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SAINT URCIZE (Cantal) HISTOIRE DE CALICE

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SAINT URCIZE  (Cantal) HISTOIRE DE CALICESAINT URCIZE  (Cantal) HISTOIRE DE CALICESAINT URCIZE  (Cantal) HISTOIRE DE CALICE

A Saint-Urcize, très joli village de l’Aubrac dans le département du Cantal, de belles maisons des siècles passés entourent l’église avec son clocher à peigne et ses quatre cloches dont la plus petite, seule survivante des quatre fondues à la révolution, date de 1583. Elle a été entendue par toute la population mais surtout par les oreilles de deux victimes de la fureur révolutionnaire dont deux rues portent le nom : M. l'abbé Joseph Delbès, curé de Saint-Urcize, exécuté le 31 décembre 1793 à un mois de ses 39 ans et Maître Jean- Amans Vaissier, Maire de Saint-Urcize, notaire, ancien avocat au Parlement, exécuté le  7 juillet 1794 à l’âge de 45 ans,  tous les deux à Aurillac. L’abbé Joseph Delbès fut la première victime sacerdotale guillotinée d’Aurillac.

Une confusion existe avec un autre abbé Delbès, Pierre, qui fut guillotiné à Bordeaux le 3 avril 1794 à l’âge de 54 ans, natif de Saint Geniès (Dordogne), et prêtre à Saint Rémy dans l’Aveyron ; il  ne semble pas apparenté. Le crime de ces deux victimes ? L’abbé Joseph Delbès, prêtre réfractaire, est venu célébrer la messe de Noël interdite chez son ami et maire de Saint Urcize, Jean-Amans Vaissier pour sa famille et quelques paroissiens. C’est à l’issue de cette messe que l’abbé et son hôte sont arrêtés.

 

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Jean-Amans Vaissier est marié avec Catherine Ipcher ; ils auront 7 enfants. Catherine née en 1749, âgée de 45 ans à la mort de son mari qu’elle avait épousé à l’âge de 26 ans ; elle lui restera fidèle jusqu’à sa mort, en 1829 à l’âge de 80 ans.

Catherine Ipcher est la sœur aînée de l’abbé Pierre-Jean Ipcher (8 juillet 1761- 5 janvier 1846) et de Jean-Pierre Ipcher (1759 – 1838) qui, en première noce, épouse Marie-Françoise Saint-Pée d’Amon (née en 1774, décédée à Saint-Urcize le 18 novembre 1809 à l’âge de 35 ans). Il se remariera en 1817. Marie-Françoise a un frère prêtre aux environs de Nancy.

Pourquoi cette visite généalogique ? Parce que dans cette église un élément nous ramène à 223 ans en arrière, au matin du 21 janvier 1793 exactement.

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En effet, en dehors du Trésor qu’est la Présence réelle, quelques beautés (dont une belle Mise au tombeau), il y a une pièce d’orfèvrerie soigneusement conservée dans une vitrine blindée, dans la belle église de Saint Urcize, là où se sont unis Catherine Ipcher et Jean-Amans Vaissier, mais aussi Jean-Pierre Ipcher et Marie-Françoise Saint-Pée d’Amon : un calice au revers duquel figurent les armes de la famille de Randon (Randon de Pully et non Châteauneuf-Randon) en argent et vermeil portant les poinçons d’un orfèvre parisien de 1713-1715 ; il aurait  été utilisé, selon la tradition, pour la célébration, par l’abbé Edgeworth de Firmont, de la dernière messe sur terre de Louis XVI au Temple.

Il aurait été donné à Pierre-Jean Ipcher, Curé de Saint-Urcize par l'abbé Saint-Pée d'Amon ; il provient du confesseur du roi, l’abbé Henry Essex Edgeworth de Firmont, prêtre d’origine irlandaise qui accompagna le souverain à l'échafaud le 21 janvier 1793.

Comment ce calice est-il arrivé chez l’abbé Saint Pée d’Amon ? Mystère.

En quelle circonstance  l’abbé Saint-Pée d’Armon en a fait don à l’abbé Pierre-Jean Ipcher ? Une théorie, affichée dans l’église,  qui ne semble pas être la bonne, évoque un cadeau pour la première messe de l’abbé Ipcher. Or celui-ci, né en 1761, a du être ordonné prêtre à moins de trente ans, peut-être en 1786, 1787 (l’âge moyen d’ordination étant de 25, 26 ans). Donc bien avant la messe matinale du 21 janvier 1793.

