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Abbé Jean Lemarchand. Décès d'un Chouan du Maine.

Publié le par culture

Monsieur l'abbé Jean Lemarchand, aumônier de l'Association du Souvenir de la Chouannerie Sarthoise, est décédé samedi 26 juillet à l'âge de 92 ans. Il avait présidé à la création de cette belle Association en 1993 avec Gérard Hamelin , Serge Morin, Michel Gravé . Il avait été navré de son arrêt après que le successeur de Gérard Hamelin (décédé le 21 mai 2007), Serge Morin,avait du prononcer la fin de l'Association, en 2011, par manque de cadres. La Chouannerie Mayennaise avait alors regroupé les deux Associations sous le nom de Chouannerie du Maine.

L'abbél a rejoint les Chouans et tous les Révoltés chers à son coeur, ceux qui s'étaient levés au nom de leurs libertés y compris la liberté religieuse. Lors de la messe qu'il célébrait dans l'église du baptême de Saint-Paul (Montreuil en Charnie), il nous donnait de belles homélies de combat.

Il était l'auteur d'ouvrages tels que "Prier avec Jésus", "Les Saints du Maine" et surtout " Un évêque de contrebande sous la Révolution, Monseigneur Jean-Baptiste de Maillé de La Tour-Landry"qui contait le parcours tumultueux de l'Evêque de Gap - 1774-1784 -, peu édifiant à Saint-Papoul - 1784-1791(suppresson du diocèse) 1801 -, mais devenu sage et vertueux pendant la révolution et sous la Terreur. Pendant celle-ci, il continuera, réfractaire au Serment, son ministère épiscopal, ordonnant une centaine de prêtres et assurant à Paris où il s'était réfugié, avec Monsieur Jacques-André Emery prêtre de Saint Sulpice, le service du Diocèse vacant après l'exécution de l'évêque Gobel.Nommé év^que de Rennes en 1801, il décèdera à Paris, où il était venu assister au sacre de Napoléon, le 27 novembre 1804.

Monsieur l'abbé Lemarchand est décédé, 220 ans plus tard à un jour près, à la même que Jean Cottereau dit Jean Chouan.

La messe de funérailles sera célébrée demain mercredi 30 juillet à 10 H 30, selon la forme extraordinaire du Rit romain, en l'église saint Benoît du Mans.Le Faire-Part de décès, outre celui de la famille, est de l'Evêque du Mans Monseigneur Yves Le Saux et de l'Evêque de Laval, Monseigneur Thierry Scherrer.

Que monsieur l'abbé Lemarchand repose en paix et veille sur nous.

Abbé Jean Lemarchand. Décès d'un Chouan du Maine.Abbé Jean Lemarchand. Décès d'un Chouan du Maine.
Abbé Jean Lemarchand. Décès d'un Chouan du Maine.Abbé Jean Lemarchand. Décès d'un Chouan du Maine.

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ROBESPIERRE, 28 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT...

Publié le par culture

Après la particule, en 1792, c'est la partie tête que Maximilien a perdu en cette soirée, Arrosoir 10 Thermidor An II (nouveau style), Lundi 28 juillet 1794 (vieux style).

Une ascension fulgurante, de petit député d'Arras aux Etats Généraux en 1789 à la première marche du podium conventionnel. Plus haute est la marche, plus dure est la chute. Lui le lettré avait oublié que la Roche Tarpéïenne est proche du Capitol comme disaient les Romains de l'Antiquité évoquant par là que plus on montait dans les honneurs, plus la dégringolade était rude. Le Capitol est le lieu des honneurs, la Roche Tarpéïenne est un rocher voisin d'où l'on précipitait ceux dont on voulait se séparer. Certains devraient garder dans un coin de leur mémoire ce dicton toujours d'actualité, surtout dans le cas d'honneurs frelatés.

Surnommé "L'Incorruptible", surnom qu'il aurait pu partager avec Saint-Just, pour son apparent désintérêt pour l'argent, cette "pureté financière" avait énervé une belle équipe de corrompus et corrupteurs.

Robespierre avait essayé de réconcilier le Peuple avec Dieu en lui proposant un ersatz du nom d'Être Suprême - un parent de la déesse Raison - dont la cathédrale de Limoges, sur son transpet nord, garde encore la cicatrice. Cela avait énervé les adorateurs de la Déesse Raison qui, elle, était bien palpable et péripapéticienne à souhait !

Pourtant Maximilien après avoir actionné ou fait actionner le levier Terreur au nom de son principe : "Une révolution qui n'a pas pour but d'améliorer profondément le sort du peuple n'est qu'un crime remplaçant un autre crime" avait trop cherché à améliorer le sort du peuple. Il avait ensuite essayé de freiner l'emballement des tueries. Cela avait énervé beaucoup de monde et sa position était devenue périlleuse dès le 9 Thermidor (ex dimanche), il y avait perdu sa situation et une partie de sa mâchoire inférieure gauche.

Il avait été renié par ses amis, sauf les 21 qui l'accompagnent, de force, ce jour dont : son frère, Saint-Just, Dumas (Président du Tribunal révolutionnaire, arrêté en pleine audience!), Payant (agent national de la Commune qui poussait Robespierre à l'insurrection), Fleuriot-Lescot (substitut de Fouquier-Tinville), CouthonHanriot (Commandant de la Garde Nationale), Gobeau (ex substitut de Fouquier-TinvilleVivier (ex-juge, ex Président des Jacobins), Simon (l'ancien cordonnier-gardien du petit Louis XVII), Lavalette (Louis Jean-Baptiste de Lavalette comte de la Valette, seigneur de Sérigny général robespierriste).

Demain 83 autres viendront ce mêler à cette gigantesque "Guillotin'Party" !

L'accusateur-Public est Fouquier-Tinville ; comme les interpellés sont mis "Hors la loi" leur procès se réduit à une simple reconnaissance d'identité le verdict étant: la mort.

L'échafaud, qui était installé sur la place du Trône Renversé (République actuelle) a été dressé dzans la matinée sur la place de la Révolution, ex place Louis XV.

