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MÉTEMPSYCHOSE DANS LA PRESSE....

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MÉTEMPSYCHOSE DANS LA PRESSE....

Fondé par Marat, l'humaniste de la révolution, le journal (ou torchon) L'AMI du PEUPLE n'est qu'un infâme brûlot qui disparaît en septembre 1792.

Son créateur, fils d'un capucin défroqué converti au calvinisme, est un nommé Marat, violemment anticatholique. Très maladroit il se coupera mortellement avec son couteau de cuisine en prenant son bain le 13 juillet 1793.

Le torchon et le journaliste reparaissent ; c'est cela la Métempsychose !

 

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HOMMAGE à PIERRE CAUSSE, 31 MARS 2011.

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           L'homme,                              Le conteur passionnant,                  Le conférencier passionné           L'homme,                              Le conteur passionnant,                  Le conférencier passionné           L'homme,                              Le conteur passionnant,                  Le conférencier passionné

L'homme, Le conteur passionnant, Le conférencier passionné

IL Y A DEJA CINQ ANS notre ami vrai, Pierre Causse, nous quittait pour rejoindre Dieu et les Chouans de l'Ouest et du Midi dont il avait tant maintenu la mémoire, non seulement comme Président du Souvenir Catholique en Languedoc mais aussi comme Membre du Souvenir Chouan de Bretagne.

Il avait écrit ce texte toujours d' actualité:

"En ces temps où le pouvoir en place se demande ce qu'est l'identité française, je crois bon d'affirmer que je suis français et que je sais pourquoi.

Mais tout d'abord, je tiens à préciser que mon pays, c'est la France, et non la république française.

La république n'est pas un pays, c'est un type de gouvernement, et pas spécifiquement français. Ce n'est pas non plus un territoire limité par des frontières. On n'a jamais dit que la monarchie était un pays ; c'est aussi un régime ; on le dit bien ancien, et il faudrait l'opposer à nouveau. Le ridicule ne tue pas, mais je refuse d'y participer.

La république française n'est donc pas un pays, une nation, elle n'a donc pas d'identité. C'est seulement une constitution imposée au pays.

Je tiens donc essentiellement à ce que mon pays soit la France.

La France s'est constituée depuis Clovis, autour d'une monarchie qui a su agglomérer des provinces, une langue, une pensée commune née des monastères et des universités, qui ont construit la civilisation chrétienne, dite occidentale, formant un peuple solidaire. Au demeurant on dit : l'Espagne, la Belgique, la Suède, et non la monarchie espagnole, etc.…

La France a donc eu un régime monarchiste pendant 1300 ans sans interruption, et elle subit un régime alterné de républiques à Constitutions variables et adaptées, avec empires et monarchies soumises, depuis seulement 200 ans. C'est sans doute parce que nous vivons dans l'éphémère que l'on ne parle que de durable. Je me sens donc encore héritier d'un patrimoine dont la réalité est ancien régime, et porteur d'une déception contemporaine, que j'espère momentanée."

MERCI PIERRE. Pensées vers les tiens.

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MORT DU CHEVALIER François-Athanase Charette de La Contrie, MARDI 29 MARS 1796, 5 heures du soir.

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De bon matin François-Athanase Charette a reçu, dans son cachot, sa sœur Marie-Anne, éperdue. Puis ensuite ce fut la confrontation avec le général Duthil et le capitaine Pierre Perrin qui a rempli le rôle de juge d'Instruction, mais aussi d'Accusateur public et d'Avocat général. C'est un Tribunal militaire qui va juger à charge le Général des Rebelles. Pour défenseur il a Mathieu-Guillaume Villenave, natif de Saint Félix Lauraguais,  auquel on doit la chute de Carrier dans le procès des 132 nantais (Revue du SCB N° 38 décembre 2014).

Perrin prend la parole:

Contre François Athanase Charette de La Contrie âgé de 33 ans natif de Couffé, département de Loire inférieure, Lieutenant de vaisseau avant la révolution, en dernier lieu chef de brigands de la Vendée et se qualifiant de lieutenant général des armées du roi Louis XVIII.

