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GUEMENE sur SCORFF, LA BATAILLE DU 28 JANVIER 1795

Publié le par culture

Il y a 220 ans exactement se déroulait la Bataille de Guémené sur Scorff dans le Morbihan.

Elle fait suite aux massacres que les Bleus ont commis à Melrand où des femmes ont été violées puis assassinées, des enfants et au moins trois vieillards tués.Ces massacres punissent l'occupation du bourg par les Chouans de Jean Jan qui est là chez lui. Le 2ème Bataillon du Jura a réalisé ce forfait.

Ce 28 janvier 1795, lendemain du massacre de Melrand, Jean Jan aimerait bien régler des comptes avec la garnison de Guémené et venger ses amis.

Jean Jan est un jeune homme de belle stature, né le 15 juin 1772 ; il a fait ses études au collège Saint Yves de Vannes qui fut une vraie pépinière de chefs Chouans.Le collège fermant obligatoirement en 1791, Jean Jan rentra chez lui en défenseur acharné des libertés.Il va réunir quelques amis fondant ainsi une "amicale des Révoltés".Dans le nombre, son ami, Claude Lorcy qui portera plus tard le surnom L'Invincible.

 

Excédé par les exactions auxquelles se livre la garnison de cette place forte proche de Pontivy, Pierre de Rémond du Chélas, dit La Couronne rejoint Jean Jan pour l'attaque.

Né à Guémené le 15 mai 1759 il est ancien Cadet puis Sous-lieutenant de Navarre Infanterie ; nommé Lieutenant en 1786 il a démissionné en 1787. Retiré chez lui, avec femme et enfants, il entre en liaison avec Armand Tuffin, Marquis de La Rouërie dès 1791. Il sera arrêté en 1792 et emprisonné, avec sa famille au Faouët pendant trois mois. Libéré, il va constituer une division de Chouans, La Couronne, qui sera intégrée à l'armée du comte Sébastien de Silz.

Pierre Mercier dit La Vendée les accompagne avec sa propre troupe.

Pierre Mercier est né le 16 juillet 1774 au Lion d'Angers, de parents aubergistes qui viendront s'installer en 1784 à Château-Gontier. En désaccord avec les applications de la révolution il va se ranger dans le camp des Révoltés, servira sous Bonchamp dans la cavalerie duquel il va faire la connaissance d'un Breton venu d'Auray pour se battre contre les révolutionnaires. Ils feront ensemble "La Virée d'Outre Loire", deviendront amis ; après la défaite de Savenay Pierre Mercier suivra son ami Georges Cadoudal et, en Bretagne, recevra le surnom de La Vendée.

Jean Jan, 22 ans et demi, Pierre du Chélas, 35 ans et demi, Pierre Mercier La Vendée, 20 ans et demi : Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années.

L'attaque des 600 Chouans a débuté de bonne heure contre les 150 Bleus qui se sont retranchés dans le château. Jean Jan est blessé par deux fois, à la cuisse gauche puis au pied du même côté. C'est grâce au sang froid d'un de ses hommes que Pierre Mercier doit la vie sauve ; mis en joue par un Bleu sont compagnon a été plus rapide. Magallon le capitaine des Bleus reconnaît avoir eu 8 grenadiers tués.

Les Chouans se retirent avec deux canons pris à l'ennemi et après avoir scié l'arbre de la liberté.

Ils se dirigent sur Le Faouët où la garnison de 136 hommes et 12 canonniers les attend de pied ferme, réfugiée sous les halles. Les deux canons tirent à mitraille et les hommes entretiennent un tir nourri. Dans la nuit du 28 au 29, les Chouans préfèrent se retirer laissant quatorze  tués, 8 blessés et de nombreux prisonniers.

Pour les Chouans le but est de faire prendre conscience aux Bleu de leur insécurité permanente en leur "pourrissant la vie" par des attaques ou des embuscades incéssantes.

Bien faire prendre conscience aux révolutionnaires que les Bretons sont chez eux, chez eux !

 

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PICHEGRU, 1795, UN FAIT D'ARMES OUBLIE....

Publié le par culture

Charles Pichegru qui a été le professeur de géométrie et d'arithmétique à l'Ecole Militaire de Brienne de Buonaparte est un grand soldat, brillant général, d'une force quasi herculéenne il a bravé tous les dangers.

