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REVUE N° 43 DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

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REVUE N° 43 DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

La Revue est déposée chez l'imprimeur et sera expédiée en début de la semaine prochaine aux adhérents. Notre maquettiste, qui a pris en main les questions de présentation et de disposition d'imagerie depuis le N° 40 a réalisé, une fois de plus, une couverture originale et pleine de son talent. Il en est félicité, une fois de plus (répétition volontaire) !

Le précédent numéro de La Revue de décembre montrait le célèbre tableau de Julien Le Blant sur l'exécution de François-Athanase Charette ; en filigrane, l'exécution du Père Pierre-René Rogue surmonté de Quatrevingt-Seize (clin d'oeil au Quatrevingt-Treize de Victor), ce dernier sous-titre annonçait les divers drames passés en 1796 et les nombreux assassinats de prêtres en Bretagne et les multiples combats des Révoltés. Mais aussi la maîtresse de Stofflet, l'amiral Comte d'Hector, le parcours de la croix pectorale de Monseigneur de Hercé à Monseigneur Centène actuel évêque de Vannes. Les pactes de Danton avec les royalistes, etc.71 pages de lecture.

REVUE N° 43 DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

Ce N° 43 nous apporte un sommaire varié : Travot, l'abbé Edgeworth de Firmont, le mystérieux calice de Saint Urcize (Cantal), le retour de Napoléon en 1814, les ossements du Mans, le martyrologe de 1794 (pour rattraper une partie du retard), l'affabulation de Barère sur le Vengeur, les diverses journées de mémoire de 1795 etc. Et un peu de publicité pour les Journées Chouannes de Chiré les 2 et 3 septembre.

Par contre les propos diffamatoires et insultants d'un ergoteur cacochyme ( en grec κακos χυμος,mauvais suc, mauvaise senteur, venin, d'où  κακoχυμος, mauvais, méchant, malveillant, laid) lors de l'Assemblée Générale de Fougères n'apparaissent pas. Ce sera pour le compte-rendu de cette belle journée du 1er juillet, dans la Revue 44 de décembre.

REVUE N° 43 DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

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CHOUANS ET CURIOSITÉS RADIOPHONIQUES PARISIENNES

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CHOUANS ET CURIOSITÉS RADIOPHONIQUES PARISIENNES

Comme il fait trop chaud pour jardiner, ainsi que le dit la chanson, en nettoyant un peu mon ordinateur j'ai retrouvé ce dossier de juin 2016. Je ne puis égoïstement le garder pour moi et vous le fais partager.

Émission de Franck Ferrand sur les Chouans citant en préambule des extraits de l'ouvrage d'Honoré de Balzac : ça démarre sur les chapeaux de roue !

Quelques-uns des paysans, écrit Balzac, et c'était le plus grand nombre, allaient pieds nus ayant pour tout vêtement une grande peau de chèvre qui les couvrait du col jusqu'aux genoux et d'un pantalon blanc d'une matière grossière dont le fil mal tendu accusait l'incurie industrielle du pays ; les mèches plates de leurs longs cheveux s'unissaient si habituellement aux poils de la peau de chèvre et  cachait si  complètement leur visage baissé vers la terre qu'on pouvait facilement prendre cette peau pour la leur et confondre, à première vue, ces malheureux avec la peau dont étaient faits leurs vêtements. Leur tête était surmontée d'une sale toque de laine rouge semblable à ce bonnet phrygien que la république adoptait comme emblème de la liberté. Tous avaient sur l'épaule un gros bâton noueux au bout duquel pendait un long bissac de toile peu garni.

Flatteur pour les Chouans !

Les chouans sont aux côtés des Emigrés évidemment et des Anglais (????). Les Chouans sont vêtus de guenilles - c'est toujours sympathique à entendre - chaussés de sabots rembourrés de paille. Et ils n'ont pas la télé !!

On parle toujours du débarquement de Quiberon alors qu'il a eu lieu sur les plages de Carnac le 27 juin 1795. Et toujours les mêmes rengaines sur la mésentente entre Puisaye et d’Hervilly sans analyser le fait de la répartition des commandements tels que voulue par le gouvernement de Pitt. Manque de précision aussi sur la séparation existante entre Emigrés et Chouans à tel point que l'on parle brièvement de la messe pour les Chouans sur la plage (alors qu'elle fut célébrée à plusieurs centaines de mètres par l'évêque de Dol, Monseigneur de Hercé), (alors que c'est un prêtre ordinaire qui a célébré pour les émigrés à la demande d'Hervilly dans l'église Saint Cornély de Carnac). On apprend que "La chemise utilisée par le chevalier de Tinténiac comme signal pour les émigrés n'est pas d'un blanc immaculé ; elle est sale"… On apprend aussi que, lors de la prise du Fort Penthièvre, Puisaye, très anglophile, a fait  hisser le drapeau britannique sur le fort !!!

