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JUSTICE ET VERITE

Publié le par culture

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MERCREDI 7 MARS à 22 H 55   FR 3

l'émission de Franck Ferrand, l'Ombre d'un doute, sera consacrée au soulèvement de l'Ouest et son exemple emblématique, La Vendée  et sa particularité: l'expérience du génocide.

Même si ce mot n'existe pas à l'époque de la Révolution, Gracchus Babeuf utilisant le mot "Populicide", les effets en seront les mêmes que 150 ans plus tard, les victimes - des nouveaux nés aux vieillards - et, ce qui existera lors de l'invasion stalinienne de la Pologne en 1940: la destruction de l'habitat et des biens.

Cette émission est annoncée ; en clicquant sur l'image ci-dessus vous pouvez atteindre le programme de FR 3.

Souhaitons que Dame Censure reste à regarder les  dessins animés  sur Disney Channel,qui ne remettent pas en question  l'Histoire de la Révolution. Si l'on se remémore l'exemple de jeudi dernier - lorsque France-Culture a purement et simplement supprimé l'émission avec Reynald Secher (sans jeter aucun émoi dans nos Blog puisque seul le Souvenir Chouan de Bretagne a dénoncé cette forfaiture) - tous les coups semblent permis à ceux qui ne veulent à aucun prix, que la Vérité ne sorte des bocages vendéens, bretons et autres.

Alors attendons et voyons si FR 3 applique  la devise de Ouest France: Justice et Vérité !!!!!

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Gesté, l'église est sauvée..."si tu veux, tu peux" !

Publié le par culture

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L'Association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois a gagné. L'église de Gesté ne sera pas déconstruite,  joli terme pour cacher une simple démolition comme pour un  immeuble sans âme.

Mais une église a toujours une âme.

La municipalité a bataillé ferme avec une évidente mauvaise foi pour défendre son projet de démolition - pardon de déconstruction - arguant que cet édifice du XIX ème siècle de style baroque n'avait aucune spécificité. La Cour Administrative d'Appel de Nantes en a décidé autrement.

En effet, comme nous l'évoquions dans un précédent article de ce Blog le 12 avril 2010, cette église de style néo-gothique - style de reconstruction après les exactions civiles et immobilières de la Révolution (le bourg de Gesté a été totalement détruit par les Colonnes Infernales ainsi que ses habitants) - ne représentait pas un style respectable pour les municipaux gestois.

Avec un aussi stupide et sot raisonnement, le style français, improprement appelé style gothique, aurait détruit l'art roman, lequel aurait détruit le pré-roman qui lui-même aurait détruit le mérovingien.

Le Corbusier arrivant et voulant faire du passé table rase, nous n'aurions plus à nous mettre sous la dent, pardon sous les yeux, que du béton précontraint, avec des bouts de verre en guise de vitraux et des toits en forme de béret comme la chapelle de Ronchamp dans les Vosges.

Stop, les incultes. Laissez-nous l'histoire de la France et de son patrimoine.

L'église de Gesté, replâtrée après 1794, a été finalement reconstruite et ouverte au culte en 1864. Sa construction n'a été possible qu'avec les dons des habitants - essentiellement catholiques - sans aide de l'Etat (1500 F sur une somme de 30 mille francs !). Elle a été confisquée - volée - en 1905 / 1906, par la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, sans que les généreux donateurs soient indemnisés.

Si la municipalité dirigeant Gesté avait normalement entretenu cette église, son état ne se serait pas dégradé. Si la Municipalité  avait entamé un sage dialogue avec la population au lieu de décider autoritairement la fermeture et la destruction, du temps et de l'argent auraient été économisés.

geste-pour-scb 2344 editedDans son orgueil et sa vanité blessées, la municipalité se retourne contre l'Association qui a évité cette horreur hybride (image de gauche), qui aurait été une verrue pour le bourg, en écrivant:

"L'Association Mémoire Vivante du Patrimoine de Gesté porte désormais une très lourde responsabilité, celle de ne pas avoir de lieu de culte à Gesté...../...Vous avez changé le destin de notre commune et ruiné les espoirs de la communauté chrétienne en plein désarroi"

C'est beau comme  du Pagnol... et totalement mensonger.

