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VENDREDI SAINT 2015

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Croix en argent de 1789 contenant des reliques de la Sainte Croix

Croix en argent de 1789 contenant des reliques de la Sainte Croix

Jésus, condamné comme prétendu Roi, vous êtes raillé, mais dans la dérision apparaît cruellement la Vérité.

Combien de fois les insignes du pouvoir portés par les puissants de ce monde ne sont-ils pas une insulte à la vérité, à la justice et à la dignité de l'homme !

Combien de fois leurs cérémonies et leurs grands discours ne sont en vérité rien d'autre que de pompeux mensonges, une caricature de la tâche qui est la leur : Se mettre au service du bien !

Jésus, celui dont on se moque et qui porte la couronne de la souffrance, est pour cela précisément, le Vrai Roi ! Son sceptre est Justice, le prix de la Justice est souffrance en ce monde ; Lui le Vrai Roi ne règne pas par la violence mais par l'amour dont Il souffre pour nous. Il porte la croix sur Lui, notre croix, le poids de l'homme, le poids du monde. C'est ainsi qu'Il nous précède et nous montre comment trouver le chemin de la Vraie Vie.

Extrait du Chemin de Croix au Colisée de Rome par le cardinal Joseph Ratzinger quelques semaines avant d'être élu Pape Benoît XVI

Texte prononcé en l'église Saint Clément de Nantes. A l'issue de la cérémonie l'assemblée sera bénie par cette croix en argent de 1789, qui en a vu des fidèles et des évènements, contenant des reliques de la Vraie Croix - certifiées par un document épiscopal contenu en son socle -   !

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1er AVRIL 1795, 12 THERMIDOR AN III, IL Y A 220 ANS...

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C'est un 1er avril, mais ce n'est pas un Poisson d'avril bien que...

La chute de la valeur de l'assignat jetait le peuple dans une misère qui faisait contraste avec le luxe étalé par les thermidoriens. Les faubourgs se rebellaient contre les amis de Fréron, le conventionnel assassin de Toulon et autres lieux. Finaud il avait racolé, lui l’ancien Jacobin, les antijacobins, les Muscadins, faussement appelés royalistes, qu’à notre époque nous appellerions des « Bobos »

Tous ces gens étaient proches d’individus comme Collot d’Herbois qui, à l'époque où la dépopulation était à l’ordre du jour, recommandait pour le salut du corps social « une transpiration qui ne devrait s'arrêter qu'après la destruction de 10 à 15 millions d'habitants ».

On ne respectait même plus Marat. Son cadavre avait été expulsé du Panthéon deux mois plus tôt, ses bustes avaient été détruits et jetés dans le caniveau.

Le peuple, le vrai peuple, pas celui des Tuileries de juin et août 1792, mourant de faim à cause de l’impéritie du pouvoir conventionnel incapable d’assurer la nourriture la plus élémentaire, le pain, se révolta et envahit la Convention. L'émeute faillit triompher ; le salut des inculpés meneurs disparut devant la défense dirigée par Pichegru.

Dans la hâte la Convention légifère car elle a le peuple, qui n’est pas son peuple, aux portes de sa salle, aux Tuileries :

-Décret contenant des mesures pour protéger l'arrivage des grains destinés à l'approvisionnement de Paris.

-Proclamation de la Convention aux citoyens de Paris sur l'arrivage des grains en cette ville.

-Décret relatif à un attentat contre la liberté des délibérations de la représentation nationale.

-Décret qui nomme provisoirement le général Pichegru général en chef de la garde nationale de Paris.

-Décret qui charge le général Pichegru de s'assurer de l'arsenal, du Temple, de la trésorerie de tous les établissements publics

Contre les meneurs, ou supposés meneur (n’oublions pas qu’après la chute de l’Incorruptible les voyous de la Convention cherchent à se refaire un habit plus blanc que blanc alors qu’il est très rouge), la Convention renonça au jugement devant le Tribunal révolutionnaire et jugea les inculpés elle-même et les condamna à la déportation. Cette façon d’agir permit une opération « main propre » sans débats sur la place publique, en famille.

