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CONNAITRE le PASSE, C'EST MIEUX VIVRE le PRÉSENT et PRÉPARER L'AVENIR

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CONNAITRE le PASSE, C'EST MIEUX VIVRE le PRÉSENT et PRÉPARER L'AVENIR

Ce titre représente la deuxième devise du Souvenir Chouan de Bretagne, la première étant Doue ha mem Bro (Dieu et mon pays) depuis bientôt dix ans. S'il est bon et essentiel de rappeler les faits passés c'est dans la perspective de mieux connaître les faits actuels et d'appréhender les faits à venir. Poser des plaques c'est bien, commémorer les victimes des Noyades - dans une indifférence quasi générale - c'est bien, rappeler les fusillades, spoliations, extorsions de fonds, exécutions plus ou moins sommaires des opposants au bienheureux système révolutionnaire - Charette, Stofflet, Cadoudal, de Silz, Gambert, Guillemot, D'Elbée etc - c'est bien mais en les gardant dans la perspective de certains maux actuels et nombreux.

TV. Libertés interroge Philippe de Villiers sur son dernier ouvrage et c'est, à mon avis, la meilleure émission consacrée à l'homme et à son sujet grâce à un journaliste qui démontre qu'il ne s'est pas contenté de la lecture de la quatre de couverture ! Et si on le sent favorable à l'interrogé, il n'est pas serve !

C'est du grand Villiers, une nouvelle fois et j'ai trouvé particulièrement sympathique ce qu'il rapporte d'un échange avec Cohn-Bandit - voir minute 32, et pendant une dizaine de minutes plus particulièrement - sur les implications de la bourgeoisie, les Bobo (Bourgeois Bohême) lors de la révolution de 1968. Nous en revenons au même processus de tannage médiatico-intellectuel sur les élancements du peuple dans la révolution de 1789. Le peuple fut bien utilisé, mais remarquablement manipulé pour servir de chair à canon ou à baïonnette ou - place au modernisme - aux gaz lacrymogènes.

- La révolution de 1789 a été menée par les bourgeois de l'époque - Marat, Danton, Saint-Just, Robespierre, le pourri Barère, Fouquier-Tinville, Vergniaud, Condorcet, Tallien, Châteauneuf-Randon, Collot d'Herbois, Maigniet, Rabaut saint-Etienne, Pache, Pétion de Villeneuve, Amar, Henriot, Hébert, Garat, Fouché, Gensonné etc- en vue de la destruction du Royaume en détruisant d'abord son chef mystique - l'Eglise - puis son chef  politique - le Roi .

- La révolution bourgeoise de 1830 avec le roi bourgeois Louis-Philippe, fils du régicide, anéantira les rêves monarchiques de Charles X et s'attaquera durement à l'héritage moral des Chouans encore politiquement incorrects.

- La révolution bourgeoise de 1848 remettra un coup de gouvernail vers la bourgeoisie républicaine cassé en 1851 par la bourgeoisie Bonapartiste qui partira en fumée avec Sedan puis la Commune avant de laisser place à une nouvelle bourgeoisie qui, cahin-caha, nous amènera l'expulsion des Congrégations (l'Eglise enseignante - seule force morale) enfin l'abolition du Concordat par la déclaration unilatérale de séparation de l'Etat et de l'Eglise (alors que le Concordat fut un Traité négocié) puis le vol caractérisé des biens que l'Eglise s'était reconstitués.

- Pour en arriver à Cohn-Bandi, sa révolution bourgeoise de 1968, la destruction de l'Etat et de ses valeurs puis au grand bourgeois européaniste Giscard qui lui détruira la Nation (et par un Edgar Faure hélas ! non cité dans l'émission qui sera le premier fossoyeur de l'Enseignement).