L'Association de défense s'est créée pour tenir tête à une municipalité "imbue d'elle-même et sûre de son pouvoir" soutenue par la tiédeur habituelle du clergé dont auraient rougi les prêtres tombés pour l'honneur de leur sacerdoce pendant les guerres révolutionnaires.

Cette Association vérifie une fois de plus l'adage:"Si tu veux, tu peux".

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DROIT DE CENSURE OU INTERDICTION D'EXPRESSION;

Publié le par Anti as censeur

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France-Culture est une station de radio, destinée plus particulièrement à la culture des habitants de la France laquelle est gérée depuis 220 ans (le 21 - 22 septembre prochain) par un système politique appelé république, basé sur une reconnaissance du peuple et de son poids "citoyen" plus communément appelé, sans rire, démocratie.

Ce nouveau système politique, qui doit amener le peuple au bonheur le plus complet, a ses Tables de la Loi, version moins obscurantiste des 10 commandements donnés à Moïse par Yahvé.

Deux articles peuvent retenir notre attention:

Article XI: La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.

 Article XVI: Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.

D'accord, la radiodiffusion n'existe pas en 1789 et le télégraphe de Chappe est balbutiant. Là est peut-être la raison qu'a saisie un esprit malin pour empêcher Reynald Secher d'exprimer le résultat de ses travaux les plus récents ; en arguant du fait que dans l'article XI on cite: parler - la parole, à l'époque, est répandue du haut de la Chaire ou en assemblée - écrire imprimer. Mais on ne parle pas de radiodiffuser !!

Alors que les accords étaient donnés, quelqu'un a obtenu d'appliquer son désaccord. Et la Société France-Culture n' a pas assuré la Garantie des Droits.

L'émission qui nous a parlé de la Hongrie,  laquelle a souffert pendant de longues années du robespierrisme, au lieu du Génocide et du Mémoricide, s'appelle "Question d'éthique" dont il faut lire, sans rire, la profession de foi:

Questions d'éthique aborde tous les sujets qui permettent de poser un problème moral. Evénement récent, épisode historique, ouvrage, auteur philosophique, oeuvre littéraire ou concept, le support de la réflexion menée dans cette émission a trait à tous les aspects de notre culture et de notre expérience de vie. Questions d'éthique est une émission où les questions abordées, qu'elles aient trait aux choix individuels, à la morale personnelle, aux sciences, à la vie publique, à la pratique politique et aux dilemmes internationaux, sont présentées de façon précise, dramatisée et parfois paradoxale.

L'ambition est de mettre en scène une véritable découverte, progressive et animée, d'un problème éthique.

L'objectif est de donner une présentation très informée du sujet et de permettre à l'auditeur un apprentissage de la pensée.

N'est-ce pas que c'est beau ? Bon, ça ne s'applique pas forcément, et certainement pas à tout. La preuve en a été faite aujourd'hui, à 15 H 30.

La liberté de penser ou de dire, sans causer de désordre bien sûr, est à géométrie variable. Nous en avons eu une belle démonstration ce jour. Peut-être comprend-on mieux ainsi ce qui s'est passé dans la tête de ceux dont nous rappelons l'engagement il y a deux cent vingt ans, les Chouans qui se sont levés pour leurs libertés.

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CENSURE Clémento-Martinienne ?

Publié le par culture

bandeauethique.jpg Annoncé sur France-Culture aujourd'hui à 15 h 30, le passage de Reynald Secher vient d'être supprimé. L'émission, qu'il avait enregistrée il y a une semaine a été remplacée par une autre consacrée à la Hongrie avec une enseignante à Sciences Po Dijon.