Sur la proposition de Fréron, la déportation fut substituée à la peine de mort en matière politique : « Billaud-Varennes, Collot d’Herbois, Barère, Vadier ont été condamnés à la déportation ; par ce seul fait que  la peine de mort est abolie pour tous les crimes révolutionnaires. Sur quels coupables en effet pourrait-on appeler le glaive, lorsque les plus grands criminels ont échappé à ses coups ? »

(Il faut admirer cette rhétorique unique ! On déporte les Grands coupables donc on ne peut pas exécuter les sous-fifres !) Mais, car il y a un mais...Voir plus bas

-Décret qui ordonne la déportation de 12 représentants du peuple

-Décret qui ordonne l'impression et l'envoi aux départements et aux armées de la déclaration tendant à invoquer l'appel nominal sur le décret qui porte que les représentants Collot d’Herbois, Vadier, Bertrand Barère, Billaud-Varennes et autres seront déportés.

-Décret qui ordonne l'arrestation des représentants Choudieu, Chasles, Huguet, Léonard Bourdon, Buchamps, Amar, Duhem.

Fréron fait voter ce texte :

Article 1er : la peine de mort est abolie pour tous les crimes révolutionnaires, excepté pour les crimes d’émigration, d'intelligence criminelle prouvée avec l'étranger, la fabrication de faux assignats, trahison militaire et provocation à la royauté.La déportation y est substituée.

Le tribunal révolutionnaire, aussitôt que le procès qui s'instruit contre Fouquier-Tinville sera terminé ne connaîtra plus que les délits portés en article premier.

 

Elle est pas belle la Justice selon la Convention, une des Valeurs fondatrices de la république ?

Nous n’avons aucune sympathie pour Fouquier de Tinville, bien évidemment, mais il est bon de souligner que pour mieux le juger et mieux blanchir son donneur d’ordre, la Convention, le Tribunal révolutionnaire va utiliser un Code qui, de fait, était devenu obsolète.

Et ce n’est pas un « Poisson d’avril » !

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HISTOIRE SAINE

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HISTOIRE SAINE

« Il était 3 petits enfants... ».

Ainsi commence la chanson du bon Saint Nicolas.

Mais ces trois petits enfants là, Pierre, Catherine et petit Paul ont la grâce d'être entourés d'affectueuses attentions par de bons parents.

Petits et grands, qui ont su garder la jeunesse de l'âme, prendront plaisir à les suivre.

A travers la journée, se déroulent prières, travail, jeux, apprentissages de la vie, émerveillements. Ces grains qui forment le chapelet de leur vie, comme de la nôtre et qui marquent le déroulement de la journée du chrétien.

Dès 3 ans, filles et garçons seront heureux de faire la connaissance de ces trois petits enfants en attendant de les retrouver dans d'autres aventures familiales.

Tout couleur, texte Cécile d’Osten-Sacken.

Illustrations Gatienne Thily.

 

36 pages - Format 14,8 x 21 - 4205 ... 7,50 €

Éditions ELOR - www.elor.com

edit.elor@wanadoo.fr

56350 St Vincent/Oust - T 02 99 91 22 80 - Fax 02 99 91 34 45

Membres du Souvenir Chouan de Bretagne, les Editions Elor vous proposent leur catalogue en ligne avec commande en direct, en cliquant sur leur site à droite de cette fenêtre.

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HISTOIRE SAINTE

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HISTOIRE SAINTE

Les Editions Elor

sont heureuses de vous annoncer la réédition de l’ « Histoire Sainte » de Marie Tribou Tous les personnages de l’Ancien Testament et des Evangiles, toutes les actions bonnes et mauvaises du peuple de Dieu. Toute la prédestination, la préparation de l’avènement du Messie, toute Sa vie défilent devant nous magnifiquement expliqué par Marie Tribou et illustré avec tout le sérieux que mérite le sujet par Geneviève Mangin. Cet ouvrage tout couleur est adapté à la formation des enfants dès le plus jeune âge. L’HISTOIRE SAINTE de Marie Tribou correspond à un véritable besoin. Chaque page de texte comporte en vis à vis une illustration pleine page. La doctrine de la foi, à travers les épisodes les plus importants de l’Ancien Testament, est enseignée au fur et à mesure de l’approche de ses mystères. Ce livre comporte 40 cahiers de 16 pages, 40 semaines comme l’année scolaire se terminant par des consignes et un certain nombre de questions qui permettent, sous forme de jeu, de vérifier si l’enfant a bien tout compris. Chaque nouvelle leçon débute par une révision de la leçon précédente. Ce sont ces caractéristiques uniques et pédagogiques qui font de La Miche de Pain une véritable merveille et le miracle de sa réussite.

