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Clémenceau le Vendéen et l'Histoire, 29 janvier 1793, pardon 1891.....

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Clemenceau.jpgLe 23 janvier 1891, la pièce intitulée Thermidor, de Victorien Sardou, est interdite à la Comédie Française.De vifs remous se font à Paris contre cette décision gouvernementale.

Le gouvernement prétend que Victorien Sardou n’y défend Danton que pour mieux attaquer la Révolution.

Le 29 janvier, Georges Clémenceau, le Tigre, le futur Père la Victoire, le farouche athée natif de la catholique Vendée, député de Draguignan, anticlérical (quoique le terme d’anti calotin lui conviendrait mieux tant son anticléricalisme était primaire) monte à la tribune de l’Assemblée Nationale pour défendre l’interdiction de la pièce de théâtre. Pour lui, il n’y a qu’une seule sorte de Révolutionnaire :

« Messieurs, ce serait une erreur de croire, comme quelques-uns de nos collègues paraissent le penser, que le résultat de cette discussion, c'est de nous faire voter « pour » ou « contre » Danton ou Robespierre. Il s'agit, à mon avis, de tout autre chose. Et c’est pour expliquer quel est, suivant moi, le sens du vote qui va être rendu et dire pourquoi je vais voter la confiance au Gouvernement que j'ai demandé  la  parole.

Messieurs, il a été joué à la Comédie Française une pièce évidemment dirigée contre la Révolution française. Il est temps d'écarter toutes les tartuferies auxquelles on a eu recours pour dissimuler la réalité. Assurément, on n'a pas osé faire ouvertement l'apologie de la monarchie contre la République. On ne pouvait pas le faire à la Comédie Française. On a pris un détour, on s'est caché derrière Danton. Depuis trois jours, tous nos monarchistes revendiquent à l'envi la succession de Danton.

Je dis et je répète que la pièce (Thermidor) est tout entière dirigée contre la Révolution française. Voyez plutôt qui l'applaudit, et dites-moi qui pourrait s'y tromper. M. Joseph Reinach (- député Opportuniste – républicains modérés) qui monte à cette tribune entreprend le grand œuvre d'éplucher, à sa façon, la Révolution française. Il épluche en conscience et, sa besogne faite, nous dit sérieusement : J'accepte ceci, et je rejette cela ! J'admire tant d'ingénuité. Messieurs, que nous le voulions ou non, que cela nous plaise ou que cela nous choque :

la Révolution française est un bloc, un bloc dont on ne peut rien distraire.

Et aujourd'hui, après cent ans écoulés, vous arrivez gaillardement à cette tribune pour rajeunir cette vieille thèse d'école, de fixer souverainement ce qu'on peut accepter de la Révolution française et ce qu'on en doit retrancher. Est-ce que vous croyez que le vote de la Chambre y peut faire quelque chose ? Est-ce que vous croyez qu'il dépend de la Chambre de diminuer ou d'augmenter le patrimoine de la Révolution française ?

Ah ! Vous ne voulez pas du tribunal révolutionnaire ? Vous savez cependant dans quelles circonstances il a été fait. Est-ce que vous ne savez pas où étaient les ancêtres de ces messieurs de la droite ? 

Ils étaient à la frontière. Oui, mais du mauvais côté de la frontière. Ils étaient avec les Prussiens, avec les Autrichiens et ils marchaient contre la France. Ils marchaient contre la patrie, la main dans la main de l'ennemi et ceux qui n'étaient pas avec les armées étrangères, ceux qui n'étaient pas avec Brunswick, où étaient-ils ? Ils étaient dans l'insurrection vendéenne et, suivant le mot de Michelet, à l'heure où la France était aux frontières faisant face à l'ennemi, ils lui plantaient un poignard dans le dos. C'est une besogne facile que de venir dire aujourd'hui à ces hommes qui ont fait la patrie, qui l'ont défendue, sauvée, agrandie : « Sur tel point, à telle heure, vous avez été trop loin ! ». Oui ! il y a eu des victimes, des victimes innocentes de la Révolution, et je les pleure avec vous ». Vos ancêtres massacraient les prisonniers républicains à Machecoul et quand Joubert, le président du district, avait les poings sciés, est-ce que ce n'étaient pas là des victimes innocentes ? Est-ce que vous n'avez pas du sang sur vous ?

Vous savez bien que la Terreur blanche a fait plus de victimes que l'autre.