Quoique l'on pense de lui, il restera dans l'Histoire militaire de la France le seul militaire qui a pris la Flotte royale hollandaise avec un escadron de cavalerie. Le Général Pichegru avait appris que la Flotte Hollandaise était bloquée par les glaces sur les côtes du Helder, dans le golfe du Zuiderzee. Le 23 janvier 1795, il envoya aussitôt le lieutenant-colonel Louis-Joseph Lahure et un escadron du 8e ré​giment de hussards et le 15e régiment d’infanterie légère dans la nuit du 23 janvier. Chaque cavalier, après avoir enveloppé les sabots des chevaux dans des chiffons, afin de ne pas faire de bruit sur la glace, chargea en croupe un fantassin ; chaque vaisseau fut pris à l’abordage. Du jamais vu par des troupes terrestres. Les vaisseaux étant, de par leur position pris dans la glace, les canons furent inutilisables. Bilan: 15 vaisseaux et 850 canons pris à l'ennemi, sans aucune perte !

(Belge de naissance, Lahure sera naturalisé et à sa démobilisation, se lancera dans la culture de la betterave. Né le 29 décembre  1767, il est décédé le 24 octobre 1853. Il avait été admis à la retraite le 22 juillet 1818).

PICHEGRU, 1795, UN FAIT D'ARMES OUBLIE....

Georges Cadoudal sera son complice dans le complot contre le Premier Consul en 1804. Son suicide, dans sa cellule mitoyenne de celle de Georges reste une énigme ; si, en effet, notre Breton avait entendu des bruits suspects, on est certain qu'il ne serait pas resté inerte !

L'autopsie de Pichegru, qui durera plusieurs heures, ne démontrera aucun hématome signant une lutte, aucune lésion en dehors de celles causées par le garrot à hauteur du larynx, du cou, la face inférieure du cerveau et les deux lobes du poumon gorgés de sang. Et une égratignure sur la joue, là où le garrot s'était bloqué.

Le 7 avril, au soir tombant, il sera inhumé dans le cimetière Sainte Catherine (aujourd'hui disparu) dans le carré des suppliciés. Il sera exhumé en août 1865 pour être inhumé dans son village natal d'Arbois qu'il avait quitté, après ses études au collège, pour l'Ecole de Brienne, à l'âge de 18 ans. Il paraît que ces restes ne sont pas les siens, à cause de la différence de chevelure retrouvée sur le squelette. Allez savoir !

Etrange destinée que celle de cet homme, issu de la paysannerie comme Murat, mort à 43 ans

Son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile.

 

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MORBIHAN, Janvier 1795 - 2015, IL Y A 220 ANS...

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Le 18 août 1794, s'est déroulée la "bataille" de Saint Jean Brévelay où 300 Chouans ont été mis en déroute par les Bleus peut-être sous les ordres du Chef de bataillon Valesqui.

Le chef des Chouans est Joseph de Boulainvilliers de Croÿ (selon certains auteurs cette particule serait usurpée bien qu’il apparaisse dans un arbre généalogique de cette Famille), ancien officier de La Royale, peut-être bon officier de marine mais piètre commandant d'infanterie.

Joseph de Puisaye l’a nommé Maréchal de camp pour le Nord Morbihan, une partie des Côtes du Nord et d’Ille et Vilaine. Puisaye lui a remis, en outre, 50 mille Livres pour la trésorerie de la troupe. Ce dernier avait auparavant proposé le poste à Charles de La Bourdonnaye qui avait décliné l'offre.

Pierre Guillemot n’avait pas été retenu, pour ce commandement, par Puisaye ; il se retrouva donc, avec sa Division de Bignan, sous les ordres de Boulainvilliers ainsi que Jean-François Le Deist de Botidoux, de la division de Ploërmel.

Si jusque là sa principale activité avait consisté à couper les arbres de la liberté c’était autre chose que de mener des batailles face à des hommes de métier et mieux armés.

Mal armés, les Chouans avaient été mis en déroute par les Bleus supérieurs en nombre. Un Chouan avait été tué et une quinzaine faits prisonniers ; aucune perte chez les Bleus. La poursuite s’était poursuivie jusqu’à Trédion.

A la suite de cet échec, démontrant son incapacité au commandement, Puisaye releva Boulainvilliers et nomma à sa place Sébastien de La Haye de Silz (37 ans).

(Sébastien de La Haye de Silz est né au château de Silz à Arzal le 14 mars 1756. Après avoir servi dans les Dragons il devient commandant de la Garde nationale de Guérande. Il fera partie de la conspiration de la Rouërie en 1792 comme Commissaire royal pour le Morbihan).