Couverture cartonnée – Cahiers cousus 640 pages - Format 19 x 13,5 - 4175 ... 38 €

HISTOIRE SAINTE

Son excellence, Monseigneur Jean Chollet, Archevêque de Cambrai, nous livre ses sentiments et son profond respect pour Madame Tribou, auteur de la collection :

« C'est surtout l'apostolat catéchistique qui s'empara de son cœur, de son cerveau, de sa plume, lui fit concevoir et écrire La Miche de Pain qui fut une Providence pour tant de mères, de catéchistes et d'enfants ... »

21 juillet 1947

 

L’AUTEUR

Marie Tribou vit le jour en novembre 1880, dans une famille pieuse et aimante. Née Marie de Baillencourt, elle eut une éducation religieuse remarquable qui l'amena jusqu'à sa première communion en mai 1891. Ce jour de la Fête Dieu, le jeune François Tribou, assistant à la cérémonie conçut devant Dieu l'idée d'épouser cette jeune fille si remplie de joie céleste. Leur mariage eut lieu en février 1901. Ils eurent six enfants, tous instruits par le talent le plus sûr, le plus étendu et le plus souple, celui de leur mère. L'instruction religieuse était prépondérante chez les Tribou, et cette foi si simple en l'Amour de Dieu la dirigera vers l'écriture de La Miche de Pain ...

Devant l'ignorance religieuse des enfants, Mme Tribou eut l'idée de leur montrer de belles images, tandis qu'elle leur racontait l'Histoire Sainte. Les enfants, émerveillés par celles-ci, retenaient les leçons de Marie Tribou, qui leur distribuait alors ces dessins tant convoités.

« Elle parlait le langage des petits, avec des mots simples, concrets, des comparaisons, des images, des histoires ... – L'idée de La Miche de Pain était née ! ... – et l'on s'aperçut que tout le monde dans la famille s'intéressait aux gravures et au travail des petits. Les aînés, les papas, toute la maisonnée s'en mêlait. On se creusait la mémoire, on se rappelait son catéchisme pour expliquer aux plus jeunes ce qu'ils avaient entre les mains et leur procurer la fierté d'avoir mieux compris que leurs camarades. C'était un succès. »

Devant cet enthousiasme, Marie décida d'éditer La Miche de Pain élaborée par ses soins, avec tout son amour pour Dieu et ses enfants. Les exemplaires se multiplièrent et s'arrachèrent, car les familles avaient soif d'un tel manuel pour leurs enfants avides de questions et de vérité.

De nombreuses grâces et clins d'oeil du Ciel confortèrent Marie Tribou quant au bien fondé de son entreprise, jusqu'à sa mort, en novembre 1946.

Les Editions Elor sont Membres du Souvenir Chouan de Bretagne. Leur site Internet - pour passer commande - se trouve sur le côté droit de cette fenêtre.

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CONVENTION NATIONALE 30 MARS 1795...

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La Convention est fort occupée mais les à côtés, surtout intéressants pour un régime aux abois, ne sont pas à négliger et les purs Conventionnels ont pour l'argent les yeux de Chimène !

Nous nous souvenons de l'odieux assassinat de Madame de Lamballe le 3 septembre 1792, causé, entr'autres, par toutes les haines et jalousies répandues depuis les débuts de la révolution, victime, comme beaucoup d'autres de tous les tarés et avinés des bas-fonds trouvant dans la pagaille, due à des meneurs conscients ou manipulateurs, une impunité apte à leur laisser réaliser leurs plus abjects projets.

CONVENTION NATIONALE 30 MARS 1795...

En ce lundi 30 mars 1795 la Convention "pond" un nouveau Décret:

Loi relative au séquestre apposé sur les biens de la succession de la ci-devant princesse de Lamballe, portant qu'il n'y a pas lieu à délibérer sur la mainlevée de la partie de ces biens dévolue à une branche de la maison de Sardaigne.

