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VENDREDI SAINT 2017

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Croix du Temple sous la neige

Croix du Temple sous la neige

Les catholiques commémoraient aujourd'hui la crucifixion du Fils de Dieu après des traitements ignobles par cruauté totalement gratuite car il n'avait rien à avouer.

Amené au Sanhédrin (conseil des prêtres) qui, sous l'accusation de Blasphème, le font livrer à Pilate qui, s'en lavant les mains, le condamnera à mort par crucifixion. La croix n'est pas du tout un instrument de mort juif ; chez eux c'est la lapidation ou la pendaison. La croix est un instrument de supplice particulier aux Romains et réservé aux esclaves.

Pour beaucoup de juifs actuels, Jésus méritait la mort pour avoir blasphémé.

Pour le Grand Rabbin Gilles Berheim (rabbin épisodique de 2009 à avril 2013 accusé de plagiat et de fausse qualité d'agrégé en philosophie) : "Sur les trente trois premières années de Jésus, il n'y a rien d'irréparable entre juifs et chrétiens ; ce sont ses deux derniers jours et après qui nous éloignent pour toujours" (Gilles Bernheim, février 2011)

Après sa mort, vers 15 H, alors qu'il était cloué sur la croix depuis six heures de temps, Joseph d'Arimathie va demander à Pilate de descendre le corps du Crucifié ; il l'inhumera dans son tombeau, précipitamment car l'heure du sabbat approche.

VENDREDI SAINT 2017

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COMPARAISON ECONOMIQUE : FRANCE 1817.........Vème RÉPUBLIQUE 2017*

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Il y a 200 ans, la France compte près de 29 millions d'habitants vivant sur une surface d'à peu près 52 millions d'hectares. De 1792 à 1815 elle a perdu plus de trois millions de sa population, par faits de guillotines, guerres et massacres variés.

Sur le plan économique un petit comparatif est intéressant à faire avec 2017. Une estimation faite en 2011 estimait le Franc de l'époque à + ou - 10 €

En 1816  (sur les chiffres de 1815) :

Exportations : 399.580.000 Francs (vins, Eaux de vie, laine, soieries, meubles, quincaillerie, grains, orfèvrerie, tissus divers, livres) 3.995.800.000 €

Importations : 362.245.422 Francs (sucre, café, indigo, coton, vin, cuivre, fers).3.622.454.000 €

Nous constatons un bénéfique excédent de

37.334.578 Francs. 3.733.457.800 €

En 1817 (sur les chiffres de 1816) :

Exportations : 436.700.468 Francs 4.367.004.680 €

Importations : 370.562.787 Francs 3.705.627.870 € 

Excédent amélioré se montant à  66.137.681 Francs 6.613.768.100 €

Le pays est peu industrialisé et comporte essentiellement des paysans et des éleveurs (60%) les 40% restant se divisant, dans l'ordre, en artisans (libres ou en fabriques), marchands, employés, clergé, militaires, domestiques et vagabonds.

Le budget de 1817 s'établit ainsi : Recettes :  1.069.260.258 Fr 10.692.602.580 € (dont le fameux impôt sur les portes et fenêtres créé par le Directoire en novembre 1797 et mis en place en 1798 et qui rapporte 12.874.230 Fr ; le sel à lui seul, 35.000.000 !).

                                                 Dépenses : 638.344.299 Fr       6.383.442.99 

(La liste civile est de 34.000.000 Fr 340.000.000 € (Les Tuileries, Louvre, Vincennes, Fontainebleau, Saint Cloud, Versailles etc. plus le personnel afférent. Le budget du seul Palais de l'Elysée est de 100.000.000 €). Il faut ajouter à cette somme 140.000.000 Fr  - 1.400.000.000 € - de la dette de guerre due à Napoléon.

Malgré tout la balance montre un excédent des recettes de près de 300 millions (3.000.000 €)! 

