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IL Y A UN TEMPS POUR RIRE ET UN TEMPS POUR PLEURER !

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Ce texte de l'Ecclésiaste déjà cité sur le Blog du Souvenir Chouan de Bretagne est corroboré par un article bien documenté du journal "Le Courrier de l’Ouest" dont le journaliste, bien informé, bénéficie d'informations de première main !

Après plus d'un an de médisances et autres saletés de bas étage, le temps est venu de faire la lessive de printemps. Tiens, comme c'est curieux, l'article sort justement le jour du Printemps !

Un an de vilenies, d'insultes, de menaces de tribunal pour avoir seulement demandé la connaissance de la trésorerie de l’Association des "Brigands du Bocage". Le Président du Souvenir Chouan de Bretagne avait, sans aucun doute, mis le doigt là où "ça fait mal" et reniflé de mauvaises odeurs !

Les courriers d'insultes avaient fait florilèges tel celui de Jean Helie :

Bonjour Noël

Vous trouverez ci-joint un texte que je vous conseille de lire attentivement : il vous révèlera ce que vos interlocuteurs pensent de vous au travers de vos actions acharnées que vous menez depuis un certain temps auprès de plusieurs responsables ou membres d'association de mémoire, d'élus et de prêtres.

Réfléchissez un peu et posez-vous la question : pourquoi vous êtes de plus en plus isolé ?

Il est temps de vous soigner ; vous vous sentirez mieux et votre réputation y gagnera par la même occasion.

Enfin permettez-moi , étant membre de l'équipe des Brigands du Bocage, de vous demander de cesser le harcèlement répété que vous faites à notre présidente Ghislaine Herbreteau. Dans le cas contraire, vous m'obligeriez à rendre public la nature de cet échange.

Espérant que vous saurez tirer profit de ce message, bon courage.

 

François Hélie de la Harie *

2 avenue Maréchal Ney

44000 Nantes

02 52 10 06 41 06 09 79 84 45

 

Maintenant que la Presse entre enfin en jeu ce Blog, dévoué uniquement à la défense de la Mémoire de ceux qui se sont levés au nom de leur honneur et de leurs Libertés, vous livrera les noms de ceux qui se sont dévoyés, loin de leurs pseudo-idéaux, pour de bas intérêts mercantiles et pas du tout historiques.

Un mouton est un animal sympathique mais il ne faut surtout pas l'enrager !

Une nouvelle plainte est lancée contre la présidente de l'Association des Brigands du Bocage pour dissolution illégale d'association, en contravention avec les statuts de ladite association, et non convocation des adhérents, même si leur chèque de cotisation n'a pas été encaissé alors que le précédent - en 2013 - a été endossé par son compagnon devenu, depuis le 6 décembre 2014, son mari.Il faut sauver l'Actif de cette association payé par les adhérents, ou du à des dons, et qu'il ne soit pas dévolu à n’importe qui ! Car il faut redonner espérance aux jeunes qui avaient cru en cette association dont les buts étaient sympathiques mais les moyens dévoyés. Il ne faut surtout pas dégoûter des adolescents et de jeunes adultes qui croient en ce qu'ils font et ont été trompés par des adultes pervers et sans foi !

Cette regrettable affaire aura des dégâts collatéraux.

Elle est d'autant plus navrante qu'elle concerne l'exploitation mercantile par des individus sans scrupules d'une noble page d'Histoire écrite par des personnes hautement respectables qui se sont levées et sont allées au bout de leurs convictions au risque de tout perdre, y compris leur vie, leurs intérêts et ceux des leurs ; il est scandaleux que des individus en aient fait un simple fond de commerce !

Il y a un temps pour lancer des pierres et il y a un temps pour les ramasser ! (toujours l'Ecclésiaste).

Né Jean Helie ou Hélie en février 1943 à Arles, une décision du Tribunal de Caen lui permet, en 1990, d'apposer à son nom celui de La Harie ; maintenant il est connu  sous le simple nom de François de La Harie et ne sait même pas où se trouvent les terres de La Harie en Normandie.

