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1793-2013: LE CALENDRIER DE LA MEMOIRE du S.C.B.

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LE SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE VOUS PRIE DE NOTER DANS VOS AGENDAS LE CALENDRIER DE LA MEMOIRE:

- Samedi 23 mars: La prise de La Roche Bernard (Morbihan). Les Révoltés ont le courage de se soulever. R.V. Restaurant "Les deux magots" à 12 H 30. Après le déjeuner balade culturelle. Prévoir des bottes pour visite en lieux actuellement boueux. Participation, déjeuner compris, 25 € pour les adhérents SCB, 30 € non adhérents.

- Jeudi 11 avril à Nantes dans les salons de l'Horticulture, 7 quai Henri Barbusse (quai de Versailles), conférence avec Reynald Secher - du Génocide au Mémoricide - et Noël Stassinet (Président du Souvenir Chouan de Bretagne) - "du 14 juillet 1790 aux Noyades de Nantes, comment en est-on arrivé là"- soirée organisée par la branche féminine du Rotary "Inner Wheel Club de Nantes".

-Vendredi 12 avril à Rennes, Reynald Secher et Philippe de Villiers et la participation du SCB.

-Vendredi 17 avril, soirée d'Histoire avec Reynald Secher et Philippe de Villiers dans un superbe show à Grand Champ, dans le Morbihan. Un moment rare, émouvant et superbe.

- Vendredi 19 avril : A Saint Florent le Vieil, La Virée d'Outre Loire, Reynald Secher et Noël Stassinet pour "La Nouvelle Revue d'Histoire".

-Samedi 18 mai : Assemblée Générale du Souvenir Chouan de Bretagne sur les pas d'Armand Tuffin, marquis de La Rouërie, pour les 220 ans de sa mort, dans les Côtes d'Armor, autour de La Guyomarais .

-Samedi 29 juin : commémoration de l'attaque de Nantes, au jour précis. Rendez-vous à Nort sur Erdre à 14 H 30.

-Samedi 6 juillet : Le Souvenir Chouan de Bretagne fête son 20ème anniversaire à Grand Champ dans le Morbihan. Belle journée annoncée et déjà préparée.

- Dimanche 14 juillet sur les pas de Jacques Cathelineau.Messe à 10 H 30 à la chapelle Saint Pierre ès Liens selon la forme traditionnelle, déjeuner à l'Auberge des Brigands à La Boissière du Doré, recueillement à Saint Florent sur la tombe de Jacques Cathelineau et balade surprise.

- Samedi 21 septembre, journée du Souvenir Catholique en Languedoc à Saussines près de Nîmes.

- Samedi 19 octobre, anticipation du regroupement des Vendéens et Chouans (le 18 octobre 1793) à Candé avec inauguration d'une croix du souvenir.

- Samedi 2 novembre, Messe en la chapelle du Champ des Martyr à Brec'h - Auray, célébrée par l'abbé Frédéric Fagot, docteur en Histoire et conseiller du SCB.

Dimanche 17 novembre, sous la Présidence de Monsieur Philippe de Villiers, Commémoration des Noyades de Nantes, parcours d'Histoire et jet de gerbe en Loire. Le programme précis sera présenté ici, et par courrier aux Membres du SCB dès septembre.

- Dimanche 22 décembre, une belle journée du Souvenir de la bataille de Savenay (23 décembre 1793), à Savenay et aux alentours.

Ce programme peut-être éventuellement élargi ; les manifestations, autres que les conférences, sont accompagnées par les "Brigands du Bocage". Merci à eux. Notez cet agenda afin que nous soyons nombreux, pour démontrer aux négationnistes de l'histoire que nous avons conservé le sens de l'HISTOIRE VRAIE.

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IL Y A 220 ANS, DECRET DES 19-20 MARS 1793: MEURTRE LEGAL DES OPPOSANTS.

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Décret concernant la punition de ceux qui sont ou seront prévenus d'avoir pris part à des révoltes ou émeutes contre-révolutionnaires qui ont eu ou auraient eu lieu à l'époque du recrutement.

