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COMPARAISONS ENTRE MAIRES, selon leurs églises

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SAINT GEORGES DES GARDES, dans le canton de Chemillé, circonscription de Cholet.Un maire sans étiquette ou du moins qui en possède une depuis août 2006 : DEMOLISSEUR d'église, qu'il va traîner jusqu'au Ciel où il devra rendre des comptes.

On n'a pas entendu parler de désacralisation ; il s'agit, en plus de la destruction, d'une profanation.

Clichés Tribune de l'Art, ci-dessous avant et après. On ne peut pas dire à quoi ressemble le nouveau bâtiment et dans quel état il sera dans 150 ans !

L'actuel curé de Gesté vient de cette paroisse.

Evêque du moment: Mgr Bruguès.

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SAINT AUBIN du PAVOIL village rattaché à Segré.Fermée depuis 2012 l' Eglise est rasée le 14 janvier 2013. Brutalement, sans avoir demandé l'avis à la population concernée. 

Le Maire divers droite, dit que tout a été fait dans les règles pour des raisons de coûts de restauration, habituelle excuse. Or, comme pour l'église précédente, depuis une dizaine d'années l'entretien n'était plus fait. Coût de la démolition-profanation : 650 mille €. Coût de la "chose" qui remplace l'église: 600 mille €. Certains maires ont décidément de drôles de notions des économies, car l'église nécessitait peu de soins.

Clichés "Clochers en péril" et Ouest-France (maire). A gauche: avant, à droite: après, entre les deux le maire de Segré, divers Droite: étiquette qu'il partagera dorénavant avec celle de DEMOLISSEUR d'église..

Il ne semble pas qu'il y ait eu de désacralisation ; on serait donc, là-aussi, dans le cas d'une profanation.

Evêque du moment: Mgr Emmanuel Delmas.

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GESTéVille emblématique d'un maire de mauvaise foi et qui poursuit son idéal-destructeur, étant dans une totale illégalité lors des travaux de démolition commencés le 19 juin 2013 de l'église de sa commune. Son  surnom de Turreau-Léger lui va à merveille ; il est soutenu par un adjoint de gauche qui poursuit, lui aussi leur objectif commun, Cordellier-Remeau, et  d'une plume, Courpat, celui qui a initié l'idée, au sein du Conseil municipal, que l'église étant du néo-gothique n'était donc pas d'un style architectural reconnu.

Tenir un tel argument est de la plus haute fantaisie voire grandquignolesque ! Avec ce raisonnement de Courpat (si vite!), comme "l'art" actuel est au béton, Le Corbusier aurait rasé le Gothique, lequel aurait supprimé le Roman, lequel aurait éradiqué le Mérovingien etc...

Or le néo-gothique représente un art architectural avec ses recherches de matériaux différents et économiques et non un art primaire.

A part les chiffres fantaisistes donnés par la mairie, aucun renseignement précis sur les vastes dépenses réalisées pour détruire, avec une totale mauvaise foi, une église attachante qui pouvait être sauvée. Là aussi, depuis le maire précédent, on a laissé la situation se dégrader en ne donnant pas les premiers soins à la malade.

Turreau-Léger, avec la complicité de sa Colonne Municipale est coupable d'euthanasie sur l'église de sa commune qu'il aurait du soigner. A son étiquette politique il pourra accoler celle de : DEMOLISSEUR d'église.

Enfin logique municipale c'est la déclaration de péril et de danger pour un habitant (maison aux volets gris sur la photo) qui est à l'origine de la destruction de l'église.Celui-ci a été expulsé de son logement qui se trouve à quelques mètres du choeur de l'édifice et c'est la partie radicalement opposée qui a fait l'objet de la démolition par l'entreprise Occamat.

Contexte ahurissant le prêtre local, ancien desservant de Saint Georges des Gardes a soutenu ce projet infernal.

L'évêque est, comme pour Saint Aubin du Pavoil, complice de profanation car l'église de Gesté n' a pas bénéficié du cérémonial de désacralisation.

 

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On peut se poser des questions sur l'idée que se fait l'évêque d'Angers de son poste épiscopal et de son rôle, incontournable, dans la préservation du patrimoine écclésial dont ses prêtres sont les affectataires, et sur le sérieux qu'il est censé représenter quand on le voit ci-dessous, pour la réception officielle  du cardinal canadien Ouellet à Rocamadour, dernièrement. Il est le seul en chemisette, sur la droite !

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PLOUNERIN, dans les Côtes d'Armor:

Un maire communiste, une église pour laquelle se pose la question de destruction, un référendum d'Initiative Populaire sous la responsabilité du Préfet:

             AVANT                                                                      APRES

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Plounérin (Côtes d'Armor), respect du patrimoine local,

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Le mauvais état de l'église risquant d'entraîner des dangers celle-ci fut fermée au public en 2005.

La décision fut prise de la démolir au vu d'un devis de restauration de plus d'UN million d'€ trop élevé pour le budget de la commune.

Le maire, Pascal Vielleville - parti communiste - ayant entendu certains désaccords, décida de réaliser un référendum local. La population confirma à 60 %, par son vote, son attachement à son église.

Ayant fait appel à la Fondation de France (photo ci-dessous) et à différents mécènes les travaux vont permettre de réouvrir l'église.Voir l'article de l'Observatoire du Patrimoine religieux.