LA DETTE SE MONTE à 157.000.000 Fr  1.570.000.000 €

SOIT PRES DE 15 % DU PRODUIT NATIONAL

SOIT  5, 60 FRANCS (56 €) PAR PERSONNE

2017

COMPARAISON ECONOMIQUE : FRANCE 1817.........Vème RÉPUBLIQUE 2017*

EXPORTATIONS 453 919 000                                 IMPORTATIONS    507 038 000

                                         DEFICIT    -53 119.000

 BUDGET : 1.919.744.000.000 €

DETTE : 2.198 MILLIARDS D'€  (à 16 H le 3 avril 2017)

100% DU PRODUIT NATIONAL

SOIT 35.000 € PAR HABITANT.

Comme dit en patois politique : "Elles sont pas belles les valeurs de la république ?"

Réflexion: la différence de résultats est sans aucun doute liée au fait que le Roi gère les affaires du Royaume comme étant les siennes propres. La république gère les affaires du pays avec l'argent des autres (les contribuables) que l'on peut dépenser à loisir puisque personne n'est en définitive responsable de la gabegie. On peut ainsi jeter l'argent par les fenêtres.

Est-ce pour cela que le Directoire invente l'impôt sur les fenêtres en 1797 ? Pour qu'il y ait moins de fenêtres par où jeter l'argent ?

A l'appui de ce raisonnement il est possible de mettre en parallèle l'affaire Fouquet de LOUIS XIV (Fouquet soutenu par la gauche actuelle) et l'affaire Cahuzac (Cahuzac-Hollande défendu par la même gauche) !

ET LA REPUBLIQUE RAN-TAN-PLAN aime ça !

* Changement de titre devant la faible lecture de l'article qui a pourtant demandé pas mal d'heures pour sa rédaction  sur un sujet tabou !

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10 AVRIL 1917 dans la Somme, JEAN-PIERRE CALLOC'H MORT AU CHAMP D'HONNEUR POUR LA FRANCE....

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10 AVRIL 1917 dans la Somme,             JEAN-PIERRE CALLOC'H MORT AU CHAMP D'HONNEUR POUR LA FRANCE....

"Songez que nous serons tombés, non pas pour la Justice ou la Liberté dont la République Française s'est moquée tout autant que l'Empire Allemand, mais pour le rachat de notre terre et puis pour la beauté du monde" avait écrit dans sa "Prière du Guetteur" le poète Breton, Bleimor (Loup de mer), Jean-Pierre Calloc'h.

Notre Blog lui a déjà rendu hommage le 26 février 2016.

Né le 21 juillet 1888 dans l'île de Groix, de bonnes études l'amènent à passer et obtenir son Baccalauréat à moins de 17 ans ! D'une foi profonde il se destina au sacerdoce et, après le Petit-séminaire de Sainte Anne d'Auray, il entra au Grand-séminaire de Vannes. Dans les entretiens préliminaires à la réception des Ordres Majeurs où le candidat au sacerdoce est interrogé sur son milieu, il dût dire que deux de ses soeurs et son frère cadets étaient sujets à des troubles nerveux (de genre épileptique). Or le Droit Canon n'autorisait pas l'accès à la prêtrise d'un impétrant dont la proche parenté souffrait de troubles nerveux de ce genre.

En octobre 1907, c'est avec déchirement qu'il quitta le Grand Séminaire et se fit, avec son bagage intellectuel, répétiteur et devint journaliste pour divers journaux bretons. Il "monta" à Paris mais ne put se faire à la vie païenne de la capitale et revint en Bretagne.

Il se présente aux services de la Marine à Lorient mais fut refusé. Il n'est pas mobilisé comme tant d'autres lors de la déclaration de guerre à l'Allemagne - suite à l'assassinat de l'Archiduc d'Autriche à Sarajévo et la mise en route du jeu des alliances - le 3 août 1914. Jean-Pierre Calloc'h sera mobilisé à Lorient au 62ème R.I. en janvier 1915, partira en formation de Sous-officier à Saint-Maixent.

Sorti sergent il part, fin août, pour le Front dans le 219ème Régiment d'Infanterie qui sera transféré dans la région de Saint Quentin en septembre 1916 ; il sera alors promu Sous-lieutenant. Il est fort apprécié de ses hommes.

