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JEUDI 31 MAI 1792.......IL Y A 220 ANS.....

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Faux assignats, s'ajoutant à une monnaie déjà totalement discréditée, une planche à billet qui "chauffe", le cycle réaction - répression s'enclenche, les sanctions contre le clergé fidèle au pape, c'est à dire réfractaire, les vexations et intimidations contre le Roi qui les soutient augmentent.

On y est !

La révolution se met en branle pour son second cycle, celui de renverser non seulement le Roi et sa personne mais la Monarchie en tant que système politique. Il serait  (car nous sommes toujours au temps conditionnel) remplacé par un système filou faisant accroire au peuple qu'il participe au gouvernement, sous le nom de démocratie.

Ce 31 mai 1792, avec ses sabots cloutés dans des chaussons en satin, les "Valeurs de la République" se mettent en branle.

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Cette loi, une des dernières exprimées au nom du Roi, dans son en-tête, résume bien sa situation politique: Louis, par la grâce de Dieu et par la loi constitutionnelle de l'Etat, Roi des Français.Louis XVI n'est plus Roi de France.

Lui qui aime son peuple, qui lui fera payer très cher cet amour, signe une loi encourageant et récompensant la délation. Une loi Gayssot avant l'heure !

 

Une autre loi a été votée, elle concerne les prêtres réfractaires qui sont condamnés à la déportation dès le 27 mai 1792, la population étant encouragée à les dénoncer. Autre mesure concernant ceux qui ne sont pas liés au Serment à la Constitution (prêtres non-fonctionnaires) et ceux qui ont prêté le serment: Interdiction du port de la soutane et de tout signe religieux extérieur.

Le Roi Louis XVI va mettre son véto à ces lois sur le clergé, non seulement par conviction catholique mais surtout parce qu'il estime que le clergé ne cause pas de troubles à l'ordre publique et que ce sont au contraire ces lois imbéciles qui risquent de le faire.

En première vexation, une vraie insulte à sa personne royale, en ce 31 mai 1792, on lui retire sa garde constitutionnelle, qui lui était en grande partie fidèle et qui lui donnait encore l'allure de la majesté. Par comparaison, imaginez l'Elysée - quel que soit le degré du sens social de son occupant - sans Garde Républicaine, ou les palais de nos Excellences sans leur "pots de fleurs" !

LA-ROUERIE-MANOIR.JPGEn Bretagne, ce 31 mai 1792, les troupes aux ordres du directoire d'Ille et Vilaine envahissent, à Saint-Ouen-La-Rouërie la demeure d'Armand Tuffin, marquis de la Rouërie, valeureux combattant de la Guerre aux Amériques.

Républicain chez les Américains, royaliste dans le Royaume de France, s'il a approuvé les premières et indispensbles réformes, il vomit tout le reste. Il organise l'Association Bretonne. L'actuelle du même nom  n'est qu' homonyme. L'Association Bretonne de 1791 n'est pas un salon mais l'organisation dès juin 1791, d'un vaste système de résistance aux idées lancées par la Révolution qui a détruit, sous l'impulsion de députés bretons, les lois privées de la Bretagne de 1532 anéantissant toute l'indépendance de cette Province unie au Royaume de France. Cette organisation comporte un découpage militaire avec des responsables issus préférentiellement de la noblesse. Elle est les prémices de la Chouannerie. Des sots colportent encore l'idée que c'est un soulèvement de nobles. La réalité, et c'était ainsi à l'époque, est que les commandements militaires étaient tenus par les nobles, qui savaient l'art de la guerre car c'était leur destination, comme les gens de bord de mer, des marins et ceux de l'intérieur, des paysans.

Armand Tuffin ne sera pas pris en ce 31 mai 1792. On retrouvera nombre de ses compagnons plus tard, dont Pierre Guillemot.

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LECTURE DU NOUVEAU BANDEAU DU BLOG

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Pour les lecteurs du Blog (1500 par mois, ce n'est pas énorme mais c'est mieux que 10) le nouveau bandeau du Blog doit se lire, en dehors du titre, du bas à gauche vers le haut à droite.

En effet des remarques ont été évoquées et il est normal de leur apporter une réponse.

