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ANGERS 31 JANVIER 1794

Publié le par culture

CE MATIN DU 31 JANVIER à Angers, il y a 217 ans, la tête de Jean-Baptiste Desmarres, adjudant-général des armées de la République, vient de tomber sous le couperet de la guillotine. La raison est obscure. Accusé de trahison, au nom de sa défaite devant Tiffauges (en ce temps là il ne faisait pas bon perdre une bataille contre ces obscurantistes fanatisés de Chouans ou Vendéens refusant le bonheur qui leur était proposé "même contre leur volonté"), payant sans aucun doute ses démêlés avec le général Rossignol. Entre officiers les rancunes étaient tenaces et les relations cordiales avec quelque Conventionnel bon teint permettaient de résoudre rapidement un litige.... de façon définitive.

A son quartier de Bressuire, l'adjudant-général de hussard Desmarres avait à son service, pour s'occuper de ses quatre chevaux, un palefrenier : JOSEPH BARA. Ce jeune garçon tomba près de Jallais, sans aucun doute victime de voleurs de chevaux. Il soutenait de ses économies sa famille restée à Palaiseau. Son supérieur demanda aussitôt une pension pour la mère auprès de son supérieur, le ministre de la Guerre, Jean-Baptiste Bouchotte: "Cholet : l'adjudant général Desmarres, commandant de l'armée de Bressuire, informe le ministre de la Guerre qu'il a battu l'ennemi à Jallais ; il signale la mort du jeune Joseph Bara ; " Ce généreux enfant entouré hier par les brigands a mieux aimé périr que se rendre et leur livrer deux chevaux qu'il conduisait ". - Sans lieu : récit de la mort de Joseph Bara transcrit et modifié par le Moniteur Universel (SHD  série B  cote 5/7-70 ) et "Je supplie la Convention de ne pas laisser cette malheureuse mère dans l'horreur de l'indigence".

Bouchotte transmet la demande à Robespierre qui l'examine avec Barère, le chantre de la guillotine et de l'extermination des opposants à la Révolution. Et l'idée leur vient de faire de cet épisode tragiquement banal une épopée.Voir La Revue N° 26 du Souvenir Chouan de Bretagne. Jean-Clément Martin justifie ce mensonge par le fait que la jeune République naissante a besoin de jeunes héros mythiques, nous pensons que ces histoires frelatées font partie des actes fondateurs de la République: Mensonge, Vol, Assassinats.

Mais ce qui aurait pu être un phénomène passager englouti dans les méandres de l'Histoire, et dans la recherche de sa véracité, resurgit dans des opinions politiques contemporaines au nom du mensonge entretenu, sciemment ?, ou démagogiquement par des élus de la Nation. Ainsi, le député-maire socialiste de Palaiseau, François Lamy ( qui ne répond pas aux courriers) a, en 2008, soutenu la réalisation d'un hommage à Bara, ouvrant même ce fait mineur de la Révolution au graphisme contemporain dans une extrapolation un peu curieuse.

Finalement, est-ce que ce pauvre Desmarres n'aurait pas perdu la tête parce qu'il aurait été en désaccord avec le principe découlant de sa simple demande de pension pour la mère d'un enfant tombé pendant la guerre ?

Je vous souhaite bonne lecture du lien ci-dessous ; vous serez étonnés, car l'Histoire est connue et le mensonge entretenu. 

www.ville-palaiseau.fr/.../lhistoire-de-joseph-bara-en-bandes-dessinees/ -


 

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IL Y A 140 ANS, CONLIE

Publié le par culture

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Sur la colline de la Jaunelière, sur la route qui mène de Conlie (près du Mans)  à Sillé le Guillaume, ce monument marque le souvenir du camp de Conlie dans lequel, de novembre 1870 à janvier 1871 furent parqués, par roulement, de 25 mille à 50 mille Bretons, réunis pour participer à la défense de la France envahie par les Prussiens après la défaite de l'Empire à Sedan. Objets de la méfiance de Gambetta, sous les ordres de Kératry fidèle républicain, on craignit qu'ils ne fussent de nouveaux Chouans, comme leurs ancêtres cinquante six ans plus tôt. Beaucoup de malades par dysenterie, près de 150 morts dans des conditions pitoyables, les plus valides envoyés au combat avec des armes hors d'état de fonctionner ou avec des munitions inadéquates. Pas de baraquement à l'ouverture du camp, seulement quelques tentes. Kerfank (la ville de boue) sera le nom donné par les Bretons à ce camp.

