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30 JUIN 1795, MARIE-THÉRÈSE CHARLOTTE de FRANCE, ESPOIR DE LIBÉRATION ?

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Messidor en trois (30 juin 1795) décret de la Convention portant que la fille de Louis XVI sera remise à l'Autriche à l’instant où les Représentants du peuple et autre détenus par ordre de ce gouvernement seront rendus à la liberté.

La Convention nationale après avoir entendu le rapport de ses Comités réunis salut publique et sûreté générale, déclare qu'au même instant ou les cinq Représentants du peuple, le ministre, les ambassadeurs français et les personnes de leur suite, livrés à l'Autriche, ou arrêtés ou détenus par ses ordres, seront rendus à la liberté et, parvenus aux limites du territoire de la république, la fille du dernier roi des français sera remise à la personne que le gouvernement autrichien déléguera pour la recevoir ; et que les autres membres de la famille de Bourbon actuellement détenus en France, pourront aussi sortir du territoire de la république. La Convention nationale charge le comité de Salut public de prendre toutes les mesures pour la notification et l'exécution du présent décret.

L'Autriche n'a même pas été consultée sur cette décison unilatérale des Conventionnels. Ce qui explique sans aucun doute le délai entre la date du décret et son application presque six mois plus tard.

30 JUIN 1795, MARIE-THÉRÈSE CHARLOTTE de FRANCE, ESPOIR DE LIBÉRATION ?

Les six personnes concernées sont le ministre de la guerre envoyé pour procéder à l'arrestation du général Dumouriez et trois Conventionnels : Pierre de Riel marquis de Beurnonville, nommé par la Convention ministre de la guerre le 4 février 1793, avait été envoyé le 1er avril 1793, avec trois commissaires de la Convention, auprès de l'armée du Nord pour procéder à l'arrestation de Dumouriez lequel les avait fait arrêter, le 3 avril, et livrer aux Autrichiens qui les avaient jetés dans les prisons d'Olmutz, où ils restèrent trente mois.

Drouet, le maître de poste de Varennes qui reconnut Louis XVI lors de son évasion de Paris,  Camus, jacobin, régicide, un des rédacteurs de la Constitution civile du clergé, Représentant en mission de la Convention auprès de l’Armée du Nord, Quinette, Représentant en mission, Montagnard ultra, Maret, ambassadeur de la république à Naples fait prisonnier dans le Piémont par les Autrichiens alors qu’il rejoignait son poste, Sémonville (Charles de Montaran marquis de Sémonville) ambassadeur se rendant à Constantinople arrêté en même temps que Maret.

Pendant ce temps, dans l'Ouest, maintenant que l'affaire de Carnac - qui va devenir l'Affaire de Quiberon - est connue, à Landévant le général bleu, Gaspard Josnet de Laviolais (né à Bois de Céné en Vendée) à la tête de son armée de 1000 hommes attaque Vincent de Tinténiac qui à la tête de plus de quatre mille Chouans met les Bleus en déroute.

A Auray c'est Hoche lui-même qui tente de reprendre l'avantage sur les Chouans que commande Paul du Bois Berthelot. Deux victoires qui pouvaient laisser présager une campagne glorieuse s'il n'y avait pas ces dissenssions entre D'Hervilly et Puisaye, ce dernier n'ayant toujours pas le commandement dans sa plénitude à cause des obstacles que l'autre lui cause.

Ces luttes existent toujours, avec ou sans particule, venant parfois de personnes que l'on ne soupçonnait pas.

 

 

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DIMANCHE 28 JUIN 1795 - DIMANCHE 28 JUIN 2015, CARNAC.

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Trop compliquée à organiser au même endroit qui fut choisi par Monseigneur Urbain de Hercé, la messe du 220ème anniversaire du débarquement des Émigrés sur la plage de Légénèse a été célébrée dans la chapelle de Saint Colomban, à quelques centaines de mètres. Célébrant selon la forme unique de l'époque, l'abbé Amaury Brillet, vicaire de Saint Patern de Vannes insista dans son prône sur le fait que les textes prononcés épître et évangile, étaient les mêmes qu'il y a 220 ans et que les prières étaient prononcées de la même façon.Le missel d'autel était un missel du XVIIIème ; l'abbé Brillet utilisa comme vases sacrés un calice et une patène de 1792.

