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SAMEDI 29 JUIN 1793: ATTAQUE DE NANTES 1/

Publié le par culture

C'est la période faste de l'Armée Catholique et Royale: Parthenay, Thouars, Saumur et Angers sont tombées aux mains de l'Armée en sabots.

Un dilemme se pose: vers où continuer cette guerre de conquête ; c'est la question que se pose l'Etat-Major des Blancs en ce 20 juin 1793. Monsieur Henri et Stofflet verraient bien une attaque de Paris, siège de la Révolution. Jacques Cathelineau, Bonchamps, Maurice Gigost d'Elbée, Antoine Philippe de La Trémoïlle prince de Talmont pensent que Nantes serait une meilleure destination: un port ouvert sur l'Atlantique, en liaison avec l'Angleterre et les Emigrés qui y résident et font de la résistance sans risques, une ville de commerce, les forges d'Indret et sa fabrique de canons sont les arguments qui décident le choix de cette ville comme cible de leur prochaine attaque.

L'Etat-Major envoie donc un ultimatum à Nantes et à son maire, René-Gaston Baco de La Chapelle:"Aussi disposés à la paix que préparés à la guerre, nous tenons d'une main le fer vengeur et de  l'autre le rameau d'olivier. Après en avoir délibéré en notre Conseil réuni au Quartier Général à Angers, nous avons arrêté à l'unanimité de vous présenter un projet de capitulation. En conséquence nous vous invitons à délibérer et statuer que le drapeau blanc sera de suite et six heures après la réception de notre lettre, arboré sur les murs de la ville. Que la garnison mette bas les armes, que toutes les caisses publiques seront pareillement apportées, que toutes les armes nous seront remises ainsi que routes les munitions de guerre et de bouche. Qu'il nous soit remis comme otages les députés de la Convention Nationale. A ces conditions, la garnison sortira de la ville après avoir fait serment de fidélité à la religion et au roi. Alors la ville sera préservée de toute invasion et de tout dommage. En cas de refus, la ville de Nantes, lorsqu'elle tombera en notre pouvoir, sera livrée à une exécution militaire et la garnison passée au fil de l'épée".

Cet ultimatum parvient au maire de Nantes, commandant de la Garde nationale le dimanche 23. Beysser, Général en chef de l'Armée des Côtes de Brest mobilise aussitôt la population, sanctions à la clé:"Tout citoyen nantais est et demeurera soldat tant que durera le siège. Tout citoyen, soldat ou officier qui ayra aba,donné son poste pour songer à sa propre sûreté sera puni de mort. tout soldat trouvé endormi dans les postes les plus près de l'ennemi sera puni de mort. Il est expressément interdit à toute femme ou à toute fille de paraître à la fenêtre dans les moments d'alarme et de troubler les citoyens par ses cris ; si, à la troisième injoction elle n'obéit pas, il est ordonné de faire feu sur elle !"

Ces injonctions motivent la résistance des Nantais. D'autre part l'ultimatum des Blancs est maladroit. Il ne laisse aux responsables nantais que peu de choix pour de fidèles républicains (contrairement à certaines assertions Nantes n'est pas du tout une ville royaliste, elle a été des premières grandes villes à accueillir dès le début la Révolution) il faut se battre et la mise en marche de l'Armée Catholique va laisser le temps de se préparer au siège. Baco répond aux Chefs vendéens:"Les Nantais périront ou la liberté triomphera".

Charette et ses "Paydrets" arrivent au Pont Rousseau le 28 au soir et ouvrent le feu vers les 2 H du matin. Pas de canonnade du côté Nord. A l'est Bonchamps et Stofflet sont bien sur leur objectif, la route de Paris, dans les temps. 

Mais au Nord Cathelineau, Généralissime depuis le 12 juin, et Maurice d'Elbée sont bloqués au pont de Nort sur Erdre par les 500 hommes du commandant Aimable Joseph Meuris, commandant de la garde locale.Huit heures durant il va bloquer l'accès à la rive droite de l'Erdre, chemin obligé pour l'Armée Catholique si elle veut atteindre les faubourgs de Nantes. Huit heures d'échanges de coups de feu, de tirs de canons ; des blessés, des morts et surtout un grand retard pour le rendez-vous avec la bataille !