Il reste de cette épopée, outre ce monument, un mot français: Baragouiner. Soldats avilis, en sabots, n'ayant pratiquement pas de paille pour se faire une couchette, pataugeant dans la boue - le champ avait été charrué avant qu'ils ne s'installent - ils réclamaient "ar guer" ce que leurs officiers pensaient "à la guerre" alors qu'ils demandaient le retour à la maison, ils demandaient du pain et du vin, "Bara, gwin" ce qui fit se demander à un officier "qu'est-ce qu'ils baragouinent?".

Le 26 janvier la défaite est consommée, les Bretons vont pouvoir rentrer chez eux, du moins pour les plus valides, car il y aura 3 mille malades qui reviendront dans un état pitoyable.. Les Prussiens détruiront le camp dont il ne reste rien. Certains parlent de camp de concentration, ce qui est peut-être excessif.

Sur le côté gauche de la route qui va de Conlie à Sillé le Guillaume fut érigé ce monument le 11 mai 1913. Qui aurait pu se douter que 15 mois plus tard allait commencer le conflit qui ferait nettement, pour les bretons en particulier,  plus de victimes que ce camp puisque le conflit de 1914-1918 fera au moins 150 mille morts.

Ce qui n'est pas excessif est cette plaque apposée sur le mur de la mairie, hors de portée, car nous sommes proches de la forêt de Charnie et de ses exceptionnels chouans sarthois.                                                                            

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QUELQUES COÛTS COMPARATIFS.

Publié le par culture

Château de Versailles et son domaine.

Coût de la construction: 98 millions de Livres, soit 980 millions d'€, en se basant sur le chiffre proposé dans un article précédent (budgets comparés de la France sous Louis XVI et la République) 10€ pour une livre, ce qui est largement surévalué.

Liste civile du Roi votée par les députés en 1790 : 25 millions de Livres soit:

250 millions d'€ pour les châteaux de Versailles, du Louvre, Les Tuileries, L'Elysée, Marly, Meudon, Saint Cloud, Saint Germain en Laye, Rambouillet, Compiègne, Fontainebleau, Strasbourg, Pau, Bordeaux relevant de son autorité.

Dette de la France: 2.610 millions (deux milliards six cent dix millions) d'€uros

Liste civile de Napoléon Premier : 78 millions de francs en 1804.

Soit 162 millions d'€ (1 franc germinal=2,08 €)30 millions de francs auxquels il fait ajouter 25 millions de dotation pécuniaires et 23 millions de revenus divers.Avec cette somme Napoléon financera la construction de l'Arc de Triomphe du Carrousel (1807-1809), le début de la construction de l'Arc de l'Etoile (1806-1836), l'institution de la Légion d'Honneur, ses frais de maison des Tuileries, ses œuvres pour les militaires et leurs familles. Les autres bâtiments relèvent du budget de l'Empire, ce qui n'est pas la même chose que sous Louis XVI.

(Sources:faculté de droit Lyon III)

Période contemporaine.

Budget du seul Palais de l'Elysée : 112 millions d'€ (2010) .

Construction de l'Opéra Bastille: 427 millions d'€ +530.000 € pour la pose de filets anti-chutes de matériaux (22 ans après son inauguration), + 12 millions d'€ pour sa mise aux normes. (toujours 22 ans après son inauguration!).

Arche de la Défense: 442 millions d'€ + 1 million de réparation d'ascenseurs (le toit est dorénavant interdit au public !).

 

Quel rapport avec la Chouannerie ?

