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MARDI 28 JUILLET 1795-2015: TRÈS BEL HOMMAGE à MONSEIGNEUR URBAIN de HERCE...

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Rendu par Monseigneur Raymond Centène, Eveque de Vannes, à l'Evêque de Dol fusillé sur le plateau de La Garenne avec ses 15 "Compagnons d'infortune" (comme le disait Monseigneur Urbain-René de Hercé) mardi 28 juillet 1795, en haine de la foi.

Monseigneur Urbain-René de Hercé, et ses douze frères prêtres, dont son frère et Vicaire général François de Hercé, ont été exécutés car prêtres réfractaires. Mais pour mieux les discréditer ils ont été fusillés comme les trois nobles, militaires,  qui les accompagnaient, voulant ainsi les assimiler à des combattants armés alors que leurs seules armes étaient celles de la Foi et de la Miséricorde. Ignominie du pouvoir politique conventionnel.

Ce Matin, en sa cathédrale, Monseigneur Raymond Centène et son clergé ont rendu un bel hommage  à ces victimes qui méritent le titre de Confesseurs de la foi.

Homélie de grande réflexion, offertoire avec la patène de Monseigneur de Hercé, absoute avec bénédiction et encensement de la fosse où reposent un certain nombre de victimes.Puis dépôt de la gerbe du Souvenir Chouan de Bretagne à l'endroit des exécutions par Monseigneur Raymond Centène et Dominique administrateur du Souvenir Chouan de Bretagne.

Nos vifs remerciements à Monseigneur Centène ainsi qu'aux prêtres qui l'assistaient dans un grand élan de dévotion. Une très belle messe durant laquelle l'organiste Jean-Pierre  et Benoît, le tallarbadeur, ont associé l'orgue et la bombarde pour soutenir  la prière des nombreux fidèles.

Etaient présents dans l'assistance des Membres de la famille de Hercé et de Cacqueray, le Président et des Membres du Cercle - vannetais - Jean-Pierre Calloc'h, du Vice-président de l'Association François Duine Yves Amiot (auteurs de nombreux ouvrages sur Dol), de Dominique Cortyl de l'Association François Duine - qui a réalisé dans la cathédrale de Vannes une exposition consacrée à Monseigneur de Hercé - du Président de l'Association Pierre Guillemot. 

Un plus long article sera consacré à cette cérémonie et à cet hommage.

MARDI 28 JUILLET 1795-2015: TRÈS BEL HOMMAGE à MONSEIGNEUR URBAIN de HERCE...
MARDI 28 JUILLET 1795-2015: TRÈS BEL HOMMAGE à MONSEIGNEUR URBAIN de HERCE...
MARDI 28 JUILLET 1795-2015: TRÈS BEL HOMMAGE à MONSEIGNEUR URBAIN de HERCE...
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MARDI 28 JUILLET 1795-2015: TRÈS BEL HOMMAGE à MONSEIGNEUR URBAIN de HERCE...

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27 juillet 1795, AURAY, UNE INIQUITE.

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27 juillet 1795, AURAY, UNE INIQUITE.

La Commission Militaire Barbaron (ou Barbaroux) se réunit pour la première fois le 27 juillet à Auray, dans les vieilles halles du XVè siècle, au premier étage,  qui servent ainsi de cour de "justice".C'est la première réunion de ces Commissions Militaires créées par la volonté des Représentants en mission, Blad et Tallien pour décider des sanctions à prendre contre les captifs de Quiberon qui ont fait acte de reddition contre promesse de vie sauve.

Cette Commission est présidée par Raymond Barbaron, chef du 1er Bataillon de la Gironde. Viennent ensuite: Ducarpe, capitaine au même bataillon, Moysset, lieutenant au 1er bataillon du 8è régiment d'infanterie, Bouvet, sergent-major au 1er bataillon des 83 départements, Cuny, caporal au même bataillon, Husson, secrétaire.

Monseigneur Urbain de Hercé, 69 ans, Evêque de Dol de Bretagne

Marquis Charles Vireaux (ou Virot) de Sombreuil, 25 ans, natif de Limoges

Chanoine François de Hercé, 62 ans, vicaire général (de son frère) de Dol de Bretagne

Chanoine François-Dominique Castin de La Madeleine , 58 ans, Evêché de Saintes

Chanoine René Vincent Gilart de Larchantel, 46 ans, Cathédrale de Quimper

Chanoine François-Pierre de Rieussec, 41 ans, vicaire général de la cathédrale de Lyon

Abbé Nicolas Boulard, 57 ans, curé de Tours, natif de Montlouis

Abbé Pierre-François Bréhéret, 37 ans, curé de Bonchamp (Mayenne)

Abbé François Frotin, 34 ans, vicaire de Saint Thual (35), natif de Lennen-Pommerit (22)

Abbé Jean-Baptiste Gaignet, 34 ans, vicaire de Doix (Vendée), natif du Loroux Béconnais

Abbé Julien-Pierre Gautier, 29 ans, curé de Tréffendel (I et V), natif de Plélan le Gd

Abbé Jean Gérard, 29 ans, Curé de Saint Mervou (I et V) natif de Montauban (I et V)

Abbé Jacques-Pierre Gouraud, 56 ans, curé de Saint André sur Mareuil (Vendée)

Abbé Louis-Raymond Legall, 31 ans, natif de Bréal (I et V)

René Vincent de La Landelle , 30 ans, lieutenant en second de d'Hervilly, natif de Vannes.