 

 

 

 

 

 

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LA REVUE DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

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LA REVUE DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

AVEC DEUX MOIS ET DEMI DE RETARD (un mauvais record !), La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne de décembre....2014 est enfin arrivée chez les Membres de l'Association. La couverture est illustrée par les portraits de Georges Cadoudal et de Agnès de La Barre de Nanteuil surmontant le tableau, peint par le Président du Souvenir Catholique en Languedoc, du  monument en hommage aux victimes de la révolution dans le Midi.

Au sommaire de cette revue de 65 pages couleurs:

- Olympe de Gouges, en 13 pages, avec les travaux d'Olivier Blanc, auteur d'ouvrages qui permettent d'apprécier la révolution, aux divers aspects pas toujours reluisants, au grand dam des cercles robespétrophiles (appellation contrôlée SCB !)

- Le cas CARRIER, en 26 pages, un révolutionnaire forcené, un fonctionnaire zélé. Son exécution, pour motif de menées contre-révolutionnaires et non pour ses crimes à Nantes, sauve la révolution et blanchie la Convention criminelle.

- Hommage à Agnès de La Barre de Nanteuil, en 6 pages, la Chouanne du XXème siècle, morte debout en luttant contre l'envahisseur germanique comme les Chouans se levèrent contre l'envahisseur jacobin.

- Hommage à trois confesseurs de la Foi morbihannais.

- Quand l'abbaye de Kergonan dévoile ses trésors, en 4 pages.

La 17ème commémoration des Noyades de Nantes, sans vitraux ni trompettes, sans mercantilisme, avec l'amicale participation d'une petite partie de la Troupe des Coeurs de Chouans.

LA REVUE DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

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7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...

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7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...

ou :" l'invasion d'un pays par un seul homme" (François-René de Chateaubriand).

Jeudi 26 février 1815. Profitant du léger brouillard qui entourait l'île d'Elbe où il a été exilé après son abdication du 12 avril 1814, et sa destitution par le Sénat, l'Empereur déchu a pris la poudre d'escampette avec quelques hommes (entre 900 et 1200) répartis sur 7 bateaux, à la tombée de la nuit.

Le débarquement se fait à Golfe Jouan (Juan), simple plage de la Méditerranée proche de Cannes le 1er mars en fin d'après-midi; le bivouac est établi dans un proche bois d'olivier. Heureusement pour ces hommes, il n'y avait pas d'espace Natura 2000 ! Cela permet au chef de bande d'envoyer des estafettes effectuer quelques sondages.

2 mars, bivouac dans la petite ville de Cannes. Le soir, bivouac pour la troupe à Séranon : le Chef des avanturiers dort chez le maire de Grasse, au château de Brondet

3 mars, bivouac à Barrême, en montagne, pas de réaction négative de la population, pas d'enthousiasme non plus. Le chef de bande loge chez le juge du village.

4 mars, parti de bonne heure la troupe arrive à Digne, Napoléon se repose, tout le monde repart en milieu d'après-midi pour Malijai.

5 mars, arrivée à Sisteron d'où tout le monde repart vers 15 H. Arrivée à Gap  à 22 H. La remontée vers Grenoble se passe bien. Il y avait quelques craintes envers les Impériaux devenus légitimistes ; Masséna, à Marseille n'a pas bougé. Dans un cas comme dans l'autre il ne sera pas considéré comme félon.

6 mars, départ tardif de Gap où il abandonne le fanion des Tirailleurs corses qu'il arborait depuis son départ de l'île d'Elbe ; le chef des aventuriers reprend le drapeau tricolore. Arrivée tardive à Corps.

7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...

Départ de Corps vers 7 heures du matin et départ vers La Mure : toujours rien à signaler.

A Laffrey, les lanciers polonais qui vont toujours en éclaireurs reviennent au galop. Le 5ème de cavalerie de Ligne, sous les ordres du commandant Lessart, barre le passage au nom du Roi de France, Louis XVIII. Lessard a envoyé un message à son supérieur à Grenoble, le général Marchand. C'est le neveu de général, le capitaine Randon qui rejoint Lessard. Son bataillon est établi devant le village, encadré de Voltigeurs.