Et de plus monsieur l'abbé Brillet a célébré sur le même autel que Monseigneur Urbain de Hercé : un garde manger qui de générations en générations demeure dans la même famille et la même ferme ! Ce qui ajoutait à l'émotion de cette cérémonie durant laquelle l'assemblée manifesta par sa participation à la prière récitée ou chantée une très grande ferveur. 70 livrets de chants avaient été préparés et furent remis aux fidèles.

Le curé doyen de Carnac, l'abbé Jérôme Sécher, a eu la grande délicatesse de nous donner un mot d'accueil. La totalité de la généreuse quête lui a été remise et l'ayant refusée il l'a remise à la sacristine pour les divers travaux d'entretien de la chapelle dont elle est la responsable paroissiale.

 

DIMANCHE 28 JUIN 1795 - DIMANCHE 28 JUIN 2015, CARNAC.DIMANCHE 28 JUIN 1795 - DIMANCHE 28 JUIN 2015, CARNAC.

Monseigneur Urbain de Hercé dont l'évêché de Dol a été supprimé en 1790, assumera jusqu'au bout sa mission épiscopale et sacerdotale, puisqu'il a été nommé délégué apostolique par le Pape Pie VI, auprès de ses "ouailles " du moment. C'est au cours de cette messe qu'il annoncera la mort du petit Louis XVII dans la prison du Temple, le 8 juin.

Le commandant à bord des vaisseaux, le comte Louis-Charles d'Hervilly, n'autorisera le commandant à terre, Comte Joseph de Puisaye, à débarquer qu'au bout de deux longues journées. Deux journées perdues, D'Hervilly voulant constater par lui même la sécurité des plages alors que le jeune Vincent de Tinténiac avait déjà fait, avec sa chemise accrochée à une perche, le signal que tout était clair ! La zone était sécurisée mais D'Hervilly ne faisant pas confiance aux Chouans, tergiversa en venant à terre.Pendant ce temps Hoche put prévenir ses troupes en réserve à Nantes, Rennes, Brest, Vannes ; le débarquement avait réussi mais la sottise d'un homme de 39 ans, vaillant soldat et fidèle de Louis XVI par ailleurs, fit échouer le projet d'autant que l'Agence royaliste de Paris et l'abbé Brottier eurent un rôle pour le moins étrange que nous allons découvrir au long de cette courte épopée.

Pour en revenir à ce dimanche ensoleillé, comme il y a 220 ans, après la messe nous allâmes à la Croix des Emigrés qui est le lieu ou Monseigneur de Hercé célébra la messe, D'Hervilly et quelques nobles ayant préféré la messe célébrée en l'église paroissiale Saint Cornély de Carnac.

Après le déjeuner, qui a ravi tous les convives, une petite causerie fut prononcée à l'endroit où le sénateur-maire de Carnac, Monsieur Christian Bonnet, a fait ériger une stèle souvenir. Il fut demandé à chacun d'imaginer les "cent voiles" qui étaient dans la baie de Carnac il y a 220 ans et qui avaient débarqué, samedi 27 juin 1795, cinq mille hommes, canons, armes et munitions, provisions, caisses de faux assignats, en quelques heures. Auprès de cette stèle les drapeaux chouan, du Souvenir Chouan de Bretagne et celui du Souvenir Catholique en Languedoc, dont le Vice-président avait fait exprès le déplacement depuis Montpellier. (l'oubli malencontreux de la hampe, les deux drapeaux d'association flottèrent l'un près de l'autre en signe d'une vraie union !).

DIMANCHE 28 JUIN 1795 - DIMANCHE 28 JUIN 2015, CARNAC.DIMANCHE 28 JUIN 1795 - DIMANCHE 28 JUIN 2015, CARNAC.

La journée se termina à Sainte Barbe, en Plouharnel, pour évoquer  le poste d'observation de Hoche et la dernière phase de la bataille de Quiberon.

Le cidre de l'amitié accompagné de ses galettes clot cette belle journée.

Merci à tous ses participants heureux de se retrouver et auxquels le prochain rendez-vous est donné, samedi 18 juillet, pour l'épisode malheureux de Coëtlogon et la mort du jeune Vincent de Tinténiac.

