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REPONSE AU JOURNALISTE DU PERE DUCHESNE

Publié le par culture

Courrier envoyé au journaliste de Ouest France qui a signé la charge contre Reynald Secher jeudi 12 août.

Voir article précédent sur ce Blog.

Monsieur Jean-François Martin

Ouest France

2 quai François Mitterrand

44200 Nantes

Monsieur,

Jeudi 12 août, journaliste spécialiste des dossiers économiques et sociaux, vous publiiez un article purement scandaleux. Il faudrait en revenir à certains articles parus dans "Je suis partout" pour lire une rédaction aussi détestable. Il faudrait en revenir à Jacques Hébert, l'ordurier rédacteur du "Père Duchesne", pour retrouver, dans votre texte guère plus "soft" compte tenu de l'époque, des propos qui en 1793 se terminaient, pour leur victime, par la guillotine.

Les temps ont changé, mais votre charge contre celui qui est le conseiller en Histoire du Souvenir Chouan de Bretagne, est une condamnation à ce que nous appellons "la guillotine sèche" actuelle, celle qui porte atteinte à la notoriété, à la respectabilité, à l'honneur des personnes, à l'activité du travail et à sa rémunération. Sans droit à une réponse. Mais où êtes-vous donc allé chercher les accusations que vous portez contre lui ? Comment avez-vous osé propager ce que, nous appellons des "bruits de chiottes". Terme pas très élégant, certes, mais qui correspond exactement à ce que vous avez mis dans votre article.

Vous avez de plus avoué à Reynald Secher que vous n'aviez lu aucun de ses ouvrages. Bravo pour l'équité ! Vous auriez pu aussi regarder le DVD (voir les sites en relation avec le SCB) qu'il a réalisé sur la chapelle Saint Pierre ès liens, pour votre enquête. Vous n'avez pas hésité à salir quelqu'un que vous ne connaissez même pas.Bravo pour l'objectivité !

Qui est donc celui qui a tenu le rôle du docteur Delorme (Le Corbeau de H.G. Clouzot) ?

Clamant haut et fort ce que nous découvrons dans les Archives, nous constatons que ce sont des cercles souvent monarchistes qui propagent nos découvertes. Les républicains purs et durs, acceptant enfin le dialogue, nous laisseront-ils nous exprimer sans nous jeter l'opprobre? Nous faisons de l'Histoire pas des histoires. Apprenez que défendre la connaissance de l'Histoire pour son enseignement honnête - ce qui n'est pas le cas actuellement - n'entraîne pas nécessairement une vocation royaliste ou monarchique- même si les mensonges enseignés depuis plus de cent cinquante ans (Michelet + Louis Philippe 1) peuvent amener à regarder d'un oeil nouveau la monarchie de l'époque pré-révolutionnaire.

Enfin dernier mensonge, lorsque dans votre article vous évoquez les propositions de Reynald Secher à l'évêché de Nantes ou au curé de la Chapelle Basse Mer. Cela ne se passait pas récemment mais en 1993 !!! Nous possédons les courriers échangés à cette époque entre l'historien et l'Evêque de Nantes, ce qui est un démenti formel des propos du Père Lebeau.

Veuillez agréer, monsieur, nos salutations.

Le Souvenir Chouan de Bretagne

Devise de Ouest France :Justice et Liberté


"Ouest France a édicté en juin 1990 sa propre charte de l'information dans laquelle le journal rappelle les valeurs humanistes auxquelles il aime se référer et qui mentionne les règles d'honnêteté intellectuelle, de prudence d'écriture et de respect des personnes que ses journalistes sont appelés à respecter. Cette charte est intitulée:"Dire sans nuire, montrer sans choquer, témoigner sans agresser, dénoncer sans condamner".

 

SANS RIRE !!!!!!

 

Le Souvenir Chouan de Bretagne

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Article scandaleux digne du Père Duchesne.

Publié le par culture

 

Dans le vignoble, la chapelle de la discorde

  

jeudi 12 août 2010 Chapelle chantier

OUEST-FRANCE


 (Titre de Ouest France dans son édition DEPARTEMENTALE !

Cliché Hedo-Vendée. L'article est publié dans son intégralité, les mots soulignés en gras sont d'origine. Ce sous-titre est du SCB.)