Joseph de Boulainvilliers, qui avait épousé en 1793 Elisabeth de La Poype dont il avait eu une fille, pensait surtout à courir le guilledou avec Anne-Marie Troussier mère de madame de Forzan propriétaire du manoir de Kernicol à quelques kilomètres de Saint Jean. Ce manoir faisait plus penser, par sa fréquentation, à un lieu de débauche qu’à un centre stratégique en territoire soulevé.

Irrité de sa destitution Boulainvilliers quitta le Morbihan et alla en Ille et Vilaine avec la cagnotte confiée par Puisaye. Ce n’était pas bien !

Le manque d’Anne-Marie Troussier étant le plus fort il revint en décembre 1794, pour son malheur, au château de Kernicol.

Arrêté par les hommes de Pierre Guillemot il fut très sommairement jugé, pour désertion et comportement louche avec les républicains (trahison ?), détournement de fonds ; emmené près du hameau de Kerhervy il est fusillé dans le dos comme un traître par le capitaine Mathurin Le Labourier.

La troupe comprenait dans ses rangs Yves Tyais, du moulin de Kerauffret, grand séminariste avant la révolution et que l’on appelait l’abbé. Ce qui fait écrire à certains auteurs qu’il reçu les derniers sacrements, en particulier l’absolution, ce qui est faux car n’étant pas prêtre « l’abbé » Tyais ne détenait en aucun cas ce pouvoir.

Où fut-il inhumé, nul ne l’a jamais su.

 

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ENIGME DE LA 1ère SEMAINE 2015 DANS VALEURS ACTUELLES

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Christian Brosio dans son article l'énigme de la semaine pose cette question:

La découverte, dans la fameuse armoire de fer, de papiers compromettants pour Louis XVI, fut-elle une machination destinée à perdre le roi ?

Le Blog du Souvenir Chouan de Bretagne a déjà traité de cette affaire.

De quelle armoire de fer s'agit-il ?

- Il y a celle des Archives nationales, vaste meuble installé dans l'Hôtel de Soubise en 1848, meuble qui a été construit aux Tuileries en 1790-1791 pour le service exclusif de l'Assemblée Nationale Constituante. De même que le Roi ne peut assister aux délibérations des Députés il n'a accès à ce meuble. Il n'a donc pas pu y mettre le moindre papier.

-Il y a celle des affabulations de Lamartine, Le serrurier Gamain travaillant éclairé par le Roi lui-même sur un vaste meuble auquel il ne manque que des verres et des bouteilles.

- Il y a celle des pamphlets que l'on peut penser d'origine montagnarde (Hébert ? Marat ?) et qui servit à déshonorer Mirabeau.

Il faut bien des meubles de gros volumes pour vomir tous les papiers compromettants contre les uns et les autres, particulièrement les adversaires des Girondins, particulièrement le Roi. Ce qui est curieux c'est la façon dont le ministre Roland, qui avait pris connaissance de la fameuse cachette, ne parla que du contenu d'une serviette. Cet émule de Mary Poppins va finalement émettre des cageots de papiers ! Louis XVI d'ailleurs, lors de son procès, refusera de reconnaître la presque totalité des soi-disant preuves accablantes sur sa duplicité. Il a été souvent question, aussi, de sa signature imitée pour l'accabler à travers des documents.

ENIGME DE LA 1ère SEMAINE 2015 DANS VALEURS ACTUELLESENIGME DE LA 1ère SEMAINE 2015 DANS VALEURS ACTUELLESENIGME DE LA 1ère SEMAINE 2015 DANS VALEURS ACTUELLES

Et puis il y a "l'armoire de fer" décrite par le fidèle François Hue dans son ouvrage publié en 1814 Les dernières années du règne et de la vie de Louis XVI :

"Des motifs de prudence avaient engagé le Roi à pratiquer dans son palais un dépôt secret. Sa demeure, déjà violée plus d'une fois pouvait l'être encore ; il voulait du moins mettre en sûreté ses papiers les plus importants. L'emplacement du dépôt avait été choisi dans l'embrasure d'une porte qui communiquait de la chambre à coucher du Roi dans celle de Monsieur le Dauphin. A l'aide d'une vrille, seul instrument que l'on pût employer sans bruit, le Roi était parvenu à faire dans le lambris de cette porte une ouverture de 22 pouces de haut sur 16 de large. Il avait creusé dans le mur et fait sur les mêmes dimensions un trou de huit à neuf pouces de profondeur. Chaque jour le Roi levait le morceau qu'il avait détaché du lambris et le travail du jour achevé, il rattachait ce morceau par quatre vis. Lui-même scella en plâtre quatre tasseaux, sur lesquels il posa un double rang de tablettes en bois: là il rangea ses papiers. Le serrurier fut appelé pour doubler d'une feuille de tôle le morceau de lambris qui recouvrait cette ouverture."

