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PLUMELIAU, 31 MAI 1796, ASSASSINAT DE L’ABBÉ JOSEPH LE TURNIER

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IL Y A 220 ANS...

Joseph Le Turnier est né en 1764 au village de Kerbédic, à une trentaine de kilomètres de Baud, dans le Morbihan ; il est le fils de Jean Le Turnier et de Claudine Guillouzo.

Joseph est ordonné prêtre par Monseigneur Amelot en la chapelle du Méné (rasée en 1968) le 20 mars 1790. Son évêque le nomme vicaire à Pluméliau et desservant de la chapelle Saint Hilaire.

Il refuse le serment à la Constitution et, dès 1791, il est l’objet d’attaques de la part du nouveau curé constitutionnel François Robo à un point tel qu’il quitte la cure ; grâce à de nombreuses complicités il se cache et exerce son ministère sacerdotal en échappant régulièrement aux Bleus avec la complicité active de Joseph Le Strat, trésorier de la chapelle, qui lui donnait asile. C’est à Joseph Le Strat que l’on doit les renseignements sur l’abbé Le Turnier.

Dénoncé en 1796 comme réfractaire « fanatique, monstre souillé de sang, prêchant l’assassinat des jacobins » il est intercepté dans un champ de seigle, dans lequel il avait cherché à fuir, alors qu’il essayait de gagner une prairie voisine.

C’était le 31 mai 1796. Il est ligoté et emmené au village de Saint Hilaire, attaché à un puits pendant que ses gardiens entrent dans la maison de Le Strat pour boire. Enfin le cortège repart dans la direction de Saint Nicolas des Eaux, et, au lieu-dit Boternau les Bleus auraient entendu des détonations ; craignant que des Chouans viennent libérer leur prisonnier, sur le bord du fossé ils assassinent l’abbé Joseph Le Turnier de dix huit coups de lance dans le corps et de deux coups de sabre en forme de croix sur le sommet de la tête. L’acte de décès signale « qu’il est décédé à dix heures du soir dans la lande de Saint Hilaire ».

L'abbé Joseph Le Turnier avait 32 ans.

PLUMELIAU, 31 MAI 1796, ASSASSINAT DE L’ABBÉ JOSEPH LE TURNIER

Les Bleus rentrent à Pluméliau, leur crime accompli, non sans avoir dépouillé le cadavre. La nouvelle du meurtre se répand aussitôt et ses paroissiens viennent veiller son corps avant de l’inhumer au cimetière de Saint Nicolas (ou dans la chapelle Saint Nicolas ?). 

En 1845  il fut exhumé et inhumé dans la chapelle de Saint Hilaire, sous la corde de la cloche. Mais en 1854, les fidèles obtinrent que ses restes soient inhumés dans le chœur de la chapelle, lieu bien plus honorable.

Le 31 mai 1896, 23 ans après la totale restauration de la chapelle, on célébra solennellement le centenaire de son martyre ; dans le pays, l’abbé Joseph Le Turnier est considéré comme un saint et son tombeau, recouvert d’une inscription en breton,  est toujours honoré. Une statue du saint homme a été installée en 1996, face à la porte d’entrée, lors des cérémonies du deuxième centenaire de son assassinat. La chapelle est très bien entretenue et la dalle mortuaire, qui est rédigée en breton (local ?)  fleurie.

Une croix marque le lieu de son supplice, en réalité à quelques mètres vue la modification des tracés routiers.

PLUMELIAU, 31 MAI 1796, ASSASSINAT DE L’ABBÉ JOSEPH LE TURNIER
PLUMELIAU, 31 MAI 1796, ASSASSINAT DE L’ABBÉ JOSEPH LE TURNIER
PLUMELIAU, 31 MAI 1796, ASSASSINAT DE L’ABBÉ JOSEPH LE TURNIER
PLUMELIAU, 31 MAI 1796, ASSASSINAT DE L’ABBÉ JOSEPH LE TURNIER

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HOMMAGE RESPECTUEUX AUX VICTIMES DE LA BATAILLE DE VERDUN DONT BON NOMBRE DE BRETONS !

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Après le scandaleux spectacle donné par les dirigeants de la république qui se voulait un hommage à ceux qui sont tombés pour la France nous préférons ces deux musiques plus appropriées : la première est le célèbre Da Feiz on Tadou Koz ( à la foi de nos ancêtres) dans lequel il y a  ce couplet dont on ne peut pas dire qu'il a été chanté dimanche après-midi.