Le grand moment de ces journées du Souvenir sera Mardi 28 juillet qui commencera par la messe célébrée par Monseigneur Centène, évêque de Vannes, en sa cathédrale, évoquant l'exécution de Monseigneur Urbain de Hercé, dernier évêque de Dol, le jour de la fête de Saint Samson, premier évêque de Dol.

A bientôt !

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SAINT PATERN DE VANNES, PREMIÈRE MESSE.......

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SAINT PATERN DE VANNES, PREMIÈRE MESSE.......

Mercredi 24 juin, à 18 H 30, le nouveau prêtre du diocèse de Vannes, ordonné des mains de Monseigneur Raymond Centène dimanche 21 dernier, l'abbé Antoine Renoult, célébrera une de ses premières messes.

​L'église Saint Patern est une des très rares églises où l'on peut adorer l'Enfant Jésus de Prague.

L'abbé Antoine Renoult a choisi la forme extraordinaire du Rit romain. Ce jeune prêtre a fini ses études au Séminaire de Rome où il a appris la célébration de la messe de Saint Pie V. Soutenons ces prêtres qui n'hésitent pas à s'engager pour le bien des âmes, y compris celles de ceux qui préfèrent la langue latine  et le beau chant grégorien!!

L'abbé Renoult sera assisté par l'abbé Amaury Brillet, vicaire de Saint Patern. C'est ce prêtre qui célèberera la messe en la chapelle Saint Colomban de Carnac, dimanche 28 juin, 220ème anniversaire de la messe célébrée par Monseigneur Urbain de Hercé, le dimanche 28 juin 1795

Il est bon de rappeler que selon les décisions du "Motu Proprio Summorum Pontificum" chaque prêtre devrait savoir célébrer selon les deux formes du Rit romain. Normalement....

Art. 5,

§ 1. Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il appréciera lui-même ce qui convient pour le bien de ces fidèles en harmonie avec la sollicitude pastorale de la paroisse, sous le gouvernement de l’Évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l’unité de toute l’Église.

§ 2. La célébration selon le Missel du bienheureux Jean XXIII peut avoir lieu les jours ordinaires ; mais les dimanches et les jours de fêtes, une Messe sous cette forme peut aussi être célébrée.

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LA REVUE DE JUIN du SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

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Est publiée et envoyée ; certains l'ont peut-être déjà reçue si Madame la Poste a été diligente.

LA REVUE DE JUIN du SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

 

Au sommaire, entr'autres articles :

- Ennemis mais Frères (article original et très bien documenté sur la présence de Frères dans les deux camps opposés durant la révolution,

- Un berger sanguinaire (Francastel),

- Le procès de Fouquier de Tinville, un fonctionnaire ordinaire,

-La Bataille de Pen Mur (Muzillac)

LES DATES A RETENIR POUR LE SOUVENIR DES EVENEMENTS PASSES:

- DIMANCHE 28 JUIN, le Débarquement à CARNAC le 27 juin 1795, messe selon la forme de l'époque célébrée par l'abbé Amaury Brillet en la chapelle de Saint Colomban, en mémoire de la messe célébrée par Monseigneur de Hercé pour les Chouans, sur le garde-manger qui lui a servi d'autel.

-Samedi 18 juillet, sur les derniers pas de Vincent de Tinténiac. Départ de l'église de La Trinté Porhoët à 10 H 30 et trajet jusqu'à Coëtlogon à l'endroit où il repose.

- MARDI 28 JUILLET, Mémoire des exécutions, au plateau de La Garenne, de Monseigneur Urbain de Hercé et de ses 15 compagnons dont onze prêtres. Messe célébrée en sa cathédrale par Monseigneur Centène, évêque de Vannes, à 10 H 30 avec absoute. Puis dépôt de gerbe au Plateau de La Garenne. Après le déjeuner départ en autocar pour le Champ des martyrs à Brec'h et la Chartreuse d'Auray pour l'absoute chantée.

- Mercredi 12 août,  La Ceriseraie près de Carquefou (44) : la terrible vendeance de Quiberon et l'extermination de la quasi totalité des exécuteurs. Il n'y a jamais eu de Mémoire faite sur ce lieu pour rappeler un geste qui n'est pas très catholique, certes, mais excusable sur le plan humain.