Que représente une ouverture de 22 pouces sur 16 et de 9 d'épaisseur ?

 1 pouce=2,54 Cm

Soit une armoire de 56 X 40 et 22 cm d'épaisseur.

Pour le chef du Royaume, cela ne fait pas beaucoup  de secrets d'Etat à cacher ! Or d'après Christian Brosio 726 pièces vont en sortir. Ce n'est plus une armoire de fer, c'est un vrai disque dur !

Pour l'auteur de l'article de Valeurs actuelles " Roland se livra t-il à des manipulations de documents ? La rumeur en avait couru à l'époque." Ben tiens !

Michelet a fait des ravages !

 

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21 JANVIER 1815, IL Y A 200 ANS EXACTEMENT...

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Commencées le 18 janvier sur le site des fosses des victimes de la révolution à La Madeleine, les fouilles menées d'après les confidences de témoins de l'époque, ont permis d'exhumer les restes du Roi et de la Reine.

Assassinés légalement* en 1793 - 21 janvier et 16 octobre - Louis XVI et Marie-Antoinette, princesse de Lorraine d'Autriche, seront inhumés le jour du 22ème anniversaire de la mort du Roi en la Basilique nécropole des Rois de France et de leurs fidèles serviteurs : Saint Denis.

21 JANVIER 1815, IL Y A 200 ANS EXACTEMENT...

*Assassinat légal. Dans les Archives du Ministère de la Justice, il est possible de lire ce commentaire à la suite du récit de la condamnation du Roi : "au regard des lois de l'époque, la procédure ne fut pas parfaitement légale "!!! D'où l'emploi du terme d'assassinat légal - au regard des lois de l'époque - car ce ne fut pas un procès.

C'est le député de la Haute Garonne Jean-Baptiste Mailhe (mort dans son lit le 1 juin 1836) qui par des emberlificotements d'arguties judiciaires et des contorsions verbales pour exprimer un raisonnement tordu va démontrer que la personne du Roi est justiciable : en effet puisque la Constitution qui le protégeait est morte, du fait de l'abolition de la Royauté, la protection dont jouissait le Roi par une Constitution qui n'existait plus est caduque (7 novembre 1792). D'autre part le dogme de l'inviolabiolité de la personne du Roi est d'autant plus insoutenable "par ce motif que Louis XVI ne pouvait avoir de juges plus impartiaux, plus désintéressés que les membres de la Convention". (Il fallait oser le dire !)
« Louis peut être jugé, il le sera par la Convention, par des commissaires pris dans son sein qui feront un rapport énonciatif des délits dont Louis XVI sera prévenu, que cet acte sera imprimé et que les originaux des pièces à charge lui seront communiqués et que la Convention fixera le jour où Louis paraîtra devant elle ; que Louis XVI présentera, par lui ou par ses conseils, sa défense écrite ou verbale ; enfin que le jugement sera porté par appel nominal. » Mailhe est donc le premier responsable de ce crime qu'il a légalisé, le second est l'innéfable Barère (la gloire de Tarbes !) qui déclare de la Tribune de la Convention le vendredi 4 janvier 1793: "L'insurrection du 10 août, le décret du suspension du Roi le 11, les pouvoirs illimités de la Convention du 23 septembre 1792 ont détruit l'inviolabilité du roi et ses pouvoirs, qu'il ne détenait pas du peuple, décidés par l'Assemblée constituante, elle-même disparue !"

Quant à la condamnation de Marie-Antoinette le pouvoir de l'époque aurait pu se dispenser de cette parodie de jugement qui n'est pas à la gloire de la Justice. Les dés étaient pipés, le verdict établi d'avance.Il leur fallait la peau de l'Autri  chienne (comme l'écrivait des pamphlétaires de l'époque).

Même Ernest Renan, le renégat, a reconnu  que "Le jour où la France a tué le Roi, elle s'est suicidée". Même si on doit mettre en cause la république révolutionnaire plutôt que la France.

Beaucoup de monde avait abandonné le Roi, à commencer par ses propres frères ! 

Plus de renseignements dans "La Revue" de juin 2013.

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Manque de décence ou panne de décence...

