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22 MARS 1796 à VANNES: Application des Valeurs de la république !!!

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22 MARS 1796 à VANNES: Application des Valeurs de la république !!!

ENCORE DES MARTYRS A VANNES, une journée sanglante. :

- Abbé Jean-Toussaint Hamery.

Né à Guer, ordonné prêtre par Monseigneur Amelot, il est nommé chapelain à Saint Servan sur Oust (près de Josselin). Il est interné une première fois à Port Louis, le 7 août 1792, pour non prestation de serment. Craignant l’exil il prête le serment Liberté-Egalité avec restriction « pourvu que ce serment n’attaque en rien le Dogme » en septembre. Obsédé par ce manquement envers l’Eglise, il se rétracte le 7 octobre et continue à accomplir son ministère de caches en caches, de Josselin à Guer. Il est arrêté le 10 octobre 1795 emprisonné le 21 à Vannes ;  il est condamné à mort et guillotiné le 22 mars 1796. Il avait 36 ans et 4 mois.

-Abbé Julien Le Bècre.

Né à Locmine-Moustoirac, ordonné prêtre par Monseigneur Amelot en l’église de Notre Dame du Méné, Vicaire à Pontivy, il refuse de partir en Espagne ; il est arrêté, le 11 septembre 1795, pour avoir dit la messe chez lui. Refusant obstinément de se plier aux lois contre le clergé il est emprisonné le 27 février 1796, mis en ““jugement““ le 17 mars, il est condamné à mort le 22 mars et exécuté le même jour. Il aurait eu 43 ans.

-Abbé Laurent Le Floch

Né à Guidel, fils de laboureur, ordonné prêtre en l’église Notre Dame du Méné par Monseigneur Amelot, il prête le premier serment à la Constitution Civile du clergé. Vicaire à Quimperlé puis à Gestel, il se rétracte de cet unique serment le 9 décembre 1795. Arrêté à Guidel le 3 mars 1796 (le jour de l’exécution de Pierre-René Rogue) il est d’abord emprisonné à Lorient puis, le 13 mars à Vannes. Interrogé le 16, “““ jugé “““le 21 comme rebelle aux lois il est condamné à mort. Il essaiera de s’enfuir, sera percé d’une dizaine de coups de baïonnette, traîné sur l’échafaud et guillotiné. Il aurait eu 34 ans

- Abbé Pierre Le Verger.

Né à Lanouée (près de Josselin) au diocèse de Saint Malo, fils de laboureur, il est ordonné prêtre par Monseigneur Antoine-Joseph des Laurents, évêque de Saint Malo. Il est nommé chapelain des Forges de Lanouée (fondées par le Duc de Rohan en 1740, elles eurent jusqu’à 800 employés) ;  à l’époque de la révolution il ne prête aucun des serments et remplace dans les paroisses dont les prêtres sont partis en exil et célèbre même publiquement comme dans l’église de Bréhan. Sa chance tourne le 23 février 1796 ; arrêté par les Bleus, portant sur lui trois petits pots d’huile rance, un bréviaire et une bougie, il est emprisonné à Vannes, condamné le 21 mars et guillotiné le 22 mars. Il avait 46 ans.

Il faut rappeler que ces faits se déroulent sous le Directoire que certains croient encore qu'il fut une époque douce !

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ENTRE DEMI-MENSONGES ................ ET FAUSSES VÉRITÉS !!!

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Cet adage, qui garde toutes ses saveurs en ces temps de république liberticide exquise, est l'oeuvre du Père Yves-Marie Salem Carrière - Prêtre de la Mission- fondateur de l'Association d'Histoire : Association Père Yves-Marie Salem Carrière-Souvenir Catholique en Languedoc.

Il s'applique, cet adage, plus particulièrement à l'article faisant le compte-rendu de la grandiose réception au Puy du Fou de l'anneau attribué à Jeanne d'Arc, réception organisée par Philippe de Villiers et son fils.

Cet article est  un concentré de l'haleine  acide de la dame à la poitrine dénudée qui,  sur le pilier droit de l'Arc de Triomphe,  nous emmène non pas dans un lupanar mais vers la liberté.

Mais tout n'est pas faux : les faits historiques racontés sont avérés mais on sent toujours en arrière le cancrelas qui sommeille. L'épopée de Jeanne telle qu'elle est racontée est vraie, mais la mise sous le projecteur date bien sûr de Jules et l'autre Jules s'est chargé de la Propagande. Ce qui est amusant quant on sait que les deux Jules (Michelet et Ferry) auraient été ex-aequo dans un concours d'anti-calotins-bouffeurs-de-curés !