Ils sont inhumés au cimetière des Errancis, sous un lit de chaux où ils sont sans doute encore.

Ce même jour, la Convention publie un  Décret de mention honorable du gendarme Médale (Merda).

ROBESPIERRE, 28 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT...ROBESPIERRE, 28 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT...
ROBESPIERRE, 28 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT...
ROBESPIERRE, 28 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT...ROBESPIERRE, 28 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT...

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ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de juillet 1794....

Publié le par culture

Dans le théâtre antique où se déroulent des spectacles musicaux et chorégraphiques (les Chorégies), parfois de bon goût, ont été entassés il y a 220 ans non pas des spectateurs mais de pauvres victimes de la révolution. De là 332 seront extraites pour être remises entre les mains du bourreau.

Là où se dresse le théâtre municipal, trois cent trente deux fois le couperet a tranché une vie ; là se sont écoulés 1500 litres de sang humain.

La commission populaire qui siège à Orange a été créée par le Comité de Salut Public et Robespierre le 21 floréal (10 mai) an II de la république, avec pour mission de juger les ennemis de la Révolution suivant "la seule conscience" des juges.

Étienne Christophe Maignet, avocat et député du Puy-de-Dôme, représentant de la Convention nationale, né à Ambert le 9 juillet 1758, a participé à la terrible répression de l’insurrection de Lyon et à la "punition" de Bédoin. Il installe "son" tribunal, selon les derniers décrets de la Convention sans jurés et sans défenseurs, dans l’ex chapelle Saint Louis assez grande pour accueillir spectateurs, "juges" et inculpés-condamnés des départements du Vaucluse et des Bouches du Rhône. Pour remplir les geôles de ce "Tribunal" il suffisait de la dénonciation de deux citoyens.

Efficacité et Terreur !

A Avignon le Palais des Papes reçoit 1500 détenus : Prêtres, religieux, religieuses, parents d’émigrés ou de condamnés et …des filles publiques. Que de dangereux suspects !

A Orange, à partir du 6 mai jusqu’au 19 juin, 800 personnes sont arrêtées et incarcérées, dont les religieuses de Bollène, Pont-Saint-Esprit, Sisteron, Caderousse, Pernes.

Plusieurs édifices sont transformés en prison :

-Le Théâtre romain antique, prison du Cirque, antichambre de la mort,

-Le Tribunal et prison des femmes,

-Presbytère de la cathédrale, prison de la Cure,

-Eglise Saint Florent, prison des Cordeliers,

La guillotine est dressée à l’emplacement actuel du Théâtre municipal.

Le « Tribunal » d’Orange commence à "juger" dès le 19 juin ; il a été composé par Maignet de :

Jean Fauvety, Président, né en 1763 à Uzès, Protestant "au cœur d’acier".

Pierre-Michel-François Roman de Fonrosa, dit Roman-Fonrosa, né à Die (Drôme) le 8 mars 1733, avocat, juge de la commission.

Jean-Pierre Melleret, né à Étoile sur Rhône (Drôme le 25 septembre 1761, médecin, juge de la commission.

Gaspard Ragot, 42 ans, menuisier à Lyon, juge de la commission ; ivre, il dort durant les séances !

Joseph Fernesc, ouvrier en soie à Lyon, juge,  inculte et sans pitié.

François-Charles-Gabriel-Léonard Viot, âgé de 28 ans, né à Charleville, ancien déserteur du régiment de Penthièvre-Dragons, accusateur public – dit le pourvoyeur de la guillotine -  sabre à la main, il mène les condamnés du « Tribunal » à la prison du Cirque, antichambre de la guillotine. Là il les dépouille de leurs derniers biens.

Joseph-François Barjavel, homme de loi, né à Carpentras le 7 novembre 1764, conseil de l'accusateur public.

Claude Benêt, homme de loi natif d'Orange, 31 ans, greffier de la commission.

Eustache Nappier, né à Montreuil-l'Argillé le 15 mars 1751, huissier de la commission.

Claude Dubousquet fils, d'Avignon, 36 ans, commis de l'huissier adjoint.

Pierre-Nicolas Goubert, chirurgien-pédicure à Paris.

Joseph Teyssier.

Joseph-Marie-Victor-François Cottier-Julian, docteur en droit de Carpentras, 28 ans, secrétaire en chef de la commission.

Les directives du Comité de Salut Public données à Maignet le 18 mai 1794 sont claires :

«Les membres de la Commission établie à Orange sont nommés pour juger les ennemis de la Révolution. Les ennemis de la Révolution sont tous ceux qui par quelques moyens que ce soit, et de quelques dehors qu'ils se soient couverts, ont cherché à contrarier la marche de la Révolution. La peine due à ce crime est la mort. La preuve requise pour la condamnation sont tous les renseignements, de quelque nature qu'ils soient qui peuvent convaincre un homme raisonnable et ami de la liberté

Interdit par la Convention après la chute de Robespierre, le 4 août 1794, Ce « Tribunal » va prononcer, sur 595 comparutions, 147 acquittements, 116 peines de prison ou amendes, 332 condamnations à mort dont les 32 Religieuses (dont 13 de Bollène), guillotinées du 6 juillet au 26 juillet 1794, béatifiées par le Pape Pie XI le 10 mai 1925.Des prières sont dites pour qu'elles soient canonisées.

ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....
ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....
ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....
ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....
ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....
ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....

6 juillet. sœur Marie-Rose, 53 ans, bénédictine du couvent de Caderousse,

7 juillet. sœur Iphigénie de Saint-Matthieu, 32 ans, sacramentine du couvent de Bollène,

9 juillet. sœur Sainte-Mélanie, 61 ans, ursuline du couvent de Bollène,

9 juillet. sœur des Anges, 39 ans, ursuline du couvent de Bollène,

10 juillet. sœur Sainte-Sophie, 36 ans, ursuline du couvent de Bollène,

10 juillet. sœur Agnès de Jésus, 44 ans, ursuline du couvent de Bollène,

11 juillet. sœur Sainte-Pélagie, 42 ans, sacramentine du couvent de Bollène,

11 juillet. sœur Saint-Théotiste, 53 ans, sacramentine du couvent de Bollène,

11 juillet. sœur Saint-Martin, 52 ans, sacramentine du couvent de Bollène,.

