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POUR QUE LES CHOSES SOIENT CLAIRES !!!

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Lu sur le Blog des Brigands du Bocage cette explication philosophique que nous partageons totalement et que nous appliquons au Souvenir Chouan de Bretagne.
Le Blog est un Blog d'Histoire à prétention culturelle. Nos articles sont parfois "pompés" par des indélicats dont nous ne partageons pas forcément les idées. Nous ne faisons pas de politique, l'Histoire nous suffit largement.
Notre philosophie (des Brigands du Bocage)

Notre association est apolitique et ouverte à tous. Notre but est d'offrir des animations de qualité, dans la bonne humeur et le respect de chacun.
Par conséquent, nous sommes totalement étrangers aux mouvements extrêmes extérieurs à notre région, qui se parent de chouannerie et qui, par l'étroitesse de leur esprit, nuisent aux Vendéens qui œuvrent à la préservation de leur mémoire et de leur histoire.
Nous disons haut et fort que nos ancêtres, comme nous, aussi bons catholiques qu'ils fussent, étaient aussi de bons vivants ouverts aux autres. Voilà notre conviction !
 

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Bertrand BARERE de Vieuzac, créateur du département des Hautes-Pyrénées

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Bertrand BARERE de Vieuzac, créateur du département des Hautes-Pyrénées

 

Ce buste, copie en bronze de l'original en marbre de Giuseppe Cerrachi, coiffe un monument à quatre pans à la gloire de Bertrand Barère de Vieuzac, créateur du département des Hautes-Pyrénées et, à ce titre, gloire locale.

Pour d'autres départements, il est le créateur des lois assassines et génocidaires qui, par les décrets du Premier août et du Premier octobre 1793 décidèrent de l'élimination des opposants à la Révolution, qui, résumées sous l'appellation de lois contre la Vendée, visaient en réalité l'ensemble des opposants du territoire à la nouvelle république.

La chute de Robespierre le 27 juillet 1794 empêcha l'application à l'ensemble de la France de ces utopies assassines.

Le matin du 27 juillet Barère, opportuniste avéré, monta à la tribune de la Convention avec deux discours en poche qu'il utiliserait en fonction de l'ambiance ; laquelle se révéla contre celui qui l'avait fait et il partit en une violente diatribe contre son protecteur. Le 28, sans jugement, comme cela se pratiquait à l'époque, Robespierre partait pour l'échafaud.

Bravo Bertrand !

 

Sur un des côtés de ce monument figure un ex-voto, voulu par le propriétaire des lieux, dont les mémoires ont été aimablement rédigées par Carnot, fils du Conventionnel du même nom et ami de Barère.

Déjà, ante mortem, Bertrand avait oublié les malheurs que les lois qu'il avait faites voter avaient amené dans la paisible France.

"Et moi aussi, j'ai pleuré sur les maux que le crime a ajoutés aux froissements inévitables dans les Révolutions, j'en ai adouci personnellement les violences. Mais quelles mains eussent été assez puissantes pour tempérer partout le feu ardent qui faisait bouillonner les matières destinées à former la statue de la Liberté !"

Et combien de centaines de milliers de personnes ont pleuré à cause de ces "froissements" inévitables ?

Bertrand BARERE de Vieuzac, créateur du département des Hautes-PyrénéesBertrand BARERE de Vieuzac, créateur du département des Hautes-PyrénéesBertrand BARERE de Vieuzac, créateur du département des Hautes-Pyrénées

En plein jour, sans se cacher, une main chouanne a ajouté "sa touche" à ce monument, texte rappelant que des centaines de milliers de morts, enfants, femmes, vieillards, furent tués sans pitié parcequ'ils s'étaient levés pour leurs libertés, y compris la liberté religieuse, et qu'ils n'ont pas de tombeau, pas de sépulture.

Ce qui est curieux dans ce tombeau, élevé sur les restes d'une personne abjecte, est la présence de cette copie de Cerrachi. Associé à Demerville, ancien secrétaire de Barère à la Convention et parfois son prête-nom il furent guillotinés tous les deux,  le 10 janvier 1801 pour tentative d'assassinat du Consul Bonaparte.