Il faut reconnaître aussi que l'Obs est parfaitement dans son rôle de papier hygiénique usagé ; qui pourrait encore s'en étonner ? Cela dure depuis les origines de cette presse qui en 1975 se pâmait devant les effets de libération du Cambodge, qui sera libéré à coups de pelles de la moitié de sa population ! Et on a eu de la peine à trouver, 38 ans après ces crimes,  un semi-lampiste aux mains teintes de sang et qu'il aurait été logique de faire tomber, lui aussi, à coups de pelle !

François Reynaert est dans son rôle de Fouquier-Tinville,  de dénonciateur de quelque chose qui l'agace de même que Croissandeau agite sa balayette en s'en prenant à la pédophilie dans l'Eglise démontrant, de façon inopinée, qu'il maîtrise parfaitement la connaissance des Evangiles : La Parabole de la paille dans l'oeil du frère et la poutre dans son propre oeil telle que racontée par saint Mathieu et saint Luc.

C'est vrai que Philippe de Villiers fait dans le démonstratif spectaculaire ....Sinon il ne serait pas lui et il n'y aurait pas le Puy du Fou. Il a le droit d'avoir des admirateurs, même si ça empoisonne la goche salonarde. De même que le Souvenir Chouan de Bretagne a le droit d'organiser un hommage,  justifié et sans expertise, au Bienheureux Pierre-René Rogue et de ne réunir qu'une soixantaine de personnes ! Peut-être qu'à défaut d'être 5000 pour commémorer Charette, lundi de Pâques prochain, nous ne serons que 5. Et alors ?

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ET POURQUOI PAS ???

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ET POURQUOI PAS ???

COMMEMORATION DE L'EXECUTION de 

François Athanase Charette de La Contrie, fusillé le mardi 29 mars 1796.

LUNDI 28 MARS 2016:

- 10 H 30, messe en l'église Saint Clément de Nantes dont le Curé, l'abbé Yves Chéreau nous avait déjà reçu en 2006 et en 1996 à Saint Similien dont il était alors le Curé.

- 11 H 45, fleurissement du pavé croisé, marquant l'emplacement du Chevalier lors de sa mise à mort.

- 12 H 30 déjeuner à La Taverne du Château,

- 14 H 30, visite au Bouffay et à l'église Sainte Croix (visuel et auditif).

Départ pour le site où se trouvait le charnier où fut jeté Charette.

Possibilité d'autres lieux selon l'horaire.

Une journée instructive et d'évocation, 220 ans après, à un jour près !

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VANNES: HOMMAGE au BIENHEUREUX PIERRE-RENÉ ROGUE SAMEDI 19 MARS...

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VANNES: HOMMAGE au BIENHEUREUX PIERRE-RENÉ ROGUE        SAMEDI 19 MARS...VANNES: HOMMAGE au BIENHEUREUX PIERRE-RENÉ ROGUE        SAMEDI 19 MARS...

Samedi 19 mars, à 14 H 30, comme l'avait annoncé notre Association et Ouest-France, une vingtaine de personnes commençaient, en partant de la cathédrale de Vannes, un petit pèlerinage sur les pas du Père Pierre-René Rogue, prêtre lazariste vannetais, né le 11 juin 1758, guillotiné à Vannes le 3 mars 1796, à l'âge de 37 ans. Martyr de l'Eucharistie et Confesseur de la Foi.

C'est ainsi que la majorité découvrit la maison où grandit le futur martyr auprès de sa maman, veuve de très bonne heure. Il faut lever un peu la tête pour découvrir cette plaque apposée sur la maison et qui fut bénite par le cardinal Paul Poupard, à l'invitation de Mgr Gourvès évêque de Vannes, le 12 mai 1996, accompagné d'un très nombreux clergé.

Arrêt au 9 Rue Emile Burgault où une plaque apposée par les Amis de Vannes, sur une belle maison aux antiques colombages, rappelle l'arrestation du Père Rogue par deux gibiers de potence qui allèrent le livrer aux patriotes alors qu'il allait porter la communion à un malade. De là nous sommes descendus à la Porte-prison pour nous souvenir que là le Père Rogue passa les trois dernières nuits de son existence terrestre ; notre trajet s'est poursuivi vers le cimetière de Boismoreau où existe toujours le tombeau qui fut déplacé le 3 mai 1934, afin de pouvoir exhumer, le 4, Pierre-René Rogue et son compagnon de mort, l'abbé Alain Robin. Lorsque les deux squelettes furent identifiés, l'abbé Robin fut remis dans le tombeau ainsi que les restes de la maman du Bienheureux. Salut à la tombe de Julien Guillemot, le fils du Roi de Bignan, et petit détour vers la tombe de la Chouanne du XXème siècle, Agnès de La Barre de Nanteuil, héroïne de la Résistance morte en 1944 à la veille de ses 22 ans. Voir ici.