Le reste est bien mais, à mon avis, toute l'explication des maux actuels est à partir de la minute 32. Mais comme le dit si bien Philippe de Villiers : "On ne va pas pleurer sur le lait renversé" entendant par là l'attitude du combat intellectuel à mener par rapport à ce Passé qui fut lui aussi l'Avenir de temps plus anciens. Une petite phrase qui illustre l'homme debout parlant librement : 

" Pas besoin d'un col dur pour tenir debout !"

Si l'on peut faire un reproche c'est de constater l'absence d'un adjectif qualificatif à bourgeoisie c'est : Franc-maçonne !

Mais comme il ne faut jamais perdre l'Espérance il nous appartient, Association du Souvenir des Chouans, de rappeler à temps et à contre-temps, leurs soulèvements et leurs révoltes non pas dans une attitude passéiste et contrite  mais en s'appuyant sur le Passé, en le faisant connaître, pour mieux comprendre le Présent et les analogies.

 

 

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18ème COMMEMORATION des NOYADES de NANTES, DIMANCHE 15 NOVEMBRE 2015.

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18ème COMMEMORATION des NOYADES de NANTES, DIMANCHE 15 NOVEMBRE 2015.

La prochaine commémoration pour le rappel du crime que furent les Noyades de Nantes, en automne 1793 et début d'hiver 1794, dans une eau à 6 ou 8°, sera célébrée Dimanche 15 novembre prochain.

Après la messe célébrée à 10 H 30 en l'église Notre Dame de Bon Port, nous partirons du 2 rue général de Lamoricière, site de l'ancien Entrepôt des cafés, la prison sans aucun doute la plus terrible de Nantes, pour nous rendre au pont Anne de Bretagne pour le parachutage de notre gerbe (vers 12 h).

Déjeuner à la Taverne du château puis promenade de recueillement sur les emplacements des anciennes prisons dont celle de Luzançais où mourut de mauvais traitements l'amiral du Chaffault glorieux officier de marine.

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27 OCTOBRE 1795 : Le DIRECTOIRE, LE CHANGEMENT C'EST MAINTENANT... ENFIN PRESQUE !

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27 OCTOBRE 1795 :                              Le DIRECTOIRE, LE CHANGEMENT C'EST MAINTENANT... ENFIN PRESQUE !

Cette installation ne va être effective qu'après la nomination des Directeurs choisis par le Conseil des Anciens (le Sénat actuel) sur proposition du Conseil des Cinq-Cents : Sièyes (prêtre renégat et régicide), La Revellière-Lépeaux (régicide), Letourneur (régicide), Reubell (aurait été régicide s'il eut été présent lors du vote), Barras (régicide). Cet installation aura lieu le 1er novembre 1795. Sièyès démissionnera le lendemain et sera remplacé par Carnot (régicide).

Ainsi donc le Directoire prend la suite de la Convention. Dans le bulletin des Lois aucune trace de manifestation pour ce changement de nom dans la continuité. Les Conventionnels avaient prévu, sur 741 postes, selon leur loi des deux tiers, 500 élus et n'en obtiennent que 395 (dont 195 régicides). Qu'importe : Ces 395 vont choisir les 105 qui manquent (sans élection !). Pour le reste on respecte - grosso modo - les élections et 240 nouveaux arrivent dont 160 royalistes (lesquels se divisent en orléanistes, constitutionnels et légitimistes.

Mais avant ses adieux la Convention a tenu à assurer ses arrières:

Décret du 4 Brumaire IV 26 octobre 1795

- Article 1er: La peine de mort est abolie dans la république française à la date de la publication  de la paix générale,

- Art 2: La place de la Révolution portera désormais le nom de Place de la Concorde, 

- Art 3 : La Convention abolit, à compter de ce jour, tout décret d'accusation ou d'arrestation, mandat d'arrêt mis ou non à exécution, toutes procédures poursuites ou jugements portant sur des faits purement relatifs à la révolution. Tous ceux détenus à l'occasion de ces mêmes évènements seront immédiatement élargis s'il n'existe point contre eux des charges relatives à la conspiration du 13 Vendémaire dernier (5 octobre) (la manifestation royaliste durement réprimée par Bonaparte sous les ordres de Paul Barras - futur Directeur)