Je l'accuse :

- 1/ de n'avoir accédé à la pacification que dans le but de renforcer son parti et d'avoir à cet effet non seulement fait acheter des armes et des munitions de guerre mais encore cherché les moyens de débaucher les troupes républicaines,

- 2/ de s'être ensuite réuni à la tête du parti royaliste malgré son serment de soumission aux lois de la république,

-3 / d'avoir provoqué des rassemblements dans la Vendée et la révolte faite par des insinuations perfides et des rapports mensongers faits par violence et à main armée,

- 4/ d'abord entretenu pendant et après la pacification des intelligences avec les ennemis de la république notamment avec le comte Artois, les Chouans, les Emigrés, les Anglais, et le roi de Vérone dans la vue d'allumer la guerre civile dans les départements de l'Ouest et d’anéantir le gouvernement républicain.

- 5/ d'avoir après sa déclaration de guerre fait égorger des républicains faits prisonniers à la faveur de la pacification parce qu'ils ne voulurent point prendre parti avec lui,

- 6/ d'avoir exercé sur la Vendée pendant et après la pacification un pouvoir absolu et tyrannique et au nom de Louis XVIII,

- 7/ d'avoir dirigé tous les attroupements qui ont eu lieu dans la partie de la Vendée occupée par son armée depuis le moment de la pacification jusqu'à celui de son arrestation,

- 8/ enfin d'avoir été arrêté les armes à la main le trois de ce mois à la tête d'un rassemblement armé décoré de plusieurs signes de la royauté.

Je demande qu'il soit interrogé publiquement sur tous ces faits.

Fait en séance publique, le neuf germinal de la quatrième année républicaine.

Signé : capitaine Perrin rapporteur.

En résumant ce que je viens de vous dire, et vu ce qui résulte des réponses de l’accusé dans son interrogatoire, et des différentes pièces de ses correspondances privées trouvées sur lui, je déclare que tous les faits contenus dans l’acte d'accusation sont constants.

En conséquence, l'article trois de la loi du 30 prairial portant : « les chefs commandant, capitaines, les embaucheurs et les instigateurs des rassemblements armés sans l’autorisation des autorités constituées seront punis de la peine de mort. »

Je conclus à ce que l'accusé soit condamné à mort et à ce que ses biens meubles et immeubles soient confisqués au profit de la république.

Perrin, capitaine  rapporteur.

Dans la Revue du Souvenir Chouan de Bretagne de juin, le procès en entier.

 

 

MORT DU CHEVALIER François-Athanase Charette de La Contrie, MARDI 29 MARS 1796, 5 heures du soir.

Il est cinq heures du soir, ce mardi de Pâques 1796, il y a 220 ans exactement, François-Athanase Charette de La Contrie tombe sous les balles du peloton d'exécution ; il aurait eu 33 ans le 2 mai.

Le peloton était composé de 16 hommes, le Chevalier a été frappé par cinq balles, la porte du jardin qui se trouvait derrière lui montre qu'un grand nombre de soldats a evité de tirer sur le condamné.

L'acte de décès mentionne bien la date du 29 mars 1796 à 5 heures du soir ; il est signé, entr'autres personnes, par Haudaudine.

Le corps de François-Athanase Charette de La Contrie sera mis dans un cercueil qui sera vidé dans la fosse du Chemin de Rennes correspondant à l'actuelle avenue Coste et Le Brix. Une erreur continuelle dit qu'il aurait été mis dans les carrières de Gigant ; celles-ci étaient fermées depuis début janvier 1795, les habitants se plaignant de la puanteur émise par les cadavres en décomposition.

MORT DU CHEVALIER François-Athanase Charette de La Contrie, MARDI 29 MARS 1796, 5 heures du soir.MORT DU CHEVALIER François-Athanase Charette de La Contrie, MARDI 29 MARS 1796, 5 heures du soir.
MORT DU CHEVALIER François-Athanase Charette de La Contrie, MARDI 29 MARS 1796, 5 heures du soir.MORT DU CHEVALIER François-Athanase Charette de La Contrie, MARDI 29 MARS 1796, 5 heures du soir.
MORT DU CHEVALIER François-Athanase Charette de La Contrie, MARDI 29 MARS 1796, 5 heures du soir.