Il fut inclus dans la fournée anti jacobine après l'attentat raté de la rue Saint Nicaise dont Bonaparte profita pour faire le ménage parmi ses opposants.

Certaines mauvaises langues disent que Barère, qui voulait se faire bien voir par le Premier Consul, aurait balancé son propre ami... Mais les gens sont tellement méchants.......

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12 JUILLET 1792 DANS LE MIDI

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Réalisé à l'initiative de l'abbé Claude Allier, prieur de Chambonas, les différents rassemblements de Jalès, qui ont réuni jusqu'à trente mille personnes, voit le dernier se terminer par un échec du au manque de mobilisation ; la foule, sous les ordres du comte de Saillans, se dirigea alors vers le château de Bannes, en Ardèche, et le prit aux troupes du général d'Albignac, au bout de quatre jours de siège, puis se dispersa dans la campagne alentours afin d'augmenter ses conquêtes.

D'Albignac revenant en force, avec huit mille hommes, les 1800 hommes du comte de Saillans dispersés entre Bannes, Jalès, Saint André de Cruzières ne font pas le poids et c'est la curée.

Saillans et le chevalier de Mélon, avec leurs 400 hommes, ne peuvent résister longtemps aux attaques du subordonné d'Albignac, le colonel Murol, succombent sous le nombre et s'enfuient du château dans la nuit du 11 - 12 juillet 1792.   CROIX LES VANS

Arrêtés peu après, ils sont amenés aux Vans.

Les chefs seront exécutés, au sabre, sans jugement, sur la place de Grave, la tête reposant sur un affût de canon le 12 juillet 1792, Louis XVI étant encore roi de France ; le roi avait d'ailleurs condamné, dès septembre 1790, par un arrêté d'accusation, le rassemblement de Jalès et ses organisateurs, l'abbé Allier et le comte de Saillans ainsi que 55 autres personnes qui se levaient pourtant déjà, pour la défense de l'autel et du trône.

Sur la place de Grave une croix rappelle leur mort ainsi que celles de ceux qui vont bientôt les suivre.

Les troupes du général d'Albignac vont mettre le feu au château de Bannes qui brûlera durant cinq jours et cinq nuits, puis il sera transformé en carrière de pierres. Il n'en reste que les infrastuctures qui n'ont pu être démolies par manque de temps et d'argent.

BANNES-9.JPG

Grâce à cela, il est possible d'admirer les anciennes écuries taillées dans le roc, mesurant 54 mètres de long sur 8 de large, supportant une grande partie du bâtiment.

BANNES-8.JPG

Si le village ne fut pas incendié, il fut par contre totalement pillé et dévasté, les barriques éclatées, le vin et l'huile répandus.

Heureusement les habitants avaient fui, ayant la mémoire des massacres.

Nous reviendrons dans d'autres articles sur ce qui s'est passé dans cette région des Cévennes, où le clivage protestants - catholiques, fut un accélérateur de la persécution contre les "papistes" huit mois avant le soulèvement de l'Ouest. Contactés, le comte de Puisaye et le général d'Autichamp n'avaient pas donné suite !

 

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14 JUILLET, JOUR FERIé : LA RAISON ci-après.

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14 JUILLET, JOUR FERIé : LA RAISON ci-après.

 

Le 21 mai 1880, le député Benjamin Raspail, pourtant de gauche, déposait un projet de loi original:

 Il proposait que le 14 juillet de chaque année devienne le jour de commémoration de la mort de Jacques Cathelineau*, généralissime des Armées Catholiques et Royales, décédé ce  jour de 1793 après avoir été blessé au bras gauche par une balle tirée d'une fenêtre du premier étage d'une maison de la place des agriculteurs à Nantes le 29 juin.

Une blessure bénigne, mais causée par une balle en plomb que les chirurgiens n'arrivent pas à extraire. Elle déclenchera une gangrène dont mourra ce chef mis à la tête d'une armée de paysans, partis sortir les nobles de leurs logis afin qu'ils leur apprennent la guerre.