Mardi de Pâques 10 avril 1917, il est tué par des éclats d'obus l'atteignant en pleine tête à l'entrée du refuge où sa compagnie cherchait à se protéger de la mitraille allemande. Son acte de décès rédigé par l'autorité militaire, le 11 avril 1918, mentionne Courbat de Cerisy dans la Somme, d'autres textes citent Urvillers, dans l'Aisne, distant de plus de 60 Km. Ce même acte porte la mention "Tué à l'ennemi".

Il sera inhumé dans un cimetière de  militaires à Cerisy. Son corps sera exhumé puis inhumé dans son île de Groix le 8 juillet 1923.

Son nom figure parmi ceux des 560 écrivains et poètes, morts pour la France ou au Champ d'honneur, gravés à l'intérieur de l'église Sainte Geneviève de Paris, communément appelée Panthéon.

Une quarantaine de rues portent son nom en Bretagne ainsi qu'un collège à Locminé ;il y eut, durant une vingtaine d'année, un transport de passagers et de véhicules entre le continent et l'île de Groix ou entre le continent et Belle Île en mer. En arrière toute le navire vibrait de toutes ses entrailles et était vraiment un bateau dans la forte houle !

Nous devons à Jean-Pierre Calloc'h de magnifiques poèmes tous marqués de sa Foi, qu'il exprime sans honte, et de son attachement à sa Terre Bretonne, dont ce superbe texte mis en musique par Jef Le Penven (1919-1967) et interprété par Gilles Servat et Jean-François Kemener : Me zo ganet e kreiz ar mor, Je suis né au milieu de la mer.

 

En pleine mer où je suis né
Trois lieues au large.
J'ai ma fruste et blanche maison
L'alentour est couvert d'ajonc
Sur le seuil pousse le genet
En pleine mer où je suis né,
Un fils d'Armor.

Mon père, comme ses aïeux,
Etait marin;
Une vie sans gloire et obscure
-La gloire, un pauvre n'en a cure-
Nuit et jour sur l'océan bleu
Père fut comme ses aïeux
Traîne-filets.

Ma mère travaille elle aussi
-Malgré son âge-
D'elle, à la sueur de nos fronts
J'ai appris, tout petit garçon,
A glaner et tirer les fruits.
Ma mère travaille elle aussi
Pour se nourrir.

O, jours bénis de mon enfance
Où sans entrave
De ma mère dans les sillons
De mon père près du poisson
Je goûtais la chère présence,
O, jours bénis de mon enfance,
Pleins de douceur!

Nous étions six, Sainte Marie,
Assis à table:
Tous nous étions sains et heureux.
Te portant respect, comme à Dieu.
La table a changé, aujourd'hui.
Nous étions six, Sainte Marie.
Nous sommes trois...

A la porte a frappé la mort
Elle est entrée;
Notre bonheur dans un cercueil
Partit dormir au champ du deuil...
0ù un barde chantait encor
A la porte a frappé la mort...
Assez de pleurs!

Assez de pleurs! Ils étaient vains
Alors, déjà:
Et je voudrais faire une place
Au chagrin autour de mon âtre?
Il faut être fort pour demain.
Assez pleuré! Ces pleurs sont vains:
Du temps perdu!

Les pleurs d'immense désespoir
Que j'ai versés
Au cours des épreuves amères
Qu'ils soient bénis, bien au contraire:
Car sans eux je ne pourrais voir!
Ces pleurs d'immense désespoir.
C'était avant!...

Et maintenant que vous dirai-je?
Vous savez tout!
Mon bonheur terrestre effacé.
Le séminaire, puis l'armée,
J'ai marché sous Votre soleil
Et maintenant que vous dirai-je,
A Vous, mon Dieu?

Que Vous dirai-je, Dieu sévère,
Mer de bonté?
Qu'il est aigre le lait du pauvre;
Que sans rosée sèche la rose;
Que sa folie salit la terre.
Que dire d'autre, Dieu sévère?
Que je suis las!

