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DIZALE NEDELEG

Publié le par culture

Eh oui ! Bientôt Noël ; face à la méconnaissance de l'Histoire en général, de l'Histoire de la chouannerie en particulier, et de la Chouannerie Bretonne spécifiquement, pourquoi ne pas faire un geste pour l'amélioration de la culture de la jeunesse ( de 10 à 40 ans !) et leur faire comprendre que ce qu'ils croient découvrir comme troubles de société a déjà existé ; la différence de taille, ceux que l'on appelle les Chouans n'ont pas accepté.

 Lors de la manifestation à Rennes le 10 novembre, pour l'honneur du Fils de Dieu, deux journalistes-photographes ne savaient même pas ce qu'était qu'un Chouan ! Ils ignoraient les soulèvements qui ont touché leur Bretagne natale. Navrant !

D'autre part, quand on voit que ni Ouest-France ni Presse-Océan n'ont daigné ni annoncer ni venir faire un reportage sur la journée commémorative des Noyades de Nantes, il faut admettre de laisser ces média travailler dans le graveleux et le facile. Mais à nous de prendre en charge l'enseignement du Passé, afin de mieux vivre le Présent et préparer l'Avenir.

Laissons donc l'ignorance du passé aux passéistes sans racines, et enseignons le passé pour l'Avenir de  la jeunesse.

Pour les adhérents:

Souvenir Chouan de Bretagne, 2 rue de Solferino 44130 Fay de Bretagne 19,50€ port compris

Pour les Non-adhérents:

Reynald Secher Editions  3 rue de Rennes  35690 Acigné 20€ + 4 € port

Ce DVD est unique et peut déclencher l'envie d'en savoir plus sur cette période. De plus un certain nombre de personnes se plaignaient de l'absence de support médiatique ; il n'est plus possible d'avancer cet argument, à moins d'avoir des oursins au fond des poches !!! Faites un cadeau instructif.

 

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LE JOURNAL "LE MONDE" REAGIT A L'OUVRAGE DE REYNALD SECHER.

Publié le par culture

Lu sur le site du journal "Le Monde" cet article écrit à l'encre rouge avec une faucille et un marteau.

En 1985, Reynald Secher soutient sa thèse en Sorbonne devant sept professeurs aux anges réunis autour de Pierre Chaunu, grand historien et vieux mandarin de tradition contre-révolutionnaire. Le sujet ? Contribution à l'étude du génocide franco-français : la Vendée-Vengé... La thèse paraît quelques mois plus tard (aux PUF) et le jeune historien, présenté comme un "nouveau Taine", devient le poisson-pilote de Pierre Chaunu dans sa virulente dénonciation du Bicentenaire de la Révolution française. Dans ce brouhaha médiatique, le terme de "génocide" est choisi pour provoquer. "Un génocide de type proto-industriel, avance Secher pour qualifier la guerre de Vendée, un génocide légal en vue d'exterminer une partie de peuple de France non en raison de ce qu'il faisait mais de ce qu'il était." Cette interprétation suscite une vive émotion en pleins préparatifs du Bicentenaire, mais elle est rapidement réfutée par la communauté historienne, qui s'indigne de cette vision"polpotienne" de la Révolution, ce qui coûte d'ailleurs à Secher sa carrière à l'université.

En première ligne face à Secher, on trouve Jean-Clément Martin, spécialiste des guerres de Vendée et de la mémoire de la "région martyre", dont la manifestation la plus récente est alors le spectacle du Puy-du-Fou, qui fit connaître Philippe de Villiers. Martin, auteur de La Vendée de la mémoire, historien reconnu et homme sans étiquette politique, refuse de rapprocher guerre de Vendée et génocide. Pour lui, il n'existe pas d'entité raciale, sociale, religieuse vendéenne, identité qui ne se constitue que dans le conflit de 1793 puis sa mémoire meurtrie. De plus, Martin souligne qu'on ne trouve pas trace d'un projet idéologique d'exclusion vis-à-vis des Vendéens, ni de planification des tueries. Il n'existe pas d'ordre de détruire un groupe ethnique ou religieux. En revanche, la guerre de Vendée, avec son cortège de massacres, est ramenée par l'historien à la logique d'exclusion révolutionnaire qui frappe de nombreux et divers opposants, tant extérieurs qu'intérieurs. La violence de cette guerre civile peut être comparée à celle de la politique de la terre brûlée souvent pratiquée par les armées en campagne, par exemple lors de la guerre de Sept Ans au milieu du XVIIIe siècle, dont les premières victimes sont les populations civiles. Martin fera le parallèle entre cette violence et celle de l'armée française en Algérie, à la fin des années 1950, mais réfute toute analogie avec le génocide arménien de 1915 ou avec l'extermination des juifs par les nazis.

Deux décennies après cette première passe d'armes, à la manière des mousquetaires de Dumas dans Vingt ans après, voici les duellistes toujours en piste, à l'occasion de la publication parallèle de Vendée. Du génocide au mémoricide de Reynald Secher et du Dictionnaire de la Contre-Révolution, dirigé par Jean-Clément Martin.