- Art 4: les délits commis pendant la révolution et prévus par le code pénal se trouveront punis de la peine qui s'y trouve prononcée contre chacun d'eux,

-Art 5 : dans toute accusation mixte,où il s'agirait à la fois des faits relatifs à la révolution et de délits prévus par le code pénal, l'instruction et le jugement ne porteront que sur ces délits seuls,

-Art 6 : tous ceux qui sont ou seront accusés de dilapidation de la fortune publique, concussions, taxes et levées de deniers avec retenue de tout ou partie au profit de ceux qui les auront imposées, ou de tout autre fait semblable survenu pendant le cours et à l'occasion de la révolution, pourront être poursuivis soit au nom de la nation, soit par les citoyens qui prouveront qu'ils ont été lésés ; mais les poursuites se feront seulement par action civile, et à fin de restitution,sans aucune autre peine,

- Art 7 : le Directoire exécutif pourrait différer la publication de la présente loi dans les départements insurgés ou présentement agités par des troubles,

- Art 8 : sont formellement exclus de l'amnistie:

1/ceux qui ont été condamnés par contumace pour les faits de la conspiration de Vendémiaire,

2/ceux à l'égard desquels il y a une instruction commencée ou des preuves acquises relativement à la même conspiration, ou contre lesquels il en sera acquis par la suite (!!! note SCB),

3/les prêtres déportés ou sujets à la déportation,

4/les fabricateur de faux  assignats ou de fausse monnaie,

5/les émigrés rentrés ou non sur le territoire de la république.

En résumé, sont absous les prévaricateurs et les assassins, restent poursuivis les prêtres, les émigrés et les royalistes. Certains osent encore appeler cela le changement politique !

A noter aussi cet autre décret curieux du 26 octobre 1795, 4 Brumaire An IV, concernant les traitements des Hauts jurés, des membres du Tribunal de cassation, des juges des Tribunaux civils, des commissaires du Directoire exécutif etc., lesquels traitements seront effectués en froment, sur la base du  myriagramme - 10 kg - entre 800 et 1000 myriagrammes ; peut-être que vient de là l'expression "se faire du blé" !!!

Comme on imagine mal un fonctionnaire rentrant chez lui, chaque fin de mois, avec ses huit à 10 tonnes de grain, l'État  bienveillant pour le dos de ses fonctionnaires prévoit : «les traitements des fonctionnaires publics, fixé en myriagrammes, ne serons point payés en nature ; mais le prix du myriagramme de froment servira de règles pour évaluer les dits traitements. » 

En d'autres époques, ce n'est pas le froment qui servira de référence mais le raisin qui, là  non plus, ne sera pas remis en nature  mais avantageusement remplacé par des pots-de-vin.

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25 OCTOBRE 1795 : DERNIÈRES HEURES de la MEURTRIERE CONVENTION.

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En ce dimanche 25 octobre, Poire 3 Brumaire An IV, la Convention qui s'était installée dans la salle du Manège près des Tuileries le 21 septembre 1792 - prenant la suite de l'Assemblée Législative qui avait destitué le Roi - après s'être installée dans la salle des Machine aux Tuileries, prépare ses valises afin de laisser la place au Directoire. Pas d'inquiétudes pour les usufruitiers du Système dont la moitié des 749 "sortants" va retrouver sa place encore chaude !

Dernières lois sur la couleur des uniformes, sur la scolarité qui doit être payante pour des écoliers répartis entre des Ecoles de garçons et des Ecoles de filles, l'instruction des apprentis-canonniers, l'organisation des armées, la création de l'Institut de France après suppression des Académies Royales en 1793.

Bien qu'ayant éliminé les plus sanglants de ses membres, du moins ceux qui sentaient trop mauvais, ces messieurs vont pouvoir repartir d'un bon pied dans une atmosphère qu'ils vont vendre comme plus libérale : Le Directoire !  Mon oeil !