C'est que cette admirable Révolution par qui nous sommes n'est pas finie, c'est qu'elle dure encore, c'est que nous en sommes encore les acteurs, c'est que ce sont toujours les mêmes hommes qui se trouvent aux prises avec les mêmes ennemis. Oui, ce que nos aïeux ont voulu, nous le voulons encore.

Nous rencontrons les mêmes résistances. Vous êtes demeurés les mêmes ; nous n'avons pas changé. Il faut donc que la lutte dure jusqu'à ce que la victoire soit définitive.

En attendant, je vous le dis bien haut, nous ne laisserons pas salir la Révolution française par quelque spéculation que ce soit, nous ne le tolérerons pas ; et, si le Gouvernement n'avait pas fait son devoir, les citoyens auraient fait le leur ».

Est-il utile de rappeler qu'il fait partie de ces grands démocrates dont un certain nombre de républicains extrémistes revendiquent la paternité ? Et que même dans la Vendée actuelle il est toujours honoré alors qu'il insultait, à titre posthume, ceux qui étaient morts pour leurs libertés, y compris la liberté religieuse dont ils étaient privés par un système politique auquel il se référait ?  Pérorant toujours sur la liberté (certainement pas la même que celle pour laquelle des dizaines de milliers de personnes avaient perdu la vie dans sa région natale sous la Révolution) pour la France dont il fut, par ses exigences, un créateur de l'étranglement de l'Allemagne vaincue en 1918 dont on paya par la suite très cher, à cause de traités stupides, les conséquences funestes.

 

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IL Y A SOIXANTE ANS, EN 1952, DES TEMOINS SORTENT DE LA LOIRE

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Centrale de Cheviré

La centrale électrique de Cheviré, à Nantes, n'existe plus maintenant. Elle a été démantelée à partir de 1986. Elle se situait à la droite du pont de Cheviré, au bord de la Loire. Il subsiste une vaste plate-forme à son emplacement.

Cet article n'a pas pour but de faire un cours sur les productions d'énergie mais de nous amener à un point d'Histoire qui corrobore des faits antérieurs.

Pour créer cette centrale, il fut nécessaire de réaliser des travaux d'atterrissement, c'est à dire de draguer le lit du fleuve pour remblayer les berges de l'ancienne île qui se trouvait, au XVIII ème siècle, au milieu de la Loire et qui est maintenant totalement incluse à la rive gauche du fleuve. En janvier 1952 les travaux de dragage commencèrent avec l'utilisation d'une drague-suceuse qui, à une dizaine de mètres de la surface de l'eau,  révéla très vite la présence d'éléments humains.

Comme le signale la presse de l'époque, Ouest-Matin du 4 janvier, Le Populaire de l'Ouest du 5-6 janvier 1952, la suceuse a remonté des ossements humains, des morceaux de bois de coques, des éléments de chaînes.

Ouest-Matin:"La suceuse refouleuse a mis à jour des ossements dont une dizaine de crânes. D'où proviennent-ils? Il est ardu de donner une réponse ferme. Ce qui est certain, c'est que l'on se trouve en présence de vestiges très anciens. Serait-on en présence d'ossements datant de la révolution de 1789, à l'époque où Carrier, vers 1792, délégué par le Comité de Salut Public opéra l'épuration des saboteurs de la révolution française, royalistes qui conspiraient pour renverser la jeune république ? A cette époque, les conjurés étaient noyés en Loire, soit jetés par dessus bord d'embarcations, soit précipités de ces dernières par une trappe placée dans les cales. Des fragments de bois et chaînes ont été également trouvés en même temps que les ossements. Bien entendu, c'est une hypothèse, la parole restant à la compétence des historiens".

Ouest-Matin était un journal, disparu en 1956, qui utilisait dans ses termes ceux de l'Humanité qu'il citait souvent. Ceci expliquant cela.

Le Populaire de l'Ouest 7 janv 1952-1

Le Populaire de l'Ouest:" La Loire vient-elle de livrer ses secrets historiques en restituant les tragiques reliques des "Noyades de Carrier" ? Des ossements, crânes, tibias, mâchoires ont été ramenés à la surface ainsi que des fragments de bois, des débris de chaînes. La suceuse-refouleuse travaillait à dix mètres en dessous du niveau du fleuve lorsque ces vestiges ont été ramenés. Sans vouloir jouer à l'historien, monsieur Lecoq qui dirige ce chantier de dragage, pense qu'il peut s'agir des restes des victimes de Carrier et des débris de leurs embarcations. Les savants pourraient bien confirmer cette thèse."