François Petit-Guyot, 62 ans, capitaine dans le régiment de Franche-Comté, natif d'Apremont

Le jugement consiste en une simple affirmation d'identité.

Pour les prêtres, condamnation à mort pour n'avoir pas prêté le serment

Pour Charles de Sombreuil, seul chef de l'expédition, la mort,

Pour les deux autres civils, émigrés rentrés, la mort.

Cette condamnation est exécutoire dans les vingt quatre heures ; dans l'après-midi les condamnés prennent, à pied, le chemin de Vannes, pratiquement sans escorte, ayant donné leur parole de ne pas fuir. A Vannes, ils seront enfermés, pour leur dernière nuit, dans une des tours de la Porte Prison dont subsiste la cheminée, où ils arrivent dans la nuit du 27 au 28 juillet 1795.

 

 

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26 JUILLET 1795 LE COMBAT DE LA PIOCHAIS (Ile et Vilaine)

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26 JUILLET 1795 LE COMBAT DE LA PIOCHAIS (Ile et Vilaine)

A La Piochais (entre Fougères et Louvigné du Désert), ce 26 juillet 1795, vers les huit heures et demie du matin, un convoi républicain tombe dans une embuscade tendue par les Chouans.

Venant de Fougères ce convoi, escorté par 145 soldats du Bataillon d’Infanterie Légère de Nantes et de Gardes territoriaux, va ravitailler la garnison de Louvigné du Désert en manque de vivres et d’armes.

Les chouans, menés par Guy Picquet du Boisguy, Aimé Picquet du Boisguy et Auguste Hay de Bonteville, sont embusqués au-dessus du massif rocheux qui surplombe le défilé que traverse la route Fougères Louvigné. Un endroit idéal pour une embuscade ; celui qui s’engage dans le défilé n’ayant aucune possibilité de manœuvrer.

Les forces en présence ? Le colonel Toussaint du Breil de Pontbriand les estime à 660 pour les Bleus et à 700 pour les Chouans.

Les Bleus, eux, se disent 125 puis 145, et donnent le nombre de 1200 pour les Chouans. Mais nous connaissons la façon des Bleus pour expliquer leurs défaites : faible nombre chez eux et sureffectifs chez les Chouans.

« Le combat, qui a eu lieu le 8 thermidor dernier, entre un détachement de notre garnison et les chouans, est de toutes les affaires de genre qui se sont passées dans l'étendue de notre district celle qu'il faut regarder comme la plus malheureuse par les pertes de tous genres que la République y a éprouvées et par les actes de férocité que les chouans y ont commis.
Deux caissons portaient des vivres aux troupes cantonnées à Louvigné du Désert ou aux environs. Le fourgon de la messagerie de Rennes à Caen partait ce même jour de Fougères. Beaucoup de voyageurs avaient profité de cette occasion pour se mettre en route, et dans le nombre se trouvaient plusieurs négociants qui se faisaient suivre par des voitures richement chargées. Une chaise de poste renfermait plusieurs femmes que leurs affaires appelaient aussi à Caen. Tous ces objets rassemblés formaient un convoi assez considérable.
L'escorte forte d'environ cent quarante hommes était composée du détachement du premier Bataillon d’Infanterie Légère de Nantes et de la compagnie de la garde territoriale de Fougères.
Les voyageurs s'étaient placés entre l'avant-garde et les voitures. Une partie du détachement formait une arrière-garde, le reste marchait sur deux files à droite et à gauche du convoi, des éclaireurs étaient disposés sur les aile
s »

Rapport de l'administration républicaine de Fougères au département.

« Un corps de la garnison de Fougères, portant le nom de division nantaise, commandé par l'adjudant-général F.M..., partit de Fougères, escortant un convoi pour la troupe cantonnée à Louvigné du Désert; cette colonne était forte de six cents hommes, environ soixante gardes territoriaux de Fougères s'y joignirent. Les du Boisguy, qui avaient été prévenus la veille, résolurent d'attaquer ce convoi. Ils réunirent, pendant la nuit, environ sept cents hommes et furent prendre position au lieu dit le Rocher de la Piochais, où ils dressèrent une embuscade. La position est très favorable; l'ennemi était forcé de s'engager dans une route resserrée, à droite et à gauche, par des marais presque impraticables, qui l'empêchaient de faire éclairer la marche. Du Boisguy l'aîné commandait la gauche, son frère était au centre, Hay de Bonteville occupait la droite, avec la seconde colonne »

Mémoires de Toussaint du Breil de Pontbriand

26 JUILLET 1795 LE COMBAT DE LA PIOCHAIS (Ile et Vilaine)

Les Chouans, bien embusqués ouvrent le feu presque à bout portant ; les Bleus, surpris, ne peuvent riposter efficacement et c’est très vite la débandade avec les Chouans aux trousses jusque dans la forêt de Fougères, à 6 kilomètres, qui leur tuent plusieurs dizaines d’hommes.