A priori la culture vendéenne n'a aucun lien avec la culture magyar. Mais allez savoir.

Cette émission s'appelle "Questions d'éthique" ; elle est animée par Monique Canto-Sperber qui est membre de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. On retrouve fortuitement (?) des liens fréquents avec Jean-Clément Martin dans certains ouvrages de personnes issues de cette Ecole.

Mais les gens sont méchants et l'on ne peut imaginer une question de contre-éthique.

Attendons la suite...Peut-être que, tout simplement, l'enregistrement a été égaré, la Maison de la Radio étant tellement grande !

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COLLIER DE PERLES POUR NATHALIE......

Publié le par Pêcheur de Perles

Meyer-Sable-003.jpgIl aurait été dommage que l'auteur de l'ouvrage ci-contre ne doive se contenter que d'un petit article sur notre Blog, bien qu'elle avait déjà bénéficié, dans La Lettre N°1 - mars 2007 -du Souvenir Chouan de Bretagne, d'une critique méritée de son ouvrage.

Il peut nous arriver de laisser des coquilles à la fermeture de nos articles mais nous essayons de les rattrapper par la suite. N'y avait-il pas un Comité de lecture aux Editions Ouest-France ?

Nathalie Meyer-Sablé, qui a rédigé les textes de son livre - ce qui est la moindre des choses pour un auteur - posséde un doctorat de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle a enseigné l'ethnologie à Lorient.

P2210065P2210065P2210065"Nathalie  Meyer-Sablé a étudié les familles de marins-pêcheurs, le patrimoine du littoral, les techniques de pêche ou de conservation du poisson ainsi que l'histoire politique et sociale de cette région".

Voilà ce qui est inscrit dans sa fiche de présentation. Quant à la bibliographie, elle repose essentiellement sur des progressistes ou modernistes ou marxistes: Roger Dupuy, Jean-Clément Martin, Albert Soboul, Michel Vovelle, Jean-Paul Bertaud des plus modérés comme Godechot (ancien étudiant de Mathiez), enfin Pitre-Chevalier et Emile Gabory. Pas un seul spécialiste de l'Ouest comme R. Secher, J-J Brégeon.

Que Nathalie Meyer-Sablé soit spécialisée dans les affaires de la pêche peut expliquer le nombre de coquilles rencontrées, mais on pourrait penser qu'elle est aussi spécialisée en science ostréicole avec le nombre de perles récoltées.

Parmi les plus belles:

- les «sacré-coeurs» (sans majuscules), ces talismans brodés qui, depuis le XVIIè siècle symbolisaient la dévotion à la Vierge. Dans un premier temps ils sont fabriqués par les soeurs chassées de leurs couvents puis par les femmes de la noblesse qui le transforment en une sorte de signe de reconaissance. Il matérialise le but de la révolte: le rétablissement de l'ancien ordre, monarchique autant que religieux.

-La bataille de Ponthieu (Pontlieue) avant le piège du Mans. A Ancenis Fleuriot a pris le commandement (le 17 décembre), repart vers Erdre (Nort sur Erdre), Blain (où Fleuriot est élu le 20 décembre) puis Savenay le 23 décembre ; à compter de ce jour, on entre dans la chouannerie.

- Un beau tableau de Bara avec sa légende habituelle.

- L'échec de la Bataille du Pont du Loc'h.

- Encore un tableau de Bara (page110)

- Arrêté le 9 mars 1804, Cadoudal est jugé, condamné à mort et exécuté le 12 juin.(page 111)

- Les causes de l'insurrection sont locales ; ainsi la religion n'en fut point le motif.

- Bonchamps est tué à Cholet (le 17 octobre, page 115). Il a grâcié les prisonniers Bleus à Saint Florent le Vieil le 18 octobre(page 64).