§§§

Pendant ce temps à Brouage, deux prêtres ne vont pas avoir l'occasion de ressentir ce "vent de liberté" étant partis pour la Maison du Père :

L'abbé Benoît-Antoine Callemard, curé de Clermont-Ferrand, meurt à l'âge de 55 ans, d'épuisement et des privations subies depuis 1792.

L'abbé Jean Baziot, meurt à l'âge de 33 ans. Natif de Saint Pierre Eynac, en Haute Loire, il a été curé au Puy en Velay, ignorant, bien évidemment, la mort ce même jour de son confrère de Haute Loire, l'abbé Jean Barriol vicaire de sa paroisse natale, à la prison du Fort du Hâ de Bordeaux, âgé de 31 ans.

Dans l'église de Saint Pierre Eynac repose un martyr de la révolution : l'abbé Jacques Perbet auquel nous avons consacré un article en 2014 pour le 220ème anniversaire de son massacre. Lien.

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BROUAGE 1795

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BROUAGE 1795BROUAGE 1795

En dehors de la beauté de cette charmante ancienne ville fortifiée par Pierre de Conty et Sébastien Le Prestre de Vauban au XVIIème siècle, Brouage a perdu son statut de port de commerce du sel, à cause der l'envasement ; elles est maintenant à 2 Km de l'Océan. Elle était pourtant dotée de deux accès voûtés à son port, mais les effets du réchauffement climatique de l'époque, ont favorisé l'envasement du à la baisse des eaux et à la disparition conséquente des effets bienfaisants du marnage.

Le réchauffement climatique était déjà, vers la fin du XVIIIème siècle, une blague !

Les plus érudits savent que cette ville fut choisie par le cardinal Mazarin pour y retenir sa nièce - de 1659 à juin 1660 - au moment du mariage de Louis XIV, fort épris de Marie Mancini. Vrai Politique pensant aux intérêts du Roi dont il était le Principal ministre d'Etat, et non aux siens qui auraient été garantis par l'union du Roi de France avec sa nièce, Mazarin voyait une union plus utile pour le Royaume de France: le mariage avec Marie-Thérèse d'Autriche, l'Infante d'Espagne, mettant ainsi fin aux dissenssions entre les deux pays.

Seuls les initiés à l'Histoire de la révolution et appréciateurs des "Valeurs de la République" savent que dans ces lieux furent enfermés dans des conditions épouvantables des prêtres réfractaires au Serment à la Constitution civile du Clergé ou des constitutionnels l'ayant rejeté. Que ce soit dans les documents sur place ou présentant cette ville, les textes sont d'une discrétion qui relève de la désinformation.

Aujourd'hui, jeudi 23 octobre 1795, l'abbé Gabriel Vénard, curé du Puy en Velay, emprisonné depuis les grandes rafles de 1793, a rendu son âme à Dieu qu'il a fidèlement servi. Il avait 53 ans. Il était le 13ème prêtre à mourir de mauvais traitements, précédé hier dans la mort par l'abbé Michel Petit, Chanoine de la Sainte Chapelle de Dijon arrêté en 1793 et condamné à la déportation en 1794. Il n'avait pas prêté le Serment ni obéi aux lois d'exil ; enfermé dans la forteresse de Blaye, mis sur un vaisseau, ce dernier étant bloqué par les Anglais à la sortie de l'estuaire de la Gironde, l'abbé et ses compagnons furent descendus à Brouage en février 1795. Il avait 52 ans.

La Sainte Chapelle de Dijon est un édifice qui a été massacré à la révolution et démoli en 1801-1802. Elle fut la chapelle des Ducs de Bourgogne et le lieu du dépôt et d'adoration de la Sainte Hostie. Remise à Philippe Le Bon en septembre 1434 par le Pape Eugène IV, cette Hostie représentait le Christ en majesté ; lardée de coups de couteaux par un individu, chacun de ces coups avait laissé apparaître des traces de sang. Cette sainte Hostie fut brûlée lors du saccage  de l'église Saint Michel où elle avait été transportée en janvier 1791.

