de la République.

Pour se faire une idée, observons les faits.

La Bataille a lieu car Georges secondé de ses officiers, veut récupérer les charrettes de grains et autres denrées alimentaires que les Bleus sont venus piller dans la région de Grand Champ. L’accrochage est féroce, les Chouans bénéficiant de la connaissance du terrain, étant d’autre part les attaquants par surprise d’une armée "dominatrice et sûre d’elle".

-Si les Bleus (qui ont perdu 700 hommes) sont vainqueurs, ils enterrent leurs morts ou les ramènent à Vannes, lieu de leur cantonnement à une vingtaine de kilomètres. Ils en profitent pour pousser leur avantage en pourchassant les Chouans afin de les détruire définitivement.

-Si le résultat de la Bataille est mitigé, les Chouans se sont égaillés et les Bleus poursuivent leur retour à Vannes avec leur butin, leurs morts et blessés.

En réalité, les vainqueurs fuient à grande allure en abandonnant sur place leurs morts et leurs blessés ainsi que la majorité de leur butin. Et les vaincus, les Chouans, restés sur place - curieux pour des vaincus – enterrent leurs morts dans les cimetières de Locmaria et de Locqueltas. Ils mettront les Bleus tués au combat dans des fosses communes creusées dans les landes de Burgo et dans les landes de Morbouleau (en bas de Plaudren). Georges donnera quelques sous aux Bleus prisonniers et blessés pour rentrer chez eux.
Curieux pour des vaincus !!

-Si les Chouans ont été vaincus, les Armées de Brune doivent parachever leur victoire. Or, sur l’insistance du Premier Consul, Georges et ses officiers sont invités (et non convoqués) à se rendre à un entretien portant sur la paix et des postes à prendre dans l’armée Républicaine. Cet entretien aura lieu au château de Beauregard. Georges accepte de déposer les armes en échange de garanties. Pour montrer ses bonnes dispositions Buonaparté fait annoncer par le général Brune que Georges sera reçu aux Tuileries.

Curieuses décisions concernant un vaincu !!

Il ne faut en effet pas perdre de vue la conduite expéditive de Buonaparté avec un autre célèbre chef Chouan le comte Louis de Frotté (voir article ci-dessous).

L’entrevue aura donc lieu au Tuileries, il y a à peu près 210 ans. Le Premier  Consul traitera avec condescendance son interlocuteur. Georges confiera quelques temps après à Hyde de Neuville :"Ah! si vous saviez ce que j'ai eu envie de prendre ce petit homme entre mes bras et de serrer, serrer, serrer ! A l'étouffer !".

Ah! si Georges avait cédé à son envie ! Il en aurait sauvé sa vie, celle de ses 11 compagnons d’échafaud (12 personnes guillotinées en 27 minutes le 25 juin 1804), il aurait épargné la vie de plus d’un million de soldats morts sur les champs de bataille napoléoniens et celle de centaines de milliers de civils des pays conquis. Georges ignorait – car nous ne savons ni le jour ni l’heure - que quatre ans exactement  après cette réception houleuse aux Tuileries, il serait emprisonné au Temple, après sa capture dans le quartier du Panthéon par la police de François Réal (Fouché est alors en semi - disgrâce) et que la montée à l’échafaud serait proche. En prison, il fera cette réflexion désabusée à ses amis co-inculpés :"Messieurs, nous voulions rendre un roi à la France. Nous avons fait mieux, nous lui donnons un empereur... ".

C’était il y a un peu plus de deux cents ans.

 

 

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Louis de Frotté

Publié le par culture

Louis_de_Frotte.jpgNotre Blog n'existait pas le 18 février ; il ne nous a donc pas été possible de rendre hommage au comte Louis de Frotté, fusillé avec ses six compagnons à Verneuil sur Avre, dans l'Eure, le 18 février 1800. Cette ville est située à 70 km d'Alençon et à 110 de Paris.