Ce cadeau n’aurait-il pas pu être fait par l’abbé Saint-Pée d’Armon,  à l’occasion de la messe de funérailles de sa sœur, Marie-Françoise Ipcher,  le 18 novembre 1809 et qui aurait pu être célébrée par l’abbé Ipcher devenu curé de l’église Saint Michel de Saint-Urcize ?

Pourquoi pas puisqu’il est dit que ce calice est arrivé à Saint-Urcize au début du XIXème siècle ?

Mais….. car il y a un MAIS :

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A Paris 2ème, dans le trésor de l’église Notre Dame des Victoires, il y a aussi un calice certifié (et non présenté au conditionnel) et classé comme étant LE calice utilisé par l’abbé Henry Essex Edgeworth le 21 janvier 1793 à 6 H du matin (horaire impératif pour que la messe soit terminée à 7 H afin que le condamné (le Roi) puisse être emmené à 8 H pour son exécution).

Il semble plus logique que, dommage pour les érudits de Saint Urcize, ce soit celui de Notre Dame des Victoires qui soit le vrai. Rappelons les faits :

Le 20 janvier pour le Roi tout s’est précipité ; il a appris sa condamnation (illégale) à mort, le rejet de sa demande d’un délai de trois jours et lorsque Garat, Ministre de la Justice, lui avait annoncé sa condamnation sa demande d’être assisté par un prêtre réfractaire avait, inexplicablement, été acceptée. Louis XVI avait demandé à son avocat Monsieur de Malesherbes, de solliciter l’abbé Edgeworth qui avait donné son accord. Et Garat l’avait fait convoquer aux Tuileries pour lui annoncer la demande de Louis XVI et l’emmener au Temple auprès de l’auguste prisonnier. A sa demande de revêtir une soutane, le Roi n’étant pas habitué à un habit civil pour les prêtres, le Ministre avait opposé son refus.

Au Temple, pendant que Garat, accompagné de geôliers, va prévenir le Roi, l’abbé Edgeworth est soumis à une fouille en règle qu’il décrit en ces termes réservés « la fouille se fit avec assez de rigueur » puisque même sa tabatière fut ouverte et palpée ! Admis enfin auprès de Louis XVI, l’abbé l’entend et lui explique qu’il n’a pu lui apporter la communion car la custode aurait été certainement profanée. Là lui vient l’inspiration de dire la messe, idée que récuse le souverain à cause du danger pour l’abbé qui, finalement obtient l’accord de son pénitent.

L’abbé se fait accompagner auprès des commissaires qui, oh ! surprise, donnent leur accord à condition que l’abbé fasse une demande écrite qui est transmise aux ministres réunis aux Tuileries. L’accord revient aussitôt. Il faut un prêtre : « je le suis », des ornements (il faut signaler quelques restes religieux chez ces canailles !) : « vous les trouverez dans l’église la plus proche ». D’après Jean-Baptiste Cléry c’est dans l’église des Capucins (rasée entre 1802 et 1804) que furent pris les ornements, nappes d’autel et vases sacrés ainsi que les hosties et le vin de messe fournis par le prêtre constitutionnel du lieu (l’abbé Magnin ?).

Après la messe tous les objets restent sur place puisque l’abbé accompagne Louis XVI jusqu’à l’échafaud et ne peut donc logiquement pas les emmener. Après l’exécution l’abbé Edgeworth va se cacher et n’est donc pas allé au Temple récupérer le calice. Il n’est donc pas stupide de penser que le prêtre qui les avait prêtés soit venu les reprendre.

A la désaffectation des Capucins tout le matériel liturgique a été, sans aucun doute, dispersé. C’est ainsi que le calice serait arrivé à la basilique Notre Dame des Victoires et la chasuble (avec l’étole et le manipule) à l’église Saint-François. Cette dernière lors de son affectation au culte de Rite arménien est devenue l’église Saint-Jean Saint-François et la chasuble a été remise à l’église Notre Dame de Bonne Nouvelle également dans le 2ème arrondissement.

Voilà pourquoi il est plus logique de penser que le vrai calice de la dernière messe de Louis XVI est à Paris, où il est aussi accompagné de la mention « objet historique ».

A moins d’informations contraires.

Si vous allez vous promener dans cette belle région de l'Aubrac vous découvrirez de beaux paysages, des vaches paisibles, de beaux et nombreux calvaires et des nourritures de qualité. Je vous conseille le Relais de l'Aubrac, entre Nasbinals en Lozère et Saint Urcize. C'est l'hôtelier qui aime l'Histoire et m'a mis, en partant de Marc-Antoine Charrier,  sur la piste de l'abbé Delbès, ce qui m'a permis de rédiger cette page.