On ne sait d’où vient ce scoop inédit !

Geoffroy Cailler, rédacteur en chef du Figaro Histoire vient mettre son grain de sel avec Carrier retourné à Paris en  janvier (février en réalité) après avoir noyé trois mille personnes (aux alentours de huit mille en réalité) (sans citer les victimes religieuses).

On apprend aussi qu’à la bataille de  Cholet  (17 octobre 1793)« le général de Lescure va y mourir » (le saint du Poitou rend son âme à Dieu le 4 novembre près d’Ernée en  Mayenne).

Ah ! si Ferrand, Cailler et autres avaient connu La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne avec ses articles, en particulier, consacrés à l'expédition de Carnac et à la Bataille de Quiberon ainsi qu'à Monseigneur de Hercé ; cela aurait évité bien des sottises !

 

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE A FOUGÈRES SAMEDI 1er JUILLET

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE A FOUGÈRES       SAMEDI 1er JUILLET

C'est dans cette belle ville des Marches de Bretagne que se fera, Samedi 1er juillet, l'Assemblée Générale du Souvenir Chouan de Bretagne qui vient pour la première fois dans cette ville où sont nés Armand Tuffin, Marquis de La Rouërie et l'excellent Aimé Picquet du Bois Guy. Ce dernier sera particulièrement présent en cette journée du Souvenir car nous évoquerons sa mémoire et ses combats de Chouan, en particulier sur le site de La Piochais.

Entre trente et cinquante personnes seront présentes pour cette journée ce qui est un chiffre respectable le Souvenir Chouan de Bretagne étant pénalisé pour ses rassemblements, par rapport à d'autres associations du souvenir, par la dispersion de ses 200 adhérents.

70 adhérents perdus en 4 ans d'attaques continuelles menées sous l'égide de personnes montrant par ailleurs un visage respectable.

La journée commencera à 10 H 30 ; seront abordés les divers points de l'ordre du jour fixé en accord avec le Conseil d'Administration. Une fois cet ordre du jour clos, la parole sera laissée au Vice-président, ancien Haut magistrat, sur un aperçu de la justice à La Roche sur Yon.

Le déjeuner se déroulera dans un excellent restaurant de la ville.

L'après-midi débutera par la vue du château, remarquable, de petits exposés devant la maison natale d'Armand Tuffin, puis sa statue, enfin devant la maison natale des frères Bois Guy. Nous irons ensuite en balade à Landéan, La Piochais, Bois Guy, Les Celliers où sera servi l'habituel (depuis 11 ans) cidre (et jus de fruits) de l'amitié et ses galettes bretonnes.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE A FOUGÈRES       SAMEDI 1er JUILLET

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LA PELLE DU 18 JUIN

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LA PELLE DU 18 JUIN

1815 à Waterloo voit se terminer l'épopée commencée sur les plages du Golfe Juan, sur la Côte d'Azur, le 1er mars. Ce débarquement, préparé par une minorité, rassembla une majorité qui se créa, devant un pouvoir royal inerte, et incrédule devant les retournements de vestes, à grand renfort de faiblesses humaines, de mensonges, de trahisons ou de simples soucis domestiques (on appelle cela maintenant aller à la soupe !). Jacques Dutronc n'existait pas mais était déjà d'actualité !

Waterloo se termine par un combat qui fait entre cinq et sept mille victimes du côté français en tenant compte des disparus, aux alentours de huit mille du côté des Alliés (contre Napoléon) et aux environ de 35 mille blessés dans les deux camps.Cette dernière saignée s'ajoute à celles opérées depuis les débuts de la "bienheureuse révolution" les sources diverses évoquant le chiffre de quatre millions de morts - français - sur les divers champs de bataille. Auxquels il faut ajouter les populations civiles.

Dominique Larrey Chirurgien en chef de l'Armée impériale fera un travail considérable avec ses "ambulances du champ de bataille", allant chercher les blessés pratiquement sous le feu des canons, sauvant des milliers de vies par ses savantes amputations.