L'association " SAUVEGARDE DE L'EGLISE DE PLOUNERIN" a bien travaillé, avec un maire intellectuellement honnête.

"L'église est notre mémoire, la détruire serait nous rendre amnésique. C'est le travail aussi de nos ancêtres qu'il faut savoir respecter!" précise le responsable de l'Association.

Il faut signaler que la facture, travaux finis, est de 430 Mille €. On est très loin du "plus d' UN million !

Les Plounérinais ont sauvé leur église. Celle-ci a été réouverte au culte à la fin juillet de cette année.

Plounérin (Côtes d'Armor), respect du patrimoine local,Plounérin (Côtes d'Armor), respect du patrimoine local,

A Plouagat, toujours dans les Côtes d'Armor, les soucis causés au maire (DIVERS Gauche) par l'état de l'église de la commune l'amènent à proposer un référendum dimanche 1 septembre prochain.

La aussi, le coût des travaux est estimé à plus d'Un million  (encore et comme par hasard la même estimation qu'à Plounérin !).

A Gesté, il y a eu un "pronunciamento" de la municipalité (maire UMP) sans consultation de la population. Alors que cette église est une page de l'Histoire de Gesté et que son existence, à condition qu'elle soit expliquée, aurait normalement intéressée la population. 

Il n'y a eu aussi, faute de la municipalité, qu'un seul devis de restauration et de démolition. Sans compter l'argent dépensé inutilement en procédures diverses.

Rassemblement pique-nique place de la mairie (et de l'église) à partir de 12 H 30, dimanche 25 août. Avec la participation du Collectif Saint Jacques d'Abbeville (Collectif qui s'est battu pour empêcher, en vain, la destruction de l'église Saint Jacques d'Abbeville)http://annebrassie.fr/?p=2514 (Radio Courtoisie), La Charte de Fontevrault, Le Salon Beige, Le Blog de Jeanne Smits.Riposte Catholique,.Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois, Breizh Journal....

Cette réunion est autorisée par la Gendarmerie de Beaupréau (prononcer Beauprau) ; j'ai promis que nous ne démolirions pas la mairie (qui fait tache sur cette place).

 

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GESTé : LE DUO INFERNAL DE NOUVEAU EN ACTION

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GESTé : LE DUO INFERNAL DE NOUVEAU EN ACTION

Depuis ce matin les travaux de découverture du toit de l'église de Gesté ont commencé. L'accès à l'endroit est barré et interdit.

Ainsi, persistant dans leur haine de ce bel édifice du XIXème siècle, bâti avec l'argent des paroissiens - rappelons une fois de plus que pour la facture de 30 mille francs, l'aide des pouvoirs publics se limita à l'apport de 1500 francs (20%) - ce bien de la population fut volé par l'Etat (vrai nom de la Loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat). Les Colonnes Municipales, sous les ordres du Général Turreau-Léger (maire) et de son adjoint Cordellier-Remeau, persistent donc dans leur volonté de détruire leur bien municipal, leur église.

Etrange comportement que celui de ces deux individus, responsables de leur commune bâtie autour de ce lieu emblématique qu'est une église et qui depuis des années n'ont qu'une obsession: la détruire.

Ou ce comportement relève de la psychiatrie - la schizophrénie se soigne difficilement - ou  il relève d'une opinion philosophique destructrice - c'est le cas de le dire - et à ce moment éventuellement compréhensible car à l'oeuvre depuis plus de 200 ans contre l'Eglise catholique. Mais cela n'excuse pas notre duo infernal.

La prochaine fois nous parlerons d'une maison, sise 98 rue d'Anjou à Gesté. Elle ne présente aucun style particulier, à l'instar de son propriétaire, et a été aussi payée par nos impôts, la SNCF étant à l'époque entreprise publique. Une partie appartient bien au peuple, si on suit le raisonnement du duo infernal* !!! 

Dans le comte-rendu de délibération, vous pourrez admirer les propos du maire oscillant entre mensonges et demi-vérités : Notez quand-même la satisfaction de Turreau-Léger, étrange pour le premier magistrat de la commune. S'il a agi ainsi quand il "travaillait" à la SNCF, pas étonnant le déficit de cette entreprise avec ce genre de zigoto.

*D'après Destructor1, 800 personnes (sur 2600 !) auraient approuvé cette décision de démolition. L'évêque Delmas a été complice de la profanation du 19 juin 2013. Ce chiffre est aussi fallacieux que les arguties de Turreau-Léger car ils ne reposent sur rien. De plus, que Turreau-Léger parle de reconstruction est totalement mensonger: selon la loi des voleurs de 1905 il est interdit à une commune de financer la construction d'un lieu de culte (catholique bien sûr!).

Mairie de Gesté: 02 41 56 64 56 

Jusqu'où le maire pousse sa haine: L'Association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois ne figure même pas dans la liste des Associations de la commune. 

Information N°12 sur le projet de l'église

 

« Le projet avance » 

 

Voilà ce que nous avons entendu le plus fréquemment avec un air de soulagement, ces 19 et 20 juin lors de la déconstruction de la nef.

 

Ainsi le 17 juin le chantier de déconstruction/reconstruction s’ouvrait, avec le soutien de l’affectataire (le diocèse, la paroisse, la communauté chrétienne), l’assurance de la légalité de la décision prise donnée par l’autorité préfectorale et le soutien manifesté en janvier de la plus grande partie d’entre vous.