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JOURNÉE DU SOUVENIR CATHOLIQUE EN LANGUEDOC...

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Créée en octobre 1994, l'Association porte d'abord, en hommage, le nom du Père Yves-Marie Salem Carrière (décédé en 1994) qui dès 1970 va mettre en vue l'Histoire dissimulée de la Contrerévolution et de la persécution anti-catholique (favorisé par le clivage protestants-catholiques) dans le Midi et dans le Languedoc en particulier (Gard, Hérault, Lozère, Ardèche) dans son ouvrage : Terreur révolutionnaire et résistance catholique dans le Midi.

Fin 2001 notre ami Pierre Causse, qui sera élu Président en 2004, fera ajouter à l'en-tête "Souvenir Catholique en Languedoc". Au décès de Pierre, le 31 mars 2011, Jacques Plane prendra le relais.

Sous le titre Languedociens oubliés, Pierre avait déjà évoqué dans son livre l’Histoire méconnue de cette région sous la révolution mais aussi lors du déferlement des hordes huguenotes deux cents ans auparavant.

L'Association publie trois bulletins annuels faisant une large place à l'Histoire de cette triste période, surtout dans cette région où, si l'on évoque fréquemment les Dragonnades, on oublie évidemment  ce qui est appelé La bagarre de Nîmes qui fit plus de 300 morts en juin 1790 inaugurant, avant toute région de France, les persécutions religieuses.

JOURNÉE DU SOUVENIR CATHOLIQUE EN LANGUEDOC...

Le 24 septembre dernier, après l’accueil amical par le Président Jacques Plane, la messe fut célébrée à 10 H 30, par l’abbé Brunet de Courssou de la Fraternité Saint Pie X qui donna une belle homélie sur le courage face à la persécution, dans la clairière où se dresse le monument ; cette année nous pouvions admirer l’art décoratif de chasseurs de la région qui ont criblé de plombs le Sacré-Cœur !

Après la cérémonie, à laquelle assistaient près de quatre vingt personnes, l’Association offrit l’apéritif permettant aux uns et aux autres d’échanger. Ce fut ensuite le départ pour le restaurant où fut servi un très agréable déjeuner.

Le président du Souvenir Chouan de Bretagne fit un exposé sur une figure épiscopale méconnue, Monseigneur Urbain-René de Hercé, Evêque de Dol (qui a fait l’objet d’un article de 42 pages dans La Revue du SCB de décembre 2015) tout en insistant sur le fait hélas très riche des Victimes de la révolution dans le Languedoc dont il est essentiel d'honorer la Mémoire.

Ensuite le Frère Maximilien-Marie fit une conférence sur la Révolution dans le Languedoc sujet particulièrement intéressant et long à développer.

Depuis 16 ans le Souvenir Chouan de Bretagne est régulièrement présent à cette journée de Mémoire, le  Souvenir Catholique en Languedoc étant lui aussi  régulièrement présent à l'Assemblée Générale du SCB.

JOURNÉE DU SOUVENIR CATHOLIQUE EN LANGUEDOC...
JOURNÉE DU SOUVENIR CATHOLIQUE EN LANGUEDOC...
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ZOÉ de BONCHAMPS...

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ZOÉ de BONCHAMPS...

A Casson, en Loire Atlantique, une chapelle à l'extérieur gauche du cimetière est le tombeau de  Zoé de Bonchamps, Comtesse Arthus de Bouillé (1790-1869), fille unique, rescapée de la guerre, de Charles Melchior Arthus de Bonchamps (né dans les Mauges et décédé le 18 octobre 1793 dans le village de pêcheurs de La Meilleraie sur le territoire de Varades, à proximité de Saint Florent le Vieil). Le futur généralissime de l'Armée catholique et royale - célèbre par son "Grâce aux prisonniers" avait épousé Marie-Marguerite de Scépeaux le 10 février 1789 et un peu plus de neuf mois plus tard (28 novembre 1789) naissait leur fille, Zoé.

Ils eurent un autre enfant, un garçon, baptisé Hermenée, né en fin 1790 ou début 1794, qui malheureusement pour sa maman (dont le mari est mort le 18 octobre 1793) mourra vers la mi décembre de cette même année de la petite-vérole aux alentours de Saint Herblon (au-dessus d'Ancenis) où il sera enterré nuitamment dans le cimetière.