Devant un langage aussi abscons, j'ai demandé l'aide du Vice-président du Souvenir Chouan de Bretagne, ancien Haut-magistrat (et conseiller du Président du Souvenir Chouan de Bretagne pour tous les questions juridiques de notre Association. Ce qui fait que ce dernier ne s'aventure pas sur des chemins hasardeux).

Cette loi veut tout simplement dire que les biens de la Princesse, mis sous séquestre avant que d'être dirigés vers leur destinataire sont tout simplement confisqués.

Et Hop ! Le racket fait bien partie des "Valeurs de la république". Et l'on connaît des fans des "Valeurs de la république" pas forcément très loin de chez soi.

Mais pourquoi ces biens dévolus à une branche de la Maison de Sardaigne ?

La princesse devenue Lamballe par son mariage avec le fils du Duc de Penthièvre et prince de Lamballe, est née Marie-Thérèse de Savoie Carignan; la Maison de Sardaigne fait partie de la Maison Royalede Savoie.

Voilà ce que la république fait de biens qui ne lui appartiennent pas !

On comprend que ce genre de sport ait fait des émules. Même sous nos contrées.

CONVENTION NATIONALE 30 MARS 1795...

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1795, FOUQUIER de TINVILLE, IL Y A 220 ANS

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1795, FOUQUIER de TINVILLE, IL Y A 220 ANS

Né Fouquier de Tinville le 12 juin 1746, de petite et ancienne noblesse terrienne mais riche, élevé dans la religion catholique il fait des études de droit. Contrairement aux dires actuels le clergé permettait un enseignement formateur ; tous les futurs révolutionnaires en sont les fruits et ce clergé n'était pas si obscurantiste que cela puisqu'il nourrit en son sein des vipères lubriques. Sinon nous n'aurions eu, pour le bien à venir des populations, que des missionnaires du Bien !

Il a eu cinq enfants de sa première femme qui décéda prématurément. Il obtint une charge dans la police royale. Il fut ensuite nommé au Tribunal criminel le 17 août 1792. Le 12 mars 1793 il fut nommé juge au Tribunal de Saint Quentin (en Yvelines maintenant).

Le 10 mars 1793 la Convention avait créé le Tribunal criminel extraordinaire (qui deviendra le Tribunal Révolutionnaire le 29 octobre 1793). Le 13 mars 1793 lors de l'élection des Membres du Tribunal, le mieux élu, Faure, s'étant désisté, c'est Fouquier-Tinville (il a perdu la particule) qui devient Accusateur public.

Il va être l'implacable accusateur de Charlotte de Corday d'Armont, de la Reine Marie-Antoinette, des Girondins, des hébertistes, des dantonistes mais aussi de ses anciens amis Robespierre, Saint-Just, Couthon et consorts pour ne citer que les plus illustres. Mais aussi de tous les conjurés d'Armand Tuffin de La Rouërie.

Fonctionnaire zélé et sans état d'âme il survit à toutes les époques sanglantes. Jusqu'à...

Lors de la réforme judiciaire aboutissant à la disparition du Tribunal révolutionnaire, son ami Bertrand Barère, le chantre de la guillotine, le propose comme Accusateur public à nouveau.

Fréron, criminel à Marseille, l'indigne fils de Fréron l'opposant à Voltaire, s'oppose à cette nomination et mieux, demanda un décret d'arrestation contre lui et que la Convention entérina. Nous sommes dans cette période de Blanchiment-Convention dont Carrier sera, ne le pleurons pas, une des victimes expiatoires.

Son procès s'est ouvert aujourd'hui, il y a 220 ans.

Dans le box, il est accompagné de 23 accusés. Il s'y sent moins seul. Pour une Convention qui veut laver plus blanc, ou moins rouge sang, il va être chargé des près de 3.000 victimes, dont la majorité innocentes, qu'il a envoyées à la guillotine. Quand on dit jugement il vaudrait mieux dire vagues formalités pour envoyer à l'abattoir !

Procès à suivre.

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27 MARS 1815, NAPOLEON : FIN D'UN AN DE PAIX...