Le génie militaire octroyé à Jacques Cathelineau le fera nommé à la tête de cette armée majoritairement en sabots.

 

A l'unanimité, les députés, enthousiastes, votèrent cette loi ;

il fut décidé, aussi, que ce jour serait férié.

Depuis le 14 juillet 1880, tous ceux qui veulent honorer la mémoire de Jacques Cathelineau disposent ainsi d'un jour de repos, et nous lui rendrons hommage jeudi vers 14 h 30 à Saint Florent le Vieil. Les interventions seront faites par Monsieur Jean Brochard.

*Il s'agit bien évidemment d'une boutade !

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11 JUILLET 1792, dans un village paisible............

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 "Le tocsin qui va sonner n'est pas un signal d'alarme, c'est la charge sur les ennemis de la Patrie. Pour les vaincre, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France est sauvée".

Ces paroles sont prononcées par Danton à la tribune de la Convention pour fulminer contre l'ennemi autrichien et accélérer la première levée en masse due à la déclaration par la Convention de la patrie en danger.

 

A mille kilomètres au sud de la capitale parisienne, le petit bourg de Saint André de Cruzières, en Ardèche, à la limite du Gard, dont le tort des habitants est d'être en pays cévenol, d'être une majorité catholique et d'être voisins du camp de Jalès où se trouvent réunis ceux "qui ne veulent pas du bonheur contre leur volonté", sous les ordres du comte de Saillans.

Si le tocsin sonne en ce 11 juillet 1792, ce n'est pas pour annoncer la patrie en danger mais le village en danger.

En effet les troupes du général d'Albignac déferlent sur le petit village et... on ne sait pas trop ce qui s'est passé car les textes sont d'une virginale pudeur. Il est seulement évoqué l'incendie généralisé du village quelques dégâts à l'église, que quatre prêtres furent massacrés dont un, l'abbé de Fabrègue avait été envoyé pour demander la paix du village à cette troupe.St-Andre-de-Cruziere-eglise.JPG

On sait seulement que le village fut reconstruit quelques années après, sans doute les habitants avaient détruit leur biens,  et laborieusement, car la population avait diminué, on ne sait trop comment (maladie, suicides ?) en grand nombre. Il fallu faire quelques petits travaux à l'église, reconstruire le clocher, la voûte et une partie des murs, travaux dus sans aucun doute à une vétusté aussi soudaine que précoce. En 1942, il fallut changer la colonne de gauche et son chapiteau " à demi renversés depuis 1792"..........

Cette croix, sauvegardée, devrait pouvoir nous raconter la vraie histoire de Saint André de Cruzières, paisible petit village des Cévennes dont la vie s'est arrêtée le 11 juillet 1792, alors que la déclaration de la patrie en danger n'était même pas connue.

Saint André la catholique a donc subi les affres d'une Terreur ordinaire, accélérée depuis les premières déclarations officielles contre l'Eglise catholique, par les élus de la Constituante, Louis XVI étant (encore) roi.

Les Cévennes vivent encore sous cette discrétion oecuméniquement correcte, au mépris de l' Histoire. Pourtant il s'y est passé la même chose que dans l'Ouest, plus tôt, aussi violemment (on ne compte pas les abbés Barbedette là-bas).

Lorsque sont évoqués les dates de reconstruction de certains édifices, églises ou château, on évoque pudiquement les Guerres de Religions - sans doute les catholiques ont détruit et souillé leurs propres édifices - ou les "excès" de la Révolution où, là encore, les mêmes masochistes s'en sont pris à leurs propres biens et personnes !

Vraiment, que les gens sont curieux !!!!!

 

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ARTICLE DE PRESSE OCEAN, SAMEDI 9

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14 JUILLET 2011, FÊTE CATHELINEATIONALE

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14 juillet 1793.