Art. 1er: Ceux qui sont ou seront prévenus d'avoir pris part aux révoltes ou émeutes contre-révolutionnaires qui ont éclaté ou qui éclateraient à l'époque du recrutement dans les différents départements de la République et ceux qui auraient pris ou prendraient la cocarde blanche ou tout autre signe de rébellion sont hors la loi ; en conséquence ils ne peuvent disposer des décrets concernant la procédure criminelle et l'institution des jurés.

Art. 2: S'ils sont pris ou arrêtés les armes à ma main, ils seront dans les vingt quatre heures livrés à l'exécuteur des jugements criminels et mis à mort après que le fait aura été reconnu ou déclaré constant par une commission militaire formée par les officiers de chaque division employée contre les révoltés. Chaque commission sera composée de cinq personnes prises dans les différents grades de la division  soldée ou non soldée.

Art. 3: Le fait demeurera constant, soit par un procès verbal revêtu de deux signatures soit par un procès verbal revêtu d'une seule signature, confirmée par la signature d'un témoin soit par la déposition orale et uniforme de deux témoins.

Art. 4: Ceux qui, ayant porté les armes ou ayant pris part à la révolte et aux attroupements, auront été arrêtés portant des armes ou après avoir  posé les armes seront envoyés à la maison de justice du tribunal criminel du département ; et après avoir subi un interrogatoire dont il sera retenu note, ils seront, dans les vingt quatre heures, livrés à l'exécuteur des jugements criminels et mis à mort après que les juges auront déclaré que les détenus sont convaincus d'avoir porté les armes parmi les révoltés, ou d'avoir pris part à la révolte ; le tout sauf la distinction expliquée dans l'article 6.

Art. 5: Les moyens de convictions contre les coupables seront les mêmes pour les tribunaux que pour les commissions militaires.

ART. 6: Les prêtres, les ci-devants nobles, les ci-devants seigneurs, les émigrés, les agents et domestiques de toutes ces personnes, les étrangers, ceux qui auront eu des emplois  ou exercé des fonctions publiques dans l'ancien gouvernement ou depuis la révolution ; ceux qui auront maintenu ou provoqué des attroupements des révoltés, les chefs, les instigateurs, ceux qui auront des grades dans ces attroupements et ceux qui seraient convaincus de meurtre, d'incendie ou de pillage subiront la peine de mort.

Art. 8 : Leurs biens seront confisqués et acquis à la République.

Voilà comment s'applique la démocratie à l'époque. On tue les opposants qui, pourtant, en majorité, avaient eu le tort de rêver d'un monde meilleur, dont la présentation frelatée avait fait imaginer des lendemains qui chantent. 220 ans après, rien n'a changé. Ce système de gouvernement, issu d'un coup d'Etat que fut la prise des Tuileries et le renversement de la Royauté, sans aucune légitimité populaire, nie maintenant au peuple sa capacité d'exprimer son désaccord. Intrinsèquement, la révolution portait en elle les germes du fascisme.

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GUERANDE, 19-20 MARS 1793, IL Y A 220 ANS EXACTEMENT...

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1-GUERANDE--13-.jpg     1-1-GUERANDE
Les Révoltés, qui ne sont pas encore appelés "Chouans" sont réunis, au nombre de trois à quatre mille, autour du moulin de Crémeur*, dit le moulin du Diable mais aussi dans la chapelle Saint Michel et alentours. La chapelle Saint Michel fut autrefois l'église paroissiale de Guérande ; elle en a perdu le bénéfice au profit de l'église Saint Aubin. Les Révoltés sont là pour manifester leur refus de la conscription, de la chasse aux "Bons prêtres" et surtout de l'augmentation inconsidérée des impôts qui touche de plein fouet leurs revenus, devenus depuis les débuts de la Révolution, leurs maigres revenus.