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27 MARS 1815, NAPOLEON : FIN D'UN AN DE PAIX...

Débarqué au Golfe Jouan le 1er mars Napoléon est arrivé aux Tuileries le 20. Dans la nuit précédente le roi Louis XVIII est parti en exil pour la Belgique en passant par Beauvais.

Sur la route, après un accueil très mitigé à Autun, Napoléon était arrivé à Avallon le 16 mars. Sommé de venir l'accueillir le maire depuis novembre 1813, Jean-Edmond Richard Raudot, avait fait valoir au général Girard qu'il avait prêté serment à l'Empereur en novembre 1813 mais qu'il s'estimait relevé de ce serment par l'abdication d'avril 1814. Ayant prêté serment le même mois au roi Louis XVIII il estimait que, le roi étant parti, nul ne pouvait le délier de ce serment.

L'officier du général Girard essaya de combattre les scrupules de Raudot par rapport à son serment au roi :"le serment n'est qu'une question de formalité que l'on remplit à chaque changement de gouvernement depuis 25 ans et moi-même j'ai déjà prêté huit serments!". Monsieur Raudot lui répliqua :"C'est ce qui fait qu'un huitième serment est pour vous plus facile à prêter qu'à moi qui n'en ai prêté que deux, un à l'Empereur dont je suis relevé par son abdictaion, un au Roi dont je ne sais qui pourra me délier". Girard et son officier ne purent le faire revenir sur sa décision. 

Raudot réunit son Conseil municipal et fit part de sa décision. Un officier d'ordonnance de Napoléon vint le sommer de reconnaître l'Empereur: Le maire persista dans son refus.

L'Empereur arriva à Avallon et fit halte à l'hôtel de la Poste, ne voulant pas descendre à la Sous-préfecture en raison de la mauvaise volonté des Municipaux. Napoléon voulait un accueil du au souverain qu'il était et envoya une délégation pour avertir les Municipaux de son arrivée.

Il se mit plusieurs fois au balcon de sa chambre pour recevoir les acclamations de la foule, les bourgeois et les artisans plutôt réservés, les paysans plutôt enthousiastes. A la décharge de ceux-ci l'engagement de l'Empereur de ne pas revenir sur les biens nationaux qui avaient permis à certains, par leur acquisition, d'agrandir leurs terres.

Finalement, pour que ses administrés ne souffrent pas de sa décison, le maire se rendit à l'hôtel de la Poste pour rencontrer Napoléon qui leur fit un discours plutôt surréaliste et vigoureux :"Je rentre en France où j'ai mon armée, partout elle reçoit mes ordres et y obéit ; il ne peut y avoir et il n'y aura pas de résistance. Dans six ou huit mois vous auriez eu une révolution terroriste dont ceux qui sont à la tête des affaires n'auraient pu venir à bout. Le Roi est un bon homme mais mal entouré par une noblesse féodale qui le fait agir dans un sens contraire à la révolution ; les autres princes sont bêtes sauf peut-être le prince d'Orléans. Moi seul pouvait éviter à la France les maux dont elle est menacée. Je suis accueilli partout en libérateur. Je ne flagorne pas le peuple, je ne lui promets rien ! Le Roi et le princes ont avili l'armée et la gloire nationale, ils n'ont pas respecté leurs promesses, ils sont entourés d'étrangers qui combattent contre la France depuis 25 ans! Le Roi et les princes auraient du poursuivre la voie de la révolution, ils ont renvoyés mes soldats chez eux et cassé la Maison de la Légion (d'Honneur : note SCB). Je casse la Chambre des Pairs car elle est composée en partie de gens qui ont lutté contre la Patrie durant 25 ans et la Chambre des Députés qui n'ont pas été élus de façon légale (!!! note SCB)" D'après un témoin, Napoléon prit souvent du tabac à priser dans sa poche de gousset ou dans sa tabatière.

En sortant de l'entretien Monsieur Raudot présenta sa démission qui fut acceptée. Il fut le seul maire courageux qui ne trahit pas son serment.

A Paris le grenouillage fut de rigueur, les ministres partirent avec le Roi. Le préféré de l'Empereur, Cambacérès, qui avait servi le Roi, se retira sur ses terres.