A une question posée par un jeune couple qui, intrigué par notre drapeau et s'étant joint à nous, demandait où était les restes de Pierre Guillemot, nous fîmes un arrêt sur un lieu parfaitement anodin, où de fortes certitudes placent la fosse commune qui servit à recueillir les victimes de la révolution ; où peut-être aussi reposent les restes de Monseigneur de Hercé et de ses compagnons fusillés en 1795.

Nous avons remonté la rue du Méné, qui fut la Via Dolorosa de Pierre-René Rogue et de Alain Robin, puis nous avons fait un arrêt devant l'ancien Séminaire, actuel Foyer du tavailleur, évoquant  la belle église XVIIIème Notre Dame du Méné, chapelle du Séminaire rasée par la bêtise humaine en 1968 et remplacée par un Prisunic ; nous arrivâmes ensuite sur le lieu où se dressait l'instrument de mort qui fit des ravages dans les populations religieuses ou laïques qui voulaient simplement le respect de leurs libertés, y compris la Liberté religieuse. Enfin, ce fut le retour à la cathédrale où à 16 H 30 précises l'abbé Amaury Brillet, vicaire de Saint Patern, célébra la messe, la même que disait le Bienheureux. Pour la circonstance, l'Archiprêtre de la cathédrale, le Père Patrice Marivin, avait eu la gentillesse de prêter le calice de Pierre-René Rogue.

Nos effectifs s'étaient grossis et nous étions une bonne soixantaine de personnes pour cette messe d'action de grâce au cours de laquelle l'abbé Amaury Brillet nous donna une homélie d'élévation, de courage et de résistance, demandant l'intercession du martyr pour nous donner de bons prêtres, n'oubliant pas de remercier le Souvenir Chouan de Bretagne sans lequel il n'y aurait pas eu d'évocation du Souvenir du martyre de Pierre-René Rogue qui, parmi les centaines de prêtres et de religieux martyrisés en Bretagne, est le seul à avoir été béatifié.

Rien que pour le Morbihan 25 furent guillotinés, 12 moururent sur les pontons de Rochefort, 8 en Guyane, 2 dans le bagne de l'ile de Ré, 37 furent assassinés sur les chemins du département et 16 moururent en prison.

Chacun des participants reçut une image-mémento.

VANNES: HOMMAGE au BIENHEUREUX PIERRE-RENÉ ROGUE        SAMEDI 19 MARS...VANNES: HOMMAGE au BIENHEUREUX PIERRE-RENÉ ROGUE        SAMEDI 19 MARS...VANNES: HOMMAGE au BIENHEUREUX PIERRE-RENÉ ROGUE        SAMEDI 19 MARS...

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1791 ? NON ! 2016. COMMENTAIRE DU CHOUAN ZEMMOUR !

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1791 est le début des persécutions contre le clergé.

2016 est l'année de la continuation des persécutions contre le clergé.

Mais dans le cadre actuel, aux goûts du jour ! Puisse le système éducatif national accepter un tel déferlement ! Sous le regard d'anciens ministres de la cul-ture ou d'un ancien révolutionnaire de Mai 68 qui n'ont jamais été vilipendés !

Allons, la république, un peu de pudeur !

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HOMMAGE au BIENHEUREUX PÈRE PIERRE-RENÉ ROGUE.

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HOMMAGE au BIENHEUREUX PÈRE PIERRE-RENÉ ROGUE.

Né à Vannes le 11 juin 1758 Pierre-René Rogue est ordonné prêtre par Monseigneur Michel Sébastien Amelot  le 21 septembre 1782.

Lazariste, Confesseur de la Foi, Martyr de l’Eucharistie.

Arrêté le 24 décembre 1795, sous le Directoire,  alors qu’il portait la communion à un malade, il est guillotiné, avec l’abbé Alain Robin, le 3 mars 1796 et inhumé à Boismoreau. Exhumé le 4 mai 1934 il est  béatifié le 10 mai 1934.