« Ce convoi était à environ deux lieues de Fougères lorsque sur les huit heures et demie du matin il rencontra les chouans qui, avertis probablement de son départ, avaient fait toutes leurs dispositions pour l'attaquer avec avantage ; ils s'étaient réunis en grand nombre, s'étaient embusqués sur une hauteur et pour rendre leur masse plus imposante, ils l'avaient grossie de beaucoup d'habitants des campagnes qu'ils avaient contraints à les suivre.
À leur apparition subite, suivie à l'instant d'une décharge et bientôt après d'un mouvement général sur la tête du convoi, les simples voyageurs, qui la plupart étaient sans armes, prirent les premiers l'épouvante et, se rejetant dans la fuite sur la troupe qui était derrière eux, en entraînèrent une partie et mirent le reste en désordre. Le mal s'accrut bientôt au point que les officiers firent de vains efforts pour rallier leurs soldats, de sorte qu'après une bonne mais inutile résistance de l'avant-garde, composée de gardes territoriaux, la déroute devint générale. Les chouans poursuivirent les fuyards jusque dans la forêt de Fougères et ce fut pendant cette poursuite que nous fîmes la plus grande perte.
»

Rapport de l'administration républicaine de Fougères au département.

Guy du Boisguy poursuit les Bleus mais allant trop vite, il distance ses hommes et veut s’attaquer seul à une vingtaine de territoriaux dont il est séparé par un marais dans lequel, s’avançant trop, il s’englue jusqu’à la taille, devenant une cible aisée. Un nommé Zemmer, volontaire dans la garde territoriale de Fougères, l’’atteint de deux ou trois balles et l’achève à coups de crosse. Ses Chouans arrivent peu après, le tirent du marais et l’emmènent dans un village plus loin où il décède eux heures plus tard.

« Du Boisguy l'ainé s'élança avec ardeur à leur poursuite et devança bientôt tous les siens; il n'était plus suivi que d'un seul homme, quand il voulut couper la retraite à une vingtaine de soldats qui fuyaient en désordre : « Bas les armes ! » s'écrie-t-il ; ceux-ci s'arrêtent étonnés ; pour arriver à eux, il y avait un petit marais à traverser ; il s'y jette seul, et s'enfonce dans la vase jusqu'à la ceinture; plusieurs soldats l'ajustent et font leur décharge ; il est frappé de trois balles et mortellement blessé. Ses soldats arrivent ; ils le retirent, et le transportent au village de la Charbonnelaie, en Landéan, où il expire deux heures après. Telle fut la fin de Guy du Boisguy, brave officier à qui on ne peut reprocher qu'une aveugle témérité. Il n'avait pas encore vingt et un ans et donnait les plus belles espérances; son audace égalait celle de son oncle de la Motte-Piquet, qu'il disait vouloir prendre pour modèle. »

Mémoires de Toussaint du Breil de Pontbriand

« Ce jour, 10 thermidor, troisième année républicaine, devant les administrateurs du directoire de Fougères, a comparu le citoyen Jorse, garde territorial, lequel a déclaré que le 8 de ce mois il faisait partie du détachement ayant été mis en déroute, il fit son possible pour rallier ses camarades ; que, forcé de se replier, il vit à l'entrée de la forêt un chouan, monté sur un cheval bai clair, courte queue, qui courait le long du grand chemin sur ceux qui fuyaient ; que ce chouan descendit de cheval pour courir vers le déclarant, qu'alors ce dernier lui tira un coup de fusil et le blessa à la tête, qu'il lui tira un second coup dans le côté gauche et l'abattit ; qu'alors ce chouan voulut encore, avec la carabine dont il était armé, parer les coups de crosse de fusil que le déclarant lui portait, qu'à force de frapper il cassa son fusil, se jeta sur le chouan, le prit à la gorge et finit par le tuer ou le laisser pour mort, s'empara ensuite de sa carabine qu'il a rapportée et qui est encore teinte du sang du même chouan. Le déclarant ajoute qu'au premier coup que reçut le chouan, il appela à son secours son domestique nommé Henry ; que le déclarant voyant ce petit domestique approcher, lui tira un coup de fusil et l'abattit ; il ajoute encore que le chouan dont il a parlé était en petite veste de coton, gilet et pantalon, qu'il portait deux épaulettes à graines d'épinards et avait un très gros portefeuille, que le déclarant n'eut pas le temps de prendre, attendu qu'une foule de chouans arrivèrent en criant de toutes leurs forces et le poursuivirent longtemps. Le chouan tué était à peu près de la taille de cinq pieds trois pouces, cheveux frisés, avec une petite muscadine (termes du déclarant). »

Rapport de l'administration républicaine

Aimé du Boisguy s’installe à Landéan avec ses Chouans afin de souffler un peu et fait enfermer ses prisonniers. Auguste Hay de Bonteville poursuit les Bleus dans la forêt de Fougères et finalement abandonne et revient à Landéan.

A Fougères, au bruit de la fusillade tout ce que la ville comptait comme soldats les envoya en renfort. La rencontre avec les Chouans eut lieu à Landéan ; après des combats indécis, les Chouans reprirent le dessus.

Aimé du Boisguy, qui avait appris que son frère était grièvement blessé était parti prendre de ses nouvelles. En cours de route ayant appris sa mort il doit faire demi-tour en raison de la contre attaque des Bleus ; il ordonne l'exécution des prisonniers, au nombre d’une quinzaine et en exécute lui-même.

A la Piochais les Bleus ont perdu beaucoup d’hommes mais aussi des milliers d’assignats, des armes ; mais aussi deux jeunes filles avaient été assassinées par les Chouans. Sur ordre de Boisguy une rapide enquête est menée ; les coupables furent retrouvés, jugés et fusillés le jour même (12 août 1795).