 

Ce même jour, 17 juin, l’association MVPG déposait au tribunal administratif une première requête, visant à faire annuler la délibération du conseil municipal (décision prise d’approuver la déconstruction et le lancement des marchés de travaux). Simultanément était lancée une seconde requête en référé (procédure d’urgence), dans le but de faire suspendre les travaux en attendant le jugement au fond.

Le 8 juillet avait lieu l’examen du référé, et après mise en délibéré, nous venons d’apprendre que le chantier de déconstruction peut continuer.

 

C’est une bonne nouvelle qui va nous permettre de poursuivre le programme des travaux prévus, tant pour l’église (déconstruction dans un premier temps), que pour les autres projets d’avenir engagés qui sont nombreux et continuent : agrandissement du restaurant scolaire, aménagement de la traversée d’agglomération, achat de terrain avec la Communauté de Communes pour le pôle médical, étude de lotissements…

 

Nous subissons cependant une campagne violente de désinformation où le mensonge règne ; elle commence ici et s’amplifie à travers l’internet. Ces campagnes locales et nationales sur les réseaux sociaux s’entretiennent mutuellement. Le N°1 de la gazette de l’association de juin 2013, dans son encadré « l’église », en est un parfait exemple : raccourci historique injuriant, comparaison avec un système mafieux ! Les propos sont diffamatoires et menaçants pour les élus, d’ailleurs la légitimité se fait dans les urnes non sur internet. Que chacun garde son sens de l’analyse pour se faire une idée personnelle du dossier.

  Vue intérieure de l'église

 Ainsi, nous ne sommes pas dans le domaine judiciaire où sont jugés les fautes, délits, crimes, mais en justice administrative qui doit se prononcer sur une éventuelle erreur manifeste d’appréciation.

 

Ainsi que préfère-t-on ? Une église non classée dont la taille est sans rapport avec le nombre d’habitants et la pratique religieuse, dont les coûts de restauration et d’entretien sont prohibitifs ? Ou une église fonctionnelle adaptée à la pratique d’aujourd’hui ? Encore que le vrai défi n’est pas celui du choix du bâtiment, mais celui de faire vivre ce lieu et notre centre ville.

Voilà l’horizon qui s’ouvre : une vie autour d’une nouvelle église, avec un centre bourg réaménagé dans un esprit permettant la rencontre et l’échange autour de nos commerces. Dans le traitement de chaque dossier, c’est le sens du compromis au profit de l’intérêt général qui nous a animés, c’est ainsi que nous allons mener à bien ce mandat.

 

Le conseil municipal,

 

Jean-Pierre LEGER, Georges REMEAU, Philippe COURPAT, Noëlle RIPOCHE, Françoise FEUILLATRE, Alain CHAUVIRÉ, Jean-Luc CHAUVIRÉ, Jean-Michel ETOURNEAU, Gérard SAMSON, Michel BESNARD, Marc DUGUÉ, Brigitte PICHERIT, Francis GILBERT, Anne-Rose TRISTAN, Liliane PITON, José FERNANDES, Alain BONNET.

 

Grâce au duo infernal, cette vue ne sera plus qu'un souvenir. Encore un village qui perd son charme.

GESTé : LE DUO INFERNAL DE NOUVEAU EN ACTION

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OBSEQUES de MONSIEUR L'ABBE CHRISTIAN-PHILIPPE CHANUT

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Les obsèques de monsieur l'abbé Christian-Philippe Chanut seront célébrées dans l'église de Milly la Forêt, dont il fut le curé durant presque 25 ans, JEUDI 22 AOÛT à 10 H.

L'inhumation aura lieu vendredi 23 août au cimetière de La Chartreuse à Bordeaux, dans l'intimité familiale.

Nous noterons avec un vif intérêt que ce défenseur de la mémoire des Chouans sera inhumé dans le même cimetière où le grand Louis-Charles de Sol de Grisolles né à Guérande (44) le 29 décembre 1761, lieutenant de Georges Cadoudal, l'a été le 14 avril 1836, dans la 16ème division, 34ème rang (dit le Champ commun). Par courrier du 9 septembre 2003, la Conservatrice m'apprenait: "Il n'y a plus de Champ commun à La Chartreuse et les restes des personnes ensevelies ont été rassemblés dans un ossuaire".

La prochaine messe du SCB, célébrée chaque année en novembre à la mémoire des victimes de la révolution en la chapelle du Champ des Martyrs de Brec'h, sera dite aussi pour le repos de son âme.

OBSEQUES de MONSIEUR L'ABBE CHRISTIAN-PHILIPPE CHANUT

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DECES DE L'ABBE CHRISTIAN-PHILIPPE CHANUT: Le SCB perd un ami.

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C'est avec tristesse que le Souvenir Chouan de Bretagne a appris ce matin le décès de l'abbé Christian-Philippe Chanut, d'une cruelle et courte maladie.

Membre d'honneur du Souvenir Chouan de Bretagne depuis 1994, ce prêtre rare nous avait accompagné lors des commémorations que nous avions organisées pour le 200ème anniversaire du Débarquement de Quiberon, son échec et la tragique répression qui s'étendit sur ses participants qui s'étaient rendus.

Il avait prononcé, à cette occasion, devant la chapelle du Champ des Martyrs de Brec'h,  une superbe homélie que je laisse à votre méditation.

Donnée sans papier, comme ce prêtre en avait l'habitude, son homélie n'a pas pris une ride et se trouve même étrangement d'actualité dans les jours de sa maladie et de son décès.