11 juillet, sœur Sainte-Sophie, 54 ans, ursuline du couvent du Pont-Saint-Esprit,

12 juillet. sœur Rose de Saint-Xavier, 48 ans, sœur converse du couvent de Bollène,

12 juillet. sœur du Bon Ange, 32 ans, converse sacramentine du couvent de Bollène,

12 juillet. sœur Saint-Henri, 48 ans, bernardine de l’abbaye Sainte Catherine d’Avignon,

12 juillet. sœur Saint-Bernard, 41 ans, ursuline du couvent du Pont-Saint-Esprit,

13 juillet. sœur Saint-Gervais, 45 ans, ursuline du couvent de Bollène,

13 juillet. sœur Saint-François, 52 ans, ursuline du couvent de Bollène,

13 juillet. sœur Sainte-Françoise, 38 ans, converse ursuline du couvent de Carpentras,

13 juillet. sœur Madeleine de la Mère de Dieu, 25 ans, sacramentine du couvent de Bollène,

13 juillet. sœur de l'Annonciation, 24 ans, sacramentine du couvent de Bollène,

13 juillet. sœur Saint-Alexis, 54 ans, sacramentine du couvent de Bollène,

16 juillet. sœur Aimée de Jésus, 61 ans, sacramentine du couvent de Bollène,

16 juillet. sœur Marie de Jésus, 36 ans, sacramentine du couvent de Bollène,

16 juillet. sœur Saint-Joachim, 58 ans, converse sacramentine du couvent de Bollène,

16 juillet. sœur Saint-Michel, 55 ans, converse ursuline du couvent de Bollène,

16 juillet. sœur Saint-André, 65 ans, converse ursuline du couvent de Bollène,

16 juillet. sœur Madeleine du Saint-Sacrement, 51 ans, ursuline du couvent de Pernes,

16 juillet. sœur du Coeur de Marie, 40 ans, bernardine de l’abbaye Sainte Catherine d’Avignon,

26 juillet. sœur Saint-Augustin, 75 ans, sacramentine du couvent de Bollène,

26 juillet. sœur Catherine de Jésus, 70 ans, ursuline du couvent du Pont-Saint-Esprit,

26 juillet. sœur Saint-Basile, 61 ans, ursuline du couvent du Pont-Saint-Esprit,

26 juillet. sœur Claire de Sainte-Rosalie, 68 ans, ursuline du couvent de Bollène,

26 juillet. Mère du Coeur de Jésus, 58 ans, ursuline, Supérieure du couvent de Sisteron,

La Révérende Mère du Sacré-Cœur de Jésus savait-elle qu’elle serait la dernière exécutée de tous ces innocents ? Car en effet le lendemain, Robespierre tombait. La persécution religieuse marquera alors une pause avant de recommencer sous le Directoire.

Dépouillées de tous leurs maigres biens on leur avait laissé, de façon inexplicable, leurs croix et leurs chapelets qui ne leur furent enlevés qu’au départ pour l’échafaud.

Pendant toute leur détention, comme leurs Soeurs Carmélites de Compiègne (exécutées le 17 juillet à Paris), elles continuèrent de se plier à l’observance de leur Règle : lever à 5 heures, méditation, récitation de l’Office de la Sainte Vierge, Litanie des Saints, confession à haute voix, Communion de Désir puisque privées de prêtre ; lorsque les prisonniers étaient appelés pour le pseudo-jugement elles récitaient les prières de l’Extrême Onction, renouvelaient leurs Vœux.

Puis ensuite, lorsque les clameurs des assassins retentissaient, signalant l’ultime sacrifice, elles récitaient l’Office des morts.

Quelles furent les victimes ? D’après les registres de la Commission populaire :

Outre les 32 religieuses, 36 prêtres et religieux, 43 paysans, 13 cordonniers, 12 femmes, 11  soyeux, 3 cardeurs de laine, 6 orfèvres, 6 charpentiers, menuisiers ou charrons, 5 aubergistes, 5 tailleurs, 5 maçons, 3 boulangers, 3 Maréchaux-ferrants, 2 bouchers, 2 chapeliers, 2 cordiers, 2 meuniers, 2 selliers, 2 couturières, des fondeurs, foulonniers, messagers, pâtissiers, quincailliers, taillandiers, vanniers, relieurs, colporteurs, commis ou domestiques.

ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....
ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....
ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....
ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....

Quels souvenirs de ces massacres ?

-Des plaques sont apposées, discrètement, sur les édifices concernés. Un monument expiatoire fut construit en 1825 ; endommagé – comme par hasard – par la révolution de 1830 il sera rasé en 1848 – encore une révolution ; à son emplacement se dresse le théâtre municipal construit en 1882.

-Le site de recueillement de Gabet, au Nord Ouest d’Orange :

En effet, les corps des suppliciés furent ensevelis dans trois fosses au lieu dit le champ de Laplane.

Dès 1799, un nommé Pierre Millet se rendit acquéreur de la précieuse parcelle afin qu’elle ne soit jamais labourée.  En 1832, il fit construire une chapelle sur l’emplacement de trois des quatre fosses utilisées (sur les sept creusées – Robespierre est tombé à temps !-). Une croix marqua l’emplacement de la quatrième où reposent une trentaine de suppliciés dont les dernières religieuses exécutées. Une nouvelle croix fut créée, réalisée et offerte par un artiste ferronnier de Sommières (Gard), Albert-Georges Augé. Cette croix, bénite en septembre 1997 a été posée à la mémoire du Père Yves-Marie Salem–Carrière, créateur du Souvenir Catholique en Languedoc.

Elle pèse 380 kg et mesure 4,30 m  de  haut   pour 2,20 m de large, on distingue trois croix : Une blanche pour les enfants martyrs, une  torsadée et dorée pour la Royauté, le  Clergé, les Religieux martyrs, et, enfin, une de bronze torsadé qui représente l’Armée catholique du Midi, les victimes de toutes les guerres et tout le peuple martyr.

ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....ORANGE, Vaucluse, LES CARNAGIES de  juillet 1794....

Après ces massacres que sont devenus les responsables ?

Étienne Christophe Maignet, représentant de la Convention nationale meurt à Ambert, son village natal le 22 octobre 1834. Inquiété après la chute de Robespierre, il va passer à travers les différents procès touchant les robespierristes, se cache jusqu'à l'amnistie générale que se votent  les  Conventionnels – on n’est jamais trop prudent ! – le 26 octobre 1795 et les différents épisodes. Il reprend son métier d'avocat à Ambert, où il acquiert l'estime de chacun. Condamné à l'exil par la loi contre les régicides sous la Restauration il se cache à Ambert. Sa fille adresse une demande en grâce à Louis XVIII signée par les prêtres de la ville dont le curé signe un certificat exaltant les qualités de Maignet (!!!) Son retour se fera sous Louis-Philippe. Il est accueilli par une femme qui lui demande : « As-tu amené ta guillotine avec toi ? ». Elu bâtonnier des avocats, il le demeure jusqu’à sa mort par attaque d’apoplexie, le 22 octobre 1834, à l’âge de 76 ans.Il est cité dans les célébrités locales de la ville d'Ambert dans le Puy de Dôme. Sa tombe (à peindre en rouge ?) est toujours visible dans le cimetière.

Jean Fauvety, Président sera guillotiné le 26 juin 1795 à Avignon.

Pierre Roman de Fonrosa, dit Roman-Fonrosa, juge, sera guillotiné le 26 juin 1795 à Avignon

Jean-Pierre Melleret, juge de la commission, sera guillotiné le 26 juin 1795 à Avignon

Gaspard Ragot, juge sera guillotiné le 26 juin 1795 à Avignon

Joseph Fernesc (ou Fernex), juge, sera exécuté par la foule, à Lyon le 14 février 1795.

François-Charles-Gabriel-Léonard Viot, accusateur public, sera guillotiné le 26 juin 1795 à Avignon (cela l’a-t-il fait s’esclaffer comme il le faisait devant ses victimes ?).

Joseph-François Barjavel, conseil de l'accusateur public sera guillotiné le 26 juin 1795 à Avignon.

Claude Benêt, greffier de la commission sera guillotiné le 26 juin 1795 à Avignon

Eustache Nappier, huissier de la commission, condamné le 26 juin 1795 à 12 ans de fer et à être préalablement exposé attaché à un poteau placé sur un échafaud, pendant six heures, sera poignardé par des inconnus pendant son exposition.

Claude Dubousquet, commis de l'huissier adjoint, acquitté le 26 juin 1795.

Pierre-Nicolas Goubert, mis hors de cause le 26 juin 1795.

Joseph Teyssier, mis hors de cause le 26 juin 1795.

Joseph-Marie-Victor-François Cottier-Julian (27 ans), secrétaire en chef de la commission ; jugé le 10 juillet 1795, condamné à 20 ans de fers et à six heures d'exposition. À sa demande, sa peine est relevée à 24 ans de fers pour éviter l'exposition, devant la menace qu'il soit assassiné comme Eustache Nappier. Le jugement est annulé l'année suivante, et il est libéré.

Les corps des condamnés furent jetés dans le Rhône par la foule qui était venue, de loin, assister à leur exécution. Conduite humainement compréhensible après tant de souffrances.

Que les 32 Bienheureuses veillent sur la France.

Sources partielles: Abbé Méritan + documentation SCB

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SANTEZ ANNA, SAINTE ANNE PROTECTRICE DE LA BRETAGNE

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Il y a juste cent ans, le 26 juillet 1914, le Pape Pie X proclame Sainte Anne, la mère de Marie, grand-mère du Fils de Dieu "Patronia Provinciae Britanniae" "Patronne de la Province de Bretagne", patronne du Duché de Bretagne. C'est une déclaration officielle de la Papauté par celui qui sera canonisé par le Pape Pie XII le 29 mai 1954 sous le nom de Saint Pie X. C'est une grâce pour la Bretagne.

Sa Fille, Marie, la Sainte Vierge, devra attendre un peu, pour être proclamée Sainte Patronne de la voisine de la Bretagne, la France, le 2 mars 1922 par le Pape Pie XI.

Mais déjà, par son voeu du 10 février 1638, Louis XIII confiait le Royaume de France à la Mère du Fils de Dieu, en sa solennité du 15 août.

Aujoud'hui, sur le domaine de Sainte Anne d'Auray, des milliers de pélerins vont être réunis autour du Nonce apostolique et de Monseigneur Centène et des centaines (sans jeu de mot) de prêtres pour rappeler cette décision romaine.

Que la Mère et la Grand'Mère veillent sur nous !

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LORIENT. 1794. UN MARTYR DE PLUS...

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L’abbé Jean FROCRAIN, né le 24 juin 1735 au village de Lorganais en Pontchâteau - diocèse de Nantes -, est le fils de François et de Guillemette Guihenneuc.  

Il est ordonné prêtre à Nantes le 20 mai 1760 par Monseigneur Pierre Mauclerc de La Mousanchère  (Evêque de Nantes du 17 avril 1746 au 1er avril 1775).

En 1790, il est nommé prêtre habitué (chapelain) de la chapelle Sainte Anne de Coëtrozic (entre Pont-Château et Sainte Reine), charge qui s’ajoute à celle de Recteur de Sainte Reine jusqu’à la fin d’avril 1792. En 1793 Sainte Reine (martyre gallo-romaine) de Bretagne (appellation datant de 1680)  est rebaptisée « L’Union » par la Convention en 1793 ; elle retrouvera son vrai nom sous le Consulat en 1799.

Fidèle au Pape, il a refusé de prêter serment (1790 applicable en janvier 1791 : Serment d’obéissance à la Nation, à la loi, au Roi), Réfractaire rejeté par les lois, il tente au mois d'octobre 1791 d'embarquer pour l'Espagne, au port de Vieille-Roche en Arzal (estuaire de la Vilaine).