Ler chef des aventuriers envoie son aide de camp, le général Bertrand pour parlementer avec le commandant Lessart qu'il a connu en Egypte: "Je ferai feu sur les ennemis qui s'avanceront vers mon bataillon". Et si l'Empereur se présente ? "Je ferai mon devoir". Bertrand essaie de parler aux Voltigeurs, pour l'en dissuader Lessard met la main à son épée.

Le capitaine Raoul, autre aide de camp s'avance alors: "Si vous blessez l'Empereur vous en répondrez devant la France".

Napoléon se présente devant le 5ème de cavalerie. Le jeune capitaine Randon (il a 22 ans) ordonne le feu. Aucune réaction.

"Soldats du 5ème, je suis votre Empereur, reconnaissez-moi. (entr'ouvrant sa redingote) S'il est parmi vous un soldat qui veuille tuer son Empereur, me voilà!"

"Feu" hurle encore le capitaine Randon.

Et la troupe se met alors à acclamer Napoléon."Vive l'Empereur, Vive l'Empereur, Vive l'Empereur !".

Le commandant Lessard remet son épée à Napoléon qui le serre dans ses bras et la lui redonne. Le capitaine Randon part pour Grenoble, prévenir son oncle, le général Marchand.

Napoléon s'adresse alors aux soldats et aux paysans présents dans une diatribe qui ne manque pas d'air : " Soldats, je viens à vous avec une poignée de braves gens parce que je compte sur le peuple et sur vous. Le trône des Bourbons est illégitime puisqu'il n'a pas été élevé par la Nation. Vos pères sont menacés du retour des dîmes et des Droits féodaux !".

Lui qui s'est imposé, par la force, qui n'est pas élu, qui a été déchu et destitué par le Sénat, qui lors de son abdication de Fontainebleau a signé "son acte d'abdication sera inviolablement observé" ose prétendre à l'illégitimité des Bourbons ! C'est beau comme du Mélenchon !

La troupe de l'aventurier, grossie des 800 hommes du commandant Lessart s'engage sur le chemin de Grenoble.

7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...7 MARS 1815, IL Y A EXACTEMENT 200 ANS : NAPOLEON, LE RETOUR...

Au 5ème de Lessart, se joint bientôt le 7ème de Ligne commandé par Charles de La Bedoyère qui a renié son serment au Roi, ainsi que le 11ème de Ligne du colonel Durand venant de Chambéry. Finalement tous les régiments se rallient à Napoléon.

D'après Madame Victorine de Chastenay, dans ses Mémoires, l'argent anglais aurait encore circulé clandestinement depuis plusieurs semaines. La France était encore trop forte à leur goût et il fallait l'affaiblir.

Pourquoi pas ; et puis il y a tant de choses bizarres dans cette épopée.

Comme Napoléon le fera écrira dans ses Mémoires, à Grenoble, l'aventurier est devenu Prince, l'aventurier est redevenu l'Empereur.

Ils ne le savent pas encore mais les Chouans vont retrouver leur adversaire de référence, celui qui a fait exécuté Louis de Frotté et ses compagnons, Georges Cadoudal et ses onze compagnons, Pierre Guillemot etc. Des milliers d'hommes vont encore perdre la vie par la faute de ce guerrier infatigable fournisseur en cadavres des Champs de batailles européens. Jusqu'à la pelle du 18 juin.

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LUNDI 2 MARS 1795: SUITE de L'OPERATION BLANCHIMENT-CONVENTION...

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Décret qui met en état d'arrestation les Représentants Barère, Billaud-Varennes, Vadier et Collot d'Herbois.

Inimaginable il y a encore quelques semaines l'arrestation de ces membres importants de la Convention et du Comité de Salut Public.

Nous avons déjà "servi" Barère sur ce Blog de multiples fois, entr'autres le 10 février 2011, le 29 novembre 2012 avec ce rappel :"une exposition lui fut consacrée en 2005 à Tarbes sous  le titre Parcours, rappelant le "Barère qui a fait Tarbes et le visionnaire de l'Europe, suivant son flair politique" - Gérard Trémège Maire UMP de Tarbes et ce commentaire: Maire à priori ayant de graves lacunes sur le Barère que, dans l'Ouest, nous connaissons très différemment ! 