Ses reliques reposent dans la cathédrale depuis le mercredi 4 juillet 1934.

Le Père Pierre-René Rogue est le seul de tous les prêtres ou religieux, ayant souffert le martyre en Bretagne sous la révolution, à avoir été béatifié*.

Que mon sort est charmant,

Mon âme en est ravie !

Je goûte en ce moment

Une joie infinie.

Que tout en moi publie

Les bontés du Seigneur;

Ma misère est finie,

Je touche à mon bonheur.

O Monarque des cieux,

O Dieu, plein de clémence,

Daignez arrêter les yeux

Sur les maux de la France !

Puisse ma pénitence,

Egale à ses forfaits,

Désarmer ta vengeance,

Te la rendre à jamais 

Extraits du cantique écrit par Pierre-René Rogue et qu’il chanta en montant à l’échafaud.

*L'autre breton béatifié est l'abbé Joseph Bécavin, de Carquefou, massacré aux Carmes le 2 septembre 1792.

HOMMAGE au BIENHEUREUX PÈRE PIERRE-RENÉ ROGUE.

Le Souvenir Chouan de Bretagne rendra hommage au Bienheureux Martyr et Confesseur de la Foi, qui n'a pas quitté son pays afin d'accomplir son sacerdoce:

SAMEDI 19 MARS RENDEZ-VOUS DEVANT LA CATHEDRALE DE VANNES à 14 H 30

Pelerinage sur les pas de Pierre-René Rogue : la maison de son enfance, le lieu de l'arrestation, la Porte-prison, le séminaire où il a enseigné et qu'il a brièvement dirigé, la place Maurice Marchais alors place de la Liberté (!!!) lieu où il fut exécuté en compagnie de l'abbé Alain Robin, et retour à la cathédrale devant son gisant sous l'autel sur lequel sera célébrée la messe à 16 H 30 par l'abbé Amaury Brillet, du Souvenir Chouan de Bretagne.

Cette messe clôturera notre hommage au Confesseur de la Foi.

Merci au Père Patrice Marivin, Archiprêtre de la cathédrale pour son aimable autorisation.

 

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EDITIONS ELOR et CATECHISME

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EDITIONS ELOR et CATECHISME

Marie Tribou vit le jour en novembre 1880. Dans une famille pieuse et aimante. Née Marie de Baillencourt, elle eut une éducation religieuse remarquable qui l'amena jusqu'à sa première communion en mai 1891.

Ce jour de la Fête Dieu, le jeune François Tribou, assistant à la cérémonie conçut devant Dieu l'idée d'épouser cette jeune fille si remplie de joie céleste. Leur mariage eut lieu en févirer 1901. Ils eurent six enfants, tous instruits par le talent le plus sûr, le plus étendu et le plus souple, celui de leur mère. L'instruction religieuse était prépondérante chez les Tribou, et cette foi si simple en l'Amour de Dieu la dirigea vers l'écriture de La Miche de Pain...

Devant l'ignorance religieuse des enfants, Mme Tribou eut l'idée de leur montrer de belles images, tandis qu'elle leur racontait l'Histoire Sainte. Les enfants, émerveillés par celles-ci, retenaient les leçons de Marie Tribou, qui leur distribuait alors ces dessins tant convoités.

"Elle parlait le langage des petits, avec des mots simples, concrets, des comparaisons, des images, des histoires... - L'idée de La Miche de Pain était née !... - et l'on s'aperçut que tout le monde dans la famille s'intéressait aux gravures et au travail des petits. Les aînés, les papas, toute la maisonnée s'en mêlait. On se creusait la mémoire, on se rappelait son catéchisme pour expliquer aux plus jeunes ce qu'ils avaient entre les mains et leur procurer la fierté d'avoir mieux compris que leurs camarades. C'était un succès."

Devant cet enthousiasme, Marie décida d'éditer La Miche de Pain élaborée par ses soins, avec tout son amour pour Dieu et ses enfants. Les exemplaires se multiplièrent et s'arrachèrent, car les familles avaient soif d'un tel manuel pour leurs enfants avides de questions et de vérité.
De nombreuses grâces et clins d'oeil du Ciel confortèrent Marie Tribou quant au bien fondé de son entreprise, jusqu'à sa mort, en novembre 1946.

EDITIONS ELOR et CATECHISME

LIEN : A DROITE DE CETTE PAGE DANS LES BLOG AMIS.