Si sur le plan humain le bilan est catastrophique il l'est encore plus sur le plan politique et donc économique. A cause du "coup de menton" de l'ex empereur qui est revenu par pure vanité ; si le 1er régime de Louis XVIII n'était pas idéal il avait au moins ramené la paix dans le Royaume. Le Traité de Paris rajoute une couche : occupation d'une grande partie de la France sauf la Bretagne (en reconnaissance des batailles anti-impériales menées par les Chouans et leurs succès (Muzillac, Redon etc) pendant cinq ans par 150 mille soldats à la charge de la France, une indemnité de guerre de 700 millions de Francs-or ( 70 milliards d'€ ?) et disparition des fruits des négociations du diable boiteux (Talleyrand) en 1814 tels que Bouillon qui revient à la Belgique, Philippeville, Marienbourg ; Chambéry, Annecy ne redeviendront françaises qu'en 1860.

Commencé le 18 juin cet article se termine avec la nouvelle pantalonnade des législatives accrochées sur le candidat Maqueron, débarqué en politique venant de l'île Nulle part et qui est le seul programme de ce nouveau parti. Le débarquement de l'Ogre, venant de l'île d'Elbe, à Golfe Jouan (nom de l'époque) n'était basé comme geste politique que sur sa seule personne et non sur un programme. Lorsque le réveil eut lieu il avait été sonné par sept mille morts ! Là-dedans il n'y a qu'une chose qui n'a pas changé : la chanson de Jacques Dutronc.

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PENTECÔTE : ESPRIT CRÉATEUR VIENS EN NOUS......

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Que le Saint Esprit inspire (in Spiritu) aussi ceux qui prétendent diriger notre pauvre France et inspire nos pasteurs et en particulier certains évêques qui confondent socialisme et Doctrine sociale de l'Eglise !

Et pour le plaisir d'entendre cette belle hymne d'actualité en ce jour écoutons celui chanté à Lourdes lors d'un pèlerinage militaire ; inhabituel: l'organiste se tient derrière un orgue et non derrière un radar !

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BEAUTÉ....FOI....PAIX.... SERENITE

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Et Bonne Fête aux mamans qui viendront lire ce Blog.

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SAMEDI 27 MAI 1797, BABEUF EST RATTRAPE PAR LA GUILLOTINE !

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SAMEDI 27 MAI 1797, BABEUF EST RATTRAPE PAR LA GUILLOTINE !

François-Noël (naissance) Camille (1792) Gracchus (octobre 1794) Babeuf (1760-1797) est connu pour son violent pamphlet contre un maître qu’il a servi, contre lequel il a comploté en Juillet 1794 avant de le trahir : Robespierre.

Il est connu aussi pour le violent pamphlet rédigé contre Carrier, ce qui amènera l’arrestation du tueur conventionnel, Représentant en mission consciencieux et non un électron libre. Il semblerait que Babeuf ait effectué cette basse œuvre pour servir les Thermidoriens ; il ne faut pas oublier que Thermidor est cette époque où un grand nombre de Conventionnels a un besoin très urgent de se refaire, à n’importe quel prix – même de la lâcheté et de la trahison – une nouvelle et difficile virginité. Mais au bout d’un mois il se retourne contre la « réaction Thermidorienne » de manière violente dans son journal Le Tribun du peuple.

Après Thermidor, on reprend presque les mêmes, embourgeoisés, que l’on rebaptise Directoire. Ce n’est pas du goût du justicier babouvien qui est toujours admirateur de la Constitution de 1793 interdite par Lazare Carnot. Il retrouve un comportement presqu’habituel chez lui, de comploteur et avec quelques autres, dont Darthé et Buonarotti, il fonde la Conspiration des égaux avec des textes dont Engels et Marx ont reconnu dans ce protocole des « Egaux » les prémices du communisme.

« Il nous faut non pas seulement cette égalité transcrite dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, nous la voulons au milieu de nous, sous le toit de nos maisons. Qu'il cesse enfin, ce grand scandale que nos neveux ne voudront pas croire ! Disparaissez enfin, révoltantes distinctions de riches et de pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouvernants et de gouvernés. L'instant est venu de fonder la République des Egaux, ce grand hospice ouvert à tous les hommes. L'organisation de l'égalité réelle, la seule qui réponde à tous les besoins, sans faire de victimes, sans coûter de sacrifices, ne plaira peut-être point d'abord à tout le monde. L'égoïste, l'ambitieux frémira de rage »

« Le droit de succession par testament est aboli : tous les biens actuellement possédés par des particuliers échoueront, à leur décès, à la communauté nationale » forme non sanglante de la confiscation des biens pour les guillotinés !

