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10 - 11 - 12 IL Y A 220 ANS

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Saint-Just.jpgEn ce samedi 10 novembre 1792, il y a 220 ans, Louis Antoine de Saint -Just n'est pas encore connu. Né à Décize dans la Nièvre le 25 août 1767, nul ne peut penser qu'à 25 ans et deux mois, il va entraîner la chute inéluctable d'un système politique et la justification de la suppression physique de son représentant.

Nous le verrons dans les jours à venir, sa venue sur la scène de la révolution va enclencher un processus violent de "mise à bas" dans le sang du système politique qui a géré la France durant des siècles.

Ce jeune psychopathe en puissance va générer des centaines de milliers de victimes, majoritairement innocentes, au nom d'une idéologie mortifère. Encensé encore par certains, cet individu qui n'a pas encore révélé ses talents de tribun utilisera son verbe et sa verve pour stipendier les faibles, les peureux et les sans idéaux de la Convention.

Il fait partie de ceux qui ont trouvé, dans la révolution, le moyen d'épanouir leur médiocrité par le crime, la délation, des psychopathes qui, à notre époque, seraient enfermés sous haute surveillance dans un asile psychiatrique.

Inspiré par le discours de Rousseau sur 'la vertu", il prônera, au nom de celle-ci les pires théories dont celle-ci  qui a disparu des références: " Nous ferons le bonheur du peuple même contre sa volonté " ou " Le bonheur est une idée neuve en Europe".

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LIBERTé, EGALITé, LEGALITé.... VARIABLES

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Mailhe-rapport-et-projet-de-decret-Louis-XVI.jpg

 Mercredi 7 novembre 1792. Jean-Baptiste Mailhe, avocat et député de Haute-Garonne élu le 4 septembre, membre de la Société des Amis de la Constitution de Toulouse, a été nommé par ses collègues commissaire aux Archives et au Comité de législation. Ce dernier l'a désigné comme rapporteur du projet de mise en accusation de Louis XVI.

En ce jour il présente son rapport à la Convention : "Louis XVI ne peut pas invoquer l'inviolabilité de sa personne , telle qu'elle est inscrite dans la Constitution qu'il a acceptée et qu'il a ensuite violée. Il pouvait être jugé, il devait l'être par la Convention elle-même et que cette dernière porterait son jugement par appel nominal ; une ratification par le peuple n'est pas souhaitable".

Sur proposition de Billaud-Varenne et de Jeanbon-Saint-André, la Convention décrète que le rapport de Mailhe sera traduit dans toutes les langues d'Europe puis envoyé aux Armées, aux départements et aux municipalités.

Mais ce n'est pas un enthousiasme fou auprès du plus grand nombre. Il manque un élément dans leurs péroraisons.

Sur l'échiquier politique, Mailhe se situe dans le Marais mais penchant du côté des Girondins. Il faut se souvenir que lors des élections de septembre tous les candidats royalistes ou modérés ont été éliminés. C'est ainsi que les Girondins qui étaient à gauche, se retrouvent maintenant à droite de l'Assemblée. Ils n'ont pas encore mesuré les conséquences de leurs actes irréfléchis, pour la France, pour ses habitants mais aussi pour eux-mêmes. La surenchère est ouverte avec les Montagnards.

Ils ne présagent pas que dans moins de onze mois ils paieront leurs inepties, de leur vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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MARDI 6 NOVEMBRE 1792, IL Y A 220 ANS EXACTEMENT...

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Valaze_-C.E._Du_Friche_de-_1751-1793-.JPGLa Commission des Vingt Quatre a été créée le 1 octobre par la Convention pour examiner les documents trouvés au château des Tuileries le 10 août 1792.

Ces députés, au nombre desquels: Philippeaux (avocat et député de la Sarthe, enlevé précocément à l'affection des siens), Drouet (député Montagnard de la Marne, arrêta Louis XVI à Varennes et en fut récompensé par trente mille Livres), Berlier (député de la Côte d'Or), Birotteau (député  des Pyrénées Orientales, enlevé prématurément à l'affection des siens), Cavaignac (avocat, député Montagnard du Lot), Poullain de Grandprey (avocat, député des Vosges), Froger-Plisson (avoué, député de la Sarthe) ont désigné leur porte-parole pour présenter les résultats de leurs travaux.