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3 MARS 1796 - 3 MARS 2016 : HOMMAGE à PIERRE-RENÉ ROGUE, MARTYR de L'EUCHARISTIE et CONFESSEUR de la FOI

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3 MARS 1796 - 3 MARS 2016 : HOMMAGE à PIERRE-RENÉ ROGUE, MARTYR de L'EUCHARISTIE et CONFESSEUR de la FOI
3 MARS 1796 - 3 MARS 2016 : HOMMAGE à PIERRE-RENÉ ROGUE, MARTYR de L'EUCHARISTIE et CONFESSEUR de la FOI

Le jeudi 3 mars, en début d’après-midi, les mains liées dans le dos, la chemise échancrée et la nuque rasée, le Père Pierre-René Rogue et l’abbé Alain Robin (ancien vicaire d’Inzinzac) sortent de la Porte-Prison où ils ont été enfermés après leur condamnation à mort la veille et sont emmenés par des gardes le long des remparts ; ils montent la rue du Méné, passent devant le grand séminaire (maintenant Foyer-logement) entourés d’une foule en larmes et priante dans un silence impressionnant ; ils passent devant l’église Notre Dame du Méné (rasée en 1968, emplacement de l’actuel Monoprix) dans laquelle le Père Pierre-René Rogue a été ordonné prêtre le 21 septembre 1782 et l’abbé Alain Robin le 20 septembre 1783 par Monseigneur Amelot.

Ils arrivent place du Marché (actuelle place Maurice Marchais, place de l’Hôtel de Ville) devant la chapelle de ce Collège Saint-Yves où ils firent leurs études et où le médaillon de la Vierge à l’Enfant nous regarde encore. Le Père Rogue pardonne à Le Meut, son dénonciateur, en geste de miséricorde lui donne sa montre (alors qu’il aurait pu la donner à sa maman qui est présente) et monte à l’échafaud d’un pas ferme, en chantant le cantique qu’il a composé en prison ; il dit au bourreau auquel il a autrefois fait le catéchisme : ‘’ Mon ami, faites votre devoir. ‘’

Des linges trempés de son sang deviennent aussitôt des reliques.

Ce jour, 15 ventôse l’an IV de la République française, s'est présenté devant moy Emmanuel Claude Tourmante, officier public de la Municipalité de Vannes, le citoyen Tahier, substitut du commissaire du Pouvoir exécutif du Tribunal criminel du Morbihan, lequel m'a requis d'enregistrement du décès du nommé Pierre-René Rogue, prêtre insermenté, âgé de 37 ans, natif et domicilié de cette commune, qui est décédé le 13 du présent, trois heures du soir.

De cette déclaration j'ai rapporté le présent acte les jour et an que dessus et ai signé avec le déclarant.

Signé: E.-C. Tourmante, officier public ; Tahier.

Les soldats qui avaient assisté à l’exécution de Monsieur Rogue étaient profondément touchés par le spectacle qu’ils venaient d’avoir sous les yeux et ils exprimaient hautement leur admiration et leur respect pour Monsieur Rogue : "Ce n’était pas un homme, c’était un ange ! "

Les républicains réprouvaient ces exécutions ; le général Hoche lui-même, six jours après la mise à mort du martyr, écrivait le 9 mars 1796 au Directoire (de Vannes) : « Je l’ai dit vingt fois au Directoire (Paris), si l’on n’admet pas la tolérance religieuse il faut renoncer à l’espoir de la paix dans ces contrées. Quand un prêtre commet un délit, si on le poursuit comme tel, on révolte l’habitant ; si on le poursuit comme homme, comme citoyen, personne ne dit mot ! »

Le jour de la mort de Monsieur Rogue fut pour la ville de Vannes un jour de deuil et de consternation. Toute la ville fut dans un émoi difficile à rendre. Il semblait que chaque famille était frappée dans le plus aimé de ses enfants…

Pierre-René Rogue fut inhumé avec son confrère Alain Robin près du mur Nord du cimetière de Bois Moreau. Sa maman fit dresser une croix en bois sur cette tombe. Quelques années après le décès de Madame Rogue, une très belle croix en pierre entourée d’angelots marqua le lieu de cette triple sépulture. Elle devint un lieu de pèlerinage et de grâces.