 

 

 

SAMEDI 29 JUIN 1793: ATTAQUE DE NANTES 1/

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CONSTITUTION DU 24 JUIN 1793 par les pères de la démocratie !!!

Publié le par culture

Article 31. - Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n'a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.

Article 32. - Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l'autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.

Article 33. - La résistance à l'oppression est la conséquence des autres Droits de l'homme.

Article 34 - Il y a oppression contre le corps social lorsqu'un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

A priori les décrets d'application n'ont jamais été appliqués ; ni en 1793 ni 220 ans plus tard. Certains diront que cette Constitution n'a jamais été appliquée. Pourtant elle a été déclarée et votée par l'Assemblée législative dite La Convention. Pourtant la même Convention a voté la peine de mort pour le Roi de France et l'a appliquée !

Quelques exemples de non application récente:

-L'interpellation illégale d'un manifestant, après une manifestation sans casse, sans insultes, sans manquements envers les forces de l"ordre", incarcéré après comparution immédiate dans la pire prison de France ce qui entraînera ce commentaire en forme d'appel au viol de Stéphane guillon;"L'opposant au mariage pour tous, incarcéré ce soir à Fleury-Mérogis va peut-être changer d'avis, demain matin, après sa première douche"(Twitt de l'individu)

-La démolition illégale de l'église de Gesté, commencée le 19 juin et brutalement interrompue grâce à l'action efficace et énergique de l'Association de défense du patrimoine de Gesté. Lire à ce sujet l'excellent article rédigé par Breizh Journal .La survie de ce qui reste (à peu près les deux tiers de l'église) est suspendue à la décison du Tribunal administratif de Nantes qui sera rendue le 8 juillet.

-le 24 juin, 220 ans après, à Saint Cyr au Mont d'Or, les articles 33-34-35 sont bafoués par le représentant de l'Etat, Jean-François Carranco Préfet du Rhône. Il osera dire, après l'avoir obliger à se taire,  au Père David Pirrodon curé de la paroisse, invité avec des personnalités à la sortie de promotion de l'Ecole supérieure de police, venu intercéder pour ses paroissiens persécutés par la police:"Vous ne seriez pas curé, je vous foutrais deux baffes". Avant de faire emmener le prêtre au poste de police pour contrôle d'identité.(In Journal La Croix ; merci Jean-Yves).

etc...etc...etc...

 

 

CONSTITUTION DU 24 JUIN 1793 par les pères de la démocratie !!!

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SAMEDI 29 JUIN 1793, ATTAQUE DE NANTES

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Une bataille qui aurait, sans aucun doute, inversé le cours de la Révolution et, à partir de ce fait, changé l'Histoire.

Les Révoltés ont besoin d'une ville importante, qui montre le sérieux de leur soulèvement, qui permette aussi de reprendre des activités avec l'extérieur,voire des activités commerciales.

Nantes correspond aux critères des Chefs contre-révolutionnaires ; pourtant cette ville a manifesté son soutien à la révolution dès ses débuts, sans aucun doute pour conserver ses activités commerciales lucratives. Les bourgeois ont pris la place des nobles exilés ; certains nobles sont restés ayant exilé leurs particules.

L'attaque de Nantes a été fixée au samedi 29 juin. Charette bloquera Nantes au sud de la Loire, les autres armées se disposeront de l'Est à l'Ouest. L'erreur de Philippe de La Trémoïlle, prince de Talmont, sera de bloquer la route vers Saint Nazaire ; pris dans une nasse, les Nantais se verront obliger de se défendre pour empêcher les "brigands" de les violenter (selon la propagande habile faite aux Vendéens).

SAMEDI 29 JUIN 2013, Rassemblement à NORT sur ERDRE à 14 H 30 pour rappeler cet épisode des Guerres de l'Ouest.