Inscription et modalités par le mode Contact en haut à gauche de cette page.

 

 

 

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CATASTROPHE POUR L'EGLISE SAINT DONATIEN de NANTES

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Le feu a été repéré vers 10 H 30. La charpente a totalement disparu.

CATASTROPHE POUR L'EGLISE SAINT DONATIEN de NANTES

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10 JUIN 1815, PEN MUR, bourg Pol, IL Y A 200 ANS .....

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10 JUIN 1815, PEN MUR, bourg Pol,  IL Y A 200 ANS .....
10 JUIN 1815, PEN MUR, bourg Pol,  IL Y A 200 ANS .....
10 JUIN 1815, PEN MUR, bourg Pol,  IL Y A 200 ANS .....
10 JUIN 1815, PEN MUR, bourg Pol,  IL Y A 200 ANS .....

Après son débarquement à Golfe Juan, Napoléon a poursuivi sa marche qui se révèle triomphale jusqu‘aux Tuileries, Louis XVIII subissant, kilomètre après kilomètre parcouru par l’Usurpateur les lois du retournement des opinions et les trahisons.

Après plus de 10 ans de détention (octobre 1803- avril 1814) dans les conditions les plus sordides et particulièrement les sept dernières années dans un cul de basse fosse de Bicêtre, Louis-Charles de Sol de Grisolles avait retrouvé la liberté. Dès la nouvelle de l’arrivée de l’exilé à Lyon il se rendit aux Tuileries avec Toussaint de Pontbriand. Les Princes revenus d’émigration n’avaient toujours rien compris du travail effectué par les Révoltés des campagnes. Le Conseiller du Roi, comte de Blacas, recommanda l’emploi de Régiments de ligne. Nos deux Chouans retournèrent dans leur Bretagne et commencèrent à rappeler leurs anciens Chouans.

Les Ecoliers de Vannes – les élèves du Collège Saint Yves (actuel Jules Simon) et non le collège Saint François-Xavier – s’impliquèrent très vite dans le soulèvement. Comme l’écrit Bainvel, un de ceux-ci : « Tout l’éclat de ses triomphes et de ses victoires s’était effacé à nos yeux ; tout ce qui avait été dit contre lui (Napoléon) nous apparaissait comme une vérité incontestable. Il avait rétabli la religion, mais n’était-ce pas comme un moyen de gouvernement puisque depuis il avait déchiré le pacte religieux en portant la main sur l’oint du Seigneur ; n’avait-il pas arraché de Rome, traîné de prison en prison le Chef de l’Eglise ? Pour satisfaire son ambition, il ne craignait pas de compromettre l’avenir de la France, d’appeler de nouveau les armées coalisées : il nous rapportait la guerre ».

En cachette, pour le cas où, ils se formèrent en petits clans et commencèrent à s’entraîner au maniement d’armes. Faisant connaissance d’un vétéran, le Chevalier de Margadel membre du Conseil de Sol de Grisolles – celui-ci se chargea d’eux sur sa propriété vannetaise. Ils élisent même leurs officiers : Capitaine, Jean Nicolas ; Lieutenant, Pierre-Marie Bainvel ; Sous-lieutenant, Le Quellec ; Sous-lieutenant Porte-drapeau, Jean Questel ; Sergents-majors, Rado du Matz, François Rio, Germain.

Les 9 et 10 avril, un décret impérial avait ordonné la mobilisation des anciens conscrits licenciés après l’abdication de Napoléon ; ils avaient enfin retrouvé le calme et les travaux du foyer après des années de campagnes acharnées. Si la mobilisation n’était pas la conscription, pour eux, c’était pareil !

Il fut facile pour de Sol et ses officiers de présenter l’intérêt qu’il y avait pour ces mobilisés de le faire dans les armées chouannes.

Même Monseigneur de Bausset, ancien de Saint Sulpice et ami de Monsieur Emery prit ouvertement parti contre Napoléon bis. "Assez de sang et de larmes répandus en bien plus grande quantité que depuis bien des siècles".