Au jeune homme, à la jeune fille, vous montrez 
La voie de la sagesse 
Soyez, jeunes gens de Bretagne, soyez toute votre vie 
Toujours de vrais chrétiens, des traitres, jamais ! 

 

Le deuxième titre est un hommage au poète Jean-Pierre Calloc'h auteur du poème :"Je suis né au milieu de la mer", mis en musique par Jef Le Penven.

"Songez que nous serons tombés, non pas pour la Justice ou la Liberté dont la République Française s'est moquée tout autant que l'Empire Allemand, mais pour le rachat de notre terre et puis pour la beauté du monde"

Jean-Pierre Calloc’h, tombé au Champ d’honneur le 10 avril 1917 à Urvillers dans l’Aisne.

Les photos du journal Vosges matin permettent de voir à quel niveau d'irrespect ont été mis ceux qui sont morts pour La France. Déjà, dans un cimetière normal, par respect pour ceux qui reposent on fait le minimum de bruit et on ne court pas, à plus forte raison dans ce cimetière militaire où la quasi totalité des personnes est morte de mort violente dans des souffrances et un désespoir immense, et à plus forte raison quand on sait que cette terre est nourrie de centaines de milliers de corps qui y sont dilués, agrégés.

La ministre de l'abêtissement Nationale a l'air d'avoir aimé.

Allo ! Dans vos cortex, il y a des neurones ????

HOMMAGE RESPECTUEUX AUX VICTIMES DE LA BATAILLE DE VERDUN     DONT BON NOMBRE DE BRETONS !
HOMMAGE RESPECTUEUX AUX VICTIMES DE LA BATAILLE DE VERDUN     DONT BON NOMBRE DE BRETONS !
HOMMAGE RESPECTUEUX AUX VICTIMES DE LA BATAILLE DE VERDUN     DONT BON NOMBRE DE BRETONS !
HOMMAGE RESPECTUEUX AUX VICTIMES DE LA BATAILLE DE VERDUN     DONT BON NOMBRE DE BRETONS !
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MASSACRES DE CATHOLIQUES, 26 MAI 1871.

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MASSACRES DE CATHOLIQUES, 26 MAI 1871.

A BELLEVILLE, en ce 26 mai 1871, les communards continuent leurs assassinats commencés le 24 mai.

Le 19 mai, les Fédérés ont pris en otage les Dominicains du collège Albert-Legrand d’Arcueil devenu, le temps de cette guerre civile, une ambulance neutre protégée par l’emblème de la Croix Rouge (créée par Henri Dunant à Genève en 1864). Les Fédérés (soldats de la Commune) sont commandés par le colonel Sérizier (ancien corroyeur !). Ils ont pris prétexte d’un incendie déclaré dans une maison voisine pour accuser le personnel du collège-ambulance d’avoir voulu faire des signaux aux versaillais. Les religieuses dominicaines et les femmes de service furent envoyées en prison à La Conciergerie. Les Fédérés, dirigent sur la prison de Bicêtre 26 personnes, Pères dominicains, du personnel enseignant, des élèves.

Le 25 mai les Fédérés évacuent leurs prisonniers de Bicêtre vers Paris pour bien les placer sous la "protection" des Communards. Par la Porte de Choisy, boulevard Masséna, le cortège arrive rue du Château des Rentiers. La foule, menaçante, composée des descendantes des "tricoteuses " et autres mégères (on imagine aisément la scène) entoure le cortège, des cris fusent: «A mort, à mort les calotins, à bas les Dominicains. A la lanterne, les Jésuites !! »

Vers 16 H ils sont interpellés dans leur geôle: "Allons, soutanes, levez-vous; on va vous conduire à la barricade: il y a là-bas de l'ouvrage pour vous." Le Père Captier et le Père Cotraut demandent de quoi il retourne " On va vous donner des fusils, et vous vous battrez avec nous". Le Père Cotraut refuse "nous sommes religieux, nous ne prendrons pas les armes. Mais nous sommes disposés à aller chercher vos morts, et à soigner vos blessés sous les balles".

Traqués, les Versaillais se rapprochant, la situation se détériore pour les Fédérés dont le colonel Sérizier et son adjoint Boin se "dopent" à l'alcool.