Je viens vers Vous prendre serein.
A votre autel
Je veux réciter mon pater.
Je verrai, si mon Dieu m'éclaire.
Parlez, Votre douceur m'étreint.
Je suis venu prendre serein
M'agenouiller...

Jean Pierre Calloc'h
Traduit par Christian Souchon (c) 2007

 

Me Zo ganet E kreiz ar mor

Je suis né au milieu de la mer

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ÎLE DE Ré....MÉMOIRE SÉLECTIVE Ré publicaine, Ré visionniste!!!

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ÎLE DE Ré....MÉMOIRE SÉLECTIVE Ré publicaine, Ré visionniste!!!

Sur la Cinq, ce soir, à 22 heures, une émission sur l'Île de Ré, en Charente maritime. Le Fort de Saint Martin de Ré est évoqué pour les 500 bagnards, condamnés de Droit commun qui transitèrent là avant de rejoindre les bagnes de Nouvelle Calédonie ou de Guyane. La majorité avait un casier judiciaire.

Mais pas un mot, pas un, sur les prêtres et religieux entassés au même endroit entre 1797 et 1802, au nombre de 1023 (pour moins de 500 places) dont 61, mentionnés sur le mémorial, en réalité selon la liste 68, sont décédés dans des conditions épouvantables ; car on les avait mis là dans des conditions impitoyables pour "crever".

Pour quelle raison ? Ne pas avoir prêté le serment à la Constitution civile du clergé et au dernier venu, en septembre 1797, de haine à la royauté !

Il ne faut pas compter sur les divers Mélencon, son porte-parole Alexis Corbière (celui qui veut faire baptiser une rue de Paris du nom de Robespierre), l'impeillable Peillon et consorts, pour rétablir la vraie vérité historique de la mémoire de ces martyrs !

 

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AIME PICQUET DU BOISGUY (1776 – 1839), nuit du 17 -18 mars 1797.

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AIME PICQUET DU BOISGUY (1776 – 1839), nuit du 17 -18 mars 1797.

Cette nuit, il y a 220 ans, alors qu’il n’a pas repris les armes après avoir fait sa soumission le 26 juin 1796, Aimé Picquet du Boisguy (ou Bois Guy) -21 ans - est capturé par les troupes du Directoire dans son manoir, où il réside avec sa mère et son frère Louis. Il est emmené à Saumur et enfermé dans la tour de la Grénetière (ou Grainetière) du château.

AIME PICQUET DU BOISGUY (1776 – 1839), nuit du 17 -18 mars 1797.

Il « chouanne » depuis l’âge de ses quinze ans ; il n’a jamais été intercepté. C’est en pleine pacification qu’il a été odieusement fait prisonnier.

Il n’entretenait plus aucune action contrerévolutionnaire respectant sa parole donnée. Mais cette interpellation illégale va, une nouvelle fois, lui montrer le peu de crédibilité à apporter aux promesses de la république. Cependant il lui faudra attendre plusieurs mois avant de manifester son désenchantement

Il est devenu, le 7 septembre 1796, le beau-frère de Toussaint du Breil de Pontbriand qui, âgé de 20 ans, a épousé sa sœur Colette Apolline Picquet du Boisguy (21 ans). Toussaint est son compagnon d’armes depuis des années. Ce dernier intercèdera en faveur de son beau-frère auprès du général Gabriel de Hédouville, chef d’Etat-major de Hoche, sans aucun succès : les ordres d’arrestation et d’incarcération venaient directement du Directoire. Il sera seulement autorisé à sortir dans Saumur.

En janvier 1799 il sera enfermé de nouveau dans la tour Grénetière ; c’est seulement en septembre 1799 qu’il parviendra à s’en échapper en sautant, se causant une luxure du ménisque droit après une chute d’une quinzaine de mètres.

Son grand oncle Toussaint-Guillaume Picquet de La Motte (1720-1791), dit La Motte-Picquet, Lieutenant général des Armées navales, de la branche aînée des Picquet, les La Motte, voulait qu’il fasse une carrière navale, l’y trouvant prédisposé, lui le benjamin de la branche cadette. C’est la révolution qui l’en empêchera.