Zoé-Agathe-Charlotte de Bonchamps aura de son mariage avec le comte de Bouillé un fils, Fernand (né en 1821) qui épousera Pélagie Urvoy de Saint Bedan (1816-1895) ; plus tard, Zouave pontifical, il sera blessé mortellement le 2 décembre 1870, lors de la bataille de Loigny,  et mourra de ses blessures le 25 décembre âgé de 49 ans. Près de lui sera tué le 2 décembre son fils, Jacques-Arthus de Bouillé à l'âge de 26 ans. Fernand a une soeur, Marie (1848 - 1920) qui avait épousé Edouard de Cazenove (1838-1896),  secrétaire du comte de Chambord.

Il n' y a pas de chapelle au château de Casson ; c'est sans doute après avoir acheté ce château que le mari de Zoé fit construire (ou recontruire ?) cette chapelle funéraire placée sous la protection du Sacré-Coeur et de la Sainte Vierge. Entre ceux tombés à Loigny et plus tard à Verdun, les plaques mortuaires de cette chapelle (ouverte lors des journées du patrimoine) offrent à la vue un beau raccourci de l'honneur militaire et non mercantile.

 

 

 

ZOÉ de BONCHAMPS...ZOÉ de BONCHAMPS...

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LE MONT SAINT MICHEL, MERVEILLE DE L'OCCIDENT...

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LE MONT SAINT MICHEL, MERVEILLE DE L'OCCIDENT...

Si le Couesnon, dans sa folie, a mis le Mont en Normandie,

En 2016, les Bretons l'ont ramené chez lui !

 

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JOURNÉES DU PATRIMOINE à LA ROCHE sur YON...

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JOURNÉES DU PATRIMOINE à LA ROCHE sur YON...

Par décret impérial du 25 mai 1804 le Chef lieu de la Vendée n’est plus Fontenay le Comte et il faut transformer ce qui était une bourgade en une ville digne de l’Empereur. Les décisions seront prises lors du passage de Napoléon le 8 août 1808.

Parmi les constructions celle du Palais de Justice de 1810 à 1814, de style grecque avec ses colonnes doriques, comme l’église Saint Louis qui lui fait face, place Napoléon. L’architecte est Duvivier, Ingénieur en chef des Ponts et chaussées. Sa première construction sera l’Hôtel de ville inauguré en 1813.

Le Palais de Justice a été classé Monument historique le 9 décembre 1985. Le bâtiment est maintenant dédié, depuis 1978 à la musique, à la danse et à l’art dramatique.

En effet, cette année là, l’Institution juridique a été installée dans un nouveau lieu, esthétiquement beaucoup moins sympathique, boulevard Aristide Briand.

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SOUVENIR CATHOLIQUE en LANGUEDOC, 24 SEPTEMBRE...

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SOUVENIR CATHOLIQUE en LANGUEDOC, 24 SEPTEMBRE...

Samedi prochain 24 septembre, nos amis du Souvenir Catholique en Languedoc, Association Père Yves-Marie Salem Carrière, organisent leur journée annuelle de Mémoire des victimes de la révolution dans le Midi, avec la messe Tridentine célébrée dans les bois de Saussines, le déjeuner puis quelques causeries.

Programme:

9 H 30     Accueil

10 H 30 Messe,

11 H 30 Apéritif et boutique d'ouvrages,

13 H       Déjeuner à l'auberge du Bérange à Restinclière (25 €),

14 H      Deux causeries : Monseigneur de Hercé et  la Chouannerie dans le Midi.

Créée en octobre 1994, l'Association porte d'abord, en hommage,  le nom Père Salem Carrière (décédé en 1994) qui dès 1970 va mettre en vue l'Histoire dissimulée de la Contrerévolution dans le Midi et dans le Languedoc en particulier (Gard, Hérault, Lozère, Ardèche. 

Fin 2001 notre ami Pierre Causse, qui sera élu Président en 2004, fera ajouter à l'en-tête Souvenir Catholique en Languedoc. Au décès de Pierre, Jacques Plane prendra le relais et c'est lui que vous pouvez contacter pour tous renseignements.jacques.plane@wanadoo.fr

L'Association publie trois bulletins annuels faisant une large place à l'Histoire de cette triste période, surtout dans cette région où il y a un important clivage Protestants Catholiques et où, si l'on évoque fréquemment les dragonnades, on oublie évidemment  ce qui est appelé La bagarre de Nîmes qui fit plus de 300 morts en juin 1790 inaugurant, avant toute région de France, les persécutions religieuses.

