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22 MAI 1807, L’ABBÉ HENRY ESSEX EDGEWORTH de FIRMONT, RÉFRACTAIRE CÉLÈBRE, MEURT

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22 MAI 1807, L’ABBÉ HENRY ESSEX EDGEWORTH de FIRMONT,                                    RÉFRACTAIRE CÉLÈBRE, MEURT

L’abbé Henry Essex Edgeworth de Firmont, est né en 1745 à Edgeworthstown ; il est le fils d’un couple presbytérien irlandais converti au catholicisme et qui a alors émigré en France, à Toulouse, où le jeune Henry fera ses études. Il ajoutera à son patronyme celui d’une terre de la famille : Firmount. Ayant ressenti l’appel de Dieu il ira faire ses études au Séminaire des Missions étrangères. Après son ordination il sera contacté par Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI, qui l’a choisi comme confesseur, son charisme et l’excellence de sa foi ayant établi sa réputation. Après les Massacres de septembre il vit quelques temps caché dans son appartement des Missions étrangères rue du Bac, puis caché chez sa mère et sa sœur enfin chez des amis à Choisy le Roi puis de nouveau chez sa mère où il sera convoqué par le Ministre de la Justice, Garat, pour assister le Roi.

Ne voulant pas se charger des Saintes Espèces, redoutant une possible profanation par les sbires du Temple, il va proposer au Roi de lui dire la Messe. Louis XVI redoute, pour l’abbé, cette initiative et finalement cède devant l’obstination de son aumônier temporaire. L’abbé fera sa demande qui, à sa grande surprise, sera acceptée à la seule condition que les objets du culte seront fournis par le Comité de salut public.

Croix, nappes, aube, calice, patène, chasuble, étole, manipule, hosties seront livrées dans la nuit.

A l’aube le Souverain pourra ainsi assister à la messe célébrée par un prêtre réfractaire.

Après l’exécution de Louis XVI, l’abbé Edgeworth de Firmont arrive à fendre la foule des gardes et à disparaître.

Une opportunité lui fait rencontrer Monsieur de Malesherbes, effondré par l’annonce de l’assassinat de Louis XVI, et qui lui conseille de fuir : « Fuyez cette terre d’horreur et les tigres qui la gouvernent; non ils ne vous pardonneront jamais votre inviolable attachement pour le plus infortuné des rois ; votre conduite de ce matin est un crime dont tôt ou tard ils chercheront à vous punir ».

Mais il reste quelques temps à Paris car, avant de partir pour un exil forcé, Monseigneur de Juigné, Archevêque de Paris lui a confié la lourde tâche de Vicaire général. C’est cette responsabilité qui l’empêchera de quitter immédiatement la capitale. Après quelques jours passés dissimulé la nuit dans sa chambre des Missions étrangères, il acceptera l’offre d’hébergement du baron Louis Robert de Lézardière et ira habiter à Marly le Roi où il restera trois mois. Monsieur Robert de Lézardière a perdu un fils (Jacques Augustin), Diacre, lors des Massacres de septembre (béatifié en 1927) ; il va en perdre deux autres, Jacques-Paul et Sylvestre guillotinés le 7 juillet 1794 (inhumés à Picpus). Puis il est hébergé par le Comte de Rochechouart à Montigny Le Bretonneux sous le nom de Essex. Il reste là quatre mois.

Dans l’incapacité qu’il est d’apporter le moindre secours spirituel à Madame Elisabeth et d’assurer son service de Vicaire général il part avec monsieur de Lézardière se réfugier à Bayeux où ils restent dix huit mois. C’est là qu’il apprit l’assassinat de Madame Elisabeth, la sœur de Louis XVI, l’emprisonnement de sa maman et son décès ainsi que l’arrestation de sa sœur Betty. Alors de Bayeux il s’embarque pour Londres et rencontre le comte d’Artois à Edimbourg ; demandé par le Comte de Provence comme confesseur, il partira pour Blankenburg chez le Duc de Brunswick où habite le futur Louis XVIII, puis à Mittau (actuelle Jelgava en Lettonie), nouveau lieu de villégiature des proscrits, où le château a été mis à leur disposition par le Tsar Paul 1er.

Dans un des salons aménagé en chapelle sera célébré, le 10 juin 1799, le mariage de Marie-Thérèse Charlotte - la seule rescapée des enfants de Louis XVI et Marie-Antoinette – avec le fils aîné du Comte d’Artois (futur Charles X), le Duc d’Angoulême par le cardinal de Montmorency assisté de l’abbé Henry Edgeworth.