Ceux qui deviendront les Chouans ont approuvé la convocation des Etats Généraux auxquels on a ajouté la rédaction des Cahiers de Doléance ; c'était un détournement de la pensée du Roi qui attendait des propositions pour solutionner la Dette de la France. Les Etats Généraux vont se proclamer en Assemblée Nationale et ce sera la dérive vers la Révolution qui va bouleverser la vie française. Persécutés dans leur foi, ils se soulèveront au nom de leurs convictions, pour leurs libertés y compris la liberté religieuse et avec la permission que leur donne l'article X de la Déclaration des Droits de l'Homme.

Il y a donc bien un lien entre la Dette, les Etats Généraux convoqués à cause d'elle, la Révolution et le soulèvement qui va toucher 60 départements sur 83.

Quel lien avec l'époque contemporaine ?

Il serait bien d'arrêter de prendre le peuple pour des benêts que l'on nourrit encore avec les mensonges sur le train de vie des Rois qui ont fait la France alors que leurs successeurs révolutionnaires ont un faste de vie nettement plus dispendieux qui détruit la même France, il suffit de comparer les niveaux de la Dette. Il suffit de comparer aussi la longévité des bâtiments que nous a laissés la Monarchie alors que les bâtiments les plus récents de la République  ont déjà besoin de restauration. Peut-on oser une comparaison de solidité entre les deux systèmes politiques ?

 

 

 

QUELQUES COÛTS COMPARATIFS.

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VINGT ET UN JANVIER MILLE SEPT CENT QUATRE VINGT TREIZE

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 10 H 24  Place de la révolution, ci-devant place Louis XV,

Le Roi de France, XVI ème du nom vient de rendre son âme au Créateur.

Après un procès dont on pourrait dire qu'il est grotesque de mensonges, de trucages, de faux témoignages, s'il ne s'achevait par la mort injustifié d'un homme innocent de ce dont il est accusé, d'une famille, d'un système politique dont deux cents ans de République ne nous donnent pas le droit de le juger critiquable, le Roi est mort.La procédure ne respecta pas les droits de la défense ; la Convention, au mépris du Droit, fut juge d'instruction, accusateur, juge du fond, témoin à charge. Une ignominie quand on pense que certains osent encore se gargariser des valeurs de la Révolution.

Depuis son enfermement, depuis le 10 août où il fut assailli aux Tuileries, par un coup d'état fomenté depuis plusieurs semaines, car ce n'est pas la crainte de l'envahisseur austro-prussien qui souleva les foules mais bien un complot organisé, Louis XVI a subi humiliation sur humiliation. De la confiscation de son rasoir et de ses objets de toilettes, ciseaux et autres objets, de son épée, puis de ses rubans de l'Ordre de Saint-Louis et d'Espagne, pour son dernier repas pris le 20 au soir où on lui retira son couteau et sa fourchette, ne lui  laissant que sa petite cuillère.

On lui lia les mains dans le dos et on les lui laissera attachées après sa mort. L'ignoble Santerre ne lui laissera même pas le temps de parler à son peuple, l'interrompant par un roulement de tambour.Saisi par les aides du bourreau, lié à la planche qui bascule le couperet met fin à la vie de ce monarque auquel on doit, que certains le veillent ou non, certainement des plus grandes découvertes et avancées, ou les bases de celles-ci, de l'époque. Il ne faut pas craindre le ridicule pour parler encore d'un petit gros, serrurier, cocu, benêt, plus ou moins attardé, et d'un peuple misérable, accablé d'impôts et de misères ( voir page précédente).

L'écoulement du sang attira toute une bande de vauriens sacrilèges qui se badigeonnèrent, mais aussi de pieux fidèles qui en firent des reliques. Son chapeau fut vendu, dans la foulée, aux enchères, son habit, jeté à la foule et débité, son ruban de cheveux vendu. Heureusement on n'appliqua pas la demande d'un conventionnel nommé Legendre, ancien boucher qui avait coiffé Louis XVI d'un bonnet phrygien, qui voulait découper le corps en 84 morceaux pour faire de l'engrais pour les 84 arbres de la Liberté plantés en France !! Il fallait oser soumettre cette idée aux membres de la Convention!

Jeté dans un panier d'osier son corps fut transporté au cimetière de La Madeleine, inhumé la tête entre les jambes, recouvert d'une importante couche de chaux vive à une profondeur d'environ 2 m 70. Demandée par deux prêtres constitutionnels, une cérémonie religieuse lui sera refusée.