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La Place du Trône (en juillet 1660, un trône fut dressé sur cette place pour saluer le retour de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche après leur mariage à Saint Jean de Luz) devint en août 1792 la Place du Trône renversé (Kolossale finesse) après le renversement de la Royauté.

Manque de décence ou panne de décence...

Pendant la Terreur et la Grande Terreur, la guillotine fut dressée sur son bord sud-est, du 10 juin 1794 au 28 juillet 1794. Elle fut installée, le même 28, place de la Révolution (Concorde) afin que Robespierre et consorts puissent aller rejoindre la Déesse Raison et l'Être Suprême.

Place du Trône renversé, 1306 personnes furent guillotinées dont 1109 hommes - 579 hommes du peuple - et 197 femmes.

Certains furent plutôt assassinés par guillotine interposée :

- 108 Membres du clergé

- 136 Religieux

- 23 Religieuses dont les 16 Carmélites de Compiègne (qui seront béatifiées par le pape saint Pie X le 27 mai 1906).

Ces malheureux dont certains deviendront Bienheureux furent "jetés" dans deux fosses connues maintenant sous le nom de Picpus.

Manque de décence ou panne de décence...

Cette place retrouve son nom d'origine à la Restauration. Elle est appelée ensuite place de la Nation le 14 juillet 1880.

Le jour du Baptême de Notre Seigneur, elle fut le lieu d'un gigantesque raout organisé par le D.J. François, en recherche de popularité.

Sur un lieu irrigué par les hectolitres de sang, en particulier de catholiques, il a été rendu hommage à des individus qui ont gagné leur vie en trempant leurs crayons dans les excréments pour réaliser des dessins ciblés sur Dieu Lui-même, les Papes, le clergé et les catholiques.

Des membres du Clergé ont trouvé que c'était de l'humour lié à la liberté d'expression* ! Si il y a une religion qui n'a jamais fait l'objet d'aucune caricature, au nom de la Liberté d'expression, une autre n'a pas du tout apprécié cette même liberté d'expression.

Ce grand écart continuel devient fatigant et il y a des professeurs de moral qui risquent d'avoir de violentes douleurs à l'entre-jambe !

Ce qui est curieux de la part du clergé catholique, dans ce drame du à l'inconséquence de quelques "dessinateurs", c'est son absence de réaction sur la devise de ce " " "journal" " ": Ni Dieu, ni maître. Ils avaient des impératifs de vie, salaire, politique, de responsabilités dans lesquelles entre la vie de ceux qui vont mourir à cause de leurs caricatures ; ils auront un maître de calibre 7,62.

 

* Comme nous n'avons pas suivi toutes les subtilités cléricales, est-ce-que - c'est une supposition impossible mais supposons dans l'absurde - si ces mêmes " " dessins " " avaient été mis dans d'autres journaux - suivez notre regard - cela aurait été excusé par la Liberté d'expression par le même clergé ? Prenons un Joker !

Manque de décence ou panne de décence...

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CASTIGAT RIDENDO MORES*

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*Elle corrige les mœurs en riant, telle est la devise de la Comédie qui figure au fronton du théâtre d'Angoulême. C'est ce que prétend être l'article suivant en réponse à des actes qui auraient pu être dévastateurs.

Mais avant d'arriver à l'article lui-même il est bon de se souvenir que le bon sens puise ses sources dans l'Antiquité, en particulier : L'Ecclésiaste (Livre de la Bible) dont les textes principaux sont du fils du roi David, Qôhelet.

- Il y a pour tout un moment : un moment pour démolir et un temps pour bâtir, un temps pour jeter des pierres et un temps pour les ramasser (et les renvoyer), un temps pour se taire et un temps pour parler (Chap 3, Vers 3-5-7),

-Qui aime l'argent ne se rassasie pas d'argent et qui aime les richesses n'en tire aucun profit (Chap.5 Vers.9),

-Les paroles des sages écoutées dans le calme valent mieux que les cris d'un chef (cheftaine) au milieu des sots (Chap.9 Vers. 17)

- Sagesse vaut mieux qu'engins de guerre mais un seul pécheur ruine beaucoup de bien (Chap.9 Vers18).

Après ces pieuses méditations préparatoires, l'article:

Comme un lointain hululement, on chuchote dans tout le Bocage Vendéen, l'annonce d'un roman à clés A paraître en 2015. Plusieurs mains participeraient à cet ouvrage, sous la plume de J.-N. Dubuisson, afin d'offrir un regard croisé et beaucoup de réalisme. Purement fictive, cette saga vendéenne de 180 pages, fait cependant penser à des histoires bien réelles… qui auraient pu causer des ravages sans la vigilance de quelques uns honteusement attaqués ou sur le point d'être spoliés. Mais cela c'est une toute autre histoire.