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28 MARS 1796: François Athanase Charette de La Contrie...

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28 MARS 1796: François Athanase Charette de La Contrie...

Autant garder cette image du rebelle au moment où il menait ses hommes pour la défense de leurs Libertés y compris la Liberté religieuse.

Il ne lui a pas été  proposé de linges propres après sa capture dans le bois de la Chabotterie Mercredi saint dernier. Peut-etre a-t-il gratté la boue qui maculait ses vetements pour faire moins bandit tel que l'on va le qualifier.

Il a été questionné par Pierre Perrin, capitaine du 4ème Bataillon de l'Hérault, ce matin en la prison du Bouffay d'où il a été extrait de sa cellule. Et cet interrogatoire va donner lieu à l'acte d'accusation du 29 mars au matin par le général Duthil et à sa condamnation à mort. Duthil qui n'a d'utile que le nom va se révéler un sombre vengeur du glorieux défilé du signataire de La Jaunaye en février 1795 à travers les rues de Nantes. Il va soumettre le combattant Charette à une pitoyable mascarade de défilé dans les rues de la ville qui ne fait pas honneur au Duthil de la république. Défilé sur les quais et dans la ville bourgeoise où ceux qui, sans doute, ayant applaudi le vainqueur de février 95 vont siffler le Vaincu de mars 96.

Sic transit gloria mundi ! (ainsi passe la gloire du monde)

On sent dans la mesquinerie de cette exhibition peu glorieuse d'une victoire à plus de mille contre une trentaine de personnes une vengeance des petits contre le Grand révolté. Et la lecture de l'acte d'accusation qui sera demain sur ce Blog transpire la vilénie et la bassesse du perdant qui a gagné sans gloire.

Vae Victis ! (Mort au vaincus)

Ce n'est pas très glorieux tout ça !

Nous avons rendu hommage au Chevalier, aujourd'hui, et l'abbé Chéreau, Curé de Saint Clément de Nantes a signalé, lors de la messe, cet hommage ainsi qu'aux pretres du Morbihan victimes guillotinées du Directoire. Les clichés seront mis en ligne demain.

A signaler une panne d'accents circonflexes. Allo Naja ?

 

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PÂQUES, 27 MARS 1796, François-Athanase Charette est emprisonné.

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Parti ce matin d'Angers, le général comte d'Hédouville cède à la demande insistante du général Duthil de rapatrier le Général Charette à Nantes.

Ils embarquent sur une canonnière ; le Général François-Athanase Charette de La Contrie, le Rebelle, est accompagné par les généraux Travot, Grigny et Valentin.

En l'hôtel de Lantivy où le Britto-vendéen a dîné puis soupé avec ses vainqueurs, la communication s'est bien établie entre adversaires. Après, François-Athanase a été mis en résidence forcée dans le même hôtel. Les vainqueurs ont reconnu les valeurs du Vaincu.

Hoche est loin et les demandes de Duthil, de Nantes, se sont faites pressantes. En l'absence du Supérieur qui aurait pu statuer Hédouville a cédé aux ordres de Duthil. C'est ainsi que François-Athanase est en route pour Nantes. Si Hoche avait été là peut-être aurait-il pu échapper au sort funeste qui l'attend ? La cannonière est entourée de diverses embarcations de sécurité car on craint des tentatives pour libérer le Général. Mais il n'y aura aucune tentative. Peut-être sous l'influence de Bernier le soulèvement est bien mort !

Arrivé ce soir à Nantes, il est immédiatement enfermé au Bouffay, la sinistre prison dont on ne sort que pour mourir. Il est enfermé dans les habituelles conditions infâmes du lieu. Le petit Duthil tient enfin sa vengeance. C'est la première fois de son existence que Charette, ivre de Liberté, est emprisonné.

François-Athanase Charette de La Contrie va entendre s'égrener les heures sonnées par cette cloche que l'on entend toujours depuis le beffroi de l'église Sainte Croix.