C’est dans cette ville que l’abbé décèdera, le 22 mai 1807, à l’âge de 62 ans, du typhus communiqué par des soldats français prisonniers (après la bataille d’Eylau ?). Le cimetière où il est inhumé a été rasé par l’occupant Soviétique après 1945.

La très jolie église de Saint Urcize, dans le Cantal, conserve dans une niche un calice supposé avoir été le calice de la dernière messe de Louis XVI. Après moult recherches cela semble peu probable. L’abbé a accompagné le Roi jusqu’à l’échafaud, n’est pas revenu au Temple et a ensuite disparu avant de partir se réfugier à l’étranger. Il semble plus plausible que ce soit le prêtre (l’abbé Magnien ?) qui a fourni tous les objets du culte et est venu les récupérer.

En effet la chasuble fait partie du trésor de l’église Notre Dame de Bonne Nouvelle dans le IIème arrondissement de Paris et le calice à celui de Notre Dame des Victoires, dans le même arrondissement.

C'ETAIT IL Y A 210 ANS, EXACTEMENT.

 

22 MAI 1807, L’ABBÉ HENRY ESSEX EDGEWORTH de FIRMONT,                                    RÉFRACTAIRE CÉLÈBRE, MEURT22 MAI 1807, L’ABBÉ HENRY ESSEX EDGEWORTH de FIRMONT,                                    RÉFRACTAIRE CÉLÈBRE, MEURT

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13 MAI 1917 AU PORTUGAL, A FATIMA

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13 MAI 1917 AU PORTUGAL, A FATIMA

IL Y A 100 ANS exactement, la Sainte Vierge apparaissait à trois jeunes enfants, de petits bergers d'un pauvre troupeau : Jacintha née en 1910, Francesco son frère né en 1909 et leur cousine germaine Lucia née en 1907. Jacintha et Francesco mourront de la terrible grippe espagnole en 1919 et 1920 ; cette grippe qui fit tant de ravages chez les soldats français rescapés de la guerre 1914-1918.

Cette apparition est la première d'une série de sept qui se termineront le  13 octobre par un comportement anormal du soleil, dansant et tournoyant, devant une foule de milliers de personnes ; le récit en sera fait par un journaliste sceptique, laïque et athée.

La Vierge sera couronnée le 13 mai 1946 comme Reine du Portugal en remerciement que le Portugal ait échappé à la Seconde guerre mondiale. Deux couronnes furent réalisées par des orfèvres portugais ; on peut schématiser avec humour en précisant une pour les temps ordinaires et l'autre pour les grands pèlerinages, celle-ci étant en or et pierres précieuses offertes par les femmes portugaises.

Le  même miracle du soleil dansant et tournoyant se présentera, dans les jardins du Vatican, devant sa Sainteté le Pape Pie XII tel qu'il en rédigera le récit de sa main. Cette apparition eut lieu les 30, 31 octobre et 1er novembre 1950, alors qu'il allait prononcer le Dogme de l'Assomption : 

"Je fus frappé par un phénomène, que je n'avais jamais vu jusqu'alors. Le soleil, qui était encore assez haut, apparaissait comme un globe opaque jaunâtre, entouré tout autour d'un cercle lumineux , qui cependant n'empêchait en aucune façon de fixer le regard, sans en ressentir la moindre gêne. Une très légère nuée se trouvait devant. Le globe opaque se mouvait à l'extérieur légèrement, en tournant, et en se déplaçant de gauche à droite et vice-versa. Mais dans l'intérieur du globe on voyait avec une grande clarté et sans interruption de très forts mouvements ".

Un tel témoignage de la main d'Eugenio Pacelli, Pape Pie XII ne peut être pris à la légère lorsque l'on connaît, non seulement sa piété mais sa rigueur morale et spirituelle.

Le 13 mai 1981 le Pape Jean-Paul II sera la victime d'une tentative d'assassinat ; il sera sauvé in extremis. Se rendant à Fatima le 13 mai 1984 (après une longue convalescence) le Saint Père remit une des balles qui l'avaient transpercé ; elle fut installée à la croisée des huit branches de la couronne (en or et sertie de pierres précieuses) dans une cavité qui n'avait pas été prévue pour cela en 1946 et dans laquelle elle  s'adapta à la perfection.

Soeur Lucia est décédée le 13 Février 2005. On attend toujours la révélation de l'intégrité du troisième message de Fatima.

Le 13 mai 1972 fut aussi célébré un mariage....Il y a quarante cinq ans !

 

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QUE DIEU AIT PITIÉ DE LA FRANCE ET DE LA BRETAGNE !