Tous les ingrédients d'un roman noir, au cœur du Bocage sont réunis, sous couvert du Scapulaire, avec son cortège de mensonges, d'affabulations, de détournements de fonds, d'incendie, de suicides manqués, de trahisons, d'amitiés fausses et intéressées sur fond de faux* à priori bien emmanchés. Ce roman-fiction a déjà son titre et sa couverture :

*Il s'agit d'écrits pas du dail

CASTIGAT RIDENDO MORES*

Tout y est. Un producteur américain s'intéresserait aussi à cette saga. On parle aussi d'un scénariste Morbihannais et illustrateur de BD pour une version grand public. Notre ami rira jaune en découvrant ces aventures.

Si tout cela est bien sûr sorti de l'imagination de notre auteur, les premiers feuillets sont croustillants… Et ça me rappelle des choses ! Quand l'imagination essaie de dépasser la réalité !

N.B. La recherche d'anecdotes et l'enquête avancent à grands pas.

Cliquez ici pour en savoir plus.

 

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LE NOUVEAU TIMBRE POSTAL DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

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C'est avec plaisir que le Souvenir Chouan de Bretagne vous présente son nouveau timbre, édité à l'occasion du 220ème anniversaire de la bataille de Quiberon dont les commémorations se dérouleront cet été en deux temps.

L'élément central du timbre est le Fort Penthièvre, seul élément dont la silhouette est celle du XVIIIème siècle, et étant donc le monument pouvant illustrer le débarquement improprement appelé de Quiberon.

Imprimé à 1500 exemplaires il s'adresse aux lettres de 20 G. Auparavant le Souvenir Chouan de Bretagne avait édité une série de 800 consacré au "Caillou" (monument de 2,5 tonnes en mémoire de la Bataille du Pont du Loc'h), un Cadoudal (800 exemplaires), un drapeau de l'Association (pour les 20 ans du SCB tiré à 1000exemplaires) à nouveau un Cadoudal (1000 exemplaires).

LE NOUVEAU TIMBRE POSTAL DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

Le débarquement - improprement appelé de Quiberon puisqu'il eut lieu sur les plages de Carnac - fut réussi, il ne faut pas l'oublier mais sa suite un échec, ce qui est totalement différent. Nous aurons l'occasion d'en parler dans les semaines et mois qui viennent, balayant les sottises - il faut être poli sur un Blog - racontées et entretenues, encore à notre époque, sur le débarquement présenté comme Anglo-Emigrés. Les Archives sont là pour affirmer que les Anglais n'ont jamais débarqué à Légénèze, ni au moment du rembarquement des rescapés. Mais certaines légendes ont la vie dure, même auprès de certains de ceux qui sont dits historiens. Le Président du Souvenir Chouan de Bretagne, qui supervise ce Blog, n'est pas historien et n'a donc aucun droit à l'erreur et ne peut en accepter sur le Blog de l'Association (sauf involontaires).

Peut-être un jour prendra-t-on le temps de relire des ouvrages pour en souligner les erreurs, voire les mensonges.

Toujours est-il que la parution de ce timbre est un signe de la bonne santé du Souvenir Chouan de Bretagne, malgré les tentatives de déstabilisation de certains (parlant français, je respecte la grammaire française et donc, malgré les théories du Genre, le masculin l'emporte toujours sur le féminin, bien que dans les faits qui seront bientôt racontés le féminin ait été plus nocif que le masculin). Peut-être un roman à clés ; or qui dit clés dit trous de serrures, qui dit trous de serrures dit zieuter ce qui est dissimulé derrière des portes de bel aspect.

On oublie trop souvent ces belles paroles tirées de l'Ecclésiaste (Livre de la Bible, précision pour un lecteur) :

" Il y a un temps pour tout et pour toute activité sous le ciel : Un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher, un temps pour tuer, un temps pour démolir et un temps pour reconstruire, un temps pour lancer des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour se taire et un temps pour parler" .

Beau sujet de méditation.

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LES FAUX CHOUANS...

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Il y avait les vrais Chouans, qui se battaient de toutes leurs forces spirituelles et physique pour leurs libertés, y compris la liberté spirituelle et d'expression.