Marc-Guillaume Vadier, son ami de turpitudes et de même conduite abjecte, insultera la reine Marie-Antoinette lors de son "procès" (guillemets de rigueur) profitera de son poste à la Convention pour éliminer une grande partie des habitants notables de Montaut, son bourg de naissance ; ils s'étaient opposés à l'érection de ses terres en seigneurie, après qu'il eut réalisé de très bizarres opération foncières. Par la même occasion il fera exécuter son avocat Darmaing pour ne pas l'avoir défendu avec succès ; les membres du Parlement de Toulouse paieront de leurs têtes son échec devant eux. En avril 1794 on le retrouve comme instigateur du pseudo complot des prisons (sous prétexte de les vider). Le 14 juin il est, avec son âme damnée Barère, dans le pseudo complot du Baron de Batz qui se terminera par le dramatique épisode des Chemises rouges et ses 54 guillotinés. On le retrouve dans l'affaire Catherine Théot (se disant la mère de dieu - Robespierre).

Billaud-Varennes, après les journées de septembre signe ses premières exactions en Ille et Vilaine et dans les Côtes du Nord en mars 1793 lors de la conscription des 300 mille et dans le pays de Redon ; il est à l'origine de l'arrestation des Girondins, de la création du Tribunal révolutionnaire, de la Terreur ; il a les mains couvertes de sang.

Collot d'Herbois,on le retrouve dans les Journées de septembre, il est  l'assassin de Lyon, à l'origine de la terrible répression qu'il étendit sur cette ville coupable de s'être révoltée et les Chemises rougesComédien raté, il fut un assassin réussi.

Ces quatre crapules (ce n'est pas une insulte !) ont en commun d'être régicides, d'avoir été des créations de Robespierre, de l'avoir soutenu, d'être à l'origine des décisions lois et décrets les plus répressifs de la révolution et d'avoir été les acteurs majeurs de la chute de l'Incorruptible le 27 juillet 1794.

Ce 2 mars marque un tournant dans leur vie de scélérats.

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DANS la FAMILLE GUILLOTINE, JE DEMANDE: LE BON

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Décret du 28 février 1795 qui envoie un exemplaire intitulé "Secrets de Joseph Le Bon" aux trois Comités et à la Commission.

Le "Secrets de Joseph Le Bon" est un ensemble de lettres rédigées par Armand Guffroy, ardent Montagnard, député du Pas de Calais et du Nord, Représentant en mission de la Convention. Excédé par les turpitudes et les "dérapages" judiciaires de Joseph Le Bon, il a rédigé, après avoir fait son enquête, un recueil de lettres sous la forme d'un ouvrage, intitulé "Les secrets de Joseph Le Bon et de ses complices", remis ce jour au Comité de Sûreté générale, au Comité de Salut public et au Comité de législation.

Citant les affidés de Le Bon (le mal-nommé, ancien Oratorien comme Joseph Fouché mais lui ordonné prêtre) tel un dénommé Danel, caméléon en friponnerie, pseudo chirurgien qui a fait guillotiner le tenant de la fonction à l'hôpital d'Arras afin de prendre sa place. Ce Danel est aussi membre du Tribunal révolutionnaire du Pas de Calais dont le président est Daillet, créature sanguinaire et encenseur de Robespierre (toujours d'après Guffroy). Il est assez étonnant de voir un tel jugement de la part d'un Montagnard dont on sait que sur le plan férocité ils n'avaient rien à envier à qui que ce soit. Des signes convenus entre membres du Tribunal permettent à tous de s'entendre sur le verdict : la guillotine ou de fortes amendes !

Le 15 thermidor - 2 août 1794 - 7 jours après son protecteur Robespierre, Le Bon a été arrêté et emprisonné à la prison du Luxembourg. Il était aussi, comme Fouquier-Tinville un protégé de Barère dont la chute s'annonce.

Ce 28 février sonne pour lui l'hallali ! Ainsi que pour ses compagnons de débauches républicaines.

La Convention désodorise. Une grande claque aux mauvaises petites odeurs !

Sur le tableau ci-dessous "Les formes acerbes*", Le Bon est représenté entre deux guillotines en train de boire dans deux coupes de sang. Sur un fond de cadavres et de prisonniers.