« Le lendemain, un officier public est parti de Fougères avec une escorte pour achever de reconnaître les morts et de les faire inhumer. La perte résultant du pillage s'élève à des sommes considérables; celles en assignats seulement est estimée à environ un million et demi en y comprenant une somme de 324 420 francs que le receveur du district de Fougères avait chargée pour Paris sur le fourgon. Quinze chevaux ont été tués ou pris et leur valeur excède 200 000 livres. La perte en armes et en munitions n'est pas celle qui mérite le moins d'exciter nos regrets. »

Rapport de l'administration républicaine de Fougères au département.

Très faibles pertes pour les Chouans (moins d’une dizaine) et entre 50 et 100 pour les Bleus auxquels il faut ajouter les deux jeunes filles et quelques voyageurs.

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QUIBERON: GEORGES CADOUDAL et PIERRE MERCIER...

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Après avoir enfin décidé de ne plus suivre les ordres d'Antoine d'Amphernet de Pontbellanger, qui obstinément veut poursuivre sa route vers un hypothétique débarquement sur les plages de Saint Brieuc alors que tout se passe dans la baie de Quiberon, après la mort de Vincent de Tinténiac samedi dernier 18 juillet à Coëtlogon, Georges décide de reprendre les opérations en main.

Lorsqu'il arrive en vue de la presqu'île, en ce 24 juillet, c'est pour constater l'échec de l'opération. A-t-il maudit une nouvelle fois les Émigrés comme il l'avait fait lors de leur arrivée à Carnac le 27 juin ? Sans aucun doute. Il constate le départ en colonnes des prisonniers que les Bleus dirigent vers les prisons d'Auray (église saint Gildas, chapelle de La Trinité, maison du Père Eternel etc.)

Qui est responsable de l'échec ?

L'opération de contournement de l'armée de Hoche à partir du débarquement à Sarzeau était bien réfléchie. Beau plan. Le plan a été "pourri" par l'intervention de l'Agence Royaliste de Paris et son ordre de détournement des Chouans vers Coëtlogon où ils tombèrent dans une embuscade dans laquelle Vincent de Tinténiac, le chef, a été tué.

Curieusement à Coëtlogon se trouvait la femme d'Antoine d'Amphernet, Louise du Bot du Grégo mais aussi maîtresse de Hoche.

Cette opération audacieuse se termine en quenouille. Voulait-on réellement qu'elle réussisse ? Avec les dissensions entre Provence (Louis XVIII) et Artois (futur Charles X) la cause était en péril dès le départ; d'autant que les Anglais, divisés eux aussi, ne souhaitaient pas forcément la réussite de l'opération.

Le sang va couler, une nouvelle fois, sang royaliste, sang Chouan, sang Breton, sang français ! Pour des intérêts qui échappent totalement à ceux qui sont venus se battre pour Dieu, le Roi, et leur Pays _ Doue ha mem Bro.

Par la bêtise et l'acharnement de la Convention finissante va se terminer sur les plages de Quiberon, au Champ des Martyrs d'Auray, au Bondon à Vannes et en de multiples lieux, l'Avenir de la France et ses magnifiques défaites de Trafalgar et d'Aboukir. La République poursuit le travail de démolition de l'oeuvre de Louis XVI !

QUIBERON: GEORGES CADOUDAL  et PIERRE MERCIER...

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QUIBERON, 22 JUILLET 1795, LA FIN ...

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D'Hervilly est touché par un biscayen en pleine poitrine. Il est embarqué à bord d'un vaisseau pour être rapatrié en Angleterre. Non blessé, le comte Joseph de Puysaie prétextera d'une visite de vérification pour embarquer et rentrera en Angleterre.

QUIBERON, 22 JUILLET 1795, LA FIN ...

A terre restent :

- le marquis de Sombreuil, capitaine de Hussards- dont le père et le frère ont été guillotinés le 17 juin 1794 d'où héritier du titre de marquis - pourtant débarqué récemment à la tête de  ses 1500 hommes de la deuxième Division le 20 juillet, jour où commença la Bataille de Quiberon et qui se retrouve en la charge de Général d'armée. C'est lui qui va payer les pots cassés après le départ des responsables : D'Hervilly blessé et Puysaie le fuyard.

- Monseigneur Urbain de Hercé qui n'a pas voulu rembarquer pour rester près de ses "Compagnons d'infortune, ses bons prêtres, ses fidèles amis et les malades qui sont parmi nous". "Jusqu'à mon dernier soupir, je leur donnerai les consolations de l'Eglise et les secours spirituels".

- Et tous ceux qui font confiance en la parole du vainqueur. Depuis qu'ils ont quitté le Royaume de France, ils ne savent pas que, après une bataille, ce ne sont plus les Chefs militaires qui commandent mais les Commissaires politiques  de la république, à l'époque les Représentants en mission de la Convention !

QUIBERON, 22 JUILLET 1795, LA FIN ...

Rassemblés sur la plage de Port Haliguen où a eu lieu la reddition, où il est quasi certain que Hoche a promis l'application des lois de la guerre pour ceux qui se rendent, c'est à dire la promesse de vie sauve sauf pour le pauvre Sombreuil qui ramasse les fruits pourris de ses prédécésseurs, les prisonniers sont dirigés vers le Fort Penthièvre puis vers Sainte Barbe avant d'être emmenés à Auray où ils vont être emprisonnés, vingt cinq kilomètres à pied sous un temps épouvantable pour des gens qui ont le ventre vide depuis des heures et peu d'heures de sommeil. Monseigneur de Hercé est debout depuis deux heures du matin.(D'après le témoignage de Villeneuve de La Roche Barnaud).