Depuis 16 ans le Souvenir Catholique en Languedoc est régulièrement présent à l'Assemblée Générale du Souvenir Chouan de Bretagne et vice-versa.

SOUVENIR CATHOLIQUE en LANGUEDOC, 24 SEPTEMBRE...

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CHIRé: BELLE RÉUSSITE DES 46èmes JOURNEES CHOUANNES

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Le dîner de clôture réunissant 400 convives a du réjouir le coeur des organisateurs et plus spécialement celui de Jean Auguy fondateur de DPF (Diffusion de la Pensée Française) qui a évoqué 50 ans d'aventures politiquement et historiquement incorrectes !

Je pense que l'on peut estimer à plus de trois mille personnes (chiffre à corriger dès que le nombre de billets d'entrée sera connu) le nombre de ceux qui se sont déplacés pour les 50 ans de Chiré et le 46ème anniversaire des Journées Chouannes. 800 repas servis le samedi soir, 1.200 dimanche midi : du jamais vu ! Pour la première conférence de l'après-midi la fameuse rotonde était comble et pourtant elle a été largement agrandie par rapport à quelques années précédentes où les succès allaient, vaille que vaille, grandissant.

CHIRé: BELLE RÉUSSITE DES 46èmes JOURNEES CHOUANNES

En dehors du nombre de repas servis, la rotonde est un peu le thermomètre de la réussite. Et ces deux jours il allait très bien, aidé de plus par un temps favorable sous des frondaisons rafraîchissantes.

Une belle organisation servie par des bénévoles soucieux de leur rôle et souriants, revêtus de leur tee-shirt bleu ciel avec son inscription en lettres rouges: Chiré. 137 auteurs d'importance variable selon leurs sujets traités au milieu desquels les inévitables vendeurs de livres. Rencontre avec plaisir et intérêt de Odile de Lacoste-Lareymondie (Vendée Créole), de Marion Sigaut qui a écrit, outre des ouvrages sur l'empannage et le naufrage de l'enseignement, une remarquable étude sur cette fripouille de Voltaire - qui avait fait l'objet d'un article dans La Revue N°23 juin 2010 - ou de Henri-Christian Giraud, petit-fils du Général à l'Histoire riche et glorieuse etc...

La journée s'est achevée par l'habituel et attendu exposé du Père Lecareux et sa verve habituelle sur la décrépitude dans laquelle est plongé notre malheureux pays. Mais auparavant c'est Philippe de Villiers qui a fait un panégyrique de son oeuvre: Le Puy du Fou dont il affirme la pérénité grâce à sa totale indépendance financière, sa quasi autharcie s'affirmant dans tous les domaines, ses 1600 salariés, ses différentes écoles, équitation, fauconnerie etc. auxquels  s'ajoute une école primaire puis un collège, avec dans les cartons un lycée voire l'Université. Tout cela, évidemment, hors contrat et auto-financé ! Et l'Histoire du Puy du Fou et ses petits secrets, la voix de Chaumette (Vous savez qui je suis ? Oui le descendant du conventionnel régicide), le Sous-préfet cracheur de feu;  je me souviens pour ma part des premiers spectacles où les organisateurs demandaient aux spectateurs de ne pas manifester leur enthousiasme en tapant des pieds vu la fragilité des gradins ! 

La conclusion porte sur l'anneau de Sainte Jeanne d'Arc et le Puy du Fou, sanctuaire de la France et de son Histoire. Il est heureux de voir que ceux qui critiquaient (voir pire) Philippe de Villiers ou avaient applaudi à sa démission du Conseil Général de Vendée le 20 septembre 2010 se font maintenant ses thuriféraires. Il est vrai que l'on a jamais vu un wagon de troisième classe renverser une locomotive; il préfère s'y raccrocher.

Encore merci et félicitations à Monsieur Jean Auguy, Fondateur et à son gendre Xavier d'Hautefeuille, successeur, aux organisateurs et bénévoles pour ces deux belles journées, particulièrement celle de dimanche.

 

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2 AU 9 SEPTEMBRE 1792 : LES MASSACRES...

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2 AU 9 SEPTEMBRE 1792 : LES MASSACRES...
2 AU 9 SEPTEMBRE 1792 : LES MASSACRES...
2 AU 9 SEPTEMBRE 1792 : LES MASSACRES...
2 AU 9 SEPTEMBRE 1792 : LES MASSACRES...
2 AU 9 SEPTEMBRE 1792 : LES MASSACRES...