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QUELQUES 16 OCTOBRE...

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QUELQUES 16 OCTOBRE...

LE PLUS PROCHE EN DATE, RELIGIEUSEMENT ET GEOGRAPHIQUEMENT:

MONSEIGNEUR RAYMOND CENTENE

Nommé évêque pour le diocèse de Vannes, par le Pape Benoît XVI le 28 juin 2005, le nouvel évêque du Morbihan reçoit le sacre épiscopal le 16 octobre 2005 en la basilique de Sainte Anne d'Auray.

AUJOURD'HUI ce dixième anniversaire sera célébré en la basilique de Sainte Anne d'Auray à 18 H 30.

Bon anniversaire Excellence.

QUELQUES 16 OCTOBRE...

LE PLUS EMBLEMATIQUE:

16 OCTOBRE 1793 LA MORT PAR GUILLOTINE DE LA REINE MARIE-ANTOINETTE dont le "procès" (guillemets de rigueur) fut une vraie ignominie, d'abord par l'aspect illégal de ce procès - la Reine épouse du Roi n'est pas un personnage politique - ensuite par la partialité des "juges" (guillemets toujours de rigueur) procès mené par l'Accusateur public Fouquier-Tinville, enlevé prématurément à l'affection des siens le 7 mai 1795 à la veille de ses 49 ans. Justice de caniveau pour les pseudo juges qui essaient au delà de l'imaginable de salir l'épouse et la mère. Si elle a fait justice des accusations contre la mère on entend encore parler, par des historiens, de la Reine frivole qui se grandira par sa présence près du Roi après le 10 août 1792, pendant leur détention et dans son chemin vers la mort.

Ce ne sont pas ces dernières années de la république qui permettent de porter un jugement de frivolité sur cette princesse, issue de la Cour d'Autriche où l'Etiquette était plus légère que celle de Versailles. D'autre part le budget de la Reine ne relevait pas du budget du Royaume mais de la dotation faite au Roi de France et dont il libre de son usage. Alors les dulcinées des Président sont financées par les contribuables !

Cet assassinat voulu par La Convention fait partie du BLOC de Clémenceau. Il fait donc aussi partie intégrale  des "Valeurs de la république" fréquemment citées par les  illettrés qui gouvernent la France. Pas de quoi être fier !

16 octobre 1795, il y a 220 ans, JOUR DE REPURGATION (nettoyage des égouts, évacuation de la fange) : exécution de Joseph Le Bon, le bourreau d'Arras, prêtre oratorien apostat.

Arrêté sept jours après son maître Robespierre, il faudra attendre le février 1795 pour que la Convention fasse distribuer un mémoire sur son comportement de Représentant en mission.

Il faudra attendre le 10 juillet 1795 - presque un an après son arrestation - pour qu'il soit décrété d'accusation. Un grand délai pour lui et pour ceux qui expédiaient leurs "jugements" en quelques minutes. La Convention, dans ses jours finissant, veut se donner un aspect respectable, comme si on pouvait trouver un aspect respectable au retournement de veste !

Ce 16 octobre, 2 ans après la Reine, Le Bon (le mal nommé) subit un décollement cranien sur la place publique d'Amiens. Il avait trente ans depuis le 25 septembre. Une Valeur de la république ?

16 OCTOBRE 1815 NAPOLEON DEBARQUE A SAINTE HELENE;

Entré au Palais des Tuileries le 20 mars il en est sorti définitivement le 25 juin. Non, ce n'est pas pour envahir l'île anglaise, ouverture d'une campagne de conquête de la Grande-Bretagne. Ce n'est pas non plus une répétition comme un nouveau débarquement à Golfe Juan en mars. Il débarque dans ce qui va être sa geôle. Il a 46 ans et il lui reste un peu moins de 6 ans à vivre dans une île infestée de moustiques et d'Anglais.

