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BLAIN, SAVENAY, J - 4

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LES BRIGANDS DU BOCAGE ASTIQUENT LEURS UNIFORMES ET LE VEUZOU PREPARE SES PARTITIONS MUSICALES.

Combien serons-nous pour honorer la mémoire de ceux qui ont accepté de tout donner, y compris leur vie, pour leur idéal de liberté ???????

Et pourtant les conditions sont bien différentes de décembre 1793 !

Si beaucoup parlent de la misère qu'ont vécue ceux qui se sont levés au nom de leurs libertés, y compris leur liberté religieuse, combien parmi eux décident de venir saluer leur mémoire ?

Nous serions donc dans une période où l'on parle plus que l'on agit ?

 

Prinquiau croix de la tombe

                     Savenay détail plaque monument

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25 JUIN 1804

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"NOUS VOULIONS UN ROI ET NOUS AVONS FAIT UN EMPEREUR"

Cette phrase fait partie des dernières de la vie terrestre de Georges Cadoudal, exécuté ce matin place de Grève, actuelle Place de l'Hôtel de Ville de Paris, dans la partie opposée à la mairie, en bord de Seine à l'époque ; cela était plus simple pour évacuer le sang versé par la guillotine, et ce matin il a coulé dru car en VINGT SEPT minutes, douze personnes ont  eu leur vie tranchée, un peu plus de SOIXANTE litres de sang versés au pied du nouvel empereur, comme un hommage à l'Imperator vainqueur, ceint de ses lauriers, qui a eu la main lourde.

IMG_2227_edited.JPG

Un peintre anonyme a eu le temps d'esquisser les traits qui donneront ce tableau émouvant par l'intensité d'un regard qui est déjà ailleurs, tableau qui est déposé au Musée de La Chouannerie à Plouharnel, dans le Morbihan, Plouharnel où Georges est passé lors du dramatique Débarquement de Quiberon, défaite à laquelle les anglais ne sont pas totalement étrangers. Mais l'heure n'est plus au regret ; Georges et ses 11 compagnons sont spirituellement prêts pour le dernier voyage.

Alors qu'attend-t-on ?

Napoléon, empereur tout neuf depuis le vote du Sénat le 18 mai précédent, cherche à tout prix à épargner Georges, en envoyant Réal  - qui  a remplacé Fouché - à La Conciergerie, pour l'inciter à demander sa grâce qui lui serait accordée. Devant le refus que cette grâce soit aussi  accordée à ses compagnons, Cadoudal refuse: " Ce bougre là ! Il n'est pas content de me couper la tête, il voudrait encore me déshonorer ! " fut sa réponse. Si l'on se fit aux mémoires du bourreau Sanson - témoignage que réfutent certains tout  en acceptant ses témoignages sur d'autres condamnés (!) - Georges  aurait été exécuté le dernier, la place de premier lui étant refusée au dernier moment par le grand juge.Photo-037.jpg

Le 20 juin 1814, Joseph Cadoudal frère de Georges, Sol de Grisolles son ancien lieutenant, et Charles d'Hozier récupèrent (contre espèces sonnantes et trébuchantes d'après Billard de Veaux) le squelette fil de ferré du général Chouan auprès du médecin général Dominique Larrey, le vrai héros des champs de bataille du sanguinaire Napoléon, réparant les dégâts humains causés par le despote. Alors que les restes de ses compagnons avaient été jetés dans une fosse commune inconnue, le fait que son squelette ait été protégé semble corroborer le récit du bourreau Sanson écrivant que Georges fut supplicié le dernier et que l'on dut attendre un linceul pour l'enlever de la guillotine.

Après qu'il eut été débarrassé des chairs, il servit de pièce anatomique pour les cours du  docteur Larrey à l'Hôtel Dieu, place Notre Dame, à quelques pas de la place de Grève. Il sera inhumé dans la crypte de l'église Saint Paul-Saint Louis à l'issue d'une messe solennelle de Requiem le 25 juin 1804 (une autre cérémonie sera célébrée dans cette même église en 1954 et le 27 juin 2004, à la demande du Souvenir Chouan de Bretagne).

