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CARRIER: OUVERTURE DU PROCES...

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CARRIER: OUVERTURE DU PROCES...CARRIER: OUVERTURE DU PROCES...CARRIER: OUVERTURE DU PROCES...

Aujourd'hui, jeudi 27 novembre 1794, chou-fleur 7 Frimaire An III, s'ouvre à la Convention le procès de l'infâme Carrier, pliant sous le poids de ses crimes mais aussi des pamphlets qui se déversent sur lui depuis que, le 22 octobre dernier - pomme 1er Brumaire - un de ses sbires, Goullin, a lancé depuis son banc des accusés : « l’homme qui électrisa nos têtes, guida nos mouvements, despotisa nos opinions, dirigea nos démarches, et qui contemple paisiblement nos larmes et notre désespoir. Il importe à notre cause que Carrier paraisse au tribunal. Il a tout ordonné, tout commandé ».

Procès criminel, certes, mais aussi politique, précurseur de ces procès qui se dérouleront 150 ans plus tard en Union Soviétique.

Carrier a été Représentant en mission, rendant régulièrement compte de son activité mais maintenant il sent particulièrement mauvais dans un système qui ne sent pas bon. Alors "on va mettre une grande claque aux mauvaises petites odeurs".

Nous suivrons ce procès, et plus particulièrement dans La Revue de décembre du Souvenir Chouan de Bretagne. Procès qui sera relativement long - 20 jours - face aux quelques minutes que duraient ceux que son accusateur principal, François-Anne-Louis Phélippes de Coatgoureden de Tronjolly - ancien Président du Tribunal criminel révolutionnaire de Nantes, octroyait à ses victimes destinées à la guillotine ou à la fusillade.

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CARRIER, LE DEBUT DE LA FIN, IL Y A 220 ANS...

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CARRIER, LE DEBUT DE LA FIN, IL Y A 220 ANS...CARRIER, LE DEBUT DE LA FIN, IL Y A 220 ANS...

A la Convention, ce Cochon 5 Frimaire An III - mardi 25 novembre 1794, vieux style - :

Décret contenant l'acte d'accusation contre le Représentant du peuple Carrier (Bulletin 91, N°470, Bulletin 49/25):

-1/ Avoir avili la Représentation nationale (en faisant la fête d'abord dans l'Hôtel de la Villestreux où il résida jusqu'au début janvier 1794 avant d'aller loger rue d'Allonville, à la sortie de Nantes - à l'époque - et d'avoir mené une vie de débauche avec ses amis et des femmes de mauvaise vie pendant que le peuple et les soldats manquaient de nourriture).

-2/ Avoir tenté de rendre la Convention odieuse en commettant et en autorisant les atrocités les plus révoltantes dans la Commune de Nantes (Noyades de prêtres et de citoyens de tout sexe, de détenus de la prison du Bouffay, interdisant au Président du Tribunal toute intervention).

-3/ Avoir occasionné le massacre de plusieurs milliers de volontaires (les Révoltés se rendant et offrant de servir dans les armées de la république en échange de leur amnistie, privant ainsi la république d'un grand nombre de soldats).

-4/ Avoir remis la vie, l'honneur, la fortune et la liberté des citoyens entre les mains des hommes les plus mal famés (la bande de "voyous" entourant Carrier et dotés de tous les pouvoirs, emprisonnant les plus fortunés et pillant leurs biens, Carrier ne réprimant rien donc approuvant tout).

-5/ Avoir agi arbitrairement et despotiquement en commandant des assassinats, en les faisant exécuter malgré l'opposition des tribunaux en maltraitant de fait et de propos ceux qui s'y refusaient (Carrier voulait faire périr sans jugement, suspects comme prévenus, entrant en véritable fureur contre le chef de la Commission militaire, ordonnant au Président des tribunaux de faire exécuter des suspects sans jugement, de faire exécuter en masse).

-6/ Avoir souffert que la Convention fut indignement trompée sur la situation de la Vendée et sur la nature de la guerre qui s'y faisait ( Les rapports infidèles faits à la Convention sur la destruction de la Vendée alors que les vexations et les persécutions ne faisaient qu'exacerber le désir de vengeance des rebelles, encourageant Turreau dans son oeuvre destructrice et la présentant comme une victoire).

-7/ Avoir participé à la destruction des subsistances et d'être un des auteurs de la disette qu'éprouve aujourd'hui la Commune de Paris surtout relativement aux viandes (La campagne de "terre brulée" et de destruction des céréales et des bestiaux qui représentaient une importante quantité de la nourriture des Parisiens).

-8/ Avoir donné d'importants pouvoirs à des hommes qui en ont abusé pour commettre les crimes les plus affreux, d'avoir protégé ces tyrans subalternes et de les avoir arraché aux poursuites de la justice (Carrier a donné des ordres et des missions au Comité révolutionnaire nantais qu'il a couvert de son autorité, interdisant au Tribunal révolutionnaire d'en sanctionner les excès,  couvrant son protégé Lebatteux, patriote du Morbihan, responsable d'exactions dans les régions de Redon et de Questembert. Tréhouart, Représentant en mission le fit arrêter ; Carrier le fit libérer).