Stationnement près du Pont saint Georges, parking près de l'ancienne minoterie au bord de l'Erdre, explications, détour au gué dont la découverte permit de contourner les Bleus bloquant le pont saint Georges puis départ pour Nantes et la Place Viarme.

Là Jacques Cathelineau fut grièvement blessé. Il mourut le 14 juillet.

DIMANCHE 14 JUILLET: Journée organisée par le Souvenir Chouan de Bretagne (comme depuis dix ans) avec la participation des "Brigands du Bocage" et la présence des Membres du "Souvenir de la Chouannerie du Maine".

-10 H 30, messe selon la forme extraordinaire du Rit romain en la chapelle Saint Pierre ès Liens à La-Chapelle-Basse-Mer (44).

-13 H déjeuner à "l'Auberge des Brigands" à La Boissière du Doré.

-14 H 30 (environ) départ pour Saint Florent le Vieil ; recueillement et hommage à Jacques Cathelineau sur son tombeau.

Scénettes par "les Brigands du Bocage". Ensuite une balade surprise.

-17 H, cidre de l'amitié et brioche vendéenne.

Tous détails par le mode "contact" du Blog (en haut de cette page à droite, sous la miniature du Marquis de La Rouërie).

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MONSEIGNEUR RAYMOND CENTENE, Evêque Chouan...

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Dimanche après-midi, en la cathédrale de Vannes, Monseigneur Raymond Centène a ordonné un diacre et deux prêtres. Une belle homélie bien sentie, comme à l'habitude de cet évêque qui n'a pas sa mitre dans sa poche. Son texte portait, entr'autres, sur la prière et l'absence de phénomène sociologique dans le catholicisme. L'insistance de l'évêque de Vannes sur le rôle de la prière dans la vie du Fils de Dieu amenait à réfléchir à son rôle dans dans toute prise de décision pour tous, y compris les prêtres, prêtres non pour un instant de vie sur terre mais pour l'Eternité. Le Morbihan a la chance d'avoir un évêque parlant clair, non seulement dans le domaine de la religion mais aussi dans le domaine de la vie.

Lors des dernières Rogations il n'a pas hésité à rappeler:"Depuis le 5ème siècle, l’Eglise a pris l’habitude de consacrer tous les ans trois jours consécutifs au jeûne et à la prière pour les fruits de la terre. C’est une manière pour nous de reconnaître la Seigneurie de Dieu sur la Création et de dire qu’elle est dans cette création la juste place de l’homme. La liturgie est une catéchèse, la liturgie est une école de vie. Aujourd’hui, elle nous rappelle que Dieu est le Maître de la création parce qu’il en est l’auteur et parce que par sa Providence il en assure l’ordre et le maintien". "L’homme n’est que le gérant de la création et il n’y trouve sa place de façon harmonieuse que dans le respect des lois de la nature. La liberté de l’homme trouve sa juste place dans l’espace aménagé par le respect de ces lois".
"L’homme n’est pas au-dessus de la nature, il ne peut en modifier les règles. Il est un des éléments d’un ordonnancement qui le dépasse et si Dieu lui a confié la gérance de la création c’est pour qu’il la gouverne dans le respect des règles établies par le Créateur. Son intelligence lui permet de découvrir ces règles. La raison éclairée par la foi lui permet de connaître ces règles pour en tirer le meilleur parti"..."Ceux qui vivent au contact de la terre le savent. La terre nous enseigne…la terre ne ment pas".Ce qui est vrai pour la nature extérieure à l’homme est vrai aussi pour l’homme lui-même, pour la nature humaine. Lorsque les lois humaines prétendent s’affranchir de la loi naturelle, alors c’est le règne de l’arbitraire qui commence, avec tout ce que cela comporte d’injustice, d’iniquité, de chaos !"
"L’homme est créé à l’image de Dieu et il trouve son bonheur quand il cultive la ressemblance avec son divin modèle. Quand il prétend se faire l’égal de Dieu et dicter ses propres lois, c’est une tragédie qui commence. La Bible nous rappelle quelques-unes de ces tragédies : le péché originel, Sodome et Gomorrhe, la Tour de Babel. Et le démon est toujours prêt à nous suggérer de nouvelles aventures qui nous conduiront vers de nouvelles tragédies
".