Sous les ordres de François Guérif de Lanouan, qui a pris deux canons aux Bleus, a été du nombre des Membres de l'Association Bretonne du marquis de La Rouërie, la ville est investie le 19 mars 1793 grâce, il faut le souligner, à l'aide des1-GUERANDE (22)

 Gardes Nationales (ou gardes nationaux) qui ont ouvert l'accès de la porte de Saillé. Le premier geste des "rebelles" est de brûler les papiers de l'administration républicaine afin de soustraire les noms des hommes en âge d'être requis mais aussi ceux qui seraient frappés par les nouveaux impôts. En effet, les paludiers depuis le Traité d'Union de la Bretagne à la France, en 1532, ont des droits héréditaires, inaliénables, qui ont été supprimés par les nouvelles lois de la République.
1-GUERANDE--6-.jpgL'autre chef est Thomas de Caradeuc qui va occuper la ville pendant douze jours ; celle-ci deviendra la capitale du "Royaume de Guérande" Gwenn Ran en Breton (le Pays Blanc) qui n'a rien à voir avec une option politique mais fait référence au blanc du sel, principale source de richesse de ce pays breton.
Dans la foulée, la poussée des Révooltés se fait vers Le Croisic dont la municipalité émet un vote favorable à la reddition. David de Drézigné accepte d'être élu procureur Syndic (maire) de la commune devenue libre ; un engagement qui va lui coûter cher.
Pendant douze jours, douze jours seulement, Guérande, Le Pouliguen, la presqu'île du Croisic avec Batz sur mer, vont retrouver une atmosphère paisible.
*Le moulin de Crémeur porte aussi le nom de Moulin du diable. Ce moulin aurait été, il y a très longtemps, dans un vallon, à l'abri, donc, du vent. Le meunier se désespérait car il n'avait pas de grains à moudre. Un individu se présenta un jour et lui proposa de déplacer son moulin en un meilleur site, en échange de l'âme de son futur nouveau-né. En détresse, le meunier accepta : le contrat prévoyait que l'accord serait annulé s'il manquait une pierre avant que le coq ait chanté. La meunière fit avouer à son mari les termes du contrat. Avant le bout de la nuit, elle pris des braises dans la cheminée et mit le feu à une meule de paille. La lumière réveilla le vieux coq qui se mit à chanter, réveillant ses congénères qui menèrent un joyeux sabbat. Il manquait une pierre au moulin , le contrat fut donc annulé à la grande fureur du diable.Le fils du meunier garda son âme, le meunier put travailler et cela fit une belle histoire ; est-ce une légende ou une histoire vraie ? Il manque toujours une pierre dans le moulin de Trémeur.
Dans La Revue de Juin, l'excellent Josick Lancien, président de la Société des amis de Guérande, nous signera un article sur la Révolution à Guérande. On doit à Josick Lancien la pose d'une plaque à la mémoire du Formidable guérandais que fut Louis-Charles de Sol de Grisolles, lieutenant de Georges Cadoudal.1-IMG_1271_edited.JPG

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LA VOYOUCRATIE LEGALE, C'est maintenant ! 18 mars 1793.

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Décret qui ordonne le dénombrement et la désignation des vieux châteaux d'Emigrés et autres compris parmi les biens nationaux ; la rédaction d'une adresse au peuple français et la formation d'un Comité de Salut public:

- Art.1er : Les Directoires des départements feront dénombrer et désigner les vieux châteaux d'émigrés et autres compris parmi les biens nationaux qui ne peuvent servir aux établissements d'instruction publique ou à des fabriques ou à des manufactures

- Art.2: Il sera fait un rapport à la vue de ces états, par les Comités des Domaines et d'aliénation sur la démolition de ces châteaux et sur l'emploi et distribution  qui pourraient être faits des matériaux provenant de ces démolitions en faveur des citoyens peu fortunés.

Non seulement on spolie mais en plus on autorise la destruction de biens privés pour en faire la vente au bénéfice de la république !

- Art.3: Il sera fait une adresse au peuple français tendant à éclairer les citoyens sur l'explosion contre-révolutionnaire qui vient de se manifester presqu'en même temps dans plusieurs parties de la république.