En 1905, Monseigneur Gouraud nouvel évêque de Vannes, ancien Vicaire général de Nantes, au fait de la réputation de sainteté du Père Rogue, décide de lancer des procédures informatives en vue de la béatification des martyrs de la révolution. Le cas de Monsieur Rogue fut le plus heureux des cas traités : le procès informatif commencé en 1908 s’acheva le 2 janvier 1912 avec l’audition de 38 témoins. Sa cause fut introduite en Cour de Rome le 12 juin 1929 : il fut reconnu martyr le 22 avril 1934 et la date de la cérémonie de béatification fut fixée au 10 mai 1934, en la basilique Saint Pierre de Rome. Les autorisations d’exhumation des restes du Bienheureux n’arrivent que tardivement, six jours avant la date des cérémonies vaticanes, le vendredi 4 mai 1934 ! Le reliquaire était prêt, il ne manquait que les reliques !

Dès 8 heures du matin, sous le regard du chanoine Guillévic, juge délégué par l’évêque (Monseigneur Tréhiou), du chanoine Duclos, Promoteur de la Foi, du chanoine Davalan, notaire, des deux médecins experts, des Docteurs Audic et David, les ouvriers se mirent au travail et creusèrent la fosse, la croix et le pavage ayant été déplacés la veille.

A la profondeur d’un mètre trente, on trouve les premiers fragments de squelette : les experts déterminent que ce sont ceux de madame Rogue qui fut, lors de son décès, inhumé avec son fils.

Quinze ou vingt centimètres plus bas, rangés perpendiculairement au mur, voici les ossements mieux conservés de deux hommes étendus l’un sur l’autre, tête–bêche. Tout le monde a l’impression d’être en présence des deux martyrs, Messieurs Rogue et Robin. Déterrés avec d’infinies précautions, les ossements, grands, petits, parcellaires, sont déposés sur une longue table recouverte de draps blancs et disposés suivant la place qu’ils occupaient dans l’organisme. Les deux médecins ont bientôt reconstitué les deux squelettes.

Mais qui est qui ? Les deux médecins n’ayant pas assez étudié la question, les deux squelettes sont placés dans des coffrets et emmenés en lieu sûr à la cathédrale. Il est tout à fait impossible d’extraire une relique pour la cérémonie de Béatification et pour le Pape Pie XI ; les fêtes de Béatification se passeront donc sans exposition de reliques et cela pèse à beaucoup.

Le 10 mai 1934, Pierre-René Rogue est béatifié. Les fidèles devront se contenter d’un tableau de Monsieur Rogue devant le tribunal à Vannes et d’un bouquet de fleurs !

Mardi 12 juin 1934, est reçu avec joie le Docteur Didier, chirurgien des Hôpitaux de Paris, membre du Muséum, médecin des Filles de la Charité de la rue du Bac. Il fait extraire les deux squelettes des coffrets où ils ont été mis et vérifie les tailles en fonction des données du procès. Monsieur Rogue mesurait 1,497 cm et Monsieur Robin 1,690. Le Docteur Didier reconnaît le corps du Bienheureux après avoir vérifié chaque ossement et son application aux jointures ou à l’alvéole. Il a remonté la colonne vertébrale sur un fil de fer et relié les membres par des bandelettes, arrivant ainsi à reconstituer le squelette aussi complètement que possible à la taille de celui que portaient ces ossements. Devant l’ensemble des preuves, la Commission Pontificale reconnaît ce corps comme celui du Bienheureux Pierre-René Rogue.

Le mercredi 4 Juillet 1934, le Bienheureux est porté en procession sur les épaules de quatre séminaristes, depuis la sacristie de la cathédrale jusqu’à l’autel sous lequel il est exposé à la vue des fidèles. Nous attendons maintenant la canonisation.

En ce Jeudi 3 mars 2016, 220ème anniversaire de sa mise à mort, avec la participation de l’abbé Amaury Brillet, Vicaire de Saint Patern de Vannes, nous avons déposé une gerbe et dit des prières pour lui rendre un fervent hommage.

 

 

 

3 MARS 1796 - 3 MARS 2016 : HOMMAGE à PIERRE-RENÉ ROGUE, MARTYR de L'EUCHARISTIE et CONFESSEUR de la FOI

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MERCREDI 2 MARS 1796, il y a 220 ans : LE PÈRE PIERRE-RENÉ ROGUE EST CONDAMNE à MORT...

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MERCREDI 2 MARS 1796, il y a 220 ans : LE PÈRE PIERRE-RENÉ ROGUE EST CONDAMNE à MORT...

