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EN BRETAGNE, VERSION ORIGINELLE de LA MARSEILLAISE

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Sous les doigts de Jeanne, Organiste cotitulaire de l'orgue Debierre de l'église Saint Clément, avec l'autorisation du Curé de la paroisse, sous les voûtes uniséculaires, a retenti ce qui semblait être un air profane alors que c'est l'introduction de l'Opéra d'Esther, composé en 1785 par Jean-Baptiste Grisons :" Stances sur la calomnie" que je dédie à Jean-François, René, Guillaume et Georgette.

Cet opéra fut crée en la cathédrale de Saint Omer, dans le Pas de Calais.

C'est la première fois qu'il est interprété en Bretagne. Merci au Père Yves Chéreau pour son autorisation et à Jeanne pour sa belle prestation.

Bonne écoute.

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IL Y A 220 ANS, LE CULTE CATHOLIQUE EST OFFICIELLEMENT TOLÉRÉ...

Publié le par culture

SAMEDI 21 FÉVRIER 1795: Après trois ans de gâchis, persécutions, assassinats, exécutions, spoliations, François de Boissy d'Anglas, député à la Convention du département de l'Ardèche, Membre du Comité de Salut public, Protestant proche des Girondins, non régicide, annonce que la Convention décrète la Liberté du culte catholique. Il est l'auteur du Rapport des Comité de Salut Public, Comité de Sûreté générale et du Comité de législation réunis.

Déjà des "ouvertures" avaient eu lieu, le 21 décembre 1794 dans le Loir et Cher, le 25 janvier dans le Morbihan, en Vendée et pays Chouans mitoyens après le Traité de La Jaunaye le 17 février.

Mais c'est une Liberté surveillée et restreinte, surtout à destination du Clergé constitutionnel car le clergé célébrant doit avoir prêté serment à la Constitution du 14 août 1792 :

"Les édifices publics, les monuments sont les domaines de l'État ; ils ne sont plus la propriété d'une agrégation particulière que celle d'un seul homme. Vous ne souffrirez pas qu'ils soient le théâtre d'aucun acte religieux. Ils ne peuvent être prêtés à aucune secte, car si vous en admettiez une seule, il faudrait les admettre toutes, et il en résulterait une préférence ou une lutte dont vous devez prévoir les dangers. Vous ne souffrirez pas davantage que vos routes, vos places publiques soient embarrassées par des processions ou par des pompes funèbres. Les mêmes inconvénients en résulteraient, et il est d'une bonne police d'éviter les rassemblements qui peuvent égarer les hommes en alimentant le fanatisme. C'est par l'instruction que seront guéries toutes les maladies de l'esprit humain, c'est elle qui anéantira toutes les sectes, tous les préjugés, qui saura restituer à la morale cette force et cet éclat qu'elle ne doit tirer que de la raison et du sentiment ".

C'est un discours assez maçonnique et pas au sens de maçon constructeur !

 

Art. Ier Conformément à l’article VII de la déclaration des droits de l’homme, et à l’art. CXXII de la constitution, l’exercice d’aucun culte ne peut être troublé.

II. La République n’en salarie aucun.

III. Elle ne fournit aucun local, ni pour l’exercice du culte, ni pour le logement des ministres.

IV. Les cérémonies de tout culte sont interdites hors de l’enceinte choisie pour leur exercice.

V. La loi ne reconnaît aucun ministre de culte : nul ne peut paraître en public avec les habits, ornements ou costumes affectés à des cérémonies religieuses.

VI. Tout rassemblement de citoyens pour l’exercice d’un culte quelconque, est soumis à la surveillance des autorités constituées. Cette surveillance se renferme dans des mesures de police et de sûreté publique.

VII. Aucun signe particulier à un culte ne peut être placé dans un lieu public, ni extérieurement, de quelque manière que ce soit. Aucune inscription ne peut désigner le lieu qui lui est affecté. Aucune proclamation ni convocation publique ne peut être faite pour y inviter les citoyens (sonneries de cloches, lorsqu'il en reste).

VIII. Les communes ou sections de commune, en nom collectif, ne pourront acquérir ni louer de local pour l’exercice des cultes.

IX. Il ne peut être formé aucune dotation perpétuelle ou viagère, ni établi aucune taxe pour en acquitter les dépenses.

X. Quiconque troublerait par violence les cérémonies d’un culte quelconque, ou en outragerait les objets, sera puni suivant la loi du 22 juillet 1791 sur la police correctionnelle.