A  droite sur le cliché, il est aux côtés de la Duchesse d'Anjour, dont il était le chapelain, écoutant Armand Bodin, administrateur du Souvenir Chouan de Bretagne lisant, dans le texte, le message de sympathie envoyé par le prince Charles d'Angleterre.

DECES DE L'ABBE CHRISTIAN-PHILIPPE CHANUT: Le SCB perd un ami.

Homélie de l'Abbé Chanut, aumônier de la famille de Bourbon, au Champ des Martyrs, le 23 juillet 1995.

.. Et à quoi tout cela a-t-il servi ? Mais Dieu merci il n'y a pas en nous que la pétrissure humaine, que la vision temporelle ; parce que par le baptême nous sommes devenus enfants de Dieu, nous avons du sens des choses et de l'Histoire, une vision bien plus grande, que dis-je, une vision éternelle ! Et dont nous rappelons, bien à profit aujourd'hui, pour ceux dont nous célébrons la mémoire comme pour nous-mêmes, que si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt : il ne portera pas de fruits. Le grain de blé est tombé en terre et il est mort.

Ces martyrs si nombreux, ces morts si glorieux du champ de bataille, ces fusillés illustres, quoique souvent inconnus, sont bien tombés en terre et sont bien morts. Assurément tués par les balles et les coups de leurs ennemis, qui étaient aussi leurs frères, ceux pour lesquels ils se laissaient immoler, ceux pour lesquels ils se battaient, mais aussi tués par la lâcheté des uns, par l'hypocrisie à peine masquée des autres, par les divisions qui régnaient entre leurs chefs, pour toutes sortes d'abus dans lesquels ils ont été saisis, mais qui n'ont pas arrêté leur force et leur courage. Ils ne sont pas morts que des coups des Bleus, ils ne sont pas morts que du manque de parole des Conventionnels, ils ne sont pas morts que de la ladrerie de leurs adversaires ; ils sont morts aussi, hélas ! pour une bonne part de l'impéritie, de l'égoïsme et de l'idiotie de leus amis.

Il y a là, assurément, comme une sorte de microcosme de l'Histoire, comme une sorte de rassemblement fulgurant de ce qui est la triste situation dans laquelle nous nous trouvons tous. Le grain de blé est tombé en terre et il est mort. Mais parce que précisément il est mort et parce que précisément il est tombé en terre, alors il portera du fruit à cent pour un (ajoute le Seigneur). Etes-vous ces fruits ? Voilà la seule question qu'il faut vous poser aujourd'hui ! Voilà la seule réponse qu'il faut apporter.

Chacun de nous est il le fruit de ce grain de blé qui est tombé en terre et qui est mort ? Assurément, si vous ne l'étiez pas vous ne seriez pas là !

Si vous êtes venus ici aujourd'hui, c'est que vous avez été pressés par quelque chose qui est plus grand que vous, qui est plus tort que vous, qui est au-dessus de vous ! Allez-vous vous abandonner à cette pensée ? Allez-vous vous laisser guider par cette lumière ? Là vous verrez qu'en vous-même se trouve votre meilleur ami et votre pire ennemi. Votre meilleur ami, celui qui élève votre âme, votre esprit, votre enthousiasme. Et votre pire ennemi, celui qui vous invite à la modération, qui vous invite au calme, qui vous invite à être comme tout le monde. Or, précisément, ces Chouans si oubliés de l'histoire au point qu'il était incongru il y a encore 50 ans d'en parler aisément, ces Emigrés qui les ont rejoints sur les plages ne voulaient pas être comme tout le monde, ne voulaient pas parler le langage de tout le monde et rêver non pas d'un monde passé à réédifier, mais d'un monde futur à construire sur la grâce divine­.

Hélas ! Ou heureusement pour nous, nous n'avons pas à faire (pour le moment) acte d'héroïsme. Nous avons à vivre un héroïsme plus quotidien et plus caché. Nous avons à être fidèles dans nos pensées les plus secrètes, dans nos actions les plus insignifiantes, dans nos paroles les plus humbles. Et ce faisant, chaque fois que nous choisirons l'honneur de Dieu contre toute autre chose, oui, nous serons les fruits de ces grains de blé qui sont tombés en terre et qui sont morts.

Attachons nous donc, autant que nous le pouvons, à modeler nos pensées, nos paroles et nos actes sur ce que Dieu veut. Et nous serons les dignes héritiers par le sang ou par l'esprit de ceux qui, pour nous, ont donné leur vie afin qu'après eux tous puissent être fidèles à leur Dieu, ce Dieu qui est le seul Roi, ce Dieu qui règne sur tout et que nous voulons voir régner dans notre cœur. Voilà pourquoi si souvent, comme nous venons de le faire, nous lui demandons la grâce de savoir sanctifier Son nom, la grâce de savoir faire Sa volonté, la grâce de savoir établir Son règne, la grâce de savoir recevoir La grâce quotidienne jusqu'à ce qu'elle nous transforme afin que nous devenions nous-mêmes "pardon" en nous immolant avec le Christ immolé, chassant ainsi loin de nous la tentation et délivrant le monde de l'emprise du Mal.