Dès la dédicace, "Aux centaines de mes ancêtres génocidés à travers la Vendée militaire...", on comprend que Secher n'a pas bougé d'un iota, ne cessant d'enfoncer le même clou à coups de pamphlets, de conférences, de bandes dessinées, de vidéos, d'expositions, interventions relayées par les réseaux contre-révolutionnaires. Obstination et aveuglement certains, même s'il croit avoir fait "une découverte inattendue aux Archives nationales qui bouleverse totalement notre compréhension de la guerre de Vene". Ce document, déjà connu, choisi dans le dossier AF II/268, est une lettre du Comité de salut public de la mi-novembre 1793 qui commande d'"exterminer les brigands" et d'"anéantir les rebelles". Ce n'est pas une preuve de génocide mais la délégation, d'en haut vers les généraux républicains, des massacres en Vendée, ce qui relève des politiques de guerre civile si typiques de l'époque. Faire du génocide, à partir de ce genre de document, un bloc qui lierait les Vendéens, les Arméniens, les Cambodgiens et les juifs, tous victimes d'une forme de dérive totalitaire du rêve rousseauiste révolutionnaire est un amalgame peu convaincant. Dès lors, comme un aveu de faiblesse, Secher forge un autre concept : les républicains auraient génocidé non seulement la Vendée mais sa mémoire. "Les criminels et leurs héritiers politiques ont nié les faits, imposé à la nation leur autoamnistie et une impunité générale. Ils ont ainsi perpétré un second crime, celui de mémoricide qui, par un renversement pervers, a désigné les victimes vendéennes comme bourreaux, et transformé les bourreaux jacobins en héros", écrit le Chouan avec aplomb.

Secher exagère : il y a bien eu des crimes de guerre et des batailles abominables en Vendée, mais pas de génocide ; il existe une concurrence mémorielle parfois très vive dans la région, mais parler d'un mémoricide consiste à faire usage d'un terme spectaculaire et simpliste qui permet de décrire le monde de manière manichéenne en actionnant un chantage réducteur par l'émotion et l'analogie historiques. Cela s'inscrit également dans une politique révisionniste de la mémoire qui a, par exemple, conduit, en février 2007, plusieurs députés UMP menés par Lionnel Luca et Hervé de Charette à déposer un projet de loi portant sur la"reconnaissance officielle du génocide vendéen".

Jean-Clément Martin choisit, lui, la stratégie de l'évitement. Dans son épaisDictionnaire de la Contre-Révolution, le nom de Reynald Secher n'est pas même mentionné. L'absence est révélatrice : cette manière, à travers le silence, de vouloir délégitimer Secher comme historien, est certes risquée car elle laisse le champ libre au militantisme vendéen. Elle est cependant gagnante dans ce duel à distance, puisqu'elle permet de mettre en avant, en l'élevant au-dessus des polémiques encombrantes, un ouvrage de très bonne qualité qui consacre la Contre-Révolution comme objet d'histoire.

Celle-ci n'est pas seulement un corpus idéologique, une tendance politique, une dérive extrémiste ou intégriste, mais une véritable sensibilité historique, repérable dans l'intérêt porté de nos jours à Marie-Antoinette ou à la famille du dernier tsar, aux musées et spectacles proliférant dans certaines régions - les "lieux de mémoire" de la Contre-Révolution -, de la Navarre espagnole à la Vendée en passant par le parc de la Grancia en Italie, le Vatican, le Douro au Portugal, ou Frohsdorf, près de Vienne, résidence des derniers rois de France en exil. Jean-Clément Martin et ses quarante collaborateurs oeuvrent hors des polémiques et des prises de position partisanes pour analyser d'un regard neuf la Contre-Révolution comme mouvement historique, jouant un rôle considérable depuis deux siècles dans les domaines sociaux, politique, philosophique, religieux, littéraire, culturel. On y trouve des entrées au nom des principaux protagonistes du mouvement, des organisations, des organes, des oeuvres, des cérémonies, des symboles, à une échelle largement internationale. Jean-Clément Martin le souligne :"Il s'agit de faire le détour par la Contre-Révolution sans nostalgie ni intention propagandiste pour  comprendre la complexité des deux siècles qui viennent de s'écouler" . Echapper à la fatalité victimaire pour mieux percevoir, à travers les interprétations concurrentes d'une même idée, la culture de la tradition, dont la portée va de Soljenitsyne aux hussards, du légitimisme social à l'écologie, des films de David Wark Griffith à ceux d'Eric Rohmer. C'est en détournant l'attention de la seule et obsessionnelle Vendée vers d'autres et multiples éclats de Contre-Révolution que ce livre prend toute sa dimension.

Antoine de Baecque

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COMMEMORATION DES NOYADES, DIMANCHE 20 NOVEMBRE

Publié le par culture

Vous pouvez lire aussi, sur deux Blogs amis les articles consacrés à cette journée: "Les Brigands du Bocage", et le Blog de "Chouans et Vendéens" qui consacre, entr'autres articles, une page à Chaux qui fut un des tortionnaires de l'équipe de Carrier.