- Cadoudal est pris en mars 1804. Il est condamné et fusillé le 15 juin 1804. (page 115) (Georges a été guillotiné en place de Grève le 25 juin 1804)

- François Athanase de Charette : l'échec de Quiberon l'affaiblira durement.

- Pierre Guillemot : Débarqué à Concarneau, dénoncé et arrêté. Jugé et exécuté le 5 Janvier. (Pierre Guillemot vivait caché chez des amis depuis des mois)

- Pierre Mercier La Vendée, après une autre attaque de Saint Brieuc, est arrêté, jugé puis fusillé en janvier 1801. (Pierre Mercier est tombé dans un traquenard le 20 janvier 1801 et abattu)

- Jean-Nicolas Stofflet, quitte ses fonctions de soldat et rejoint Cathelineau.(il était garde-chasse)

- Treton, dit "Jambe d'Argent" né en 1870 à Astillé.../... assiste à l'échec de Savenay (il a quitté l'armée Catholique à Laval) trouve la mort dans un combat le 27 novembre 1795 à Cosmes.

Il faut avouer que ce florilège n'est pas exhaustif, car les 127 pages demanderaient des explications et des reprises trop longues pour un Blog.

Fermeture du collier.



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TOUSSAINT du BREIL de PONTBRIAND

Publié le par culture

Toussaint_du_Breil_de_Pontbriand.jpgLe 20 février 1844, le colonel vicomte Toussaint du Breil de Pontbriand décède en sa maison de La Ville Robert à Saint Lormel dans les Côtes du Nord.

Grand chef de la Chouannerie, il était né à Dinan le 2 septembre 1776 et avait épousé, à l'âge de 20 ans une soeur d'Aimé du Boisguy, Colette Appoline Picquet du Boisguy.

Ayant appartenu à l'Association Bretonne du marquis de La Rouërie il est obligé d'émigrer ; il revint en France en 1792. Arrêté en débarquant, emprisonné à Saint Malo, condamné à mort (émigré rentré) il s'évade grâce à la complicité d'un gardien le trouvant trop jeune pour mourir.

Contraint de signer dans l'armée républicaine, il est envoyé sur le front de l'Est ; il s'en échappe et revient, en 1795, dans sa Bretagne natale rejoint les Chouans de la région de Vitré et devient, avec Henri du Boishamon un des deux lieutenants de Alexis du Bouays de Couësbouc.

Il livra de nombreuses batailles dans les cantons de Fougères et Vitré sous les ordres de son beau-frère Aimé du Boisguy.

Rentré à la maison lors de la pacification de juillet 1796, il put convoler en justes noces au mois de septembre.

Il reprendra les armes contre le Directoire, agonisant et persécuteur, en septembre 1799 pour la région de Dinan ayant levé une nombreuse armée de plusieurs milliers d'hommes. En février, trouvant des conditions honorables pour lui, ses soldats et les prêtres réfractaires, il mettra bas les armes devant le Consulat.

Il refusera de servir le Consulat et l' Empire et recevra la croix de Chevalier de Saint Louis des mains du roi en 1814.

Lors des Cent Jours, il fait le coup de feu dans le secteur de Dinan et, comme Sol de Grisolles, exige des Prussiens qu'ils n'occupent pas le territoire royaliste. Ce qui sera respecté.

De décembre 1816 à décembre 1817 il occupe divers commandements dans le Jura,  dans les îles d' Hyères puis de Ré et rentre chez lui pour se consacrer à sa famille.

Le métier le démangeant il obtient, en 1823, un  commandement dans la région de Tolède, lors de la Guerre d'Espagne. A l'issue de cette campagne il reçoit la Croix de la Légion d' Honneur et celle de commandeur de l'Ordre de Saint Ferdinand des mains du roi d'Espagne.

En 1828 il rentre définitivement en son château de La Ville Robert pour avoir enfin une vie de famille et écrire ses pittoresques mémoires.

Il y décède le 20 février 1844 à l'âge de 68 ans. Il repose dans le cimetière de Pluduno.