Enfin Boin aux otages : «Allons les calotins, sortez tous, le colonel vous demande. Avancez! Sortez un par un, vous êtes libres ».

Les prisonniers aperçoivent le peloton d'exécution. Le Père Cotraut lève le bras "Mon Dieu, est-ce possible ?".Sérizier ordonne le feu. Le Père Captier se tourne vers ses compagnons "Allons, mes Amis, pour le Bon Dieu", et il s'élance.

Parce qu'il bougeait encore, un dominicain reçut trente et un coups de fusil, Sérizier criant: «Tirez mais tirez donc, ce gueux là grouille encore ! ». Tous les prisonniers sont tirés comme des lapins.

13 victimes: 5 Pères Dominicains et 8 laïcs (1 professeur, 1 commis d'économat (22 ans) 2 surveillants, 1 infirmier, 3 domestiques).

Des neuf bourreaux, seuls Sérizier et Boin seront fusillés

Le 26 mai. Au 85 rue François Nicolas Benoît Haxo, Cinquante deux personnes sont exécutées par les Fédérés (communards) sans l'ombre d'un jugement.Parmi eux, 10 prêtres, 39 gendarmes ou Gardes Républicains, 1 tailleur de pierre, 2 ébénistes. Enfermés à La Grande Roquette, ils en avaient été extraits sur décision de l’adjoint du colonel des Fédérés, Emile Boin, après qu'il eut obtenu un ordre écrit des Communards de la mairie de Belleville.

La décision de la fusillade fut prise, par délibération, dans la maison surnommée depuis la villa des otages, au 85 de la rue Haxo, par les fédérés. Cette maison était le siège du deuxième secteur de la Commune. Le communard Varlin essaya, sans résultat, de s'opposer à cette exécution. Le signal du massacre fut donné par une jeune fille, cantinière à la Garde Nationale (fédérés) en tirant dans la tête du Père Planchat, aumônier et fondateur du patronage de Charonne. Puis elle se jeta sur le cadavre du Père Tuffier et essaya de lui arracher la langue.

Les Pères jésuites Pierre Olivaint (55 ans), Jean Caubert (60 ans), Anatole de Bengy (47 ans), après leur exhumation de la fosse commune seront inhumés dans l’église des Jésuites 35 rue de Sèvre, les Pères de Picpus Ladislas Radigue (48 ans), Polycarpe Tuffier (64 ans), Marcellin Rouchouze (61 ans), Frézal Tardieu (57 ans) dans le cimetière de Picpus ; le Père Mathieu-Henri Planchat (48 ans), de Saint Vincent de Paul repose à Notre Dame de Lorette ainsi que l'abbé Jean-Marie Sabattier (51 ans) vicaire à N.D. de Lorette, l'abbé Paul Seigneret (26 ans) séminariste de Saint-Sulpice est inhumé dans la crypte du Séminaire d’Issy les Moulineaux.

François Nicolas Benoît Haxo, dont cette rue porte le nom, est le neveu du général Nicolas Haxo qui opéra en Vendée en 1793 – 1794, reprit l'île de Noirmoutier aux combattants vendéens en janvier 1794 et répondit favorablement aux offres de reddition contre vie sauve, mais les Représentants en mission – Prieur de la Marne et Bourbotte – ne tinrent aucun compte de cette promesse d’Haxo et les vendéens furent massacrés (plus de 2.000 personnes).

Il ne faut pas oublier que cette guerre franco-française ne fut qu’une guerre entre républicains, une reprise de 1793 entre Girondins et Montagnards ; les Montagnards n’ont pas gagné, cette fois. Le parti frère s'est "fendu" d'une plaque en hommage aux assassins. Et les victimes ?

MASSACRES DE CATHOLIQUES, 26 MAI 1871.

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MONSEIGNEUR DARBOY EST TUE, IL Y A 145 ANS, 24 MAI 1871

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MONSEIGNEUR DARBOY EST TUE,  IL Y A 145 ANS,  24 MAI 1871MONSEIGNEUR DARBOY EST TUE,  IL Y A 145 ANS,  24 MAI 1871MONSEIGNEUR DARBOY EST TUE,  IL Y A 145 ANS,  24 MAI 1871

Le 24 mai, l'Archevêque de Paris, Monseigneur Georges Darboy, âgé de 57 ans, ancien aumônier de Napoléon III, retenu comme otage depuis le 4 avril, est extrait de la cellule N° 23 de la prison de La Grande Roquette où il est détenu ; son compagnon de cellule est le séminariste Paul Seigneret qui sera exécuté le 26 mai à l’âge de 26 ans. L’Archevêque de Paris avait refusé de quitter Paris pour se réfugier à Versailles.