De plus, ces deux Blogs présentent un diaporama sur cette même journée.

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LA NOYADE EN MASSE, UN PROTOTYPE D'EXTERMINATION MASSIF

Publié le par culture

Procédé expéditif, économique, sans frais de sépultures, les noyades en masse trouvent leur origine sous la Révolution en 1793, que ce soit à Nantes, aux Ponts de Cé, à Lyon. Si certains comme Jean-Clément Martin soliloquent sur cette manière de tuer ou ses causes politiques comme Bruno Hervé, nous nous bornons à constater un FAIT. Il n'y a eu aucune interrogation psychologique sur cette manière de mise à mort particulièrement cruelle, le sujet qui y est condamné a largement le temps de sentir venir la mort. Les exécutés sont des innocents qu'ils soient prêtres - ne s'étant battus, sans arme, que pour leur sacerdoce -, des femmes ou des enfants naturellement innocents, des combattants qui ne se sont battus que selon les principes de la guerre ; on ne peut en dire autant pour les combattants Bleus.

On imagine aisément la souffrance de ces personnes.

20-11-11-2.jpgDimanche 20 novembre, le rassemblement s'est effectué devant l'église Notre-Dame de Bon-Port à Nantes, après la messe de 10 H 30 célébrée par le Père Eon, vicaire général du Diocèse, qui a signalé, avant l'office, notre commémoration. Cette église a été choisie car elle s'élève à l'emplacement d'un hôpital (le Sanitat) qui servit de prison pour les futurs noyés. D'autre part c'est en cette église qu'eurent lieu différentes commémorations des exactions de la Révolution.

Entrepots-Plaque-copie-1.JPGAprès avoir rejoint le 2 rue Lamoricière (Louis Juchault de Lamoricière, général natif de Saint Philbert de Grandlieu, fut un brillant zouve pontifical ; son mausolée dans la cathédrale de Nantes fut offert par le pape Pie IX) devant l'entrée de l'ancien entrepôt des cafés pour y entendre l'historique de cette énorme prison de Nantes qui contint, par vagues, des milliers de prisonniers, pas seulement vendéens. Limiter la répression à cette seule valeureuse population risquerait de laisser penser à certains que seuls les Vendéens furent victimes de la Révolution par leur entêtement à refuser les" bienfaits" 

Entrepots-19-11-06.JPGimposés par le jacobinisme parisien. L'occasion fut donnée de rappeler aux participants que 60 départements sur 83 se soulevèrent et qu'un certain processus terroriste était en train de se mettre en place avant l'arrivée de Carrier - voir La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne à paraître en décembre - ce qui ne saurait donner la moindre excuse à ce taré qui trouva dans ce poste de représentant en mission un pouvoir à la dimension de son ambition haineuse renforcée par un alcoolisme notoire.

Il fait partie des valeurs de la République.

Les Noyades, les fusillades, le typhus, la malnutrition permirent de vider ce camp de concentration. Les fameux Droits de l'homme et du Citoyen ne furent pas exactement respectés en ce lieu où furent entassés vieillards, femmes et enfants, sur de la paille hachée, l'eau - contenue dans un baquet dans lequel, de temps en temps, était versée une fiole d'acide sulfurique - s'ajoutait à 25 grammes de pain et quelques grammes de riz. Désaffecté en mars 1794, les derniers prisonniers sont évacués sur des voiliers, à proximité des flots ! Escalier-entrepot-des-cafes-001.jpg 

Détruit par un incendie au XIXème siècle, en 1839 ; il ne reste de ce lieu d'horreur que le bâtiment actuellement visible, la mémoire de ce qu'il fut, et cet escalier, par lequel descendaient les victimes, situé dans ce qui était la partie administrative du camp.

IMGP0485De ce lieu s'organisa une procession afin d'apposer une plaque qui fut clouée sur une bitte d'amarrage afin de rappeler notre passage et  sa raison.

IMGP0481.jpg

 

 

 

 

Durant le trajet, de l'entrepôt jusqu'au pont Anne de Bretagne, une charmante jeune vendéenne en costume tint la gerbe destinée à être jetée en Loire sur laquelle un bandeau mentionnait: "Hommage aux victimes des Noyades, 1793-1794".

Après quelques questions - réponses, chacun retourna à sa voiture afin de se diriger vers l'église Sainte Croix, à proximité de la place du Bouffay. Cette église contruite au XVIIème siècle a pris la place d'une église du XIIème.

IMGP0496doc-1-0698.JPGDeux éléments de cette église sont importants pour nous qui rappelons un épisode tragique, entr'autres, de la Révolution à Nantes, ignoré par le plus grand nombre. Si ces FAITS étaient connus et reconnus nous aurions dû être des milliers pour sauvegarder la mémoire, avec à notre tête le député-Maire de Nantes si attaché à la véracité de l'HistoireNous devons rappeler ses propos:

"Il faut interpeller les consciences d'aujourd'hui ; nous sommes concernés par notre Histoire et de cette Histoire nous faisons un point d'appui pour mobiliser les consciences".