-9/ Avoir fait fusiller 80 cavaliers qui venaient de se rallier avec leurs armes ( après la défaite de Savenay).

-10/ Avoir autorisé une Commission militaire à faire fusiller des paysans réputés insurgés, sans jugement.

La Convention veut le bien, elle veut la justice, la liberté et l'égalité. Elle frappera donc indistinctement les coupables ! (Jean-Baptiste-Moïse Jollivet, Rapporteur du Comité des Vingt et un )

Alors, Barère (le théoricien), Fouché (Lyon etc), Maignet (Lyon, Toulon, Orange, Bédoin etc), Prieur de la Marne (Noirmoutier, Le Mans), Jeanbon Saint André (Brest), Hentz (Angers, Avrillé, Kusel en Allemagne), Turreau de Linières (Noirmoutier), Javogues (Saône et Loire, Forez), Collot d'Herbois (Lyon), Sevestre (Côtes du Nord, Ille et Vilaine, Redon), Billaud-Varenne (Côtes du Nord, Ille et Vilaine, Redon) Fréron à Toulon,  etc ????

Sont-ils distincts eux ?

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CARRIER, FIN de CARRIERE ou le triomphe de la langue de bois

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CARRIER, FIN de CARRIERE ou le triomphe de la langue de bois

Charles-François Dupuis est député de Seine et Oise à la Convention de 1792 à 1795, régicide, âgé de 51 ans. Parfaitement athée, il a commis quelques ouvrages sur l'Origine de tous les Cultes, d'où il ressort que Dieu a été créé par l'homme pour exprimer la force universelle, que le christianisme a le même fondement que toutes les autres fables solaires qu'il a le caractère du dieu soleil etc. Il vivrait maintenant il pourrait dire que la religion laïque, elle, mise tout sur la lune ...(et là, il n'aurait pas tort!)

Ce matin du 24 novembre 1794 il monte à la Tribune de la Convention : Une cible : Carrier.

"Citoyens collègues,

Il nous avaient bien indignement calomnié ceux qui avaient publié que Carrier trouverait parmi nous des défenseurs, parce qu'il y avait des complices des amis ; il n'était que le premier chaînon d'une longue chaîne d'hommes coupables de crimes pareils, qui tous avaient un grand intérêt à s'opposer à ce que cette première redoute de leur camp fut remportée. Nous avons victorieusement repoussé cette calomnie par l'unanimité qui a résulté de notre appel nominal.

C'est moins à vous, citoyen représentant, que j'adresse le discours que j'avais préparé contre Carrier qu'à tous ceux qui en dehors de cette enceinte songeraient encore à le justifier ou à le plaindre, et rejetteraient ses crimes sur la fougue d'un patriotisme peu éclairé, qui a poussé souvent des patriotes ardents au-delà des bornes de la justice et de la sagesse.

Ce serait se tromper étrangement, que de s'obstiner à voir dans Carrier, un patriote persécuté par l'aristocratie, comme il a voulu le donner à entendre lui-même, au lieu d'y voir un des agents les plus forcenés de la conspiration des rois de l'Europe, qui voulaient ensanglanter votre révolution à un tel point que vous-même en fussiez fatigués, et décrié le nom Français aux yeux de tous les peuples du monde. Voilà le rôle dont Carrier était chargé parmi nous ; et je laisse à juger s'il a rempli à la satisfaction de ses maîtres. Oui et c'est sous ce point de vue que Carrier se présente à mes yeux ; c'est la réflexion qui naît dans mon esprit, lorsque je porte le regard sur la masse de ses crimes, que j'en considère la nature, que je me rappelle dans quels temps dans quels lieux il les a commis, et que je me demande quel en pouvait être le but ; car il m'est alors impossible d'y trouver un homme qui chercha à établir la république en la faisant aimer. Je n'y vois plus qu'un agent de la contre-révolution dont je vais tracer le plan auquel il a constamment travaillé.

Vous l'avoir signalé, c'est avoir signalé à la France tous les agents de cette vaste conspiration, qui devait ensevelir la république sous des monceaux de cadavres. Dans l'impossibilité de vous vaincre par la force des armes, il fallait rendre les formes de votre république si affreuse que non seulement les sujets des rois mais aussi les Français eux-mêmes en eussent horreur et que dans le parallèle que l'on ferait de leur gouvernement avec le vôtre, tout l'avantage reste à la monarchie. Car ce n'est pas l'imbécile Capet, le descendant des rivaux de l'orgueilleuse famille d'Autriche que l'empereur (d'Autriche -note SCB) voulait venger ; ce n'était point les prêtres que l'Angleterre voulait rétablir en France pour plaire au pontife de Rome ; c'était la république française qu'il fallait empêcher de s'établir au milieu des monarchies d'Europe, qu'elle doit un jour écraser de sa puissance. Vos ennemis étaient assez instruits en politique pour savoir qu'il n'est aucune force dans la nature qui puisse établir le gouvernement républicain sur les bases de la scélératesse et du crime ; que c'est l'affreux privilège des gouvernements des despotes.