Chaque été, de jeunes catholiques participent à la restauration d'une chapelle à La Chapelle-Basse-Mer, dans le vignoble nantais. Là, ils construisent un souterrain reliant la chapelle à la crypte.

D'un côté, un historien proche des milieux royalistes qui a lancé un chantier de restauration, de l'autre un maire largement soutenu par la population.

Une ruine. Où les gamins du coin s'inventaient des histoires à la « Club des cinq » entre les ronces. Aujourd'hui, une vingtaine d'années plus tard, cette chapelle a retrouvé fière allure. Reynald Sécher, « enfant du pays » et « historien reconnu dans le monde entier » (comme il se définit lui-même), choie « ce lieu de mémoire » situé dans le vignoble nantais à La Chapelle-Basse-Mer, à plusieurs centaines de mètres de la demeure où il est né.

Il l'achète en 1992. Et, très vite, met en place des chantiers de jeunes, chaque été en juillet. On s'y presse de la France entière. Et on bosse, on défriche, on cimente, on cloue. On prie aussi au milieu des truelles et brouettes, comme ça à la bonne franquette, en short, assis dans l'herbe. La vie est belle, « l'oeuvre » sort de terre.

Les Chapelains observent. Voient parmi les jeunes « des gars aux crânes rasés, en treillis et rangers ». Cette méfiance de la grande partie de la population locale, « les dégradations régulières sur la chapelle », « les vols de matériel ou de l'harmonium », Reynald Sécher en a soupé. En ce jeudi de soleil, il nous parle longuement dans ce cloître, lui aussi construit entièrement lors de ces chantiers. « J'aurais dû avoir la Légion d'honneur pour avoir fait ça », soupire-t-il pendant qu'une petite dizaine de jeunes, bermudas et tennis, s'activent à terminer un tunnel qui mène à une crypte.

« Ah ! On serait pétainistes ? !... »

« Et dire que je ne fais pas ça pour moi mais pour la population. Moi qui ai démontré qu'il y a bien eu un génocide vendéen durant la Révolution française (1), j'aurais voulu créer ici un mémorial des guerres de Vendée. Mais le maire ne veut pas nous accorder de permis. Alors on va arrêter la mort dans l'âme. Encore deux étés, et on s'en ira sauver autre chose. »

« Tout ce qu'on nous reproche »,selon lui, tient à un seul homme. Roger Jamin, le maire. Qui n'aurait pas de mots assez durs : « Il m'a reproché de créer une chapelle intégriste. Il nous traite de nazis, révisionnistes, négationnistes, bref de tout ce que vous voulez. » Assis à l'ombre du cloître, on lui glisse que des riverains ont entendu des jeunes chanter à la nuit tombée « Maréchal, nous voilà ! ». Il nous coupe, et dit comme offusqué : « Ah maintenant, on serait pétainistes ! » Une méprise, selon Reynald Sécher, homme affable et policé.

Ne serait-il pas royaliste ? Non, jure-t-il de ses grands dieux. La preuve ? « J'ai travaillé comme directeur de communication de Jean-Pierre Raffarin au Conseil régional de Poitou-Charentes. » N'a-t-il pas lancé une souscription pour financer la création de statues de Marie-Antoinette et de Louis XVII ? « Quoi ? » On insiste et il dit : « Ah oui, quand on m'a proposé ça, j'ai rigolé ! »

On quitte cet « amoureux des vieilles pierres » et les jeunes bâtisseurs dont cette fille « enseignante en Seine-Saint-Denis », joliment souriante qui dit : « Ah non, il n'y a pas d'intégristes ici. »

Il n'empêche, Reynald Sécher s'est rendu, en 2007, au camp d'hiver de Chrétienté-Solidarité organisé par Bernard Antony ; le chef de file des catholiques traditionalistes, ancien député européen FN, écrit dans son blog : « Nous avons reçu [...] l'ami Reynald Sécher. » Toujours en 2007, il donne une conférence pour « Lys de France », « association d'inspiration catholique et royale ».

On découvre aussi deux photos de l'historien participant, en août 2006, à une journée de l'Action française (mouvement politique royaliste), au château de Lignières, dans le Cher.