XI. Il n’est point dérogé à la loi du 2 des sans-culotides, deuxième année, sur les pensions ecclésiastiques, et les dispositions en seront exécutées suivant leur forme et teneur.

XII. Tout décret dont les dispositions seraient contraires à la présente loi, est rapporté ; et tout arrêté opposé à la présente loi, pris par les représentants du peuple dans les départements, est annulé.

Les prêtres réfractaires ne sont donc pas concernés par cette décision.

C'est ce décret qui va faire office de loi jusqu'au Concordat de 1801-1802. Mais ne pensons pas, ce serait une grave erreur, que ce soit le début de la liberté religieuse : Messieurs les abbés Pierre-René Rogue, Hamery, Le Bècre, Le Floch, Le Manour, Le Verger, Robin vous en apporteraient un cinglant et sanglant démenti !


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IL Y A 220 ANS était signé le Traité de La Jaunaye...

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Le 17 février 1795 était signé le Traité d'amnistie sur une table placée sous une tente entre la Grande et la Petite Jaunaye à Saint Sébastien sur Loire.

Le préambule précise que ce Traité ne s'applique pas qu'à la seule Vendée:

Les Représentants du Peuple français ....chargés de l'exécution de la Loi d'amnistie du 12 frimaire concernant les rebelles de la Vendée et les Chouans...

La copie, sous verre, n'est pas très lisible. N'y figurent que les signatures des républicains.

Ruelle est le chef de la délégation des Représentants du peuple, Charette est le chef de la délégation des Insurgés, pour les Chouans nous retrouvons le comte de Scépeaux, Pierre-Michel Gourlet, Mathurin Ménard, Cormatin, Georges Chabron de Solilhac.

Si les Révoltés sont usés par deux ans de persécutions, de privations, de guerres quasi continuelles, de vexations dans une région exsangue, les Bleus ne sont pas tellement mieux lotis. Cet arrêt des hostilités tombe à pic et les Bleus n'y ont pas consenti sans quelque arrière pensée. Ils promettent de se retirer des régions signataires mais il ne leur est certainement pas concevable qu'une partie du pays échappe aux "démocrates" jacobins. Trop de cadeaux ! Les Lettrés auraient du se rappeler ces vers de Virgile :"Timeo Danaos et dona ferentes" (je crains les Grecs même portant des cadeaux). Liberté religieuse, fortes indemnisations, une armée républicaine commandée par Charette etc. C'est tout juste s'ils ne vont mettre la main à la truelle pour rebâtir ce qu'ils ont détruit ! La chute de Robespierre, l'exécution de Carrier, ce sinistre assassin, permet aux Conventionnels nouvelle mode, de rejeter sur leurs prédécésseurs les horreurs que eux , la main sur le coeur, viennent panser et effacer.

Trop polis pour être honnêtes ! Mais, doivent se dire les Révoltés, pourquoi ne pas essayer ?

Il y a 20 ans, une plaque avait été apposée sur le mur de la Petite Jaunaye ; depuis le décès de la propriétaire de 1996, le nouveau refuse l'accès.

Samedi une plaque a été dévoilée, par le Maire Christophe Amailland, sur un itinéraire de balade en bord de Sèvre et le Sénateur-maire de Saint Sébastien, Joël Guerriau, a fait réaliser par l'artiste Diana Taubin, une fresque qui sera installée en centre ville.

IL Y A 220 ANS était signé le Traité de La Jaunaye...
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UN WEEK END HISTORIQUE....

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Plus exactement c'est un dimanche, ce n'est pas de la chouannerie mais de la culture royale, ce n'est pas dans l'Ouest, mais dans cette ville appelée "Balcon du Sud-Ouest" qui eut pour maire durant treize ans un enfant de Mauron (Morbihan) nommé Henri Thébault. Cette ville n'a pas de chance avec son évêque actuel aux prises de positions pour le moins curieuses voire iconoclastes même s'il est académicien, Mgr Dagens.

Cette ville est Angoulême, ancienne capitale de l'Angoumois.

UN WEEK END HISTORIQUE....UN WEEK END HISTORIQUE....UN WEEK END HISTORIQUE....

Dimanche 15 février, après la messe de 11 H célébrée par l'évêque d'Angoulême, ont été inhumés à nouveau, en leur précédent lieu de sépulture, au pied du pilier sud-est du transept, les restes de Jean d'Orléans, de Charles d'Orléans, grand-père et père de François d'Angoulême, François de Valois, plus connu comme le Roi François 1er et de Marguerite de Valois que son frère appelait la Marguerite des marguerites.

