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VOLEURS DE LA RÉPUBLIQUE

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VOLEURS DE LA RÉPUBLIQUE

Il ne s'agit pas des voleurs au sens pécuniaires ou idéologiques ; nous n'aurions pas assez d'octets pour en traiter en cumulant avec la raison centrale du Blog du Souvenir Chouan de Bretagne.

Il s'agit en effet des voleurs d'Histoire, ce qui fait pas mal de travail !

Un lecteur du Blog m'a signalé, ce matin, avoir constaté que la plaque concernant les Noyades de Nantes apposée sur la bitte d'amarrage N° 12 sur le port avait disparu.

Il faut croire que le texte qu'elle portait a dérangé quelqu'un. Plaque dérangeante, sans aucune prétention sur le plan technique (simple contre-plaqué "marine" et affiche plastifiée avec un encadrement recouvert de peinture métallisée) voulant faire connaître une page méconnue de notre pauvre pays et faire découvrir ce que certains osent appeler les "valeurs de la république".
Elle avait été apposée en 2006 et Télé Nantes avait fait un beau reportage sur la matinée  (messe et jeté de gerbe).
Lors de mon interview par la journaliste sur le pont Anne de Bretagne je parlais d'un crime révolutionnaire, peu ébruité, qui n'était pas du tout la raison de l'exécution de Carrier alors  que, par contre, on répandait largement un mensonge soutenu par Ayrault (maire à l'époque) avec la vraie légende d'esclaves noirs noyés en Loire, légende créée par Octave Cestor (alors conseiller municipal). Evidemment le reportage n'était pas passé ; interrogé au téléphone le rédacteur m'avait carrément dit que ma phrase en était la raison. Cette  plaque dérangeait la vérité officielle.
La première noyade a concerné 84 prêtres (99 selon Carrier) répertoriés de divers endroits mais un seul de Vendée les autres étant majoritairement de Loire-Atlantique ou du Morbihan, de la Manche, d'Ille et Vilaine et même un Chartreux réfugié dans sa famille à Boussay etc. Les autres noyades verront des victimes de différents endroits mais pas uniquement de Vendée.
Toujours est-il que le Souvenir Chouan de Bretagne est la seule Association à rendre hommage depuis 18 ans aux victimes de ces crimes atroces non pas seulement de Carrier et de ses malfrats nantais mais du système révolutionnaire.
CETTE ANNEE VERRA LE 19 ème HOMMAGE CELEBRE DIMANCHE 13 NOVEMBRE à 12 H 30 du haut du pont Anne de Bretagne et le parachutage de la gerbe dans la Loire.
Après le déjeuner (Inscription par le formulaire contact en haut de cette page à gauche) évocation dans Nantes de la Terreur dans cette ville bourgeoise qui fut partisane de la révolution dès ses débuts.
VOLEURS DE LA RÉPUBLIQUE

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SAINT URCIZE (Cantal) HISTOIRE DE CALICE

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SAINT URCIZE  (Cantal) HISTOIRE DE CALICESAINT URCIZE  (Cantal) HISTOIRE DE CALICESAINT URCIZE  (Cantal) HISTOIRE DE CALICE

A Saint-Urcize, très joli village de l’Aubrac dans le département du Cantal, de belles maisons des siècles passés entourent l’église avec son clocher à peigne et ses quatre cloches dont la plus petite, seule survivante des quatre fondues à la révolution, date de 1583. Elle a été entendue par toute la population mais surtout par les oreilles de deux victimes de la fureur révolutionnaire dont deux rues portent le nom : M. l'abbé Joseph Delbès, curé de Saint-Urcize, exécuté le 31 décembre 1793 à un mois de ses 39 ans et Maître Jean- Amans Vaissier, Maire de Saint-Urcize, notaire, ancien avocat au Parlement, exécuté le  7 juillet 1794 à l’âge de 45 ans,  tous les deux à Aurillac. L’abbé Joseph Delbès fut la première victime sacerdotale guillotinée d’Aurillac.

Une confusion existe avec un autre abbé Delbès, Pierre, qui fut guillotiné à Bordeaux le 3 avril 1794 à l’âge de 54 ans, natif de Saint Geniès (Dordogne), et prêtre à Saint Rémy dans l’Aveyron ; il  ne semble pas apparenté. Le crime de ces deux victimes ? L’abbé Joseph Delbès, prêtre réfractaire, est venu célébrer la messe de Noël interdite chez son ami et maire de Saint Urcize, Jean-Amans Vaissier pour sa famille et quelques paroissiens. C’est à l’issue de cette messe que l’abbé et son hôte sont arrêtés.