On voit encore sur le forum « Vive le Roy », un appel à souscription pour les statues de la femme et du fils de Louis XVI : « Chacun peut participer à cette action en prenant contact avec Reynald Sécher [...] qui donnera les modalités pour les dons. »

« Il se pose en victime »

« C'est un homme qui avance masqué, affirme Roger Jamin, le maire divers droite de la commune. Il a des idées que je ne cautionne pas, mais je ne l'ai jamais insulté. Le terrain où se trouve la chapelle n'est pas constructible. Malgré tout, j'ai accepté la construction du cloître... En fait, il se pose toujours en victime. »

Que deviendront cette chapelle, ce cloître et cette crypte ? « J'ai proposé à l'évêché de lui donner mais on m'a répondu qu'il raserait tout pour construire un immeuble », se désole Reynald Sécher. À l'évêché, on n'a pas eu écho de cette offre. Pas plus qu'à la paroisse. « Je suis là depuis sept ans, nous n'avons jamais eu cette proposition », assure le père Lebeau.

« Je suis désespéré, souffle Reynald Sécher. Comme François Pinault quand il a voulu créer un musée à Paris et qu'il a dû s'exiler à Venise. »

Jean-François MARTIN.

Pour le journaliste signataire de ce torchon, qui aurait pu être signé par Hébert dans le Père Duchesne, ou par un homonyme Jean-Clément, tous les moyens sont utilisables pour discréditer, sans aucun droit de réponse.Et ce pauvre  maire de La Chapelle qui y va de son trait de fiel.Le discrédit est toujours le bien-venu pour salir ceux qui veulent honorer  la mémoire de ceux qui ont souvent tout perdu au nom de leur dignité.Et il y en a qui perdent toute dignité pour gagner le déshonneur !  

 

 

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12 août 1795

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doc-1-2669.JPG

      A Saint Pierre Quiberon La Commission Dubois siègeant dans la maison Le Toullec à Kéraude, du 1 au 5 août a fait comparaitre 101 prévenus. 55 (49 Emigrés et 6 Chouans) sont condamnés à mort par fusillade.

Antoine Dubois, chef du Bataillon d'Arras a présidé cette commission, assisté du capitaine Charles Wable, du sous-lieutenant Nicolas Courtois, du sergent Pierre Roty et du caporal Pierre Lemaire.

Le Bataillon d'Arras, sa triste mission remplie est

rentré sur Nantes dès le 7 août.

 

La Commission Dinne, siégeant au manoir de Kerdavid, à Saint Pierre Quiberon du 27 juillet au 10 août n'a pas encore regagné ses quartiers. La Commission Dinne doit son nom à son président Emmanuel Dinne, chef du 2ème Bataillon de Tirailleurs Belges.Elle a fait comparaître 166 prévenus. 113 (111 Emigrés et 2 Chouans) ont été condamnés à mort par fusillade.

Condamné à mort par fusillade ne veut pas dire que chaque condamné a eu en face de lui un peloton d'exécution.

doc-1-2670.JPG

 

      Un des principaux lieux d'exécution fut la plage au bout du Port d'Orange, à hauteur du bosquet, à gauche sur cette photo.La raison en est simple, cette plage est à proximité des maisons où siègent les Commissions.Mais d'autres endroits  de saint Pierre furent aussi utilisés.

  Depuis le 10 août, les fusils se sont tus.

 

La Commission Bouillon, à Auray, n'a siégé que le 29 juillet. 18 prévenus, 14 condamnations à mort ( 12 Emigrés et 2 Chouans).

La Commission Druilhe à Auray, siégeant en la chapelle de la Congrégation des hommes (actuel Syndicat d'Initiative) sur 250 prévenus n'a prononcé que 29 condamnation à mort (23 Emigrés et 6 Chouans).

La Commission Lalène, siégeant au même endroit que Druilhe, n'a pas fini son travail, de même que les Commissions Bedos, Bouillon, Levieux à Vannes. Les Commissions Lohée, Honoré, Legrand, Guidal à Vannes, Bonnard à Port Louis n'ont pas encore commencé leur sinistre tâche.

 

doc-1-2621_edited.JPG En ce Douze août, le Bataillon d'Arras, commandé par Antoine Dubois quitte Nantes pour rejoindre Châteaubriant.Sans se douter que leur tâche macabre à Saint Pierre Quiberon et sur Auray va être durement punie.

Dans la côte de La Ceriseraie, entre Carquefou et Nort sur Erdre, Les Chouans de René Victor Palierne-30 ans- et de Esprit Bégnine Blandin-27 ans-au nombre de 3 à 4 mille, attaquent le Bataillon dont peu réchappera d'une mort cruelle, les femmes qui suivaient les Chouans étant souvent les plus acharnées.