Peu de gardiens pour un grand troupeau de plusieurs milliers de prisonniers, des encouragements à fuir : là est la preuve d'une confiance en la parole donnée de vie sauve pour ceux qui se rendraient...sauf pour Sombreuil le pauvre malheureux qui va payer les pots cassés, ou pardon pour la vulgarité, a ramassé le bâton merdeux !

Puysaie vogue vers l'Angleterre, D'Hervilly aussi ; il y mourra en novembre (1795).

Pour ceux qui sont restés la destinée va s'accomplir à brève échéance mais ils ne le présagent pas.

Vae Victis (malheur aux vaincus comme disaient les Romains).

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FIDELITE AU SOUVENIR DE MONSIEUR PIERRE FABRE...

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FIDELITE AU SOUVENIR DE MONSIEUR PIERRE FABRE...

Père d'industrie, ce qui est mieux et traduit mieux ce qu'il était que capitaine d'industrie, Monsieur Pierre Fabre est décédé il y a deux ans déjà. Il est nécessaire de rappeler son souvenir dans une époque qui oublie vite ses bienfaiteurs, ce qu'il fut durant cinquante ans pour des dizaines de milliers de personnes.

Très souvent parlent de lui des personnes qui ne l'ont pas connu et devraient plutôt se reconvertir dans la plomberie là où il y a des bruits...

Discret, mais certains préfèrent les logorréiques, dans l'efficacité, il aurait pu investir aux Îles Maldives, à Bornéo à Tahiti ou dans des oeuvres d'art à usage privé. Il a toujours favorisé sa ville de Castres, son département du Tarn, sa région de Midi-Pyrénées en créant de la richesse en hommes.

Il a, entr'autres, largement financé les travaux de restauration de la cathédrale de Castres  ou soutenu la viticulture, richesse  du Tarn, et maintes autres actions sur ses fonds privés. Il aimait bien ce que faisait le Souvenir Chouan :"Ce que vous faites n'est pas pour me déplaire" m'avait-il dit avec son accent incomparable.

Respectueux de la nature, les différents sites de l'Entreprise étaient mis en valeur par la décoration arborée et florale dont s'occupaient de nombreux jardiniers. Un vrai régal visuel.

Notre respect à ce grand monsieur. Le meilleur hommage est celui de l'évêque d'Albi et Castres.

Il était dans sa façon de penser un Chouan, un Chouan d'Occitanie du XXème siècle!

Requiescat in pace.

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VANNES, 1795 - MARDI 28 JUILLET - 2015

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VANNES, 1795 - MARDI 28 JUILLET - 2015

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20-21 JUILLET 1795, QUIBERON : FIN DE L'EPOPEE.

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Le plan de Louis-Lazare Hoche ayant fixé la date de la grande attaque sur le camp retranché de la Presqu’île de Quiberon le 19 juillet a été repoussé à cause des conditions atmosphériques épouvantables, selon Tallien, qui rédige ce texte - tiré de "La Feuille Nantaise"(l'équivalent du "Moniteur" parisien) - à ce soir même, il y a une heure, il y a 220 ans exactement.

Nous transmettons son compte-rendu:

20-21 JUILLET 1795, QUIBERON : FIN DE L'EPOPEE.

"Le point du jour nous trouva en présence du fort Penthièvre ; notre centre fut reconnu le premier et commença l’attaque ; pendant ce temps les colonnes latérales s’avancent en silence vers les points qui leur sont indiqués. Bientôt elles sont aperçues par les chaloupes canonnières anglaises qui bordaient le rivage et dans les eaux desquelles nos soldats étaient obligés de passer jusqu’à la ceinture. Ces intrépides soldats, ils n’avaient de moyens de défense que dans leur courage ; tout le succès de cette affaire avait été confié à leurs baïonnettes, on n’avait pas même une pièce de canon et l’humidité avait rendu leurs fusils des armes inutiles : foudroyés de front par les batteries du fort, sur les flancs par les chaloupes et les frégates anglaises, les troupes s’étonnent un instant et font un mouvement rétrograde ; l’instant d’après elles sont ralliées ; mais il n’était plus temps, l’entreprise paraissait manquée et la plus grande partie d’entre elles reprenaient tristement le chemin de ses lignes. Tout à coup un bruit sourd se fait entendre : une colonne des nôtres a pénétré, se disaient les soldats ; je lève les yeux vers le fort et je ne vois plus flotter l’étendard des rebelles, le drapeau tricolore l’avait remplacé.

Citoyens, le fort était à nous à travers les flots d’une mer mugissante, sous le feu meurtrier de la mitraille anglaise. L’intrépide Ménage à la tête de ses deux cents braves, s’était glissé de rocher en rocher jusqu’au pied du roc de la forteresse, l’avait gravi et se précipitant le sabre à la main dans l’intérieur, avait exterminé tous ceux qui avaient résisté.

Nous étions maîtres du fort et les canonniers ennemis, composés de Toulonais rebelles et fugitifs à l’époque de la reprise de ce fort, tiraient encore sur nos troupes.

Cet exploit eût suffi, sans doute, à d’autres qu’à des français ; mais pour eux et le général qui les commandait, ce n’était que le premier pas dans la carrière, et ils avaient juré d’en parcourir toute l’étendue, et d’exterminer dans cette journée toute l’armée royaliste.