On jeta donc les yeux sur les hommes les plus exagérés dans leurs principes, les plus aveugles dans leur fougue, les plus soupçonneux et les plus irascibles par caractère, les plus immoraux dans leur conduite ; sur ceux qui avaient ou plus de passions ou plus de besoins, ou plus de craintes du retour à un ordre quelconque ; et de tous ces éléments ont composa l'affreuse ligue soi-disant révolutionnaire, qui dirigée par des agents plus rusés nous conduisait tout droit à la contre-révolution.

Je vous dénonce aujourd'hui Carrier, comme ayant été un des agents de cette conspiration des rois, à laquelle son caractère naturellement féroce apparut le rendre propre aux yeux des chefs de cette vaste conjuration, qui s'étendait sur toute la France, et qui organisait ses moyens d'attaque et devait les faire réussir à l'ombre du drapeau tricolore jusqu'au moment ou elle arborerait le drapeau blanc.

Ce discours se termine ainsi :

D'après ces considérations, je conclus à ce que Carrier soit traduit au tribunal révolutionnaire pour avoir été constamment l’agent du plan de contre-révolution, qui tendait à renverser la république, en la rendant si affreuse, qu'elle fit regretter à tous les Français l'empire des rois, et qu'elle les disposa à recevoir un maître, lorsqu'on lui offrirait la paix à ce prix, et qu'il n'y aurait plus un seul citoyen qui n'eût à se plaindre du nouveau gouvernement.

C'est du grandiose ! Barère a du le rêver : Dupuis l'a fait. Arriver à transformer les crimes de Carrier, couverts par la Convention, pour en faire une provocation royaliste, c'est de la Guépéou avant l'heure, le comble du machiavélisme. Ce discours monte la trame, va expliquer l'encadrement de l'accusation, le motif de l'exécution de Carrier, comme je le disais une nouvelle fois dimanche 16 novembre sur le site de l'ancien Entrepôt des cafés. Ce n'est pas pour ses crimes que Carrier va être exécuté. Il faut de la lumière pour éclairer la mémoire !

En suivant, la Cpnvention décrète:

24 novembre 1794, 4 Frimaire An III :

Décret portant qu'il y a lieu à accusation contre le représentant du peuple Carrier (Bulletin 91/470  Bulletin 49/25).

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CARRIER, FIN DE CARRIERE ANNONCEE en ce 23 novembre 1794...

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Tout le monde le lit, certains "historiens" l'écrivent encore et parlent toujours de Carrier rappelé à Paris à cause de ses crimes, condamné à mort et guillotiné.

Pas du tout ! Carrier a été rappelé à Paris à sa demande ; il y est arrivé vers le 16 février (1794) pour l'affaire des 132 Nantais - riches et possédants - pour les faire "arranger" par le Tribunal révolutionnaire. Il est nommé secrétaire de la Convention, ce qui n'est pas franchement un poste de fin de carrière pour un convoqué et futur condamné à mort - ce que personne ne présage encore, pas même le futur intéressé !

Non il est rentré à Paris la conscience - du moins ce qui lui tient lieu de conscience - tranquille ; n'a t-il pas agi en application des consignes de la Convention ? N'a t-il pas purgé les prisons surpeuplées de Nantes bien avant qu'elles ne soient surencombrées après la Bataille de Savenay ? Il a durement sanctionné les soulèvements des deux côtés de la Loire : côté Sud Loire-Vendée mais aussi les pays soulevés d'Ancenis, Châteaubriant, Campbon, Saint Etienne de Montluc etc. 

Si le poste de secrétaire de la Convention lui est confié, c'est bien parcequ'il a rempli sa mission. Ne l'a t-on pas accueilli en lui disant qu'il avait besoin de repos après le bon travail réalisé "en Vendée"? Il n'est pas logé à La Conciergerie mais chez lui.

En ce matin du 23 novembre 1794, 3 Frimaire An III,  il doit se souvenir de son discours de haine à la religion et envers les prêtres, donné du haut de la chaire du Club Vincent la Montagne, ci-devant église Sainte Croix, un an plus tôt le dimanche 16 novembre 1793:

Tous les maux qui infestent la race humaine sont sortis de l’autel et du trône. Je rappelle à la mémoire les massacres de la Saint Barthélémy, ceux de Nîmes et ceux de Vendée ; j’entends les mânes d’un million de victimes égorgées, provoquant la vengeance nationale contre les prêtres. Mon indignation ne peut se contenir. J’interroge ma conscience sur les orgies scandaleuses des vendeurs de messes, sur les moyens infâmes qu’ils emploient pour opprimer le peuple et river ses chaînes. Je ne vois dans le fond et dans la forme des cérémonies des cultes que des mômeries absurdes de ces méprisables valets des rois qui ne sont faites que pour achalander leurs boutiques et faire valoir leur métier. Voyant ici ceux qui viennent d’abjurer, je distingue au milieu des prêtres des philosophes qui ne se sont associés aux prêtres que pour mieux étudier à fond leurs crimes et les révéler au peuple. Ceux-là ne sont plus des prêtres, ils sont des citoyens. Témoin Minée, ci-devant évêque constitutionnel qui vient d’abjurer au sein du département qu’il préside les erreurs et les impostures sacerdotales. L’apostolat de la Raison, éclairant, électrisant tous les esprits, les élève au niveau de la révolution. Préjugés, superstitions, fanatisme, tout se dissipe devant le flambeau de la philosophie. Minée, naguère évêque, a attaqué les crimes et les erreurs du sacerdoce et abjuré la qualité de prêtre. Cinq curés ont suivi son exemple. Je veux laisser entrevoir, comme une mesure d’intérêt général, la prochaine destruction de ces réfugiés qui affament la ville.

CARRIER, FIN DE CARRIERE ANNONCEE en ce 23 novembre 1794...CARRIER, FIN DE CARRIERE ANNONCEE en ce 23 novembre 1794...

Né à Yolet, près d'Aurillac dans le Cantal, baptisé et élevé dans la religion catholique, comme beaucoup de furieux élevés de la même façon et ayant reçus la même éducation religieuse, il a tout rejeté.

Malheureusement pour lui il y a eu cette "malencontreuse" affaire des 132 Nantais (arrivés au nombre de 94) et un procès qui se retourne contre les accusateurs - le Comité révolutionnaire nantais - lequel se retourne à son tour contre le Représentant en mission, l'accusant d'avoir donné des ordres auxquels il a fallu obéir.

Même Phélippes-Tronjolly - de son nom complet François-Anne-Louis Phélippes de Coatgoureden de Tronjolly - ancien Président du Tribunal criminel révolutionnaire de Nantes, que Carrier avait eu l'imprudence de mettre dans le lot des accusés, se retourne contre son ancien mentor, sans doute pour faire oublier tout le sang qu'il a sur les mains.

En ce dimanche 23 novembre 1794, Chicorée 3 Frimaire An III, la Convention décrète:

-Décret portant que toutes les pièces originales relatives au Représentant du peuple Carrier seront apportées sans délai au Comité de Sûreté Générale (Bulletin 49/7).

-Décret portant que le Représentant du peuple Carrier se rendra sur le champ dans le sein de la Convention (Bulletin 49/11).

-Décret portant que l'appel nominal relatif au décret d'accusation contre Carrier sera imprimé, distribué et envoyé aux départemenrs et aux armées (Bulletin 49/11).

Aïe, Aïe, Aïe, le temps se gâte pour le Représentant en mission. Certainement dans un état second, il doit se demander ce qui est en train de lui arriver, lui le fonctionnaire zélé.

C'était il y a 220 ans, tout juste.

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HOMMAGE à MONSEIGNEUR Henri BRINCARD

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En lien, ci-dessous, la cérémonie des funérailles de Monseigneur Henri Brincard, évêque du Puy en Velay, pays des Chouans du Velay, natif de Savennières dans le Maine et Loire.

Il est intéressant de noter, lors de la procession, la tenue des prêtres. Les plus jeunes vont mains jointes, portant le cordon sur leur aube (connaissant sur ce point leur Ancien Testament !), d'autres âges vont les mains croisées, d'autres les bras ballants, d'autres, encore, les mains dans le dos. Une intéressante analyse sur l'attitude liturgique.

Monseigneur Henri Brincard n'a pas eu la partie facile dans son diocèse du Puy et s'est usé à la tâche.

Il mérite bien de reposer en paix, malgré le chant du Requiem exécuté (au sens propre et figuré). Contrairement à ce qui est raconté les chants de la messe de Requiem sont des chants difficiles, certes, mais d'espérance et n'ont rien à voir avec les chants à la guimauve de la forme ordinaire du Rit romain. Il faut simplement les chanter dans la rythmique voulue. Le chant du Requiem n'est pas un chant de désespérance mais un chant d'Espérance. Le Dies Irae et le Libera me sont des chants de feux, fulgurants. Pas des chants de désespérance.

A Dieu, Monseigneur Henri Brincard, reposez en paix, vous le méritez. Et obtenez de Dieu le Père un digne successeur !

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NOYADES de NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...

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De toutes les églises de Nantes, l'église Sainte Croix est la seule ayant un rapport direct avec le crime des Noyades. J’avais été étonné que personne ne s’intéresse à cet assassinat de masse, aucun particulier, aucune association, après la cérémonie de 1993 sous l’égide de Mgr Le Quimener, Vicaire général de Nantes. En 1997 je commençais donc cette oeuvre de mémoire avec une messe en l’église Saint Similien dont le curé était à l’époque le Père Yves Chéreau.Il y eut des fois où je me retrouvais seul sur le pont Anne de Bretagne ; pas de photo du « jeté » de gerbe ce qui est un comble pour un  « égophile » (explications avec nom dans un prochain article).