 

SAINT URCIZE  (Cantal) HISTOIRE DE CALICESAINT URCIZE  (Cantal) HISTOIRE DE CALICE

Jean-Amans Vaissier est marié avec Catherine Ipcher ; ils auront 7 enfants. Catherine née en 1749, âgée de 45 ans à la mort de son mari qu’elle avait épousé à l’âge de 26 ans ; elle lui restera fidèle jusqu’à sa mort, en 1829 à l’âge de 80 ans.

Catherine Ipcher est la sœur aînée de l’abbé Pierre-Jean Ipcher (8 juillet 1761- 5 janvier 1846) et de Jean-Pierre Ipcher (1759 – 1838) qui, en première noce, épouse Marie-Françoise Saint-Pée d’Amon (née en 1774, décédée à Saint-Urcize le 18 novembre 1809 à l’âge de 35 ans). Il se remariera en 1817. Marie-Françoise a un frère prêtre aux environs de Nancy.

Pourquoi cette visite généalogique ? Parce que dans cette église un élément nous ramène à 223 ans en arrière, au matin du 21 janvier 1793 exactement.

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En effet, en dehors du Trésor qu’est la Présence réelle, quelques beautés (dont une belle Mise au tombeau), il y a une pièce d’orfèvrerie soigneusement conservée dans une vitrine blindée, dans la belle église de Saint Urcize, là où se sont unis Catherine Ipcher et Jean-Amans Vaissier, mais aussi Jean-Pierre Ipcher et Marie-Françoise Saint-Pée d’Amon : un calice au revers duquel figurent les armes de la famille de Randon (Randon de Pully et non Châteauneuf-Randon) en argent et vermeil portant les poinçons d’un orfèvre parisien de 1713-1715 ; il aurait  été utilisé, selon la tradition, pour la célébration, par l’abbé Edgeworth de Firmont, de la dernière messe sur terre de Louis XVI au Temple.

Il aurait été donné à Pierre-Jean Ipcher, Curé de Saint-Urcize par l'abbé Saint-Pée d'Amon ; il provient du confesseur du roi, l’abbé Henry Essex Edgeworth de Firmont, prêtre d’origine irlandaise qui accompagna le souverain à l'échafaud le 21 janvier 1793.

Comment ce calice est-il arrivé chez l’abbé Saint Pée d’Amon ? Mystère.

En quelle circonstance  l’abbé Saint-Pée d’Armon en a fait don à l’abbé Pierre-Jean Ipcher ? Une théorie, affichée dans l’église,  qui ne semble pas être la bonne, évoque un cadeau pour la première messe de l’abbé Ipcher. Or celui-ci, né en 1761, a du être ordonné prêtre à moins de trente ans, peut-être en 1786, 1787 (l’âge moyen d’ordination étant de 25, 26 ans). Donc bien avant la messe matinale du 21 janvier 1793.

Ce cadeau n’aurait-il pas pu être fait par l’abbé Saint-Pée d’Armon,  à l’occasion de la messe de funérailles de sa sœur, Marie-Françoise Ipcher,  le 18 novembre 1809 et qui aurait pu être célébrée par l’abbé Ipcher devenu curé de l’église Saint Michel de Saint-Urcize ?

Pourquoi pas puisqu’il est dit que ce calice est arrivé à Saint-Urcize au début du XIXème siècle ?

Mais….. car il y a un MAIS :

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A Paris 2ème, dans le trésor de l’église Notre Dame des Victoires, il y a aussi un calice certifié (et non présenté au conditionnel) et classé comme étant LE calice utilisé par l’abbé Henry Essex Edgeworth le 21 janvier 1793 à 6 H du matin (horaire impératif pour que la messe soit terminée à 7 H afin que le condamné (le Roi) puisse être emmené à 8 H pour son exécution).

Il semble plus logique que, dommage pour les érudits de Saint Urcize, ce soit celui de Notre Dame des Victoires qui soit le vrai. Rappelons les faits :

Le 20 janvier pour le Roi tout s’est précipité ; il a appris sa condamnation (illégale) à mort, le rejet de sa demande d’un délai de trois jours et lorsque Garat, Ministre de la Justice, lui avait annoncé sa condamnation sa demande d’être assisté par un prêtre réfractaire avait, inexplicablement, été acceptée. Louis XVI avait demandé à son avocat Monsieur de Malesherbes, de solliciter l’abbé Edgeworth qui avait donné son accord. Et Garat l’avait fait convoquer aux Tuileries pour lui annoncer la demande de Louis XVI et l’emmener au Temple auprès de l’auguste prisonnier. A sa demande de revêtir une soutane, le Roi n’étant pas habitué à un habit civil pour les prêtres, le Ministre avait opposé son refus.