Blessé, place des Agriculteurs - actuelle place Viarme - , par une balle en plomb reçue à hauteur du radius,  lors de l'attaque de Nantes le 29 juin, Jacques Cathelineau, premier généralissime de l'Armée Catholique soulevée contre les dictats anti-religieux  de la Convention, rend son âme à ce  Dieu qu'il a voulu servir en défendant les Droits de l'Eglise et des libertés, y compris la liberté religieuse, à Saint Florent le Vieil.

Sous la conduite de Monsieur Jean Brochard, nous lui rendrons hommage, ce 14 juillet, en suivant ses pas, dans son pays des Mauges où il a vécu, laissant tout, sa tranquillité, sa femme, ses enfants, totalement engagé pour la cause.

Honoré du titre de Saint de l'Anjou, il est l'exemple des convictions défendues au risque de tout perdre, sauf l'honneur et la foi.

Notre programme est le suivant:

-11 H, rendez-vous à La Boissière du Doré pour partager un repas sympathique entre Vendéens et Chouans à "l'Auberge des Brigands" place de l'église. La participation est de 18 € tout compris.

-13 H 50 départ pour Saint Florent le Vieil où nous rejoindrons Monsieur Jean Brochard à la chapelle où repose Jacques Cathelineau.

L'après-midi se déroulera sous la conduite de notre guide à travers les Mauges, dans les pas de Jacques Cathelineau, le Pin en Mauges et autres lieux. Notre pélerinage s'achèvera à Saint Florent le Viel à 17 H pour le cidre de l'amitié.

Cette réunion se fait en association avec les Brigands du Bocage, costumés, sous la conduite de La Chouette,Vendéens et Chouans, l'Association du Moulin de Turpin qui rappelle dans une cinéscénie en août le souvenir de Jacques Cathelineau.

Non au son  d'une musique guerrière mais au son des  accords mélodieux du Vezou Patrick Proust qui a réjoui nos esgourdes lors de la réunion de la Coordination des Chouanneries le 2 juillet à Savenay.

Après le "cidre de l'amitié", avec ceux qui en auront le temps, nous pourrons nous rendre au cimetière de Varades où se trouve la première sépulture de Monsieur de Bonchamps.

Inscription par le mode "contact" en bas de cette page.

Ce ne sera pas une journée triste, mais une journée du Souvenir très sympathique comme d'habitude !

 

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Ouest-France a propos de la Coordination des Chouanneries.

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Halte du souvenir pour les chouans à Blanche-Couronne - La Chapelle-Launay

lundi 04 juillet 2011


Deux cars transportaient les participants à cette sortie dont une partie était en costumes d'époque. 

Trois questions à...

Samedi 2 juillet, la coordination des Chouans de Bretagne, Vendée, Normandie et Languedoc, a fait une halte-repas à l'abbaye de Blanche-Couronne, après un passage à Savenay à la croix des Vendéens et avant un arrêt au port de Rohars à Bouée, lieu de franchissement des rescapés de la guerre de Vendée en fuite. Trois questions à Noël Stassinet, responsable de la coordination.

Pourquoi cette halte à Blanche-Couronne ?

C'est dans les bois de Blanche-Couronne et dans ceux de Sem, qu'après la perte de la bataille de Savenay, les chouans ont été exterminés par l'armée républicaine.

Quels sont les objectifs de l'association ?

L'association n'a aucun objectif politique. Nous demandons seulement la reconnaissance de ce qui s'est passé au cours de cet épisode de l'Histoire de France, à savoir environ un million de victimes et nous demandons qu'il y soit fait référence dans l'enseignement de l'Histoire. Nous nous réclamons anti-révolutionnaires de la seconde partie de la révolution (après le 10 août 1792).

Doit-on en conclure que vous seriez pour un retour à une monarchie constitutionnelle ?

Est-ce que ce serait pire que ce qu'il y a actuellement ?

 

Mise au point du Souvenir Chouan de Bretagne:

-Bertrand de La Buharaye est le président de la Coordination des Chouanneries, le Souvenir Chouan de Bretagne n'en est qu'une composante ; cette année le S.C.B. était en charge de l'organisation de la rencontre annuelle. C'est vrai, par contre que cette journée fut une belle réussite par la bonne humeur et le plaisir de tous.