*Acerbe est à entendre au sens de dur, rude, fâcheux.

DANS la FAMILLE GUILLOTINE, JE DEMANDE: LE BON

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DANS LA FAMILLE GUILLOTINE, JE DEMANDE FOUQUIER-TINVILLE

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DANS LA FAMILLE GUILLOTINE, JE DEMANDE FOUQUIER-TINVILLE

En ce 27 février 1795, Fouquier-Tinville doit commencer à avoir la tête ailleurs. En effet à la Convention :

9 ventose an III, 27 février 1795 (vieux style).

Décret de la Convention  sur la lettre adressée au Comité de législation par le Substitut de l’Accusateur publique, relative à l’acte d’accusation de Fouquier-Tinville.

Le nouvel Accusateur public se nomme Judicis

Fouquier de Tinville, qui a commencé par perdre la particule, doit commencer à penser qu'il va bientôt perdre la partie tête.

Il a été emprisonné, du moins il s'est présenté à La Conciergerie pour être emprisonné à sa demande, dès le 1 août 1794, soit 4 jours après avoir envoyé "ad Patres" Robespierre et sa clique.

Ce n'est pas pour narguer la Convention ni le Comité qu'il a agi ainsi. Il est simplement sûr de son bon droit d'avoir été, comme Carrier en son temps, un fonctionnaire zélé. Il n'a pas compris que la chasse aux Jacobins non recyclés, commencée avec le procès de Carrier, était ouverte.

Rapidement, il va être changé de prison. Il est repéré très vite par quelques uns de ceux qu'il avait fait emprisonner (ce qui démontre que les portes des prisons ne furent pas totalement ouvertes après la mort de l'Incorruptible) et chercheront "à lui faire la peau". Il sera alors transféré, quelle ironie, dans ce qui était appelé "la réserve à guillotine de Fouquier-Tinville" : Le Plessis (dans laquelle fut enfermé Monsieur Jacques Emery, Supérieur général de Saint Sulpice, prêtre remarquable, et qui y fut miraculeusement oublié).

Le procès de l'ancien Accusateur public commencera bientôt.

 

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EN BRETAGNE, VERSION ORIGINELLE de LA MARSEILLAISE

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Sous les doigts de Jeanne, Organiste cotitulaire de l'orgue Debierre de l'église Saint Clément, avec l'autorisation du Curé de la paroisse, sous les voûtes uniséculaires, a retenti ce qui semblait être un air profane alors que c'est l'introduction de l'Opéra d'Esther, composé en 1785 par Jean-Baptiste Grisons :" Stances sur la calomnie" que je dédie à Jean-François, René, Guillaume et Georgette.

Cet opéra fut crée en la cathédrale de Saint Omer, dans le Pas de Calais.

C'est la première fois qu'il est interprété en Bretagne. Merci au Père Yves Chéreau pour son autorisation et à Jeanne pour sa belle prestation.

Bonne écoute.

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IL Y A 220 ANS, LE CULTE CATHOLIQUE EST OFFICIELLEMENT TOLÉRÉ...

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SAMEDI 21 FÉVRIER 1795: Après trois ans de gâchis, persécutions, assassinats, exécutions, spoliations, François de Boissy d'Anglas, député à la Convention du département de l'Ardèche, Membre du Comité de Salut public, Protestant proche des Girondins, non régicide, annonce que la Convention décrète la Liberté du culte catholique. Il est l'auteur du Rapport des Comité de Salut Public, Comité de Sûreté générale et du Comité de législation réunis.

Déjà des "ouvertures" avaient eu lieu, le 21 décembre 1794 dans le Loir et Cher, le 25 janvier dans le Morbihan, en Vendée et pays Chouans mitoyens après le Traité de La Jaunaye le 17 février.