Les jeunes « Ecoliers » avaient pu se faire la main lors des accrochages du côté de Sainte Anne d’Auray le 26 mai. Ils prirent ensuite, sous les ordres de leur général, la route vers Redon puis vers Muzillac afin de bloquer une éventuelle opération du général Rousseau pendant que 1500 Chouans allaient débarquer les armes et munitions anglaises.

 

C’est ainsi que ce matin, Sol de Grisolles et ses troupes se disposent à accueillir les soldats impériaux du général Rousseau annoncés par les Chouans envoyés en éclaireurs.

Le point de passage obligé est la digue du moulin de Pen Mur, les Chouans et les marins de Joseph Cadoudal ayant barré le seul pont de la route de La Roche Bernard.

Les canons vont faire des victimes chez les écoliers qui n’ont pas encore vu de canons en action. Le barde Le Thiec chantait :

Sainte Anne Mère bénie,

Donnez du courage aux Bretons,

Si je succombais en pleine guerre,

Je chanterais encore avant de mourir….

« Un boulet lui fracassa le crâne, faisant jaillir sa cervelle sur ses camarades ».

Après de longues heures d’échanges de tirs, canons contre fusils, le général Rousseau fut prévenu par des éclaireurs que Gamber (d’Elven) arrivait avec ses 500 hommes sur leurs arrières. Les Impériaux firent retraite.

Sol de Grisolles avait montré une fois de plus, malgré son âge (54 ans) ses excellentes dispositions manœuvrières et les Ecoliers de Vannes leurs qualités de combattants.

Mais leur ouvrage n’est pas achevé.

Nous serons, samedi, sur le théâtre de leur bataille, à 10 H 30, pour une journée du Souvenir qui nous amènera jusqu'à Auray avant d'aller déguster notre verre de cidre avec ses palets de Saint Guénolé (Batz sur mer).

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L'HERMIONE EST ARRIVEE A YORKTOWN...ce vendredi 5 juin.

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L'HERMIONE EST ARRIVEE A YORKTOWN...ce vendredi 5 juin.
L'HERMIONE EST ARRIVEE A YORKTOWN...ce vendredi 5 juin.
L'HERMIONE EST ARRIVEE A YORKTOWN...ce vendredi 5 juin.

Accueillie par la marine américaine, L'Hermione est bien arrivée aux Amériques et s'amarre à Yorktown avec deux jours d'avance sur le temps prévu, commandée de main de maître par le commandant Yann Cariou. Un Breton, évidemment ! Comme elle le fut par le commandant La Motte-Tréville il y a 235 ans pour transporter le fantassin Lafayette ayant rang de Major-général (décerné à son précédant voyage par Georges Washington)..

Le pavillon d'origine remis, la seule fausse note a été l'interprétation du "ça ira" d'après le journaliste qui ne sait peut-être pas que la musique originale "Le Carillon national", que la Reine Marie-Antoinette aimait interpréter sur son clavecin était de Bécourt. Plagié par un nommé Ladré qui greffa sur cette belle musique les horreurs que l'on sait.

Mais on connaît une autre musique qui a été plagiée !

Les vents ont été favorables à L'Hermione, qu'ils le soient longtemps !

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5 JUIN 1815, MARIE-LOUISE VICTOIRE DE DONNISSAN EST VEUVE POUR LA SECONDE FOIS

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5 JUIN 1815, MARIE-LOUISE VICTOIRE DE DONNISSAN EST VEUVE POUR LA SECONDE FOIS

Ce 5 juin, lors de la Bataille des Mathes à Saint Hilaire de Riez sur le littoral vendéen, Louis de La Rochejacquelein est mortellement touché par plusieurs balles en pleine poitrine tirées par les soldats du général Estève de Latour. Le 4 si on suit Mullié mais celui-ci ne fait-il pas mourir Monsieur Henri le 4 mars 1794 ? D'autre part la Bataille des Mathes étant datée du 5 juin 1815 il est difficile d'y faire mourir le Marquis la veille !

En 1791  Victoire de Donnissan avait épousé Louis-Marie de Lescure. Celui-ci fut blessé grièvement lors de la Bataille de La Tremblaye le 15 octobre 1793, Bataille qui s'inscrit dans le terme plus général de Bataille de Cholet dont elle était une des composantes. L'échec de cette Bataille fut à l'origine du regroupement à Saint Florent le Vieil, la traversée de la Loire et la fuite éperdue vers la lointaine Grandville.