Le Passé se situe à la base, l'actuel et contemporain en position centrale, l'Avenir à droite vers les Cieux et au-dessus préparer l'Avenir ; encore au-dessus en plus petit par rapport à l'affirmation comme une interrogation.

Pensant avoir répondu à vos questions,

Le Bloggeur qui vous demande de transmettre les coordonnées de ce Blog à tous vos correspondants. Ce site d'information n'a pas à rougir de ses informations sur l'Histoire qui, sans bégayer, se répète.

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IL Y A 220 ANS...UN CERTAIN FRANCOIS, MENTEUR ET RENEGAT

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Ce  22 mai 1792 François Gamain, serrurier du Roi, lui remet la clef du meuble qui deviendra célèbre dans quelques mois sous le nom d'armoire de fer. Il a pris la suite de son père qui occupait la même fonction pour le domaine royal de Versailles.

François Gamain a installé tous les systèmes de fermeture de Trianon, et en particulier, la serrurerie du jardin botanique et du logement de son jardinier en chef, Richard, dont il aurait épousé la fille.

C'est lui qui a appris l'art de la serrurerie à Louis XVI, les fermetures à secret, le grand art des fermetures efficaces et belles, art de la beauté auquel, par culture, le Roi est déjà prédisposé. Mais la suite des évènements va révéler la vraie personnalité de François , un profiteur doublé d'un trouillard qui n'hésitera pas à trahir son bienfaiteur, pour garder sa place dans la société, ses prébendes, sa carrière. Un renégat en quelque sorte.

Lorsque le siège de la Monarchie s'est déplacé de Versailles aux Tuileries, Gamain a suivi la Cour. Par ses compétences reconnues, Louis XVI lui confiera la réalisation de l'armoire appelée à devenir célèbre. Les secrets de sa réalisation et de son accès sont entre deux personnes, le Roi et lui-même. La révélation de l'existence de cette armoire et son accès ne pourront donc se faire que par trahison.

Il est bon d'insister sur le fait qu'à Versailles la complicité des deux hommes est totale au grand déplaisir des membres de la Cour, à tel point que l'Intendant Thierry de Ville d'Avray osera cette remarque à  son souverain:" Quand le roi s'empare des ouvrages du peuple, c'est le peuple qui s'empare des ouvrages du Roi".

La chute du Monarque va se passer dans deux mois et demi. François Gamain va révéler l'existence de cette cache le 20 novembre à un fidèlede Roland, ministre Girondin de l'Intérieur,  qui se hâte d'aller la constater aux Tuileries. Gamain lui ouvrira la porte, dissimulée dans le décor de la pièce, avec  la clé qu'il avait conservée. Est-on absolument certains, en l'absence de témoins assermentés, de la qualité des papiers qui y auraient été découverts ? Il a toujours été dit que Roland avait dissimulé et détruit un certain nombre de lettres mettant en cause ses amis Girondins, sans doute pour leur esprit belliqueux à l'endroit de l'Autriche. Pourquoi n'en aurait-il pas ajouté ?

ARMOIRE-DE-FER.gif

En avril 1794, François Gamain, qui depuis la chute de la monarchie a perdu son gagne-pain, se tourne vers la Convention afin d'obtenir une pension. C'est le curé défroqué de Falleron (Vendée) Musset qui défend sa cause. Il accuse Louis XVI d'avoir tenté de l'empoisonner avec un verre de vin que le souverain lui avait offert pour le rafraîchir après son travail.

Une autre version qu'il donnera serait que c'est Marie-Antoinette, elle-même, qui lui aurait apporté du vin et un morceau de brioche. Le vin l'aurait rendu malade et arrivé chez lui il aurait donné la brioche à son chien qui en aurait crevé subitement !

Le Gamain obtiendra, le 27 avril 1794, une rente de 1200 livres pour prix de sa trahison et de son mensonge, la Convention l'indemnisant de la tentative d'empoisonnement par le Tyran. Malgré l'avis émis par un médecin de l'époque l'ayant examiné aux moments des faits et qui n'avait trouvé aucune trace d'empoisonnement (ce qui, de plus, n'était pas dans les moeurs de Louis XVI).

Si Judass'est pendu peu après sa trahison, Gamain ne jouira que quelques mois du prix de son larcin ; il mourra le 8 mai 1795.