-Les rescapés de la guerre de Vendée sont en fuite car ils connaissent par réputation, la sauvagerie des Bleus exercée à l'égard des prisonniers ; ils ont déjà échappé au Mans !

-La réponse, devenue ambigüe, à la question sur le SCB et la politique était la suivante: Êtes-vous anti républicains:

"Il ne faut pas confondre Révolution et République même si celle-ci est fille de la Révolution.Nous n'avons rien contre la première période, les seuls soulèvements le furent à cause de la Constitution Civile du clergé et la persécution contre les prêtres. Si les Imbéciles de la Constituante n'avaient pas fait de l'anti-calotinisme primaire, la Révolution se serait arrêtée avec la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790 qui est notre Vraie Fête Nationale (et non la Reddition de la Bastille), et il n'y aurait pas eu tous ces massacres organisés par les Fouché, Carrier, Barère de Vieuzac (honoré à Tarbes), Carnot, Turreau, Amey, Le Bon à Arras etc...Nous sommes contre la Révolution-Massacre de l'après 10 août 1792 qui va saigner la France, à cause d'une "bande de Tarés" comme dit un agrégé d'Histoire de l'Université de Nantes.Nous ne demandons pas d'une stupide et inutile repentance mais que cette période soit enseignée car: connaître le Passé, c'est mieux comprendre le Présent et préparer l'Avenir ;  l'Histoire, si elle ne se répète pas, bégaie souvent.

L'art journalistique est celui d'utiliser les ciseaux.Le résultat dépend de :"Où" ?

 

 
 

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L' ABUS DE CORBIERE EST DANGEREUX POUR LA SANTE

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Dans  Le Monde, Alexis CORBIERE, conseiller municipal du XII ème arrondissement de Paris, secrétaire du Parti de Gauche, se fait l'avocat de Robespierre suite au refus du maire de Paris, Bertrand Delanoë, surnommé dans l'Ouest Bertrand du Desclin, de baptiser une rue du nom de ce tyran sanguinaire:

 

"Cessons de juger "l'Incorruptible" 

"J'ai déposé un voeu lors du récent conseil de Paris demandant que soit accordé le nom d'une rue à Maximilien Robespierre. Il a hélas été rejeté et Bertrand Delanoë avait fait savoir qu'il y était opposé. Je n'accepte pas que soit ainsi minimisé par la représentation parisienne le rôle majeur tenu par cet homme durant la Révolution française, événement fondateur de notre République. D'autant que sa pensée et ses actes restent pour l'essentiel d'une grande modernité. [...] Homme politique entier, législateur philosophe, " l'Incorruptible " dut faire face à des temps difficiles où notre pays était déchiré par des invasions d'armées étrangères, de nombreuses trahisons et secoué par une terrible guerre civile. N'ayez crainte, je n'esquiverai pas une critique. Robespierre fut un des acteurs de ce qui est nommé la Grande Terreur. Mais de quoi parlons-nous exactement ? D'une période de deux mois, du 10 juin au 27 juillet 1794. Comme vous, je n'éprouve aucun plaisir à cela et, comme vous, je suis farouchement opposé à la peine de mort. Mais, cette violence est peu comparée à celle exercée pendant des siècles par les rois de France, qui cautionnaient les pires massacres et les tortures. [...] Robespierre n'était pas au sein du Comité de salut public le personnage " assoiffé de sang " qu'un vulgaire révisionnisme historique a dépeint par la suite."

Ou ce type est un provocateur, ou il est parfaitement ignare, ou il a appris son Histoire de France dans Soboul* et consort ; il est en tous les cas affligeant de lire de telles insanités alors qu'il suffit de consulter le contenu des Archives où sa signature côtoie celle de Barère de Vieuzac sur les actes ordonnant la mise en place des massacres destinés à regénérer le pays. Rien ne peut justifier de tels propos provocateurs et dignes d'un nouveau Pol Pot, sans aucun respect pour les centaines de milliers de victimes innocentes majoritairement issues du peuple et rayées de la carte de la France - près de 17000 guillotinés, rien qu'à Paris - et qui devrait entraîner une mise en examen de ce CORBIERE, dont la simple lecture est un danger, pour propagande de crimes contre l'humanité.