Sur la photo ci-jointe, une partie des ossements.

Nous reviendrons sur ce sujet dans une prochaine page.

L'article du "Populaire de l'Ouest" est nettement plus honnête que celui de Ouest-Matin ;  il est plaisant de lire, dans une de ses éditions, Ouest-Matin traiter  Ouest-France de presse réactionnaire !

Tous droits de reproduction réservés, sauf accord du S.C.B.

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FRAGON 3 PLUVIOSE AN 218 (dimanche 22 janvier 2012)

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Devant un parterre de fiers bourgeois et nantis, au premier rang desquels Baco de La Chapelle,  Fabre d'Eglantine, le banquier Perrégaux (grand collectionneur d'objets d'art) et autres diverses personnalités - qui avaient en cet après-midi revêtu leurs habits de sans-culottes - Louis-Antoine François de Saint Just exposa son projet d'une nouvelle assemblée constituante et révolutionnaire. 1 H 25 d'un discours programme-fleuve digne d'un démocrate cubain.

Soulevant l'enthousiasme de son auditoire venu de toute la France en char à bancs, en charrette ou en carrosse, on entendit ces mots nouveaux et chaleureux de Liberté et d'Egalité, de la honte du profit et de l'argent qui prospère, du travail pour tous, de ces insolentes inégalités qui écrasent le peuple.

La kermesse se termina par un chant nouveau, appelé le "Chant de l'Armée du Rhin" non pas chanté mais plutôt braillé, émaillé de belles phrases de paix "qu'un sang impur abreuve nos sillons". Un chanteur a terminé la réunion chaleureuse, mais dans le brouhaha il fut difficile de savoir quel était le chant ; peut-être le "Ah! ça ira, ça ira, ça ira, les aristocrates à la lanterne.." Enfin même si ce n'était pas celui-là, il n'aurait pas dépareillé.

Liberté ou Mort

Il ne manquait que celui  qui avait été surnommé Robespaul pour avoir, déjà à l'époque, dit: "Ce n'est pas le tout de dire que des têtes vont tomber ; il faut dire lesquelles!"

Interrogée, une voyante rétro-devineresse, nous a précisé que ces lubies ont fait dans l'Ouest plus de 200 mille victimes, car à Liberté et Egalité on avait rajouté Fraternité ou la mort.

Encore ont résonné ces beaux mots de bonheur, pour la France et le peuple.

"Nous ferons le bonheur du peuple même contre sa volonté". C'est beau. La même voyante rétro-devineresse m'a confirmé que ces 200 mille n'avaient pas voulu de ce bonheur ; alors on le leur avait imposé.

O tempora, O mores !

 

 



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21 JANVIER 2012 à Dinan

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350px-Louis XVI et La PérouseHier, 21 janvier,  à  Dinan, le Cercle Légitimiste Chateaubriand, en la personne de son président Bertrand de La Buharaye, recevait le capitaine de Corvette (C.R.) Paul-Louis Paoli pour une conférence sur le navigateur Jules Sébastien Dumont d'Urville.

Ce grand navigateur décédé dans le premier accident ferroviaire de l'histoire en 1842, est celui qui a, le premier de façon très ordonnée, fait des recherches et identifié "La Boussole", le navire de La Pérouse, disparu à Vanikoro (Mélanésie). Entre parenthèses de son exposé, le conférencier a tenu à souligner les grandes capacités scientifiques du monarque français, Louis XVI, qualité rare chez les gouvernants de l'époque, qui fut l'initiateur de ce voyage de découvertes destiné à affiner celles de Cook, avant que les Anglais ne le fassent.

Dumont d'UrvilleA l'issue de cette très intéressante conférence qui passionna les 100 personnes présentes, le président du Souvenir Chouan de Bretagne invité à prendre la parole souligna le lien qu'il y avait entre cette conférence sur Dumont d'Urville, découvreur des restes de l'expédition de La Pérouse, et le fait " qu'en ce jour précis du 21 janvier, à 10 H 15 ce matin, il y a deux cent dix neuf ans, au pied de l'échafaud sur laquelle se dresse la guillotine où il va perdre la vie dans quelques minutes, la grande préoccupation du Roi de France Louis XVI est celle-ci :A-t-on des nouvelles de ce bon monsieur de La Pérouse."