Louis de Frotté est un grand de la Chouannerie ; mais il fut auparavant un militaire ayant servi le Roi dès 1781 jusqu'à 1792, avant de rejoindre les armées du duc de Brunswick, étant à ses côtés lors de l'affaire de Valmy où eurent lieu les traficotages maintenant avérés pour laisser la victoire aux armées révolutionnaires. Il émigre en Italie, puis en Allemagne avant de rejoindre les émigrés en Angleterre. Revenu en France dans sa Normandie chérie, il a eu sous ses ordres jusqu'à onze mille hommes qu'il entraînait ou faisait entraîner tous les jours, marche, tir, initiation au combat et  à l'embuscade, leur apprenant à tout savoir d'une guerre ordinaire ou de guérilla. Il refusa les accords de La Mabilais (comme Cadoudal) et se lança dans la Chouannerie à grande échelle, soulevant toute la Basse Normandie. Mais il fut bientôt confronté à Hoche qui avec ses bataillons convertissait à la paix, de gré ou de force, les régions soulevées de la Loire à la Bretagne, et s'était débarrassé de l'affaire de Quiberon, les Anglais n'ayant pas joué franc jeu (voir La Revue du SCB à paraître en juin). Après des alternances de victoires et de défaites il montrera à Buonaparte tout son mépris ; celui-ci en fera son ennemi personnel. L'Agence Royaliste de Paris, qui comptait d'anciens conventionnels dans ses rangs, était pour une monarchie constitutionnelle dont le roi Louis XVIII aurait eu pour premier ministre Buonaparte. Et ceux qui enrayaient ces plans fumeux étaient condamnés. Lâché par tous, Frotté fit savoir au général Hédouville qui commandait la pacification (Louis Lazare Hoche étant décédé en Allemagne en 1797) qu'il se soumettait, comme tous les autres chefs Chouans. Le général Guidal lui fit remettre un sauf-conduit pour lui et ses six officiers. Arrivés à Alençon le 15 février, on les fit patienter. Et le 18 février à minuit, le sauf-conduit étant épuisé, les sept hommes furent arrêtés, jugés comme rebelles, sans avocat, par une cour militaire et condamnés à mort. Leur dernier soir ils demandèrent une bouteille de vin. Ils trinquèrent avec un fort "Vive le Roi" puis ayant vidé leurs verres ils les jetèrent, ainsi que la bouteille, contre un mur pour que personne ne les récupère. Ils furent fusillés contre le mur du cimetière de Verneuil au matin, et abandonnés là. Ils furent inhumés sommairement plus tard.
Le 19 février 2000, nous étions près de mille dans l'église paroissiale de La Madeleine pour entendre la messe de Requiem célébrée selon le rite Tridentin. Le maire était présent, accompagné de son conseil municipal.

Une anecdote intéressante: C'est l'adjoint communiste à la culture qui avait soutenu les organisateurs de la commémoration, contre le maire UDF qui n'en voulait pas. A ma question étonnée, cet élu me répondit :" Louis de Frotté s'est levé pour défendre le peuple opprimé par la bourgeoisie parisienne et contre la dictature."  

Etonnant non ?

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Persécution du catholicisme par la Révolution

Publié le par souvenirchouandebretagne.over-blog.com

                                                   Si nouLa-Biliais.JPGs pouvons, comme déjà écrit, regarder les faits en perspective, la préoccupation de l’Association n’est pas l’état actuelle de notre pays (quels que soient les délabrements spirituels, politiques, économiques), et certainement pas la réalité de la révolution mondiale. Nous nous inscrivons dans la ligne de pensée de l’abbé Barruel ou Jean de Bonald, entr’autres personnes ; absolument pas dans celle de Nadia Webster et consort. Sauf bien sûr si un jour le Conseil d’Administration du SCB en décidait autrement !

Notre Association étant fidèle à l’Eglise Catholique Romaine et à sa continuité (car si nous croyons en Dieu, à  la sainte Trinité, donc au Saint-Esprit, nous savons le rôle de Celui-Ci dans l’élection du pape, aux conséquences de celle-ci et alors à  notre méconnaissance des plans de Dieu) nous ne pouvons que penser que la lutte est ouverte entre Elle et satan. D’ailleurs les premières vraies attaques de la Révolution furent, à part quelques broutilles, contre l’Eglise ; la confiscation de ses biens   l’asphyxie financièrement, la suppression des vœux des membres du clergé régulier - de quoi se mêle un pouvoir politique dans une affaire religieuse privée où l’Etat ne dicte pas sa loi sur le plan spirituel- la fermeture des monastères, le serment imposé à tout le clergé l’empêchent d’exercer sa mission apostolique et asphyxient ainsi spirituellement une population qui vit en totale osmose avec son Dieu. Cette lutte contre l’observance et l’ordonnancement de la société religieuse catholique est bien la marque démoniaque de la Révolution. Il ne s’agit pas d’élucubration sur un éventuel complot mais la simple constatation de faits qui s’enchaînent avec une belle constance : la disparition physique et spirituelle de l’Eglise, alors qu’Elle n’est plus au XVIII ème siècle la force  temporelle qu’elle a pu représenter. Autre constatation des faits, si cette puissance temporelle avait encore existé, il en aurait découlé une puissance spirituelle. Alors comment expliquer le succès des différents prédicateurs dont, dans l’Ouest, Louis-Marie Grignon de Montfort ?