Il faut rappeler que lors d'une interview son chef de bande, Jean-Luc Mélenchon, avait déclaré qu'il était contre la peine de mort, sauf pour Louis XVI.

Il faut constater que l'on est confronté à des individus indécrottables, dont on peut aisément imaginer ce qu'il adviendrait si, par malheur, ils arrivaient au pouvoir.

 

*Soboul, Histoire de la Révolution Française, 1993 :" La Terreur se justifie par l'élimination d'éléments politiquement inassimilables" !!!

 

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EXCLUSIF S.C.B: INTERVIEW DE REYNALD SECHER

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Dans La Revue de juin, remise aux adhérents samedi lors de la réunion de la Coordination des Chouanneries dont l'organisateur était, pour la deuxième fois le Souvenir Chouan de Bretagne, cette entrevue avec notre conseiller en Histoire:

Photo 020Docteur Reynald Secher, vous venez de découvrir des documents qui bouleversent l’approche de la Guerre de Vendée et de l’Ouest.

 

C’est exact. Jusqu’à ma thèse sur le génocide de la Vendée, tout le monde pensait à une simple guerre civile qui commençait en mars 1793 et s’achevait, du moins dans un premier temps, avec le traité de la Jaunaye. Par l’analyse systématique des documents (lois, rapports officiels, ordres donnés, bilans démographiques et immobiliers…) j’en avais déduit que, dès janvier 1794, on avait mis en œuvre une véritable politique d’extermination des Vendéens et d’anéantissement de leurs biens dans le but de parachever le crime. Pour moi, il s’agissait d’un génocide légal, base

des génocides du XXe siècle. Le tollé avait été quasi général car on me reprochait de manquer de preuve et que s’il y avait eu crime c’était avant tout des crimes de guerre liés à la guerre civile et au dérapage de quelques généraux dont Turreau. La mauvaise foi de ces contestataires était évidente mais comme ils maîtrisaient l’information, il était difficile de se faire entendre.

Qu’est-ce qui change avec les documents trouvés ?

Tout, car en fait la guerre civile n’existe plus, ou plus précisément elle se réduit à 4 mois.

C’est à dire ?

En fait, et cela je l’avais bien vu, la loi du 1er août, prolongée par celle du 1er octobre marque bien le début de la mise en œuvre du génocide. Il s’agit d’éradiquer du sol de la nation la race impure des Vendéens.

Vous y allez peut-être un peu fort ?

Non, car ce sont les mots utilisés au plus haut niveau de l’État. Au delà de ce discours, le Comité de salut public met en application un système massif d’élimination.

 

Vous pouvez préciser ?


Le livre est écrit et vous découvrirez tout le 15 septembre. Cela va faire l’effet d’une  bombe dans le milieu intellectuel français qui est plus que favorable à la Terreur. C’est quelque chose qui m’a toujours surpris que l’on puisse défendre l’indéfendable, l’impensable, l’innommable, qui plus est au nom des Droits de l’homme.

derniere-couverture-Reynald.JPGVous êtes sûr de l’origine c’est-à-dire de l’authenticité des documents ?

Il n’y a aucun doute à ce sujet. Ce sont des milliers de pages signées  par les membres du Comité du salut public y compris des hommes comme Robespierre. Ce que je peux vous dire c’est que grâce à ces documents, toute cette Histoire devient incroyablement
lumineuse sans aucune contestation possible.

 
Vous pouvez nous citer un exemple ?

 Je pense aux Mémoires de Turreau. Il ne dit que la vérité en déclarant n’avoir fait qu’appliquer la loi et les ordres. Rien que ses écrits de janvier 1794 prennent un sens tout autre. C’est la même chose pour le député Carrier qui se plaint de ne pouvoir se défendre car on lui a pris ses documents.

 

                                                        Alors attendons le SIXDIX ! (par allusion au Onzeneuf ! !)