Et lors des Journées Paysannes de 2010, ces fortes paroles :"Tout ce qui constitue l’identité des hommes, tout ce qui leur permet de se connaître, donc de s’aimer et ainsi d’aimer Dieu et leur prochain, est mis à mal par l’avancée d’une culture de mort, une anti-culture échafaudant une véritable structure de péché qui annihile les consciences par la banalisation de comportements d’autodestruction humaine : Avortement, euthanasie, anéantissement de la famille, cellule de base de toute société saine, lecture partiale de l’histoire et des sciences humaines dans l’enseignement, effondrement du niveau d’exigence des savoirs, haine de la patrie d’un monde hanté par le complexe d’Œdipe, autoculpabilisation permanente de notre histoire"..."Ce déracinement, accentué par l’extrême mobilité actuelle et une idéologie mondialiste qui tend à vouloir faire disparaître toute culture particulière, ne peut qu’engendrer la crise d’identité sans précédent que l’on connaît et donc la crise sociale. Ne nous y trompons pas, cette entreprise de démolition de la vie et de la famille est une entreprise de démolition du principe de transmission en général, du principe de filiation en particulier et la paysannerie, état de vie stable dans un attachement profond à la terre, don de Dieu fait aux hommes pour en être les intendants fidèles et non les tyrans cupides et jaloux, est particulièrement visée"..."Je remarque que les « journées paysannes » ne s’appellent pas « journées agricoles ». Si les paysans sont en effet des agriculteurs, ils cultivent leur champ, ils sont bien plus que cela"..."Soyez bien conscients, frères et sœurs, que vous êtes aujourd’hui une partie de l’âme de l’humanité et que c’est précisément pour cette raison que l’on veut la mort non pas de l’agriculture – il faut bien se nourrir – mais de la paysannerie qui, vivant quotidiennement au rythme de la création, y voit l’œuvre du Créateur"."Soyons donc bien convaincus que si le monde estime que nous ne sommes pas des hommes d’avenir, c’est précisément parce que nous sommes des hommes de l’éternité".

Des paroles bien senties, prononcées par un évêque qui n'a pas oublié ses origines terriennes - il est fils de viticulteurs -, le bon sens - qui n'est pas qu'un argument de banque - ,et qu'il était un très bon cavalier, même en soutane !

MONSEIGNEUR RAYMOND CENTENE, Evêque Chouan...

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SAINT JUST 1793, PEILLON 2008: Même Psychopathie ?

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"Les enfants appartiennent à leur mère jusqu'à 5 ans, et à la république ensuite jusqu'à la mort.L'enfant, le citoyen appartiennent à la patrie ; l'instruction commune est nécessaire. Les enfants mâles sont élevés de 5 ans à seize ans par la patrie. On ne peut ni frapper ni caresser (pauvre Frédéric M, pauvre Daniel C-B !) les enfants. On leur apprend le bien et on les laisse à la nature Ils sont vêtus de toile en toute saison, jusqu'à l'âge de seize ans, et se nourrissent, en commun, de racines, de fruits, de légumes, de lait, de pain et d'eau. L'éducation des enfants, de dix à seize ans est militaire et agricole. De seize à vingt et un ils entrent dans les arts et choisissent une profession et portent un costume d'ouvrier. De vingt et un à vingt cinq ils sont habillés en soldat s'ils ne sont pas magustrats.

Les filles sont élevées dans la maison maternelle ; les jours de fête, une vierge de plus de 10 ans ne peut paraître en public sans son père ou sa mère ou un tuteur.

Ce serait peut-être une sorte d'instruction propre aux français que des sociétés d'enfants présidées par un magistrat qui indiquerait les sujets à traiter et dirigerait les discussions de manière à former les sens, l'âme, l'esprit et le coeur."

a", c'est Saint-Just en 1793 in Fragments sur les Institutions Républicaines.