Ces restes humains dont on connaissait l'existence mais pas le lieu ont été exhumés lors de  travaux réalisés en la cathédrale en 2011. La plaque qui clôt leur tombeau est ainsi rédigée:

Ici ont été déposés les ossements et restes (empreintes exactement) humains des Membres de la famille royale, Jean (1399 - 1467), Charles (1459 - 1496) Seigneurs d'Orléans qui furent inhumés dans cette église d'Angoulême.

Qu'après la gloire du monde la miséricorde du Seigneur veille sur eux.

Claude Dagens, évêque d'Angoulême, 15 février 2015.

Cette cérémonie a eu lieu quelques jours après le 500ème anniversaire du sacre de François 1er à Reims, le 25 janvier 1515.

Cliquez ici pour voir les différents reportages.

A côté du pilier sud-ouest s'élève le tombeau de Monseigneur Alexandre Sebaux, natif de Laval, mort en 1891, à l'âge de 71 ans, dont la maman fut emprisonnée au Temple à Paris en 1797 pour avoir caché des prêtres réfractaires. Un saint évêque qui devrait inspirer son lointain, très lointain, successseur.

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François Athanase Charette à La Chabotterie, II

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François Athanase Charette à La Chabotterie, II

La Télé des 3 Provinces (Cliquez) a réalisé un reportage de quelques minutes sur le nouveau parcours Charette à La Chabotterie. Ce reportage complète bien notre article précédent.

Un lien à conserver par nos adhérents lointains qui veulent aussi suivre l'actualité locale.

Nous espérons que Philippe Gouraud viendra nous rejoindre pour la 18ème Commémoration des Noyades de Nantes dimanche 15 novembre 2015, en toute tranquillité, sans vitraux ni trompettes, avec notre parachutage de gerbe dans la Loire (exclusivité Souvenir Chouan de Bretagne) .

 

 

 

 

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Les BRIGANDS du BOCAGE : fin de ce qui aurait pu être une belle histoire.

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IL Y A UN TEMPS POUR RIRE ET UN TEMPS POUR PLEURER

L'Ecclésiaste

Ayant entendu des rumeurs dans la journée de samedi, je téléphonais à la Préfecture de la Vendée dès lundi matin. Le Service des Associations me confirmait que G. Herbreteau, avait dissout l'association des Brigands du Bocage dont elle était présidente. Le Procès-verbal de dissolution est signé de deux personnes, la Présidente et la Trésorière ; contrairement aux textes il n'y a pas eu de convocation pour l'Assemblée Générale extraordinaire et, d'autre part, les Membres du bureau qui avaient démissionné étaient toujours inscrits sur la liste des personnes de l'Association, avec leurs fonctions.

Cette dissolution a été prononcée le vendredi 16 janvier à 17 H au domicile de la présidente et il serait étonnant qu'il n'y ait pas eu, pour assister à cette veillée funèbre, les complices qui m'ont traîné dans la boue depuis plus d'un an.

Toujours est-il que cette dissolution n'est pas légale ; la Présidente ne s'est même pas donnée la peine de joindre un fac-similé de la convocation soi-disant envoyée aux adhérents.

A l'origine de cette triste affaire, un fait divers : Une adhérente des Brigands du Bocage (BdB pour simplifier) perd tout dans un incendie, dans la nuit du 24 au 25 novembre 2012.Les BdB lançaient une collecte à laquelle le Souvenir Chouan de Bretagne s'associait dès le 26. Réaction rapide, tout transite par les BdB. De chez moi part un coffre de C5 de vêtements et un chèque de 150€. Les dons affluent. Les gens sont très généreux.J'entends des bizarreries ; une longue enquête me permet de prendre contact avec la sinistrée de lui dire qu'elle doit être contente de la générosité des uns et des autres. Reconnaît qu'elle a reçu un vieux manteau et quelques €. La Présidente ne répondant pas à mes Mél demandant de connaître la trésorerie de l'Association dont je suis membre, je me vois contraint de passer aux lettres recommandées ; nous sommes en novembre et décembre 2013. Après la quatrième lettre, recommandéAR, c'est un déferlement de lettres d'insultes, qui cvommencent il y a juste un an ;  je vais les passer sur ce Blog. Seulement pour avoir demandé, ce qui est légal, de connaître la Trésorerie de l'Association des Brigands du Bocage.