Le 4 décembre 1868, Mgr Darboy avait eu un entretien avec Maximin Giraud, un des voyants de La Salette, auquel il avait fait part de son scepticisme par rapport à la réalité de l’apparition de la Sainte Vierge. Maximin lui avait prédit : « il est aussi vrai que la Sainte Vierge m'est apparue et qu'elle m'a parlé, qu'il est vrai qu'en 1871 Paris sera brûlé par la canaille ».

Arrêté sur l'ordre de la Commune de Paris, l’Archevêque de Paris avait d’abord été enfermé à la prison de Mazas. Tous les efforts de ses amis pour l'échanger (ainsi que 73 autres otages dont un grand nombre de prêtres) contre Louis-Auguste Blanqui, éternel révolutionnaire détenu à la prison de Morlaix, seront vains. Cet échange sera refusé par Adolphe Thiers et ses versaillais. Ainsi s’accomplira la prophétie, faite le 4 décembre 1868 par Maximin à Monseigneur Darboy, racontée par lui à ceux qui voulaient le faire libérer : « C'est inutile, Maximin m'a dit que je serais fusillé ».

Monseigneur Darboy, le chanoine Gaspard Deguerry (73 ans), curé de La Madeleine, l'abbé Michel Allard (54 ans) aumônier des ambulances, les Pères jésuites Léon Ducoudray (44 ans) et Alexis Clerc (51 ans), le magistrat Louis-Bernard Bonjean (67 ans), premier Président - à titre provisoire - de la Chambre de Cassation sont fusillés alors que 20 H venaient de sonner. Leurs corps sont jetés dans une fosse commune au cimetière du Père Lachaise.

A la chute de la Commune, le 28 mai 1871, la fosse commune est trouvée, leurs corps sont exhumés.

Monseigneur Darboy recevra, le 7 juin, des obsèques nationales ; il repose dans la cathédrale Notre Dame de Paris, dans le déambulatoire sud près de l'autel du Saint Sacrement, à proximité des tombeaux de Monseigneur Affre tué sur une barricade en juin 1848 en tentant d'amener le calme, et de Monseigneur Sibour assassiné par un prêtre devenu fou, en 1857. (3 archevêques en 23 ans !).

Les quatre autres prêtres sont eux-aussi associés à ces obsèques solennelles. Puis le chanoine Gaspard Deguerry sera inhumé dans le chœur de l'église de La Madeleine. L’abbé Allard sera inhumé au cimetière Montparnasse puis ramené dans sa ville natale d’Andrezé (49) où il reçut des obsèques solennelles le 13 janvier 1872. Ses restes ont été transférés dans le cimetière actuel en 1900. Une procédure en béatification ayant été envisagée, son tombeau fut ouvert en 1959 ; on constata que son crâne avait été fracassé après l’exécution mais sa barbe à laquelle il tenait tant était toujours là. Les Pères jésuites Léon Ducoudray et Alexis Clerc seront inhumés dans l’église des Jésuites au 35 rue de Sèvres.

La cellule dans laquelle a été emprisonné l’Archevêque fut reconstruite dans la crypte de la chapelle du séminaire de Saint-Sulpice à Issy les Moulineaux, lors de la démolition de la prison de La Roquette en 1900, ainsi que le mur devant lequel eurent lieu les exécutions.

Monseigneur Georges Darboy, de tendance plutôt gallicane –Eglise de France autonome par rapport au Pape –, anti Ultramontains – Primauté du Pape sur le système politique -, aurait-il, 80 ans plus tôt, été un prélat constitutionnel ? Le temps ne lui a guère été laissé pour juger de cela car, s’il avait été, au Concile Vatican I, le fer de lance des Prélats rebelles au Dogme de l’Infaillibilité pontificale, pour des raisons politiques et non théologiques, il ne participa pas au vote de juillet 1870. Mais il fit amende honorable le 2 mars 1871, dans un courrier envoyé au Pape Pie IX il exprima son adhésion pleine et entière à toutes les décisions du Concile y compris celles concernant le Dogme de l’Infaillibilité pontificale. Il manifestait ainsi son obéissance au Pape et à l’Eglise Universelle.