Celui-ci est Charles Dufriche des Genettes, natif d'Essay dans l'Orne dans le village de Valazé dont il prendra le nom. Il a été élu député de l'Orne sous l'étiquette des Girondins.

LE 6 NOVEMBRE 1792, Dufriche-Valazé (car c'est ainsi qu'il se fait appeler maintenant pour faire plus démocratique) dépose le rapport de la Commission sur le bureau de la Convention: "sur les crimes du ci-devant roi dont les preuves ont été trouvées dans les papîers recueillis par le Comité de Surveillance de la Commune aux Tuileries le 10 août".

D'après les Archives de l'Assemblée Nationale il mit en exergue la conspiration de Louis XVI contre son propre pays.

Nous insisterons souvent sur le fait que le 10 août, Louis XVI, Roi des français selon la Constitution de 1791 qu'il a reconnue,  est venu se mettre sous la protection de l'Assemblée Législative. Le coup de force de la Commune Insurrectionnelle de Paris en fera un prisonnier le 13 août. Le problème insoluble: qu'en faire maintenant ?

En effet, prêtant serment à la Constitution le 3 septembre 1791, Louis XVI reconnaît l'Assemblée Constituante comme dépositaire du pouvoir qui lui est donné par la Nation. Le Roi n'en est plus qu'un exécutant et tout ce qui a été pris comme décision ne l'a été que du fait de la Constituante. La Constituante ayant avalisé l'Ancien Régime, dit improprement absolu, afin de mieux le rejeter, Louis XVI ne peut être reconnu coupable de ce qui, au terme de la Loi n'a pas existé ! Surtout que la même Constitution reconnaît la personne du roi comme inviolable et sacrée.

La Convention dont près des deux tiers des députés sont des avocats ou des juristes, experts en figures de rhétorique va rapidement trouver la solution avec le petit Saint-Just.

Bataille_Jemmapes.jpgEt puis, en ce jour, Dumouriez a battu les autrichiens à Jemmappes. L'Euphorie est au rendez-vous. Mais Valazé ne présage pas que dans 11 mois il se suicidera pour échapper à la guillotine suivant d'une longue liste sanglante !!!

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SAMEDI 3 NOVEMBRE, JOURNEE DU SOUVENIR A BREC'H.

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Absoute.jpgLa messe de Requiem a été  célébrée en la chapelle du Champ des Martyrs de Brec'h par l'abbé Amaury Brillet, vicaire de la paroisse Saint Patern de Vannes, utilisant un calice et une patène de 1792. La cinquantaine de fidèles se retrouva ensuite au Mausolée de La Chartreuse pour l'Absoute. La beauté et la prière, la ferveur qui se dégage de la forme extraordinaire du Rit romain, n'ont, assurément, aucun équivalent pour honorer Dieu.

Ces cérémonies du Souvenir priant ont été rétablies il y a douze ans ; crées vers 1829 en hommage aux victimes du débarquement de Quiberon, elles avaient cessé en 1950. 3 participants en 2000, une bonne cinquantaine cette année, la progression est très satisfaisante.

Sous un beau soleil totalement inattendu (merci à sainte Claire et aux soeurs Clarisses de Nantes) la journée avait commencé par la réunion du Conseil d'Administration pour le compte-rendu semestriel de l'activité du Souvenir Chouan de Bretagne. S'y est ajouté le programme des manifestations en 2013 pour les 20 ans de l'Association et les 220 ans du Soulèvement de 1793.

Compte rendu circonstancié dans La Revue de décembre.

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REMINISCE. C'EST SAMEDI 3 NOVEMBRE A AURAY-BREC'H.

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CHAMPS-DES-MARTYRS.JPG

Samedi 3 novembre, à 15 H 30, en la chapelle du Champ des Martyrs, à Auray, la messe, selon la forme extraordinaire du Rit romain, sera célébrée par l'abbé Amaury Brillet, vicaire de la paroisse Saint Patern de Vannes à la mémoire des victimes de la Révolution ainsi qu'à l'intention des Membres vivants et décédés du Souvenir Chouan de Bretagne.