Toujours est-il que la découverte, dans cette armoire,  de papiers mettant en cause la probité de Mirabeau sera à l'origine de sa dépanthéonisation.

Ce qui est très curieux dans la déclaration de Gamain à Roland c'est la mention qu'il fait de la création de cette cache"avant la fuite du roi" hors l'évasion manquée de Louis XVI et des siens date de juin 1791, l'armoire de fer a donc été "inaugurée" le 22 mai 1791, le Roi ayant voulu, comme tout chef d'Etat, mettre en sûreté des documents qu'il aurait retrouvés à son retour aux Tuileries. Ce qui démontre bien que, s'évadant de Paris, le Roi comptait bien revenir, sinon pourquoi cacher des papiers compromettants, même dans une armoire invisible ?

Comme aurait pu le dire Louis Jouvet : "Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre!".

 

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REYNALD SECHER SUR FRANCE CULTURE, C'EST DEMAIN

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Questions d'éthique

 bandeauethique

 

 

 

 

 

 Olivier Poivre d'Arvor, directeur de France Censure, pardon de France-Culture a finalement donné son accord pour la reprogrammation de l'émission consacrée au génocide - mémoricide vendéen avec Reynald Secher.

On se souvient que l'émission précédemment programmée en février, avait été retirée 10 heures avant le passage sur l'antenne.

La condition que le démocrate Olivier Poivre d'Arvor a posée à Monique Canto-Sperber, la productrice animatrice, est qu'une seconde émission sera consacrée à ce même thème, une semaine plus tard, à la même heure, avec l'historien d'une objectivité rare Jean-Clément Martin.

Lecteurs, à vos postes, demain jeudi de l'Ascension de Jésus-Christ, à 15 H 30. 

 

 


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Y'A PAS PHOTO ? ET POURTANT !

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445px-Barere edited-copie-1Robespierre 1792 1792, il y a 220 ans, les clichés ont été pris et les portraits publiés. On a retrouvé les clichés, le retirage est en cours de développement et colorisé.

 Le Roi, incarnant la France est encore là, pour peu de temps, il a accepté la nouvelle constitution et une chambre des députés constituée à "Droite" des Feuillants,  au "Centre"des  Indépendants du Marais, à "Gauche"  des Jacobins et des Cordeliers.

 SAINT JUST

dantonLes 274 députés des Feuillants - appelés ainsi pour avoir leur siège dans l'ancien couvent des Bernardins qui se trouvait près de l'actuelle place Vendôme, volé en 1789 - sont de tendance monarchiste constitutionnelle. Leurs chefs sont Barnave et Lafayette, un de leurs brillants orateurs royaliste est Barère de Vieuzac. Ils sont pour le Roi Louis XVI.

Les 345 Indépendants du "Centre" appelé aussi le marais, siègent entre la droite et la gauche et leur coeur penche plutôt à gauche. Retenons leur existence car c'est eux qui feront pencher la balance de la "justice" lors du procès de Louis XVI. Ils sont partisans de l'expansion de la révolution et des ses valeurs (déjà!).

Les 136 députés de la gauche, Jacobins et Cordeliers deviendront très rapidement les furieux ou Enragés plus connus sous le nom de Montagnards. Ils sont majoritairement issus des classes privilégiées de la société ou des nobles renégats; 220 ans plus tard on les appellera les "Bobos". Ils sont le fruit de la Philosophie des Lumières. Leurs chefs Vergniaud, Brissot (qui auront leur carrière tranchée net par la Louison), le marquis de Condorcet (le marquis rouge qui préfèrera le suicide au raccourcissement) sont contre le Roi et tout ce qu'il représente; ils pousseront même à la guerre contre les souverains étrangers afin de propager le "noble idéal" de Liberté dans l'Europe entière. Ils sont les plus virulents anticléricaux. Leurs descendants, à la soif non assouvie par la persécution religieuse odieusement terroriste et sanglante, remettront le couvert en 1871 puis en 1906 et en...?

Les difficultés économiques, la déclaration de guerre à l'Autriche, le jeu des alliances entre royaumes, vont confronter la révolution et son idéalisme doctrinaire à la réalité.