- Art. 4: Il sera formé, incessamment, au sein de l'Assemblée, un Comité de Salut Public et organisé de manière à prévenir toutes les défiances, à éteindre les discordes et à établir des communications plus actives de la Convention nationale avec le Conseil exécutif.

Création du terrible Comité de Salut Public qui va épandre le premier vent de terreur.

- Art. 5: La Convention nationale, regardant comme une précaution indispensable dans le moment actuel de surveiller activement les étrangers de faire sortir sans délai de la République ceux qui sont sans aveu, en décrète le principe.

§

Décret relatif au jugement des Emigrés et des prêtres déportés arrêtés sur le territoire français:

- Art. 1er: Huitaine après publication du présent décret tout citoyen est tenu de dénoncer, arrêter ou faire arrêter les émigrés et les prêtres dans le cas de la déportation qu'il saura être sur le territoire de la République.

-Art. 2: Les émigrés et les prêtres, dans le cas de déportation, qui auraient été arrêtés dans le délai ci-dessus fixé, seront conduits de suite dans les prisons du district, jugés par un jury militaire et punis de mort dans les vingt quatre heures.

Les émigrés trouvés seront peu nombreux. Les prêtres condamnés à la déportation et qui sont restés pour le service de leurs fidèles vont être farouchement recherchés et souvent trouvés, par dénonciation et pour la prime.

§

Décret qui ordonne de tranférer dans les prisons de Paris les prisonniers convaincus de conspiration et détenus dans les prisons de Rennes et ailleurs.

Toutes ces lois , les unes après les autres, restreignent les libertés, légalisent le vol, la destruction du bien d'autrui et de son patrimoine, encouragent la délation, la dénonciation des prêtres et des citoyens qui ne veulent pas des lois jacobines. Que des Valeurs révolutionnaires !!! Sont-ce là les Valeurs revendiquées par nos hommes politiques ?

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17 MARS 1756, BAPTÊME D'UN FUTUR ASSASSIN LEGAL .

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1-YOLET CARRIER (1)

2-YOLET-CARRIER--4-.jpg


Dans l'église de Yolet, petit village proche d'Aurillac, sur ce baptistère, Jean-Baptiste Carrier a reçu le baptême en ce 17 mars 1756. Né la veille, 16 mars (un mardi) il est le quatrième enfant de Jean Carrier et de Marguerite Puex ( ou Puech) qui auront six enfants. Un frère décèdera 3 ans avant la naissance de Jean-Baptiste. Les parents Carrier sont considérés comme des paysans aisés, de la terre, du bétail, trois ruches etc...

1-Septembre-2011-016-CARRIER-AURILLAC--7-.jpgNul ne peut présager ce que deviendra ce petit enfant dans 36 ans, en 1792, après qu'il aura été élu par le département du Cantal à la Convention.

Il aura poursuivi auparavant des études normales jusqu'à faire des études de droit. Il prendra une charge de notaire du Roi dont la charge disparaîtra après les réformes apportées par l'Assemblée Constituante.

Pour ce qui concerne l'année 1793, en ce dimanche 17 mars, après avoir fêté ses 37 ans, il se contente de sièger à Paris ; il est de ceux qui demandent la création d'un Tribunal criminel.

Nantes ignore encore son existence ainsi que ses futures victimes qui se compteront, bientôt,  par milliers.

Certains ont déjà noté un fort penchant pour les boissons alcoolisées. Nous suivrons le parcours de ce futur représentant en mission.

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SAMEDI 16 MARS 1793 A LA ROCHE-BERNARD (56).

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LA ROCHE BERNARD PORTEEmprisonnés pour la nuit dans la tour du beffroi de La Roche-Bernard, Sauveur et Le Floch du Cosquer en sont extraits le matin de ce samedi 16 mars 1793. Le Floch, âgé de 57 ans mais encore vaillant, écarte ses gardiens et tente de s'enfuir. Il est abattu par un  paysan de Béganne. On lui reproche ses persécutions contre les prêtres, la conscription, les emprisonnements arbitraires. "C'était mon devoir de le faire". Affaibli par sa blessure il s'écroule ; un voisin compatissant essaie de le sauver. Un Révolté s'approche et l'exécute d'un coup de fusil. Il meurt victime de ses convictions révolutionnaires, par la main d'un homme du peuple, lui le riche bourgeois de La Roche-Bernard qui appliquait la Révolution pour le bonheur du peuple.