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Domine, salvam fac Galliam                  Seigneur faites le salut de la France

Et exaudi nos in die                                   Et exaucez-nous en ce jour

Qua invocamus Te                                     Où nous Vous invoquons.

 

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CE SOIR, LA CARICATURE DES CHOUANS SUR LA CHAÎNE "HISTOIRE".

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CE SOIR, LA CARICATURE DES CHOUANS SUR LA CHAÎNE "HISTOIRE".

Sorti en salle le 23 mars 1988, catalogué comme "film historique" (pas moins) ce film de Philippe de Broca, n'est pas déplaisant à regarder grâce aux acteurs et aux techniques utilisées ; en particulier le panoramique (dimensions un peu moindre par rapport au cinémascope) la qualité de l'image, les lieux : en particulier Belle-Ile, les côtes de Baden, l'Argouët à Elven, Locronan, Quistinic et le château de La Villeneuve-Jacquelot (où il y eut effectivement des épisodes de la vraie Chouannerie en particulier avec La Couronne, Pierre de Rémond du Chélas ; le tout soutenu par la musique de Georges Delerue qui fut le premier compositeur musical de la Cinéscènie du Puy du Fou.

De belles images, de beaux endroits mais un scénario complètement "les Chouans vus par les parisiens" et peut-être aussi par d'autres.

Le 11 avril 1988, Presse-Océan sous le titre  Le film "Chouans" controversé publiait la réaction des historiens de Chouannerie, pas contents :

Plusieurs intellectuels bretons adressent une lettre ouverte à Philippe de Broca.

Le film « Chouans » actuellement projeté sur les écrans de notre région ne fait pas l'unanimité. Loin s'en faut. Superbement réalisé sur le plan technique, il donne de la chouannerie une vue à tout le moins arbitraire.

Entretenant de larges confusions avec la guerre de Vendée au sud de la Loire, présentant les prêtres d'une manière caricaturale et blessante et certains chefs aristocrates comme des voyous, ce film est tout à fait contestable sur le plan historique.

Dans une lettre ouverte qu’ils viennent d'adresser à Philippe de Broca, le réalisateur, et à Ariel Zeitoun le producteur, plusieurs artistes et écrivains bretons (Henri Caouissin, le Père Chardronnet, François Marquer, Michel de Mauny, Charles Le Quintrec, Jean Rieux et Reun An Honseng) disent leur façon de penser. Leur « lettre ouverte » à des allures de réquisitoire. Nous en publions ci-après quelques extraits :

« Vous avez osé, Messieurs, intituler votre dernier film « chouans ».

Nous comprenons qu'à la veille du bicentenaire, un sujet sur la révolution était de nature à faciliter la réalisation d'un film. Nous comprenons encore mieux qu'il vous fallait ménager les gardiens du Temple. Encore fallait-il ne pas porter atteinte à la mémoire des Chouans qui n'ont rien à voir avec votre « œuvre ».

Vous présentez les chouans comme des êtres superstitieux, clouant les chouettes sur leurs portes avant d'en faire de même avec les Bleus, ignares, ne sachant pas lire, mi-bêtes, pillant, torturant, tuant leurs frères.

Le prêtre réfractaire est un fanatique hystérique, assoiffé de sang, le prêtre jureur un obèse, obsédé de nourriture ; les nobles qui les mènent : un vieillard gâteux, sa femme nymphomane, un réactionnaire sadique, un jeune coq uniquement motivé par une histoire de fesses. Quant à la religion, ce n'est bien sûr qu'un leurre.

On pouvait croire que ces images grossières de la Chouannerie appartenaient à une époque révolue. Elles sont à la hauteur de votre ignorance historique. Car votre film est bourré d'erreurs et d'invraisemblances…

Votre film est une contrevérité historique et une insulte à la mémoire des Chouans Bretons, paysans, ouvriers, artisans pacifiques qui ne prirent les armes que contraints et forcés, après trois années de vexations, humiliations, interdictions, pour défendre leurs libertés, dont celle universelle et fondamentale de conscience.

Vous les méprisez en leur refusant la capacité d'une libre et profonde adhésion à la religion, représentée par un clergé de campagne infiniment digne et compétent.

C'est pourquoi, nous, historiens écrivains bretons, protestons solennellement contre une œuvre qui, une fois de plus, présente une image caricaturale, fausse, abusive et travestie de la Bretagne et en particulier des Chouans Bretons, combattants des libertés.

CE SOIR, LA CARICATURE DES CHOUANS SUR LA CHAÎNE "HISTOIRE".