Arrêtés en mai 1796 Babeuf et ses complices voient leur procès s’ouvrir le 20 février 1797. Pour celui-ci la Haute Cour de Justice s’est déplacée à Vendôme, dans le Loir et Cher, le Directoire ayant préféré laisser un grand écart entre Paris et les accusés !

Le verdict de mort est prononcé pour Babeuf (36 ans et demi) et Darthé (28 ans et demi) le vendredi 26 mai à CINQ heures du matin. Les autres accusés sont bannis ou relâchés. Il est souvent écrit que les deux condamnés se poignardèrent à l’énoncé du verdict dans le prétoire même. Cela semble peu plausible car Babeuf a écrit à sa femme et à ses quatre enfants (Emile, Catherine, Camille et Caïus-curieusement tué dans la même ville de Vendôme par une balle prussienne en 1814 !) une dernière lettre qui sera publiée dans un opuscule de 7 pages peu après. Or dans cette lettre il écrit à sa femme : « Bonsoir mes amis, je suis prêt à m’envelopper dans la nuit éternelle […] Adieu je ne tiens plus à la terre que par un fil que le jour de demain rompra ».

Il semblerait que le verdict ait été fixé avant que même le jugement et l’audition des jurés n’aient eu lieu ; en effet, selon les ordres nouveaux il n’y avait plus qu’une guillotine par département et celle-ci était à Blois. Or il lui fut donné l’ordre de se mettre en route à TROIS heures du matin. Deux heures avant le verdict.

Il faut cinq à six heures de trajet pénible (on ne peut pas à la fois faire la guerre, la révolution, massacrer les populations et entretenir la voirie !) à la charrette transportant l’instrument des Hautes œuvres et plusieurs heures pour bien l’installer.

A l’aube du samedi 27 mai on porte les deux condamnés qui s'étant poignardés sont presqu’agonisants, et vers 5 H (6 H 30 selon un autre témoignage) Sanson, dit Monsieur de Blois, a accompli l’exécution : «Aujourd’hui, huitième jour de prairial l’an cinq de la République Française une et indivisible, à 10 heures du matin, par devant nous Marin-Claude Boutraix, membre de l’administration municipale de la commune de Vendôme, élu pour recevoir les actes destinés à constater le décès du citoyen, est comparu Jean-Baptiste David, huissier public domicilié à Vendôme, lequel nous a déclaré que Gracchus Babeuf âgé de trente cinq ans environ, époux de Victoire Langlet, est décédé aujourd’hui à cinq heures du matin ; d’après cette déclaration, je me suis sur le champ transporté au lieu du décès place d’Armes. J’ai constaté le décès de Gracchus Babeuf en présence de François Gasson et Eustache Auriau demeurant en cette commune». Registre signé David, Gasson, Auriau, Boutraix ».

Selon les normes de l’époque les corps restent exposés ce qui explique le constat de décès dressé par le dénommé Boutraix à 10 H du matin.

Selon un érudit local ils auraient été mis dans une fosse du cimetière de Grand faubourg, au pignon Nord de la chapelle Notre Dame de Toussaint ; le cimetière fut désaffecté en 1832, sans transfert de corps.

La chapelle Notre-Dame de Toussaint fut détruite par un ouragan en avril 1814 et abattue par la suite ; le cimetière fut fermé en 1832, sans le transfert des corps au nouveau cimetière dit des Tuileries. Le lieu (Faubourg Chartrain) est maintenant recouvert de diverses habitations, et les divers défunts sont donc en dessous !

220 ans après on peut trouver des consonances entre Babeuf et Mélenchon-Corbières !