Il a fallu décevoir un adhérent du Souvenir Chouan de Bretagne qui pensait que Jean-Marc Ayrault pensait à l'Histoire de la ville qu'il dirige depuis de longues années.

Non cette phrase, qui aurait pu être superbe de courage concernant une Histoire vraie, ne s'adressait qu'à son électorat à propos de l'inauguration, toujours repoussée, du Mémorial de l'esclavage. Mémorial qui aurait dû être construit sur les rivages d'Afrique, en tellement d'endroits où des Noirs vendaient leurs frères et où les HUIT millions d'€ que coûtent ce bâtiment n'auraient pas été suffisants.

L'église Sainte-Croix de Nantes est surmontée d'un beffroi qui était autrefois sur la tour du Bouffay, La prison de Nantes, dont la cloche de 8 tonnes a été entendue par les différents condamnés, qu'ils soient victimes  de la colère du Régent, Philippe d'Orléans (déjà !) en 1718 - Pontcallec, Montlouis, Talhouët, du Couëdic décapités sur la place du Bouffay, comme cela fut rappelé, le 10 janvier 1720- ou de la Révolution.

L'autre lieu de réflexion est un meuble, la chaire d'où s'exprima Carrier le soir du 16 novembre 1793, le soir de la première Noyade, et de laquelle Minée, évêque constitutionnel, rejeta son épiscopat, remis ses lettres de prêtrise, et abjura sa foi. Damné !

Lecture fut faite, pas du haut de la chaire bien sûr, des propos tenus par les deux individus.

Sur les QUATRE-VINGT SEIZE prêtres noyés cette nuit là, seuls SEIZE étaient originaires du territoire pouvant être appelé Vendée Militaire. Les autres sont du Nord de la Loire, d'Ancenis à Redon, de Guérande à Rennes ; le détail en sera donné dans La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne de décembre.

IMGP0489.jpg

Après le repas pris au restaurant chinois Chinatown, ou une retard important nous fut imposé par la direction ne reprenant pas les accords convenus, il nous fut possible d'accéder aux caves de ce restaurant qui sont une partie des caves du Bouffay. Emotion dans ce lieu qui, bien que restauré avec goût, est un endroit marqué par l'Histoire. Il est possible d'imaginer les regards qui se sont portés là où se portent les nôtres, les pierres que nous touchons éffleurées une dernière fois il y a 218 ans.

Tombeau-Francois-II-et-Marguerite-de-Foix.JPG

Enfin, puisque tout a une fin, nous sommes allé à proximité de l'ancienne chapelle des Carmes, rue des Carmes, où a été faite l'évocation du lieu de sépulture des Ducs de Bretagne, en particulier François II et Marguerite de Foix son épouse. Sauvé in extremis par Crucy en 1792 le tombeau fut démonté, caché près du jardin des Plantes, exhumé en 1815, laissé à l'air pour que le marbre retrouve sa blancheur et installé enfin dans la cathédrale où il est possible de l'admirer à l'heure actuelle.

Les restes des différents personnages inhumés en cette chapelle ducale, le Saint Denis des Ducs de Bretagne, outre ceux de François II et de Marguerite de Foix, ceux de Jean V et ceux de Gilles de Retz furent exhumés mis en tas sur la place voisine où nous étions, et brûlés.

A l'occasion de cette visite concluant notre belle journée ensoleillée, il fut rappelé que, contrairement à la légende, Gilles de Retz qui, malgré ses forfaits, resta fort pieux, ayant demandé si l'excommunication qui le frappait serait levée s'il reconnaissait ses fautes, dans l'affirmative reconnut ses forfaits, ne fut pas soumis aux diverses punitions de l'époque, fut condamné à la pendaison par le tribunal présidé par l'évêque Jehan de Malestroit.

La sentence fut exécutée sur l'île où se trouve maintenant l'hôpital de l'Hôtel-Dieu et son corps décroché du gibet avant que dêtre atteint par les flammes. Il fut alors inhumé dans la chapelle des Carmes.

Ce que l'Eglise, par son absolution, avait accordé à Gilles de Retz, lui fut refusé par les iconoclastes révolutionnaires qui, suivant en cela les consignes de Barère de Vieuzac en août 1793, au mépris de tout respect pour les morts, exhumèrent son corps et le mirent sur le bûcher.

Ainsi prit fin cette belle journée, d'une douceur automnale, chacun ayant conscience d'avoir accompli ce devoir de Mémoire auquel nous sommes attachés, même si nous étions moins nombreux que ceux qui furent les victimes de ce premier assassinat.


 

 


 

 

 



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IN MEMORIAM... NOYADES DE NANTES;

Publié le par culture

Gerbe-19-11-06.jpg

 

Les Noyades de Nantes sont un épisode de l'Histoire et plus particulièrement dans l'Histoire de la Ville de Nantes. Il ne sert à rien de se voiler la face et les actuels nantais ne sont en rien responsables des abjections qui eurent lieu, au temps jadis, il y a 218 ans.