Difficiles à réduire par les armées conventionnelles, le Comité de Salut Public, sous l'impulsion de Collot d'Herbois, donna des consignes discrètes pour la création d'unité de galériens et de repris de justice, gens de sac et de corde, pour décrédibiliser les courageux Contre-révolutionnaires. A Brest le Représentant en mission, Jean-François Boursault, dénonce au Comité de Salut Public, le 10 octobre 1794 "l'indiscipline et la négligence de l'armée qui s'étend jusqu'aux bagnes d'où il s'échappe beaucoup de galériens" Or il semble bien que le Comité aurait pu renseigner le Représentant vers où s'échappaient les bagnards.

En effet, sur l'initiative de Jean Bon Saint-André, autre Représentant en mission, pour rendre odieux les Chouans on habilla le gibier de potence en vrais combattants révoltés. Il leur fut remis un habit breton, un scapulaire à afficher sur la poitrine, un chapelet à mettre autour du cou et une cocarde blanche à accrocher à leur chapeau. Leur cri de ralliement fut "Vive le Roi" et "Vive la Religion". Les consignes : Piller, incendier, violer, massacrer au nom de Dieu et du Roi !

Ces Faux Chouans se répandirent dans les campagnes en y semant la terreur et la mort, massacrant au nom de la religion qu'ils exécraient en leur for intérieur. Les habitants des campagnes voyaient des Chouans, habillés comme tels, se livrer à des excès déplorables ; une vraie haine monta contre les combattants des haies.Constaté par le général Rossignol, déploré par le général Krieg qui en appela à Hoche pour faire cesser ces horreurs. Mais les Chouans entamèrent une sévère répression reconnaissant les Faux à leurs cheveux trop courts et à leur "parler" différent.

Boishardy écrivit d'ailleurs au général républicain Charlery qu'il sera plus impitoyables envers eux qu'envers les républicains. Enfin cette engeance disparut pour quelques temps, beaucoup à six pieds sous terre.

Il faut souligner que cette expérience de chouans de la république, pour laquelle tous les moyens sont bons pour ruiner l'opposant, se déroula exclusivement en Bretagne et plus particulièrement en Morbihan et Ille et Vilaine - jamais en Vendée - se renouvellera sous le Directoire puis le Consulat. Il ne serait pas impossible qu'on les implique dans quelques crimes crapuleux tel celui marqué à jamais par "la tombe à la fille" dans la forêt de Teillé (au Nord de Châteaubriant).

Les nouveaux Faux Chouans se battent à notre époque, sous des oripeaux différents appelés (entr-autres) "La Ligue des Esclaves Penseurs" pensant faire croire à leur attachement à la république en attaquant, avec  la "bénédiction" des païens et des Loges la seule religion catholique. De ce côté là ils ne prennent pas de risques. Un tour sur leur site montre leur obsession unique. Leur marotte actuelle : les Crèches.

LES FAUX CHOUANS...LES FAUX CHOUANS...

Avec leur disciple Peillon, leur obstination obsessionnelle à imposer - et non à proposer - leur religion laïque frise le pathétique. Mais ils ont au moins la prudence physique de ne s'en tenir, dans leurs attaques, qu'à la seule religion catholique. Ils suivent en cela les préceptes d'un autre pourfendeur du catholicisme : Patrick Sébastien qui reste l'exemple type - le mètre étalon - de la forfanterie. Jean Diwo, patron de Télé 7 Jours, (l'article est déjà passé sur le Blog) lui demandait pourquoi "tapait"-il aussi régulièrement sur l'Eglise, le Pape et les prêtres ; le saltimbanque de télé lui répondit :"Avec eux au moins, je ne risque pas de me retrouver avec une bombe sur mon palier" ! 

En contradiction avec les précédents : L'horreur qui a frappé hier l'équipe dirigeante d'un journal "satirique". Il faut reconnaître qu'ils n'ont pas cédé au chantage à la mort ; cette obstination courageuse rachète un peu le style très discutable de leur publication.

A l'origine de ce drame, peut-être une erreur de marketing du Comité de rédaction : sans doute pour augmenter son lectorat et son chiffre d'affaire, se basant sur l'absence de protestations de l'Eglise catholique lors de la publication d'articles souvent scandaleux contre, Majesté oblige, Dieu, Jésus-Christ, la Vierge Marie - l'Eglise, le Pape, le clergé, les fidèles, il pense faire de même avec l'Islam. Il ne s'attaque pas à Allah, leurs bâtiments auraient été pulvérisés, mais à son prophète. Mais l'Islam n'est pas l'Eglise catholique.