En 2003, une dame voulant mieux entendre mon récit, contournant notre groupe d’une vingtaine de personnes, ne fit pas attention et tomba dans l’eau. Les pompiers arrivèrent et deux plongeurs sautèrent dans l’eau à 9°, neuf mètres plus bas. Il leur fallut de grands efforts pour sortirent la personne. J’allais la récupérer aux urgences le soir pour la ramener chez elle.

Donc, Dimanche 8 novembre, la 17ème Commémoration des Noyades de Nantes a été effectuée avec son programme de mémoire commençant par la messe en l’église Sainte Croix après la messe de 11 H 30. Un exposé, annoncé par le célébrant le Père Charles Guillard, permit aux Membres de l’URBVM, de la Troupe des Chœurs de Chouans, du Souvenir Chouan de Bretagne et de la cinquantaine de fidèles restés là, d’apprendre, du pied de la chaire, ce qui s’était passé en cette église il y a 221 ans.

Une opération de Mémoire, en respectueux hommage envers ceux qui furent persécutés pour ce qu’ils étaient, et non une opération mercantile d’auto promotion sur leur dos.

NOYADES de NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...NOYADES de NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...
NOYADES de NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...NOYADES de NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...

En 1793, l’église Saint Vincent, place Saint Vincent, occupée maintenant par le restaurant « Les Petits Saints » est devenue trop petite pour loger le siège du club montagnard dit Vincent la montagne ; ce club s’installe le samedi 16 novembre ici.

Julien Minée est l'évêque constitutionnel de Nantes où il né en 1738, fils de chirurgien, ordonné prêtre à l'âge de 31 ans ; il est président de la commission départementale depuis le 12 octobre. En ce 16 novembre, il est ici même pour abjurer, sa fonction épiscopale, son ordination sacerdotale et sa foi. Au bout de  24 ans de prêtrise, ouvrant la séance il apostasie depuis cette chaire ! 

“ Je viens abjurer les erreurs et les impostures sacerdotales, j’abdique mon épiscopat, je rougis d’avoir manié si longtemps les hochets frivoles de la superstition et du mensonge. Tout en pratiquant depuis longtemps la morale montagnarde, j’ai ménagé les organes affaiblis d’un peuple enveloppé par les ténèbres, le préparant de loin à soutenir l’éclat du rayon étincelant que, pour l’illuminer à jamais, frères, votre société renommée a fait jaillir pour lui de la sainte montagne. Je m’associe à la Convention qui vient de décerner à Marat le sublime honneur de l’apothéose. Nous irons ensuite sur la place de la liberté pour y allumer un bûcher composé de tous les hochets de la superstition et de la féodalité

Carrier lui succède prononçant son discours lu  aujourd'hui.

L'attention est tournée vers la chaire, ce meuble témoin de ces meurtres annoncés. Mais un autre élément est signalé : la grosse cloche de 8 tonnes à l'intérieur du beffroi enlevé en 1848 de l'ancienne prison et installé en 1860 sur le clocher. "Ecoutez cette cloche sonnant les heures, c'est celle qu'ont entendue Charette, les victimes partant pour la guillotine, la fusillade ou la noyade".

Après l'amicale et roboratif déjeuner (excellente "Taverne du Château"), nous reprenons les véhicules pour rejoindre le N°2 de l'avenue du général de La Moricière (ou Lamoricière) où nous pouvons entendre une causerie sur les lieux-mêmes du "Dachau nantais" grâce l'amabilité du propriétaire du Cabinet qui nous en a prêté les clefs.

Bien sûr les lieux ont changé mais il reste la façade, l'escalier par où descendaient ceux qui étaient condamnés par la Commission Bignon : à droite en sortant les Carrières de Gigant pour les fusillades, à gauche direction la Loire. Le propriétaire de l'Entrepôt, Dumais, avait du évacuer ses marchandises pour y loger les prisonniers en surnombre dans les diverses prisons : Saintes Claires, château, Bon Pasteur, L'Eperonnière etc, dans lesquelles l'entassement des personnes créait des odeurs méphitiques dérangeant le voisinage.

De là nous sommes partis, en cortège, pour le pont Anne de Bretagne et le parachutage de la gerbe. La Troupe costumée des Coeurs de Chouans avait fière allure. Nos amis de l'URBVM étaient présents aussi.

NOYADES de NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...NOYADES de NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...NOYADES de NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...

Après ce parachutage hommage, pendant lequel fut chanté le Requiem, nous devions nous rendre au pied de la pile sud du pont de Cheviré où de très nombreux ossements furent remontés des fonds vaseux lors des travaux de fondations. Hélas ! le site, repéré deux jours auparavant, était fermé le dimanche ; l'affichage prévu se fit le lendemain. Nous sommes revenus à Nantes pour nous recueillir sur le site des carrières de Gigant avec un petit exposé sur ce lieu de souffrance.