En 1823 une souscription permet de commencer la construction du mausolée de Kerléano, achevé en 1830 mais qui voit aussi l'arrivée du roi anti-Chouans, Louis-Philippe 1er. Arrivés dans l'intervalle à Auray, les ossements de Georges seront cachés dans la chapelle de l'hôpital d'Auray. Ils seront enfin inhumés en 1852, sous Napoléon III.

Le moulage de son crâne est visible dans une vitrine du musée de l'Ecole de Médecine à Rochefort  en Charente maritime. Ce moulage est accompagné de la mention:"Cadoudal, Machine Infernale". Ce qui est faux.

En 1992, un descendant co-latéral (car Georges n'a pas de descendance directe) ira dans la crypte accompagné d'un journaliste, pour constater la présence d'un squelette fil de ferré dans une caisse sans couvercle correspondant à la description de Georges et constatera surtout que le crâne ne correspond pas au squelette. Décédé en 1999, cet honnête homme est poursuivi par la vindicte d'un responsable d'association qui l'accuse de viol et de profanation de sépulture!

Où est le vrai crâne de Georges ? Quelqu'un doit le savoir. Les enquêtes auprès du Musée de l'Ecole de Médecine de Paris et les demandes faites à sa très efficace conservatrice, n'ont rien donné.

Ce même jour ont été exécutés: Jean Le Lan de Kervignac (56), Jean Mérille du Mans (72), Victor Deville de Rouen (76), Pierre Cadudal de Brec'h (56), Michel Roger de Toul (54), Louis Picot de Josselin (56), Coster Saint-Victor d'Epinal (88), Louis Ducorps de Saint Priat (28), Guillaume Le Mercier de Bignan (56), Louis-Gabriel Burban de Questembert (56), Aimé-Augustin Joyaut du Grand Fougeray (35).

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EXPLICATION DE LA VEUZE, PRESENTE LE 2 JUILLET 2011

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Petite histoire de la veuze

Notre ami Patrick Proust nous a donné le goût de la veuze à chacune de nos manifestations. Il nous en donne à présent un historique détaillé…
  
Si la veuze a pour lointain ancêtre une cornemuse du Moyen-Age, on ne sait rien des processus de son évolution jusqu'au XVIIIe siècle.

La veuze a gardé les caractéristiques extérieures du type de cornemuse le plus courant au XVe siècle en Europe occidentale, et est donc un des derniers représentants d'un type archaïque de cornemuse très répandu à cette époque.

Les descriptions des coutumes locales se font de plus en plus nombreuses au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, et confirment l'intégration profonde des veuzous dans la société traditionnelle d'alors. Ils sont présents dans toutes les fêtes populaires : plantation de l'arbre de Mai, fêtes de Noël, foires annuelles, mariages, bidoche (carnaval), etc.Les veuzous ont joué un rôle en Pays de Retz pendant les Guerres de Vendée. Ils ont trouvé naturellement leur place parmi le peuple insurgé, et on les signale dès les débuts de l'insurrection aux tout premiers rangs des Blancs qu'ils entraînent à la bataille au son des veuzes, tels les joueurs de bagpipes écossais.

Les républicains n'aiment pas entendre cette veuze, comme l'écrit Huet de Coëtlizan : « Marchait-on à la rencontre d'un corps nombreux, dans l'instant on était enveloppé ; le bruit des cornemuses annonçait la présence de l'ennemi, qui se dérobait à la vue, et soudain on était assailli par des milliers de furieux jouant d'effroyables airs à la manière des sauvages. »

Lucas de La Championnière, major de la division de Retz, raconte dans ses Mémoires (1799) que le 10 juin 1793, au combat de Machecoul, « l'on partit de Legé au son des veuzes et des chansons ». A la fin de la guerre, les veuzous sont toujours présents aux côtés des Blancs.