Louis-Marie de Lescure décède le 4 novembre 1793 à La Pellerine, en Mayenne laissant sa femme enceinte et leur fille âgée d'un an.

Après la tourmente et les persécutions ralenties elle se retire sur les terres de sa famille en bordelais, au château Citran (terres possédées par la famille dès l'époque médiévale jusqu'à la mi-XIXème, devenues un vignoble de haut rang -Haut Médoc- revenu en France après avoir été possédé brièvement par les japonais) ou à Clisson à Boismée dans les Deux-Sèvres.

Sur les instances de sa mère elle épouse, en mars 1802, Louis de La Rochejacquelein devenu Marquis au décès de son frère, le Célèbre Monsieur Henri tué près de Nuaillé le 28 janvier 1794.

La Bataille des Mathes s'inscrit dans le cadre de la lutte contre Napoléon qui, ayant débarqué de l'Ile d'Elbe le 1er mars 1815 a fait une marche glorieuse jusqu'aux Tuileries ; cela aura permis  à Louis, Marquis de La Rochejacquelein d'être des derniers fidèles auprès de Louis XVIII.

Etrange analogie de l'Histoire, Louis est sur les mêmes lieux que son frère aîné le 10 août 1792 parmi les derniers défenseurs d'un autre frère, Louis XVI !

Il accompagne le souverain héréditaire jusqu'à Gand, passe en Angleterre, essaie d'obtenir des subsides et des armes, rentre en Vendée et va essayer de soulever les foules. Mais déjà à l'époque, il est difficile de faire bouger les particuliers !

Il s'entoure de quelques rescapés de la Grande Guerre et contacte d'anciens chefs comme Autichamp, Suzannet, Sapinaud de La Rairie. Les armes livrées d'Angleterre sont débarquées. Sous les ordres du général Lamarque, le général Estève désigne à ses homme un homme à la capote bleu au sommet d'une élévation de terrain. Un lieutenant donne l'odre à ses hommes de "faire feu". Touché en pleine poitrine, Louis de La Rochejacquelein s'effondre en se signant. Il avait 38 ans.

Victoire de Donnissan est veuve pour la seconde fois ; elle a 43 ans. Louis inhumé provisoirement aux Mathes sera ensuite emmené dans le caveau de famille à Saint Aubin de Baubigné.

Certains se demandent à quoi ont servi ces combats d'arrière-garde tels ceux qui se sont déroulés à Pen-Mur en Muzillac (56) ou à Brec'h ou à Auray - où nous serons samedi prochain 13 juin pour commémorer ces batailles. Ces batailles et soulèvements ont mobilisé suffisamment de troupes impériales qui feront défaut lors du grand Choc qui doit inévitablement se produire entre les pays frontaliers et l'arrogant provocateur débarqué !

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L'HERMIONE......LA TOUCHE-TREVILLE.........

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L'HERMIONE......LA TOUCHE-TREVILLE.........L'HERMIONE......LA TOUCHE-TREVILLE.........

Il est bien de célébrer, au moment où l'Hermione va toucher terre aux Amériques, la naissance, il y a 270 ans de Louis-René-Madeleine Le Vassor de La Touche, né le 3 juin 1745 à Rochefort - dans la province de l'Aunis à la limite de la Saintonge - devenue en 1790 le département de la Charente-Inférieure. Non parce que ses habitants, vus du Balcon du Sud-Ouest, seraient inférieurs à ceux de la Charente mais parce qu'il s'agit du cours inférieur de la Charente.

Louis-René-Madeleine Le Vassor de La Touche devint comte de Tréville au décès de son oncle en 1788.

Entré dans les Gardes-marine en 1758 il prend part aux combats de la guerre de Sept-ans en 1759 sur Le Dragon commandé par son père, du côté de Belle-Ile.

Après diverses navigations entre La Martinique ou les Iles sous le Vent et des passages dans les troupes à terre il revient vers la marine et, après divers commandements, est nommé commandant de L'Hermione frégate de 12,  de 34 canons dont 26 de 12 (calibre qui donne son nom à cette classe de frégate) sortie de la forme Colbert des chantiers de Rochefort.