Pendant le tournage, en 1987, Le Télégramme avait publié un article qui se terminait par :

Les clichés abondent, ainsi la scène de la messe dite par le prêtre réfractaire sur un dolmen. Le scénario manque de subtilité et les personnages sont traités à gros traits. Lambert Wilson en Saint-Just breton, Sophie Marceau en institutrice révolutionnaire, Stéphane Freiss en chef de la réaction parce que son amour est contrarié, et Philippe Noiret, comte de Kerfadec, inventeur du vélo et de l'aéroplane, sont les principaux protagonistes de cette fresque qui ne sert ni le cinéma, ni l'histoire.

 

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GESTE, SES EGLISES ET SON PALAIS DES CONGRES !!!!!

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D'abord il y eut une église dont les traces sont apparues lors des fouilles effectuées en mai- juin 2016.

Une autre fut construite sur le même site au XVème siècle. Est-ce son style qui ne plut pas à Etienne Cordellier, envoyé par le Comité de Salut Public aux ordres de la Convention, pour rectifier les architectures et les habitants des Mauges ?

Le 4 février lui et ses troupes détruisirent presque totalement le village et l'église ils  assassinèrent environ 300 personnes, tous âges et sexes confondus.

Mais l'église fut "replâtrée" de bric et de broc et put servir après la pacification. En 1800 elle sera consolidée. Mais à la moitié du XIXèmela Foi étant ardente, après le feu ardent et destructeur qui s'était répandu sur la France, les églises se remplissaient et il fallut, comme ailleurs, agrandir l'église de Gesté.

Dans un premier temps l'architecte Ferdinand Lachèze reconstruisit, en 1844, à l'emplacement de l'ancienne église un édifice de style néo-roman avec un clocher de style proche. Le tout fut achevé en 1854.

Comme ce n'était toujours pas suffisant un autre architecte, de Beaupreau, Alfred Tessier, vit retenu son projet de construction d'un édifice de style néogothique (on devrait d'ailleurs dire néo-français car le style dit gothique est d'inspiration française et non barbare). Alfred Tessier était admiratif du style ogival qui pour lui approchait la perfection dans la construction d'une église car ce style symbolisait l'élévation de la prière. Alfred Tessier a construit ou terminé une trentaine d'églises, presbytères, mairies, l'abbaye de Bellefontaine etc.

Les forêts avaient été dévastées par les colonnes révolutionnaires, la population était plutôt pauvre, il fallait donc trouver des matériaux appropriés. La brique creuse pour les voûtes, permettant de limiter la force d'appui sur les bas-côtés et donc la diminution des arcs-boutants. D'autre part une plus grande élasticité de la toiture, permettant une bonne résistance aux vents souvent forts, et un poids moindre que le bois en utilisant de fines poutrelles en acier soutenant les liteaux pour l'arrimage des ardoises. Le tout d'un coût moins élevé que les anciennes techniques. Un architecte constructeur très inventif !

Une population généreuse et dévouée qui ne lésina pas sur son temps, ses forces et son peu d'argent pour servir la cause du Bon Dieu. Montrer aussi que l'ouragan anti-catholique n'avait pas vaincu ces braves paysans et qui désiraient le montrer avec une église à la mesure de leur Foi et de leur Espérance. Et ce fut un beau résultat :

GESTE, SES EGLISES ET SON PALAIS DES CONGRES !!!!!

Rien ne fut trop beau pour leur église qui leur coûta la somme de cent mille Francs Or dont 20% seulement furent financés par l'Empire. C'est à dire que la population finança à hauteur de 6 MILLIONS d'€ en se "saignant aux quatre veines"!

Les vitraux furent aussi payés par la population (aux alentours de 2.300 habitants) dont ce beau vitrail au fond du choeur.

 

GESTE, SES EGLISES ET SON PALAIS DES CONGRES !!!!!

En 1933 la partie néo-romane devait être munie de verres ordinaires. L'abbé Mainguy, curé de Gesté donna l'exemple en offrant un vitrail, suivi des Enfants de Marie, des jeunes gens du Patronage, des familles du Fou et Jobard.

GESTE, SES EGLISES ET SON PALAIS DES CONGRES !!!!!
GESTE, SES EGLISES ET SON PALAIS DES CONGRES !!!!!
GESTE, SES EGLISES ET SON PALAIS DES CONGRES !!!!!
GESTE, SES EGLISES ET SON PALAIS DES CONGRES !!!!!
GESTE, SES EGLISES ET SON PALAIS DES CONGRES !!!!!