Deux bataillons restent pour la garde du fort ; le reste de l’armée s’élance dans la presqu’isle, sur les traces du général et des représentants du peuple ; en un clin d’œil elle a parcouru cette presqu’isle d’une lieue et demie de profondeur : tous les hameaux, toutes les maisons en sont fouillés avec soin. L’ennemi, débusqué partout, se rend ou fuit à vau-de-route ; quelques uns des siens se rallient sur une hauteur et font mine de résister. Un léger combat s’engage entre eux et nos tirailleurs ; mais l’aspect de deux colonnes qui vont les envelopper éteint ce léger effort de courage : ils fuient, et se hâtent de rejoindre les compagnons de leur honte et de leur félonie.

Chassés comme un vil troupeau, ils se réunissent tous sur le rocher, au bord de la mer, à l’extrémité de la presqu’isle. C’est à ce rocher que vient se briser leur fol orgueil, leurs espérances parricides, leur audace extravagante ; en vain cherchent-ils à retarder le coup qui doit les frapper ; en vain nous envoient-ils plusieurs parlementaires pour obtenir quelques conditions.

On arrive à Quiberon par une langue de terre sablonneuse nommée la Falaise, qui peut avoir une lieue dans la plus grande largeur, et vient en s’étrécissant jusques à l’entrée de la presqu’isle où elle n’a plus que 30 toises. Cette entrée est hermétiquement fermée par le fort Penthièvre, qu’une lâche capitulation avait mis au pouvoir de l’ennemi ; notre camp appuyé sur ces deux ailes à la mer, était fixé sur la Falaise, à une lieue et demie du fort, en avant du petit village de Sainte Barbe ; le gros de la flotte anglaise mouillait à sa gauche, plusieurs bâtiments occupaient sans cesse la droite, et il n’y avait pas de jour que des chaloupes canonnières de l’ennemi ne s’avançassent, jusqu’à la portée du fusil du rivage.

C’eut été compromettre le dignité de nos armes que d’attaquer le repaire de ces brigands suivant les règles de l’art ; c’eut été leur ménager la possibilité d’une fuite qui en eut soustrait la plus grande partie à la vengeance nationale ; et il fallait à la vengeance nationale un exemple terrible qui effrayât quiconque serait tenter de les imiter. L’âme de mon collègue, celle du général et la mienne ne formaient, à cet égard, qu’un même vœu ; il était conforme à celui de l’armée qui chaque jour demandait à grands cris qu’on la conduisit à l’ennemi, que l’on fit une attaque de vive force.

Il fut ordonné à une colonne d’élite, commandée par l’adjudant-général Ménage, de filer par la droite, le long de la mer, jusqu’au pied du fort, de l’escalader et de s’en emparer. Une autre colonne, aux ordres du général Valteau, fut chargée d’attaquer de front ; et une troisième, conduite par les généraux Humbert et Botta, après avoir suivi par la gauche la lesse de basse-mer jusqu’au fort, fut destinée en partie à le tourner, à venir l’escalader par la gorge, et à se porter au village de Kérostin, pour s’opposer aux mouvements que pourraient faire les troupes ennemies cantonnées dans la presqu’isle.

D’après ces dispositions, l’attaque devait être exécutée dès la nuit du premier au 2 thermidor ; elle ne put l’être que la nuit suivante. Les troupes se mettent en marche à onze heures du soir, au nombre de deux mille hommes : un orage affreux éclatait alors dans ces parages ; la pluie tombait à grands flots ; un vent froid et impétueux la jettait aux yeux du soldat, et lui ôtait la faculté de se diriger. Errantes sur cette vaste mer de sable, sans aucun signe qui puisse guider leur marche, nos colonnes se heurtent, se rompent et se confondent, et n’offrent plus qu’un chaos qui semble impossible à débrouiller ; il fallait, pour y parvenir, toute l’activité, tout le sang froid du général. A travers les ténèbres les plus épaisses, il reconnaît les chefs, distingue les différents corps, rectifie les erreurs, supplée par de nouveaux ordres à ceux qu’il est impossible de remplir, excite, presse, encourage et réussit enfin à rendre chacun à son poste et à sa destination.

Quelle relation pouvait exister entre nous et ces rebelles ? Qu’y avait-il de commun entre nous, que la vengeance et la mort. La charge bat à coups redoublés par ordre du général. L’escadre anglaise, au nombre de 154 voiles, tâche en vain d’en imposer à nos troupes par un feu terrible et non interrompu. Les boulets, la mitraille pleuvent sur nos colonnes : mais rien ne peut arrêter les républicains.

Sept cents grenadiers fondent avec impétuosité sur le rocher, la baïonnete en avant. Les vaincus jettent des cris de désespoir, ils demandent à se rendre, le général leur envoie l’ordre de mettre bas les armes, et de faire cesser le feu des anglais. « Eh ! s’écrièrent-ils, ne voyez-vous pas qu’ils tirent sur nous comme sur vous ? ». Cependant le général s’aperçoit qu’on profite du moment de répit qu’il a bien voulu donner, pour faire quelques embarcations. A l’instant, deux pièces de canon sont traînées sur le bord de la mer et une vingtaine de coups à mitraille empêchent les bâtiments de revenir. Ce moment fut le terme fatal pour le châtiment de tant de crimes et de trahisons. Tout ce que l’isle contenait d’ennemis vint mettre bas les armes, et se rendre à discrétion. Quel spectacle pour la France, pour l’Europe, pour le monde entier, que les émigrés si fiers déposant, humblement leurs armes entre les mains de nos volontaires ; les remerciant avec des larmes de honte et de remords, de ces sentiments de générosité si communs chez les Français, et que les belles âmes éprouvèrent toujours au feu de la victoire ; suivant les vainqueurs en vomissant des imprécations contre l’étranger perfide, dont les funestes secours les ont rendu tout-à-la-fois les plus coupables et les plus malheureux des hommes. Ils disaient : « Les puissances étrangères nous ont toujours trompés. Elles nous donnent encore en ce moment, par leur lâche abandon, une preuve de leur attachement ».