Exhumé le 18 janvier 1815, reconnu par sa grande taille et la couche de chaux le recouvrant, alors que de Marie-Antoinette on retrouvera, outre son squelette ses cheveux et ses bas ainsi que quelques vêtements,il sera inhumé, lors d'obsèques solennelles, en la basilique de Saint Denis.

La stupeur se répandra dans le pays : "ils ont osé faire ça!"



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NUIT DU 20 AU 21 JANVIER 1801

Publié le par culture

Envoyé par Georges Cadoudal en mission en Angleterre, pour chercher des subsides - les Chouans ne sont subventionnés par personne - Pierre Mercier a quitté le Morbihan le 16 janvier avec ses compagnons Picot, Philippeau, Thomas Gérard (belge), Verrin et arrive le 19 janvier du côté d'Hillion, vers Saint- Quay Portrieux. Pas de bateau anglais en vue pour les emmener à Jersey, comme convenu. Ils décident donc de repartir, le 20 au matin,  pour le Morbihan, leur mission ayant échoué.

Nous sommes le 20 janvier 1801, la nuit tombe et ils s'arrêtent dans une maison dont on peut penser que ses occupants comptaient parmi les plus sûrs relais des Chouans. Sinon pourquoi s'arrêter là précisément ? Il faut se souvenir que le Consul Bonaparte a fait renforcer le tissu policier de la France, et de la Bretagne en particulier, par tout un réseau de délateurs, grassement rémunérés pour "moucharder". Par le biais des préfets, les informations remontent jusqu'au sinistre Joseph Fouché, ministre de la police.

Cinq cavaliers arrivant un soir d'hiver, une surconsommation de pain, est-ce un voisin espion, est-ce le mitron qui ont dénoncé ? Toujours est-il qu'au début de la nuit, vers 10 H,  arrivèrent à la Fontaine aux Anges, en La Motte près de Loudéac, deux gendarmes et un officier accompagnés de douze soldats de la 71 è demi-brigade de la garnison. Sur le qui-vive les Chouans se battent ; Pierre Mercier la Vendée au sabre avec le gendarme Charlopin qu'il dût estourbir puisque Pierre s'enfuit. Las, sa chemise blanche est un repère et une cible dans la nuit éclairé par une légère lumière sélène. Le gendarme Périon l'ajuste, tire et le stoppe en pleine fuite. L'autre coup de fusil sera, sans aucun doute, donné au sol. En effet, les fusils à silex de l'époque, demandaient un certain temps pour être rechargés, et un tir répété n'était pas possible. Même si Périon a récupéré le fusil de Charlopin plutôt que de recharger le sien, il n'a fait feu la seconde fois qu'à coup sûr, sur une cible immobile.

Il est 11 Heures, ce 20 janvier, tel que le montre l'acte de décès (mairie de Loudéac).

Pierre Mercier est mort, ses compagnons ont eu le temps de fuir, les gendarmes récupèrent les papiers compromettants pour les Chouans, attachent le corps du lieutenant-général de l'armée chouanne à l'arrière d'une charrette et le traînent ainsi jusqu'à Loudéac où ils vont le jeter sur le parvis de la chapelle Notre Dame des Vertus où il va rester durant trois jours avant qu'une âme compatissante, Claude Carimalo l'inhume dans le cimetière mitoyen (actuel parking). Ce cimetière étant supprimé en 1817, ses restes seront transportés en la chapelle de l'hôpital par le même Carimalo. En 1830, le roi anti-chouan sévissant, Pierre est exhumé à nouveau et après diverse pérégrinations terminera dans un grenier. En 1871, Georges de Cadoudal, neveu du Grand Georges, viendra le chercher à Loudéac pour l'inhumer, dans le mausolée de Kerléano, près de son ami Georges.

IMG 1847Seul témoin de cet épisode, la lune qui brillait faiblement.