Or il n'y a plus de trésorerie, la banque B.P.A. a mis le compte de l'Association au contentieux, mon chèque de cotisation de 25 € pour l'année 2013 a été endossé par le compagnon de la Présidente, de même que mon chèque de 150€ de don ainsi ques les chèques de X et Y le tout pour une somme dépassant les 10 mille €. J'ai déposé plainte le 12 septembre 2014, pour abus de confiance et détournement de fonds. Le restaurateur qui a servi le repas de mariage de la présidente des BdB le samedi 6 décembre a porté plainte pour abus de confiance et grivèlerie (7.700€), il reste encore du monde.

La dissolution de l'Association n'arrête en aucun cas les plaintes déposées.

Il est honteux que les adolescents et jeunes adultes qui s'étaient lancés corps et âmes dans cette aventure aux aspects très sympathiques aient été manipulés par des personnes sans scrupules, pour ne devenir que des appâts à fric, sur le dos de ceux qui se sont soulevés il y a 220 ans pour leur honneur et leurs libertés. C'est cela qui est le plus scandaleux. La perversité de la manipulation mentale et l'absence de moralité.

Cette affaire est grave et risque de mettre en cause notre crédibilité. J'ai été traîné dans la boue y compris par des proches bien manipulés. Mais j'ai pu aussi recevoir le ferme soutien de personnes chaleureuses, femmes, hommes, prêtres qui m'ont encouragé. Je pense que la violence des propos tenus démontre qu'en demandant la connaissance de la Trésorerie des Brigands du Bocage j'ai mis le doigt sur quelque chose qui ne sent pas bon.

Ceux qui se sont bien amusés vont moins le faire maintenant oui, il y a un temps pour rire et un temps pour pleurer.

Noël Stassinet,

Président du Souvenir Chouan de Bretagne

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LA CHABOTTERIE et François Athanase CHARETTE de La Contrie

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31 janvier : Belle soirée de vernissage à La Chabotterie, vendredi dernier, soirée à laquelle, parmi 800 personnes, avait été invité le président du Souvenir Chouan de Bretagne.

Cette soirée de vernissage était organisée pour présenter officiellement  le réaménagement du parcours consacré au héros Brito vendéen François Athanase Charette de la Contrie dont on oublie trop souvent de rappeler que, natif de Couffé en Loire-inférieure, l'essentiel de son combat s'est passé dans le pays de Retz qui est un des Etats de Bretagne, et non une partie du Poitou comme le reste de la Vendée. Il a vécu plus de temps en Bretagne qu’en Vendée.

Cette notion de géographie rappelée, cette soirée permit de faire des rencontres intéressantes. Ce fut l'occasion aussi de renouer avec le président de Vendée militaire et de saluer entre autres le webmaître du Blog Vendéens et Chouans et de passer des moments sympathiques avec le patron de Pays et Terroirs, Jean-Christophe Ménard.

LA CHABOTTERIE et François Athanase CHARETTE de La ContrieLA CHABOTTERIE et François Athanase CHARETTE de La Contrie

Organisée de main de maître par l'équipe de la Chabotterie, en particulier par son directeur et son responsable de la communication, la réception commença par le discours d’accueil du député local suivi de celui du Président du Conseil Général de la Vendée, Bruno Retailleau. Ce dernier fit un historique de La Chabotterie qui a rencontré Charette à la suite de sa capture dans les bois mitoyens, le 23 mars et emmené dans la cuisine, allongé sur la grande table pour que ses plaies soient sommairement pansées. Il sera ensuite emmené à Angers puis ramené à Nantes pour y être exécuté, place de Viarmes, le 29 mars 1796. La république lavait, à sa manière, le Traité de La Jaunaye signé un peu plus de treize mois plus tôt (17-18 février 1795).

Nous eûmes droit au traditionnel rapprochement entre Charette et Clémenceau malgré les incongruités que cela représente. Se souvenir du discours de Clémenceau à la Chambre des députés le 29 janvier 1891.