Notre journée d'hommage aux victimes de la révolution à Nantes, qui fit entre quinze et vingt mille victimes, se termina, avec quelques uns, sur la place Viarme, autour de Charette et Cathelineau.

Oui une belle journée, sans vitraux ni trompettes, avec un temps mitigé et un superbe rayon de soleil lors du parachutage de la gerbe.

Merci à Sainte Claire et aux soeurs Clarisses, fidèles à nos rendez-vous, merci à tous ceux qui se sont déplacés pour cette commémoration, depuis le Morbihan ou Paris pour les Coeurs de Chouans avec lesquels le SCB renoue malgré le vent mauvais qui avait soufflé.

A l'an prochain !

Note: Le Fécondateur in Vitraux a dit à des Membres du SCB qu'il n'avait pas été possible de s'entendre sur le jour et l'heure ; c'est faux car il n'y a jamais eu de contact. Et il était logique de laisser la primeure à l'Association fidèle à ses commémorations depuis des années. De même que nous n'avons jamais vu un grand nombre de ceux qui se sont déplacés à Saint Donatien. Majoritaires nous sommes mais répartis en petites associations qui passent leur temps à se déchirer, sous l'oeil admiratif de nos adversaires qui n'ont même pas à intervenir. D'autres à faire du mercantilisme sur le dos de ceux qui se sont révoltés au nom de leurs libertés, y compris la liberté religieuse.

 

NOYADES de NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...NOYADES de NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...NOYADES de NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...

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EVEQUE du PUY en VELAY, MONSEIGNEUR HENRI BRINCARD EST DECEDE.

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Né à Savennières dans le Maine et Loire, Monseigneur Henri Brincard aurait eu 75 ans le 18 novembre prochain. Malgré un courageux combat, le cancer qui le rongeait a eu raison de lui.

Diplômé de l'Ecole des Chartes, il fait son service militaire dans la marine comme aide de camp de l'amiral Salmon.Acceptant l'appel au sacerdoce il entre au séminaire des Carmes à Paris (lieu tragique lors des Massacres de Septembre 1792) puis prépare une licence de philosophie et théologie à l'Université catholique de Fribourg. Vocation tardive, il est ordonné prêtre en 1975 à l'âge de 36 ans.

Le 8 août 1988 il est nommé, par le Pape Jean-Paul II, évêque du Puy en Velay et sacré en la cathédrale le 2 octobre. Il en sera celui qui aura marqué la plus longue durée - 26 ans - et des initiatives remarquables dont la restauration de la dévotion et du culte marial de la cité - avec son 15 août, ses processions diurnes et nocturnes incontournables - la restauration de la cathédrale, de son antique entrée dans la nef, dans le prolongement de la "Rue des Pélerins" permettant à ceux-ci d'entrer directement dans le sanctuaire. Un système de vérin - seule concession à la technique par rapport à l'époque médiévale  - permet de rétablir le plancher au moment des cérémonies.

Il avait bien sûr réalisé d'autres travaux pastoraux.

Monseigneur Henri Brincard n'avait pas la crainte d'afficher des convictions très fermes déteignant dans un milieu très consensuel et souvent abdicataire.

Il savait qu'il était l'évêque d'une région qui n'avait pas hésité à manifester sa foi et son obéissance aux  Papes Pie VI et Pie VII dans les années de persécution religieuse sous la révolution qui y fit des centaines de victimes. Il connaissait, de plus,  l'Histoire de sa région natale d'Anjou.

J'avais eu l'honneur de le rencontrer après la messe du 15 août 2007, lui portant les salutations de l'abbé Antoine Reneaume, de Nantes ; j'avais, depuis l'intérieur de Notre Dame de France, transmis à l'abbé Reneaume par téléphone la réponse de l'évêque à son ancien professeur.

EVEQUE du PUY en VELAY, MONSEIGNEUR HENRI BRINCARD EST DECEDE.EVEQUE du PUY en VELAY, MONSEIGNEUR HENRI BRINCARD EST DECEDE.
EVEQUE du PUY en VELAY, MONSEIGNEUR HENRI BRINCARD EST DECEDE.EVEQUE du PUY en VELAY, MONSEIGNEUR HENRI BRINCARD EST DECEDE.

Pour avoir une idée de l'excellence de cet évêque il est possible de se reporter au classement des évêques de France fait par Golias dans son"Trombinoscope" où il ne bénéficie que d'une mitre (comme Monseigneur Madec ancien Membre du Souvenir Chouan de Bretagne décédé en janvier 2013 et "redresseur" du diocèse de Toulon) alors que dans la même année de cotation (1997) Mgr Pontier en a  4, Dagens le naufrageur du diocèse d'Angoulême 3 et Mgr Garnier 5 !