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CHARETTE : 24 MARS 1796, son deuxième jour de prisonnier.

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CHARETTE : 24 MARS 1796, son deuxième jour de prisonnier.

Lorsque l’annonce de l’arrestation de Charette fut connue à Paris, les spectacles furent interrompus par cette stupéfiante nouvelle. C’est dire la notoriété du Rebelle !

Jeudi Saint 24 mars, François Athanase Charette est conduit à Angers. Beaucoup de monde pour voir ce « brigand » pour les « Patauds » et ce Chef incomparable pour la grande majorité. Sur sa veste un crucifix, sa Croix de saint Louis et trois fleurs de lys brodées.

Il y a un an les gazettes avaient parlé de lui, et de son glorieux défilé dans la ville républico-bourgeoise de Nantes où il avait été follement acclamé. Avec le Traité de La Jaunaye l’étranglement de la ville allait enfin cesser et les affaires allaient pouvoir reprendre. Mais le Traité de La Jaunaye ne fut pas respecté.

Le Chevalier est toujours dans le même état pitoyable qu’hier ; simplement la boue et le sang ont séché. La marche est difficile ; ses membres sont ankylosés par le froid, l’humidité et les blessures. La route est longue jusqu’à Angers. S’il y eut des étapes faites à pied, il est beaucoup plus réaliste de penser qu’une partie fut faite avec des moyens équestres.

Hoche, le chef de l’Armée des Côtes de l’Océan est absent et c’est son chef d’Etat-major, Gabriel comte de Hédouville, qui attend le Général britto-vendéen à son Quartier-Général, l’hôtel de Lantivy (construit par le plus célèbre architecte angevin de l’époque Michel Bardoul de La Bigottière en 1785, les nombreuses boiseries intérieures étant sculptées par Pierre-Louis David - le père du futur David d'Angers - qui avait été sauvé à Saint Florent le Viel par le « Pardon de Bonchamp).

Le Comte renégat traite son prisonnier avec humanité. Il va même faire servir un dîner en son honneur et les invités Travot, Grigny, Valentin semblent fascinés par l’homme de conviction qui, malgré les souffrances et son état de prisonnier, se comporte dignement et est même enjoué. Lorsque Grigny lui dit : « Nous ne croyions pas, Général, que vous vous laisseriez prendre vivant » Charette lui répond simplement : « Ma religion, monsieur, m'interdit le suicide. Je ne tarderai pas, d'ailleurs, à vous montrer que je ne crains pas la mort ».

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12 H 30 A LA CHABOTTERIE, MERCREDI SAINT 1796, François Athanase CHARETTE de LA CONTRIE

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12 H 30 A LA CHABOTTERIE, MERCREDI SAINT 1796, François Athanase CHARETTE de LA CONTRIE

Pour le Chevalier courageux, c'est le début du calvaire, en pleine Semaine Sainte. Après une nuit peu reposante à la ferme de La Pellerinière où l'on a essayé de panser les blessures de la veille, en particulier cette douleur à l'épaule gauche qui le fait souffrir terriblement il a fallu repartir de bonne heure ce matin. En zigzagant afin d'éviter l'encerclement par les Bleus qui se resserrent comme pour l'hallali. Parti avec 45 hommes les effectifs baissent au fur et à mesure des assauts des 400 cavaliers et des 80 fantassins du général Travot.

On approche des bois de La Chabotterie et derrière il y a le bois des Esssarts et encore derrière le refuge dans la forêt de Grasla, l'impénétrable Grasla. Depuis le matin, sous une pluie froide et désespérante qui pénétre les vêtements et ravive les blessures, ils sont encore quelques uns, fidèles jusqu'au bout et malgré tout, qui entourent leur général, fidèles malgré les trahisons, les abandons, les viles traîtrises, qui glissent dans la boue, essaient de courir avec des vêtements et des chaussures alourdis par cette glaise qui colle.