Souffrant d’infirmité (on l'appelait "le clochard") il ne le put et alla se réfugier chez sa sœur. Caché et habillé en paysan il fut trahi par un Vendéen, en fuite après la débâcle de Savenay le 23 décembre 1793, et que sa famille avait héroïquement caché.

Pris dans sa cache trahie,  il fut arrêté et transféré à La Roche-Bernard, puis à Vannes pour y être écroué à la Porte prison. Il est transféré à Lorient. C'est à Lorient qu'il est jugé et condamné à mort le 22 juillet 1794, sentence exécutoire dans les 24 heures au motif qu’ "il est, par la loi, réputé sorti du territoire français et, étant caché, il est dans !a classe des émigrés rentrés".

L’abbé Jean Frocrain est guillotiné le 23 juillet au soir, sur la place de la Montagne (actuelle place Alsace-Lorraine). Il avait 59 ans.

Soulignons le cynisme et la perversité du jugement :

 "réputé sorti du territoire français" : il a cherché, par obligation, à émigrer en Espagne,

"étant caché, il est dans la classe des émigrés rentrés". Il a tenté d'émigrer (cela est suffisant !) et il s'est caché donc il est rentré d'émigration !!!

 

 

 

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QUAND L'ABBAYE DE KERGONAN DEVOILE SES TRESORS ...

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QUAND L'ABBAYE DE KERGONAN DEVOILE SES TRESORS ...QUAND L'ABBAYE DE KERGONAN DEVOILE SES TRESORS ...QUAND L'ABBAYE DE KERGONAN DEVOILE SES TRESORS ...

Samedi 19, à l'Abbaye de Kergonan en Plouharnel dans le Morbihan, Le Révérend Père Abbé Dom Philippe Piron recevait, sur invitation de l'Office de Tourisme de Plouharnel et de son imaginative directrice Madeleine Juberay, pour le vernissage de l'exposition offerte au public : "L'Abbaye de Kergonan dévoile ses trésors".

Comme le faisait remarquer dans son intervention Sarah Toulouse, conservatrice des fonds patrimoniaux de la Bibliothèque de Rennes, "Il y a les fonds patrimoniaux publics, facilement accessibles, les fonds patrimoniaux privés et les fonds patrimoniaux des abbayes plus difficilement compulsables de par leurs statuts ". Cette exposition, organisée sur une idée lumineuse de Madeleine Juberay dans le cadre de la 7ème édition de "Plouharnel en arts", est donc une première pour le public qui s'intéresse à l'art littéraire et son support: l'écriture et le livre.

"Le moine est l'ami du livre. Il est un chercheur de Dieu et pour accomplir cette vocation, l'écriture sainte est omniprésente dans la vie du moine " souligne dans son brillant, élevé - et ne manquant pas d'humour - discours d'accueil Dom Philippe Piron. Un antidote à la pensée unique. A rapprocher du dicton du regretté abbé André Moisan : "Homme de livre, homme libre "!

Le Père Francesco, bibliothécaire, exposa dans un court discours élevé et gaie, la difficulté des choix qui avaient présidé à prélever de la riche bibliothèque de l'abbaye les oeuvres les plus représentatives. "Jamais le monastère n'avait jusqu'alors envisagé ou projeté de donner à voir les plus belles pièces de sa bibliothèque". Et c'est un vrai bonheur : Un florilège de 50 pièces rares et anciennes sont présentées sous vitrines sécurisées, depuis des incunables (on appelle ainsi les ouvrages imprimés avant le XVIème siècle- de incunabuluml, berceau) dont un exemplaire de 1469, un parchemin du XIVème, des ouvrages XVIIème et XVIIIème jusqu'au XXème (le missel d'autel utilisé par le pape Jean-Paul II lors de la messe célébrée à Sainte Anne d'Auray en septembre 1996. De quoi rêver aux époques de réalisation et au travail d'enluminure et d'écriture réalisé par les moines copistes.

 

QUAND L'ABBAYE DE KERGONAN DEVOILE SES TRESORS ...QUAND L'ABBAYE DE KERGONAN DEVOILE SES TRESORS ...

Après le Révérend Père Abbé, notre hôte, ce fut à l'organisateur, l'Office de Tourisme de Plouharnel, de parler de la réalisation de ce projet sorti tout droit de la pensée de la Directrice de l'Office.

Mais le discours commença par un "gag" : le Président de l'O.T. avait une totale extinction de voix et ce fut donc Madeleine Juberay qui prononça le discours qui fit qu'elle dut s'auto-remercier ! Une très belle pièce de théâtre. Puis ensuite ce fut le discours de la directrice dans un discours empli de brio, de savoir et de fins humour et traits d'esprit.Il suffisait de voir les visages et d'entendre les rires pour s'en convaincre.

Puis ce fut au tour du Maire de Plouharnel (et Vice-président du Conseil Général), Gérard Pierre,  de conclure, en temps que partenaire de l'exposition. Discours de haute tenue, pas fréquent dans la bouche d'un homme politique, sur la chance de Plouharnel de compter sur ses terres une abbaye aussi riche intellectuellement et spirituellement, discours  qui laissait penser qu'un esprit inspiré avait souflé sur Plouharnel, conjointement sur la Mairie et sur l'Office de Tourisme. Bravo à cet esprit.

Puis Dom Philippe Piron invita l'assemblée ( plus d'une centaine de personnes) à venir partager le verre de l'amitié accompagné de mises en bouche bien sympathiques. On sait recevoir chez les Bénédictins !

Cette exposition, à l'entrée libre, se tient dans la salle d'exposition de l'abbaye jusqu'au 24 août, de 16 H à 19 H (après la plage !) ; le trajet est fléché. Ne ratez pas cette visite.

Et si vous rencontrez le Père Fancesco, questionnez-le, vous serez ravis !

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LES CARMELITES DE COMPIEGNE, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT

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Le 2 novembre 1789 l’Assemblée Constituante décide la confiscation des biens du clergé, des grands monastères au plus humble presbytère en passant par les couvents et les églises. Pour la gloire de la Nation et le profit de quelques aigres-fins qui n’ont qu’un but : s’enrichir sans vergogne, sans scrupules.