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21 JANVIER 1793, UNE VILéNIE

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Le Nouvel Observateur dans sa livraison du 14 - 20 janvier 1993 titrait:

"Fallait-il tuer Louis XVI ?".

Les mêmes poncifs, hélas sous les plumes de François Furet et Mona Ozouf ressortaient de leurs cartons ; on parlait du citoyen Capet, alors que le futur condamné réfutait ce terme car, s'il était de dynastie capétienne, il était avant tout Bourbon. il serait donc logique de parler de Louis de Bourbon et non du citoyen Capet. De plus, il n'a jamais eu la qualité de citoyen car il était roi de France et les minutes de son procès ne font jamais allusion au fait qu'il aurait pu être "jugé" comme citoyen car les faits qui lui étaient reprochés - autant qu'ils pussent lui être reprocher - relevaient de sa qualité de monarque et non de celle de citoyen.

On doit à l'initiative de cette canaille de Barère la modification du caractère juridique de cette pseudo cour de justice qui décida la Convention à juger le roi de France.

De plus ce tribunal n'était pas représentatif du peuple français dont il se prétendait issu. Le mode de sélection des électeurs ne donnait aucune souveraineté et aucun pouvoir législatif au tribunal issu d'une volonté de la Convention. Nous sommes là en présence d'une politique de coup d'état, embryon de ce qui deviendra La Terreur. La cour jugeant le Roi de France est illégale, et par là son verdict.

Lorsque l'on se reporte aux critères de sélection des électeurs, qui vont procéder à l'élection des membres de la Convention lesquels vont instaurer un tribunal qui va prononcer le verdict de mort du souverain, le tribunal issu de la Convention elle-même issue d'élections restrictives tant sur le plan de la représentativité du peuple que sur le plan de la simple démocratie ne représente pas le peuple souverain.

Si l'on reprend les chiffres en pourcentage, le roi de France a été condamné par 0,0014% dela population.

Il n'est pas trop fort d'affirmer que l'exécution du roi de France n'est qu'un assassinat.

Et c'est ainsi que par la suite, ce même peuple souverain qui a, dans sa faible représentativité, amené un pouvoir qui se veut représentatif, va se trouver confronter à des lois exterminatrices contre ce même peuple souverain.

Mais dans l'article du "Nouvel Obs' " le plus scandaleux est un article sous la signature d'un nommé François Reynaert titrant son misérable articulet "Louix XVI sauce ravigote" et parlant de Jean-Pierre Coffe qui se demande où manger une bonne tête de veau.

Pauvre type qui, nous l'espérons, a pu, au gré des divers ouvrages écrits depuis, se faire, s'il en a les capacités intellectuelles, une meilleur connaissance de celui qui fut un grand roi. Et cela n'est pas de la politique, mais une simple constatation de faits enfin reconnus et exposés à Versailles, au musée des Arts et Métiers, au Musée de la Marine et dans les ouvrages de Jean de Viguerie ou Jean-Christian Petitfils et autres auteurs.

Mais il est vrai qu'il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

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THE AMERICANS AND WEST'S WARS.

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Le titre de cet article, en bon ou mauvais anglais, se veut un clin d'oeil à l'article précédent.

En effet, si les américains vont nous proposer à la mi-février un film  DVD sur la guerre de la Vendée, il faut se souvenir que quelques uns sont informés sur ce que fut la "bienheureuse" Révolution dite française. Et, parmi ces quelques uns, un groupe de 42 qui, après leur pèlerinage pour la Pentecôte en 2009, de Paris à Chartres, vinrent dans l'Ouest découvrir les lieux des soulèvements où ils furent  reçus par le Souvenir Chouan de Bretagne et accompagnés par notre Association durant leur séjour du 3 au 5 juin.

Le point de rendez-vous était fixé à Sainte Anne d'Auray où nous prîmes tous ensemble le déjeuner au restaurant "La Boule d'Or", le patron gardant son calme malgré les trois heures de retard.

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Le départ se fit pour le Champ des Martyrs d'Auray-Brec'h où leur fut expliquer l' historique du lieu et la Chouannerie. Leur aumônier ainsi que leur Professeur d'Histoire parlaient très bien le français, ce qui fut d'un grand secours pour leur expliquer que si les Guerres de Vendée étaient connues, il était bon qu'ils sachent que le même sort se préparait pour le Morbihan ; heureusement il y eut la chute de Robespierre.