Evocation aussi de l’achat de La Chabotterie par le Conseil Général de la Vendée sans que soit prononcé une seule fois le nom de celui qui est à l’origine de cet achat: Philippe de Villiers. Il me semble assez extraordinaire, voire extravagant, sinon injurieux, de parler de Charette et de La Chabotterie sans évoquer, a minima, l'ombre qui flotte sur ces lieux évocateurs du combat des Révoltés, celui qui a tout fait pour la Mémoire, celui qui a sorti des catacombes de l'oubli le Souvenir des Convaincus de 1793-1796, sur tout le territoire de la Vendée, de Tiffauges au Sables d'Olonne, celui qui en ce lieu de La Chabotterie, puis sur le site du Puy du Fou a restauré la Mémoire de ceux qui se sont levés au nom de leurs Libertés, y compris la Liberté religieuse : Philippe de Villiers ! Il aurait pu être au moins cité par son successeur à la Présidence du Conseil Général !

En 1990, à l’initiative de Philippe de Villiers, le C.G.85 avait acheté à la Famille de Goué ce manoir qu’elle n’avait plus les moyens d’entretenir et Philippe de Villiers voulait en faire le phare du soulèvement de 1793. Les calomnies avaient plu de façon drue en particulier de la part du « Canard Enchaîné » suspectant un favoritisme de famille confondant, sans aucun doute volontairement, le nom de Madame Dominique de Villiers, née de Buor et la famille de Goué. Pour le "canardeur" tout ce qui porte particule devient de la même famille ! La Justice avait tranché et condamné le « canard » à une lourde amende.(Monsieur de Villiers m’avait envoyé le Livre Blanc réalisé sur cette affaire présentée de façon odieuse, et pas seulement par les gauchards ; TF 1 y était allé de sa pique).

LA CHABOTTERIE et François Athanase CHARETTE de La ContrieLA CHABOTTERIE et François Athanase CHARETTE de La ContrieLA CHABOTTERIE et François Athanase CHARETTE de La Contrie

Si la précédente présentation avait un peu vieilli avec ses automates, scènes guerrières et ses innovations (22 ans d'usage intensif, quand même), elle avait représenté le Top lors de son inauguration en 1993 et charmé les 42 Américains que j’avais amenés là le 4 juin 2009.

Nous sommes à l’heure du numérique et du virtuel : place aux techniques modernes. Port d’écouteurs (200 en tout !) laissant les oreilles dégagées pour entendre aussi son voisin, connections Wi-Fi, technologies tactiles pour découvrir le vrais visage de François Athanase et autres découvertes qui réjouiront jeunes et moins jeunes.

De quoi passer un après-midi en agréable compagnie, avec un personnel sympathique et souriant, dans un site superbe avec ses diverses pièces habillées en un parfait style XVIIème XVIIIème. Que du bonheur !

Un buffet de grande qualité (toujours à La Chabotterie !) fut servi permettant aux uns et aux autres de prolonger cette belle soirée et d’échanger sur des sujets divers et certain avarié.

Merci à Monsieur Landry Quairault, Directeur de la communication, pour les clichés.

Ouaip ! Non cité, nous sentions quand même Philippe de Villiers bien présent.

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GUEMENE sur SCORFF, LA BATAILLE DU 28 JANVIER 1795

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Il y a 220 ans exactement se déroulait la Bataille de Guémené sur Scorff dans le Morbihan.

Elle fait suite aux massacres que les Bleus ont commis à Melrand où des femmes ont été violées puis assassinées, des enfants et au moins trois vieillards tués.Ces massacres punissent l'occupation du bourg par les Chouans de Jean Jan qui est là chez lui. Le 2ème Bataillon du Jura a réalisé ce forfait.

Ce 28 janvier 1795, lendemain du massacre de Melrand, Jean Jan aimerait bien régler des comptes avec la garnison de Guémené et venger ses amis.

Jean Jan est un jeune homme de belle stature, né le 15 juin 1772 ; il a fait ses études au collège Saint Yves de Vannes qui fut une vraie pépinière de chefs Chouans.Le collège fermant obligatoirement en 1791, Jean Jan rentra chez lui en défenseur acharné des libertés.Il va réunir quelques amis fondant ainsi une "amicale des Révoltés".Dans le nombre, son ami, Claude Lorcy qui portera plus tard le surnom L'Invincible.

 

Excédé par les exactions auxquelles se livre la garnison de cette place forte proche de Pontivy, Pierre de Rémond du Chélas, dit La Couronne rejoint Jean Jan pour l'attaque.