§§§

"La révolution française est l'irruption dans le temps de quelque chose qui n'appartient pas au temps (???), c'est un commencement absolu, c'est la présence et l'incarnation d'un sens, d'une regénération et d'une expiation du peuple français. 1789, l'année sans pareille, est celle de l'engendrement (gender ?) par un brusque saut dans l'histoire d'un homme nouveau. La révolution est un évènement méta-historique, c'est à dire un évènement religieux. La révolution implique l'oubli total de ce qui précède la révolution. Donc l'école a un rôle fondamental puisque l'école doit dépouiller l'enfant de toutes ses attaches prérépublicaines pour l'élever jusqu'à devenir citoyen.

Et c'est bien une nouvelle naissance, Une TRANSSUBSTANTIATION qui opère dans l'école et par l'école, cette nouvelle Eglise, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi".

"ça" c'est Peillon in La Révolution Française n'est pas terminée 2008.

Le parapluie maçonnique n'autorise pas cet individu à "copier-coller" des termes propres à l'Eglise catholique, voire même dans des notions sacrilèges comme la Transsubstantation qui est un terme bien précis du Dogme de l'Eglise catholique ( Concile de Trente 1551) et qu'il utilise dans son délire d'agnostique. Il revient à des termes qui trahissent les obsessions du Grand Orient. Qu'ils se convertissent et ils arrêteront de transpirer l'anti calotinisme primaire !

Encore une autre du même

"Ce qui a fait notre modernité, ce qui a fait la République depuis la Révolution française, c’est l’affirmation que l’humanité se définit précisément par cette qualité imprescriptible et qu’aucun pouvoir ne peut et ne doit atteindre : la liberté de chaque individu. Liberté de conscience, liberté de pensée, liberté d’expression, liberté de mouvement, liberté de contester tous les pouvoirs" Toujours le même impeillable devant la récente assemblée des enfants à l'Assemblée Nationale.

Réflexion: Nous ne devons pas vivre dans le même pays ! Les Chouans dont nous honorons la mémoire, se sont levés pour beaucoup moins que "ça" !

SAINT JUST 1793, PEILLON 2008: Même Psychopathie ?SAINT JUST 1793, PEILLON 2008: Même Psychopathie ?

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Gesté : répit dans la démolition de l'église.

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Sur France 3, ce midi, on ne parle plus du terme ampoulé et hypocrite de "déconstruction" ; on parle bien de démolition.

Si Notre Dame des Landes ne vous intéresse pas, allez directement à la minute 5 ; vous verrez ce qu' ont vu avec un serrement de coeur les habitants.

Vous verrez aussi le "camembert" qui va être posé près du clocher qui, lui, aura la chance de rappeler ce qu'était une jolie église.

Un recours devant le Tribunal administratif, a entraîné la suspension de la barbarie de la Mairie Infernale* du général Cordelier-Léger au moins jusqu'au début juillet.

Dites au général-Maire, Cordelier-Léger, votre contentement pour sa belle oeuvre !

La présence du Christ en croix, dans le choeur, enlevé en urgence dans l'après-midi de jeudi, est la preuve que cette église n'a pas été désacralisée et que le rite prévu dans ce cas n'a pas été appliqué. La destruction de cette église est donc bien une profanation !  Honte sur le clergé local et sur l'évêque d'Angers.

*Allusion, bien sûr, aux Colonnes Infernales de Turreau (dont le nom est gravé sur l'Arc de Triomphe à Paris) ; son subalterne, Cordelier, mit le bourg de Gesté à feu et à sang et fût le premier destructeur de l'ancienne église.

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Gesté: 19 JUIN 2013 OU 2 FEVRIER 1794? La Colonne Infernale du Général LEGER

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Hier, dans la plus grande discrétion, sous les ordres du Maire Jean-Pierre Léger, nouveau Cordelier une Colonne Infernale composée de quelques ouvriers montés sur deux excavatrices, s'est attaquée à l'église de Gesté ; cette église jugée par le maire précédent (et un conseiller municipal nommé Courpat  (Crouzat ?) Philippe - nouveau Flavigny -) sans intérêt car construite dans un style néo gothique-baroque.