Joseph Sauveur, né  à Rennes le 5 février 1766 dans un milieu bourgeois très aisé, a été élu Président du district et maire de La Roche-Bernard. Révolutionnaire zélé il a appliqué le programme révolutionnaire. Il a transformé la vieille et vénérée chapelle Notre Dame en entrepôt à fourrages, il a fait vider l'église des objets du culte et envoyé l'orfèvrerie (calices, ciboires, patènes, ostensoirs, encensoirs -tous objets offerts par la piété populaire) à la fonderie de l'Hôtel des Monnaies à Nantes. Il a activé les procès et emprisonnements des rétifs à la révolution et de deux membres de la conspiration du marquis de La Rouërie. Il a planté l'arbre de la liberté, renvoyé les maîtres et maîtresses d'école remplacés par de farouches patriotes. Il a fait venir un "curé" assermenté et chassé les réfractaires qu'il a envoyés en prison à Vannes.

Il va payer tout cela, au prix fort.

LA-ROCHE-BERNARD--2-.jpg

Extrait, donc, de sa prison les Révoltés veulent lui faire abjurer sa "religion" révolutionnaire et lui faire crier "Vive le Roi". Il s'obstine à crier "Vive la République". On lui tire dessus un coup de pistolet chargé seulement à poudre qui lui brûle et lui noircit le visage. Par la rue basse Notre-Dame on l'amène par la rue Saint James. Un notable de la ville, Thomas de Laborde, ancien juge, essaie de le sauver alors qu'il avait été persécuté par lui ; en vain. Il fut abattu de trois coups de feu. Son corps et celui de Le Floch furent enterrés dans le cimetière.
De cet épisode, il reste la croix près de laquelle il fut abattu, victime à 27 ans de son engagement dans une révolution dont il aurait certainement été étonné de voir à quoi elle réduisait les beaux idéaux en lesquels il croyait !
A moins que, du même âge que Saint Just...?

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VENDREDI 15 MARS 1793 : LA REVOLUTION IMPERIALISTE...

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Malgré l'explication donnée par la Convention sur le fait qu'elle ne voulait ni expansion ni annexion étrangère mais seulement reconstituer le territoire national originel, en ce jour du vendredi 15 mars 1793:

-Décret qui réunit 32 communes des bords du Rhin. La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de son Comité diplomatique déclare, au nom du peuple français, qu'elle accepte le voeu librement émis par le peuple souverain des villes et  communes suivantes: Berglabren, Glengenmester, Billichein, Oberhoffen, Barbelrod, Winten, Dierbach, Pleichweiser, Klingen, Oberhausen, Kleihorsbach, Fiderhorbach, Kleizellen, Kaplen, Herschiersveiller, Horbach, Erlebach, Mertsheim, Steiveiler, Volsfischeim, Apenhoffen, Heichelheim, Mulheffen, Volmersheim, Nidershorst, Oberhorst, Effingen, Aldorff, Gommersheim, Freisbach, Ilversheim, enclaves et dépendances, dans leurs assemblées primaires, pour leur réunion à la France, et en conséquence lesdites villes et communes font partie intégrante du territoire de la République française. Ces villes et communes formeront le cinquième district du département du Bas-Rhin. Le Chef-lieu en sera Landau.

Il serait intéressant de savoir, en réalité, quel a été, et à quel prix, le voeu librement émis ? Faut-il rappeler, une fois de plus, que l'accusation pour la déchéance de Louis XVI était "un tyran oppressant son peuple" !

C'est vrai que dans ce cas, comme dans d'autres précédents, il faut libérer les peuples de leurs oppresseurs. Mais quels sont donc ces peuples irraisonnés qui vont préférer la férule de leurs anciens oppresseurs plutôt que les caresses des libérateurs ?