En 1829 un service religieux avait été instauré lors de l'inauguration de la chapelle construite sur les lieux mêmes des exécutions de 1795, après le malheureux échec du débarquement de Quiberon. Ce service disparut vers 1950. Restauré en l'an 2000, à la demande d'un Membre du Souvenir Chouan de Bretagne, de plus en plus de monde vient assister à cette messe chantée de Requiem.

IMG 3115A 17 H, au mausolée de La Chartreuse, nous chanterons l'Absoute suivie de la bénédiction des ossements de ceux qui furent fusillés au Champ des Martyrs mais aussi à Saint Pierre Quiberon et en d'autres lieux de la presqu'Île de Quiberon.

 

Un déjeuner réunira à 12 H 30, les participants voulant se joindre aux Membres du Conseil d'Administration qui se seront réunis le matin.

Restaurant "La Boule d'Or" à Sainte Anne d'Auray (à côté de la Basilique). Prévoir 24 €. Contact: 06 08 42 16 58.

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OCTOBRE 1792, IL Y A 220 ANS, LA DEMOCRATIE S'INSTALLE...

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1-Le duc de Brunswick évacue la Champagne. Décret de la Convention créant le Comité des Vingt Quatre, présidée par Barbaroux,  chargée de collationner et examiner les papiers trouvés aux Tuileries et dans les divers organes ministériels.

2-Création du Comité de Sûreté Générale chargé de la surveillance policière des divers suspects et étrangers résidant sur le territoire de la République.

3-Les troupes de la Convention occupent Worms.

4-Dufriche-Valazé présente un premier rapport sur l'investigation des documents (représentant des milliers de feuillets) saisis par le Comité des Vingt Quatre.

5-Bourbon l'Archambault est rebaptisée Burges les Bains. La Convention autorise le Ministère de la Guerre à acheter des boeufs et du porc salé à l'Irlande et à la Hollande.

6-A la demande de Danton, décret de la Convention autorisant la destruction des Sceaux royaux, de la couronne et du sceptre envoyés à la Monnaie nationale pour être fondus. Les boutons d'uniforme des soldats de la Révolution doivent être changés (!!!).

7-Les Autrichiens se retirent de Belgique. Un décret autorise l'avance du tiers de leurs factures aux artistes en charge de "Travaux d'encouragement" (propagande).

8-Décret chargeant le Ministère de la Guerre d'envoyer aux généraux le texte de loi concernant les Emigrés pris les armes à la main.

9-Décret concernant l'application de la Loi sur les Emigrés pris les armes à la main "ils seront livrés dans les 24 heures à l'exécuteur et mis à mort après qu'il aura été déclaré par une commission militaire de cinq membres qu'ils sont émigrés et qu'ils ont été pris les armes à la main ou qu'ils ont servi contre la France". Décret nommant le sieur Dominique Joseph Garat (avocat, journaliste et franc-maçon) ministre de la "Justice". (Nous le retrouverons le 20 janvier 1793) sur proposition, après vote, du Président de la Convention, Jean-François de La Croix appelé Delacroix, prévaricateur  et trafiquant qui finira égalisé.

Bar le Duc est rebaptisée en Bar sur Ornain.

10-Décret de la Convention mettant sursis à la vente des bibliothèques et objets scientifiques des Emigrés. Elle charge son Comité d'Instruction Publique de lui présenter un texte de loi pour la préservation de ces objets. (En bon français on va légaliser le vol de ces biens appartenant à des particuliers).

13-Décret qui renvoie au Comité diplomatique et de  la Guerre l'étude d'un projet de loi concernant les biens des princes, nobles ou Emigrés, lorsque les généraux entreront dans les pays ennemis où ils sont réfugiés. (!!!)

14-Les Prussiens évacuent Verdun.

15-Décret qui supprime la Croix de Saint Louis comme décoration militaire." Question de savoir s'il convient, dans une République, de conserver quelque marque distinctive".

16-Décret qui ordonne de faire connaître aux généraux et aux commandants le décret relatif aux Emigrés pris les armes à la main.