D'après les Bleus, 220 hommes seront exterminés.Le général Lemoine dans un mémoire, précise que sur trois bataillons : "j'ai le regret de vous annoncer que tous ont péri, assassinés par nos lâches ennemis. C'est à peine si les états de situation que je viens de parcourir en présentent quelques-uns sur les cadres. Les brigands avaient juré de les faire tous périr et nous ne pouvons plus qu'honorer leur mémoire républicaine".

Pour plus de détails sur cette "affaire" de La Ceriseraie, voir La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne de juin 2010.


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Liban, un arbre déraciné, 4 morts.

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France, un arbre déraciné, 66 morts.

Des sacripants, des provocateurs, des convaincus ?

Un arbre a été déraciné à Bédoin, dans le Vaucluse. La réaction punitive a été immédiate.Il faut punir, la punition sera exemplaire.

Dans la nuit du 1 au 2 mai 1794, l'arbre de la liberté est arraché, et jeté dans le fossé au pied des remparts de la ville de Bédoin (dans le Vaucluse à une dizaine de kilomètres de Carpentras) dans le "Pré aux Porcs". Le bonnet phrygien qui coiffait cet arbre est jeté dans un puits, les affiches de la Convention sont arrachées, lacérées, piétinées.

Un jeu de rôle avant l'heure ? Des provocateurs qui veulent se venger de ce village surnommé "La Vendée du Midi" ? De farouches contre-révolutionnaires ? Un syndrome de Carpentras avant l'heure ?

La réaction va être terrible.

Le lendemain, la Municipalité débute une enquête, sans aucun résultat.Le 4 mai, Agricol Moureau, prêtre défroqué, administrateur du département du Vaucluse et Maignet représentant en mission de la Convention, ordonnent une enquête. Ils arrêtent les membres de la municipalité et du Comité de surveillance, les nobles, les prêtres (essentiellement réfractaires) et tous les suspects que l'on réunit dans l'église paroissiale. Etrange, personne ne dénonce les coupables ni ne se dénonce de ce "crime".

Maignet décrète que le tribunal criminel doit s'installer dans Bédoin pour juger les faits épouvantables.

  "Considérant que la justice ne saurait donner trop d’éclat à la vengeance nationale dans la punition du crime abominable qui s’est commis à Bédoin que ce n’est qu’en frappant sur le lieu même où il a été commis que l’on pourra porter l’épouvante dans l’âme de ceux qui oseraient encore méditer de nouveaux attentats".

 Cet arrêté ordonne "que le pays qui a osé renverser le siège auguste de la Liberté est un pays ennemi que le fer et la flamme doivent détruire".

 

Le Go (agent national)  et Suchet (Chef du 4 ème Bataillon de l'Ardèche) accompagnés de leurs troupes, s'installent dans le village. Ils perquisitionnent, volent, profanent les objets de culte, la flèche du clocher est renversée.  

Le  9 mai 1794, le tribunal s'installe dans la commune amenant avec lui la guillotine et trois bourreaux. Au terme du procès, 63 habitants sont condamnés à mort, 10 sont "mis hors la loi", une personne est condamnée aux fers, 13 à la réclusion et une à une année de détention. 52 personnes sont remises en liberté, mais restent soumises à l'arrêté du 6 mai

Le 28 mai 1794, le jugement est rendu sur l'emplacement de l'arbre arraché en présence des habitants, 35 personnes sont guillotinées et 28 fusillées.

Chapelle-de-Beccaras.jpgLes corps dépouillés sont ensevelis dans une fosse commune. La chapelle de Becarras, sur la route de Flassan a été bâtie sur l'emplacement de la fosse.

Le 3 juin, les soldats du 4e bataillon de l'Ardèche incendient le village.Trois modérés, André Brun, ancien maire, Louis Abril, procureur, et Pierre-Louis Ripert, ex-curé constitutionnel, sont exécutés le 27 juillet 1794.

Bedoin-84.jpg

A la demande des survivants, un an jour pour jour après ce crime, les exécutés et le village seront réhabilités et le village reconstruit. Maignet, lui, mourra dans son lit.Agricol Moureau, le renégat du sacerdoce, mourra aussi dans son lit en 1842. Gloire à la Convention !!!


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