Pour l’instant il n’est pas question d’expulsion des personnes occupant les lieux, prêtres, religieuses. Les moines seront regroupés par monastères.

 

Décret du 13 février 1790 ; la même Assemblée Constituante s’immisce dans le domaine spirituel – le "dada" de la Franc-maçonnerie – supprime les ordres monastiques et les Congrégations. L’Assemblée laïque – qui compte des Membres du clergé ! – supprime les Vœux monastiques comme emblématiques d’une privation de liberté et invite les religieux et religieuses à quitter leurs monastères et leurs couvents. Les religieuses peuvent encore y rester et percevront une pension (puisque tous les moyens d’existence ont été volés !).

 

Les religieuses du Carmel de Compiègne expriment leur volonté de rester dans leur maison, pour continuer à vivre en communauté comme le prescrit leur Règle. Seule une novice ne pourra pas prononcer ses vœux.

 

Décret du 8 octobre 1790 :  « les religieuses qui préféreraient la vie commune à la liberté devaient nommer entre elles, au scrutin et à la pluralité absolue des suffrages, une supérieure et une économe ». 

La Révérende Mère Supérieure saint Augustin est réélue, l’économe sera Mère Henriette de Jésus.

17 Août-18 Août 1792 : Dissolution des Congrégations et expulsion des religieuses que l’on avait tolérées dans leurs couvents qui seront vendus ; la date limite d’exécution est le 1er octobre. Les Carmélites sont expulsées le 14 septembre, habillées en civil, leurs habits religieux leur ayant été enlevés.

Elles ont trouvé refuge chez des âmes compatissantes, dans quatre maisons et s’organisent pour mener, par quatre, leur vie en communauté et pendant quelques mois, elles peuvent encore prier ensemble en assistant à la messe. Elles ont prêté Serment de Liberté-Egalité puisque « étatisées » et chaque jour elles re-prononcent leur « Vœu de consécration totale à la Volonté Divine » pour obtenir la fin des Massacres de la Terreur et la paix pour l’Eglise et l’Etat, Voeu prononcé lorsqu’elles étaient encore au carmel.

Les Lois et Décrets pleuvent sur la religion catholique ; c’est bien elle qui est essentiellement visée par la révolution. Il est d’ailleurs étrange que l’on ait pu entendre dans une association liée aux commémorations de cette époque que « ça ne servait à rien d’aller à la messe » !

LES CARMELITES DE COMPIEGNE, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT

COMPIEGNE 21 JUIN 1794 : les quatre maisons sont perquisitionnées, les religieuses transférées de Compiègne à La Conciergerie le 12 juillet. Juste avant de partir, leurs vêtements civils étant en guenilles, on ne peut leur procurer que – Oh ! Joie ! – leurs habits monastiques. Dans leur cellule elles reprennent leur vie communautaire de prières.

Le 16 juillet elles célèbrent leur Fête de Notre Dame du Mont Carmel, avec une grande joie.

17 juillet, elles passent en jugement, en habit, l’Accusateur public, Fouquier-Tinville, les accusant « d'avoir formé des conciliabules de contre-révolution et d'avoir continué à vivre soumises à leur règle et à leur supérieure ». On a retrouvé dans leurs affaires des « Sacré-Cœur » emblème du fanatisme, le grand mot est lâché ! Fanatiques et séditieuses ! Des religieuses !

Le verdict, pardon, l’Acte d’accusation a été rédigé avant le simulacre de procès, pas d’avocat, pas de témoins, pas d’Appel ! De plus les Carmélites réfutent leur Serment de « Liberté-Egalité ».

Elles sont condamnées à mort, embarquées dans les charrettes, emmenées place du Trône renversé, en priant et chantant des cantiques, le « Salve Regina » « Lauda Te Dominum, omnes gentes » (Toutes les nations Te louent Seigneur). Au pied de la guillotine, agenouillées, elles renouvellent leurs vœux. La première guillotinée est la novice Sœur Constance qui n’a pas pu prononcer ses vœux ; elle fait la génuflexion devant la Mère Supérieure pour lui demander la permission de mourir.

La dernièe guillotinée est la Révérende Mère Supérieure.

LES CARMELITES DE COMPIEGNE, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT

Il est 20 heures, il y a 220 ans exactement.

Elles sont inhumées au cimetière de Picpus.

LES CARMELITES DE COMPIEGNE, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT

 

Ces martyres de la Foi seront canonisées par Saint Pie X en mai 1906.

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14 JUILLET DIVERS DANS L'HISTOIRE...

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14 juillet 1789, la Reddition de la Bastille par le trop confiant Gouverneur de Launay se termine par une vraie boucherie, signe précurseur des horreurs à venir. Si Manuel Valls avait été le Ministre de l'Intérieur de l'époque les évènements se seraient déroulés autrement. Quoique les gaz lacrymogènes n'existaient pas ! Le mot reddition n'étant pas glorieux pour les vainqueurs "on" rebaptisera cela "Prise de la Bastille" ce qui justifiera, aux yeux de l'Histoire, les exactions criminelles commises lors de l'assaut !

14 JUILLET DIVERS DANS L'HISTOIRE...14 JUILLET DIVERS DANS L'HISTOIRE...
14 JUILLET DIVERS DANS L'HISTOIRE...

14 juillet 1790, Fête de la Fédération, Messe célébrée par Talleyrand sur le Champs de Mars ; le Roi prête Serment à la Constitution. Cette Fête marque la fin de la Révolution ouverte par la Reddition de la Bastille symbole de "l'autoritarisme royal". Beaucoup de ceux qui vont outrepasser la paix promise par cette Fête s'en mordront bientôt les doigts, d'autant plus facilement d'ailleurs puisqu'ils auront la tête à côté des mains !

14 JUILLET DIVERS DANS L'HISTOIRE...

17 juillet 1793, Blessé grièvement lors de l'attaque de Nantes le 29 juin, Jacques Cathelineau décède à Saint Florent le Vieil.