Voilà ce que signifie le Cœur Sacré qu'ils avaient cousu sur leurs vêtements. Voilà ce que signifie celui que vous portez aujourd'hui. Soyez en dignes dans les petites choses, peut-être serez vous appelés à l'être dans les grandes choses, mais sachez que vous êtes dans le cœur de Dieu et que vous avez en vous déjà toutes les grâces du repos Divin. Amen !

Au nom du père et du fils et du Saint Esprit

AMEN.

(Extrait de la cassette vidéo du 23 juillet 1995)

DECES DE L'ABBE CHRISTIAN-PHILIPPE CHANUT: Le SCB perd un ami.

En 2004, je l'avais sollicité pour dire la messe en hommage à Georges Cadoudal dans l'église Saint Paul-Saint Louis à Paris, d'accord pour la messe tridentine. Celle-ci avait été refusée par le curé de l'époque le Père de Moulins Beaufort, depuis évêque auxiliaire de Paris.

Nous avions échangé agréablement, en ce vendredi 21 mai 2004 dans le salon de son presbytère à Milly la Forêt, avec un café et un cigare.Parlant de monseigneur Gaillot contre lequel je récriminais il m'avait dit que curieusement c'était grâce à son aide qu'il avait pu se préparer à la prêtrise en entrant au grand Séminaire. Car déjà "mes idées affirmées m'en interdisaient l'accès". Il m'avait alors dit que pour cela il respectait cet évêque curieux.

Monsieur le curé Chanut desservait une belle église dans laquelle les deux formes du Rit romain étaient célébrées, avec une nette préférence pour une !

Que son âme repose en paix et qu'il veille maintenant, non plus seulement sur sa paroisse mais sur la France entière.

Merci monsieur l'abbé.

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BENIE SOIT SA GLORIEUSE ASSOMPTION

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BENIE SOIT SA GLORIEUSE ASSOMPTION

En ce quinze Août, consécration de la France à la Sainte Vierge par Louis XIII, rendre hommage à la Sainte Patronne de la France est-il incongru ?

Dans l'état de déconfiture de notre pauvre pays, accéléré depuis mai 2012, ne serait-il pas utile que nos prières attirent l'attention de la Vierge Marie sur le pays dont elle est la sainte Patronne ?

Il y a 220 ans, en 1793, ceux dont nous honorons la mémoire étaient interdits de culte. 220 ans après nous n'en sommes pas encore là. Quelle a été la fréquentation des églises en ce jour pour honorer la Mère de Dieu ?

Pendant de temps la Convention légifère sur les bois de marine, la nomination de représentants de la Convention, le port de vêtements féminins par des hommes (puni de mort - prudence les Gays !), William Pitt ennemi du genre humain, et un Décret anodin sur l'arrestation des suspects (qui va faire l'objet d'un Décret-loi le 17 sepembre 1793).

220 ans après le Décret sur le port du vêtement féminin par les hommes n'a pas été aboli.

Devant tant d'inepties, on peut comprendre que notre Sainte Patronne soit un peu fatiguée.

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SON ET LUMIERE YVON NICOLAZIC A SAINTE ANNE D'AURAY

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SON ET LUMIERE YVON NICOLAZIC A SAINTE ANNE D'AURAY

Consacré aux apparitions de Sainte Anne à Yvon Nicolazic et à la réalisation du voeu de la mère de la Vierge Marie d'avoir un lieu de culte qui lui soit dédié, le Son et Lumière de Sainte Anne d'Auray est un franc succès.

Pour le deuxième soir les tribunes prévues pour 1100 personnes étaient combles.

Petit rectificatif, à la demande de l'abbé Frédéric Fagot, suite au premier article mis sur le Blog: Le scénariste est l'abbé Eric Trochet, séminariste et ancien étudiant du Docteur en Histoire et prêtre: l'abbé Frédéric Fagot. Celui-ci est le metteur en scène du Son et Lumière, un de plus à son actif ; en effet il fut l'auteur, entr'autres, de celui  consacré à Jean Rohu, lieutenant de Georges Cadoudal, à Plouharnel (28 juillet au 9 août 1998) rassemblant près de 10 000 spectateurs).

La mise en scène est remarquable de précision ; les acteurs - 120 bénévoles - possèdent bien leur rôle. Il  faut admirer leur totale immobilité lors des changements sur la scène partagée en deux parties où les acteurs évoluent. Le mode choisi est le récit dont l'origine est la venue de Jean-Paul II en Bretagne le 20 septembre 1996 ; un projecteur suiveur fait la relation entre 1996 et 1624. Superbe.

Il faut ajouter les 70 bénévoles de l'encadrement du spectacle, réception, guides, éclairagistes, techniciens du son etc.

Il faut  souligner aussi un acteur de qualité : Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes, lui-même !

Me permettant de le féliciter à l'issue du spectacle pour son rôle de Monseigneur Sébastien de Rosmadec, il me répondit avec son sourire et son oeil pétillant :"Le mieux placé pour jouer le rôle de l'évêque de Vannes n'était-il pas l'évêque de Vannes lui-même ?"

Entrée adultes: 12€, enfants jusqu'à 12 ans :6€.

Il faut aller voir ce spectacle précédé d'une "mise en bouche", ou plutôt en oreille avec un moine qui explique les origines du grégorien, la mélodie, l'écriture musicale et qui en plus fait chanter la foule.

EXcellent.