Le nombre des victimes est évalué entre 1500 et 5000  (12000 selon les Anglais).  Si l’Eglise en ce 2 septembre honore la mémoire des Martyrs de septembre, prêtres et religieux, il s’agit essentiellement des 191 (exactement 3 évêques, 127 prêtres, 56 religieux et 5 laïcs) qui ont été béatifiés par le Pape Pie XI en octobre 1926, Or il est estimé que le quart des victimes furent des membres de l’Eglise catholique exterminés par des hordes, souvent avinées, en haine de la Foi.

Inutile de chercher ce jour de mémoire sur les calendriers courants !

Des lieux d’abattage (il n’y a pas d’autres termes) le plus emblématique est l’ancien séminaire des Carmes, rue de Vaugirard à Paris, (maintenant Institut Catholique de Paris) dont l’église a maintenant un statut paroissial sous le vocable de Saint Joseph. Les jardins mitoyens furent le lieu de massacres ignobles (décapitation, égorgement, empalement, précipitation tête la première contre les murs enfin toute l’expression de la douceur révolutionnaire et de ses valeurs !)

Cette boucherie ne s’est pas limitée à ce seul endroit ; il y eut aussi les prisons de l’Abbaye et de La Force (bâtiments disparus), le Châtelet dont les victimes furent des repris de justice, La Salpêtrière où furent massacrés des enfants orphelins, des filles de joie et des fous, Les Bernardins, le séminaire des lazaristes, le Luxembourg, en ce qui concerne Paris. Mais il y eut aussi Versailles au carrefour des Quatre Bornes ou devant les écuries de la Reine, Orléans, Meaux, Caen, Lyon, Reims et Gisors (le Duc de La Rochefoucauld dont les deux cousins évêques sont massacrés aux Carmes).

Cette violence dirigée majoritairement contre le clergé séculier ou régulier s'est étendue à tout le pays, de façon curieusement simultanée et si elle fut encouragée par Danton, au nom d'une menace d'invasion du territoire national par les troupes autrichiennes ("le tocsin sonne la charge sur les ennemis de la patrie ; de l'audace, encore de l'audace et la France sera sauvée!" rien ne fut fait pour la réfréner.

Le bilan du sauvetage de la France est lourd et doit équivaloir les fameux massacres de la Saint Barthélémy. Il ne semble pas que ces massacres aient été commis par la lie du peuple, mais de façon assez organisée.

Un prêtre réfractaire, natif de Questembert, Pierre Grayo de Kéravenan se cachera dans une charpente des Carmes. Pas rancunier, il mariera Danton à sa nouvelle épouse Louise Gély (qui voulait que son union sacramentelle soit célébrée par un prêtre réfractaire) le 17 juin 1793 et l'accompagnera, plus tard lorsque, la roue ayant tourné, Danton ira à la guillotine et recevra de lui l'absolution le 5 avril 1794.

En aucun cas, cette violence terroriste ne se justifiait sinon pour vider les prisons, car même s'il y eut une majorité d'innocents assassinés, ceux qui étaient déjà prisonniers n'étaient nullement condamnés à mort. Peut-être seulement pour terroriser « gratuitement » ? Sur la centaine de massacreurs ou septembriseurs seuls une cinquantaine sera arrêtée et 4 exécutés.

Au séminaire des Carmes, la crypte sous la chapelle (maintenant église) contient des vitrines dans lesquelles sont placés, religieusement, les ossements. Côté séminaire, à l’étage, deux vitrines protègent les coulures du sang des victimes faites par les instruments (lances ou bâtons) que déposaient contre le mur les assassins venant se reposer. L’escalier, par où étaient précipitées les victimes, donnant accès au jardin, est toujours là.

A Versailles le carrefour des Quatre-Bornes porte deux plaques rappelant l’assassinat, à cet endroit, de 44 prisonniers par les gueux de Fournier l’américain, protégé par Danton. Deux plaques à la rédaction différentes: une politiquement correcte, l'autre rappelant le carnage. Parmi ces prisonniers l’ancien commandant de la Garde constitutionnelle de Louis XVI Louis de Cossé-Brissac, l’ancien Ministre de l’Intérieur Louis de Lessart, l’ancien Ministre de la guerre Charles-Xavier d’Abancourt. Signalons au passage que cela fera trois témoins à décharge de moins pour le Procès du Roi ! Peut-on supposer que cela arrangeait Danton ?

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MONSIEUR le MINISTRE CAZENEUVE : PAS D'ACCORD !