La révolution ayant ruiné l'influence du clergé auprès du peuple ne pourra compter sur une puissance spirituelle, morale, temporisatrice. D'elle-même, la révolution aura créé "l'ennemi intérieur".

Le Roi ne peut plus compter sur l'aide éventuelle de ses frères et de la noblesse qui ont largement et rapidement émigré; au contraire ceux-ci, depuis l'étranger où ils sont réfugiés, souffleront sur les braises. Ils ont leur part de responsabilité dans la déclaration de Brunswick qui va mettre le feu aux poudres.

Robespierre s'est abstenu de voter pour la déclaration de guerre à l'Autriche le 20 avril 1792. Le 28 avril, l'armée française - affaiblie dans son commandement par l'Emigration - sous les ordres de Dumouriez et Rochambeau, entre en Belgique, qui fait partie de la Principauté d'Orange laquelle couvre aussi la Hollande. Le 29, devant la contre-attaque des troupes autrichiennes, c'est la débandade.

Le 12 mai, la Prusse décide de la marche des Coalisés sur Paris, leur chef est le Duc de Brunswick. La tragédie, qui va durer jusqu'à 1815, est enclenchée; Liberté ou Mortles opposants à la guerre, dont Robespierre, se rattachent à la gauche belliciste.

La France ne connaîtra plus jamais, dans son histoire moderne, la paix qu'elle a connu durant le règne de Louis XVI.

Au nom de "Liberté, Égalité, Fraternité".

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ASSEMBLEE GENERALE DE NOTRE ASSOCIATION 12 MAI

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Une cinquantaine de personnes, membres et amis, avaient répondu à la convocation de l'Assemblée Générale du Souvenir Chouan de Bretagne réunie au château de La Motte Glain, ce samedi 12 mai 2012, par un temps superbe.

Nos remerciements à Sainte Claire et  aux soeurs Clarisses de Nantes dont la prière a démontré son efficacité, même lorsqu'il est  question de  météo. En effet les conditions de la veille ne nous rendaient pas optimistes. Une fois de plus, la preuve a été faite, elle s'ajoute à une quinzaine de fois. Il n'y eut que le 13 avril 2008, pour l'anniversaire de l'Appel de La Durbelière le 13 avril 1793. Mais les conditions météorologiques étaient tellement épouvantables ailleurs que les quelques gouttes reçues chez Monsieur Henri n'étaient qu'une aspersion.

Revenons à La Motte Glain où l'Assemblée Générale se déroula dans la chapelle du XV eme, le bureau de l'Association ayant pour toile de fond une fresque de la Crucifixion (cruxifixion comme ils l'écrivent au château de Nantes) de la même époque, la porte donnant sur le majestueux porche d'entrée. Le compte-rendu qui en sera fait dans La Revue de juin démontre la bonne santé d'une association qui évolue en effectif à une époque ou d'autres en perdent entraînant parfois, hélas, leur disparition. La présentation était accompagnée par un diaporama vidéo - merci Christian et Anne-Marie -  sur l'activité du Souvenir Chouan de Bretagne.

ASSEMBLEE GENERALE 12 MAI 2012 (6)

 Une fois l'ordre du jour, fixé et envoyé à chaque adhérent, traité, le président donna la parole à Tanneguy Lehideux afin de présenter à l'assemblée (venue du Finistère, des Côtes d'Armor, de la Manche, de Mayenne, de Vendée, des Deux Sèvres, du Morbihan et de Loire-Atlantique) ce pays de la Mée, situé aux marches de la Bretagne et de l'Anjou.

Il y régna une grande et vraie chouannerie, donc de tristes massacres Bleus.

ASSEMBLEE-GENERALE-12-MAI-2012--9-.jpg

L'apéritif, fabriqué par Dame Gigi des Brigands du Bocage, fut servi dans la cour d'honneur pendant que des mains multiples s'activaient pour napper et dresser les tables disposées en fer à cheval et recevoir les convives.

Là eut lieu l'accueil prononcé par la maîtresse des lieux, Marquise de Lézardière, présentant sa demeure et sa longue histoire depuis 1450, à travers les divers engagements, y compris sous la révolution qui donna, aux Carmes,  un prêtre martyr et bienheureux à l'Eglise. Un public silencieux et attentif à l'écoute de l'exposé réalisé devant une magnifique cheminée en tuffeau du XV eme siècle, dans une pièce qui a reçu la reine Anne de Bretagne et son mari Charles VIII, puis la reine Catherine de Médicis et son fils Charles IX.