Pour un autre homme, la nuit du 20 au 21 janvier, celle de l'année 1793, est aussi la dernière sur cette terre. Le Roi, à 2 H de l'après-midi,  a entendu  l'annonce de sa condamnation à mort dans les vingt quatre heures, le sursis de trois jours qu'il avait demandé lui étant refusé. A 6 H, il reçoit l'abbé Edgeworth de Firmont qui va l'accompagner spirituellement, à 8 H, il va faire ses adieux à sa famille. Auparavant il a soupé avec sa cuillère car on lui a retiré son couteau et sa fourchette. Les adieux seront déchirants, on s'en doute. Il va maintenant se préparer religieusement à la mort.

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VRAIMENT, CHIFFRES EN MAIN, AH ! L' INFÂME MONARCHIE

Publié le par Curieux

 

COMPARAISON DES BUDGETS DE LA France

                                                                                      

                                              

        MONARCHIE, 1789                                               REPUBLIQUE 2010 

          25 millions d'habitants                                                     60 millions d'habitants

                                                                           BUDGET


472 Millions de Livres                                                308.183 MILLIARDS d'Euros


                                            RECETTES


163 millions de Livres   Impôts directs                             83.876 milliards d'€  Impôts divers

220 millions                      Impôts indirects                       141.002 milliards d'€  taxes diverses

  89 millions                      revenus divers                              29.502 milliards d'€  TVA

                                                                                                         16.052 milliards d'€ Produits divers

                                                                                                          (amendes, pétrole, forêts etc.)


472 millions de Livres au TOTAL                                        308.183 milliards d'€ au TOTAL

                                                     DEPENSES


175 millions           Armées                                                             Pour simplifier car la liste est longue entre 

 90 millions            Cour et bâtiments                                         les ministères, les administrations, la police,

110 millions           Ponts, routes,                                                  le chômage, l'immigration, les médias etc…

                                    charité, sécurité                                                                

 

 375 millions de Livres                                            550.476 milliards de dépenses


 

162 MILLIONS                  DEFICIT                 148.965 milliards d'€

 

                                              DETTE

 

   261 millions*(2.610 millions d'€)                  1.683 milliards d'€ 

    (deux milliards 610 millions )                                                              (mille six cent quatre vingt trois milliards)

      

                (35% du PNB)                                                                                   ( 81%PNB)

 

DETTE PAR HABITANT :                         DETTE PAR HABITANT:

10 LIVRES                                                            26.233(Vingt six mille)€UROS

     

*Reste la conversion pour la Livre en €. Certains auteurs parlent d'un coefficient multiplicateur de 10 pour obtenir l'équivalent en Francs 2001, soit 100 F soit 15 €. D'autres auteurs proposent que la livre vaudrait aux alentours de 20 €. Gonzague Saint Bris parlant lui de 3,85 €. Pour faire plaisir à tous, ne soyons pas mesquins et proposons arbitrairement: 1 Livre = 10 €.

Sur cette base arbitraire,

la dette par habitant en 1789 est de: 100 €

Cette dette n'en est pas vraiment une car il s'agit d'un manque de trésorerie s'étalant sur quatre années, en particulier à cause de la guerre "aux amériques" qui a coûté cher (300 millions de Livres), sans aucune contre-partie.

 Tandis que la dette de 2010 s'étale sur ??????? années.

Vraiment ce régime monarchique était honteux !

 

(Source : chiffres du Ministère de l'Economie -Si ! Si! - et des Finances)


Réflexion:Nous référant à ces chiffres et suivant le raisonnement élevé de Jean Dutourd qui vient de rendre son âme à Dieu, dans le cas ou LOUIS XVI se serait comporté autrement, que ce soit dès les lois contre le Clergé, ou à l'origine la convocation des Etats-Généraux pour une banale histoire économique pouvant être réglée par une banqueroute provisoire, l'endettement étant passager, cette convocation n'aurait pas débouché sur la Révolution, les Massacres de Septembre, La Terreur, le jeu de "guillotine musicale" entre les différents courants de la Convention, les millions de morts des diverses guerres, des Napoléoniennes à celle du XX ème siècle passé, sur le retard  industriel dû à l'extermination ou l'exode des élites et le retard en Sciences dû à la disparition des chercheurs-inventeurs. Pour ce faire il y aurait eu des morts aux Tuileries et dans les échauffourées qui auraient suivi le maintien du Roi au pouvoir. Certes. Mais qui en veut à Napoléon lorsque Bonaparte fait tirer le canon à mitraille sur les royalistes, devant l'église Saint Roch à Paris, causant 300 morts. Il y en aurait eu moins aux Tuileries.