Il est amusant - enfin, si l’on veut – de lire sous la plume de l’historien « spécialiste de l’histoire des Frères Trois Points » Daniel Ligou :" Contrairement à la théorie du complot maçonnique dénoncé en 1797 par l'abbé Barruel, les maçons font plutôt profil bas en 1789 ". Sans se vanter de leur appartenance aux Loges, ils sont tous là pourtant en commençant par Louis Philippe dit Egalité, Mirabeau, Robespierre, Barère etc… Les Loges travaillent dans l’ombre, peaufinent leurs bouleversements l’équerre et le compas dans l’œil. Ennemie du Catholicisme la Franc-maçonnerie dit vouloir le bonheur du peuple, sans dieu ni obscurantisme. Elle créera, ou fera créer la déesse Raison pour détourner les idolâtres vers un culte païen que Robespierre supprimera pour le remplacer par le Culte à l’Être Suprême. Il en perdra la tête !

Oui la Révolution fut bien anti-catholique, dès 1789, sous le Roi Louis XVI, sous la Convention et sous le Directoire. Seul le Concordat créera avec la papauté un accord de bric et de broc. En pourcentage de catégorie « professionnelle » c’est le clergé qui a le plus souffert de la Révolution. Dire le contraire est soit de la malfaisance, soit un manque de connaissance, soit un ronronnement intellectuel.

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SCB et contre Revolution

Publié le par souvenirchouandebretagne.over-blog.com

IMG 2033 edited-copie-2Une question est posée concernant le terme de contre Révolution utilisé dans un article. Ci-dessous la définition que l’on trouve sur Internet ; l’article est cosigné par Jean-Clément Martin :

« Par la suite, sont contre-révolutionnaires les mouvements politiques qui nient toute légitimité à la Révolution de 1789 ou la partie du discours d’un mouvement politique qui nie cette légitimité, et qui militent afin d’en annuler une partie des effets.L’historien René Rémond les appelle les Légitimistes. C’est ainsi que la plupart des Monarchistes post-révolutionnaires, en tant que partisan d’un retour partiel ou complet à l’Ancien Régime, sont contre-révolutionnaires. Le parti légitimiste disparaît en 1902 suite au ralliement à la République de la majorité de ses députés à la demande du pape. Ils rejoignent alors le parti conservateur. Le mouvement contre-révolutionnaire des légitimistes survit actuellement en France, notamment par l'Union des Cercles Légitimistes de France et le bimestriel le Lien légitimiste. »

A la lumière de cette explication qui est claire, la position du Souvenir Chouan de Bretagne est définie dans le terme écrit de contre Révolution, sans tiret entre les deux mots dont le deuxième est marqué d’une majuscule ; c’est à dire rappeler les malheurs qui se sont abattus sur la France à partir des idées révolutionnaires, lesquelles entraîneront un soulèvement de plus de 60 départements (sur 83 !).Or le but du Souvenir Chouan de Bretagne se situe dans le cadre de l’Histoire de 1790 à 1832.

Notre Association n’a pas vocation à se soulever contre la République ni à demander qu'elle fasse repentance pour les Révolutionnaires et leurs exactions comme elle a l’habitude de le faire sur d’autres sujets –même ceux qui ne la concerne pas comme les Croisades, l’esclavage, la Saint Barthélémyetc -.

Nous demandons simplement que les pages de l’Histoire qui nous concerne et que nous tournons soient enseignées dans leur Vérité et non pas travesties par des historiens qui se disent tels alors qu’ils ne sont que serves ou trop fainéants pour consulter les Archives, car ainsi que le dit Reynald Secher : « Tout est écrit ». Le but de notre Association est d’apporter des informations qui puissent permettre de lire l’Histoire à l’endroit, pour tous et particulièrement les plus jeunes. C’est pour cela que nous avons en lien les Editions Reynald Secher et Pays et Terroirs afin de consulter de bonnes, saines et vraies lectures.

Il n’y aura pas de contrôle de connaissance, il n’y aura pas de Q.C.M., il n’y aura pas de risque d’embrigadement ni de répression en cas de départ de l’Association.

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ADHEREZ AU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE

Publié le par souvenirchouandebretagne.over-blog.com

On ne peut pas dire que le Blog du Souvenir Chouan de Bretagne soit en surchauffe de fréquentation. Positivons : notre Association est sur Internet, c’est déjà un point positif et il faut laisser le temps de s’adapter à « jeter un coup d’œil » sur ce moyen moderne d’expression.

 Par le lien "contact" à droite de la page ou en bas de page vous pouvez laisser un message au responsable du Blog si vous ne tenez pas à vous manifester ouvertement.

 Ce Blog ne vient pas remplacer les deux Lettres et les Deux Revues annuelles du Souvenir Chouan de Bretagne qui sont déposées aux Archives départementales du Morbihan et de Loire Atlantique.

Vous pouvez demander un bulletin d’adhésion en laissant vos coordonnées. Pour cela clicquez sur le lien contact. A titre indicatif l’adhésion de base est de 30 €  (deux Lettres et deux Revues en couleurs)

 

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Révision du Révisionnisme officiellement enseigné.