Le repas, achevé tardivement, par la faute d'un simple détail technique de traiteur - qui nous avait concocté un fin et agréable repas - fut suivi, malgré tout, de la visite de cette belle demeure, guidée par la fille de Madame de Lézardière, et commença, sur conseil du président,  par la chapelle. Ceci permit aux "petites mains" pré-prandiales de faire la manoeuvre inverse en post-prandial. Tout fut débarrassé, plié, rangé, évacué laissant une pièce dégagée pour nos 52 visiteurs qui revenaient dans le logis principal.

ASSEMBLEE-GENERALE-12-MAI-2012--19-.jpgAvec un retard qui était devenu très confortable, il ne pouvait en être autrement que de modifier le programme. Tout le monde se dirigea donc, sous la conduite de Tanneguy Lehideux, vers le champ de bataille du Petit Auverné, peu éloigné des Forges de Moisdon. 200 Bleus, selon la tradition locale reposent sous un tertre à proximité de notre réunion. Jamais ce champ, entouré des ajoncs caractéristiques de la lande, n'a été labouré.

Sous un ciel dont les teintes changeaient, alors que les ombres commençaient à s'allonger, à la fin de l'Histoire racontée par notre historien, le cidre de l'amitié fut offert aux participants, accompagné de ses traditionnelles galettes et palets de Saint Guénolé 44 Batz sur mer (publicité gratuite pour d'agréables gourmandises).

Comme d'habitude il fut difficile de se quitter et les derniers partirent à 20 h, à l'issue d'une belle journée, réussie grâce à tous (une seule personne ayant trouvé que c'était trop long elle pourra rester chez elle pour notre grand plaisir).

 Autre article sur le Blog http://guerredevendee.canalblog.com/

 

Merci à Tanneguy Lehideux,

Merci à Nicolas, notre ami Bloggeur pour ce diaporama et son article sur son Blog,

Merci à Dame Gigi, ses troupes des Brigands du Bocage et sa Brigandine.

Merci à Bertrand de La Buharaye, président du Cercle Légitimiste Chateaubriand.

Merci à la Chouannerie Mayennaise pour son amical passage,

Merci à tous les présents dont certains ont fait près de trois heures de route.

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10 MAI, une justice ordinaire

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Madame Elisabeth, la plus jeune soeur de Louis XVI est conduite à la guillotine en ce 10 mai 1794.

Le motif de son exécution est la signature de la folie sanguinaire des membres du Comité de Salut Public dont l'ignoble Barère : Être la soeur du Tyran ! 

Même Robespierre - qui n'est pas le Pierrot la Tendresse que certains robespierristes voudraient nous faire accroire - trouve stupide et incongru ce procès dont il sait qu'il n'aura qu'une issue.

Conduite du Temple à la Conciergerie, le 9 mai,  l'essentiel du jugement consiste en son identité, être la soeur du Tyran. Elle répliquera à Fouquier-Tinville le paranoïaque Accusateur Publique:"Si mon frère eut été un tyran, vous ne seriez pas là où vous êtes, ni moi là où je suis !"

Elle est la malheureuse victime de cette gauche ultra qu'est le Comité de Salut Publique, traversé par des courants contraires, menant à une forme de loterie dont le perdant gagne un aller simple avec "la Louison".

Ce sont là les valeurs fondatrices de la république !

Vainement essaie-ton de la rendre responsable de la disparition des bijoux de la Couronne. L'Accusateur sait très bien que sa question est mensongère ; il sait pertinemment que "le casse" du garde-meuble en septembre 1792 est le travail de Conventionnels, dont Danton, et que l'on fera accuser une bande de "clampins" pris sur place fortement alcoolisés, qui n'auront même pas dessoûlé avant que l'on ait traité leur "gueule de bois" d'une façon drastique! (Voir dans La Revue de juin l'article d'Olivier Blanc).

Madame Elisabeth avait trente ans  depuis sept jours ; elle était le dernier soutien familial de son neveu le petit Louis XVII. Elle apprendra lors de son "procès" l'exécution de sa belle soeur en octobre 1793, chose qu'elle ignorait.