 

MONSEIGNEUR DARBOY EST TUE,  IL Y A 145 ANS,  24 MAI 1871

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QUEL DEVENIR POUR LES OSSEMENTS DES VICTIMES DU MANS ?

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QUEL DEVENIR POUR LES OSSEMENTS DES VICTIMES DU MANS ?

Jusque là, dans les froufroutements agitant le Landerneau Vendéano-versaillais, le Souvenir Chouan de Bretagne n’était pas intervenu ; des débats curieux sur certains Blog, soutenus par des articles nombreux dans la presse (avec communiqués à la clef !) où des personnes auto-autorisées cherchaient à s’approprier ces ossements qui furent des personnes.

Nous n’étions pas loin de Milou et ses congénères devant la boucherie Sanzot !

Le premier vœu exprimé pour ces personnes était qu’elles restent au Mans où elles avaient souffert et étaient mortes. Puis les avis changèrent et ces personnes se virent médiatiquement tiraillées entre Les Lucs sur Boulogne, Saint Martin Lars en Vendée où une hypothétique association des descendants du génocide vendéen réclame l’inhumation, dans l’église du village, des 54 victimes (sic 100 auraient pris la poudre d’escampette) après recherche de leur ADN afin de retrouver leurs descendants ; il est en outre prévu la création d’un Fonds d’indemnisation !!  Rien que ça !

Cette recherche d’ADN est possible comme l’a scientifiquement réalisée l’Equipe de l’INRAP pour une enquête épidémiologique. Mais comment retrouver les descendants de ces morts (si descendants il y a eu dans le cas d’un génocide !) dont on ne sait pas exactement l’origine géographique, afin de pratiquer sur eux les prélèvements d’identification ? Cela relève de la vaste blague compte tenu de la population de combattants et non combattants concernés par la Bataille du Mans : habitants du Maine et Loire (les Mauges) Chouans de l’Armée de Bonchamps (Ancenis et grands alentours), Bretagne (Compagnies bretonnes de Bonchamps), les Mainiaux qui avaient intégré l’Armée Catholique et Royale, les victimes collatérales Mancelles. Sans compter les Bleus inhumés dans les mêmes fosses ! Tâche impossible ; pour ne pas dire du n’importe quoi.

Pourtant cette recherche d’ADN avait été souhaitée rapidement et stupidement par un responsable d’une Association de Vendée.

En dehors de Saint Martin Lars il y eut la chapelle du Mont des Alouettes avec des travaux pour 100 mille €, somme que l’on sait pouvoir trouver sous le sabot d’un Percheron ! Il y eut, par va et vient, l’abbatiale de Saint Florent le Vieil qui semble avoir la faveur actuelle, les Lucs sur Boulogne ; il y avait eu, en 2009 une demande qui m’avait été faite d’obtenir du responsable du site de fouilles des Jacobins « un os » pour mettre dans une chapelle privée. Je n’avais même pas transmis la demande. Il n’a jamais manqué que la demande d’un dépôt à Versailles.

Le 19 avril 2009, l’écrivain R. Sécher envoyait cette lettre à Hervé de Charette : Monsieur le Ministre, En tant que président de l’association Mémoire du futur, je vous sollicite afin d’être notre porte-parole auprès de monsieur le député maire du Mans, monsieur Boulard, suite à la découverte des charniers de Vendéens. L’idéal pour nous serait que les squelettes retrouvés et ceux qui seront découverts par la suite restent in situ, visibles, au sein d’un mémorial. A défaut, nous aimerions que soit érigé un mémorial au Mans, qui rappelle ce massacre et que les squelettes soient répartis de la façon suivante : trois-sixième à Saint Florent le Vieil, lieu de départ de la Virée de Galerne, les habitants des Mauges étant particulièrement concernés par cette virée. Un-sixième en Vendée départementale, le lieu de la sépulture étant choisi par Monsieur le président du Conseil Général de Vendée, monsieur Philippe de Villiers, l’idéal pour nous étant, pour des raisons historiques et symboliques, le mont des Alouettes, un-sixième dans les Deux-Sèvres, l’idéal pour nous étant Mauléon et un-sixième en Loire-Atlantique, à la Chapelle Basse Mer, lieu où est érigé le Mémorial de la Vendée militaire.