Avec des raisonnements aussi débiles et la complicité de certains évêques, il n'y aurait bientôt plus trace de l'architecture du XIXème siècle !

La Courageuse association "Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois" nous donnait espoir après avoir gagné son combat devant les tribunaux en février 2012, la Municipalité menée par Léger-Cordelier ayant non seulement été déboutée mais condamnée.(Cliquer pour revoir l'article).

C'était espérer aussi en la salubrité intellectuelle de l'équipe municipale, l'équipe du maire Cordelier-Léger. Mauvais perdants, dignes héritiers des Turreau et autres Crouzat, c'était sans présumer de leur rancune de tricheurs ; ce gibier de tribunal est passé à l'oeuvre hier et a commencé à démolir l'église.

Honte sur cette municipalité ; il faut espérer que l'Association du Patrimoine Vivant de Gesté, qui avait si bien défendu l'église de son bourg, va faire convoquer devant le Tribunal les vandales responsables de ce déni de Justice !

Rappelons aussi que la Loi de vol-spoliation des biens de l'Eglise, vulgairement appelée "Loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat" - que certains politiques persistent à appeler "des Eglises et de l'Etat" (il n'y a pas d'Eglise juive, ni protestante -communauté- ni musulmane) - a permis à la municipalité de récupérer un lieu de culte dont la reconstruction, en 1864, fut possible grâce  aux dons des paroissiens. En effet sur les 30 mille francs que celle-ci coûta, 1500 francs (mille cinq cents) seulement furent versés par l'Etat.

L'équipe municipale du Général Léger-Cordelier a donc détruit un bien appartenant à la communauté affectivement et financièrement.

Gesté a perdu une belle partie de son image et de son identité. Honte à Léger-Cordelier ! On ne peut pas non plus applaudir à la vaillance du clergé local !

Quant à la position du ci-devant Delmas, évêque d'Angers - complice de la pudique déconstruction - elle est pour le moins curieuse et canoniquement interrogative. Même si le camembert qui sera construit à sa place, occupera le même lieu, l'église aurait due être désacralisée puisque les travaux de démolition sont considérés comme profanateurs.

Ils n'ont même pas eu l'idée de démonter les vitraux, certains grisés valant bien certaines horreurs payées chères.

Les clichés ont été pris par une Membre du SCB présente sur place, en temps et en heure !

 

 

 

 

 

Gesté: 19 JUIN 2013 OU 2 FEVRIER 1794? La Colonne Infernale du Général LEGER
Gesté: 19 JUIN 2013 OU 2 FEVRIER 1794? La Colonne Infernale du Général LEGER
Gesté: 19 JUIN 2013 OU 2 FEVRIER 1794? La Colonne Infernale du Général LEGER
Gesté: 19 JUIN 2013 OU 2 FEVRIER 1794? La Colonne Infernale du Général LEGER
Gesté: 19 JUIN 2013 OU 2 FEVRIER 1794? La Colonne Infernale du Général LEGER
Gesté: 19 JUIN 2013 OU 2 FEVRIER 1794? La Colonne Infernale du Général LEGER

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18 JUIN, mais 1793

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Un vent de mort, au nom de la Liberté, a soufflé aujourd'hui sur Paris. S'ajoutent à la cinquantaine de personnes guillotinées depuis le 26 août 1792 les Membres présumés de la Conspiration du marquis de La Rouërie. En réalité il s'agit des habitants de La Guyomarais et des amis du Fondateur de l'Association Bretonne, une vaste organisation de résistance à la Révolution et au pouvoir Jacobin de la Convention.

Dans La Revue N° 35 du Souvenir Chouan de Bretagne est évoquée la personnalité hors du commun d'Armand Tuffin, marquis de La Rouërie. La liste des personnes guillotinées en ce 18 juin 1793 y est publiée.