​Homme indispensable à Napoléon il retrouva sa place d'Archi-Chancelier. Le ministère est complet à la date du 23 mars. La Septième Coalition a réuni ses troupes autour de Namur sous les ordres de Blücher. Une des premières décisons de l'Empereu est de rappeler sous les drapeaux tous les soldats licenciés par le pouvoir royal.

En ce 27 mars, le Conseil d'Etat a annulé la déchéance de l'Empereur.

Le 28 mars: Décret qui appelle à leurs corps tous les sous-officiers et soldats qui ont quitté l'armée sous la promesse de l'Empereur qu'ils seront les premiers à obtenir des congés pour rentrer dans leurs foyers lorsque la paix actuelle sera consolidée. Pour beaucoup ce sera la Paix Eternelle !

Le 13 mars le duc de Bourbon-Condé a tenté de soulever l'Ouest sans aucun succès. Là ou le duc a échoué, Napoléon va réussir. La Chouannerie se prépare.

En ce 28 mars (cet article a été commencé le 27) la France ne sait pas encore qu'elle se prépare pour une nouvelle saignée.

 

 

 

 

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IL Y A UN TEMPS POUR RIRE ET UN TEMPS POUR PLEURER !

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Ce texte de l'Ecclésiaste déjà cité sur le Blog du Souvenir Chouan de Bretagne est corroboré par un article bien documenté du journal "Le Courrier de l’Ouest" dont le journaliste, bien informé, bénéficie d'informations de première main !

Après plus d'un an de médisances et autres saletés de bas étage, le temps est venu de faire la lessive de printemps. Tiens, comme c'est curieux, l'article sort justement le jour du Printemps !

Un an de vilenies, d'insultes, de menaces de tribunal pour avoir seulement demandé la connaissance de la trésorerie de l’Association des "Brigands du Bocage". Le Président du Souvenir Chouan de Bretagne avait, sans aucun doute, mis le doigt là où "ça fait mal" et reniflé de mauvaises odeurs !

Les courriers d'insultes avaient fait florilèges tel celui de Jean Helie :

Bonjour Noël

Vous trouverez ci-joint un texte que je vous conseille de lire attentivement : il vous révèlera ce que vos interlocuteurs pensent de vous au travers de vos actions acharnées que vous menez depuis un certain temps auprès de plusieurs responsables ou membres d'association de mémoire, d'élus et de prêtres.

Réfléchissez un peu et posez-vous la question : pourquoi vous êtes de plus en plus isolé ?

Il est temps de vous soigner ; vous vous sentirez mieux et votre réputation y gagnera par la même occasion.

Enfin permettez-moi , étant membre de l'équipe des Brigands du Bocage, de vous demander de cesser le harcèlement répété que vous faites à notre présidente Ghislaine Herbreteau. Dans le cas contraire, vous m'obligeriez à rendre public la nature de cet échange.

Espérant que vous saurez tirer profit de ce message, bon courage.

 

François Hélie de la Harie *

2 avenue Maréchal Ney

44000 Nantes

02 52 10 06 41 06 09 79 84 45

 

Maintenant que la Presse entre enfin en jeu ce Blog, dévoué uniquement à la défense de la Mémoire de ceux qui se sont levés au nom de leur honneur et de leurs Libertés, vous livrera les noms de ceux qui se sont dévoyés, loin de leurs pseudo-idéaux, pour de bas intérêts mercantiles et pas du tout historiques.

Un mouton est un animal sympathique mais il ne faut surtout pas l'enrager !

Une nouvelle plainte est lancée contre la présidente de l'Association des Brigands du Bocage pour dissolution illégale d'association, en contravention avec les statuts de ladite association, et non convocation des adhérents, même si leur chèque de cotisation n'a pas été encaissé alors que le précédent - en 2013 - a été endossé par son compagnon devenu, depuis le 6 décembre 2014, son mari.Il faut sauver l'Actif de cette association payé par les adhérents, ou du à des dons, et qu'il ne soit pas dévolu à n’importe qui ! Car il faut redonner espérance aux jeunes qui avaient cru en cette association dont les buts étaient sympathiques mais les moyens dévoyés. Il ne faut surtout pas dégoûter des adolescents et de jeunes adultes qui croient en ce qu'ils font et ont été trompés par des adultes pervers et sans foi !