Pour la première fois depuis le 10 août est évoqué un jugement du Roi (qui n'est toujours que "suspendu") ; Bourbotte - qui dans quelques mois viendra sévir dans l'Ouest - député montagnard à la Convention, demande que Louis XVI soit condamné à mort (sans jugement). Le Prieur, de la section de Grenelle poussera l'outrance jusqu'à s'écrier que le 10 août" c'est le château qui a assiégé la Nation et non la Nation qui a assiégé le château ! "

19- La Convention décrète que les vins et alcools ne sont pas compris dans la liste des produits prohibés (bétails, fourrages, grains, légumes) - par la loi du 12 septembre -  à destination des Pays-Bas autrichiens. Suppression de la mention "La Loi et le Roi".

20-Décret ordonnant la vente du mobilier des demeures royales.

21- Les troupes de la Convention investissent Mayence.

22- Décret qui change le nom du bourg de Long le Roi en Gué de Voise. Les Prussiens évacuent Longwy ; cette ville s'était rendue sans combattre en septembre. Un cinglé va proposer de la détruire pour reconstruire les maisons qui, à Lille, ont été détruites par les bombardements prussiens. 

23- Les troupes de la Convention investissent Francfort. La Convention décrète que tous les Emigrés sont à jamais bannis du territoire de la République, leurs biens confisqués et vendus, sans déroger aux décrets précédents concernant ceux qui seraient pris les armes à la main.

24-Les troupes de la Convention envahissent la Belgique. En conséquence les Emigrés et prêtres qui s'y étaient réfugiés sont  considérés comme Emigrés rentrés ! La Convention, par décret, autorise le Ministre de l'Intérieur à mettre en vente le mobilier des Tuileries, des châteaux royaux, des maisons religieuses et des maisons des Emigrés. Ces biens autorisent la Convention a créer un nouveau tirage de 400 Millions de Livres en assignats (qui s'ajoutent aux 2milliards 450 millions de Livres, en plus d'un récent tirage de 700 millions basés sur la vente des biens d'Eglise!).

Port-Louis (Morbihan) devient Port-de-La -Liberté.

25-Vic le Comte s'appellera désormais Vic sur Allier.

26-La Reine et ses enfants, madame Elisabeth, emménagent, dans la Grande Tour du Temple, au troisième étage, juste au dessus de l'étage qu'occupe le Roi. Le logement est plus grand que celui de la Peite Tour et à peine plus confortable. Chez ces nobles prisonniers un vrai fatalisme s'est installé renforçant leurs convictions religieuses.

27- Dumouriez, à la tête des troupes de la Convention marche sur Jemmapes.

30-Décret de la Convention suspendant l'exécution du décret ordonnant la démolition des maisons de Longwy.

Le 17 octobre à Paris, lors de la remise du Prix des Droits de l'Homme à Reynald Secher, il a été surprenant d'entendre, dans la bouche de Pierre Bercis - Président de la Société des Droits de l'Homme et homme instruit - ce propos "historiquement correct" mais totalement mensonger: "...mobilisation générale contre les monarques ligués et agressifs contre la révolution française..." C'est l'Assemblée Législative qui déclare la guerre dès avril à l'Autriche et les alliances font le reste. C'est ensuite la Convention qui envahit ses voisins. Ce n'est quand même pas la même chose !!!

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REYNALD SECHER A TALLINN (Estonie)

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Reynald-a-Tallinn-1.jpgLe 25 septembre 1993, invité par Philippe de Villiers - Président du Conseil Général de la Vendée et créateur du Puy du Fou - le grand Alexandre Soljénitsyne nous parlait, lors de l'inauguration du Mémorial des Lucs sur Boulogne, de la Révolution bolchévique et des soulèvements, à Tambov en particulier et des massacres sans nom qui avaient suivi.

L'Est venait nous parler de sa sanglante révolution.

19 ans plus tard, c'est l'Ouest qui vient parler de la Révolution en France à l'Est.

Arrivé à Tallinn, sous la neige et par un "froid de canard", Reynald Secher, notre Historien, Vendéo-Chouan Trotter a fait sa conférence, avec un jour d'avance sur le calendrier pré-établi ; cela n'avait pas grande importance, tous les participants étant présents pour la durée du Festival Trialogos, du 25 au 29 octobre.

La conférence s'est tenue devant une belle assistance réunie dans l'église Sainte Catherine, ancienne chapelle d'un vaste ensemble monastique ruiné par les protestants au XVIIème siècle et servant maintenant de lieu culturel.