Nota : Des voyageurs qui ont passé par Quiberon rapportent le même fait ; disons plus la même horreur : et ils ajoutent que les anglais ont même remis à terre, après notre victoire, une partie de ceux qui s’étaient rembarqués. Si le gouvernement anglais est l’espoir et le recours des traîtres, ils peuvent voir par là comme ils sont récompensés."

                                                                                                                      TALLIEN

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COËTLOGON, SAMEDI 18 JUILLET 1795, MORTEL GUET-APENS...

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Entre Elven et Plumelec, le 14 juillet, un messager a remis au Chevalier Vincent-Alphonse de Tinténiac une missive du Comité Royaliste de Paris lui enjoignant de rejoindre Coëtlogon où de nouvelles directives lui seront communiquées sur la marche à suivre dans leur équipée.

Curieux commandement à une armée composée de Chouans et d'un bataillon de Royal Louis qui a quitté, le 10 juillet,  Port Haliguen à destination de Sarzeau afin de lancer une offensive sur les arrières de l'armée de Hoche qui est en train de "boucler" la presqu'île de Quiberon afin de fermer la nasse dans laquelle sont pris les Emigrés. Le Comité Royaliste de Paris, sous les ordres du Comte de Provence, futur Louis XVIII, subventionné par William Pitt Premier ministre anglais, n'a pas accepté cette opération voulue par le Comte d'Artois, frère de Provence, futur Charles X, soutenu par Windham ministre anglais de la Guerre.

Cet ordre imbécile d'aller à Coëtlogon chercher des ordres, alors qu'il était entendu d'attaquer le 16 les troupes républicaines au nombre de 23.000 hommes massées à Plouharnel, Vincent de Tinténiac y obéit en militaire qu'il est, d'autant que Antoine d'Amphernet de Pontbellanger l'encourage à suivre cet ordre. Ce dernier sait qu'il retrouvera ainsi sa femme, Louise du Bot du Grégo, qu'il n'a pas revue depuis des mois - alors qu'elle a demandé et obtenu le divorce afin de préserver son patrimoine - car il sait qu'elle est présente dans cette maison de Coëtlogon avec les dames de Guernissac qui doivent accueillir l'armée rouge (du nom de la couleur des uniformes portés par les Chouans, uniformes appelés anglais à cause de leur couleur alors que cette couleur d'uniforme est celle des français des régiments D'Hector ou du Desnay). Mais, comme déjà évoqué, il faut se souvenir que la charmante Louises est la maîtresse de Louis Lazare Hoche !

Arrivés à destination les nobles, dont Vincent de Tinténiac et d'Amphernet, sont reçus au château qui, alors qu'il avait été vidé de tout son contenu de meubles et autres accessoires, se trouve, comme par enchantement, apte à réaliser une réception. Etrange comme le souligne notre hôte de ce matin, Monsieur François de Carné.

Les Chouans, sous les ordre de Georges Cadoudal assisté de son frère Julien, de Pierre Mercier La Vendée et de Jean Rohu (qui nous laisse son témoignage) établissent un bivouac dans les bois et les allées du château, en particulier celle qui mène à Plémet.

A la nuit tombée, en ce samedi 18 juillet 1795, l'alerte est donnée par les Chouans: "Les Bleus" ! Lesquels sont surpris d'être découverts. Ils sont au nombre de deux cents. Au cri d'alerte, Tinténiac prend son fusil, saute par la fenêtre du rez de chaussée où se déroulaient les agapes, les dames vont se réfugier à l'étage du château. Vincent court, rattrape les Chouans et, suivi de Julien Cadoudal, se lance dans la chasse aux Bleus. Un fait volte-face, tire, et abat d'une balle en plein coeur le chevalier qui, tué sur le coup s'effondre dans les bras de Julien qui le suivait. Vincent de Tinténiac avait 31 ans. Julien pleure à chaudes larmes. Nous sommes dans un monde de rudes combattants et non de sensibles et délicates personnes. Ces pleurs trahissent une profonde affection pour celui qui, ancien compagnon de Armand Tuffin, marquis de La Rouërie, avait su rallier les plus fidèles à sa cause et avait créé des liens d'amitié. Depuis longtemps Tinténiac menait, au service d'Artois, pour la cause de la Royauté et des Chouans, de nombreuses et dangereuses missions de messager entre la Bretagne, Jersey, l'Angleterre et même avec Charette en Vendée.

Au bout de cette longue allée, modifiée par les remembrements, la croix marque son souvenir ; son corps repose dans un champ, qui, en cette période, est couvert de blé, de maïs il y a dix ans. Cette croix était sur le lieu de son inhumation; elle a été transportée, en ce coin de carrefour, entre 1965 et 1966.

Ce matin, nous avons salué sa mémoire et son combat, mené dans un désintéressement total pour son engagement, Dieu et le Roi. Il a eu une trajectoire fugitive dans l'histoire des Révoltés mais il a vécu son combat intensément, sans esprit de lucre.