 

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FRANCE CULTURE, Reynald Secher

Publié le par culture

Reynald Secher, notre conseiller en Histoire, pourra être écouté jeudi prochain, 23 février, à 15 H 30 sur les ondes de France Culture. Il sera bien entendu interviewé sur son dernier ouvrage traitant du "Génocide au Mémoricide".

Cela risque d'irriter un professeur en retraite de la Sorbonne.

En effet, dans le guide des Lieux de Mémoire (239 pages) rédigé par "Le Petit Futé", que vous pouvez télé-charger sur Internet, figure, page 40, le Musée de la Chouannerie à Plouharnel, dans le Morbihan. L'article décrit ce lieu que beaucoup connaissent. Le rédacteur de l'article évoque les écrits témoins des ordres, qu'un terme datant de 70 ans permet maintenant de qualifier de génocide ; page 198, un petit article évoquant la reprise de Noirmoutiers par les Bleus en janvier 1794 est titré "Un épisode du génocide vendéen".

C'est ce qui a déclenché la fureur de Jean-Clément Martin qui a adressé cette lettre au Ministère de la Défense et plus particulièrement au service de la Direction de la Mémoire.

Extrait: "L’emploi de cette formule dans un tel guide, sous votre patronage, dans ce moment précis, pose problème, entérinant une proposition partisane que l’examen historique dément de façon catégorique. La réalité des massacres, tueries et exécutions commis pendant la période révolutionnaire en Bretagne et dans le territoire lié à la guerre de Vendée, est incontestable. Elle ne peut s’apparenter à un génocide perpétré par un Etat ou un gouvernement.

Il serait hautement souhaitable que le Ministère de la Défense, et notamment la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives, prennent position clairement sur ce sujet pour lever toute ambiguïté et simplement respecter les conclusions des recherches historiques menées sans parti pris.

Sentiments distingués

Jean-Clément Martin »"

Martin serait-il à ce point à bout d'argument pour utiliser un procédé qui, autrefois, était puni par le maître d'école ?

D'autre part, quand on connaît ses multiples écrits et prises de position, il paraît curieux de le voir donner des leçons de moralité  quand il écrit:" simplement respecter les conclusions des recherches historiques menées sans parti pris", car c'est bien de ses recherches dont il parle !

Il n'y aurait en France qu'un seul personnage qualifié pour traiter (à sa façon) les faits de l'Histoire: Lui.

Vanitas vanitatum et omnia vanitas.

En attendant, pensez à vous connecter sur France Culture, jeudi.

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Jean-Clément Martin, persiste et signe...

Publié le par culture

Ci-dessous, le courrier que Jean-Clément Martin vient d'envoyer au Ministère de la Défense ainsi qu'à la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives à propos de l'article que le "Petit Fûté" a consacré au Génocide vendéen.
"Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir"
"Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre".
Dans son obstination, Martin devient proprement inénarrable voire un cas pathologique.
Il faut rappeler que ce professeur émérite de la Sorbonne a formé des élèves, des doctorants, qui sont parfois dans l'à-peu-près dans leurs rédactions.Il aura ainsi répandu sa vision de l'Histoire.

 Nous traiterons ainsi, de façon développée, de la vue que porte une doctorante de l'EHESS sur les Guerres de l'Ouest.

       

voici la lettre que je viens d'envoyer au

Secrétariat général pour l’administration 
Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives

Je viens de prendre connaissance du livret consacré au Guide des lieux de mémoire des champs de bataille
édité par le Petit Futé sous votre responsabilité dans lequel le "génocide vendéen" est cité deux fois p. 40 et p. 198. 

L'emploi de cette formule dans un tel guide, sous votre patronage, dans ce moment précis, pose problème, entérinant une proposition partisane que l'examen historique dément de façon catégorique. La réalité des massacres, tueries et exécutions commis pendant la période révolutionnaire en Bretagne et dans le territoire lié à la guerre de Vendée, est incontestable. Elle ne peut s'apparenter à un génocide perpétré par un Etat ou un gouvernement. 