Pour le malheur de cette église Baron est élu maire en 1995. A t-il une philosophie anti catholique ? Toujours est-il que dès ce mandat va commencer le minimum d'entretien de ce grand édifice qui va s'accélérer au cours du mandat pour arriver à une totale absence d'entretien. Essayez donc de ne pas nettoyer les chéneaux et gouttières de votre maison et vous apprécierez rapidement le résultat.

Elu en suivant Baron, Léger va poursuivre, manquant à tous ses devoirs de Maire responsable, le non entretien nécessaire du fleuron architectural de sa commune !.

Fermée rapidement au culte, quelques vitraux curieusement cassés permettant aux pigeons de venir nicher et saloper le bâtiment, Léger et son Conseil municipal décident de la destruction de l'église, point central du village, avec l'accord du curé local (qui se plaint d'avoir froid aux pieds quand ils célèbre (chochotte !) et avec l'accord d'Emmanuel Delmas évêque.

Dans la hâte de démolir, l'église ne sera même pas désacralisée ! Lors de notre réunion de protestation le dimanche 25 août 2013 (10 personnes !) nous trouverons intact l'autel majeur et perpétuel, une Pierre d'autel dans les décombres ainsi que quelques ornements liturgiques!

Accomplissant le travail inachevé de Cordellier, Léger à la tête de sa Colonne municipale, bravant les interdictions  de la DRAC, du Tribunal administratif et du Conseil d'Etat, détruit l'église fleuron du patrimoine Gestois dont il est normalement le garant !

MAINTENANT IL Y A ça :

GESTE, SES EGLISES ET SON PALAIS DES CONGRES !!!!!

Une salle de sport ? Non il paraît que c'est un lieu de culte. Dans quel état sera-t-il dans 20 ans ? L'architecte est content car l'Assemblée est tournée vers le choeur ???? Le prêtre desservant est content. Mais il faut mettre la main à la poche ; en effet si la municipalité avait refusé toute collecte pour l'église historique elle fait appel aux dons. Le curé de la paroisse aussi car il a besoin de 260.000 € (deux cent soixante mille) pour les aménagements intérieurs ; la municipalité doit payer 1.213.800 € (un million deux cent treize mille huit cents €) auxquels il faut ajouter les 150.000 € (cent cinquante mille €) de fouilles car on est allé déterrer de braves gens qui ne demandaient rien à personne depuis des siècles ! Auxquels il faut ajouter les 300.000 € (Trois cent mille €) de démolition !!

Soit près de 3 millions d'€uros ! Avec moins de la moitié, sur des estimations brut, l'ancienne église aurait été remise à neuf avec des gouttières en cuivre étincelantes y compris la climatisation ! Cela aurait été d'une autre allure que leur colonne tronquée maçonnique ! A Plounerin dans le même cas de figure, le maire communiste a fait un référendum, un vrai, pas un apéro muscadet pour venir signer un torchon comme à Gesté. Le communiste a respecté la volonté de son peuple. De travaux basés sur un coût de plus d'un million on n'est finalement qu'à une une centaine de milliers d'€ !

Les Descendants, pour une bonne partie, des Massacrés de Cordellier avaient un lieu qui les rapprochaient de leur mémoire. C'est fini ! Merci Léger, Delmas, Chauviré actuel maire).

Un détail amusant pour finir : La première pierre du machin a été posée par l'évêque et Chauviré. Bien. Manque de chance les ouvriers ont du l'enlever car elle gênait les engins de chantiers. Mauvais présage ? La guigne ?

 

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PÂQUES, LA RESURRECTION

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"Nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?

Mais, s’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ, lui non plus, n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre message est sans objet, et votre foi est sans objet ; nous voilà reconnus comme de faux témoins de Dieu, pour avoir témoigné en contradiction avec Dieu en disant qu’il a ressuscité le Christ, alors qu’il ne l’a pas ressuscité s’il est vrai que les morts ne ressuscitent pas.

Si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi ne mène à rien, vous n’êtes pas libérés de vos péchés ; et puis, ceux qui sont morts dans le Christ sont perdus".

Saint Paul aux Corinthiens.

Alors :  Louons le Dieu Puissant dans l'éclat de sa victoire ! Il sort de son tombeau, radieux , nimbé de gloire ! C'est le Dieu fort, libre et vainqueur de la mort: en Lui soyons fiers de croire!

Belle Octave de Pâques à tous

 

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VENDREDI SAINT 2017

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Croix du Temple sous la neige

Croix du Temple sous la neige

Les catholiques commémoraient aujourd'hui la crucifixion du Fils de Dieu après des traitements ignobles par cruauté totalement gratuite car il n'avait rien à avouer.