-Décret qui ordonne le jugement des conspirateurs et des frères de Louis XVI (Tiens ! on ne parle plus de Louis Capet !).

1-1-Copie-de-PARIS-PERE-LACHAISE-PICPUS-009.jpgCes faits d'Histoires, traditions orales vérifiées par les archives, nous permettront de revenir sur la façon dont un individu, inhumé au cimetière du Père Lachaise, les a rapportés dans sa grandiloquente "Histoire de la Révolution française" avec un rare parti-pris. Cet écrivain, qui n'a pas la neutralité d'un historien, est pourtant pris comme référence par l'historiographie française.

Sur son tombeau, que nous détaillerons d'autres fois, il affiche un sourire, presque narquois, l'air de dire :"Je vous ai bien  C..  eu."

Son nom a été donné à des établissements scolaires, à des avenues, à des boulevards. Vue la fraîcheur de sa marchandise, son nom aurait pu être donné à des maisons closes, d'autant que son prénom s'y prêtait. Sacré Jules...falsificateur de l'Histoire, maître des Mallet-Isaac, Mathiez, Soboul, Furet etc...et certains contemporains.

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VENDREDI 15 MARS 1793: LA ROCHE-BERNARD

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Après nombre de villes de la Vendée, qui sera appelée ultérieurement Vendée militaire car comportant des villes de Loire-Inférieure, ou du Maine et Loire, avant de devenir un terme générique pour nommer les territoires soulevés, La Roche-Bernard, en ce vendredi 15 mars, connaît l'épreuve des violences qui déferlent sur l'Ouest.

Le peuple n'en peut plus des persécutions religieuses qui depuis 1790 vont en s'aggravant ; s'y ajoute le dernier décret de la Convention sur la conscription des 300.000 hommes, à laquelle échappe quelques "bien placés" pour aller se battre aux frontières contre des gens dont il n'a rien à faire.

Ainsi, après Saint Florent le Vieil, Cholet, Clisson, Chemillé, Héric, Nozay, Vay, Savenay, Saint Etienne de Montluc, des paysans - que l'on n'appelle pas encore chouans - quittent Pont-Château puis Missillac et se dirigent vers La Roche-Bernard. Au passage ils s'arrêtent à La Mâtinais pour en extraire de chez eux les Frères Bernard. Olivier est un ancien capitaine de "La Royale" son jeune frère Louis a quelqu'expérience: "Mettez-vous à notre tête et si vous ne le faites pas on met le feu à votre maison !".

Après une telle invitation les deux frères prennent le commandement des 5 mille révoltés qui en ont assez de la conscription, de la chasse aux bons prêtres, des impôts qui ont considérablement augmentés et des bourgeois qui se sont enrichis, à moindre frais, avec les biens volés du clergé et des nobles qui les faisaient vivre.

Au puits du dôme de l'Hôpital les 250 Bleus aux ordre du capitaine de Hallot sont rangés. Les Révoltés envoient deux émissaires parlementer la reddition des Bleus. Ils sont emprisonnés sur ordre de Sauveur, administrateur de la ville. Les Révoltés arborant leur Sacré-Coeur sur la poitrine, leurs faux emmanchées à l'envers, leurs pen-braz et autres outils, sur le coup de midi, reprennent leur marche vers les Bleus. Finalement, le maire Sauveur et son adjoint Le Floch du Cosquer calment le jeu. Les armes sont abaissées ; on est du même pays on discute, on s'embrasse.

Subitement un coup de feu claque et un Révolté - le conducteur de la malle poste - tombe, tué net. Tous reprennent leurs armes mais les Révoltés sont supérieurs en nombre et par un mouvement savant ont pris les Bleus à revers. Les Gardes nationales, royalistes en majorité, en profitent pour disparaître ; cent hommes en moins, cela se remarque et il ne reste que 150 soldats, gendarmes et douaniers qui finissent par se rendre.

Le bilan est de 20 morts chez les Bleus et de deux chez les Révoltés.

Le capitaine du Hallot, à la tête de 9 cavaliers a passé la Vilaine pour aller demander des renforts à Vannes.