Au Temple, pendant que Garat, accompagné de geôliers, va prévenir le Roi, l’abbé Edgeworth est soumis à une fouille en règle qu’il décrit en ces termes réservés « la fouille se fit avec assez de rigueur » puisque même sa tabatière fut ouverte et palpée ! Admis enfin auprès de Louis XVI, l’abbé l’entend et lui explique qu’il n’a pu lui apporter la communion car la custode aurait été certainement profanée. Là lui vient l’inspiration de dire la messe, idée que récuse le souverain à cause du danger pour l’abbé qui, finalement obtient l’accord de son pénitent.

L’abbé se fait accompagner auprès des commissaires qui, oh ! surprise, donnent leur accord à condition que l’abbé fasse une demande écrite qui est transmise aux ministres réunis aux Tuileries. L’accord revient aussitôt. Il faut un prêtre : « je le suis », des ornements (il faut signaler quelques restes religieux chez ces canailles !) : « vous les trouverez dans l’église la plus proche ». D’après Jean-Baptiste Cléry c’est dans l’église des Capucins (rasée entre 1802 et 1804) que furent pris les ornements, nappes d’autel et vases sacrés ainsi que les hosties et le vin de messe fournis par le prêtre constitutionnel du lieu (l’abbé Magnin ?).

Après la messe tous les objets restent sur place puisque l’abbé accompagne Louis XVI jusqu’à l’échafaud et ne peut donc logiquement pas les emmener. Après l’exécution l’abbé Edgeworth va se cacher et n’est donc pas allé au Temple récupérer le calice. Il n’est donc pas stupide de penser que le prêtre qui les avait prêtés soit venu les reprendre.

A la désaffectation des Capucins tout le matériel liturgique a été, sans aucun doute, dispersé. C’est ainsi que le calice serait arrivé à la basilique Notre Dame des Victoires et la chasuble (avec l’étole et le manipule) à l’église Saint-François. Cette dernière lors de son affectation au culte de Rite arménien est devenue l’église Saint-Jean Saint-François et la chasuble a été remise à l’église Notre Dame de Bonne Nouvelle également dans le 2ème arrondissement.

Voilà pourquoi il est plus logique de penser que le vrai calice de la dernière messe de Louis XVI est à Paris, où il est aussi accompagné de la mention « objet historique ».

A moins d’informations contraires.

Si vous allez vous promener dans cette belle région de l'Aubrac vous découvrirez de beaux paysages, des vaches paisibles, de beaux et nombreux calvaires et des nourritures de qualité. Je vous conseille le Relais de l'Aubrac, entre Nasbinals en Lozère et Saint Urcize. C'est l'hôtelier qui aime l'Histoire et m'a mis, en partant de Marc-Antoine Charrier,  sur la piste de l'abbé Delbès, ce qui m'a permis de rédiger cette page.

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JOURNÉE DU SOUVENIR CATHOLIQUE EN LANGUEDOC...

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Créée en octobre 1994, l'Association porte d'abord, en hommage, le nom du Père Yves-Marie Salem Carrière (décédé en 1994) qui dès 1970 va mettre en vue l'Histoire dissimulée de la Contrerévolution et de la persécution anti-catholique (favorisé par le clivage protestants-catholiques) dans le Midi et dans le Languedoc en particulier (Gard, Hérault, Lozère, Ardèche) dans son ouvrage : Terreur révolutionnaire et résistance catholique dans le Midi.

Fin 2001 notre ami Pierre Causse, qui sera élu Président en 2004, fera ajouter à l'en-tête "Souvenir Catholique en Languedoc". Au décès de Pierre, le 31 mars 2011, Jacques Plane prendra le relais.

Sous le titre Languedociens oubliés, Pierre avait déjà évoqué dans son livre l’Histoire méconnue de cette région sous la révolution mais aussi lors du déferlement des hordes huguenotes deux cents ans auparavant.