Son ascendant en fera le supérieur de ses deux frères plus âgés, Guy qui sera tué à 23 ans lors du premier combat de La Piochais, le 24 juillet 1795, alors qu’il poursuivait à cheval les Bleus fuyant et Louis âgé de 23 ans au moment de l’arrestation de son frère. Louis mourra en 1804 des suites d’un emprisonnement ayant aggravé l’état de l’amputation du bras droit qu’il avait subie suite à une grave blessure reçue lors du combat du Châtellier le 12 juillet 1794.

Le 12 août 1815 il écrit au comte d’Artois :

« Monseigneur,
J'ai 39 ans et depuis l'âge de 15, je sers sa Majesté, toujours sous les armes, en prison ou en surveillance. J'ai moi-même formé et organisé les légions royales de Fougères et Vitré, fortes de 7 000 hommes, je les ai commandées dans près de 300 combats. J'aurais encore commandé dans cette dernière campagnes les forces royales d'Ille-et-Vilaine, mais, étant tombé malade au départ du Roi, je fus arrêté en cet état et conduis, par ordre de M. Réal, dans les prisons de Paris, où je fus détenu jusqu'au retour de Sa Majesté. Je brûle du désir de servir mon maître. Je demande à être employé dans sa garde suivant mon grade. Je puis répondre qu'aucun Français ne servira sa Majesté avec plus de zèle et de dévouement.


Picquet du Boisguy, Maréchal de camps »

Ce héros chouan fut un combattant redoutable. Il eut l’idée d’entraîner ses Chouans aux manœuvres militaires lui qui n’avait pas de formation militaire stricte à part celle d’être, très jeune, un excellent chasseur. Il a à son actif, avec ses frères : la Crois Bataille près de Laval où ils mirent en déroute Westermann, la bataille d’Entrammes, la bataille de Dol, Angers le 3 décembre 1793, Le Mans les 12 et 13 décembre ; toujours ils combattent héroïquement. Il aura l'idée de créer un uniforme, l'uniforme des Chouans de Fougères.

"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années" !

Nous lui rendrons hommage lors de notre Assemblée générale, le samedi 1 juillet, dans le Pays de Fougères en mettant le maximum de nos pas dans les siens.

AIME PICQUET DU BOISGUY (1776 – 1839), nuit du 17 -18 mars 1797.AIME PICQUET DU BOISGUY (1776 – 1839), nuit du 17 -18 mars 1797.

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PONT DU LOC'H, SAMEDI 11 MARS 2017

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Le Conseil d'administration du  Souvenir Chouan de Bretagne s'est réuni, samedi 11, pour sa session semestrielle.

Les débats du C.A du SCB étant clos, hors discussions de l'Association, ont été évoqués les divers faits du procès du 6 février 2017 devant le TGI (Tribunal de Grande Instance) de La Roche sur Yon concernant la plainte d'un particulier pour abus de confiance et détournements de fonds du public par une personne alors présidente d'une association et finalement relaxée ; les témoignages de moralité d'un écrivain et de deux anciens membres du bureau du SCB en faveur de la prévenue ont été divulgués. Un des membres présents, ancien Haut magistrat, a exprimé son opinion.

Notre réunion s'est tenue à l'Auberge du Petit Verger à Monterblanc où nous fut servi un succulent déjeuner (d'après l'avis des 12 convives).

Après ces agapes roboratives nous sommes partis pour Mangolérian, un des hauts lieux du soulèvement des Révoltés, en découvrant, au passage, les sites de stationnement des appareils de la Luftwaffe lors de la guerre 1939-1945 (marqués par des chemins bétonnés et les restes de rotonde d'époque; nous sommes à proximité de l'aérodrome de Meucon).