LA-ROCHE-BERNARD-PORTE.jpgSauveur et Le Floc du Cosquer, ayant revêtu leurs insignes municipaux se sont réfugiés dans la salle des délibérations.

Après en avoir brisé la porte les Révoltés se saississent des deux municipes, les font  prisonniers, les emmènent à la vieille tour du Beffroi et les y enferment.

Les détails de cette insurrection seront communiqués, sur les lieux mêmes, samedi 23 mars, à partir de 12 H 30.

Le matin réunion du Conseil d'Administration du Souvenir Chouan de Bretagne ; après le déjeuner visite de La Roche-Bernard et des lieux de cet  épisode sanglant - peu raconté -  de l'Histoire de la Contre-révolution en Bretagne.

Il est demandé 25 € pour le déjeuner, aux Membres du SCB et 30 € pour les non-adhérents. Fin à 17 h. Prévoir des bottes pour les visites (en dehors de la ville, bien sûr !)

Il est possible de s'inscrire par le mode contact à droite de cette page.

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HOMME DE CONVICTION, LE CINEASTE JACQUES DUPONT EST DECEDE.

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Cinéaste de talent, homme de vraies convictions engagé dans la voie de l'honneur, ce qui lui coûta dans les années soixante sa carrière de grand cinéaste - il n'était pas bon de résister à un homme grand - ; Jacques Dupont est connu pour avoir fait "tourner" les futures grandes vedettes françaises.

Né en Charente, à côté d'Angoulême) il est sur la place de l'Etoile à Paris en 1940 le 11 novembre ; arrêté par l'ennemi Allemand pour ce fait il fera un séjour en prison. Plus tard, en 1944, il fera la guerre sous les ordres de de Lattre de Tassigny. Il va chouanner pour l'Algérie française et se retrouvera emprisonné par les français, d'abord à La Santé puis ensuite dans le Gard, pendant de longs mois. La finance aux ordres du pouvoir politique (rien de nouveau actuellement) ne lui permettra plus les longs métrages ; il se rabattra alors sur les documentaires pour la firme Pathé ou pour les émissions d'Histoire de Daniel Costelle et Henri de Turenne (c'était nettement plus culturel que Kho Lanta et autres sottises !)

On lui doit, pendant sa traversée du désert, ce très beau film: Les Vendéens (1993) que vous retrouvez en cliquant sur la présentation ci-dessous. Bonne lecture.

Le Souvenir Chouan de Bretagne présente à Claudine sa fille, notre amie et Membre de l'association depuis de nombreuses années l'expression de toute son amicale sympathie.

 

 

La messe de funérailles sera célébrée à saint Nicolas du Chardonnet, vendredi 15 mars à 14 H 30 et l'inhumation au cimetière du Père Lachaise. Ni fleurs ni couronnes: des messes pour la France.

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CONFERENCE DE REYNALD SECHER ET PHILIPPE de VILLIERS DANS LE MORBIHAN

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A l'invitation du Souvenir Chouan de Bretagne, Reynald Secher et Philippe de Villiers seront dans le Morbihan, à Grand Champ, au coeur du Pays de la Chouannerie, Mercredi 17 Avril 2013 à 20 H pour leur conférence:"Vendéens et Chouans".

Vu le succès remporté lors des précédentes conférences il est prudent de retenir sa place.

image0-copie-4.jpg

Salle Espace 2000 -Célestin Blévin,  Route de Plumergat à Grand Champ.

Pour se rendre à Grand Champ, depuis Vannes (12 Km), prendre la route de Locminé Pontivy, puis dans Grand Champ la route de Plumergat. La Salle a été inaugurée par l'ancien maire, Célestin Blévin, dont elle porte le nom puisqu'il en fut le promoteur. Celle salle est superbe et offre tout le confort pour passer cette belle soirée.

Contact: Madame Anne-Marie Le Provost, trésorière du Souvenir Chouan de Bretagne, 31 rue du 10ème R.A. 56000 Vannes ou 06 08 42 16 58.

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