Pourtant elles ont existé, sous la juridiction d'une autorité de l'Etat, représentant de la Convention, appliquant les ordres de celle-ci.

Si la Mairie de Nantes veut commémorer un non évènement nantais, l'esclavage qui n'a pas concerné la Ville de Nantes car il n'y a pas eu d'esclaves sur le territoire alors dénommé royaume de France - lire attentivement le Code Noir de Louis XIV et Colbert -, si elle ne se réfère pas  à l'Histoire mais seulement à un vague catéchisme politique sentimentaliste électoraliste, libre à elle.

Mais il est logique que ceux qui préfèrent la Véracité des faits à des mensonges avérés viennent rappeler la justesse et la Justice de la Mémoire de faits qui se sont déroulés dans une ville républicaine et révolutionnaire avant l'heure.

Même si de richissimes bourgeois nantais décidèrent de l'érection...d'une colonne et d'une statue en hommage à Louis XVI qui avait favorisé l'expansion de la cité ligérienne, ils se retrouvèrent vite dans la préservation de leurs intérêts en acclamant la Révolution, comme Kervégan et Coustard de Massy, lequel en perdra rapidement la tête bien qu'il avait été empressé de servir de nouveaux maîtres. Mauvaise pioche !

Nous demandons que ces faits d'Histoire soient enseignés, non pour une ridicule repentance mais pour servir la connaissance de faits avérés. On ne peut pas donner indéfiniment des leçons de moral aux diverses nations ou prendre devant les caméras un air compassé et indigné devant des actes de sauvagerie alors que notre région en  a été fondatrice.

Nous proposons donc une journée de Commémoration de cette dictature révolutionnaire qui fit plusieurs milliers de victimes (dont il faut honorer la mémoire) à partir du 16 novembre 1793 jusqu'à mai 1794, par noyades, fusillades, guillotine et autres procédés.

Il s'agit de FAITS.

-10 H 30, rendez-vous pour la messe en l'église Notre -Dame de Bon Port près des quais.

-11 H 30, pour ceux qui ne viennent pas à la messe -ce qui est leur droit - rendez-vous devant l'entrée de l'ancien entrepôt des cafés 4 rue Général Lamoricière. Départ pour le pont Anne de Bretagne et le "jeté" de gerbe en Loire.

-Bref exposé et départ pour l'église Sainte Croix (il faudra prévoir de stationner les voitures au parking Decré qui est à une centaine de mètres le quartier étant devenu "instationnable de par la volonté de la Mairie) afin de voir la chaire d'où Carrier prononça ses imprécations le 16 novembre 1793 (cette église était alors le siège du club montagnard Vincent la Montagne).

-13 H déjeuner au restaurant Chinatown place du Bouffay.

-14 H 30 visite des caves du restaurant  lieu de mémoire et petit historique de la place, de Pontcallec à Carrier.

-En suivant, visite de ce quartier et des endroits marqués par la Révolution et d'autres époques de l'Histoire, par exemple place des Carmes et Gilles de Retz.

Un après-midi qui sera chaleureux et instructif comme d'habitude.

Participation 24 € déjeuner tout compris ainsi que la gerbe ; en effet nous nous auto-finançons, sans faire appel aux contribuables, et là, c'est sûr, ceux qui cotisent sont ceux qui participent alors qu'avec l'argent public ceux qui cotisent ne sont pas forcément ceux qui participent !!!

Pour vous inscrire, utilisez le mode "contact" sur le côté droit de cette page.

A bientôt !

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ANTI-CATHOLICISME de COPROPHILES*

Publié le par culture

*Coprophilie, maladie psychiatrique atteignant ceux qui vivent dans les excréments ou s'en nourrissent.

Caricature-pretres-et-diables-1.jpg Le 13 avril 1790, deux diables en volant,

Firent une gageure

A qui chierait le plus puant

Sur l'humaine nature.

L'un nous chia l'abbé M...y

L'autre en devint tout pâle

Et nous chia d'Ep...y

Et toute sa cabale.

Cette caricature - et sa légende -  de 1790, ne s'en prend qu'au clergé.

Caricatures-moines-pendus.jpgAinsi que celle-ci pour laquelle on peut remarquer que, outre les moines "mis à la lanterne", le pauvre hère qui pose son pied sur la tête d'un des suppliciés, un évêque, montre son postérieur tout en jouant du violon.

Sous son pied, on aperçoit plus loin une religieuse pendue à une enseigne ; derrière une guillotine en action et dans le fond une église embrasée.

Décor qui est en train de se planter alors que la France est encore sous le régime de la Monarchie, nous sommes bien en 1790.

 

 

Est-ce que le Roi avait une certaine notion de cette liberté tel que le mot figure sur le bonnet phrygien coiffant la mître de l'évêque (au premier plan) ?