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BARERE DE VIEUZAC, théoricien du crime

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Il   y a 170 ans, le 13 janvier 1841, Bertrand Barère de Vieuzac né le 10 septembre 1755, rend son âme au diable, à Tarbes. Elu membre de la Convention le 4 septembre 1792, il y siégera jusqu'au 3 septembre 1794, date à laquelle il en est exclus. Pendant ces deux ans, il est monté SIX CENTS fois à la tribune, non seulement pour pérorer mais surtout pour vitupérer contre les opposants à la Révolution et contre les habitants des provinces. On lui doit ce: "Le bas-breton. Il est parlé exclusivement dans la presque totalité des départements du Morbihan, du Finistère, des Côtes-du-Nord, d'Ille-et-Vilaine, et dans une grande partie de la Loire-Inférieure. Là, l'ignorance perpétue le joug imposé par les prêtres et les nobles ; là, les citoyens naissent et meurent dans l'erreur ... c'est avec cet instrument barbare de leurs pensées superstitieuses que les prêtres et les intrigants les tiennent sous leur empire, dirigent leurs consciences et empêchent les citoyens de connaître les lois et d'aimer la République.."

 Il préside le tribunal de la Convention lors du procès de Louis XVI  et demande la mort:"Louis doit mourir pour que la patrie vive".

Le 1 août 1793, la Terreur est à l'ordre du jour.."exterminez cette race rebelle", "Détruisez la Vendée" (qui dans sa bouche devient un terme générique pour tous les départements soulevés), "Le vaisseau de la Révolution ne pourra arriver au port que sur une mer de sang". Le 1 octobre il fait passer le second volet des lois autorisant l'extermination des opposants à la Révolution ; il est à l'origine de cette loi ignoble des "suspects". Le 9 du même mois, il décrète que "Lyon soit détruite ainsi que ses habitants pour s'être révoltée et son nom effacé du tableau des villes".

Vous trouverez tous les détails sur ce sanguinaire dans La Revue N°26 de décembre 2007 du Souvenir Chouan de Bretagne.

Il est à l'origine des mensonges sur le vaisseau "Le Vengeur" et sur Bara. Préservé par son ami Robespierre, il le lâche "en plein vol" ; il avait préparé deux discours: un en  partisan, l'autre en ennemi, qu'il prononcera et qui condamnera Maximilien. "Déboulonné" à son tour en 1795, il sera condamné à la déportation en Guyane mais s'évadera à Saintes. Proscrit sous la Restauration, il retrouve une place dans la société sous le règne du fils du régicide, son ami.

Il meurt dans son lit, il y a 170 ans, âgé de 86 ans. Il correspond à ce type de psychopathes, de tarés, qui ont "éclos" par le pouvoir de la Révolution, comme le dit si bien un Universitaire nantais.Barere-tombeau-1.JPG

Son tombeau est dans le cimetière Saint Jean, à Tarbes, ville qui a donné son nom à un boulevard. Son buste en bronze coiffe le monument sur lequel on peut lire:"Des lois et non du sang" et sur un côté:" et moi aussi j'ai pleuré sur les maux que le crime a ajoutés aux froissements inévitables dans les révolutions, j'en ai adouci personnellement les violences." Un "responsable pas coupable" bien avant l'heure, ayant fait abstraction totale, une amnésie pathologique, de ses appels au crime. Et cet individu a encore des admirateurs car il a été à l'origine de la création du département des Hautes Pyrénées ! Les idéologues du crime sont souvent dépeints par leurs partisans pour leurs bons côtés. C'est du Rousseau "in live", l'homme ne peut être totalement mauvais ; et pourtant dans son cas ......