Vu l'interrogatoire subi ce jour devant le Tribunal par le dit René Rogue et le certificat signé Oillic et Castaignet, officiers de santé, délivré le onze de ce mois au dit Rogue,

Le Tribunal, après avoir entendu l'interrogatoire de l'accusé, l'accusateur public dans ses moyens d'accusation, le défenseur de l'accusé en ses moyens de défense, et le substitut du commissaire du Pouvoir exécutif dans les conclusions qu'il a prises pour l'application de la loi, déclare à l'unanimité :

- Que Pierre-René Rogue, prêtre de la ci-devant Congrégation de la Mission, est convaincu d'être un prêtre réfractaire aux lois et, comme tel, d'avoir été sujet à la déportation, et néanmoins d'être resté sur le territoire français, après le délai fixé pour son arrestation, embarquement et déportation.

- En conséquence le Tribunal, considérant que le certificat en date du onze de ce mois(Ventôse), signé Oillic et Castaignet, ne constate pas l'état d'infirmité et de caducité exigé par l'article onze de la loi du mois de vendémiaire An II ; en conséquence, vu ce qui résulte des articles 10, 14, 15 et 5 de la loi des 29 et 30 vendémiaire an II * de la République :

Conformément aux dits articles, le Tribunal 

- condamne le dit Pierre Rogue, prêtre réfractaire aux lois, à la peine de mort ;

- ordonne qu'il sera livré à l'exécuteur des jugements criminels et qu'à la diligence du commissaire du Directoire exécutif près le Tribunal le présent jugement sera mis à exécution dans les vingt-quatre heures sur la place publique de cette commune, sans aucun sursis, recours ou demande en cassation.

Fait à Vannes et prononcé par le président à l'accusé en présence du public, le dit jour 12 ventôse an IV de la République française une et indivisible, en la salle publique des audiences du Tribunal criminel du département du Morbihan, où présidait le citoyen Chesnel et où étaient les citoyens Fabre, Le Menez, Le Blanc, et Paturel, juges qui ont signé :

Chesnel; Le Menez; Le Blanc; J.-M, Fabre; Paturel ; Taslé ; greffier,

* Ensemble des Lois des 19 et 20 octobre 1793 fixant la peine de mort pour les Ecclésiastiques, Directeurs de Séminaires, Curés, Vicaires, Professeurs n'ayant pas prêté Serment à la Constitution civile du Clergé et n'ayant pas subi la déportation, qui auraient prêté serment et se seraient rétractés, qui s'étant rétractés auraient prêté serment à nouveau, qui seraient partis en déportation et seraient rentrés sur le territoire de la république. Sont compris aussi ceux qui ayant prêté serment seraient porteurs des insignes du fanatisme (Eucharistie, vases sacrés, images pieuses, bréviaires, livres de messe. Ceux taxés d'incivisme (c'est vaste !); ceux des citoyens qui ont protégé ces ecclésiastiques seront punis des mêmes peines.

Difficile de passer à travers les mailles du filet. Bien entendu tout cela est fait au nom des Droits de l'homme et pour la Liberté chérie !

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1er MARS 1796, VANNES, PIERRE-RENÉ ROGUE...

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1er MARS 1796, VANNES, PIERRE-RENÉ ROGUE...1er MARS 1796, VANNES, PIERRE-RENÉ ROGUE...

COMPARUTION DE PIERRE-RENE ROGUE DEVANT LE TRIBUNAL de VANNES,

11 VENTOSE AN IV, 1er MARS 1796

Arrêté le 24 décembre 1795 vers 10 heures du soir, le Père Pierre-René Rogue, en ce 1er mars 1796 passe devant ses "juges".

Du 11 ventôse an IV de la République française une et indivisible, en l'audience du Tribunal criminel du département du Morbihan, où présidait le citoyen Chesnel et où étaient les citoyens Fabre, Le Menez, Le Blanc, juges du Tribunal et le citoyen Paturel nommé en remplacement du citoyen Mancel faisant fonction d'accusateur public, sur le déport du citoyen Lucas fils.

Présent le citoyen Mancel faisant fonction d'accusateur public sur le déport du citoyen Lucas fils.

Et le citoyen Tahier, substitut du commissaire du Pouvoir exécutif.

Le citoyen Taslé, greffier du Tribunal, aussi présent.

L'accusateur public poursuivant sur l'acte d'accusation par lui présenté le onze de ce mois contre : Le nommé Pierre Rogue, prêtre.

L'accusé ayant été introduit à la barre, libre et sans fers, le président l'a averti d'être attentif à l'acte d'accusation dont il allait entendre lecture. Elle a été faite à haute et intelligible voix par le greffier. Il a été ensuite procédé à l'interrogatoire du dit accusé ayant taille de 4 pieds 11 pouces (à peu près 1, 50 mètre note SCB), cheveux et sourcils bruns, yeux bleus, nez et bouche moyennes, barbe rouge, menton fourchu, front large, le sommet de la tête dégarni de cheveux.