Dans la partie occidentale du Pays de Retz, la garnison de Paimbœuf et les colonnes du général de Grigny exercent une étroite surveillance. Malgré le danger, « des rassemblements nocturnes ont lieu dans la commune de Frossay, des domestiques s'absentent la nuit avec des armes. On entend retentir la veuze à différentes heures de la nuit».

L'apogée de la veuze est atteinte fin XIXe, début XXe siècles. Dans le Marais breton vendéen, les veuzous sont traités comme des personnalités, certains comme des « stars ».

On commence à perdre sa trace après la guerre 14-18. La veuze est peu à peu supplantée par l'accordéon et le violon. Dans les noces et les fêtes locales, il faut paraître moderne, donc rejeter le veuzou qui représente la culture des vieux… Avoir un veuzou dans sa famille devient même un handicap !

Quand Jean-Marie Rouaud disparaît en 1948 à Escoublac, plus aucun veuzou ne sonne depuis près de vingt ans et personne ne prendra le relais d'une aussi vieille tradition.

Ce sont les recherches, dans les années 1970, de l'association Sonneurs de Veuze de Nantes et de passionnés (comme Thierry Bertrand de La Garnache, et d'autres) qui vont la sauver de l'oubli total pour qu'elle puisse reprendre sa place dans le Patrimoine historique, culturel et traditionnel de l'Ouest de la France.
 
Site internet :
Patrick Proust, de l'Archet à l'Epée

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SAMEDI 2 JUILLET, BLAIN - SAVENAY.

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Savenay-monument-1.jpg les brigands la baudière 041

 

Avec armes et bagages nos amis,                                  

  Les Brigands du Bocage se joindront aux troupes de la Coordination des Chouanneries  pour notre commémoration de la fin de La Virée de Galerne qui a certainement concerné leurs ancêtres. Dans leurs rangs 15 adolescents découvriront ces lieux dont ils ont entendu parler et qu'ils ne connaissent pas ; ces vingt trois personnes seront en outre costumées.

 Autre bonne nouvelle, ils seront accompagnés d'un Vezou, musicien multi-talents, qui accompagnera notre journée. Espérons que les Bretons, les Mayennais, les Normands et les Sarthois amèneront autant de monde.

Savenay-detail-plaque-monument.jpg

 

La plaque fixée sur le monument, mémoire des violents combats des 22 et 23 décembre 1793 précise:"Pour Dieu, pour le Roi, pour la Vie, Fidèles juqu'à la mort. Vendée - Armorique".

 

 

Pour cette journée, inscription possible en bas de page, par le mode "contact".

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MARGUERITE RUTAN, MARTYRE DE LA FOI à DAX EN 1794

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 MOINS DOULOUREUX QUE LE PEN BRAZ OU QUE LA FAUX EMMANCHéE A L'ENVERS, PEN BRAZ DU XXIème SIECLE : LA VIDEO........

 

 

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MARTYRE DE LA FOI EN 1794 BEATIFIEE AUJOURD'HUI a DAX

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Merci à K.T.O. de retransmettre sur son antenne, cet après-midi, la béatification de Soeur Marguerite Rutan des Soeurs de Saint Vincent de Paul dites aussi Soeurs de la Charité, ordre créé par Saint Vincent de Paul et Louise de Marillac en 1633.
A la Révolution, sœur Marguerite refuse de prêter serment sur la Constitution civile du clergé. Accusée d'avoir "par son incivisme, cherché à corrompre et à ralentir l'esprit révolutionnaire et républicain", Sœur Rutan est condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire le 9 avril 1794, guillotinée le même jour. Un an plus tard, le Directoire regrettera qu’une telle femme ait été "inhumainement sacrifiée sur des motifs dont la preuve est encore à acquérir
Une fois encore, une victime exemplaire de la bêtise et de la sauvagerie des Révolutionnaires et une fois de plus une éblouissante démonstration d'un abandon total dans la foi en Dieu, avec prière et chant du Magnificat, sans propos de haine. On est loin des imprécations souvent proférées par les révolutionnaires concernés par leur jeu de guillotine musicale.
Elle sera guillotinée juste après l'abbé Lannelongue, prêtre réfractaire pour le motif habituel, c'est à dire rien, condamnés non pour ce qu'ils ont fait - la charité - mais simplement pour ce qu'ils sont.