The-Remnant-GROUPE-AURAY-2009.jpgPhoto du groupe sur les marches de la chapelle du Champ des Martyrs.

La presse (Ouest-France et le Télégramme) couvrit bien cet évènement qui surprenait un peu dans ce coin de Bretagne où, hélas, les autochtones ignorent cette page de leur histoire ou la connaissent de façon déformée.

Après la messe célébrée par leur aumônier selon la forme extraordinaire du rit romain en la chapelle des soeurs de la Sagesse, où la soeur Supérieure nous avait reçus, ce fut l'heure de la séparation avant de se retrouver le lendemain.

The-Remnant-dans-l-Ouest-2009--9-.JPGJeudi 4 juin, rendez-vous à La Chabotterie où nous fûmes reçus par le directeur et son équipe, l'interprète de l'Historial étant venue pour la visite du Logis qui intéressa vivement nos globe trotters qui n'avaient encore jamais vu une aussi belle habitation, meublée avec un goût exquis. James Bogle of Gilmorehill, descendant de Marie Stuart (venu de Londres en 2006 pour les Commémorations Charette à Nantes) présenta à son tour les causes et le climat révolutionnaire aux origines du soulèvement de l'Ouest et des deux tiers de la France.

Le déjeuner, sous forme de buffet, fut servi par le restaurant "La Fine Gueule" des Lucs sur Boulogne, sous les ombrages de La Chabotterie. A cette occasion, nos américains découvrirent avec ravissement un excellent rosé de Mareuil, qu'ils préférèrent rapidement à leur boisson nationale à base de cola et autres substances inconnues.

The-Remnant-dans-l-Ouest-2009--17-.JPG

Photo de groupe devant la croix de Charette avec explication du lieu et départ pour Les Lucs sur Boulogne où nous étions attendus par notre interprète pour la visite du Mémorial puis de l'Historial. L'aumônier de nos surprenants visiteurs éprouva le spirituel besoin de célébrer la messe en la chapelle des Martyrs du Petit Luc, ce qui pour lui était naturel ; il ne connaissait pas les arcanes politico-religieux. Mais bientôt tout fut arrangé, le maire d'accord, le curé l'était aussi, acceptant même le prêt des ornements sacerdotaux. Le tout en urgence mais le résultat combien satisfaisant en voyant leur recueillement en ce lieu sacré.

Le lendemain, vendredi 5 juin, le rendez-vous était fixé à 10 H devant l'abbatiale de Saint Florent le Vieil. A 11 H, nos touristes Chouans étant enfin arrivés, les  journalistes quelque peu impatientés ayant fait leur ouvrage, il fut possible d'expliquer la Bataille de Cholet, le passage de la Loire, la "Virée de Galerne", la bataille du Mans, l'extermination de Savenay et le début du Génocide dont allait leur parler Reynald Secher nous recevant pour le déjeuner à La Chapelle-Basse Mer. Au dernier moment, ils voulurent se recueillir sur la tombe de Jacques Cathelineau, ce qui fut possible après maintes péripéties. Mais ils étaient tellement sympathiques et assoiffés de connaissances qu'il était difficile de leur refuser quoi que ce soit !

Enfin après une ultime photo pour laquelle il ne fut pas possible de rameuter tout le monde, l'autocar, et ses passagers enfin réunis, prit la route de La Chapelle.

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Reynald Secher avait prévu un généreux buffet accompagné par quelques boissons locales, sans coca ni cola, qui furent appréciées par ces visiteurs venus d'outre-Atlantique pour découvrir les pages cachées, par nos institutions, de l'Histoire de France.

Un article très sympathique, dans l'édition locale de Ouest-France, rapporta cette visite qui irrita fortement le maire de la commune qui n'en avait pas été, volontairement, informé. Il aurait pu être choqué par le Sacré-Coeur qu'arboraient ces pèlerins d'un genre nouveau.

42-americains-LA-CHAPELLE-MER.jpg

Là se termina le rôle d'informateur du Souvenir Chouan de Bretagne après ces trois journées de promenade sur les lieux de mémoire d'une partie de l'Ouest soulevé au nom de ses libertés, y compris la Liberté Religieuse. En attendant maintenant de recevoir des groupes bien de chez nous aussi désireux de culture historique.

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SACRéS AMéRICAINS !!!!!