Au XXI ème siècle certains revendiquent cette liberté (???) pour s'en prendre non plus au clergé mais à Celui que nous appelons le Fils de Dieu.

Notre liberté, la vraie celle-ci, est de ne pas accepter ces outrages. Notre association, évoquant le Souvenir de ceux qui se sont levés au nom de la même foi envers le même Dieu, ne peut pas accepter indéfiniment ces insultes blasphématoires.

C'est pour cela que le Souvenir Chouan de Bretagne sera présent demain soir place de Bretagne à Rennes, à 19 H avec son drapeau. S'il y aura des mouvements politiques qui seront présents, au titre du racolage politique, notre Association dont le but est essentiellement culturel et historique sera présente pour exprimer son "ras-le-bol" de ces attaques ringardes et nauséabondes car jusqu'à présent il n'y a jamais que les coprophiles qui trouvent que "ça" sent bon !!

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REYNALD SECHER à NANTES, ONE HISTORIAN SHOW !!!

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 8-NOVEMBRE-2011-011-copie-3.jpgHier soir, mardi 8 novembre, Reynald Secherhistorien spécialiste des Guerres de l'Ouest, invité par l'association Mémoire du Futur, présentait son dernier ouvrage sur le Génocide et le Mémoricide, salle Bretagne, rue Villebois-Mareuil, à Nantes. Cette salle permet d'accueillir 412 personnes assises (Chiffre Mairie de Nantes), or il y avait en plus d'attentifs auditeurs debouts ou assis à même le sol au nombre d'une vingtaine.

Pendant une heure et demie, sans jamais lasser son auditoire, utilisant le fruit de ses dernières recherches aux Archives Nationales, notre orateur, Docteur ès Lettres, développa de façon claire et précise, la façon dont leMEMORICIDE-CSP-1-copie-1.jpg Comité de Salut Public, organe exécutif issu de la Convention, elle-même issue de l'Assemblée Législative elle-même élue par le peuple, décida contre ce même peuple, des mesures exterminatrices. Ces termes utilisés ici sont ceux qui figurent dans le texte du Comité de Salut Public dans son ordre du 11 novembre 1793:" Le Comité de Salut Public, C(hers) collègues a arrêté un plan général, tel que les Brigands doivent disparaître en peu de temps non seulement de la Vendée mais de toute la surface de la république" et ce texte au représentant Garnier en date du 15 novembre 1793:"...Les forces républicaines vont se dérouler avec un développement si terrible que bientôt non seulement la Vendée mais encore toute la surface du sol libre seront purgés des rebelles".

Un organisme politique issu d'élections dites démocratiques - même si il est possible de douter du caractère démocratique de "sélection" des électeurs - prend contre ce même peuple souverain des mesures coercitives, alors que ce soulèvement était envisageable par la Déclaration des Droits de l'Homme du Citoyen. Du jamais vu !

8-NOVEMBRE-2011-012.jpgL'assemblée, dans laquelle il était possible de noter la présence d'universitaires, accorda une totale attention sans aucun signe de somnolence ou d'impatience aux propos de Reynald Secher qui, avant la séance de dédicaces, laissa la parole au Président du Souvenir Chouan de Bretagne afin qu'il présente son projet de Commémoration des Noyades de Nantes, dimanche 20 novembre ; cette journée de mémoire commencera par la messe en l'église Saint-Louis Notre-Dame de Bon-Port avant le "jeté" de gerbe en Loire et la visite de lieu marqués par cette histoire de mises à mort massives qui fit des milliers de victimes innocentes (le seul responsable d'un larcin avait volé un pantalon!) ajoutées aux fusillés, aux guillotinés, aux assassinés.

Une manière de lutter, dans le sens du dernier volet de l'ouvrage de Reynald Secher, contre le Mémoricide ambiant qui va jusqu'à donner des noms de rue, de boulevards ou d'établissements scolaires aux bourreaux: Robespierre, Carnot, Barère, Crouzat etc..., des noms de collèges ou lycées à ceux qui ont tué la mémoire: Jules Michelet, Jules Ferry, Jean Jaurès, alors que les victimes n'ont droit qu'à la culpabilisation.

Alors, ça suffit, les Jean-Clément Martin et autres disciples du mensonge qui ont re écrit l'Histoire à leur convenance, par idéologie, par paresse intellectuelle ou dans un but de clientélisme électoral. Place à la Justice et à la Vérité.


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PHILIPPE d'ORLEANS, NEFASTE 6 NOVEMBRE 1793

Publié le par culture

200px-Philippe_d-Orleans_en_grand-maitre_du_GOF.jpgIl y a des jours où, tout va mal !

En avril 1793, Philippe d'Orléans, qui a répudié tous ses titres de la Maison d'Orléans et se fait dorénavant appeler Philippe-Egalité, n'a pu empêcher son fils (futur Louis-Philippe) de suivre le général Dumouriez, au delà des frontières de la France. En conséquence, l'ex prince est mis en arrestation par ses collègues députés de La Montagne, puisque père d'émigré !

 Les Montagnards ont trouvé là l'excuse pour l'envoyer dans un autre monde, "ad patres". 