Bravo à tous et vive Sainte Anne

SON ET LUMIERE YVON NICOLAZIC A SAINTE ANNE D'AURAYSON ET LUMIERE YVON NICOLAZIC A SAINTE ANNE D'AURAYSON ET LUMIERE YVON NICOLAZIC A SAINTE ANNE D'AURAY

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HOMMAGE A YVON NICOLAZIC PAR UN SON ET LUMIERE.

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HOMMAGE A YVON NICOLAZIC PAR UN SON ET LUMIERE.HOMMAGE A YVON NICOLAZIC PAR UN SON ET LUMIERE.

A Sainte Anne d'Auray les 10, 11, 12, 13, 15 Août, un grand spectacle son et lumière est donné sur le Domaine du sanctuaire de la Basilique en hommage à Yvon Nicolazic qui a découvert la statue de Sainte Anne en mars 1625, après de nombreuses apparitions de la mère de la Vierge Marie.

Le scénariste de ce spectacle, le premier son et lumière honorant Yves Nicolazic fondateur du pélerinage en l'honneur de Sainte Anne, est l'abbé Frédéric Fagot. L'abbé Frédéric est l'ancien conseiller en Histoire du Souvenir Chouan de Bretagne. Ordonné diacre en juin 2012, il a reçu le sacrement de l'ordination sacerdotale par Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes, le samedi 22 décembre 2012, en la Basilique de Sainte Anne d'Auray.

Nouvellement nommé à la Direction diocésaine de l'Enseignement catholique, l'abbé Frédéric Fagot est Docteur en Histoire (Paris IV Sorbonne) spécialisé en Chouannerie.Il a été très tôt impressionné par ces hommes et ces femmes qui, avec leur fourches et leurs faux, n'ont pas eu peur du martyre pour défendre leurs convictions.

Sous la férule de Jean Tulard, son sujet de maîtrise porta sur la Chouannerie dans le pays de Fougères ; enfin son DEA et le doctorat sur le "Courrier des Princes de 1789 à 1799". Gros travail d'études d'Archives françaises et étrangères.

Professeur dans l'Enseignement supérieur pendant 18 ans il comprit très vite que faire apprendre l'Histoire était insuffisant. Il s'est alors lancé dans le montage de spectacles, l'écriture et la réalisation de Bandes dessinées (Martin de Tours, Saint Louis, Saint Yves, Christophe Colomb, Mère Thérésa).

Chevalier de l'Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem, l'abbé Frédéric passe un mois par an en Terre Sainte ; il a créé l'Association des "Veilleurs de la Paix" - jumelage entre des écoles morbihannaises et des écoles de Terre Sainte - pour marcher sur les pas du Christ.

Son premier spectacle "Son et Lumière" remonte à 1993 (date de son entrée au tout neuf SCB) dans la région de Fougères pour le bicentenaire de la Chouannerie afin de faire connaître cette période d'Histoire totalement ignorée du public.

En 1998, ce fut le son et lumière consacré à Jean Rohu, lieutenant de Cadoudal, à Plouharnel. Toujours dans la mémoire locale. En 2007 à Jérusalem, en 2010 à Rome sur le Saint Curé d'Ars.

Encouragé par Monseigneur Raymond Centène, en accord avec le Père Guillevic, recteur du sanctuaire, il a été décidé de lancer ce spectacle d'apostolat. 200 personnes ont adhéré à ce projet et se sont mobilisées pour sa réalisation et faire mieux connaître, sinon découvrir, Yves Nicolazic.

Spectacle bien assis dans son projet, il participe à la connaissance culturelle et spirituelle de la région de Sainte Anne d'Auray, surtout à l'approche du centenaire de la Proclamation, par Saint Pie X, le 26 juillet 1914, de "Sainte Anne Patronne de la Bretagne".

Le spectacle commence à 22 H 15 ; animations dès 21 H 30.Tarifs: enfants 6€, adultes 12€

Contact: 02 97 57 56 53 

 

HOMMAGE A YVON NICOLAZIC PAR UN SON ET LUMIERE.HOMMAGE A YVON NICOLAZIC PAR UN SON ET LUMIERE.HOMMAGE A YVON NICOLAZIC PAR UN SON ET LUMIERE.

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LA CONVENTION PARJURE DANS SES ENGAGEMENTS !

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LA CONVENTION PARJURE DANS SES ENGAGEMENTS !LA CONVENTION PARJURE DANS SES ENGAGEMENTS !LA CONVENTION PARJURE DANS SES ENGAGEMENTS !

Dans le précédent article, nous avons lu le compte rendu de l'appel aux meurtres de Barère dans ses réquisitoires contre l'ex Famille royale et la Vendée soulevée.Les décrets appropriés ont été votés. Billaud-Varenne en rajoutera en aboyant (ou en vomissant): "Une femme, la honte de l'humanité et de son sexe, la veuve Capet, doit enfin expier ses forfaits sur l'échafaud."! Cette déclaration a le mérite d'être claire sur les pseudos équité et justice du jugement en vue.