Un échalier qui barre le chemin et qu'il faut sauter, puis un second avant de revenir en arrière les Bleus étant là ; nouveaux coups de feu, Bossard qui tirait son général à l'abri est tué net, Samuel de l'Espinay le remplace pour mettre à l'abri Charette inconscient mais lui aussi est tué puis c'est au tour du fidèle Pfeiffer qui a tenté de se faire passer pour lui.

Reprenant conscience, Charette aperçoit le pistolet de l'Espinay et tend la main gauche pour le prendre ; le capitaine Vergès d'un coup de sabre lui tranche le pouce, l'index et le majeur. On ne sait pas trop qui est cet homme couvert de boue dont le visage est couvert de sang par une blessure au cuir chevelu. Travot arrive et Charette, à sa question, répond:" Oui, c'est bien moi, foi de Charette". "Que d'énergie perdue" "Rien ne se perd jamais !"

Il est emmené sur un brancard bricolé avec quelques branches, emmené à La Chabotterie toute proche et allongé sur la table de la cuisine pour être pansé.

LA FIN D'UNE GRANDE AVENTURE.

12 H 30 A LA CHABOTTERIE, MERCREDI SAINT 1796, François Athanase CHARETTE de LA CONTRIE

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22 MARS 1796 à VANNES: Application des Valeurs de la république !!!

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22 MARS 1796 à VANNES: Application des Valeurs de la république !!!

ENCORE DES MARTYRS A VANNES, une journée sanglante. :

- Abbé Jean-Toussaint Hamery.

Né à Guer, ordonné prêtre par Monseigneur Amelot, il est nommé chapelain à Saint Servan sur Oust (près de Josselin). Il est interné une première fois à Port Louis, le 7 août 1792, pour non prestation de serment. Craignant l’exil il prête le serment Liberté-Egalité avec restriction « pourvu que ce serment n’attaque en rien le Dogme » en septembre. Obsédé par ce manquement envers l’Eglise, il se rétracte le 7 octobre et continue à accomplir son ministère de caches en caches, de Josselin à Guer. Il est arrêté le 10 octobre 1795 emprisonné le 21 à Vannes ;  il est condamné à mort et guillotiné le 22 mars 1796. Il avait 36 ans et 4 mois.

-Abbé Julien Le Bècre.

Né à Locmine-Moustoirac, ordonné prêtre par Monseigneur Amelot en l’église de Notre Dame du Méné, Vicaire à Pontivy, il refuse de partir en Espagne ; il est arrêté, le 11 septembre 1795, pour avoir dit la messe chez lui. Refusant obstinément de se plier aux lois contre le clergé il est emprisonné le 27 février 1796, mis en ““jugement““ le 17 mars, il est condamné à mort le 22 mars et exécuté le même jour. Il aurait eu 43 ans.

-Abbé Laurent Le Floch

Né à Guidel, fils de laboureur, ordonné prêtre en l’église Notre Dame du Méné par Monseigneur Amelot, il prête le premier serment à la Constitution Civile du clergé. Vicaire à Quimperlé puis à Gestel, il se rétracte de cet unique serment le 9 décembre 1795. Arrêté à Guidel le 3 mars 1796 (le jour de l’exécution de Pierre-René Rogue) il est d’abord emprisonné à Lorient puis, le 13 mars à Vannes. Interrogé le 16, “““ jugé “““le 21 comme rebelle aux lois il est condamné à mort. Il essaiera de s’enfuir, sera percé d’une dizaine de coups de baïonnette, traîné sur l’échafaud et guillotiné. Il aurait eu 34 ans

- Abbé Pierre Le Verger.

Né à Lanouée (près de Josselin) au diocèse de Saint Malo, fils de laboureur, il est ordonné prêtre par Monseigneur Antoine-Joseph des Laurents, évêque de Saint Malo. Il est nommé chapelain des Forges de Lanouée (fondées par le Duc de Rohan en 1740, elles eurent jusqu’à 800 employés) ;  à l’époque de la révolution il ne prête aucun des serments et remplace dans les paroisses dont les prêtres sont partis en exil et célèbre même publiquement comme dans l’église de Bréhan. Sa chance tourne le 23 février 1796 ; arrêté par les Bleus, portant sur lui trois petits pots d’huile rance, un bréviaire et une bougie, il est emprisonné à Vannes, condamné le 21 mars et guillotiné le 22 mars. Il avait 46 ans.