Dans son Histoire de France, michelet trouvera une manière bien dans son style pour salir cette malheureuse en disant d'elle:"Madame Elisabeth, jeune et forte personne de 28 ans, souffrait du sang, des humeurs. On fut obligé, au Temple, de lui établir un cautère. Elle passait le temps à coudre et à raccommoder ou bien à lire des offices. La pauvre princesse n'avait pas une dévotion bien haute, ni beaucoup d'instruction. On avait essayé aux Tuileries de lui apprendre l'anglais et l'italien et elle étudiait cette dernière langue dans le plus sot livre religieux dont personne ait connaissance : la canonisation du bienheureux Labre"

Quand on pense, après avoir lu de telles fadaises crapuleuses, que le jules qui a rédigé cette fiente est la référence en Histoire !

Au début du XIX eme il fut question d'introduire sa cause à Rome. Il n'y eut pas de suite. Les témoins lors de son procès ont souligné sa forte personnalité, ses convictions et sa piété.

Elle réconforta les 26 personnes qui, en ce 10 mai, passèrent avant elle sur l'échafaud.

 

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ASSEMBLEE GENERALE DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE

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La-Motte-Glain-Panoramique.jpg

Samedi 12 mai - 10 h 30 -, l'Assemblée Générale du Souvenir Chouan de Bretagne se tiendra au château de La Motte Glain, à La Chapelle Glain, en Loire-Atlantique. Situé au bord du petit Don qui alimente l'étang entourant une grande partie des constructions, il n'est pas à proprement parler un château fort, bien que bâti au XV eme siècle.

La réunion se tiendra dans la chapelle qui est ornée d'une fresque du XVI eme. Charles IX et Catherine de Médicis y assistèrent à la messe en 1565.

 Cheminée

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Nous rejoindrons ensuite le logis pour y prendre notre repas, en compagnie de notre hôtesse, dans la salle à manger du XV eme où trône une belle cheminée en tuffeau décorée en particulier de coquilles Saint-Jacques.

  

Sous la conduite de la propriétaire des lieux, Madame de Lézardière, nous visiterons le logis où dormirent Anne de Bretagne et son mari Charles VIII en 1497, Catherine de Médicis et son fils Charles IX en 1565.  

 

Jean-Terrien.jpgPuis, sous la conduite de Tanneguy Lehideux, nous irons sur les pas et les lieux des combats menés par Jean Terrien, dit Coeur de Lion, que notre guide connaît très bien par la biographie qu'il a rédigée sur son ancêtre en ligne directe.

La chouannerie dans le pays de Châteaubriant est méconnue et pourtant elle fut active de bonne heure et tardivement. Son général en chef fut longtemps Marie-Paul de Scépeaux.

Comme d'habitude, une belle journée par l'Histoire visitée.

Le cidre de l'amitié sera servi aux alentours de 17 H en pleine campagne, bien sûr.

Participation: 26 €

Non adhérents: 32 €.

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Un simple et sympathique monument de 235 ans dans le Gard

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Erigé dans la ville de Saint Christol lès Alès, ce monument, appelé ici "La Pyramide" marque le rond-point des routes de Montpellier, Anduze et Alès (à quelques kilomètres).

1777 est sa date de construction, sa base porte trois plaques qui expliquent la raison de son existence.

 

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Montes inter socios pervia communio

 

"Je fortifie les passages entre les montagnes unies"

En langage actuel "Je facilite les échanges"

 

 

 

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Rectas fecit semitas

Et aspera in vias planas

Joannes alter

 

"Autre Jean-Baptiste, il redressa les chemins et tranforma les aspérités en routes sans obstacles"

 

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Cebennae viis publicis acquisitae

Ludovico XVI

Fr et Nav Regi

Deliciis populi

Legum morumque Restauratori

An Rep S A L  MDCCLXXVII

 

"Les Cévennes (furent) reliées aux voies publiques par Louis XVI Roi de France et de Navarre, restaurateur des lois et coutumes, pour le bonheur du peuple

Année nouvelle Salutem Anni Libri pour le Salut de l'Années Libre

1777

En français actuel:" Le Roi Louis XVI, restaurateur des usages pour le bonheur du peuple , a désenclavé les Cévennes en 1777".