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MONSIEUR le MINISTRE CAZENEUVE : PAS D'ACCORD !

Dans une déclaration récente au journal La Croix le ministre de l'Intérieur déclare de façon péremptoire que "La France et la république c'est la même chose" !

Si la république est une chose, sur le plan éthymologique res publica chose publique, le pays qui se nomme La France ne peut, en aucun cas, être assimilé à une chose mais à une personne et de plus féminine : Francia ou Gallia. Rien à voir, donc, avec la chose dans laquelle on peut marcher du pied gauche !

Le 21 septembre 1792, dans une totale illégalité, la Convention fraîchement en place décidait par Décret l'abolition de la Royauté - et non comme on le lit trop souvent de la monarchie  qui est un mode de  gouvernement - et par un Décret du 22 de dater de ce jour l'An I de la république (aucune proclamation là-dedans !). C'est un nouveau système politique qui était imposé, basé sur un soi-disant pouvoir du peuple à décider par lui-même, sous le nom de démocratie. Vaste fumisterie car il faudra attendre 1848 pour le premier vote populaire.

La France est un Etat basé sur un peuple de même origine (gréco-latine) qui a su assimiler d'autres peuples, une identité, une culture, une Histoire, des lois, un territoire et pendant longtemps une même identité religieuse et un langage commun même si existent quelques particularités. (même si par la faute ou l'incurie de certains responsables républicains quelques unes de ces notions sont mises à mal!). La France a résisté aux invasions sous la Royauté qui a agrandi son territoire. La France malmenée par les divers gouvernements républicains est toujours là et résiste vaille que vaille "aux allées et venues des gouvernements et des diverses formes de gouvernement" (Nicolas Machiavel). Et si nous assistons à de malheureuses tentatives de détricotage de la France et de sa souveraineté on ne lit nulle part que les futures provinces dissidentes voudraient revenir à leur gouvernement d'origine.

La disparition du Duché de  Bretagne a été sonnée la nuit du 4 août 1789 et le pire sous l'impulsion d'une grande majorité de députés bretons. Pour devenir un élément de la république et non plus un Etat.

Non Ministre de l'Intérieur, la France ce n'est pas la république qui a monstrueusement dévoré un grand nombre de ses enfants Français qui ne voulaient pas d'elle !

MONSIEUR le MINISTRE CAZENEUVE : PAS D'ACCORD !

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IL Y A TROIS ANS, A PALMYRE...PARDON à GESTé.....

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Après une première campagne de démolition le 20 juin, malgré les interdictions de la DRAC, du Tribunal Administratif de Nantes et du Conseil d'Etat, le maire de l'époque décide de persister dans la destruction d'un élément du patrimoine dont il est, normalement par sa fonction d'élu, le protecteur. C'est ainsi qu'à Gesté (Maine et Loire) malgré une réunion de protestation sur le site de l'église, dimanche 25 août 2013, réunissant une dizaine de personnes à l'appel du Souvenir Chouan de Bretagne (certains protestataires des jours suivants organisaient des réunions dans d'autres endroits alors qu'ils auraient pu être là !) le maire de la commune, Léger, chaussait les bottes d'Etienne Cordelier et accomplissait la totalité de l'ouvrage que le terroriste de février 1794 n'avait pas accompli : la destruction totale de l'église de la commune dont il était l'élu.

Sur le site Facebouc de La Ville de Beaupreau en Mauges (qui est le nouveau nom d'une dizaine de commune des Mauges dont Gesté) "on" évoque pudiquement "la destruction par un incendie en 1794" de l'église de Gesté : Court-circuit ? Briquet à essence mal éteint ? Poêle à mazout qui prend feu ? Chaudière à gaz défectueuse ?