Reynald-a-Tallinn-2.jpgPendant près de deux heures, Reynald Secher s'exprimant tantôt en français tantôt en anglais,traduit simultanément en estonien, en russe et toujours en anglais développa son thème:"Le génocide au nom de la liberté: Le déni de la réalité historique de l'insurrection de la Vendée et de l'Ouest en France pendant la Révolution". Warro Vooglaid, l'organisateur de ce Festival m'a envoyé ce courriel: "Nous sommes très heureux d'avoir avec nous le Dr Secher. Aujourd'hui, il a livré une excellente conférence. Beaucoup de gens ont été choqués d'apprendre le vrai visage de la Révolution française. Merci beaucoup de nous avoir aidés avec M. Secher à Tallinn. S'il vous plaît trouver ci-joint quelques photos de la présentation du Dr Secher. A plus tard."

De son propre aveu, Reynald Secher avoue avoir senti son auditoire bouleversé. Cela lui aura réchauffé le coeur et tout son être, lui passé de la (encore) douceur bretonne au (quasi) froid polaire.

Cette intervention (ainsi que les autres) a été filmée.

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GEOHISTOIRE CLEMENTO-MARTINIENNE ou...

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image0.jpg

Comment continuer à écrire l'Histoire de façon très conformiste et Historiquement correcte, comme dirait Jean Sévillia: le Groupe de Presse Prisma (Voici, Gala, VSD, Prima, Télé-Loisirs etc...) édite des revues sensées enseigner l'Histoire.

Dans le numéro de septembre-octobre 2012 "ça m'intéresse, L'Histoire" consacrait sa "Une" aux secrets de l'Inquisition avec les mêmes poncifs éculés digne de l'école des Jules, sans tenir compte des travaux récents des historiens de cette période, à part un "encadré" de Didier Le Fur faisant une bonne mise au point mais reléguée à la fin de l'article. Cela laisse supposer que, occupant l'ensemble du chapitre (agrémenté de nombreuses illustrations, anti-curés selon leur langage, du XIX ème siècle) celui-ci dirait la vérité, occultant le principe de base que l'Inquisition ne s'occupait pas du peuple dans sa totalité mais de ceux qui étaient suspectés d'hérésie ou de fausse conversion.

Dans GEOHISTOIRE d'octobre-novembre, on ressort de nouveau les mêmes sottises des Jules (Michelet-Ferry) assaisonnées à la sauce jaurésienne, avec un soupçon d'anti-calottinisme et un saupoudrage des vertus héroïques des combattants révolutionnaires.

"L'Historien" de service est l'incontournable Jean-Clément Martin.

Dès l'éditorial le ton est donné sous la signature d'Eric Meyer, rédacteur en chef. Extraits: "La conquête des libertés, en 1789, s'est faite dans la douleur, et les conquérants ont utilisé envers leurs ennemis les mêmes méthodes qu'ils dénonçaient (sous-entendu celles de l'ancien régime!!!).../...La funeste guillotine fut même introduite à l'époque pour - techniquement-"adoucir" la peine des condamnés (le rédacteur en chef semble ignorer qu'en avril 1792 -date de l'inauguration de la machine- il n'est pas question d'exécutions en masse !!!).../...Ce même historien (Jean-Clément Martin) nous invite à aller au delà de ces chiffres (des victimes de la Révolution) et à dépasser le constat caricatural qui apparaît souvent lorsqu'on examine la saga de 1789. Non il n'y a pas eu une révolution idéale (1789) et une révolution sanglante (1793) avec un lien inéluctable de l'une à l'autre. Ce fut là, entre autres, dit-il (J-C.M) le credo des royalistes, repris au XXème siècle par ceux qui voyaient dans 1789 l'amorce des totalitarismes communiste et nazi. Son travail (de J-C.M), comme d'autres articles dans ce numéro, nous invitent à comprendre, dans les détails, quelle fut la mécanique de la violence à l'oeuvre, qui transforma un mouvement de libération en une machine à broyer. Pourquoi des idées généreuses, fraternelles - la démocratie, la liberté d'expression, le respect de l'homme - durent, pour être conquises, être bafouées. Pourquoi des hommes et des femmes, animés d'un idéal noble, furent entraînés dans une spirale de violence qu'ils finirent par ne plus contrôler. Pourquoi enfin, pour reprendre les termes de Robespierre, contre la tyrannie il fallut user du despotisme de la liberté.  !!!!!!!