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On leur a envoyé des missionnaires, ils nous retournent la vraie Passion du Christ, sans aucun complexe ; ils nous ont envoyé la Révolution, ils nous envoient (pour se faire pardonner ???) un film sur "La guerre de la Vendée", tourné par de jeunes amateurs de 2 à 21 ans, des images tournées à la "Brave Hearth", la musique qui va bien avec.....à tel point que cette bande-annonce fait penser que "ça a du se passer comme ça !".
Oui quand même, sacrés Américains !
Attendons la sortie de ce film pour juger sur pièce.
Merci à Riposte Catholique pour cette information
Des idées pour l'Association "les Brigands du Bocage" qui a le personnel, les scénaristes, l'opérateur, la régie son, et l'enthousiasme !

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LES NOYADES DE NANTES, 20 NOVEMBRE 2011

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Une vidéo intéressante sur la Commémoration des Noyades de Nantes.

Juste arrivée, aussitôt présentée sur le Blog, vous pouvez y voir et entendre le président du Souvenir Chouan de Bretagne.

 

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DIVERS 6 JANVIER EN FRANCE

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6 janvier 1412, il y a Six cents ans: Naissance de Jehanne d'Arc, patronne secondaire de la France. Ecoutez une belle musique qui change du biniou et de la bombarde.

D'accord c'est différent mais majestueux.

 

6 janvier 1794, dans le village de Coëdali, en Pluherlin village proche de Limerzel dans le Morbihan, l'abbé Julien Minier prêtre réfractaire, est arrêté par les Bleus.
Fils de Judicaël, marchand cloutier, et de Jeanne Guyot, Julien Minier est né à Rochefort en Terre le 15 juin 1761 rue Candré. Il est baptisé le jour même en l'église Notre Dame de La Tronchaye. Il est ordonné prêtre par monseigneur Amelot, évêque de Vannes, le 27 septembre 1787 en l'église du Mené (aujourd'hui disparue).
Nommé aussitôt vicaire de Limerzel il y exerce son sacerdoce jusqu'au 28 août 1792. Ayant refusé de prêter le serment, il ne suivit pas son recteur l'abbé Thomas Eon, comme d'autres prêtres, en Espagne.
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Il se cache dans les maisons du bourg de Limerzel et dans les villages alentours ainsi que dans un chêne creux, "le chêne Minier" toujours visible actuellement, et considéré comme une vraie relique.
Julien Minier fut arrêté le 6 janvier en compagnie de Jean Desgrées - séminariste de Limerzel - chez Joseph Morice qui les cachait. Ils furent emmenés à Vannes, puis , le 9 janvier, à Lorient.
Le 10 ils sont "jugés" et condamnés, Joseph Morice et Jean Desgrées à la déportation, l'abbé Minier à mort, sentence immédiatement exécutoire.
"Rendu à l'endroit de l'exécution [place de la Montagne, actuelle place Alsace-Lorraine], il a monté sur l'échafaud et de suite il a été, par l'exécuteur, attaché à une planche et la hache de la loi lui a tranché la tête, à onze heures et demi du matin, en présence d'une grande affluence du peuple" indiquent l'accusateur public Marion et l'huissier du tribunal Raguedal, dans leur rapport du samedi 11 janvier 1794.
Lors des célébrations du deuxième centenaire de son martryre, un tableau a été placé dans l'église de Limerzel.
L'abbé Julien Minier est du nombre des 26 martyrs morbihannais proposés pour la béatification. Malgré leur conduite héroïque, aucune suite n'a été donnée.
-Sources:André Moisan, Mille prêtres du Morbihan face à la Révolution,La Découvrance.épuisé.

6 janvier 1794, Maurice Gigost d'Elbée, natif de Dresde, habitant Beaupreau, général de l'Armée Catholique et Royale de Vendée, blessé grièvement à la bataille de Cholet le 17 octobre 1793, est fusillé dans un fauteuil devant le château de Noirmoutier. Il allait avoir 42 ans. Les Bleus fusilleront en même temps que lui Pierre Duhoux d'Hauterive, son beau-frère, ainsi que Pierre de Boisy de La Chartebouchère (dont descend notre ami et adhérent André-Jean), ancien officier de l'Armée du Centre (dite l'Armée de la vaisselle).
Le représentant en mission Bourbotte leur adjoignit Wieland, général républicain, pour avoir fait sa reddition lors de la prise de Noirmoutier par les Vendéens. La pitié n'est vraiment pas révolutionnaire, en preuve supplémentaire l'exécution de madame d'Elbée, vingt jours plus tard, uniquement parcequ'elle était sa femme !