Né à Guémené le 15 mai 1759 il est ancien Cadet puis Sous-lieutenant de Navarre Infanterie ; nommé Lieutenant en 1786 il a démissionné en 1787. Retiré chez lui, avec femme et enfants, il entre en liaison avec Armand Tuffin, Marquis de La Rouërie dès 1791. Il sera arrêté en 1792 et emprisonné, avec sa famille au Faouët pendant trois mois. Libéré, il va constituer une division de Chouans, La Couronne, qui sera intégrée à l'armée du comte Sébastien de Silz.

Pierre Mercier dit La Vendée les accompagne avec sa propre troupe.

Pierre Mercier est né le 16 juillet 1774 au Lion d'Angers, de parents aubergistes qui viendront s'installer en 1784 à Château-Gontier. En désaccord avec les applications de la révolution il va se ranger dans le camp des Révoltés, servira sous Bonchamp dans la cavalerie duquel il va faire la connaissance d'un Breton venu d'Auray pour se battre contre les révolutionnaires. Ils feront ensemble "La Virée d'Outre Loire", deviendront amis ; après la défaite de Savenay Pierre Mercier suivra son ami Georges Cadoudal et, en Bretagne, recevra le surnom de La Vendée.

Jean Jan, 22 ans et demi, Pierre du Chélas, 35 ans et demi, Pierre Mercier La Vendée, 20 ans et demi : Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années.

L'attaque des 600 Chouans a débuté de bonne heure contre les 150 Bleus qui se sont retranchés dans le château. Jean Jan est blessé par deux fois, à la cuisse gauche puis au pied du même côté. C'est grâce au sang froid d'un de ses hommes que Pierre Mercier doit la vie sauve ; mis en joue par un Bleu sont compagnon a été plus rapide. Magallon le capitaine des Bleus reconnaît avoir eu 8 grenadiers tués.

Les Chouans se retirent avec deux canons pris à l'ennemi et après avoir scié l'arbre de la liberté.

Ils se dirigent sur Le Faouët où la garnison de 136 hommes et 12 canonniers les attend de pied ferme, réfugiée sous les halles. Les deux canons tirent à mitraille et les hommes entretiennent un tir nourri. Dans la nuit du 28 au 29, les Chouans préfèrent se retirer laissant quatorze  tués, 8 blessés et de nombreux prisonniers.

Pour les Chouans le but est de faire prendre conscience aux Bleu de leur insécurité permanente en leur "pourrissant la vie" par des attaques ou des embuscades incéssantes.

Bien faire prendre conscience aux révolutionnaires que les Bretons sont chez eux, chez eux !

 

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PICHEGRU, 1795, UN FAIT D'ARMES OUBLIE....

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Charles Pichegru qui a été le professeur de géométrie et d'arithmétique à l'Ecole Militaire de Brienne de Buonaparte est un grand soldat, brillant général, d'une force quasi herculéenne il a bravé tous les dangers.

Quoique l'on pense de lui, il restera dans l'Histoire militaire de la France le seul militaire qui a pris la Flotte royale hollandaise avec un escadron de cavalerie. Le Général Pichegru avait appris que la Flotte Hollandaise était bloquée par les glaces sur les côtes du Helder, dans le golfe du Zuiderzee. Le 23 janvier 1795, il envoya aussitôt le lieutenant-colonel Louis-Joseph Lahure et un escadron du 8e ré​giment de hussards et le 15e régiment d’infanterie légère dans la nuit du 23 janvier. Chaque cavalier, après avoir enveloppé les sabots des chevaux dans des chiffons, afin de ne pas faire de bruit sur la glace, chargea en croupe un fantassin ; chaque vaisseau fut pris à l’abordage. Du jamais vu par des troupes terrestres. Les vaisseaux étant, de par leur position pris dans la glace, les canons furent inutilisables. Bilan: 15 vaisseaux et 850 canons pris à l'ennemi, sans aucune perte !

(Belge de naissance, Lahure sera naturalisé et à sa démobilisation, se lancera dans la culture de la betterave. Né le 29 décembre  1767, il est décédé le 24 octobre 1853. Il avait été admis à la retraite le 22 juillet 1818).

PICHEGRU, 1795, UN FAIT D'ARMES OUBLIE....

Georges Cadoudal sera son complice dans le complot contre le Premier Consul en 1804. Son suicide, dans sa cellule mitoyenne de celle de Georges reste une énigme ; si, en effet, notre Breton avait entendu des bruits suspects, on est certain qu'il ne serait pas resté inerte !