Cette regrettable affaire aura des dégâts collatéraux.

Elle est d'autant plus navrante qu'elle concerne l'exploitation mercantile par des individus sans scrupules d'une noble page d'Histoire écrite par des personnes hautement respectables qui se sont levées et sont allées au bout de leurs convictions au risque de tout perdre, y compris leur vie, leurs intérêts et ceux des leurs ; il est scandaleux que des individus en aient fait un simple fond de commerce !

Il y a un temps pour lancer des pierres et il y a un temps pour les ramasser ! (toujours l'Ecclésiaste).

Né Jean Helie ou Hélie en février 1943 à Arles, une décision du Tribunal de Caen lui permet, en 1990, d'apposer à son nom celui de La Harie ; maintenant il est connu  sous le simple nom de François de La Harie et ne sait même pas où se trouvent les terres de La Harie en Normandie.

 

 

 

 

 

 

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LA REVUE DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

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LA REVUE DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

AVEC DEUX MOIS ET DEMI DE RETARD (un mauvais record !), La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne de décembre....2014 est enfin arrivée chez les Membres de l'Association. La couverture est illustrée par les portraits de Georges Cadoudal et de Agnès de La Barre de Nanteuil surmontant le tableau, peint par le Président du Souvenir Catholique en Languedoc, du  monument en hommage aux victimes de la révolution dans le Midi.

Au sommaire de cette revue de 65 pages couleurs:

- Olympe de Gouges, en 13 pages, avec les travaux d'Olivier Blanc, auteur d'ouvrages qui permettent d'apprécier la révolution, aux divers aspects pas toujours reluisants, au grand dam des cercles robespétrophiles (appellation contrôlée SCB !)

- Le cas CARRIER, en 26 pages, un révolutionnaire forcené, un fonctionnaire zélé. Son exécution, pour motif de menées contre-révolutionnaires et non pour ses crimes à Nantes, sauve la révolution et blanchie la Convention criminelle.

- Hommage à Agnès de La Barre de Nanteuil, en 6 pages, la Chouanne du XXème siècle, morte debout en luttant contre l'envahisseur germanique comme les Chouans se levèrent contre l'envahisseur jacobin.

- Hommage à trois confesseurs de la Foi morbihannais.

- Quand l'abbaye de Kergonan dévoile ses trésors, en 4 pages.

La 17ème commémoration des Noyades de Nantes, sans vitraux ni trompettes, sans mercantilisme, avec l'amicale participation d'une petite partie de la Troupe des Coeurs de Chouans.

LA REVUE DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

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7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...

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7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...

ou :" l'invasion d'un pays par un seul homme" (François-René de Chateaubriand).

Jeudi 26 février 1815. Profitant du léger brouillard qui entourait l'île d'Elbe où il a été exilé après son abdication du 12 avril 1814, et sa destitution par le Sénat, l'Empereur déchu a pris la poudre d'escampette avec quelques hommes (entre 900 et 1200) répartis sur 7 bateaux, à la tombée de la nuit.

Le débarquement se fait à Golfe Jouan (Juan), simple plage de la Méditerranée proche de Cannes le 1er mars en fin d'après-midi; le bivouac est établi dans un proche bois d'olivier. Heureusement pour ces hommes, il n'y avait pas d'espace Natura 2000 ! Cela permet au chef de bande d'envoyer des estafettes effectuer quelques sondages.

2 mars, bivouac dans la petite ville de Cannes. Le soir, bivouac pour la troupe à Séranon : le Chef des avanturiers dort chez le maire de Grasse, au château de Brondet

3 mars, bivouac à Barrême, en montagne, pas de réaction négative de la population, pas d'enthousiasme non plus. Le chef de bande loge chez le juge du village.

4 mars, parti de bonne heure la troupe arrive à Digne, Napoléon se repose, tout le monde repart en milieu d'après-midi pour Malijai.

5 mars, arrivée à Sisteron d'où tout le monde repart vers 15 H. Arrivée à Gap  à 22 H. La remontée vers Grenoble se passe bien. Il y avait quelques craintes envers les Impériaux devenus légitimistes ; Masséna, à Marseille n'a pas bougé. Dans un cas comme dans l'autre il ne sera pas considéré comme félon.