Il décline son identité : Pierre-René Rogue, âgé de 37 ans, prêtre de la Congrégation de la Mission, né à Vannes et y demeurant.

Il n’a prêté aucun des serments, et n'a point promis soumission et obéissance aux lois de la République. il ne s’est pas déporté, n’a pas quitté le territoire français, qu'il est toujours demeuré à Vannes, qu’il a été arrêté 9 rue de l’hôtel de ville (actuel rue Emile Burgault note SCB). Interrogé sur les personnes qui l’ont hébergé le prêtre répond qu’il n’a rien à répondre et qu’il a toujours exercé son sacerdoce.

Il s’est caché pour éviter d’être déporté.

A la question du juge il avoue qu’il a une vue très faible, depuis une dizaine d’année et que, depuis l’enfance il a une poitrine très délicate ; avant ses onze ans il a essuyé six fluxions de poitrine.

A l'époque de la Révolution, il professait encore la théologie, qu'il avait professée pendant cinq ans, et qu’il remplissait néanmoins les différentes fonctions de son état.

Yves-Jean Mancel, Accusateur public du Tribunal criminel du Morbihan expose que le nommé Pierre-René Le Rogue prêtre à Vannes, est prêtre réfractaire ; qu'il résulte réellement de l'interrogatoire subi par le nommé Le Rogue devant nous, le jour d'hier, qu'il n'a pas prêté le serment de maintenir la Constitution dénotée par l'article 9 du décret du 24 juillet 1790, réglé par les articles 21 et 38 de celui du onze du même mois et par l'article 2 de la loi du 29 novembre de la même année ; qu'il n'a pas prêté le serment de maintenir la Liberté et l'Egalité, conformément à la loi du 14 août 1792, à celle des 21 et 28 avril 1793 ; qu'il n'a pas été déporté et qu'il n'a point sorti de France ; que depuis le mois de vendémiaire dernier il a continué à exercer les fonctions sacerdotales ; qu'il n'a pas, conformément à la loi du 7 vendémiaire dernier, fait sa déclaration de reconnaître que l'universalité des citoyens français est le souverain et qu'il n'a point promis soumission et obéissance aux lois de la République ; que ledit Le Rogue a au surplus déclaré qu'il a la vue faible.

En conséquence, le dit Mancel, en sa dite qualité, considérant que Pierre-René Le Rogue doit être rangé au nombre des prêtres réfractaires, requiert qu'il lui soit décerné acte de la présente accusation qu'il porte contre le dit Le Rogue, et que ce dernier soit traduit dans le plus bref délai devant le Tribunal, pour être jugé conformément aux lois.

Fait en la Chambre du conseil du Tribunal criminel du département du Morbihan, le onze ventôse an IV républicain.

Dans la foulée, le Tribunal criminel décide :

Vu par le Tribunal criminel du département du Morbihan l'acte d'accusation portée ce jour contre le nommé Pierre Le Rogue par le citoyen Mancel, juge du Tribunal, faisant fonction d'accusateur public, sur le déport du citoyen Lucas fils ; vu l'avis en date de ce jour du citoyen Tahier, substitut du commissaire du Pouvoir exécutif portant la loi autorise.

Le Tribunal renvoyé à demain matin, à huit heures précises, en l'audience publique, l'instruction, examen et jugement de l'accusation portée contre ledit Pierre Le Rogue, prévenu.

Fait à la Chambre du conseil du Tribunal criminel du département du Morbihan où étaient les citoyens Chesnel président, Fabre, Le Menez, Le Blanc, juges du Tribunal et Paturel, juge du Tribunal civil, appelé en remplacement du citoyen Mancel, et ont les dits juges signé ce jour onze ventôse an 4 e républicain .

Signé: Chesnel, président; Fabre, Paturel, Le Menez et Le Blanc

JEUDI 3, A 15 HEURES,

220ème anniversaire de la mort du Bienheureux

DEPOT D'UNE GERBE, AVEC L'ABBE AMAURY BRILLET,  DEVANT LA CHÂSSE DU BIENHEUREUX EN LA CATHEDRALE DE VANNES;

R.C.F. Vannes, Radio Sainte Anne, a passé sur son antenne une discussion que vous pouvez entendre en cliquant ici. Merci à Françoise Morel Directrice de RCF.

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