 

 

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COUP D'ETAT DU 18 JUIN

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18 JUIN 1799, 30 prairial an VII, le coup d'état, encore un, une habitude en ère révolutionnaire, expulse les Directeurs La Revellière-Lépeaux, Merlin de Douai (conventionnel régicide), Treilhard (conventionnel régicide). A leur place on va élire Roger Ducos, natif de Montfort en Chalosse (conventionnel régicide) et le général Jean-François Moulin qui s'est battu autrefois contre les Vendéens à Saumur ; il est le frère de Jean-Baptiste qui préféra se faire sauter la cervelle plutôt que d'être fait prisonnier par les Vendéens à Cholet en janvier 1794 (il faut dire qu'il avait commandé une colonne infernale, qui sans pitié, avait massacré, et avait donc quelques soucis à se faire !).

150px-Pierre-Roger_Ducos.jpg

Roger Ducos, homme politique à géométrie variable, conventionnel à tout crin, traversera tous les régimes, Directoire, Consulat, Empire. Napoléon lui donnera le château d'Amboise. On doit à ce parvenu la destruction des deux tiers de cette magnifique construction, dont il a pensé plus économique de la détruire que de la sauvegarder. Fait comte d'Empire par l'Empereur, ignorant le principe qu'un chien ne mord pas la main qui le nourrit, il votera en 1814 la déposition de son impérial protecteur. Il sera expulsé de France en 1816 puisque régicide.

En faisant des fouilles dans son église en 1991, le curé de Narrosse, dans les Landes, a découvert une urne contenant le coeur de Roger Ducos. Qu'en a-t-il fait ? L'a-t-il donné aux chiens comme les conventionnels l'ont fait avec certaines de leurs victimes ? Non, sans aucun doute ; le prêtre aurait eu des ennuis avec la SPA !

Coïncidence des dates, dimanche 19 juin 2011, l'Eglise porte sur les autels une compatriote de Ducos, soeur Marguerite Rutan, de l'ordre des filles de Saint Vincent de Paul, directrice de l'hôpital de Dax, guillotinée en haine de la Foi le 9 avril 1794 ; elle n'avait pas prêté le Serment à la Constitution Civile. Elle était un danger pour la Révolution : elle recueillait les enfants abandonnés, les filles enceintes délaissées et à la rue, les pauvres gens. Une dangereuse conspiratrice ! Elle est maintenant...,217 ans après, proclamée Bienheureuse.

Laudate Dominum !

Ducos est mort dans un accident de carriole, exilé à Ulm où il avait remplacé ceux qu'il avait obligé à émigrer vingt quatre ans auparavant. A-t-il fait repentance ?

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18 JUIN

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18 juin 1815, défaite de Waterloo qui signe la fin de l'Empire et des Cent Jours. Encore une belle saignée dans la population masculine de la France avec ses SEPT MILLE victimes. Là encore va se distinguer le remarquable Dominique Larrey, chirurgien du champ de bataille et créateur des ambulances chirurgicales mobiles. Il évitera de peu d'être fusillé par les Prussiens et devra la vie sauve à Blücher dont il avait soigné le fils.

800px-Andrieux - La bataille de Waterloo

A son habitude, dans le cas de batailles ambigües, avant la défaite et la déroute, l'Empereur aura quitté le champ de bataille et regagné Paris.