Ses victimes au nombre incalculable n'ont pas de tombeau, il a fait expulser les rois et reines de Saint Denis où ils reposaient pour certains depuis des siècles et les a fait mettre dans une fosse commune, recouverts de chaux vive. Ce ne sont pas les noms de Turreau et d'Amey qu'il faut effacer de l'Arc de Triomphe monument classé, c'est ce tombeau qu'il faut raser et jeter son contenu dans le tout à l'égout.

A Nuremberg, ce théoricien du crime aurait été pendu, incinéré et ses cendres dispersées. Plus récemment, il aurait été condamné à la prison à vie par le Tribunal Pénal International de La Haye et serait sans doute mort d'un stupide arrêt cardiaque.

 

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VERSAILLES NOUS EST CONTé...............

Publié le par culture

VERSAILLES nous est conté et un nouvel emplâtre posé sur l'histoire enseignée s'effondre dans la poussière !!!!! Après le roi petit et gros, le Louis XVI  ignare passant son temps à construire des serrures, pendant que sa femme, la Reine, passait son temps avec des mignons à envoyer ses jupons par dessus les moulins, nous avons eu droit à l'incompétent sur le plan politique, puis au traître fuyant son pays et arrêté à Varennes.
On a rendu justice tardivement - 1993 - de sa grande taille, ses plus de 1 M 90 ayant été décisifs lors de l'exhumation de son squelette en 1815. Qu'il ait été bedonnant, c'était plutôt la tendance de l'époque qui vivait très bien sans aérobic.
On connaît le scientifique passionné, ordonnateur du voyage de La Pérouse dont il demandera, au pied de l'échafaud, si l'on a de ses nouvelles ; petite phrase qui démontre la qualité de la personne à l'ultime moment. On sait que, outre la serrure (qui était un art compliqué à cette époque où n'existaient pas les chambres fortes et autres systèmes électroniques) il se débrouillait plutôt bien en horlogerie. Pour l'expédition de La Pérouse il avait fait embarquer tout un matériel dont on aperçoit une partie au Musée de la Marine au Trocadéro.
Quand à la Reine, son épouse, il a suffi de contempler la superbe exposition qui lui fut consacrée au Grand Palais en 2008 pour se rendre compte que les rumeurs répandues sur son honneur venaient de son cercle rapproché, son beau-frère Valois - futur Charles X ,  son cousin Philippe d'Orléans (futur Egalité, égalisé en novembre 1793, véritable fripouille luttant contre son cousin et Roi, en particulier en achetant le blé stocké dans les entrepôts parisiens pour le revendre aux Anglais et provoquer ainsi la disette )- attifés d' épouses dont la grâce et la beauté étaient fort loin de celles de la Reine. Ils feront répandre pamphlets et autres dessins pornographiques, dont un, vraiment choquant, était montré dans une vitrine du Grand Palais   mais ne figure pas dans le très beau catalogue de l'exposition.
Allez vite regarder cette superbe vidéo, sur le Roi qui s'intéressait à l'agriculture, c'est frais et c'est beau.
A bientôt pour de nouveaux mensonges.

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MARNE 17 NIVÔSE AN II - LUNDI 6 JANVIER 1794

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Si, en ce jour béni de l'Epiphanie on célèbre les Rois Mages apportant la myrrhe, l'encens et l'or, par un odieux sacrilège, c'est de l'infâmie et du plomb que les Bleus apportent à Maurice Gigost d'Elbée et ses compagnons dont Boisy - ancêtre de certains membres du Souvenir Chouan de Bretagne - et son beau-frère du Houx d'Hauterive, sur la plage de Noirmoutier. Le pauvre Wieland, gouverneur républicain de l'Ile au moment de sa prise par Charette, pour avoir été vaincu, les accompagnera.

Ayant été gravement blessé à Cholet le 16 octobre 1793, Maurice Gigost d'Elbée avait été amené là par Pierre Cathelineau, le frère de Jacques, afin de se refaire une santé. A ce moment là, il était généralissime de l'Armée Catholique et Royale. Homme pieux beaucoup de Bleus lui doivent la vie lors de leur emprisonnement en l'église Saint Pierre de Chemillé. Ses soldats étant prêts à les fusiller, il leur avait fait réciter le Pater Noster et fait stopper au "Et dimitte nobis debita nostra sicut et nos dimittimus debitoribus nostris" (pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés). Il réprimanda ses soldats qui récitaient une prière et ne l'appliquaient pas.