Mais c'est une Liberté surveillée et restreinte, surtout à destination du Clergé constitutionnel car le clergé célébrant doit avoir prêté serment à la Constitution du 14 août 1792 :

"Les édifices publics, les monuments sont les domaines de l'État ; ils ne sont plus la propriété d'une agrégation particulière que celle d'un seul homme. Vous ne souffrirez pas qu'ils soient le théâtre d'aucun acte religieux. Ils ne peuvent être prêtés à aucune secte, car si vous en admettiez une seule, il faudrait les admettre toutes, et il en résulterait une préférence ou une lutte dont vous devez prévoir les dangers. Vous ne souffrirez pas davantage que vos routes, vos places publiques soient embarrassées par des processions ou par des pompes funèbres. Les mêmes inconvénients en résulteraient, et il est d'une bonne police d'éviter les rassemblements qui peuvent égarer les hommes en alimentant le fanatisme. C'est par l'instruction que seront guéries toutes les maladies de l'esprit humain, c'est elle qui anéantira toutes les sectes, tous les préjugés, qui saura restituer à la morale cette force et cet éclat qu'elle ne doit tirer que de la raison et du sentiment ".

C'est un discours assez maçonnique et pas au sens de maçon constructeur !

 

Art. Ier Conformément à l’article VII de la déclaration des droits de l’homme, et à l’art. CXXII de la constitution, l’exercice d’aucun culte ne peut être troublé.

II. La République n’en salarie aucun.

III. Elle ne fournit aucun local, ni pour l’exercice du culte, ni pour le logement des ministres.

IV. Les cérémonies de tout culte sont interdites hors de l’enceinte choisie pour leur exercice.

V. La loi ne reconnaît aucun ministre de culte : nul ne peut paraître en public avec les habits, ornements ou costumes affectés à des cérémonies religieuses.

VI. Tout rassemblement de citoyens pour l’exercice d’un culte quelconque, est soumis à la surveillance des autorités constituées. Cette surveillance se renferme dans des mesures de police et de sûreté publique.

VII. Aucun signe particulier à un culte ne peut être placé dans un lieu public, ni extérieurement, de quelque manière que ce soit. Aucune inscription ne peut désigner le lieu qui lui est affecté. Aucune proclamation ni convocation publique ne peut être faite pour y inviter les citoyens (sonneries de cloches, lorsqu'il en reste).

VIII. Les communes ou sections de commune, en nom collectif, ne pourront acquérir ni louer de local pour l’exercice des cultes.

IX. Il ne peut être formé aucune dotation perpétuelle ou viagère, ni établi aucune taxe pour en acquitter les dépenses.

X. Quiconque troublerait par violence les cérémonies d’un culte quelconque, ou en outragerait les objets, sera puni suivant la loi du 22 juillet 1791 sur la police correctionnelle.

XI. Il n’est point dérogé à la loi du 2 des sans-culotides, deuxième année, sur les pensions ecclésiastiques, et les dispositions en seront exécutées suivant leur forme et teneur.

XII. Tout décret dont les dispositions seraient contraires à la présente loi, est rapporté ; et tout arrêté opposé à la présente loi, pris par les représentants du peuple dans les départements, est annulé.

Les prêtres réfractaires ne sont donc pas concernés par cette décision.

C'est ce décret qui va faire office de loi jusqu'au Concordat de 1801-1802. Mais ne pensons pas, ce serait une grave erreur, que ce soit le début de la liberté religieuse : Messieurs les abbés Pierre-René Rogue, Hamery, Le Bècre, Le Floch, Le Manour, Le Verger, Robin vous en apporteraient un cinglant et sanglant démenti !


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IL Y A 220 ANS était signé le Traité de La Jaunaye...

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Le 17 février 1795 était signé le Traité d'amnistie sur une table placée sous une tente entre la Grande et la Petite Jaunaye à Saint Sébastien sur Loire.

Le préambule précise que ce Traité ne s'applique pas qu'à la seule Vendée:

Les Représentants du Peuple français ....chargés de l'exécution de la Loi d'amnistie du 12 frimaire concernant les rebelles de la Vendée et les Chouans...

La copie, sous verre, n'est pas très lisible. N'y figurent que les signatures des républicains.

Ruelle est le chef de la délégation des Représentants du peuple, Charette est le chef de la délégation des Insurgés, pour les Chouans nous retrouvons le comte de Scépeaux, Pierre-Michel Gourlet, Mathurin Ménard, Cormatin, Georges Chabron de Solilhac.