Il faut rappeler que ces faits se déroulent sous le Directoire que certains croient encore qu'il fut une époque douce !

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ENTRE DEMI-MENSONGES ................ ET FAUSSES VÉRITÉS !!!

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Cet adage, qui garde toutes ses saveurs en ces temps de république liberticide exquise, est l'oeuvre du Père Yves-Marie Salem Carrière - Prêtre de la Mission- fondateur de l'Association d'Histoire : Association Père Yves-Marie Salem Carrière-Souvenir Catholique en Languedoc.

Il s'applique, cet adage, plus particulièrement à l'article faisant le compte-rendu de la grandiose réception au Puy du Fou de l'anneau attribué à Jeanne d'Arc, réception organisée par Philippe de Villiers et son fils.

Cet article est  un concentré de l'haleine  acide de la dame à la poitrine dénudée qui,  sur le pilier droit de l'Arc de Triomphe,  nous emmène non pas dans un lupanar mais vers la liberté.

Mais tout n'est pas faux : les faits historiques racontés sont avérés mais on sent toujours en arrière le cancrelas qui sommeille. L'épopée de Jeanne telle qu'elle est racontée est vraie, mais la mise sous le projecteur date bien sûr de Jules et l'autre Jules s'est chargé de la Propagande. Ce qui est amusant quant on sait que les deux Jules (Michelet et Ferry) auraient été ex-aequo dans un concours d'anti-calotins-bouffeurs-de-curés !

Il faut reconnaître aussi que l'Obs est parfaitement dans son rôle de papier hygiénique usagé ; qui pourrait encore s'en étonner ? Cela dure depuis les origines de cette presse qui en 1975 se pâmait devant les effets de libération du Cambodge, qui sera libéré à coups de pelles de la moitié de sa population ! Et on a eu de la peine à trouver, 38 ans après ces crimes,  un semi-lampiste aux mains teintes de sang et qu'il aurait été logique de faire tomber, lui aussi, à coups de pelle !

François Reynaert est dans son rôle de Fouquier-Tinville,  de dénonciateur de quelque chose qui l'agace de même que Croissandeau agite sa balayette en s'en prenant à la pédophilie dans l'Eglise démontrant, de façon inopinée, qu'il maîtrise parfaitement la connaissance des Evangiles : La Parabole de la paille dans l'oeil du frère et la poutre dans son propre oeil telle que racontée par saint Mathieu et saint Luc.

C'est vrai que Philippe de Villiers fait dans le démonstratif spectaculaire ....Sinon il ne serait pas lui et il n'y aurait pas le Puy du Fou. Il a le droit d'avoir des admirateurs, même si ça empoisonne la goche salonarde. De même que le Souvenir Chouan de Bretagne a le droit d'organiser un hommage,  justifié et sans expertise, au Bienheureux Pierre-René Rogue et de ne réunir qu'une soixantaine de personnes ! Peut-être qu'à défaut d'être 5000 pour commémorer Charette, lundi de Pâques prochain, nous ne serons que 5. Et alors ?

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ET POURQUOI PAS ???

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ET POURQUOI PAS ???

COMMEMORATION DE L'EXECUTION de 

François Athanase Charette de La Contrie, fusillé le mardi 29 mars 1796.

LUNDI 28 MARS 2016:

- 10 H 30, messe en l'église Saint Clément de Nantes dont le Curé, l'abbé Yves Chéreau nous avait déjà reçu en 2006 et en 1996 à Saint Similien dont il était alors le Curé.

- 11 H 45, fleurissement du pavé croisé, marquant l'emplacement du Chevalier lors de sa mise à mort.

- 12 H 30 déjeuner à La Taverne du Château,

- 14 H 30, visite au Bouffay et à l'église Sainte Croix (visuel et auditif).

Départ pour le site où se trouvait le charnier où fut jeté Charette.

Possibilité d'autres lieux selon l'horaire.

Une journée instructive et d'évocation, 220 ans après, à un jour près !

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