Et lisez donc aussi le commentaire, dans l'article précédent, d'un républicain breton. Très intéressant !

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IL EST TEMPS DE SORTIR DU MENSONGE ET DE L'OUBLI.

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Déclaration très forte et courageuse du député-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, prononcée le 1 septembre 2011 et trouvée sur le site du dit député.

Merci de lire le texte en entier avant de consulter les notes de bas de page.

 

"Il est temps de sortir du mensonge et de l'oubli" 

Le Député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault reconnaît la (Révolution française 1) comme crime contre l’humanité et alors que Nantes, qui fut le premier port (Noyeur 2)  de l’Hexagone, s’apprête à inaugurer, le 1er décembre prochain, le mémorial  (des Noyades 3), le plus important ouvrage de ce type en Europe.

« A Nantes, (4)  je retrouve la même volonté : non pas désigner des coupables ou demander des réparations mais porter un regard lucide sur cette  douloureuse période de  notre histoire commune. C’est la condition d’un dialogue sincère (5) . C’est ainsi que nous pourrons bâtir un monde plus juste, plus fraternel, plus solidaire. » 

« Il est temps de dire les vérités historiques, de  sortir du fantasme, du mensonge et de l’oubli sur la question de la (Révolution 6), sans esprit de repentance ou de stigmatisation, mais pour que le silence n’étouffe pas l’avenir », s’est exclamé Jean-Marc Ayrault. 

« Dans les responsabilités qui sont les miennes à Nantes comme à l’Assemblée nationale j’ai toujours eu à cœur d’accompagner le mouvement de fond de la société française qui, à l’orée des années 80, a commencé à regarder enfin en face son histoire (Révolutionnaire 7) . Si la Ville de Nantes a décidé d’assumer ainsi son passé, c’est pour, forte de la connaissance de son histoire, engager des combats pour le présent et pour l’avenir »

 

Vous pouvez maintenant lire les notes de bas de page, afin de remettre ce texte dans son contexte original. En effet, la soif de Vérité du Maire de Nantes ne va pas jusqu'à déplorer des faits qui se sont réellement déroulés à Nantes. Il préfère dénoncer des faits qui se sont déroulés ailleurs, plutôt que ceux qui se sont effectivement passés à Nantes sous l'emprise d'un élu de gauche, Jean-Baptiste Carrier. Un député de Nantes, Coustard de Massy, ardent révolutionnaire, avait 1500 esclaves à Saint-Domingue. Jean-Marc Ayrault oublie aussi facilement qu'il y a eu des esclaves parce que les vaincus des guerres tribales étaient destinés à ce sort ou à celui de périr. La Traite Négrière trouve là son origine, l'offre et la demande.

Enfin, ceux qui ont profité des prébendes de la Traite sont-ils plus condamnables que ceux qui reconnaissent le génocide arménien causé par les Turcs alors qu'ils nient celui de la Vendée qui est en France ?

Est-ce que ceux qui nient le génocide vendéen savent que c'est la chute de Robespierre, le 27 juillet 1794, qui stoppa tout massacre de masse comme le rappellera si justement Alexandre Soljenitsyne aux Lucs sur Boulogne le 25 septembre 1993 ?

Les Noyades et fusillades de Nantes ont fait plus de 20 mille victimes, sans compter la guillotine, en une période de neuf à dix mois. C'est largement plus, en proportion, que la mortalité des esclaves en cent cinquante ans. Pour rappeler ce fait, une plaque de 0, 50 M² sur le mur de l'ancien entrepôt des cafés.

Le Mémorial de l'esclavage représente une surface de 1800 M². Cherchez l'erreur !

Maintenant remettez dans le texte les mots d'origine.

-1 (la traite et l’esclavage)  -2 (négrier)     -3 (de l’Abolition de l’esclavage)  -4 (comme à Ouidah, sur cette Route des esclaves)  -5 (entre les pays occidentaux et africains)  -6  (traite négrière)   -7 (négrière et coloniale).

"Nous avons voté une première loi qui était la reconnaissance par la France du génocide arménien", a rappelé Jean-Marc Ayrault, "ne fait que compléter" le premier texte, d'après lui, en organisant le "respect de cette loi pour ceux qui ne la respecteraient pas".(Europe 1 le 20 décembre 2011)

Chiche que bientôt le courageux député-Maire de Nantes fasse de même avec la Vendée ?

 

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