En ce mardi 18 juin 2013, 220 ans après, jour pour jour,  nous leur rendons hommage:

-Monsieur Joseph de La Motte de La Guyomarais, 49 ans,

-Madame Marie-Jeanne de La Motte de La Guyomarais, 50 ans,

-Nicolas Bernard Groult de La Motte, 63 ans,

-Thérèse de Moëlien, comtesse de Trojoliff, 29 ans,

-Jean-Baptiste Camasse de Fontevieux, 34 ans,

-Guillaume-Maurice Morin de Launay, 57 ans,

-Georges-Julien Jean Vincent, 33 ans,

-Louis-Anne du Pontavice, 25 ans,

-Félic-Victor Locquet de Grandville, 34 ans,

-Angélique-Françoise des Isles Desclos de La Fonchais, 24 ans,

-Michel-Alain Picot de Limoëlan, 59 ans,

-Thébault de La Chauvinerie.

Ces condamnés par Fouquier-Tinville, lui avaient remis des lettres d'adieux (sauf messieurs de La Guyomaraus et de La Chauvinerie) pour leurs parents ou amis, ce que l'Accusateur Public ne fit jamais puisque Olivier Blanc les a retrouvées  aux Archives Nationales.

Ils furent exécutés place du Trône Renversé et inhumés dans des fosses communes qui sont maintenant le cimetière de Picpus.

Leur persécuteur, Lalligand-Morillon, responsable de leur exécution sera lui-même guillotiné, pour prévarication, sur la même place et, stupéfiante ironie, inhumé dans le même cimetière de Picpus, le 7 juillet 1794, aux côtés de ceux qu'il avait contribué à faire assassiner !!!

Sur les tables mémoriales, dans la chapelle, son nom figure à leurs côtés !

Quant au docteur Chévetel - soi disant ami du marquis de La Rouërie - , le traître responsable de ces arrestations, il mourra sans son lit en 1834, après avoir été maire d'Orly.

18 JUIN, mais 179318 JUIN, mais 1793
18 JUIN, mais 1793

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LA REVUE numéro 35, juin 2013.

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La Revue de juin est arrivée, sauf  chez nos Membres Belges Il est curieux ce monde européen dans lequel tout doit être quantifié, équilibré, jaugé, sous le regard croisé de strasbourg et de bruxelles. Par exemple pour envoyer notre Revue à Marseille ou à Trifouilly les Oies, le coût: 2,35€. Pour le royaume batave: 4,10€. Et ça ne va pas forcément plus vite !

Bref.

 La Revue met en couverture une sorte de toile dont l'araignée venimeuse est un couperet de guillotine. Dans la toile sont pris les insectes nuisibles happés après avoir tant nuit. Seuls échapperont deux protagonistes, Barère et Carnot.

 Au sommaire de La Revue:

-Royale homélie donnée par un prêtre dans une paroisse parisienne le 21 janvier 2013.

-Les derniers jours de Louis XVI,

​-La dernière Messe de Louis XVI célébrée par l'abbé Edgeworth de Firmont, article illustré par les clichés de la chasuble, utilisée pour cette messe, dûs à notre ami et correspondant parisien, Fabian de Montjoye, missionné pour cela.

-La mort du marquis de La Rouërie, le 30 janvier 1793.

​Et de nombreux autres articles dans les 56 pages (21x29,7) de cette revue en couleurs. Les balades du SCB etc....

En deux de couverture une citation: Il est du devoir d'une République d'écrire tous les chapitres de son histoire. Aucune ne doit être oubliée, même la plus sombre.

Cette sage déclaration, conclue d'un coup de menton - quasi mussolinien - est de Yannick Guin, vice-Président de Nantes Métropole en charge de l'Enseignement supérieur. Elle.... concerne ...les Noyades de Nantes et la Terreur qui y sévit pendant la Révolution ...........

Il faut ajouter, comme dans un puzzle, les pièces manquantes: ne, pas, mais la traite des..(indice: le dernier mot de la citation de Yannick Guin).

 

LA REVUE numéro 35, juin 2013.

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LE DVD REYNALD SECHER et PHILIPPE de VILLIERS

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