Amené au Sanhédrin (conseil des prêtres) qui, sous l'accusation de Blasphème, le font livrer à Pilate qui, s'en lavant les mains, le condamnera à mort par crucifixion. La croix n'est pas du tout un instrument de mort juif ; chez eux c'est la lapidation ou la pendaison. La croix est un instrument de supplice particulier aux Romains et réservé aux esclaves.

Pour beaucoup de juifs actuels, Jésus méritait la mort pour avoir blasphémé.

Pour le Grand Rabbin Gilles Berheim (rabbin épisodique de 2009 à avril 2013 accusé de plagiat et de fausse qualité d'agrégé en philosophie) : "Sur les trente trois premières années de Jésus, il n'y a rien d'irréparable entre juifs et chrétiens ; ce sont ses deux derniers jours et après qui nous éloignent pour toujours" (Gilles Bernheim, février 2011)

Après sa mort, vers 15 H, alors qu'il était cloué sur la croix depuis six heures de temps, Joseph d'Arimathie va demander à Pilate de descendre le corps du Crucifié ; il l'inhumera dans son tombeau, précipitamment car l'heure du sabbat approche.

VENDREDI SAINT 2017

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COMPARAISON ECONOMIQUE : FRANCE 1817.........Vème RÉPUBLIQUE 2017*

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Il y a 200 ans, la France compte près de 29 millions d'habitants vivant sur une surface d'à peu près 52 millions d'hectares. De 1792 à 1815 elle a perdu plus de trois millions de sa population, par faits de guillotines, guerres et massacres variés.

Sur le plan économique un petit comparatif est intéressant à faire avec 2017. Une estimation faite en 2011 estimait le Franc de l'époque à + ou - 10 €

En 1816  (sur les chiffres de 1815) :

Exportations : 399.580.000 Francs (vins, Eaux de vie, laine, soieries, meubles, quincaillerie, grains, orfèvrerie, tissus divers, livres) 3.995.800.000 €

Importations : 362.245.422 Francs (sucre, café, indigo, coton, vin, cuivre, fers).3.622.454.000 €

Nous constatons un bénéfique excédent de

37.334.578 Francs. 3.733.457.800 €

En 1817 (sur les chiffres de 1816) :

Exportations : 436.700.468 Francs 4.367.004.680 €

Importations : 370.562.787 Francs 3.705.627.870 € 

Excédent amélioré se montant à  66.137.681 Francs 6.613.768.100 €

Le pays est peu industrialisé et comporte essentiellement des paysans et des éleveurs (60%) les 40% restant se divisant, dans l'ordre, en artisans (libres ou en fabriques), marchands, employés, clergé, militaires, domestiques et vagabonds.

Le budget de 1817 s'établit ainsi : Recettes :  1.069.260.258 Fr 10.692.602.580 € (dont le fameux impôt sur les portes et fenêtres créé par le Directoire en novembre 1797 et mis en place en 1798 et qui rapporte 12.874.230 Fr ; le sel à lui seul, 35.000.000 !).

                                                 Dépenses : 638.344.299 Fr       6.383.442.99 

(La liste civile est de 34.000.000 Fr 340.000.000 € (Les Tuileries, Louvre, Vincennes, Fontainebleau, Saint Cloud, Versailles etc. plus le personnel afférent. Le budget du seul Palais de l'Elysée est de 100.000.000 €). Il faut ajouter à cette somme 140.000.000 Fr  - 1.400.000.000 € - de la dette de guerre due à Napoléon.

Malgré tout la balance montre un excédent des recettes de près de 300 millions (3.000.000 €)! 

LA DETTE SE MONTE à 157.000.000 Fr  1.570.000.000 €

SOIT PRES DE 15 % DU PRODUIT NATIONAL

SOIT  5, 60 FRANCS (56 €) PAR PERSONNE

2017

COMPARAISON ECONOMIQUE : FRANCE 1817.........Vème RÉPUBLIQUE 2017*

EXPORTATIONS 453 919 000                                 IMPORTATIONS    507 038 000

                                         DEFICIT    -53 119.000

 BUDGET : 1.919.744.000.000 €

DETTE : 2.198 MILLIARDS D'€  (à 16 H le 3 avril 2017)

100% DU PRODUIT NATIONAL

SOIT 35.000 € PAR HABITANT.

Comme dit en patois politique : "Elles sont pas belles les valeurs de la république ?"