Il serait hautement souhaitable que le Ministère de la Défense, et notamment la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives, prennent position clairement sur ce sujet pour lever toute ambiguïté et simplement respecter les conclusions des recherches historiques menées sans parti pris. 

Sentiments distingués

Jean-Clément Martin

Ainsi les craintes que j'exprimais depuis longtemps sur cet usage du mot génocide n'étaient pas vaines. Il est urgent qu'une mobilisation se fasse sur cette question, qui n'est qu'une parmi d'autres à venir. L'Histoire et la Mémoire sont en jeu.




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ORIGINE DE LA LEGENDE DES NOIRS NOYES EN LOIRE....

Publié le par culture

"La Loire est un lieu symbolique d’où l’on débarquait les esclaves et ou certains étaient jetés par dessus bord. La Loire représente donc aussi un tombeau. Quand je la vois je me dis que les esprits de nos ancêtres sont là" déclarait à la presse nantaise, en mai 2006, Octave Cestor conseiller municipal de la ville de Nantes.

Il faut déduire de cette déclaration totalement mensongère et anachronique par rapport aux faits qui se sont déroulés dans ce fleuve, que les informations propagées par le conseiller municipal de Jean-Marc Ayrault viennent de la lecture de cet article de Ouest-Matin, daté de janvier 1952:

Ouest-Matin-10-janv-1952.jpg

 

Dans une gesticulation rédactionnelle relevant d'un grand écart qui pourrait être fatal à certaines parties anatomiques non protégées, le journaliste écrit:" Les ossements humains mis à jour la semaine passée par la suceuse qui opère près de l'île Cheviré , n'ont pas fini de faire couler de l'encre, et jusqu'à ce que, avec certitude, on puisse les identifier, les hypothèses les plus diverses sont avancées. A priori, la plus vraisemblable est celle que nous émettions l'autre jour en disant qu'il se pourrait fort bien que l'on se trouvât en présence de royalistes exécutés sous la Révolution"

Voir article sur la page du 28 janvier de ce Blog.

L'artiste journaleux poursuit:"Pourtant rien n'est moins sûr et dans l'état actuel des recherches, toutes les présomptions sont des plus fragiles. Il est en effet troublant que l'on ne reconnaît parmi ces restes, que des ossements du sexe masculin, alors qu'en 1793-1794, hommes et femmes indifféremment périrent. Monsieur Niort, directeur du Museum d'Histoire Naturelle, montre, en ce qui concerne les crânes, que les détails morphologiques sont assez curieux et que certains caractères raciaux ne se représentent pas parmi les contemporains. Avec notre faible science, nous ne pensons pas qu'en l'espace d'un peu plus d'un siècle et demi (1794-1952) les caractères extérieurs des corps aient pu aussi sensiblement se modifier.

C'est ce qui nous incite à penser que l'on a peut-être devant soi les restes de noirs venus à Nantes quand la traite était florissante. La Présence de chaînes n'est pas pour nous démentir.

Il appartiendra à des gens plus qualifiés que nous, et en particulier à M. Niort dont l'autorité est grande en la matière si, à la seconde hypothèse que nous formulons aujourd'hui, on peut faire quelque crédit.

Nous savons très bien que la plupart des esclaves noirs livrés aux négriers par les chefs de tribus africaines étaient directement transportés en Amérique, mais il se pourrait fort bien que quelques uns d'entre eux aient été conservés comme hommes d'équipage et aient péri en Loire pour une raison que nous ignorons."

Les passages soulignés ou en gras l'ont été par le rédacteur de cette page

Si monsieur Cestor n' a pas d'autre lecture que cet article de 1952, on comprend mieux son recueillement devant la Loire en pensant à ses ancêtres.