                                                                                                                                 S.C.B.

Dans le cadre du Mémoricide:

Dans le cadre de l’entretien précédant,  Réflexion du S.C.B, et de l’un des ses adhérents à propos du cours d’Histoire dicté mot pour mot, dans un collège – lycée du Morbihan, par l’enseignante, possédant son doctorat en Histoire :

 

LA RÉVOLUTION FRANÇAISE, L’ AFFIRMATION D’UN NOUVEL UNIVERS POLITIQUE
Le 18ème siècle est un siècle mouvementé en Europe et dans le monde.  Pour trouver une réponse aux crises de la France*, les États Généraux s'ouvrent en Mai 1789. Sous le poids des circonstances, la dynamique révolutionnaire se radicalisera à partir de 1791. Il s’agit de comprendre les enjeux politiques entre 1789 et 1804 – naissance - de l’Empire.

 

L’échec de la Monarchie Constitutionnelle.

La constitution de 1791 garantit la séparation des pouvoirs. Le Roi détient l'exécutif et a un droit de veto temporaire. Le pays législatif est détenu par l'assemblée, elle vote les lois, le budget et déclare la guerre.

Il y a 2 raisons à cet échec :

-la première est la fuite du Roi (arrêté à Varenne en Juin 1791) ; à partir de ce moment, on ne fait plus confiance au Roi, les Cordeliers demandent la déchéance du Roi et l'avènement de la République.

-deuxième raison : la guerre, en avril 1792 est déclarée à l’Autriche et à la Prusse (Grande Allemagne)**. A partir de juillet, il y a des défaites françaises. Paris est menacé mais le Roi refuse d'accorder des renforts.

Après ce refus, une insurrection éclate au Palais de Tuileries et cela entraîne la chute de la monarchie. Le 21 septembre 1792, c'est la première République. Une nouvelle assemblée est élue (la Convention). Elle est composée des Montagnards qui veulent toujours faire la révolution, ensuite les Girondins qui sont plus modérés et les Plaines***. Les révolutionnaires sont divisés : en juin 1793, se sont les Girondins qui dominent la Convention puis à nouveau les Montagnards."

 

Voilà l’enseignement de l’ Histoire dispensé à des élèves de 15–16 ans en classe de seconde, à deux ans du Baccalauréat, par une enseignante pourvue d’un doctorat, dans un langage qui serait propre ( ?) à des C.M.2 !

 

Voilà le cours d’Histoire de ma fille, 16 ans,  que je viens de vous transcrire dicté mot pour mot par son enseignante ! Le reste du cours est constitué d'un polycopié sur la révolution américaine, un autre sur les deux révolutions en Grande-Bretagne, et encore un autre sur la révolution hollandaise, sans doute pour démontrer à nos enfants que nous n'étions pas les seuls à nous rebeller !

Toujours est-il que c'est à l'occasion de ce cours que ma fille a questionné son enseignante sur le rôle des chouans dans l'histoire de la Contre - Révolution, qu'elle lui a rappelé le combat qu'ils ont mené pour leurs prêtres contre la Constitution Civile du clergé et qu'elle a précisé que les chouans n'étaient pas monarchistes comme sa pseudo-prof le prétendait.

A cela madame a répondu :  " c'était il y a longtemps maintenant, il faut relativiser " !!!! Pourtant, il me semble que l'on ne "relativise" pas vraiment en maintenant encore de nos jours la fête nationale du 14 juillet ! 

A noter à la décharge de cette enseignante que le "r" du ROI dans ses textes dictés sont bel et bien écrits en majuscule. Mercimadame pour le respect que vous formulez envers ce personnage en qui le peuple n'avait plus confiance. Voilà le programme d'histoire en seconde de lycée, à deux années de préparer le bac, diplôme que l'on attribue aux élèves dotés d'une glorieuse culture générale !!!

 

                                                                                                                                             T.L.F.

* souligné par le SCB. **Etonnant d’assimiler en 2011 la Prusse de 1790 à la Grande Allemagne !   *** ????

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