Publié le par souvenirchouandebretagne.over-blog.com

Les TuileriesLa Monarchie a réellement duré en France du Baptême de Clovis (25 décembre 496) au 10 août 1792, les Tuileries attaquées par les Sans-Culottes amenant Louis XVI à se réfugier à l’Assemblée Législative ; il sera fait prisonnier et enfermé à la prison du Temple dans des conditions innommables.

Paradoxe : Au début de la monarchie, un chef de tribu porté par son peuple guerrier, plus proche des soudards que des Cyrards, qui sera sacré Roi par (le futur saint) Rémy après qu’il ait obtenu la victoire en implorant « le Dieu de Clotilde »... A la fin de la Monarchie, un Roi de droit divin qui abdique devant une populace avinée et manipulée pour amener ce Roi humain et respectueux de son peuple à une totale déchéance.

Mais l’iniquité des mois qu’il va passer emprisonné lui donnera de la grandeur. Que se serait-il passé s’il avait laissé ses gardes suisses faire leur travail aux Tuileries ?

La République est proclamée dans la foulée. Mais quelle République ? Si dans les textes elle est proclamée, dans la réalité c’est l’emprise de la Révolution qui s’exerce.

Depuis la reddition de la Bastille, le 14 juillet 1789, les humeurs et idées sont en mouvement. Tout le mouvement devait cesser avec la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790. Mais sous la pression de la franc-maçonnerie et de la philosophie des Lumières la recherche du bonheur du peuple doit se poursuivre ; la Constituante cède la place à la Législative, puis à la Convention, laquelle amènera La Terreur à laquelle succèdera le Directoire dont la majorité des députés est issue de la Convention. Bonaparte fera chuter le Directoire et proclamera le Consulat dont il occupera la première et essentielle place ; le Sénat le nommera Empereur. L’Empire se terminera, durant l’interlude des 100 jours, dans le massacre de Waterloo.

Ensuite viendront les monarchies de Louis XVIII et de Charles X (celui-ci dernier roi sacré à Reims).

 Louis-Philippe amène une monarchie républicaine –son système est « République Française/ Liberté Egalité Fraternité/ » (Voir La Revue du SCB N°28)- son premier combat se fera contre ceux qui, comme les Chouans, ont défendu la Monarchie. Pusillanime il abdiquera le 24 février 1848, il y a 162 ans. Après quelques aléas le pouvoir passera entre les mains du prince Napoléon, puis empereur Napoléon III. La défaite de Sedan en 1870 signera sa chute.

Il faut se souvenir que, comme son oncle, il sera un empereur républicain, comme l’ont été avant eux les empereurs romains dont ils se complaisaient tant à copier le système. Napoléon I aura l’audace de convoquer le Pape Pie VII qu’il cantonnera dans un rôle de figurant pour faire croire à un sacre catholique. Son neveu se contentera d’être le premier président de la République  élu au suffrage universel avec 74% des voix uniquement masculines.

La chute du second Empire amènera la Troisième République et enfin le système parlementaire soi-disant démocratique.

            On peut donc dire que le système révolutionnaire a perduré de 1789 à 1848 sauf les deux intermèdes légitimistes.

Il ne faut pas confondre contre Révolution et anti- Républicanisme, même si la Révolution a accouché de la République.

Le président du Souvenir Chouan de Bretagne

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Commémoration de la Bataille du Pont du Loc'h

Publié le par souvenirchouandebretagne.over-blog.com

IMG 2194 editedLe 25 janvier 1800, les Chouans du Morbihan, sous la conduite de Georges Cadoudal tendent une embuscade aux troupes du général Harty venues piller les réserves de grains et viandes dans la région de Grand Champ, privant les habitants de nourriture.

Ce fut après Quiberon la grande bataille tactiquement organisée.

Les combats se déroulèrent entre Grand Champ, Locmaria, Locqueltas, Meucon, Saint Avé. Certains auteurs ont écrit que ce fut une bataille aux résultats mitigés. Il y aurait eu aux alentours de 700 tués chez les Bleus et 200 à 300 chez les Chouans.

La lecture des Archives parle d'une victoire des Bleus et cela laisse sceptique. En effet a-t-on déjà vu un vainqueur fuir le terrain de ses exploits? Car les Bleus se sont dépêchés de rentrer à Vannes, abandonnant leur butin tandis que les Chouans restaient Maîtres du terrain.

Enfin si les Chouans avaient été vaincus ne serait-ce pas eux qui seraient allés demander une paix honorable, alors que c'est Bonaparte qui dépêcha Brune pour proposer des conditions de paix lesquelles seront acceptées au château de Beauregard à Saint Avé en février 1800. 
Nous devons rétablir la Vérité. 

Ce sujet sera traité dans La Lettre du Souvenir Chouan de Bretagne de ce mois.
Le président du Souvenir Chouan de Bretagne 

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