L'autopsie de Pichegru, qui durera plusieurs heures, ne démontrera aucun hématome signant une lutte, aucune lésion en dehors de celles causées par le garrot à hauteur du larynx, du cou, la face inférieure du cerveau et les deux lobes du poumon gorgés de sang. Et une égratignure sur la joue, là où le garrot s'était bloqué.

Le 7 avril, au soir tombant, il sera inhumé dans le cimetière Sainte Catherine (aujourd'hui disparu) dans le carré des suppliciés. Il sera exhumé en août 1865 pour être inhumé dans son village natal d'Arbois qu'il avait quitté, après ses études au collège, pour l'Ecole de Brienne, à l'âge de 18 ans. Il paraît que ces restes ne sont pas les siens, à cause de la différence de chevelure retrouvée sur le squelette. Allez savoir !

Etrange destinée que celle de cet homme, issu de la paysannerie comme Murat, mort à 43 ans

Son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile.

 

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MORBIHAN, Janvier 1795 - 2015, IL Y A 220 ANS...

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Le 18 août 1794, s'est déroulée la "bataille" de Saint Jean Brévelay où 300 Chouans ont été mis en déroute par les Bleus peut-être sous les ordres du Chef de bataillon Valesqui.

Le chef des Chouans est Joseph de Boulainvilliers de Croÿ (selon certains auteurs cette particule serait usurpée bien qu’il apparaisse dans un arbre généalogique de cette Famille), ancien officier de La Royale, peut-être bon officier de marine mais piètre commandant d'infanterie.

Joseph de Puisaye l’a nommé Maréchal de camp pour le Nord Morbihan, une partie des Côtes du Nord et d’Ille et Vilaine. Puisaye lui a remis, en outre, 50 mille Livres pour la trésorerie de la troupe. Ce dernier avait auparavant proposé le poste à Charles de La Bourdonnaye qui avait décliné l'offre.

Pierre Guillemot n’avait pas été retenu, pour ce commandement, par Puisaye ; il se retrouva donc, avec sa Division de Bignan, sous les ordres de Boulainvilliers ainsi que Jean-François Le Deist de Botidoux, de la division de Ploërmel.

Si jusque là sa principale activité avait consisté à couper les arbres de la liberté c’était autre chose que de mener des batailles face à des hommes de métier et mieux armés.

Mal armés, les Chouans avaient été mis en déroute par les Bleus supérieurs en nombre. Un Chouan avait été tué et une quinzaine faits prisonniers ; aucune perte chez les Bleus. La poursuite s’était poursuivie jusqu’à Trédion.

A la suite de cet échec, démontrant son incapacité au commandement, Puisaye releva Boulainvilliers et nomma à sa place Sébastien de La Haye de Silz (37 ans).

(Sébastien de La Haye de Silz est né au château de Silz à Arzal le 14 mars 1756. Après avoir servi dans les Dragons il devient commandant de la Garde nationale de Guérande. Il fera partie de la conspiration de la Rouërie en 1792 comme Commissaire royal pour le Morbihan).

Joseph de Boulainvilliers, qui avait épousé en 1793 Elisabeth de La Poype dont il avait eu une fille, pensait surtout à courir le guilledou avec Anne-Marie Troussier mère de madame de Forzan propriétaire du manoir de Kernicol à quelques kilomètres de Saint Jean. Ce manoir faisait plus penser, par sa fréquentation, à un lieu de débauche qu’à un centre stratégique en territoire soulevé.

Irrité de sa destitution Boulainvilliers quitta le Morbihan et alla en Ille et Vilaine avec la cagnotte confiée par Puisaye. Ce n’était pas bien !

Le manque d’Anne-Marie Troussier étant le plus fort il revint en décembre 1794, pour son malheur, au château de Kernicol.

Arrêté par les hommes de Pierre Guillemot il fut très sommairement jugé, pour désertion et comportement louche avec les républicains (trahison ?), détournement de fonds ; emmené près du hameau de Kerhervy il est fusillé dans le dos comme un traître par le capitaine Mathurin Le Labourier.

La troupe comprenait dans ses rangs Yves Tyais, du moulin de Kerauffret, grand séminariste avant la révolution et que l’on appelait l’abbé. Ce qui fait écrire à certains auteurs qu’il reçu les derniers sacrements, en particulier l’absolution, ce qui est faux car n’étant pas prêtre « l’abbé » Tyais ne détenait en aucun cas ce pouvoir.

Où fut-il inhumé, nul ne l’a jamais su.

 

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