Ce matin, vendredi 2 août 1793, il y a exactement 220 ans, les sbires de la Convention viennent au temple réveiller la Reine Marie-Antoinette afin de lui lire le décret de la Convention ordonnant que, sur la réquisition du Procureur de la Commune (Insurrectionnelle de Paris),  elle soit conduite à la Conciergerie pour que l'on fasse son procès. Sa fille, Marie-Thérèse Charlotte, précise:"ma mère entendit la lecture de ce décret, sans s'émouvoir et sans dire une seule parole"."Ma tante (Madame Elisabeth) et moi, nous demandâmes de suite à suivre ma mère ; mais on ne nous accorda pas cette grâce. Pendant qu'elle fit le paquet de ses vêtements, les municipaux ne la quittèrent point ; elle fut même obligée de s'habiller devant eux. Ils lui demandèrent ses poches, qu'elle donna ; ils les fouillèrent et prirent tout ce qu'il y avait dedans quoique cela ne fut pas important. Ils en firent un paquet qu'ils dirent qu'ils enverraient au Tribunal révolutionnaire où il serait ouvert devant elle.Ils ne lui laissèrent qu'un mouchoir et un flacon dans la crainte qu'elle ne se trouvât mal. Ma mère après m'avoir tendrement embrassée et recommandé de prendre courage, d'avoir bien soin de ma tante et de lui obéir comme à une seconde mère, me renouvela les mêmes instructions que mon père ; puis, se jetant dans les bras de ma tante, elle lui recommanda ses enfants (son fils lui a été arraché sans pitié le 3 juillet). Je ne lui répondis rien, tant j'étais effrayée de l'idée de la voir pour la dernière fois. Alors ma mère partit sans jeter les yeux sur nous".

Au guichet, la Reine heurte de la tête le linteau. A la question qui lui est posée si elle s'est fait mal, Marie-Antoinette répond : "Oh! non, rien à présent ne peut me faire du mal".

A la Conciergerie, on la mit dans la cellule la plus sale, la plus humide et la plus malsaine. Mesquine et odieuse vilénie. Elle est gardée à vue par un gendarme, jour et nuit.

Parjure dans ses engagements, la Convention avait pourtant promis à Louis XVI, qui allait mourir, de s'occuper de la famille des Bourbons.

 

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JEUDI 1 AOÛT 1793, il y a deux cent vingt ans exactement.

Publié le par culture

JEUDI 1 AOÛT 1793, il y a deux cent vingt ans exactement.JEUDI 1 AOÛT 1793, il y a deux cent vingt ans exactement.JEUDI 1 AOÛT 1793, il y a deux cent vingt ans exactement.

En ce premier jour d'août 1793 la Convention ouvre sa séance sous la présidence de Danton, Barère monte à la tribune, Robespierre, qui a mené la réflexion, assiste.

Le premier Décret concerne l'ex famille Royale:

-Décrets concernant les diverses mesures de sûreté publique

(Les mesures 1 à 5 concernent différents titres sans grande importance)

-Article 6: La reine Marie-Antoinette est renvoyée au Tribunal extraordinaire ; elle sera transférée sur le champ à la Conciergerie.*

-Article 7 : Tous les individus de la famille des Bourbons seront déportés en dehors du territoire de la république à l'exception des deux enfants de Louis XVI et des individus de la famille qui sont sous le glaive de la loi.*

-Article 8 : Elisabeth, soeur de Louis XVI, ne pourra être déportée qu'après le jugement de  la reine Marie-Antoinette.*

-Article 9 : Les membres de la famille des Bourbons qui sont sous le glaive de la loi seront déportés après le jugement s'ils sont absous.*

- Article 10 : La dépense des deux enfants de Louis XVI sera réduite à ce qui est nécessaire pour l'entretien et la nourriture de deux individus.*

-Article 11 : Les tombeaux et mausolées des ci-devants rois, élevés dans l'église de Saint -Denis seront détruits le 10 août prochain.

*Dans son décret du 20 janvier concernant Louis XVI, la Convention avait assuré "Louis que la Nation française, aussi grande dans sa bienfaisance que rigoureuse dans sa justice, prendra soin de sa famille et lui assurera un sort convenable". Quel odieux cynisme !

§§§

Décret qui établit l'uniformité et le système général des poids et mesures (système métrique dont les travaux préliminaires avaient commencé à l'instigation du Roi Louis XVI).

§§§

Parmi ces 31 Décrets, le 25 ème :

Décret relatif aux mesures à prendre contre les rebelles de la Vendée

Barère: 

" Nous aurons la paix le jour que l'intérieur sera paisible, que les rebelles seront soumis, que les brigands seront exterminés. Les conquêtes et les perfidies des puissances étrangères seront nulles le jour que le département de la Vendée aura perdu son infâme dénomination et sa population parricide et coupable. Plus de Vendée, plus de royauté; plus de Vendée, plus d'aristocratie ; plus de Vendée, et les ennemis de la république ont disparu.

Les événements de Mayence nous renvoient des garnisons longtemps exercées dans l'art des combats ; c'est une réserve de troupes exercées que les tyrans ne croyaient pas disposer pour la Vendée. Eh bien! c'est nous qui en disposerons sur-le-champ. Ordonnez que cette garnison se rendra en poste dans les forêts de la Vendée; l'honneur fiançais les appelle; le salut de la république leur commande; et le retour de Mayence ne sera pas sans gloire, alors que la Vendée aura été détruite. (Cette proposition a été décrétée.) Mais quelles mesures exécutera cette nouvelle armée, jointe à celle dont les revers accusent l'indiscipline ou la mollesse ? quelle sera sa destination? Que les soldats de la république pensent qu'ils attaquent de lâches brigands et des fanatiques imbéciles ; qu'ils pensent à la république, et la victoire est à eux.