Les obsèques de Monseigneur Henri Brincard seront célébrées mercredi à 15H en sa cathédrale où il sera inhumé dans la crypte des évêques, sous le choeur.

Qu'il repose en paix auprès de Dieu qu'il a servi au maximum de ses capacités.

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CHAMP DES MARTYRS DE BREC'H, novembre 2014

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CHAMP DES MARTYRS DE BREC'H, novembre 2014

Un bâtiment dans la campagne morbihanaise, des murs antiques et vénérables couverts de graffitis, l'art du Tag selon l'ancien ministre de la Cul ture Jack Lang. Cela n'a pas fait se tordre les mains à Manuel Valse ni hurler le Ministre de l'Inter(pas)rieur morigénant l'oeil noir et le regard courroucé ces voyous qui ne respectent pas un lieu de culte !

Pas de rabbin s'arrachant la barbe, pas d'imam appelant la colère d'Allah !

En effet, il ne s'agit "que" de la chapelle expiatoire du Champ des Martyrs à Brec'h régulièrement salie par des borborygmes de peinture crasseux. Tous les murs, la porte (dont la serrure a été brisée et remplacée par une chaîne avec cadenas), le pilier droit de la façade portent les traces des flatulences colorées d'intellects défaillants.Une forme variée de céphalopodes: des têtes (creuses) sur pieds !

Le chef des Services techniques, qui m'assure effectuer un nettoyage régulier, ne sait plus quoi faire. Quant à la mairie elle a saisi les organismes compétents pour une restauration complète de la chapelle expiatoire, patrimoine indéfectible de la commune.

CHAMP DES MARTYRS DE BREC'H, novembre 2014CHAMP DES MARTYRS DE BREC'H, novembre 2014

Samedi 8, la messe a été dite comme depuis dix ans que cette antique coutume a été restaurée. L'abbé Amaury Brillet, vicaire de Saint Patern de Vannes, célébra, comme il le fait depuis quatre ans, la messe de Requiem soutenue par la Schola grégorienne de Saint Patern, à l'intention des victimes de la révolution, plus particulièrement de celles fusillées en ce lieu de Kerzo en 1795 ; mais aussi à l'intention de deux Membres éminents du Souvenir Chouan de Bretagne décédés cette année : l'abbé André Moisan, archiviste diocésain, et Kadoc de Cadoudal, arrière arrière arrière petit neveu du Grand Georges Cadoudal.

L'homélie de l'abbé Brillet porta sur les victimes, semences de chrétiens, mais aussi sur ces temps de persécutions plus hypocrites.

Un nombre de plus en plus important de fidèles assiste à cette cérémonie mortuaire, cinquante personnes cette année.

Nous nous sommes ensuite rendus au mausolée de La Chartreuse, où reposent les ossements des "fusillés" du champ des martyrs mais aussi ceux de la Presqu'île de Quiberon, pour donner l'Absoute.

Après le Libera me et pendant le De Profundis, à la suite du prêtre, les fidèles vinrent bénir les ossements.La cérémonie se termina par un bref exposé à la suite de l'hymne du Souvenir Chouan de Bretagne Da Feiz on tadou Koz.

Ce fut l'occasion de constater ce que m'avait dit la Mère supérieure au téléphone : les témoins installés démontrent que le mausolée souffre.  Edifié par Caristi après la pose de la Première pierre, en 1823, par Marie-Thérèse Charlotte fille de Louis XVI, Duchesse d'Angoulême, David d'Angers ayant réalisé les sculptures, ce mausolée travaille et il va falloir se dépêcher de le restaurer.

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17ème COMMEMORATION DES NOYADES DE NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...

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« Il est temps de dire les vérités historiques, de sortir du fantasme, du mensonge et de l’oubli ... sans esprit de repentance ou de stigmatisation, mais pour que le silence n’étouffe pas l’avenir », s’est exclamé Jean-Marc Ayrault le 1 septembre 2011.

Belle et forte déclaration ! Mais elle ne s'adressait pas aux réelles victimes de la période révolutionnaire à Nantes qui reposent toujours au fond de la Loire, sous les immeubles des anciennes carrières de Gigant, dans les marais de la Prairie de Mauves (quartier Malakoff), dans les fonds de la carrière de Miséri (près des Salorges), près de l'actuelle route de Rennes ou décédées par centaines du typhus dans l'ancien Entrepôt des cafés, actuellement 2 rue du général de Lamoricière.

Sans vitrail ni trompettes, cette 17ème journée du Souvenir sera celle d'un hommage à ceux qui ont été tués en haine de ce qu'ils étaient, des prêtres, des religieux, de simples paysans ou artisans, leurs femmes  et leurs enfants, des nobles, qui avaient refusé les bienfaits annoncés par la Convention et ses séides assassins, ou, plus simplement, être supposés avoir refusé les bienfaits de la révolution voire leurs parents ou amis. La loi des suspects (17 septembre 1793) permettait de transformer beaucoup de monde en  dangereux fanatiques, conspirateurs, contre-révolutionnaires ; cela permettait aussi d'y assimiler les mal pensants, les personnes dont on convoitait les biens, le mari encombrant etc. Une loi tombant à pic pour se débarrasser de personnes gênantes.