Plus récemment, lors du grand chambardement médiatique, une voix descendait de Versailles, pardon une main versaillaise écrivait que ces ossements devaient retourner en Vendée car certains avaient exprimé cette volonté dans leur testament ! Si ! Peut-être pas devant notaire.

Pour satisfaire tout le monde Alfred Jarry, lavallois de naissance (Ubu Roi), voire Alphonse Allais auraient proposé une solution originale et moderne de mettre ces reliques à la disposition de la vue et du recueillement général.

Alors transposons à notre époque : Il existe dans certains pays des autocars-hôtels. Il suffirait d’en aménager un ; en effet les passagers ne prendraient guère de place et il serait possible de les loger séparément, hommes d’un côté, femmes de l’autre, enfants (23) en un autre. Les superstructures du véhicule permettraient de disposer d’un chapiteau pour des conférences, un dispositif de boissons serait prévu pour un coût modique (aux alentours de 2€) l’entrée serait de 6€. Il serait possible d’imaginer la projection de films et du DVD "Virée de Galerne" (en vente à la boutique).

Ainsi serait mise à la disposition du plus grand nombre la découverte de cet épisode de la révolution que fut la Terreur, l’Hiroshima à la française. Le convoi pourrait circuler, dans un premier temps, de Cholet à Grandville en passant par Saint Florent le Vieil, Candé, Laval, Mayenne, Pontorson, Dol de Bretagne, Laval, station prolongée au Mans, puis Angers, Le Mans nouvelle station prolongée, Laval, Ancenis, Nort sur Erdre, Blain et Savenay, bien que ces personnes ne soient jamais arrivées dans ces cinq dernières villes concernées par la fin de la Virée d’Outre-Loire.

Il faudrait simplement prévoir un système de recharge du distributeur de boissons et de la bibliothèque (ventes de livres). Et puis ensuite pourquoi ne pas prévoir une tournée européenne, voire mondiale ? Pourquoi aussi ne pas prévoir, au Mans, de baptiser un boulevard comme en ont les parisiens : Boulevard Ossmans ?

QUEL DEVENIR POUR LES OSSEMENTS DES VICTIMES DU MANS ?

SERIEUSEMENT

Tout devrait être fait pour que ces reliques (de reliquiae, arum, restes en latin) demeurent au Mans. Un dépositoire  au cimetière serait le mieux : à proximité du lieu de mort de ces victimes, lieu de recueillement et site accessible à la recherche scientifique. C’était au départ le souhait des scientifiques de l’INRAP, bien mieux que tous ces marchandages grotesques.

Il faut se souvenir que des églises pourraient éventuellement servir de lieu de repos : l’église Notre Dame du Pré, l’église Notre Dame de La Couture ou, pourquoi pas, l’abbaye de l’Epau ? Ce n’est pas plus tarte que le Mont des Alouettes où il ne s’est rien passé.

Le maire ne veut pas ? Au nom de quoi ? Le maire n’est que le gérant passager d’une commune et non son propriétaire.

Et si un jour un maire antimilitariste, anti-guerre anti tout ce que l’on voudra, écologiste à tout crin était élu à Verdun et décidait de faire pousser des betteraves pour fabriquer de l’éthanol et pour cela chercherait à utiliser les hectares occupés par les tombes de soldats et les ferait supprimer ? Et puis là, pas besoin de recherche d’ADN la grande majorité des plaques porte le nom des soldats; ils pourraient retourner dans leurs villages.

Jusqu'à présent, seul le Président de la Chouannerie du Maine a clairement précisé qu'il était pour l'option mancelle. Nous sommes donc deux dans ce Landerneau ubuesquement froufroutant.

 

 

 

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PÈRE RENÉ MULOT, successeur de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, 12 MAI 1749.

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PÈRE RENÉ MULOT, successeur de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, 12 MAI 1749.

Le 28 avril dernier, le Blog du Souvenir Chouan de Bretagne rendait hommage à Saint Louis-Marie Grignion de Montfort pour le trois centième anniversaire de sa mort. Nous honorons aujourd'hui la mémoire de son successeur et propagateur de son oeuvre.