Finalement, ils pardonnèrent en laissant la vie sauve à leurs prisonniers et leur rendirent la liberté après leur avoir rasé la moitié du cuir chevelu.

Les Bleus ayant pris l'Ile le 2 janvier, il sera fait prisonnier et leur répliquera:

" Oui voilà votre plus grand ennemi ; si j'avais été en état de me battre, vous n'auriez pas pris Noirmoutier ou il vous en eut coûté bien cher".

Ses blessures l'empêchant de pouvoir rester debout il sera fusillé dans un fauteuil. Ce fauteuil est visible au château de Noirmoutier. Son épouse, Marguerite, qui l'accompagnait toujours, sera fusillée le 26 janvier 1794. Pour le seul motif qu'elle était son épouse. Gloire à la Révolution ! Entre 1.500 et 2.200 personnes furent fusillées, un peu partout sur l'île. Une fosse a été retrouvée il y a quelques années, et l'on peut voir, dans une vitrine du château, un émouvant chapelet recueilli entre les doigts d'un squelette.

 A priori, les Bleus ne connaissaient pas le "Pater Noster" !!!


D-Elbee-Execution.JPG"Monsieur d'Elbée vécut en sage, commanda en héros et mourut en martyr" Boutillier de Saint André.

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GEORGES CADOUDAL, IN MEMORIAM

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DIMANCHE 27 JUIN 2004 à PARIS......................
La journée commémorative de l'exécution de Georges Cadoudal
commença par la messe en l'église Saint Paul-Saint Louis où nous fûmes accueillis par le curé de la paroisse, maintenant Monseigneur l'évêque, le Père de Moulins Beaufort, qui eut la délicatesse de parler de ceux qui s'étaient levés pour la défense de la Foi.
D'autres avaient préféré se rendre à la paroisse traditionnelle de Saint Nicolas du Chardonnet ; ce qui démontre, une fois de plus, que, comme il y a deux cents ans, dans une circonstance précise, l'union bute sur des éléments qui seraient simplement surmontables avec un peu de bonne volonté, en mettant temporairement de côté l'intransigeance.
C'est dans cette même église que furent déposés les ossements fil de ferrés de Georges pendant le sanglant Interlude des Cent Jours. C'est de là qu'il partira,pour être inhumé dans sa Bretagne natale, à Kerléano, en 1852.
(Il faudra attendre décembre 1992 pour avoir confirmation, par un de ses descendants indirects (par Marie-Jeanne soeur de Georges, lequel n'a pas eu de descendance) Louis-Bernard Le Port,alors adjoint au maire d'Auray.Cette visite aux ossements sera rapportée par le journal Ouest-France du 4 décembre 1992 ; depuis 2008, malgré nos dénégations, un président d'association s'obstine stupidement à salir la mémoire de cet ancien membre d'honneur du Souvenir Chouan de Bretagne en l'accusant de viol et profanation de sépulture).

Après déjeuner, nous avons rejoint La Conciergerie d'où, après un exposé du vice-président du Souvenir Chouan de Bretagne, nous avons refait le trajet réalisé deux cents ans plus tôt par les charrettes transportant Georges et ses compagnons place de Grève, actuelle place de l'Hôtel de Ville, escortés de trois policiers en civil.Comme prévu la cérémonie se termina à 16 H 30
Le Souvenir Chouan de Bretagne était l'organisateur de ce "pèlerinage parisien" et avait pris tous contacts utiles avec l'Hôtel de Ville et la Préfecture de Police. Nous avons eu la présence de la Troupe des Coeurs de Chouans pour donner du lustre à notre défilé, avec leurs costumes et leur musique.
 
 

 
 
 
Nous aurions du être très nombreux.
Nous partîmes à HUIT de Bretagne et par un prompt renfort nous nous vîmes- non pas 3.000, nous ne sommes hélas ! pas dans Le Cid- une centaine en arrivant place de Grève.
    

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