Une fatale spirale de Violence? par Jean-Clément Martin. Extraits:"Le fait qu'une révolution soit violente n'étonne personne.../...dès les années 1810, les noyades de Nantes, les fusillades de Lyon étaient devenues des thèmes employés par les romantiques, passionnés par les têtes coupées et les martyres. Ces exemples montrent bien les deux versants du régime de terreur: d'une part des évènements atroces et bien réels, d'autre part leur résonance fantasmée.../... les chiffres (des victimes) donnent le vertige mais ils sont trompeurs. D'abord parce que le bilan humain de la Révolution n'a jamais été établi définitivement. La tâche est difficile tant les sources sont absentes ou délicates à vérifier. Mais surtout, les victimes de la période ne sont pas toutes imputables directement à la Révolution. Venfeances personnelles et exactions perpétrées en utilisant la liberté donnée sont responsables de beaucoup de morts, sans compter celles liées à des jugements en règle, des décisions publiques ou des affrontements guerriers organisés.../... La Révolution ne fut pas un bloc mais composée de séquences diverses voire opposées.../... Un point cependant peut-être tiré au clair: du strict point de vue de la loi, il n'y eut pas de système de terreur, de régime de terreur, ni même de terreur à l'ordre du jour (quid du décret du 5 septembre présenté par Barère ???). Et puis:"Dans ce climat, à partir de juillet 1793, un certain nombre de sans-culottes réclamèrent que l'on mette la terreur à l'ordre du jour contre tous les ennemis intérieurs et extérieurs.../...ce qui revenait à imiter ce que la monarchie avait fait avant. Dans son histoire, celle-ci s'était bien souvent affranchie des cadres légaux sans que personne ne parle alors de système de terreur.../... Le 5 septembre, les députés rejetèrent, à la quasi unanimité, la mise à l'ordre du jour de la terreur, refusant, précisément d'adopter les pratiques de l'Ancien Régime.

Enfin il fallait oser: "Ces années là les risques pesant sur la Révolution demeuraient considérables et le gouvernement ne disposait pas de forces armées placées sous ses ordres-ce qui n'adviendrait pas avant l'été 1795. Il s'appuya donc plusieurs fois sur la "terrorisation" des adversaires, l'exemple le plus connu ayant lieu à Paris en septembre 1792. Pendant près de huit jours, des tribunaux improvisés envoyèrent à la mort près de 1200 personnes désignées comme contre-révolutionnaires sans que les Conventionnels ne s'interposent. Cette liberté d'exécuter fut également l'apanage, pendant la guerre de Vendée, des soldats et des militaires sans-culottes, employés par les représentants en mission ou les généraux". Là, ou Martin déraille ou, à trop écrire, il ne sait plus ce qu'il écrit. En effet, les Massacres de Septembre eurent lieu du 2 au 9 septembre, l'Assemblée législative gouvernant officiellement mais le pouvoir exécutif étant entre les mains de la Commune Insurrectionnelle de Paris. La Convention n'apparaît que le 21 septembre ! Il n'y a pas eu de passage devant les tribunaux des malheureuses victimes. Quand à ce qui concerne la Vendée les lois du 1 août et 1 octobre 1793 sont claires: les massacres, ainsi que sur l'ensemble du territoire français, n'eurent pas lieu par le fait d'initiatives privées.

Enfin pour terminer ce long article l'audace, non de Danton, mais de Jean-Clément Martin: "N'est-il pas temps de sortir de ces polémiques pour revenir à ce qui donne sa valeur au travail de l'historien, à savoir l'attention précise aux sources et la récusation des manipulations". Si le sujet n'était aussi grave, ce serait à éclater de rire !

Quant à l'autre signataire d'articles, Cyril Guinet, il vaudrait mieux qu'il retourne à sa presse de fouteballe plutôt que de vouloir écrire, sur cette période, avec un rouleau à peinture !

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SEPTEMBRE 1792 RECAPITULATIF TARDIF

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Il n' a pas été possible de rédiger plus tôt ce récapitulatif du mois de septembre 1792.