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SAMEDI 2 JUILLET 2011

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Vitrai-Chapelle-Launay.jpg

Samedi 2 juillet, le Souvenir Chouan de Bretagne organise la réunion de la Coordination des Chouanneries à Savenay en Loire Atlantique:

-Souvenir Catholique en Languedoc

-Souvenir de la Chouannerie Mayennaise

-Souvenir de la Chouannerie Normande

-Souvenir de la Chouannerie Sarthoise

-Cercle Légitimiste Chateaubriand

-Vérité pour la Vendée

-Le Mans Virée de Galerne

-Souvenir Chouan de Bretagne.

-Pour rappeler que dans un formidable élan 60 départements sur 83 se sont soulevés contre les diktats de la Convention, au nom de leurs libertés y compris la liberté de leurs pratiques religieuses.

-Pour rappeler que, malgré l'article 10 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen concernant le libre exercice du culte, la répression se transforma en un gigantesque bain de sang, pire que la Saint-Barthélémy.

Pas d'idéologie, uniquement des faits.

Programme:

-10h15 Regroupement devant l'église de Blain

-10h30 La salle où eut lieu la dernière réunion des chefs de l'Armée Catholique et Royale et l'élection du nouveau et dernier Généralissime de cette armée, Jacques-Nicolas Fleuriot de la Freulière, ou de La Fleuriais.

-En suivant, le cimetière de Prinquiau pour un hommage aux 600 victimes de la Butte de Sem qui se rendirent contre promesse de vie sauve et furent fusillées en suivant.

-Le monument de Savenay et évocation des derniers combats.

-12h30 Déjeuner en l'Abbaye de Blanche Couronne par autorisation exceptionnelle.

-14h30 Rohars et Lavau d'où s'embarquèrent les rares rescapés.

-Balade

-17h30 Cidre de l'amitié chouanne.

Participation adhérent: 26€, conjoint non adhérent: 30€, non adhérent 32€. Possibilité de s'inscrire par le lien"Contact" en bas de cette Page. La participation comprend les diverses prestations de la journée, y compris le transport en autocar, mode le plus pratique.

 

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13 JUIN 1816 à PRINQUIAU en Loire Atlantique

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Prinquiau-tombe.jpg

 Par un  arrêté municipal monsieur François Espivent de Perran,  maire de Prinquiau qui, dès 1814, avait fait recenser les fosses dans lesquelles avaient été jetés, fin décembre 1793,  les corps de ceux qui avaient été fusillés sur leurs bords - comme à Katyn - a pris la décision de leur exhumation et de leur translation dans le cimetière.

Ceux qui ont été fusillés au bord de ces fosses sont ceux qui, lors des combats de la Butte de Sem, à la fin de la Bataille de Savenay, avaient obtenu la promesse de vie sauve contre leur reddition. La reddition ayant été accomplie, la vie sauve ne le fut que brièvement ; ils furent tous fusillés, combattants et non combattants, femmes et enfants.

  

"Le 12 de ce mois, un homme au moins par section devra se rendre, dès le soleil levant, avec pelle et pioche, dans les endroits où se trouvent les fosses ; messieurs les Commissaires leur indiqueront les lieux où chacun doit travailler".

39 emplacements de fosses avaient été repérés, dont sept à proximité de la ferme de la Butte de Sem. "Une seule fosse a demandé dix heures de travail à 10 hommes pour extraire les squelettes rangés sur 4 à 6 couches. On a trouvé dans ces fosses beaucoup de morceaux de vêtements dont on reconnaissait l'usage et même la couleur, des bas, des cordons, des pipes, des peignes, un chapelet encore très bien conservé, des sabots mollement pourris, des cuillers en étain, des ciseaux ; aucune odeur fétide, seulement doucereuse, et l'exhumation s'est faite sans accident mais a exigé un travail très pénible et très long inspirant un sentiment de tristesse et d'horreur".