Ici le comité, d'après votre autorisation, a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle, à faire disparaître leurs repaires, à incendier leurs forêts, à couper leurs récoltes, et à les combattre autant par des ouvriers et des pionniers que par des soldats. C'est dans les plaies gangreneuses que la médecine porte le fer et le feu. C'est à Mortagne, à Cholet, a Chemillé, que la médecine politique doit employer les mêmes moyens et les mêmes remèdes. L'humanité ne se plaindra point : les vieillards, les femmes, les enfants seront traités avec les égards exigés par la nature et la société.

L'humanité ne se plaindra pas : c'est faire son bien que d'extirper le mal ; c'est être bienfaisant pour la patrie que de punir les rebelles. Qui pourrait demander grâce pour des parricides ? Louvois fut accusé par l'histoire d'avoir incendié le Palatinat, et Louvois devait être accusé ; il travaillait pour le despotisme, il saccageait pour des tyrans.

Le Palatinat de la république, c'est la Vendée; et la liberté, qui cette fois dirigera le burin de l'histoire, louera votre courageuse résolution, parce que vous aurez sévi pour assurer les droits de l'homme, et que vous aurez travaillé à extirper les deux plus grandes maladies des nations, le fanatisme religieux et la superstition royale. Nous vous proposons de décréter les mesures que le comité a prises contre les rebelles de la Vendée ; et c'est ainsi que l'autorité nationale, sanctionnant de violentes mesures militaires, portera l'effroi dans ces repaires de brigands et dans les demeures des royalistes.

Nous vous proposons de déporter loin des terres de la république tous les Capet, en exceptant ceux que le glaive de la loi peut atteindre et les deux rejetons de Louis le conspirateur : ce sont là des otages pour la république.

Ici s'applique la loi de l'égalité. Ce n'est pas à des républicains à maintenir ou a tolérer les différences que la superstition du trône avait établies. Les deux enfants seront réduits à ce qui est nécessaire pour leur nourriture et l'entretien de deux individus. Le trésor public ne se dissipera plus pour des êtres qu'on crut trop longtemps privilégiés.

Mais derrière eux se cache une femme qui a été la cause de tous les maux de la France, et dont la participation à tous les projets conspirateurs et contrerévolutionnaires est connue depuis longtemps. C'est elle qui a aggravé par ses déprédations le dévorant traite de 1756 ; c'est elle qui a pompé la substance du peuple dans le trésor public, ouvert à l'Autriche ; c'est elle qui, depuis le 4 mai 1789 jusqu'au 10 août 1792, ne respira que pour l'anéantissement des droits de la nation ; c'est elle qui prépara la fuite, de Varennes, et qui alimenta les cours de toute sa haine contre la France. C'est à l'accusateur public à rechercher toutes les preuves de ses crimes. La justice nationale réclame ses droits sur elle, et c'est au tribunal des conspirateurs qu'elle doit être renvoyée. Ce n'est qu'en extirpant toutes les racines de la royauté, que nous verrons la liberté prospérer sur le sol de la république

Enfin, il (le Comité de Salut Public, notre du Bloggeur) a pensé que, pour célébrer la journée du 10 août qui a abattu le trône, il fallait, dans le jour anniversaire, détruire les mausolées fastueux qui sont à Saint-Denis. Dans la monarchie, les tombeaux même avaient appris à flatter les rois. L'orgueil et le faste royal ne pouvaient s'adoucir sur ce théâtre de la mort ; et les porte-sceptres, qui ont fait tant de maux à la France et à l'humanité, semblent encore dans la tombe s'enorgueillir d'une grandeur évanouie. La main puissante de la république doit effacer impitoyablement ces épitaphes superbes, et démolir ces mausolées qui rappelleraient encore des rois l'effrayant souvenir (toutes ces propositions ont été décrétées). Citoyens, voilà les mesures que les circonstances commandent. Le zèle des républicains, le courage des armées, le patriotisme des départements fidèles à la voix de la patrie entendront le tocsin que la liberté va sonner le 10 août à Cambrai, à Landau, à Perpignan, à Bayonne et dans la Vendée. Ah ! comme la république serait sauvée, si tous les Français savaient combien est délicieux le nom de patrie! "

LOI du 1 août 1793

-Article 6. Il sera envoyé par le ministre de la guerre des matières combustibles de toute espèce pour incendier les bois, les taillis et les genêts.

-Article 7. Les forêts seront abattues; les repaires des rebelles seront détruits; les récoltes seront coupées par les compagnies d'ouvriers, pour être portées sur les derrières de l'armée, et les bestiaux seront saisis.

-Article 8. Les femmes, les enfants et les vieillards seront conduits dans l'intérieur. Il sera pourvu à leur subsistance et à leur sûreté, avec tous les égards dus à l'humanité.

-Article 9. Il sera pris des mesures par le ministre de la guerre, pour préparer tous les approvisionnemens d'armes et de munitions de guerre et de bouche de l'armée qui, à une époque prochaine, fera un mouvement général sur les rebelles.

-Article 12. Les représentant du peuple, les généraux veilleront à ce que les voitures d'équipage à la suite de l'armée soient réduites au moindre nombre possible, et ne soient employées qu'au transport des effets et des matières strictement nécessaires.

-Article 14. Les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la république; il en sera distrait une portion pour indemniser les citoyens qui sont demeurés fidèles à la patrie, des pertes qu'ils auraient souffertes.

 

La chasse est ouverte !!! Ce sont là les "Valeurs de la République" !

Cette loi n'a toujours pas été abrogée.

 

 

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