En 1793 si le monument fut respecté, les plaques furent par contre arrachées par les furieux.

Elles furent ré installées en 1868 par un ingénieur des Ponts et Chaussées qui, par la même occasion, restaura ce monument qui mesure 11 mètres de hauteur.

Il rappelle que l'on n'a pas attendu la République pour désenclaver cette région. De plus il fait bien joli dans le paysage même si le décor environnant ne le flatte guère...

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6 Mai, le début de la fin...

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En effet, détail oublié, dans l'enchaînement des faits qui vont amener la France à une très longue période de désordres, c'est un certain 6 mai que tout a commencé.

Nous sommes en 1789, le brave Louis XVI a convoqué les Etats Généraux afin d'étudier un nouveau système fiscal pour renflouer les caisses du royaume presque vides après la coûteuse, mais victorieuse,  Guerre aux Amériques.

La dette est importante, énorme même pour les financiers de l'époque (34% du PNB) ; ils doivent se "tordre de rire" en voyant celle de la France 220 ans après : 87% du PNB !

La pauvreté est importante et la dette pèse sur ceux qui travaillent (à peu près 100€ par personne ayant un revenu en 1789) (26.000 pour chaque individu en 2012).

Sortant de ses prérogatives, le Tiers se déclare, le 6 mai 1789,  Assemblée des Communes, la noblesse et le haut clergé refusant de s'associer au Tiers, ce qu'ils feront le 16 juin 1789  en se déclarant  alors Assemblée Nationale.

Mais dès septembre 1791, sous l'influence de celui qui est encore abbé, Siéyes, les conditions électorales ont été changées. Sièyes introduit le vote censitaire ; ne peuvent voter que ceux qui paient au moins trois jours d'impôt, ne sont pas journaliers ou agriculteurs, ni ouvriers. Il estime en effet qu'il faut, car pour lui le vote est une responsabilité, être un citoyen responsable, productif voire riche. Bien entendu, les femmes sont exclues.

(Imaginons le charivari si un homme de gauche tenait un tel langage actuellement ! en effet depuis la cessation d'activité de la Constituante, la chambre législative est passée majoritairement à gauche - terme relatif par rapport à maintenant.)

Pour Siéyes, le fait de participer à la gestion de l'Etat par le paiement d'un impôt, est un signe des responsabilités de participation à la souveraineté du Royaume.

Le renforcement des mesures anti-religieuses, l'affaiblissement de l'autorité et des prérogatives royales, l'isolement dans lequel "on" enferme le Roi, la poussée hors de raison des Girondins vont laisser place rapidement à une surenchère avec les ultras qui prendront rapidement le nom de Montagnards (non à cause de leur hauteur de vue mais par leur place sur les gradins).

La catastrophe est enclenchée avec l'erreur de la déclaration de guerre à l'Autriche le 24 avril 1792, le jeu des alliances intervenant le conflit va s'étendre. Là où, sous la monarchie, des conciliabules auraient calmé les tensions la France va partir pour 23 ans de guerres sanglantes (dans le seul cycle de la Révolution).

Les jeux politiques et la surenchère intervenant, Robespierre qui était jusque là contre le conflit va s'engager en sa faveur, ainsi que Danton, Saint Just, Desmoulins, Monge etc...

La folie révolutionnaire est enclenchée, et dans son sillon la répression des objections, la Terreur, les populicides, la persécution, la souffrance, les douleurs, les massacres, au nom de "Liberté, Egalité, Fraternité".

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Au début de l'ère chrétienne, le sage PLINE l'écrivait: "Quid magiis via irrepunt vitia, quam publica ?" " Le public n'est-il pas le grand chemin du vice ? ".

Cette sagesse n'est-elle pas toujours d'actualité ?

Comme en 1789 et en 1792, plus il est proposé de bonheur au peuple, même contre sa volonté, plus il est enthousiaste et plus le réveil est douloureux.

Les courageux dont notre Association salue et rappelle la mémoire et le combat contre la veulerie ne furent-ils pas eux aussi les victimes de promesses dont ils s'aperçurent très rapidement qu'elles étaient contraires à leurs convictions.

En 1792, il y a 220 ans, tout nous montre le début de la fin...

 

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