14 juillet 1795, la Convention fait de "La Marseillaise" l'Hymne national de la république.Elle ne le sera plus l'année du vote du sénat décidant que Buonaparte sera dorénavant Napoléon Ier (mai 1804).

 

14 juillet 1880. La loi proposée le 21 mai par le député Benjamin Raspail  est votée le 8 juin et promulguée le 6 juillet 1880 : le 14 juillet devient le jour - férié - de commémoration de la mort de Jacques Cathelineau. Bel hommage de la IIIème république au combattant royaliste des Mauges *. Cette même année les différentes manifestations sont accompagnées d'un défilé militaire. Les festivités ont lieu sur les pelouses de Longchamp.

15 juillet 1915, les restes de Claude Joseph Rouget auto-proclamé Rouget de Lisle (alors que ses trois frères et ses quatre soeurs continuent de s'appeler Rouget) sont tranférés aux Invalides. Etre en guerre (avec ses dizaines de milliers de morts) depuis août 1914 contre l'Allemagne  n'empêche pas les politiciens de se distraire !

14 juillet 1919, premier défilé sur les Champs Elysées ; c'est le défilé de la Victoire, une victoire qui a causé la mort de un million quatre cent quatre vingt mille soldats, sans compter les civils, hommes femmes, enfants.

14 juillet 1993, Deuxième centenaire de la mort de Jacques Cathelineau, organisé par le Souvenir Vendéen. La très nombreuse assemblée a le bonheur de bénéficier des commentaires éclairés de Jean Brochard, alors administrateur de l'Association.

14 juillet 1994 au 14 juillet 1997, nous sommes quelques amis à entourer Monsieur Jean Brochard ; parfois deux ou trois, parfois plus.

14 juillet 1998 au 14 juillet 2003, Le Comité CélébrationS Charette vient soutenir Monsieur Jean Brochard dans son devoir de Mémoire. Le drapeau du Souvenir Chouan de Bretagne apparaît dès 2001 (pas de photo) et, en 2003, en tête d'un cortège qui va traverser une partie de Saint Florent, avec quelques éléments costumés (Coeurs de Chouans et costumés locaux) en chantant "La Marseillaise" de l'Armée Catholique et Royale. Superbe ! Sont présents : Pierre Causse, Président du Souvenir Catholique en Languedoc et le descendant du chouan Lelasseux portant le drapeau de la Chouannerie Sarthoise.

14 juillet 2004 au 14 juillet 2012, le Souvenir Chouan de Bretagne est aux côtés de Monsieur Jean Brochard pour des itinéraires variés et des causeries toujours enrichissantes par la fougueuse rhétorique et les connaissances de cet orateur infatigable. Du bonheur !

*(Il s'agit bien évidemment d'une boutade !)

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14 juillet 2013, dernière organisation par le Souvenir Chouan de Bretagne, Monsieur Jean Brochard n'ayant pu, pour raison de santé, être présent. Le Président du Souvenir Chouan de Bretagne fait une causerie sur la vie hors du commun de cet homme, Jacques Cathelineau,  Chef de l'Armée Catholique et Royale, qui s'est levé au nom de ses libertés, y compris la Liberté religieuse. Il rend en suivant un hommage appuyé à Monsieur Jean Brochard, accompagné durant 19 ans,  qui a pérennisé la mémoire de cet homme rare.

 

14 juillet 2014, le Souvenir Chouan de Bretagne n'organise pas ce 221ème anniversaire de la mort de Jacques Cathelineau. 

Ce qui nous amène à une intéressante leçon d'ornithologie:

Le Coucou.

La femelle du coucou gris est de teintes allant du blanc au noir en passant par le gris. Certaines ont le haut portant parfois des couleurs fauve. Elle émet un chant, assez plaisant, dont on dit qu’il annonce le beau temps.  De volume assez important elle a un pouvoir séducteur. Elle est polyandre, c’est-à dire qu’elle ne se contente pas d’un seul mâle durant sa vie. Elle ne construit jamais de nid et se contente de parasiter le nid d’autres espèces mais intelligemment : par une recherche de mimétisme,  elle choisit des nids contenant des œufs dont la teinte se rapproche de celle de l’œuf qu’elle va y déposer afin de mieux tromper l’instinct nourricier naturel des constructeurs-pondeurs-propriétaires.

Un cycle d’incubation court et voilà l’enfant des parasites qui éclot. Son premier travail est d’expulser les œufs des parents légitimes voire de l’oisillon qui aurait eu l’inconscience de naître un peu plus tôt au titre du « Pousses-toi de là que je m’y mette ».

Imitant le cri, de façon innée, des oisillons évincés de chez eux, le parasite va être nourri par les parents trompés. L’espèce la plus souvent parasitée est une sorte de fauvette, la Rousserolle, oiseau de petit gabarit. L’oiseau, menu, s’épuise à nourrir un oisillon qui prend très rapidement du volume. A tel point que le nid devient vite trop petit.

Le nid devenant rapidement trop petit, dans 90% des cas, le squatter tombe et est dévoré par d’autres prédateurs.

 

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La morale de ce dernier article ?

Il y a donc une justice !

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Mais en ce 14 juillet, qui a vu des éléments de l'armée algérienne défilant sur les Champs Elyzées devant des politiciens qui méconnaissent leur Histoire de France politique, militaire et religieuse, il était bon de saluer la mémoire d'un grand soldat qui obtint la reddition de la Smalla d'Abd el Kader le 24 décembre 1847 : le Général Christophe de La Moricière.

Le monument élevé à sa gloire à Constantine a été démonté lors de l'indépendance de l'Algérie et remonté à Saint Philbert de Grandlieu, le lieu d'origine de sa famille, à côté de l'église.

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Il faut rappeler aussi que ce valeureux général de Zouaves rejoignit en 1860 les Etats du Pape Pie IX et endossa l'uniforme des Zouaves Pontificaux afin de défendre la Papauté contre les agressions du roi Sarde, Victor-Emmanuel, et les ambitions territoriales de Garibaldi. Les effectifs insuffisants entraîneront la défaite des Troupes pontificales à Castelfidardo le 18 septembre de la même année dans une bataille dans laquelle périt la fine fleur de la noblesse de l'Ouest et brtetonne en particulier.