Nous avons été reçu par Monsieur et Madame François de Carné qui nous a fait un bel exposé et montré les rares souvenirs du château de Coëtlogon, dont l'édifice actuel n'a plus rien à voir avec la construction de l'époque qui, quelques temps après l'épisode du 18 juillet 1795, fut dépouillée des rares biens restant, incendiée et, des années plus tard, démolie; enfin reconstruite au XIXème XXème dans un style totalement différent.

Nous remercions Monsieur et Madame de Carné pour leur chaleureux accueil, leur gentillesse et l'attention que nous ont portée leurs enfants et petits-enfants. Comme disait Charette :"Rien n'est jamais perdu".

Nous remercions aussi Madame le Maire de Coëtlogon qui, à la demande de Monsieur de Carné, a fait nettoyer le monument souvenir du Chevalier.

Le reportage de cette superbe journée, avec ses nombreuses visites (la très belle église de La Trinité Porhoët, le château de Loyat, l'étonnante église de Saint Léry) sera dans La Revue de Décembre du Souvenir Chouan de Bretagne.

Et encore merci aux nombreux participants à cette journée.

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QUIBERON 16 JUILLET 1795, L'ATTAQUE DECISIVE DE LOUIS-LAZARE HOCHE

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Lord Dundham, Ministre anglais de la Marine et responsable de la logistique du débarquement à Carnac autorise le Marquis de Sombreuil à débarquer enfin avec ses 1500 hommes dont un tiers de Bleus faits prisonniers par la marine anglaise et qui ont préféré s'adjoindre aux Emigrés plutôt que de rester à croupir sur les pontons anglais. Quelle erreur !

Ils ont  à peine débarqué qu'ils se heurtent à la violente offensive de Louis-Lazare Hoche qui a bien décidé d'enfermer les Emigrés dans la nasse où, par sottise, D'Hervilly avait décidé de stationner ses troupes alors que, s'il avait effectué le débarquement dès le 25 juin, les plages étant sécurisées par les Chouans, il aurait pu pousser son avantage et s'enfoncer dans les terres Morbihannaises.

Sous une pluie diluvienne l'attaque de Hoche se porte vers le Fort Penthièvre tenu par les Emigrès où, là aussi, dans les troupes libératrices, sont des Bleus qui ne vont pas tarder à se retourner contre ceux qui les ont sauvés des pontons anglais.

Les attaques contre le site de Sainte Barbe ont échoué ; pendant que les Emigrés attendaient sur les plages de Carnac, Hoche a eu tout son temps pour construire, après avoir confisqué tous les instruments aratoires des paysans alentours, une butte de sable et de troncs d'arbres (toujours visible actuellement) dressant une véritable muraille à l'entrée de la Presqu'île.

Le général Humbert mène ses troupes de façon gaillarde malgré des conditions météorologiques exécrables. On sabre, on tue les résistants valeureux qui s'opposent au déferlement des troupes de Hoche.

§§§

PENDANT CE TEMPS, à une quarantaine de kilomètres, les Chouans avec Georges Cadoudal et Pierre Mercier la Vendée et quelque éléments du Royal Louis, sous les ordres de Vincent de Tinténiac ayant comme second le mari de Louise du Bot du Grégo, Antoine d'Amphernet de Pontbellanger, qui ont débarqué à Sarzeau, dans le but d'obliquer, après leur arrivée à Elven, sur l'arrière des troupes de Hoche, reçoivent un message de l'Agence Royaliste de Paris intimant à Tinténiac l'ordre de se rendre au château de Coëtlogon (au dessus de La Trinité Porhoët à 30 Km de Ploermel !), bien loin de Plouharnel, afin de recevoir des directives sur la conduite des opérations.

Vincent de Tinténiac est un militaire, ancien Lieutenant de la Royale, ancien subordonné de Armand Tuffin, Marquis de La Rouërie, créateur de l'Association Bretonne. Il ne désobéit pas aux ordres surtout ceux venant d'une hiérarchie à priori indiscutable. Or l'Agence Royaliste de Paris est au service du Comte de Provence, nouveau Louis XVIII, subventionnée par William Pitt junior, Premier Ministre de l'Angleterre. Alors que le débarquement à Carnac est voulu par le Comte d'Artois (futur Charles X) sous les ordres de Puisaye envers lequel est méfiant D'Hervilly inféodé à Louis XVIII.

Toujours est-il que l'armée Chouanne marche vers Coëtlogon ; Tinténiac, le jeune Tinténiac, ne présage  pas encore qu'il n'a plus que deux  jours à vivre !

Ce débarquement à Carnac, qui est une réussite se continue en un sac d'embrouilles politiques et idéologiques dépassant largement les idéaux des hommes valeureux qui ont débarqué pour l'honneur de leurs convictions. Cela me fait penser à un grand personnage qui, manchot, mettait son bras unique au service de son Roi, de son honneur et de la vérité ; il mourut fusillé sur la plage du Port d'Orange. Son descendant, un taiseux,  n'a pas les mêmes valeurs.

Déjà des entourloupes politiques ! Comme à l'heure actuelle : le camp des vainqueurs ! Désolant.

Nous rendrons hommage à Vincent de Tinténiac, samedi 18 juillet, jour de sa mort, à Coëtlogon. Rendez-vous devant l'église de La Trinité Porhoët à 10 H 30.

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