Mise en chantier en 1778, lancée six mois plus tard, elle est armée cinq mois après soit onze mois entre la pose de la quille et les essais à la mer..

C'est Monsieur de La Touche qui va donner la gloire à L'Hermione et non le petit marquis. Dès mai 1779 au large de l’île d'Yeu, après de savantes manœuvres, il capture un corsaire anglais, le 29 mai il recommence et récidive avec trois navires de commerce ; il recevra en récompense la Croix de Saint Louis.

En mars avril 1780 il emmène le gentil marquis aux Amériques. Là Lafayette recevra une gloire quelque peu usurpée (par rapport aux vrais combattants tel Armand Tuffin Marquis de La Rouërie ou l'amiral du Chaffault, Suffren, Rochambeau, de Grasse, Estaing et combien d'autres)sans doute favorisée par ses liens maçonniques avec Washington.

L'Hermione a eu un beau destin sous pavillon fleurdelisé. Après de nombreuses campagnes victorieuses sa carrière va s'achever sous le pavillon tricolore.Le 20 septembre 1793, sous le commandement de Pierre Martin (futur amiral de la révolution, ayant servi auparavant sous l'amiral d'Estaing ou le marquis de Vaudreuil). Alors que le navire protège un convoi transportant de l'armement pour Lorient, à la sortie de l'estuaire de la Loire, la frégate va s'échouer sur le Plateau du Four au large du Croisic. En cause le Pilote qui guidait le convoi. Seul l'Hermione va s'échouer sur les rochers du plateau du Four vers les 18 h du 20 septembre et couler le 21 vers 10 H. Le capitaine Martin quittera le dernier le navire après que le Maître d'équipage ait actionné une dernière fois son sifflet.

Le pilote côtier responsable du naufrage est le croisicais Guillaume Guillemin.

Le Croisic après un vote de la population s'était rendue aux Chouans qui, sous les ordres de Thomas de Caradeuc et Guérif de Lanouan, avaient pris Guérande le 18 mars 1793.

Hypothèse de réflexion: Guillaume Guillemin n'aurait-il pas été un des éléments des Révoltés désirant apporter son récif à la révolution, en coulant un bateau de la révolution, voire plusieurs bateaux du convoi ? Les autres capitaines s'étant méfiés et ayant changé de route; seule l'Hermione terminera, sous pavillon tricolore, sa glorieuse carrière royale.

Sa réplique, brillamment reconstituée à Rochefort, à partir des plans de la frégate Concorde, a demandé 17 ans de travaux. D'accord ce n'est plus la même époque et la marine en bois n'est plus d'actualité comme elle l'était il y a 230 ans. Parlant de cela il y a quelques années un sot me répliqua que les temps n'étaient plus les mêmes car à l'époque on faisait marcher les ouvriers au fouet. Je lui répliquais, à son grand désappointement que s'il y avait effectivement des forçats pour les travaux de manutention  tous les corps de métiers spécialisés étaient bien rémunérés et nourris car la Marine était le fer le lance du pays et de sa force, que les charpentiers de Marine faisaient partie de l'élite des corporations. Que peut-on entendre comme âneries par manque de culture  ou par cloisonnement idéologique.

L'Hermione va bientôt atterrir aux Amériques, 235 ans après l'original. Les lois de la navigation ont changé et il a fallu céder à ces lois : Feux de position électriques, congélateurs pour la nourriture, toilettes, cabestans électriques, moteurs électriques por les navigations portuaires, navigation par GPS, ce qui a donc demandé la présence de groupes électrogènes, mais aussi de cuisines permettant de nourrir les 80 membres d'équipage.L'accastillage, le gréément sont assez conformes à l'Hermione, à quelques détails près. Non c'est vraiment une belle réalisation qui a permis à beaucoup de métiers de retrouver le savoir de leurs ancêtres.

J'ai seulement fait une petite rectification pour que cette belle frégate semble visuellement identique à son original.

Merci à L. Delpire Directeur du Patrimoine du Croisic pour ses renseignements concernant le nom du pilote.

L'HERMIONE......LA TOUCHE-TREVILLE.........L'HERMIONE......LA TOUCHE-TREVILLE.........

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