Si les Révoltés sont usés par deux ans de persécutions, de privations, de guerres quasi continuelles, de vexations dans une région exsangue, les Bleus ne sont pas tellement mieux lotis. Cet arrêt des hostilités tombe à pic et les Bleus n'y ont pas consenti sans quelque arrière pensée. Ils promettent de se retirer des régions signataires mais il ne leur est certainement pas concevable qu'une partie du pays échappe aux "démocrates" jacobins. Trop de cadeaux ! Les Lettrés auraient du se rappeler ces vers de Virgile :"Timeo Danaos et dona ferentes" (je crains les Grecs même portant des cadeaux). Liberté religieuse, fortes indemnisations, une armée républicaine commandée par Charette etc. C'est tout juste s'ils ne vont mettre la main à la truelle pour rebâtir ce qu'ils ont détruit ! La chute de Robespierre, l'exécution de Carrier, ce sinistre assassin, permet aux Conventionnels nouvelle mode, de rejeter sur leurs prédécésseurs les horreurs que eux , la main sur le coeur, viennent panser et effacer.

Trop polis pour être honnêtes ! Mais, doivent se dire les Révoltés, pourquoi ne pas essayer ?

Il y a 20 ans, une plaque avait été apposée sur le mur de la Petite Jaunaye ; depuis le décès de la propriétaire de 1996, le nouveau refuse l'accès.

Samedi une plaque a été dévoilée, par le Maire Christophe Amailland, sur un itinéraire de balade en bord de Sèvre et le Sénateur-maire de Saint Sébastien, Joël Guerriau, a fait réaliser par l'artiste Diana Taubin, une fresque qui sera installée en centre ville.

IL Y A 220 ANS était signé le Traité de La Jaunaye...
IL Y A 220 ANS était signé le Traité de La Jaunaye...IL Y A 220 ANS était signé le Traité de La Jaunaye...
IL Y A 220 ANS était signé le Traité de La Jaunaye...IL Y A 220 ANS était signé le Traité de La Jaunaye...

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UN WEEK END HISTORIQUE....

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Plus exactement c'est un dimanche, ce n'est pas de la chouannerie mais de la culture royale, ce n'est pas dans l'Ouest, mais dans cette ville appelée "Balcon du Sud-Ouest" qui eut pour maire durant treize ans un enfant de Mauron (Morbihan) nommé Henri Thébault. Cette ville n'a pas de chance avec son évêque actuel aux prises de positions pour le moins curieuses voire iconoclastes même s'il est académicien, Mgr Dagens.

Cette ville est Angoulême, ancienne capitale de l'Angoumois.

UN WEEK END HISTORIQUE....UN WEEK END HISTORIQUE....UN WEEK END HISTORIQUE....

Dimanche 15 février, après la messe de 11 H célébrée par l'évêque d'Angoulême, ont été inhumés à nouveau, en leur précédent lieu de sépulture, au pied du pilier sud-est du transept, les restes de Jean d'Orléans, de Charles d'Orléans, grand-père et père de François d'Angoulême, François de Valois, plus connu comme le Roi François 1er et de Marguerite de Valois que son frère appelait la Marguerite des marguerites.

Ces restes humains dont on connaissait l'existence mais pas le lieu ont été exhumés lors de  travaux réalisés en la cathédrale en 2011. La plaque qui clôt leur tombeau est ainsi rédigée:

Ici ont été déposés les ossements et restes (empreintes exactement) humains des Membres de la famille royale, Jean (1399 - 1467), Charles (1459 - 1496) Seigneurs d'Orléans qui furent inhumés dans cette église d'Angoulême.

Qu'après la gloire du monde la miséricorde du Seigneur veille sur eux.

Claude Dagens, évêque d'Angoulême, 15 février 2015.

Cette cérémonie a eu lieu quelques jours après le 500ème anniversaire du sacre de François 1er à Reims, le 25 janvier 1515.

Cliquez ici pour voir les différents reportages.

A côté du pilier sud-ouest s'élève le tombeau de Monseigneur Alexandre Sebaux, natif de Laval, mort en 1891, à l'âge de 71 ans, dont la maman fut emprisonnée au Temple à Paris en 1797 pour avoir caché des prêtres réfractaires. Un saint évêque qui devrait inspirer son lointain, très lointain, successseur.

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