En ce samedi 1 septembre la famille royale entame son 19 ème jour de captivité dans la petite tour du Temple. Le Roi et les siens, détenus de façon tout à fait arbitraire ne sont l'objet d'aucun motif d'incarcération ; rappelons que cet état de fait est dû à la Commune Insurrectionnelle de Paris qui a totalement débordé l'Assemblée Législative.
Dimanche 2 septembre: Le tocsin retentit. La nouvelle de la chute de Verdun prise par les Prussiens arrive dans l'après-midi. Danton à la tribune de l'Assemblée: "Le tocsin qui sonne n'est point un signal d'alarme, c'est la charge contre les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, messieurs, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace et la France est sauvée !". Et :"Le peuple veut se faire justice de tous les mauvais sujets qui sont dans les prisons. Je me fous bien des prisonniers, qu'ils deviennent ce qu'ils pourront ! "

400 individus (selon Michelet) vont se répandre dans les prisons et s'acharner sur ceux qui y sont détenus. En fait de mauvais sujets, des prêtres, des religieux, une population diverse dans laquelle de petits voleurs, quelques droits communs, des prostituées et l'inévitable lot de ceux qui sont là au mauvais moment ! Le Couvent des Carmes reste le lieu emblématique.

La mise en place du dispositif des assassinats annule la raison donnée par Danton de supprimer ceux qui pourraient tirer dans le dos des combattants aux Frontières puisque la quasi-totalité des meurtres va être commise dans des lieux d'enfermements !!!

François Hue, valet de chambre de Louis XVI est retiré de son service et envoyé à l'hôtel de ville de Paris pour comparaître devant les municipaux.

Du 2 au 6 septembre seulement 10% d'électeurs se déplacent pour désigner les membres de la nouvelle assemblée dite démocratique: La Convention.

PHOTOS DE lAMBALLE 001

Lundi 3 septembre, les massacres continuent ; la princesse de Lamballe qui avait été emmenée à la prison de La Force pour y être entendue est reconnue innocente des accusations portées contre elle. Elle aurait défailli en sortant du "tribunal" ; blessée par un forcené elle est massacrée, décapitée, dépecée. Sa toison pubienne découpée par un de ces malades mentaux servira de collier à l'un d'eux.

Mardi 4 septembre: Massacres aussi à Orléans, Meaux, Caen, Alençon, Reims, Lyon.

IMG 0886 editedDimanche 9 septembre, ramenés sous bonne escorte par Fournier l'Américain, ancien colon esclavagiste de Saint Domingue, 44 prisonniers, dont le duc de Cossé-Brissac ancien commandant des Cent Suisses, sont massacrés et dépecés par une bande de furieux aux abords de l'Orangerie du château de Versailles. Cela malgré les efforts désespérés de Richaud, maire.

Lundi 10 septembre, deux à trois mille paysans investissent Pontrieux et Lannion par refus du tirage au sort.

Mardi 12 septembre: "Les Royalistes sont des menteurs, toujours plus forts que les autres. Vive la guillotine ! ". C'est le mardi 12 septembre, mais  2012 et non 1792 et  rédigé par le restaurant L'Antrevue, à La Roche des Mûrs en Maine et Loire.

Samedi 15 septembre, Louis Philippe Joseph d'Orléans renie son sang et son rang, pour lui et ses descendants:" A la demande de Louis Philippe Joseph d'Orléans, la Commune Insurrectionnelle de Paris arrête que ce dernier et sa postérité porteront désormais le nom de "famille Egalité".

Dans la nuit du 16 au 17 septembre, au Garde-Meuble -actuel ministère de la Marine-arrestation d'une bande de malandrins curieusement ivres et les poches remplies de bijoux volés des "Joyaux de la Couronne". Le "Casse" du millénaire se serait déroulé du 11 au 17 septembre ;  il est fabuleux, voir détails dans La Revue de décembre.

Mardi 18 septembre, l'Assemblée Législative légalise le divorce, ordonne que l'état-civil sera désormais tenu par les municipalités. Ordre est donné de confisquer dans les presbytères les registres tenus par le clergé. En la même séance, elle dissout la Commune Insurrectionnelle de Paris.