Plus sérieusement, il est d'une parfaite absurdité de penser que l'on ait enchaîné des hommes d'équipage - même galériens - dont on retrouve les ossements à quelques centaines de mètres du port de Nantes.

Le-Populaire-de-l-Ouest-7-janv-1952-1-copie-1.jpg

 

Si effectivement la majorité des noyades a mélangé hommes et femmes de tous âges et conditions, on peut penser que ces ossements sont ceux des prêtres de la première noyade, dans la nuit du 16 novembre 1793, ou de ceux des prêtres angevins du début décembre.

 

La présence de restes de chaînes confirme bien les différents témoignages selon lesquels on enchaînait les victimes.

 

Le directeur de ce journal terminera sa carrière, après la faillite du titre, professeur de droit à la Sorbonne !

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Il n'est pas encore interdit de rêver.....

Publié le par culture


Le Député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault fait de fortes déclarations que l'on peut retrouver sur son Blog:

 "Il est temps de sortir du mensonge et de l'oubli. A Nantes, je retrouve la même volonté : non pas désigner des coupables ou demander des réparations mais porter un regard lucide sur cette  douloureuse période de  notre histoire commune. C’est la condition d’un dialogue sincère. C’est ainsi que nous pourrons bâtir un monde plus juste, plus fraternel, plus solidaire. " 

« Il est temps de dire les vérités historiques, de  sortir du fantasme, du mensonge et de l’oubli, sans esprit de repentance ou de stigmatisation, mais pour que le silence n’étouffe pas l’avenir », s’est exclamé Jean-Marc Ayrault. 

« Dans les responsabilités qui sont les miennes à Nantes comme à l’Assemblée nationale j’ai toujours eu à cœur d’accompagner le mouvement de fond de la société française qui, à l’orée des années 80, a commencé à regarder enfin en face son histoire. Si la Ville de Nantes a décidé d’assumer ainsi son passé, c’est pour, forte de la connaissance de son histoire, engager des combats pour le présent et pour l’avenir »

PLAQUE-AYRAULT.jpgInvité, le 20 novembre, pour notre journée de la commémoration des Noyades de Nantes, le député-maire n'avait pas même daigné envoyer une simple, voire courtoise, réponse, avec l'excuse habituelle de ses occupations diverses et variées.

Pourtant avec ses belles et remarquables déclarations sur la véracité historique, il aurait été apprécié qu'un homme politique de sa pointure reconnaisse un fait historique qui s'est bel et bien déroulé, lui, dans sa ville ! Et il se serait ainsi démarqué de ses prédécesseurs, lui qui recherche tellement cela.

Et de plus, par un natif de Maulévrier, le pays de Stofflet !!!

Mais il est vrai que ses déclarations ne concernaient pas les victimes de la révolution. Encore une sensibilité historique à géométrie variable !

C'est dommage car nous aurions pu avoir ce cliché du président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale inaugurant la plaque du Souvenir Chouan de Bretagne ; ce cliché aurait paru dans la presse locale, Ouest-France et Presse-Océan qui, eux non plus n'ont pu venir, ayant, c'est certain, d'autres occupations mais pas forcément plus importantes historiquement.

 Ainsi aurait enfin sonné l'heure de la reconnaissance d'une page d'Histoire. Ce sera pour une autre fois ? Nous ne voulons pas de stupide et déplacée repentance. 

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Mais ne soyons pas trop injuste avec le député-maire de Nantes car il a pris des dispositions pour que notre plaque commémorative soit protégée des vandales ; il a ainsi fait installer par les services municipaux des barrières métalliques qui empêchent de l'atteindre. Merci, monsieur le maire, pour votre contribution à la connaissance de l'Histoire Vraie.

Navré de décevoir ceux qui auraient cru en ce dernier paragraphe ; en effet les grilles sont installées pour protéger les travaux de création d'un ponton! Désolé !

 

 

 

 

 



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