Evocation de la bataille de Mangolérian, près de la chapelle,  à l'initiative d'Auguste de Béjarry, Joseph de Fay, du chevalier de Geslin (rescapés des massacres de Savenay), ayant convaincu Georges Cadoudal et Pierre Guillemot d'attaquer Vannes. Les Chouans seraient au nombre de deux mille et les Bleus 200 soutenus par une trentaine de cavaliers .

N'en veuillons point aux Chouans qui sont plus habitués à traquer le lièvre ou le gabelou ; aux premiers coups de fusil ils prennent la fuite. Seuls quatre cents tiendront tête et finiront par s'égailler. Cette bataille, qui a eu lieu le 15 mars 1794, fera en ce jour et dans les jours suivants une vingtaine de morts, souvent assassinés.

Nous partons ensuite pour le Pont du Loc'h où le Souvenir Chouan de Bretagne a inauguré le 2 juillet 2000 un menhir rappelant ce deuxième combat militaire (le premier étant Carnac-Quberon en 1795) où deux armées (les Bleus et les Chouans) se sont affrontées le 25 et le 26 janvier 1800. De stupides personnes continuent à parler de défaite des Chouans. On n'a jamais vu un vainqueur (les Bleus) abandonner les fruits de son pillage, ses blessés et ses morts dans un combat victorieux. On n'a jamais vu un vaincu récupérant le butin volé et abandonné par les vainqueurs ; on n'a jamais vu un vaincu enterrant les morts et les blessés abandonnés par le vainqueur sur le terrain de sa victoire. On n'a jamais entendu dire qu'un vainqueur ait donné quelques sous à un vainqueur, comme l' a fait Georges,  pour qu'il puisse rentrer chez lui !!!

Au pont du Loc'h nous avons procédé à la restauration de notre monument vandalisé en 2015 ; le coeur du Sacré Coeur avait été brisé à coups de pierres.

La veille, vendredi matin, brossage de la métallerie et peinture anti-rouille.

 

PONT DU LOC'H, SAMEDI 11 MARS 2017

Récupération à Moncontour des deux coeurs (un à poser et un autre en réserve) en finition de refroidissement (quatre jours de chauffe et quatre jours de refroidissement. Rendez-vous avec Jackez (l'artiste qui a conçu notre monument) à 16 heures pour la répétition de mise en place pour les ultimes détails.

Samedi 16 heures, pose du coeur dans la métallerie, devant vingt personnes, lui donnant son image de Sacré-Coeur. L'évocation de la Bataille est faite avec la situation des combattants et des Chouans dirigés par Georges, Pierre Guillemot, La Haye Saint Hilaire, Sol de Grisolles, Gambert, Le Louër etc.

PONT DU LOC'H, SAMEDI 11 MARS 2017PONT DU LOC'H, SAMEDI 11 MARS 2017PONT DU LOC'H, SAMEDI 11 MARS 2017

Notre journée s'est terminée à 18 heures, après le chant du Da Feiz on Tadou Koz, suivi du cidre de l'amitié et ses galettes bretonnes et du cidre, maison,  offert par un riverain et surveillant de notre monument du Souvenir.

Remerciements à sainte Claire et à ses Soeurs Clarisses de Nantes qui, pour la trentième fois, nous ont assuré un temps splendide.

Merci à Vendéens et Chouans qui a, amicalement,  relayé notre information.

Nous n'étions pas nombreux mais la qualité était là ! Et pas un parasite !!!!

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MONUMENT DU PONT DU LOC'H à GRAND CHAMP (56)

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MONUMENT DU PONT DU LOC'H à GRAND CHAMP (56)MONUMENT DU PONT DU LOC'H à GRAND CHAMP (56)

En juin 2016 il était constaté que le monument érigé sur le site de la Bataille du Pont du Loc'h, territoire de la commune de Locmaria-Grand Champ dans le Morbihan, avait été endommagé par d'imbéciles vandales.

Le Sacré-Coeur en pâte de verre, placé dans l'oculus, avait fait l'objet d'un véritable acharnement. La quantité de pierres, de tailles diverses, et le nombre d'impacts sur les parties subsistantes en faisaient la preuve.

Alors bêtise ou attentat anti-Chouans ?