Le Père Mulot est le deuxième Supérieur des filles de la Sagesse et des Missionnaires de Saint-Laurent-sur-Sèvre.

René Mulot est né en 1683 à Fontenay-le-Comte ; il fit son séminaire à la Rochelle et fut ordonné prêtre par Mgr Étienne de Champflour. Il fut nommé vicaire dans la paroisse de Soullans, alors du diocèse de la Rochelle.

En septembre 1715, il rencontre Louis-Marie Grignon de Montfort qui prêchait une mission à Fontenay-le-Comte, et adhère immédiatement à la compagnie de Marie que venait de créer le futur saint. Après Louis-Marie Grignion de Montfort dont la Compagnie était composée essentiellement de Frères il est le premier prêtre.

À la mort du fondateur en avril 1716 il est le continuateur de l'ouvrage entrepris car il est l'exécuteur testamentaire et le successeur du Père de Montfort. Il sera, en 1722, le premier Supérieur général de la Compagnie de Marie, et poursuivra la mission de Louis-Marie Grignion de Montfort, infatigablement, réalisant l'essor missionnaire que le fondateur n'avait pas eu le temps d'accomplir.

Ce qui explique que durant de longues années on appellera Mulotins ceux qui deviendront les Pères de Montfort ou Montfortains. On lui doit, en partie, le culte au Sacré-Cœur et l’expansion du scapulaire qui deviendra un Emblème des Révoltés une vingtaine d'années plus tard.

Pendant une mission qu'il donnait à Questembert il prêcha contre beaucoup de formes d'abus, en particulier les inhumations dans les églises devenues tellement incontournables que les paroissiens refusaient d'être inhumés dans les cimetières. Il est à l'origine du cimetière Saint-Michel qu’il créa ; hélas, lors des travaux il mit le pied sur un clou, sans doute rouillé, fut rendu malade par une affection - ce que nous appelons le tétanos - mais continua, depuis son lit de douleur, à mener son œuvre continuant à entendre les paroissiens en confession.

L'infection s'étant aggravée, il expire doucement, en odeur de sainteté, le 12 mai 1749, en murmurant cette prière : « En toi Seigneur j'ai espéré, que je ne sois pas confondu pour l'éternité ». Il avait 66 ans.

Il y avait huit jours qu'il avait fait son sermon sur les inhumations dans les cimetières et non dans les églises dont il jugeait qu'il était insupportable que leur sol soit continuellement labouré par les enterrements.

Alors qu'il sentait sa fin proche, il demanda à être inhumé dans le cimetière qu'il avait créé ; sa tombe existe toujours, juste en face de la chapelle qui fut érigée au XVe siècle sur le lieu où Saint-Vincent Ferrier prêcha une retraite. Elle fut la première tombe de ce cimetière. D'autres ont suivi, en particulier celles de prêtres. Son tombeau comporte une sorte de vasque, malheureusement abîmée, destinée à mettre le genou des enfants qui n'arrivaient pas à marcher.

Dans la chapelle Notre-Dame de l'église de Questembert, un vitrail le représente.

PÈRE RENÉ MULOT, successeur de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, 12 MAI 1749.PÈRE RENÉ MULOT, successeur de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, 12 MAI 1749.PÈRE RENÉ MULOT, successeur de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, 12 MAI 1749.

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3 MARS 1796 - 10 MAI 1934 - 10 MAI 2016 BIENHEUREUX PIERRE-RENÉ ROGUE,

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3 MARS 1796 - 10 MAI 1934 - 10 MAI 2016 BIENHEUREUX PIERRE-RENÉ ROGUE,

Le 10 mai est le jour où le Diocèse de Vannes fait mémoire du Bienheureux Pierre-René Rogue, béatifié le 10 mai 1934, en pleine période de gauchisme athéiste qui va amener la catastrophe du Front Populaire, pendant que commencent en Espagne les persécutions religieuses. Il a été martyrisé le 3 mars 1796 et nous avons commémoré son sacrifice le 19 mars.

Bienheureux Pierre-René Rogue, confesseur de la Foi, martyr de l'Eucharistie veillez sur les catholiques, en Bretagne, en France et dans le monde.

Rappelons une fois encore qu'il est le seul prêtre, parmi tous les martyrs de la révolution en Bretagne, à avoir été béatifié !

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