Du jamais vu dans l'Histoire de la France !

Les Archives municipales montrent que la municipalité dirigée par Jean-Louis Renard a été complice par son absence de réaction, paralysée par le tout-puissant Représentant en mission. Lequel, il y a 220 ans (1794), commence à craindre que  la fraîcheur du couperet ne se rapproche de son cou (bien qu'il ne se doute pas qu'il va être la victime du système qui l'a soutenu ignorant sans doute que pour se débarrasser de son chien......).

DIMANCHE 16 NOVEMBRE (depuis 17 ans cette date historique a toujours été respectée - sauf une fois pour cause de défilés parisiens - car la prermière noyade nantaise a eu lieu dans la nuit du 16 au 17 novembre 1793) avec la participation de l'URBVM et de  La  TROUPE DES COEURS DE CHOUANS :

- 11 H 15 regroupement devant l'église Sainte Croix pour la messe à 11 H 30. A la fin de la messe exposé sur le rôle de cet édifice pendant la révolution et mémoire de l'abbé Joseph Brianceau.

- 13 H, 13H15, déjeuner à La Taverne du château

- 15 H 15 : Rassemblement devant l'ancien entrepôt des cafés, 2 rue général de La Moricière ; exposé sur ce lieu et départ en cortège pour le parachutage d'une gerbe en Loire.

Le déplacement vers un lieu de mémoire est prévu si la météo et le temps le permettent.

La participation demandée est de 24 € (repas tout compris et participation aux frais de gerbe).15€ pour ceux qui ont des soucis (le complément étant pris en charge par le SCB.

Chèques à l'ordre de SCB (Souvenir Chouan de Bretagne Association déclarée - loi 1 juillet 1901 -W441001916). Dernier délai d'inscription: jeudi 13 novembre.

Un hommage, pour l'honneur des victimes et non mercantile, dans le respect de la vérité.

OSSEMENTS REMONTES DE LA LOIRE EN JANVIER 1952OSSEMENTS REMONTES DE LA LOIRE EN JANVIER 1952

OSSEMENTS REMONTES DE LA LOIRE EN JANVIER 1952

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SAMEDI 8 NOVEMBRE,BREC'H, au Champ des martyrs...

Publié le par culture

SAMEDI 8 NOVEMBRE,BREC'H, au Champ des martyrs...

Comme chaque année depuis dix ans, le Souvenir Chouan de Bretagne propose un service religieux en hommage aux victimes catholiques de la révolution et des temps actuels mais aussi à la mémoire des Membres décédés de l’association.

Cette messe de Requiem est célébrée par l’abbé Amaury Brillet, vicaire de Saint Patern, selon la forme extraordinaire du Rit romain à 15 H30. Les vases sacrés utilisés sont de 1792.

Comme l’an dernier, elle est soutenue par la Schola de l’église Saint Patern de Vannes.

La messe est suivie de l’Absoute donnée au mausolée de La Chartreuse de Brec’h, avec bénédiction des ossements des prisonniers de Quiberon « fusillés », malgré la promesse de vie sauve, après l’échec des combats.

Il est possible de se retrouver à 12 H pour déjeuner au restaurant "La Boule d’Or" à Sainte Anne d’Auray.

Construite sur le lieu des fosses au bord desquelles les prisonniers furent exécutés, la première pierre de cette chapelle a été posée par la fille de Louis XVI, Marie-Thérèse Charlotte, duchesse d'Angoulême, en 1823.

Inaugurée en 1829, une tradition s'établie avec la célébration de la messe le samedi suivant la Toussaint et se poursuivit jusque dans les années 1950. Ceci nous fut rapporté par un Membre du SCB, décédé depuis. Sur sa demande nous avons relancé cette tradition il y a dix ans. 

Année après année, le nombre de participants est en sensible augmentation, des habitants des alentours se joignant à nous. C'est une bonne occasion de rappeler que certains, il n'y a pas si longtemps que cela, (qu'est-ce que 220 ans ?) sont allés au bout de leurs convictions, au risque de tout perdre, même la vie, pour leur honneur et celui de leur patrie ; ils ne l'ont pas fait pour de vains honneurs, pour de l'argent "engrangé" à n'importe quelle condition ni par vanité ni pour faire parler d'eux. Leurs noms sont inscrits - pour quelques-uns - sur les tables mémorielles de La Chartreuse, leurs ossements sont entassés dans une vaste fosse et chaque année qui passe voit leur hauteur diminuer.Le lieu, pourtant emblématique mais peu visité, ne passionne pas un éventuel fécondateur in vitraux.

SAMEDI 8 NOVEMBRE,BREC'H, au Champ des martyrs...SAMEDI 8 NOVEMBRE,BREC'H, au Champ des martyrs...

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