Samedi 11 mars à 16 H, après la réunion du Conseil d'Administration du Souvenir Chouan de Bretagne à Monterblanc, un nouveau coeur sera installé par celui qui avait conçu (et installé) ce monument d'un poids de 6,6 tonnes et d'une hauteur hors sol de 2,50 mètres.

Ce monument a été inauguré, après une messe solennelle en plein air et sous l'averse, le 2 juillet 2000; près de trois cents personnes s'étaient déplacées pour cela. Samedi nous serons une quinzaine !

Traitée toujours d'épisode controversé de la Chouannerie, la Bataille du Pont du Loc'h est pourtant à qualifier de victoire des Chouans même si des écrits récents parlent toujours de défaite des Révoltés. Ce serait bien la première fois de l'Histoire que l'on noterait le départ précipité des vainqueurs du champ de bataille, abandonnant sur place leurs blessés et leurs morts victorieux, abandonnant même les charrettes de nourriture volée aux habitants du pays.

Ce serait bien aussi la première fois que l'on verrait les vaincus, occupant le terrain de leur défaite, dans un geste magnanime, enterrer leurs vainqueurs ! Et pourtant des gens "qui savent" continuent à propager cette ineptie !

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3 MARS 2017

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A 15 H, heure de son exécution, le Souvenir Chouan de Bretagne a déposé une gerbe devant la châsse du Bienheureux Pierre-René Rogue dans la cathédrale de Vannes.

3 MARS 2017

L'an dernier, l'abbé Amaury Brillet avait célébré la messe, telle que la célébrait le Père Rogue, sur l'autel sous lequel se trouve la châsse du Bienheureux. Cela devait faire un sacré moment que cela n'était pas arrivé !

3 MARS 2017

C'est en ce jour anniversaire qu'est arrivée la nouvelle Revue du Souvenir Chouan de Bretagne dans laquelle figure un article de quatre pages et demie sur les derniers instants du futur martyr et Confesseur de la foi, en mars 1796.

Mais vous trouverez aussi, dans les 71 pages de La Revue une chronologie des événements de 1796 dont l'interrogatoire et  l'exécution de François Athanase Charette de La Contrie, le Martyre de différents prêtres de Bretagne et d'autres endroits de France en particulier à Vesoul, ou bien dans le Maine.

Il y a le Comte d'Hector mais aussi Danton et son manège avec les royalistes ; et puis il est question de la maîtresse de Jean-Nicolas Stofflet. Comment la croix pectorale de Monseigneur de Hercé est arrivée sur la poitrine de Monseigneur Centène ?

Des sujets variés, bons pour la culture générale de la contre-révolution ! Et une meilleure connaissance de ces fameuses "Valeurs de la république" tant revendiquées par nos hommes politiques actuels !

3 MARS 2017

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LIBERTÉ, LIBEEERTÉEEE CHERIIIIIEEEEEE.........

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LIBERTÉ, LIBEEERTÉEEE  CHERIIIIIEEEEEE.........

La liberté numérique n'existait évidemment pas il y a 225 ans mais il y avait des libertés, dont la liberté religieuse, qui étaient intouchables ; ce fut la raison du soulèvement des Révoltés qui furent ensuite baptisés Chouans ou Vendéens. Pour la Convention les Révoltés sont labellisés "Vendéens" (on parle de la Vendée pour le Sancerrois soulevé, on parle de Vendée pour le courageux Charrier en Lozère etc.), ce qui fait effectivement beaucoup de Vendéens !  

Pour Victor, le roman rédigé en 1872, Quatrevingt-Treize sur la guerre contre les Vendéens se déroule dans les environs de ......Saint Malo. Ah ! Les perles hugoliennes ! Car son 93 en est truffé. Mais on ne commet pas de crime de lèse-Victorhugo.