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L'HOMELIE de MONSEIGNEUR CENTENE EN LA BASILIQUE DE SAINTE ANNE D'AURAY

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L'HOMELIE de MONSEIGNEUR CENTENE EN LA BASILIQUE DE SAINTE ANNE D'AURAY

Messe à l’intention des agriculteurs suicidés

Basilique Ste-Anne-d’Auray – 11 octobre 2015 Homélie de Mgr Centène

 

Frères et sœurs, A la lumière des lectures que nous venons d’entendre et en particulier à la lumière de cette question « Bon Maitre, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle en héritage ? », nous sommes réunis ce matin dans cette basilique pour dire notre solidarité avec le monde paysan en souffrance. Une souffrance qui n’est pas seulement d’ordre économique, même si tout se tient, mais une souffrance qui est plus profonde et qui touche à l’existentiel, au sens même de l’existence, puisqu’elle se traduit, dans un trop grand nombre de cas, par la suppression de la vie. D’où l’importance de la question posée dans l’évangile de ce jour « Bon Maitre que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle en héritage ? ».

Les croix déposées devant la basilique traduisent la réalité de cette situation comme un signe fort qui veut nous faire prendre conscience de ce drame. Derrière chacune de ces croix, une vie brisée, parfois dans la pleine floraison de la jeunesse. Derrière chacune de ces croix, la souffrance d’une famille désemparée qui se croit coupable de n’avoir pas su détecter les signes avant-coureurs, de n’avoir pas su être suffisamment à l’écoute, de n’avoir su trouver les bonnes réponses, les bonnes solutions. Derrière chacune de ces croix, le sentiment de culpabilité d’un entourage, d’une communauté humaine, qui n’a pas su trouver à temps les chemins d’une solidarité authentique et efficace.

Si un suicide, et toute mort quelle qu’en soit la cause, est toujours un drame parce qu’avec elle c’est un univers qui disparait, le suicide d’un paysan revêt un caractère particulier parce qu’il touche à une lourde symbolique. Celui qui a la charge de la vie des plantes et des bêtes, celui qui par vocation contribue à la vie de ses frères en humanité en leur fournissant la nourriture nécessaire au maintien et à la croissance de la vie, celui-là, en est venu à détester sa propre vie jusqu’à décider d’y mettre lui-même un terme en se donnant la mort.

Nous sentons bien qu’il y a là une dimension contre-nature qui vient ajouter encore à notre désarroi : celui-là même à qui Dieu a confié la charge de la création, fait œuvre de destruction sur lui-même.

L’élément déclencheur de ce drame est souvent économique. Il n’y a pas que la guerre, il n’y a pas que les armes, qui tuent dans le monde, la loi du marché est bien plus destructrice. Elle commence avec gourmandise puis elle prend la saveur des appétits assassins, des ambitions scélérates, des pouvoirs criminels. Les excès de la course au profit et d’un productivisme extrême s’opposent à une vision de la terre où le respect de la vie doit être le premier commandement. Le pape François, s’inscrivant dans la pensée sociale de l’Eglise, ne cesse de nous inviter à être les artisans d’un monde dans lequel l’homme, et non la finance, doit être au cœur du système économique. Si le paysan est plus vulnérable que les autres aux aléas parfois mortifères de la vie économique de nos sociétés, c’est parce que le lien qui l’unit à son outil de production : la terre, est un lien sacré. Un capital peut se reconstituer, une usine peut se reconstruire, un magasin peut se racheter, mais le lien qui unit le paysan à sa terre est un lien unique et imprescriptible.