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22 MAI 1807, L’ABBÉ HENRY ESSEX EDGEWORTH de FIRMONT, RÉFRACTAIRE CÉLÈBRE, MEURT

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22 MAI 1807, L’ABBÉ HENRY ESSEX EDGEWORTH de FIRMONT,                                    RÉFRACTAIRE CÉLÈBRE, MEURT

L’abbé Henry Essex Edgeworth de Firmont, est né en 1745 à Edgeworthstown ; il est le fils d’un couple presbytérien irlandais converti au catholicisme et qui a alors émigré en France, à Toulouse, où le jeune Henry fera ses études. Il ajoutera à son patronyme celui d’une terre de la famille : Firmount. Ayant ressenti l’appel de Dieu il ira faire ses études au Séminaire des Missions étrangères. Après son ordination il sera contacté par Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI, qui l’a choisi comme confesseur, son charisme et l’excellence de sa foi ayant établi sa réputation. Après les Massacres de septembre il vit quelques temps caché dans son appartement des Missions étrangères rue du Bac, puis caché chez sa mère et sa sœur enfin chez des amis à Choisy le Roi puis de nouveau chez sa mère où il sera convoqué par le Ministre de la Justice, Garat, pour assister le Roi.

Ne voulant pas se charger des Saintes Espèces, redoutant une possible profanation par les sbires du Temple, il va proposer au Roi de lui dire la Messe. Louis XVI redoute, pour l’abbé, cette initiative et finalement cède devant l’obstination de son aumônier temporaire. L’abbé fera sa demande qui, à sa grande surprise, sera acceptée à la seule condition que les objets du culte seront fournis par le Comité de salut public.

Croix, nappes, aube, calice, patène, chasuble, étole, manipule, hosties seront livrées dans la nuit.

A l’aube le Souverain pourra ainsi assister à la messe célébrée par un prêtre réfractaire.

Après l’exécution de Louis XVI, l’abbé Edgeworth de Firmont arrive à fendre la foule des gardes et à disparaître.

Une opportunité lui fait rencontrer Monsieur de Malesherbes, effondré par l’annonce de l’assassinat de Louis XVI, et qui lui conseille de fuir : « Fuyez cette terre d’horreur et les tigres qui la gouvernent; non ils ne vous pardonneront jamais votre inviolable attachement pour le plus infortuné des rois ; votre conduite de ce matin est un crime dont tôt ou tard ils chercheront à vous punir ».

Mais il reste quelques temps à Paris car, avant de partir pour un exil forcé, Monseigneur de Juigné, Archevêque de Paris lui a confié la lourde tâche de Vicaire général. C’est cette responsabilité qui l’empêchera de quitter immédiatement la capitale. Après quelques jours passés dissimulé la nuit dans sa chambre des Missions étrangères, il acceptera l’offre d’hébergement du baron Louis Robert de Lézardière et ira habiter à Marly le Roi où il restera trois mois. Monsieur Robert de Lézardière a perdu un fils (Jacques Augustin), Diacre, lors des Massacres de septembre (béatifié en 1927) ; il va en perdre deux autres, Jacques-Paul et Sylvestre guillotinés le 7 juillet 1794 (inhumés à Picpus). Puis il est hébergé par le Comte de Rochechouart à Montigny Le Bretonneux sous le nom de Essex. Il reste là quatre mois.

Dans l’incapacité qu’il est d’apporter le moindre secours spirituel à Madame Elisabeth et d’assurer son service de Vicaire général il part avec monsieur de Lézardière se réfugier à Bayeux où ils restent dix huit mois. C’est là qu’il apprit l’assassinat de Madame Elisabeth, la sœur de Louis XVI, l’emprisonnement de sa maman et son décès ainsi que l’arrestation de sa sœur Betty. Alors de Bayeux il s’embarque pour Londres et rencontre le comte d’Artois à Edimbourg ; demandé par le Comte de Provence comme confesseur, il partira pour Blankenburg chez le Duc de Brunswick où habite le futur Louis XVIII, puis à Mittau (actuelle Jelgava en Lettonie), nouveau lieu de villégiature des proscrits, où le château a été mis à leur disposition par le Tsar Paul 1er.

Dans un des salons aménagé en chapelle sera célébré, le 10 juin 1799, le mariage de Marie-Thérèse Charlotte - la seule rescapée des enfants de Louis XVI et Marie-Antoinette – avec le fils aîné du Comte d’Artois (futur Charles X), le Duc d’Angoulême par le cardinal de Montmorency assisté de l’abbé Henry Edgeworth.

C’est dans cette ville que l’abbé décèdera, le 22 mai 1807, à l’âge de 62 ans, du typhus communiqué par des soldats français prisonniers (après la bataille d’Eylau ?). Le cimetière où il est inhumé a été rasé par l’occupant Soviétique après 1945.