Une nouvelle atteinte à "Liberté, Liberté Chérie" se profile avec le délit d'entrave numérique. Il est rationnel de pouvoir exprimer son désaccord envers les lois scélérates, particulièrement celles qui concernent la vie. Avortement, GPA, PMA construction d'un être humain robotisé jusqu'à l'absurde; la voiture sans chauffeur étant pour moi un des summum (un puriste dirait summa, summum étant du genre neutre en latin et ce genre n'est pas une théorie !). Je vois mal ce que ferait ma voiture toute seule lors du rassemblement de nos amis du Souvenir Catholique en Languedoc à Saussines ! Et s'arrêter au retour pour choisir des saucissons dans la charcuterie de Nasbinals !

Quel rapport avec la Chouannerie ? Si pour certains la Chouannerie est un moyen lucratif ou folklorique, elle est surtout le mode d'expression d'un désaccord manifesté par ceux qui ne voulaient pas que l'on touche à leurs libertés !

On voit, par ailleurs, les dégâts causés par l'entrave, sous une nouvelle forme: la censure numérique de la connaissance de l'Histoire avec le nom de cette résidence inaugurée pour le 220ème anniversaire de La Terreur en terre de Chouannerie morbihannaise à Lanester. Merci Bertrand pour le cliché.

Allez ! Encore une petit peu d'anesthésie musicale avec des paroles mensongères placées sur de la musique volée, un tout normal pour un régime menteur et privatif de Liberté.

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DESTINÉE : QUAND CE N'EST PAS L'HEURE !

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DESTINÉE : QUAND CE N'EST PAS L'HEURE !

Dans le château d'Oiron, Pierre-Auguste Fournier de Boisairault meurt dans son lit le lundi 23 janvier 1837 après une vie bien remplie, âgé de 68 ans. Une fin assez banale.

Il est né le 1 juillet 1768 à Oiron (Deux-Sèvres).

Il a débarqué à la pointe de la Presqu'île de Quiberon avec les troupes du marquis de Sombreuil et fait prisonnier à Port Haliguen le 21 juillet. Emmené avec ses compagnons d’infortune à Auray ils sont ramenés onze jours après à Saint Pierre Quiberon et passent le 1er août (14 thermidor) devant la Commission militaire Dubois sise en la maison Le Toullec au village de Kéraude. Ils sont 29 condamnés à mort, non pour avoir porté les armes mais pour être des émigrés rentrés.

Ils sont emmenés, à faible distance du lieu de leur jugement, pour être fusillés, sur la plage, au bout de l'anse du Port d'Orange.

Sortons leurs noms de l’oubli.

Il y a là (autant que j’ai pu déchiffrer, sans les écorcher, leurs noms sur le registre « Etat des noms des condamnés à mort par les Commissions militaires ») : 

Jouachim Barrussol, Nicolas Bocquet, Alexandre Bouhier, Jean Boulus, Jean Marguerite-Marie de Brie, Louis-François Christome, Joseph-Marie Guillaume Duaffon, Jean-Baptiste Michel Ducroel, Gabriel Duparrq, Jean-Baptiste Durocheo Duquinguo, Thomas Fruissac, Edme Geneau, Charles Genhault, Henry de Goulène, Casimir Julien Mathieu Harscouet, François de La Barre, Jean-Pierre Alexis (de) Chastegnier de Lagrange, Othon Benjamin de Lostende, Pierre-Hugues Burgaut de Montfort, François Raudi, François de La Roche Villeneuve, Jean-Louis Alexis de La Roche Villeneuv, Armand Rogon, Joseph (de) Savignac, Jean-Baptiste Tardivet, Jérôme-François Veaugeasse, Jean Antoine Cardon de Vidampierre, Toussaint Léonard de La Villéon, Pierre-Auguste Fournier.

Ils sont amenés au bout de la plage du Port d’Orange.

Récit de son épopée par Pierre-Auguste Fournier de Boisairault :

« Après nous avoir fait mettre en rond, on nous lut notre jugement et on nous fit prendre rang à quatre pas les uns des autres ; nous avions quatre soldats pour nous fusiller.

La suite dans La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne en cours de publication.

Il meurt donc 41 ans après les faits qui se sont déroulés au Port d'Orange !

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