Une première alerte avec incendie ne fait pas réfléchir et hier c'est le carnage entraînant la mort de trois innocents. Le scandaleux est que cela se passe dans un Etat dit de DROIT.

Les mêmes qui critiquent la presse lorsque les articles les dérangent viennent, comme l'Episcopat, se lamenter sur l'atteinte à la "Liberté d'expression", "liberté de la presse", liberté totalement illusoire l'ensemble étant tenu entre des mains financières, philosophiques, politiques sous le regard du distributeur de fonds : l'Etat. Le glas a sonné dans certains endroits en particulier dans le diocèse de Gap, à la demande de son médiatique évêque Mgr Di Falco ; les jeunes - et moins jeunes -  chrétiens martyrisés par centaines n'ont pas droit aux mêmes égards.

Comme le dit si bien Philippe de Villiers : le Pardon n'est pas l'oubli.

Alors n'oublions pas ces quelques étrons :

LES FAUX CHOUANS...LES FAUX CHOUANS...LES FAUX CHOUANS...
LES FAUX CHOUANS...LES FAUX CHOUANS...LES FAUX CHOUANS...

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PIERRE GUILLEMOT a été fusillé ce matin à Vannes, 5 janvier 1805

Publié le par culture

PIERRE GUILLEMOT a été fusillé ce matin à Vannes, 5 janvier 1805
PIERRE GUILLEMOT a été fusillé ce matin à Vannes, 5 janvier 1805
PIERRE GUILLEMOT a été fusillé ce matin à Vannes, 5 janvier 1805
PIERRE GUILLEMOT a été fusillé ce matin à Vannes, 5 janvier 1805

Pierre Guillemot est né à Kerdel, hameau de Bignan, dans le Morbihan, d’une famille de cultivateur, le 1 novembre 1759.

Il a été arrêté le 15 décembre - capturé serait un terme plus exact vu le déroulement de l'arrestation - par 11 Hussards qui lui ont causé 17 blessures après une brève poursuite dans le champ attenant à la maison de Bréluhern, dans le grenier de laquelle il se dissimulait depuis quelques jours.

Il est traduit devant une Commission militaire, devant laquelle il a été amené sur un brancard le vendredi 4 janvier (14 nivôse An XIII) ; un bref jugement - il ne parle pas - le condamne à mort.Il se contentera surtout de protéger son fils Julien (qui laissera un ouvra de Mémoires "Lettre à mes neveux").

Il y a 210 ans, ce 5 janvier (qui est un samedi 15 nivôse An XIII) sur le plateau de La Garenne à Vannes, là où il y a un peu moins de dix ans ont été fusillés Monseigneur Urbain de Hercé, le comte de Sombreuil et 14 autres personnes (28 juillet 1795), à 11 H du matin, Pierre Guillemot est fusillé, assis sur une chaise car ses blessures l'empêchent de se tenir debout.

Ainsi finit la vie, à l'âge de 45 ans deux mois et 4 jours, de celui qui futau service de la Chouannerie, le Roi de Bignan "Roue Bignen", valeureux contre-révolutionnaire, Adjudant-général de l'Armée Catholique et Royale de Bretagne, Lieutenant de Georges Cadoudal.Il laisse quatre enfants.

Ancien élève du collège Saint -Yves de Vannes (comme la majorité des chefs Chouans), comme beaucoup de ceux qui allaient devenir Chouans il fut plutôt favorable aux premières réformes proposées - il sera même élu Procureur-syndic à Plumelec où il réside à l'époque - mais très vite le dérapage anti-catholique le fit entrer en rebellion. Revenu chez lui à Kerdel avec femme et enfants, il reprend l'exploitation familiale.Sa maison sera vendue comme Bien national dès ses premières opérations. L'Association qui a restauré la maison actuellement Musée ne représente qu'un quart de la superficie de la maison à l'origine.

Pierre Guillemot était rentré d'Angleterre en mai 1804 pour tenter de délivrer Georges Cadoudal de la prison du Temple. Mais aussi courageux, agile, habile et intelligent fut-il, il ne trouva personne pour l'accompagner et dut se résigner à l'exécution de son ami.Il fut dénoncé aux autorités impériales, en novembre 1804, par son "Courrier" Marc Le Guénégal, de Kerdréan à Plougoumelen.

Merci à Monsieur l'Archiviste de la municipalité de Vannes pour la communication de l'Acte de décès.

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