Il est vrai qu'il faisait un peu "tache" le prince royal au milieu de ces carmagnolesques extrémistes pré-bolchéviques ! Il avait pourtant donné une caution à ces "égalisateurs" en votant la mort, sans sursis, de son propre cousin, le roi Louis XVI. Ce vote aurait dégoûté Robespierre, c'est dire l'infâmie !

Mais non, il n'était pas fréquentable.

Ramené de Marseille où il avait été envoyé en prison, ramené à la Conciergerie le 2 novembre (le jour des morts - triste présage-) il passe en jugement  le 6 novembre, à 14 H est condamné à mort. Il avait interrompu la lecture de  son acte d'accusation dans lequel on lui reprochait d'avoir été un soutien de Brissot et d'avoir voulu placer le Duc d'York sur le trône de France: " Mais ceci a l'air d'une plaisanterie !"

Il est vrai qu'il aurait pu être accusé de choses vraisemblables, tels que le stockage des blés pour créer une famine artificielle, l'agiotage  ou ses liens certains avec les banques anglaises. Une chose est sûre, l'argent lui brûlant les doigts, il dilapida une bonne partie de la fortune des Orléans et l'on cite les noms de Merlin de Douai et de l'incontournable prévaricateur Barère de Vieuzac pour s'être chargés de récupérer le reste.

Dans un ultime réflexe spirituel, il est prince de France, Philippe demande un confesseur ; il lui sera accordé de recevoir l'abbé Lothringer, prêtre constitutionnel, mais resté fidèle à l'Eglise pour la sauvegarde des âmes. Ce prêtre est d'ailleurs en relation avec Monsieur Emery, supérieur Général de Saint Sulpice. Il avait prêté le serment, le regrettait et attendait d'avoir l'occasion de le réfuter. L'important pour lui étant de pouvoir assister ceux qui le lui demanderaient. Après une confession générale, le prince reçut l'absolution. Personne ne sut jamais ce qui fut dit.

Il s'écria alors:" Oui je meurs innocent de ce dont on m'accuse ; que Dieu leur pardonne comme je leur pardonne moi-même! J'ai mérité la mort pour l'expiation de mes péchés, j'ai contribué à la mort d'un innocent et voilà ma mort..mais Il est trop bon pour ne pas me pardonner. Dieu nous joindra tous deux avec Saint Louis".

Philippe d'Orléans n'est pas seul pour cette ultime expédition. Il est accompagné par Coustard de Massi, ancien député de Loire-Inférieure qui a participé à la défense de Nantes le 29 juin, évitant à cette ville sa prise par les Insurgés. Pauvre Coustard de Massi, révolutionnaire et bien mal récompensé pour avoir appartenu au club des Girondins. On joint, par principe d'égalité Antoine Brousse serrurier, Pierre Gondier courtier de change, accapareur de quelques croûtes de pain, ivrogne et athée mais aussi un ci-devant noble, Monsieur de La Roque, 70 ans,  ancien subdélégué de Mortagne au Perche. Lorsque le bourreau voulut lui couper les cheveux, ce noble enleva sa perruque, montrant son crâne chauve: "Voici qui dispense de cette formalité essentielle". Puis reconnaissant le duc d'Orléans il lui dit: "Je ne regrette plus la vie puisque celui qui a perdu mon pays reçoit la peine de ses crimes ; mais je suis, je vous l'avoue Monseigneur, bien humilié d'être obligé de mourir sur le même échafaud que vous !"

Philippe d'Orléans détourna la tête et ne répondit pas.

Il y a des jours, vraiment, où tout va mal !!!

Vers 17 H,  le prince d'Orléans montait courageusement pour affronter le rasoir national auquel il avait, par son vote et sa conduite antérieure, mené son propre cousin.

 Le matin, à midi, c'est  Jean-Louis Lepage, couvreur et contre-révolutionnaire qui avait subi les effets de la justice expéditive de l'époque.

Huit jours auparavant, ce sont trois charrettes de  20 Girondins qui ont roulé vers la place de la Liberté, suivies par une autre, plus petite, sur laquelle est déposé le corps de Dufriche-Valazé qui s'est suicidé à l'audience ; mais il faut que la justice passe !

Parmi ces vingt, quatre ont refusé les secours de la religion. Gensonné qui avait fait une "enquête" dans les Deux-Sèvres sur la Révolution, avait reçu l'absolution de l'abbé Lambert, adjoint de l'abbé Lothringer qui, lui, termina le travail de Monsieur Emery pour le retour dans le droit chemin de Fauchet ancien évêque du Calvados lequel à son tour aidera les autres condamnés et assurera à ses confrères apostats l'ultime retour dans l'Eglise.




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CHAMP DES MARTYRS à BREC'H SAMEDI 5 NOVEMBRE.