Le général de La Moricière rentrera en France, se retirera sur ses terres et décèdera le 11 septembre 1865 à l'âge de 59 ans. Le pape Pie IX fera édifier à sa mémoire le magnifique cénotaphe visible dans le transept nord de la cathédrale de Nantes.

Une avenue lui est aussi dédiée à Nantes. Le hasard (???) fait que c'est sur cette avenue que se trouve l'ancien Entrepôt des cafés, le Dachau nantais de 1793-1794.

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YVON NICOLAZIC 2014: ME ZO ANNA, MAM MARI "Je suis Anne, la Mère de Marie".

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YVON NICOLAZIC 2014: ME ZO ANNA, MAM MARI "Je suis Anne, la Mère de Marie".

Consacré aux visions et messages de Sainte Anne à Yvon Nicolazic, le spectacle Son et Lumière mis en scène par l'abbé Frédéric Fagot sur un scénario de l'abbé Eric Trochet est présenté de nouveau cette année, du vendredi 8 août au samedi 16 août (sauf le jeudi 14).

En cliquant sur ces dates vous aurez accès au site des organisateurs qui ont mis en place un système de réservation à distance et de paiement sécurisé.

Le début du spectacle est annoncé pour 22 H 15 mais il ne faut surtout pas rater la mise en bouche, ou plutôt en oreilles dès 21 H 30 par un acteur revêtu de la bure qui nous conte l'Histoire du chant d'Eglise, grégorien plus particulièrement, et du chant polyphonique. Lequel moine, alliant à ses capacités vocales - Bassecontre à Haute-contre - de belles capacités d'animateur, fait chanter les spectateurs, même en canon !

Un superbe moment de détente et de culture, générale et religieuse.

Et c'est l'occasion de voir l'actuel évêque de Vannes dans le rôle de l'évêque de Vannes !

Bravo à tous, auteurs, interprètes, décorateurs, sonorisateurs, éclairagistes etc...

7€ pour les moins de 12 ans, 14 € pour les adultes.

 

A noter que ce spectacle ne plaît pas à tous ; c'est normal. Mais de là à utiliser l'insulte et les immondices intellectuels, cela montre un cerveau dont le cortex ne remplit plus ses capacités et est tombé en esclavage du cerveau reptilien.

Si vous voulez vous faire mal, suivez ce lien en cliquant ici

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LORIENT, 7 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS EXACTEMENT.

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L’abbé Jacques Santerre est né le 9 mai 1716 à Férel, trêve d'Herbignac, au village de Trémont en Herbignac, fils de Jacques et de Guillemette Guyot, ordonné prêtre pour le diocèse de Nantes en 1745 par Monseigneur Turpin de Crissé de Sanzay, évêque de Nantes.  Chapelain de la Madeleine, à côté de Guérande, il refusa de prêter le serment en  1790 et se retira sur ses terres à Férel, au village du Drézel. Son neveu Jacques, prêtre lui aussi, se cacha près de lui. Le 29 avril 1794, ils furent dénoncés par Jean Lévêque, curé constitutionnel d'Herbignac et surveillés par les autorités jacobines. L'abbé  Santerre (l’oncle) fut saisi et écroué à la Tour de Vannes le 3 juin. Sa mauvaise santé (il a 78 ans) le fait interner à la Retraite des femmes, où sont regroupés les prêtres âgés et malades. Transféré à Lorient, il comparaît le 7 juillet et reconnaît  simplement : "Je me  cachais comme les autres, parce que je craignais"

Son neveu, l’abbé Jacques Santerre, est jugé en même temps que lui. Né à Herbignac le 25 octobre 1739, fils de Jean et de Marie Bertho, il a été ordonné prêtre pour le diocèse de Nantes le 20 décembre 1791 par Monseigneur Charles de La Laurencie, évêque de Nantes. II est à la fois coadjuteur de son oncle à la Madeleine de Guérande et vicaire à la paroisse en 1791. Réfrac­taire, il se retire lui aussi dans son pays natal, au village du Drézel. Il se livrera lui-même, pour sauver son frère qui le cachait. A l'audience du 7 juillet 1794 à Lorient, il avoue "Je demandais ma subsistance et je me retirais dans les bois, dans les granges et dans les genêts". L’Accusateur public de Lorient, François Marion, requit la mort : « Etant de ces prêtres insermentés qui sont restés déguisés et cachés sur le territoire de la République ». Il est condamné à mort à l’âge de 55 ans.

Un autre prêtre les accompagne lors de ce « procès » :

L’abbé Mathurin LE BRETON, fils de Pierre et de Jeanne Aoustin, né le 18 mai 1749 au village de Priziac en Pleucadeuc, ordonné prêtre au Mené par Mgr de Bertin, le 18 septembre 1773. De 1774 à 1780, il est vicaire à Ruffiac, puis revient dans son pays comme "curé d'office" en 1783. De santé précaire, il tenta de partir pour l'Espagne en septembre 1792, sur la Providence, aux ordres de G. Tabard de Port-Navalo, mais les vents contraires sur la côte d'Ambon l'en empêchèrent. II réussit à se cacher pendant deux ans L'imprudence lui fut fatale: en tant qu'infirme, il demanda, le 29 mai 1794, protection et asile au district de Rochefort. On l'écroua le 1er  juin à la Retraite des femmes à Vannes et, puisqu'on avait mis la main sur un réfractaire, on l'expédia à Lorient. II n'avait pas fait connaître à temps ses infirmités et s'était livré lui-même aux persécuteurs. Son premier interrogatoire à Roche-des-Trois (Rochefort), le 31 juin, confirmé par celui de Lorient le 7 juillet, amena sa condamnation à la guillotine à l’âge de 45 ans.

Tous les trois furent guillotinés dans la soirée de ce lundi 7 juillet 1794, Place de la Montagne (actuelle place d’Alsace Lorraine) à Lorient, en haine de la Foi.

Une journée ordinaire pour la Bretagne et la France persécutées !

 

 

 

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