Les victimes étaient au nombre de Six cents.

Tous les ossements furent mis dans des tombereaux, au nombre de ONZE, recouverts de linceul ; un cercueil de 6 mètres de long, 70 cm de large et 60 cm de hauteur avait été prévu mais il ne put même pas contenir la moitié des ossements. Les tombereaux avec leur lugubre chargement furent conduits au cimetière où ils furent déchargés dans une fosse de 7 mètres cube.

Le 13, les autorités civiles et militaires se joignirent au clergé pour aller chercher le cercueil qui avait été déposé à la Croix de la Foliette, veillé par les Gardes Nationales Royales sous les ordres du capitaine Bourdic, lui-même ancien chouan. Porté par dix huit hommes, le cercueil fut déposé dans l'église (pas l'actuelle qui est de 1875) et le recteur M. Desmars célébra une messe solennelle de Requiem.

Puis le cortège se reforma pour accompagner les restes au cimetière, suivi par plus de deux mille personnes.Le cercueil fut vidé dans la fosse, à l'exception des restes du Chevalier des Touches (transcrit Destouches)  restés sur le bord de la fosse le temps des dernières prières et de l'hommage rendu par le capitaine des Gardes Bourdic dont il convient de lire quelques propos:" Dans les fastes les plus reculés du monde, dans toutes les pages de l'histoire, même des siècles barbares, à peine trouve-t-on quelques traits qui puissent se rapprocher des atrocités commises par les républicains français de 1793. Néron fut moins sanguinaire, moins barbare, Siphane ( Epiphane plutôt, Antiochus Epiphane fut célèbre pour sa cruauté) moins cruel . Ces révolutionnaires farouches ont surpassé tous ces monstres en cruauté et mille crimes nouveaux. Ils ont ajouté celui inconnu de tous les peuples, le mépris des morts ! Ravalés par leurs principes et irreligieux à la condition des animaux, ces hommes de sang ne traitaient pas différemment après la mort, ceux mêmes qui prodiguaient leur vie pour eux..." " Puissent les parents, les amis de ces illustres victimes apprendre que les habitants de Prinquiau, si connus pour leur entier dévouement à la famille Royale des Bourbons se sont empressés, sitôt qu'il leur a été possible, de recueillir les dépouilles mortelles de ceux qu'ils pleurent pour les déposer solennellement dans le dernier asile destiné aux chrétiens, puisse cet acte religieux diminuer l'amertume de la rentrée."

Prinquiau-croix-de-la-tombe.jpg

lI est possible de se recueillir au cimetière de Prinquiau sur une tombe. Mais ce n'est pas celle de 1816. Une collecte avait été faite en 1890 pour ériger un nouveau monument sur le premier lieu d'inhumation dont il ne subsiste aucune trace.

Cette tombe qui se trouve dans la première rangée à gauche date de 1921.  Si, pour la première translation il existe un long comte-rendu dans le registre communal, grâce auquel ce texte a été rendu possible, il ne subsiste,hélas!, aucun texte relatant la seconde trans- lation.

La plaque qui est fixée  sur la croix était encore en bronze à l'hiver 1993. Le profit par le vol abolissant les scupules, elle est maintenant en plastique.

 

Butte-de-Sem-2.jpg

 

 

A peu de distance des étables dans lesquelles furent enfermés ces malheureux, Vendée Militaire a érigé, pour commémorer cet acte criminel, un monument à une centaine de mètres des fosses au bord desquelles ils furent fusillés.

 Pour la réunion des Chouanneries, le 2 juillet, nous ne pourrons nous rendre sur ces lieux....

Un ball-trap y est organisé !!!!!!!!!

 

 

* Charles-Dominique Sochet, seigneur des Touches, ancien chef d'escadre de La Royale, vrai héros de la guerre"aux Amériques".Le Chevalier des Touches fut identifié à cause de sa légendaire grande taille.

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