Réflexion: la différence de résultats est sans aucun doute liée au fait que le Roi gère les affaires du Royaume comme étant les siennes propres. La république gère les affaires du pays avec l'argent des autres (les contribuables) que l'on peut dépenser à loisir puisque personne n'est en définitive responsable de la gabegie. On peut ainsi jeter l'argent par les fenêtres.

Est-ce pour cela que le Directoire invente l'impôt sur les fenêtres en 1797 ? Pour qu'il y ait moins de fenêtres par où jeter l'argent ?

A l'appui de ce raisonnement il est possible de mettre en parallèle l'affaire Fouquet de LOUIS XIV (Fouquet soutenu par la gauche actuelle) et l'affaire Cahuzac (Cahuzac-Hollande défendu par la même gauche) !

ET LA REPUBLIQUE RAN-TAN-PLAN aime ça !

* Changement de titre devant la faible lecture de l'article qui a pourtant demandé pas mal d'heures pour sa rédaction  sur un sujet tabou !

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10 AVRIL 1917 dans la Somme, JEAN-PIERRE CALLOC'H MORT AU CHAMP D'HONNEUR POUR LA FRANCE....

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10 AVRIL 1917 dans la Somme,             JEAN-PIERRE CALLOC'H MORT AU CHAMP D'HONNEUR POUR LA FRANCE....

"Songez que nous serons tombés, non pas pour la Justice ou la Liberté dont la République Française s'est moquée tout autant que l'Empire Allemand, mais pour le rachat de notre terre et puis pour la beauté du monde" avait écrit dans sa "Prière du Guetteur" le poète Breton, Bleimor (Loup de mer), Jean-Pierre Calloc'h.

Notre Blog lui a déjà rendu hommage le 26 février 2016.

Né le 21 juillet 1888 dans l'île de Groix, de bonnes études l'amènent à passer et obtenir son Baccalauréat à moins de 17 ans ! D'une foi profonde il se destina au sacerdoce et, après le Petit-séminaire de Sainte Anne d'Auray, il entra au Grand-séminaire de Vannes. Dans les entretiens préliminaires à la réception des Ordres Majeurs où le candidat au sacerdoce est interrogé sur son milieu, il dût dire que deux de ses soeurs et son frère cadets étaient sujets à des troubles nerveux (de genre épileptique). Or le Droit Canon n'autorisait pas l'accès à la prêtrise d'un impétrant dont la proche parenté souffrait de troubles nerveux de ce genre.

En octobre 1907, c'est avec déchirement qu'il quitta le Grand Séminaire et se fit, avec son bagage intellectuel, répétiteur et devint journaliste pour divers journaux bretons. Il "monta" à Paris mais ne put se faire à la vie païenne de la capitale et revint en Bretagne.

Il se présente aux services de la Marine à Lorient mais fut refusé. Il n'est pas mobilisé comme tant d'autres lors de la déclaration de guerre à l'Allemagne - suite à l'assassinat de l'Archiduc d'Autriche à Sarajévo et la mise en route du jeu des alliances - le 3 août 1914. Jean-Pierre Calloc'h sera mobilisé à Lorient au 62ème R.I. en janvier 1915, partira en formation de Sous-officier à Saint-Maixent.

Sorti sergent il part, fin août, pour le Front dans le 219ème Régiment d'Infanterie qui sera transféré dans la région de Saint Quentin en septembre 1916 ; il sera alors promu Sous-lieutenant. Il est fort apprécié de ses hommes.

Mardi de Pâques 10 avril 1917, il est tué par des éclats d'obus l'atteignant en pleine tête à l'entrée du refuge où sa compagnie cherchait à se protéger de la mitraille allemande. Son acte de décès rédigé par l'autorité militaire, le 11 avril 1918, mentionne Courbat de Cerisy dans la Somme, d'autres textes citent Urvillers, dans l'Aisne, distant de plus de 60 Km. Ce même acte porte la mention "Tué à l'ennemi".

Il sera inhumé dans un cimetière de  militaires à Cerisy. Son corps sera exhumé puis inhumé dans son île de Groix le 8 juillet 1923.

Son nom figure parmi ceux des 560 écrivains et poètes, morts pour la France ou au Champ d'honneur, gravés à l'intérieur de l'église Sainte Geneviève de Paris, communément appelée Panthéon.

Une quarantaine de rues portent son nom en Bretagne ainsi qu'un collège à Locminé ;il y eut, durant une vingtaine d'année, un transport de passagers et de véhicules entre le continent et l'île de Groix ou entre le continent et Belle Île en mer. En arrière toute le navire vibrait de toutes ses entrailles et était vraiment un bateau dans la forte houle !