6 mars, départ tardif de Gap où il abandonne le fanion des Tirailleurs corses qu'il arborait depuis son départ de l'île d'Elbe ; le chef des aventuriers reprend le drapeau tricolore. Arrivée tardive à Corps.

7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...

Départ de Corps vers 7 heures du matin et départ vers La Mure : toujours rien à signaler.

A Laffrey, les lanciers polonais qui vont toujours en éclaireurs reviennent au galop. Le 5ème de cavalerie de Ligne, sous les ordres du commandant Lessart, barre le passage au nom du Roi de France, Louis XVIII. Lessard a envoyé un message à son supérieur à Grenoble, le général Marchand. C'est le neveu de général, le capitaine Randon qui rejoint Lessard. Son bataillon est établi devant le village, encadré de Voltigeurs.

Ler chef des aventuriers envoie son aide de camp, le général Bertrand pour parlementer avec le commandant Lessart qu'il a connu en Egypte: "Je ferai feu sur les ennemis qui s'avanceront vers mon bataillon". Et si l'Empereur se présente ? "Je ferai mon devoir". Bertrand essaie de parler aux Voltigeurs, pour l'en dissuader Lessard met la main à son épée.

Le capitaine Raoul, autre aide de camp s'avance alors: "Si vous blessez l'Empereur vous en répondrez devant la France".

Napoléon se présente devant le 5ème de cavalerie. Le jeune capitaine Randon (il a 22 ans) ordonne le feu. Aucune réaction.

"Soldats du 5ème, je suis votre Empereur, reconnaissez-moi. (entr'ouvrant sa redingote) S'il est parmi vous un soldat qui veuille tuer son Empereur, me voilà!"

"Feu" hurle encore le capitaine Randon.

Et la troupe se met alors à acclamer Napoléon."Vive l'Empereur, Vive l'Empereur, Vive l'Empereur !".

Le commandant Lessard remet son épée à Napoléon qui le serre dans ses bras et la lui redonne. Le capitaine Randon part pour Grenoble, prévenir son oncle, le général Marchand.

Napoléon s'adresse alors aux soldats et aux paysans présents dans une diatribe qui ne manque pas d'air : " Soldats, je viens à vous avec une poignée de braves gens parce que je compte sur le peuple et sur vous. Le trône des Bourbons est illégitime puisqu'il n'a pas été élevé par la Nation. Vos pères sont menacés du retour des dîmes et des Droits féodaux !".

Lui qui s'est imposé, par la force, qui n'est pas élu, qui a été déchu et destitué par le Sénat, qui lors de son abdication de Fontainebleau a signé "son acte d'abdication sera inviolablement observé" ose prétendre à l'illégitimité des Bourbons ! C'est beau comme du Mélenchon !

La troupe de l'aventurier, grossie des 800 hommes du commandant Lessart s'engage sur le chemin de Grenoble.

7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...

Au 5ème de Lessart, se joint bientôt le 7ème de Ligne commandé par Charles de La Bedoyère qui a renié son serment au Roi, ainsi que le 11ème de Ligne du colonel Durand venant de Chambéry. Finalement tous les régiments se rallient à Napoléon.

D'après Madame Victorine de Chastenay, dans ses Mémoires, l'argent anglais aurait encore circulé clandestinement depuis plusieurs semaines. La France était encore trop forte à leur goût et il fallait l'affaiblir.

Pourquoi pas ; et puis il y a tant de choses bizarres dans cette épopée.

Comme Napoléon le fera écrira dans ses Mémoires, à Grenoble, l'aventurier est devenu Prince, l'aventurier est redevenu l'Empereur.

Ils ne le savent pas encore mais les Chouans vont retrouver leur adversaire de référence, celui qui a fait exécuté Louis de Frotté et ses compagnons, Georges Cadoudal et ses onze compagnons, Pierre Guillemot etc. Des milliers d'hommes vont encore perdre la vie par la faute de ce guerrier infatigable fournisseur en cadavres des Champs de batailles européens. Jusqu'à la pelle du 18 juin.

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