Si l’argent n’a pas d’odeur, la terre, elle, est imprégnée de l’odeur de la transpiration, des larmes et du sang des générations qui nous ont précédés. Elle est une parcelle du sol de la patrie, la terre des pères, elle est un héritage ! Elle est profondément liée à l’identité de celui qui la détient parce qu’il l’a reçue, et il est dans l’ordre des choses qu’il puisse la transmette ! Elle a l’odeur des floraisons, du grain moulu ou des vendanges, elle éveille les sens qui parlent à l’âme. Elle a l’odeur de la vie et de l’amour, de l’espoir et de la fécondité. Et, même si depuis les physiocrates on a fait de lui un agriculteur avant d’en faire un exploitant ou un producteur, le paysan sait que sa terre est sacrée parce que l’homme vient de la terre et qu’il doit retourner à la terre.

La terre est le lieu de l’enracinement dans lequel la philosophe Simone Weil voyait « le plus grand besoin de l’âme ». Le paysan sait cela, il le sait par intuition, il le sait par science infuse, il le sait par grâce divine. « Bénis sois-tu, Père, parce que ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux touts petits. » Parmi toutes ses parcelles, il en est une qui est plus sacrée que les autres, c’est celle dans laquelle reposent ses morts et qui les sanctifie toutes.

Parce que le lien qui unit le paysan à sa terre est un lien sacré, parce qu’il nous dit quelque chose de la noblesse de l’homme, le paysan veut vivre de son travail. C’est l’honneur de l’homme de vivre de son travail et pas de subventions, de primes et de délais de paiements qui lui font perdre sa fierté

Le drame de l’agriculture, même s’il est économique, a des racines spirituelles profondes. C’est donc aussi par des moyens spirituels qu’il nous faut y répondre. Il faut redécouvrir la beauté de la création et la bonté du créateur comme le pape nous y invite dans sa dernière encyclique. Le réchauffement du monde ne peut pas être compensé par le refroidissement des âmes ! Il nous faut redécouvrir la solidarité face à l’individualisme, la dimension spirituelle, prière et sacrements face au matérialisme, le sens face à l’action.

Que sainte Anne, patronne de la terre de Bretagne et Yvon Nicolazic, paysan Breton, nous aident à répondre à cette question que posait l’Evangile de ce jour : « Bon Maitre, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle en héritage ? »

Amen !

 

                                                                                                                        † Raymond Centène Evêque de Vannes

 

(Les soulignements en gras sont du SCB)

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MONSEIGNEUR RAYMOND CENTENE, EVEQUE de VANNES MET LES PAYSANS à L'HONNEUR.

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MONSEIGNEUR RAYMOND CENTENE, EVEQUE de VANNES MET LES PAYSANS à L'HONNEUR.

 

Le parvis de la basilique de Sainte Anne d'Auray était recouvert de 600 croix blanches, installées quelques jours auparavant, en ce dimanche 11 octobre mettant dans l'ambiance de recueillement pour la Première cérémonie de ce genre dans l'Histoire : 

Monseigneur Raymond Centène, par la grâce du Siège apostolique, évêque de Vannes, rendait un hommage religieux aux paysans, non seulement par une messe servie par une belle liturgie mais en plus par l'homélie donnée avec force de foi et conviction religieuse dans la basilique archi comble (il a fallu amener des bancs supplémentaires qui n'ont pas suffi, une grande partie de l'assemblée restant debout durant la cérémonie). Plus de monde que pour la venue du Prince de Bourbon le 31 mai, venu entendre des paroles revigorantes et vivifiantes ; du rarement entendu dans une église.

Cette journée était initiée par l'évêque de Vannes afin de souligner le grand nombre de suicides dus non seulement à des difficultés économiques mais surtout aux pressions exercées sur ceux qui, "par une approche pleine de gourmandise", étaient, de paysans - c'est à dire des personnes humaines attachées à la terre du pays - devenus des agriculteurs puis des exploitants agricoles, où l'amour de la terre était remplacé par une rentabilité exacerbée ; plus de lien privilégié avec la terre que l'on sert mais que l'on exploite.