La très jolie église de Saint Urcize, dans le Cantal, conserve dans une niche un calice supposé avoir été le calice de la dernière messe de Louis XVI. Après moult recherches cela semble peu probable. L’abbé a accompagné le Roi jusqu’à l’échafaud, n’est pas revenu au Temple et a ensuite disparu avant de partir se réfugier à l’étranger. Il semble plus plausible que ce soit le prêtre (l’abbé Magnien ?) qui a fourni tous les objets du culte et est venu les récupérer.

En effet la chasuble fait partie du trésor de l’église Notre Dame de Bonne Nouvelle dans le IIème arrondissement de Paris et le calice à celui de Notre Dame des Victoires, dans le même arrondissement.

C'ETAIT IL Y A 210 ANS, EXACTEMENT.

 

22 MAI 1807, L’ABBÉ HENRY ESSEX EDGEWORTH de FIRMONT,                                    RÉFRACTAIRE CÉLÈBRE, MEURT22 MAI 1807, L’ABBÉ HENRY ESSEX EDGEWORTH de FIRMONT,                                    RÉFRACTAIRE CÉLÈBRE, MEURT

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13 MAI 1917 AU PORTUGAL, A FATIMA

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13 MAI 1917 AU PORTUGAL, A FATIMA

IL Y A 100 ANS exactement, la Sainte Vierge apparaissait à trois jeunes enfants, de petits bergers d'un pauvre troupeau : Jacintha née en 1910, Francesco son frère né en 1909 et leur cousine germaine Lucia née en 1907. Jacintha et Francesco mourront de la terrible grippe espagnole en 1919 et 1920 ; cette grippe qui fit tant de ravages chez les soldats français rescapés de la guerre 1914-1918.

Cette apparition est la première d'une série de sept qui se termineront le  13 octobre par un comportement anormal du soleil, dansant et tournoyant, devant une foule de milliers de personnes ; le récit en sera fait par un journaliste sceptique, laïque et athée.

La Vierge sera couronnée le 13 mai 1946 comme Reine du Portugal en remerciement que le Portugal ait échappé à la Seconde guerre mondiale. Deux couronnes furent réalisées par des orfèvres portugais ; on peut schématiser avec humour en précisant une pour les temps ordinaires et l'autre pour les grands pèlerinages, celle-ci étant en or et pierres précieuses offertes par les femmes portugaises.

Le  même miracle du soleil dansant et tournoyant se présentera, dans les jardins du Vatican, devant sa Sainteté le Pape Pie XII tel qu'il en rédigera le récit de sa main. Cette apparition eut lieu les 30, 31 octobre et 1er novembre 1950, alors qu'il allait prononcer le Dogme de l'Assomption : 

"Je fus frappé par un phénomène, que je n'avais jamais vu jusqu'alors. Le soleil, qui était encore assez haut, apparaissait comme un globe opaque jaunâtre, entouré tout autour d'un cercle lumineux , qui cependant n'empêchait en aucune façon de fixer le regard, sans en ressentir la moindre gêne. Une très légère nuée se trouvait devant. Le globe opaque se mouvait à l'extérieur légèrement, en tournant, et en se déplaçant de gauche à droite et vice-versa. Mais dans l'intérieur du globe on voyait avec une grande clarté et sans interruption de très forts mouvements ".

Un tel témoignage de la main d'Eugenio Pacelli, Pape Pie XII ne peut être pris à la légère lorsque l'on connaît, non seulement sa piété mais sa rigueur morale et spirituelle.

Le 13 mai 1981 le Pape Jean-Paul II sera la victime d'une tentative d'assassinat ; il sera sauvé in extremis. Se rendant à Fatima le 13 mai 1984 (après une longue convalescence) le Saint Père remit une des balles qui l'avaient transpercé ; elle fut installée à la croisée des huit branches de la couronne (en or et sertie de pierres précieuses) dans une cavité qui n'avait pas été prévue pour cela en 1946 et dans laquelle elle  s'adapta à la perfection.

Soeur Lucia est décédée le 13 Février 2005. On attend toujours la révélation de l'intégrité du troisième message de Fatima.

Le 13 mai 1972 fut aussi célébré un mariage....Il y a quarante cinq ans !

 

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QUE DIEU AIT PITIÉ DE LA FRANCE ET DE LA BRETAGNE !

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Domine, salvam fac Galliam                  Seigneur faites le salut de la France

Et exaudi nos in die                                   Et exaucez-nous en ce jour

Qua invocamus Te                                     Où nous Vous invoquons.

 

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