Publié le par culture

Comme chaque année, depuis dix ans, nous rendrons hommage aux victimes de la Révolution, à ceux qui sont tombés à Quiberon en combattant et à ceux qui sont tombés à  la suite de leur "jugement" par les Commissions Militaires. Il est bon de rappeler, une fois de plus, que, contrairement à ce qui est rapporté, ce ne sont pas les soldats sous les ordres de Hoche qui ont fusillé. Hoche avait donné sa parole à Sombreuil de vie sauve à ceux qui feraient leur reddition ; les Conventionnels en mission, Blad et Tallien ont réfuté cette parole qui n'engageait que des militaires alors que eux exprimaient un pouvoir politique (voir La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne de juin 2010). Ceux qui ont fusillé ont été sévèrement "punis" en particulier lors de la bataille de la Ceriseraie, à Carquefou, près de Nantes.

CHAMPS-DES-MARTYRS-II.JPGLa messe, selon la forme extraordinaire du Rit romain sera célébrée à 15 H 45 en la chapelle du Champ des Martyrs à Brec'h (à côté d'Auray).

Auparavant le Conseil d'Administration du Souvenir Chouan de Bretagne réuni à l'hôtel de La Boule d'Or - près de la Basilique de Sainte Anne d'Auray - recevra, à partir de 12 H 30, notre conseiller en Histoire Reynald Secher pour la présentation de son dernier ouvrage "du Génocide au Mémoricide" et du seul film, sous forme de DVD, excellent,  sur la Chouannerie.

Nous irons ensuite, après la messe, nous recueillir au Mausolée de La Chartreuse où reposent les restes de ceux qui furent fusillés, le terme de "abattus" serait plus exact, au Champ des Martyrs et sur les plages de Saint-Pierre-Quiberon.

Là, nous chanterons l'absoute pendant la bénédiction des ossements.

IMG_3115.JPG

Le temps fait son oeuvre, mais ces ossements sont bien conservés.

CHARTREUSE-OSSUAIRE-4-XI-06.JPG

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REYNALD SECHER PARLE DANS LE POSTE

Publié le par culture

 

Ceux qui n'ont pu se connecter sur Europe 1 lundi à 13 H 15 pour écouter Reynald Secher dans l'excellente émission de Franck Ferrand, peuvent  le faire en cliquant sur l'image de notre conseiller en Histoire.

Il faut souligner le terme de "Vendée" terrain d'expérimentation qui se serait étendu au Pays Basque et à la Bretagne. En effet si l'on parle beaucoup de Carrier à Nantes -  et nous en parlerons largement lors de la Commémoration des Noyades de Nantes le 20 novembre prochain - il ne fut pas le seul pendant la Révolution.

Il y eut Fouché et Collot d'Herbois à Lyon, Chateauneuf-Randon dans la région du Velay, Le Bon (le mal nommé) à Arras, Billaud-Varenne et Sevestre dans le Morbihan, Hentz dans le Maine et Loire, Tallien en Gironde, Maignet à Bédoin, Fréron à Marseille et Toulon, Fayau dans les Deux-Sèvres, Soubrany (ex noble) dans les Pyrénées-Orientales, Le Bas en Alsace puis dans le Nord, Edouard Jean-Baptiste (re prénommé cumin) Milhaud envoyé aux Armées du Rhin. L'Histoire doit à ce dernier cette belle citation: 

"Il faut que la France lance sur des vaisseaux la tourbe des ennemis de l'humanité et que la foudre nationale les engloutisse dans le gouffre des mers "

Ou celle-ci dûe à Francastel en mission en Anjou:

"Tu feras trembler les brigands, auxquels il ne faut faire aucun quartier ; nos prisons regorgent des prisonniers en Vendée ! Il faut achever la transformation de ce pays en désert. Point de mollesse ni de grâce ! Ce sont les vues de la Convention, je le jure, la Vendée sera dépeuplée."

Ces quelques noms ne sont qu'un faible exemple. Comme on peut le lire dans l'iconographie de "Vendée du Génocide au Mémoricide" les ordres donnés par le Comité de Salut Public doivent s'appliquer non seulement aux brigands de la Vendée mais à tous les  brigands sur tout le territoire de la République !

Photo 020

 

Il est bon de rappeler ce passage des Mémoires du général Dumas, père d'Alexandre, qui avait été envoyé en Vendée et demanda son rappel après avoir découvert les massacres commis:

"Les Vendéens n'avaient plus besoin du prétexte de la religion et de la royauté pour prendre les armes ; ils étaient forcés de défendre leurs chaumières, leurs femmes qu'on violait, les enfants que l'on passait au fil de l'épée. Je voulus discipliner l'armée et mettre à l'ordre du jour la justice et l'humanité ; des scélérats, dont la puissance a fini avec l'anarchie, me dénoncèrent. On calomnia le dessein que j'eus d'arrêter le sang qui coulait, on m'accusa de manquer d'énergie."

"On", c'est le Comité de Salut Public. La situation dans le temps de cet épisode est septembre 1794. Or Robespierre est tombé le 9 thermidor, 27 juillet 1794 !

Ou alors, serait-ce la Convention Thermidorienne ?


 

 

 

 

 

 

 

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