Le paysan, membre de la création, en arrivait parfois à faire sa destruction ; participant à la vie (par la nourriture produite) et supprimant sa vie. Venu de la terre, travaillant la terre à laquelle il retournera en poussière. Il n'est pas fréquent d'entendre chez les prélats - dont la fadeur des prêches n'a souvent d'équivalent que leur médiocrité -des paroles d'une telle élévation si ce n'est régulièrement chez Monseigneur Centène.

Heureux diocèse de Vannes

En vidéo la fin de l'homélie dont le texte sera bientôt disponible et figurera dans La Revue de décembre du Souvenir Chouan de Bretagne. Une homélie emplie de la Foi du prêtre, des convictions de l'évêque qui a conscience d'être le repère et le guide inspiré (in Spiritu) des chrétiens de son diocèse et qui - comme je le lui confiais en fin de matinée - n'a pas oublié ses racines vigneronnes et Dieu sait que les racines de vigne s'enfoncent profondément en terre.

L'autre partie de la vidéo montre le clergé attendant que la basilique se vide de ses fidèles afin de former la procession jusqu'a la statue de Sainte Anne.

 

Car à l'issue de cette messe, Monseigneur Raymond Centène, entouré de son clergé, a dévoilé la statue de Yvon Nicolazic, le voyant de Sainte Anne, en précisant bien que "si on ne pouvait le prier, puisqu'il n'était pas encore béatifié, de même qu'à quelques mètres on peut se recueillir devant le monument aux péris en mer, rien n'empêchait les paysans de venir se recueillir devant celui qui était un paysan comme eux".

Servie par un très beau temps, et une agréable température (18°) cette belle matinée de prière était une aubaine de fraîcheur pour l'âme.

Merci Monseigneur !

Merci aussi aux prêtres qui vous entouraient et à ceux qui ont fait de cette cérémonie un grand moment de prières soutenues par le Grand orgue, les bombardes encourageant le chant généreux des fidèles.

MONSEIGNEUR RAYMOND CENTENE, EVEQUE de VANNES MET LES PAYSANS à L'HONNEUR.

§§§

Ce même dimanche, il y a 220 ans, mourait à l'hôpital Saint André de Bordeaux, transformé en hôpital-prison, le Frère Laurent Barry, né à Rodez, Frère au couvent des Cordeliers de Bordeaux ; il meurt suite aux mauvais traitements infligés depuis deux ans dans les diverses prisons dans lequelles il a été traîné. 

Il était âgé de 45 ans !

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HOMMAGE AUX ROYALISTES ET AUX CHOUANS, SAMEDI 10 OCTOBRE

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HOMMAGE AUX ROYALISTES ET AUX CHOUANS, SAMEDI 10 OCTOBRE

220ème ANNIVERSAIRE DES EVENEMENTS DE 1795 QUI SE DEROULERENT A CARNAC-QUIBERON ET DU DESASTRE QUI S'ENSUIVIT - A  CAUSE DE L'INCURIE DE DEUX CHEFS ET MALGRE LE COURAGE DES EMIGRES ET DES CHOUANS - CES COMMEMORATIONS SERONT CLOSES PAR NOTRE CEREMONIE D'HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA REVOLUTION ET DE CET EPISODE DE NOTRE HISTOIRE :

SAMEDI 10 OCTOBRE 2015

PAR LA MESSE de REQUIEM, selon la forme extraordinaire,

CELEBREE EN LA CHAPELLE DE LA CHARTREUSE DE BREC'H-AURAY à 15 H 30,

Par Monsieur l'abbé Amaury Brillet (célébrant du dimanche 28 juin)

Avec la Schola grégorienne de Saint Patern.

MESSE SUIVIE DE L'ABSOUTE DONNEE DEVANT LE MAUSOLEE.

Ceux qui le désirent peuvent nous rejoindre pour le déjeuner, à 12 H 30 au restaurant La Boule d'Or à Sainte Anne d'Auray (participation 22€ adhérents, 25€ non adhérents s'inscrire par le mode contact en haut de cette page).

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