NANTES 1796 : Un cas similaire de destruction sur décision d'un élu a pu être heureusement évité le 2 juillet. Un furieux, Conseiller municipal, le citoyen Fleury aîné, avait lancé le 27 juin une pétition demandant la démolition de la Cathédrale de Nantes afin d'y faire passer une voie qui irait de la maison du département (actuelle Préfecture) au château. Julien Groleau, Ingénieur en Chef des Ponts et chaussées intervint devant l'assemblée des Administrateurs du département en défendant la cathédrale non pas en tant qu'édifice religieux mais comme monument emblématique de la ville qui, par la présence de ses tours, véritables observatoires, avaient permis de surveiller la tentative des Mainiaux et Vendéens le 29 juin 1793 : "Citoyens administrateurs, Le C. Fleury aîné expose par sa pétition du 9 de ce mois, pour lui et ses associés, le désir d'enquérir l'église de la ci-devant Cathédrale de Nantes pour la démolir, étant disposé à faire les sacrifices nécessaires pour la régularité de la rue projetée du département au château. L'édifice de la ci-devant Cathédrale ayant toujours été regardé comme le principal monument de décoration de la ville, qu'il annonce de très-loin ; en conséquence il ne peut gêner les communications projetées qui sont les seules nécessaires ; car celle annoncée dans la pétition du citoyen Fleury, pour la continuation de la rue du département jusqu'au château, ne serait d'aucune utilité, n'ayant point d'issue, soit pour se rendre à la rivière, soit pour entrer au château, puisqu'elle arriverait au milieu de la rue Brutus (actuelle rue Prémion). L'édifice de la ci-devant Cathédrale étant un monument qui ne peut qu'embellir la ville de Nantes sans nuire à ses communications ; n'étant point caduc, ayant des tours assez élevées pour procurer la vue entière de l'horizon et conséquemment les moyens de faire des observations astronomiques et planisphères que l'École centrale exigera pour l'instruction ; un observatoire dont l'utilité dans cette guerre a été reconnue étant déjà fait sur l'une ses dites tours, ce que l'on ne pourrait faire ailleurs qu'au moyen de dépenses énormes : l'administration jugera sans doute qu'il doit être conservé. D'ailleurs en démolissant cet édifice on détruirait une partie des bâtiments du ci-devant évêché, destiné pour l'administration du département, et il faudrait beaucoup de temps pour la réparer, attendu que la dite démolition serait longue à faire. Ne pourrait-on pas tirer parti de l'intérieur soit pour casernes, manufactures, ateliers, ou autre objet public ? D'après toutes ces considérations, je crois que la destruction de cet édifice serait plus préjudiciable qu'avantageuse à la Nation".

Grâce à Julien Groleau la Cathédrale de Nantes fut sauvée.

A Gesté la construction d'un lieu de culte va être entreprise. Avant cela des fouilles ont eut lieu du 11 mai au 3 août de cette année. Réalisées par le Bureau d'études Eveha elles ont permis de découvrir 289 sépultures du XIème au XIXème siècle, et des vestiges de sépultures encore plus anciennes  (VIème). Il est intéressant de noter, comme je l'ai constaté, qu'un grand nombre de ces sépultures est directement taillé dans le sous-sol rocheux (schiste). Des traces d'une précédente église datant du XIème ont été observées ainsi que des traces de dépôts charbonneux correspondant à l'incendie (par mégarde ?) de février 1794. Cinq moules à cloche ont aussi été dégagés, taillés pour partie dans le sous-sol rocheux. Emouvant cliché que celui réalisé par Eveha d'une personne qui a toujours son anneau de mariage à l'annulaire gauche et à laquelle on avait mis autour de ses mains son chapelet dont nous voyons les grains.

IL Y A TROIS ANS, A PALMYRE...PARDON à GESTé.....
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La boîte de camembert (en bois et en forme de colonne tronquée maçonnique) qui va être construite sur l'emplacement de l'Oeuvre Néogothique inspirée de l'architecte Alfred Tessier est estimée à 1.500.000 € (attendons la fin de la construction !). Il faut ajouter les frais du Bureau Eveha pour les fouilles, la démolition de l'église Saint Pierre aux Liens et autres "menues" dépenses. Léger, l'ancien maire, avait déclaré que la restauration de l'église du XIXème aurait coûté Trois Millions d'€, chiffre "balancé" sans aucune référence. Pour l'église de Plounérin (22) "on" avait "balancé" 1.300.000 ; le coût réel pour la commune est en réalité de 200 mille €. Et l'église est déjà ré ouverte au culte. Il est certain, mais on ne le saura jamais, qu'avec deux cent mille € des travaux considérables auraient été réalisés sur l'église de Gesté. D'autre part l'association du Patrimoine Gestois avait proposé de faire une collecte de dons, ce qui avait été refusé par Léger-Cordelier et autres Crouzat de la municipalité. Sans aucune honte le nouveau maire, Chauviré, va faire un appel aux dons !

Les trois piliers conservés et qui, vus du ciel, semblaient lancer une signature maçonnique (les fameux trois points) ont disparu. Ils  empêchaient la bonne étanchéité du nouveau projet. Par contre, bizarrement, il reste un tronçon de colonnade du transept droit ! Et ce malheureux clocher, orphelin de son église.

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