L'Association publie trois bulletins annuels faisant une large place à l'Histoire de cette triste période, surtout dans cette région où, si l'on évoque fréquemment les Dragonnades, on oublie évidemment  ce qui est appelé La bagarre de Nîmes qui fit plus de 300 morts en juin 1790 inaugurant, avant toute région de France, les persécutions religieuses.

JOURNÉE DU SOUVENIR CATHOLIQUE EN LANGUEDOC...

Le 24 septembre dernier, après l’accueil amical par le Président Jacques Plane, la messe fut célébrée à 10 H 30, par l’abbé Brunet de Courssou de la Fraternité Saint Pie X qui donna une belle homélie sur le courage face à la persécution, dans la clairière où se dresse le monument ; cette année nous pouvions admirer l’art décoratif de chasseurs de la région qui ont criblé de plombs le Sacré-Cœur !

Après la cérémonie, à laquelle assistaient près de quatre vingt personnes, l’Association offrit l’apéritif permettant aux uns et aux autres d’échanger. Ce fut ensuite le départ pour le restaurant où fut servi un très agréable déjeuner.

Le président du Souvenir Chouan de Bretagne fit un exposé sur une figure épiscopale méconnue, Monseigneur Urbain-René de Hercé, Evêque de Dol (qui a fait l’objet d’un article de 42 pages dans La Revue du SCB de décembre 2015) tout en insistant sur le fait hélas très riche des Victimes de la révolution dans le Languedoc dont il est essentiel d'honorer la Mémoire.

Ensuite le Frère Maximilien-Marie fit une conférence sur la Révolution dans le Languedoc sujet particulièrement intéressant et long à développer.

Depuis 16 ans le Souvenir Chouan de Bretagne est régulièrement présent à cette journée de Mémoire, le  Souvenir Catholique en Languedoc étant lui aussi  régulièrement présent à l'Assemblée Générale du SCB.

JOURNÉE DU SOUVENIR CATHOLIQUE EN LANGUEDOC...
JOURNÉE DU SOUVENIR CATHOLIQUE EN LANGUEDOC...
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JOURNÉE DU SOUVENIR CATHOLIQUE EN LANGUEDOC...
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ZOÉ de BONCHAMPS...

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ZOÉ de BONCHAMPS...

A Casson, en Loire Atlantique, une chapelle à l'extérieur gauche du cimetière est le tombeau de  Zoé de Bonchamps, Comtesse Arthus de Bouillé (1790-1869), fille unique, rescapée de la guerre, de Charles Melchior Arthus de Bonchamps (né dans les Mauges et décédé le 18 octobre 1793 dans le village de pêcheurs de La Meilleraie sur le territoire de Varades, à proximité de Saint Florent le Vieil). Le futur généralissime de l'Armée catholique et royale - célèbre par son "Grâce aux prisonniers" avait épousé Marie-Marguerite de Scépeaux le 10 février 1789 et un peu plus de neuf mois plus tard (28 novembre 1789) naissait leur fille, Zoé.

Ils eurent un autre enfant, un garçon, baptisé Hermenée, né en fin 1790 ou début 1794, qui malheureusement pour sa maman (dont le mari est mort le 18 octobre 1793) mourra vers la mi décembre de cette même année de la petite-vérole aux alentours de Saint Herblon (au-dessus d'Ancenis) où il sera enterré nuitamment dans le cimetière.

Zoé-Agathe-Charlotte de Bonchamps aura de son mariage avec le comte de Bouillé un fils, Fernand (né en 1821) qui épousera Pélagie Urvoy de Saint Bedan (1816-1895) ; plus tard, Zouave pontifical, il sera blessé mortellement le 2 décembre 1870, lors de la bataille de Loigny,  et mourra de ses blessures le 25 décembre âgé de 49 ans. Près de lui sera tué le 2 décembre son fils, Jacques-Arthus de Bouillé à l'âge de 26 ans. Fernand a une soeur, Marie (1848 - 1920) qui avait épousé Edouard de Cazenove (1838-1896),  secrétaire du comte de Chambord.

Il n' y a pas de chapelle au château de Casson ; c'est sans doute après avoir acheté ce château que le mari de Zoé fit construire (ou recontruire ?) cette chapelle funéraire placée sous la protection du Sacré-Coeur et de la Sainte Vierge. Entre ceux tombés à Loigny et plus tard à Verdun, les plaques mortuaires de cette chapelle (ouverte lors des journées du patrimoine) offrent à la vue un beau raccourci de l'honneur militaire et non mercantile.

 

 

 

ZOÉ de BONCHAMPS...ZOÉ de BONCHAMPS...

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