Nous devons à Jean-Pierre Calloc'h de magnifiques poèmes tous marqués de sa Foi, qu'il exprime sans honte, et de son attachement à sa Terre Bretonne, dont ce superbe texte mis en musique par Jef Le Penven (1919-1967) et interprété par Gilles Servat et Jean-François Kemener : Me zo ganet e kreiz ar mor, Je suis né au milieu de la mer.

 

En pleine mer où je suis né
Trois lieues au large.
J'ai ma fruste et blanche maison
L'alentour est couvert d'ajonc
Sur le seuil pousse le genet
En pleine mer où je suis né,
Un fils d'Armor.

Mon père, comme ses aïeux,
Etait marin;
Une vie sans gloire et obscure
-La gloire, un pauvre n'en a cure-
Nuit et jour sur l'océan bleu
Père fut comme ses aïeux
Traîne-filets.

Ma mère travaille elle aussi
-Malgré son âge-
D'elle, à la sueur de nos fronts
J'ai appris, tout petit garçon,
A glaner et tirer les fruits.
Ma mère travaille elle aussi
Pour se nourrir.

O, jours bénis de mon enfance
Où sans entrave
De ma mère dans les sillons
De mon père près du poisson
Je goûtais la chère présence,
O, jours bénis de mon enfance,
Pleins de douceur!

Nous étions six, Sainte Marie,
Assis à table:
Tous nous étions sains et heureux.
Te portant respect, comme à Dieu.
La table a changé, aujourd'hui.
Nous étions six, Sainte Marie.
Nous sommes trois...

A la porte a frappé la mort
Elle est entrée;
Notre bonheur dans un cercueil
Partit dormir au champ du deuil...
0ù un barde chantait encor
A la porte a frappé la mort...
Assez de pleurs!

Assez de pleurs! Ils étaient vains
Alors, déjà:
Et je voudrais faire une place
Au chagrin autour de mon âtre?
Il faut être fort pour demain.
Assez pleuré! Ces pleurs sont vains:
Du temps perdu!

Les pleurs d'immense désespoir
Que j'ai versés
Au cours des épreuves amères
Qu'ils soient bénis, bien au contraire:
Car sans eux je ne pourrais voir!
Ces pleurs d'immense désespoir.
C'était avant!...

Et maintenant que vous dirai-je?
Vous savez tout!
Mon bonheur terrestre effacé.
Le séminaire, puis l'armée,
J'ai marché sous Votre soleil
Et maintenant que vous dirai-je,
A Vous, mon Dieu?

Que Vous dirai-je, Dieu sévère,
Mer de bonté?
Qu'il est aigre le lait du pauvre;
Que sans rosée sèche la rose;
Que sa folie salit la terre.
Que dire d'autre, Dieu sévère?
Que je suis las!

Je viens vers Vous prendre serein.
A votre autel
Je veux réciter mon pater.
Je verrai, si mon Dieu m'éclaire.
Parlez, Votre douceur m'étreint.
Je suis venu prendre serein
M'agenouiller...

Jean Pierre Calloc'h
Traduit par Christian Souchon (c) 2007

 

Me Zo ganet E kreiz ar mor

Je suis né au milieu de la mer

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ÎLE DE Ré....MÉMOIRE SÉLECTIVE Ré publicaine, Ré visionniste!!!

Publié le par culture

ÎLE DE Ré....MÉMOIRE SÉLECTIVE Ré publicaine, Ré visionniste!!!

Sur la Cinq, ce soir, à 22 heures, une émission sur l'Île de Ré, en Charente maritime. Le Fort de Saint Martin de Ré est évoqué pour les 500 bagnards, condamnés de Droit commun qui transitèrent là avant de rejoindre les bagnes de Nouvelle Calédonie ou de Guyane. La majorité avait un casier judiciaire.

Mais pas un mot, pas un, sur les prêtres et religieux entassés au même endroit entre 1797 et 1802, au nombre de 1023 (pour moins de 500 places) dont 61, mentionnés sur le mémorial, en réalité selon la liste 68, sont décédés dans des conditions épouvantables ; car on les avait mis là dans des conditions impitoyables pour "crever".

Pour quelle raison ? Ne pas avoir prêté le serment à la Constitution civile du clergé et au dernier venu, en septembre 1797, de haine à la royauté !

Il ne faut pas compter sur les divers Mélencon, son porte-parole Alexis Corbière (celui qui veut faire baptiser une rue de Paris du nom de Robespierre), l'impeillable Peillon et consorts, pour rétablir la vraie vérité historique de la mémoire de ces martyrs !

 

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