Jeudi 20 septembre,lors de la dernière séance, Collot d'Herbois, artiste raté et futur assassin, propose:" Avant de nous séparer, votons l'abolition de la Royauté !" Ce qui va être fait, dans la foulée, sans discussion, sans plaidoirie, comme n'importe quelle décision mineure comme le prix du pain ou la quantité de chandelles par habitant. La Royauté plus que millénaire est abolie par une poignée de pas grand-choses au nombre de 321 députés (sur 751 !!!). Cette loi adoptée par une minorité est une démonstration de démocratie !!! En effet ces 321 représentent 42% de 5 millions d'électeurs représentant VINGT CINQ MILLIONS D'HABITANTS !!! Ce sont les valeurs chères à nos hommes politiques.

Ce même jeudi 20 septembre a lieu Valmy et le retour chez eux des Prussiens. Que s'est-il passé ? Est-ce un des lieux du recyclage des "Joyaux de la Couronne" ?

Vendredi 21 septembre, la Convention fraîchement élue date de ce jour l'An I de la République de la France.

Mardi 25 septembre, la Convention phosphore: " La République de France est une et indivible" !

Vendredi 28 septembre, Danton :" Nous avons le droit de dire aux peuples: Vous n'aurez plus de rois !"

 Vendredi 29 septembre, Louis XVI quitte la Petite Tour du Temple pour la Grosse Tour où un appartement lui a été aménagé. Les siens, en attendant, viendront prendre leurs repas avec lui. Le Roi est inquiet pour sa famille, pour son peuple et pour François Hue dont il n'a plus de nouvelles ; ces préoccupations le distraient un peu des outrages qui lui sont faits, ainsi qu'à la reine, chaque jour, chaque heure.

Dimanche 30 septembre, Robespierre va enfin trouver son chemin: il sera révolutionnaire. Il déclare:" La royauté est anéantie, la noblesse et le clergé ont disparu, le règne de l'égalité commence". Et le peuple ne présage pas combien l'application de l'égalité va être promptement et radicalement menée !!!

 

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29 ème PRIX DES DROITS DE L'HOMME: REYNALD SECHER

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En ce mercredi 17 octobre 2012, à Paris, au 274 boulevard Saint Germain, dans la Salle d'honneur de la Délégation des Gouvernements de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de Wallonie, notre conseiller en Histoire, Reynald Secher, recevait le 29 ème Prix des Droits de l'Homme qui lui a été décerné par le Jury Littéraire des Droits de l'Homme.

Hommage étonnant pour un Historien qui, depuis 27 ans, a été régulièrement menacé depuis sa soutenance de thèse de Doctorat sur le Génocide Franco-Français en 1983. Rien ne lui a été épargné: l'incendie, le vol par effraction dans son studio de Rennes de sa thèse -heureusement polycopiée et déposée en des lieux sûrs - la concussion (offre de 50 mille francs en 1983 soit 375 mille € actuels !!!). S'y ajouteront le rejet de l'Université ("Vous ne serez jamais Universitaire") et son exclusion du collège Saint Sauveur de Redon où il enseignait.

Non ce n'est pas une revanche - ce terme ne fait pas partie du vocabulaire de ceux qui veulent revenir à la rectitude de l'Enseignement de l'Histoire - but du SCB-, ce qui est un très vaste programme et remet fondamentalement en cause la loi Gayssot-Rocard du 14 juillet 1990 - mais une reconnaissance du bien fondé et des travaux indiscutables de notre Historien.

Concernant la loi Gayssot-Rocard, lorsque l'on connaît leurs antécédents négationnistes de la Véracité de l'Histoire, il n'est pas étonnant qu'ils aient fait voter par un tas d'ignares une ineptie.

Le son de la vidéo, ci-dessous, n'est pas excellent mais nous entendons parfaitement la profession de foi en la gauche de Pierre Bercis Président des Nouveaux droits de l'Homme dont le Jury Littéraire, présidé par Philippe de Saint Robert, remet à Reynald le 29 ème Prix des Droits de l'Homme.

Entr'autres bénéficiares de ce Prix, les années passées: Daniel Cohen, Jorge Semprun, Luc Ferry, Pierre Joxe, Geneviève Anthonioz-De Gaulle, Erik Orsenna, Hans Blix,  Jean Ziegler, René Guitton, Maurice Buttin.

 

 

 

Vous aurez un autre écho de cette soirée en allant sur le Blog des Brigands du Bocage

Bonne écoute à tous.

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