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737: DANS LES CORBIÈRES, UNE BATAILLE OUBLIÉE, politiquement incorrecte à notre époque !

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Merci à Jean-Pierre, Breton exilé en Occitanie, pour la découverte , il y a quelques semaines, de cette page de notre Histoire, page totalement oubliée ou volontairement cachée que le Blog du Souvenir Chouan de Bretagne vous fait découvrir.

C'est vrai que la Bataille de Poitiers est un épisode assez régulièrement exposé, y compris dans des discussions culpabilisantes tenues par les mêmes qui, enfin, ouvrent les yeux sur ce qui se passe en Syrie ou en Irak !

Mais la Bataille de la Berre (fleuve côtier des Corbières) est en bien plus importante que celle de Poitiers la Bataille décisive et sanglante pour éradiquer l’invasion arabe sur les côtes de la Méditerranée où les envahisseurs ont fait de la jolie ville de Narbonne leur pied à terre.

Une communication téléphonique puis un échange de Mél ont permis d'utiliser les articles de l'auteur, Henri Coulondou, qui sera le mieux placé pour vous faire prendre connaissance de cet épisode historique. Il a réalisé aussi de belles photos de sa région.

Bonne lecture !

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MEILLEURS VŒUX 2016.................

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MEILLEURS VŒUX 2016.................

MEILLEURS VOEUX POUR LES MEMBRES DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

ET POUR LES LECTEURS DE SON BLOG.

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1er JANVIER 1796, VANNES, UN ASSASSINAT EN CE DÉBUT D'ANNEE

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Il y a 220 ans, à 17 H, la république débute l'année, à Vannes, par l'exécution d'un prêtre dont le seul tort est de n'avoir pas prêté serment.

Yves Le Manour naquit le 7 mai 1748 au village de Kermérian en Remungol, de Mathurin et d'Yvonne Le Mer. Il fut baptisé le lendemain 8.

Il est ordonné prêtre par Monseigneur Sébastien Michel Amelot le 4 avril 1778 dans l'église du Grand-Séminaire, au Mené, à Vannes. Il est nommé chapelain de Saint-Yvy de Moréac, dont il percevait les (petits) bénéfices depuis qu’il avait reçu les ordres mineurs en 1776. Il va garder cette chapellenie pendant douze ans puis reçoit la cure de Languidic en 1790. C’est là que la révolution le trouve mais ne le séduit pas ; l’abbé Le Manour refuse le serment, de partir en exil et va mener la vie habituelle des réfractaires : caches, complicités des paroissiens, messes dans les bois ou dans les granges, les traques, les peurs, les trahisons, la faim. Rien ne le décourage, il accomplit son ministère sacré : confessions, messes, mariages, baptêmes, extrême-onctions, funérailles.

Par une chance inouïe, due à la Divine protection, il échappe à la Terreur, trouve un peu de repos lors de la réaction thermidorienne, repos hélas ! qui trouve sa fin avec l’arrivée du Directoire (26 octobre 1795). Dès novembre, pour échapper à la persécution qui se réinstalle, il part pour la presqu’ile de Rhuys et, retrouvant une vie de prêtre traqué, assure son ministère sacerdotal : messes, baptêmes, confessions, mariages, funérailles. Fin novembre il s’embarque pour l’Île aux Moines, dans le Golfe du Morbihan.

Mais cette fois il ne va pas exercer longtemps son ministère. A 11 H du soir, le 5 décembre, en sortant de la maison où il se cachait pour aller visiter un malade, il est interpellé par des marins à la recherche de Chouans. En le fouillant les militaires trouvèrent sur lui tout l’attirail de prêtre : un petit ciboire en argent, une boîte aux Saintes Huiles en plomb, un petit rituel, un martyrologe romain, un bréviaire avec des actes de mariages célébrés par lui. Mieux qu’un Chouan ils avaient trouvé un vil calotin !

Amené à Vannes l’abbé Le Manour est emprisonné au Petit Couvent. Ce lieu n’existe plus et se situe à peu près à l’endroit du Tribunal de Commerce actuel.

Il subit son premier interrogatoire le 6 décembre. Reflexe humain, lui l’homme de bonté et de vérité, fatigué, manquant de sommeil et stressé (comme on dit maintenant) par son arrestation, perdant ses moyens, il se troubla et déclara des choses inexactes ; il affirma avoir émigré avant de revenir, dans son deuxième interrogatoire, sur ses premières déclarations, en disant selon sa propre expression « qu’il avait perdu la tête ».

Le prêtre reprit son ascendant sur l’homme, il contredit ses premières affirmations et, devant ses juges, dont le tribunal se tient dans l’église du Méné (chapelle du Séminaire - lequel est l’actuel Foyer - disparue elle se situait là où se trouve le Monoprix) le 31 décembre 1795, il déclara toute la vérité.

L’abbé Yves Le Manour est jugé coupable d’être réfractaire aux lois de la république, de ne pas être parti en déportation, d’avoir continué à exercer son ministère de prêtre catholique ; en conséquence il est condamné à mort.

« Le Tribunal, après avoir entendu l'interrogatoire subi en sa présence par l'accusé et le commissaire du Directoire exécutif dans les conclusions qu'il a prises pour l’application de la loi, déclare qu'il est constant que Yves Le Manour, prêtre, ci-devant domicilié de la commune de Languidic, département du Morbihan, est convaincu d'être prêtre réfractaire aux lois et comme tel d'avoir été sujet à la déportation et néanmoins d'être resté sur le territoire français, après le délai d'une décade, fixé aux prêtres réfractaire, aux lois, et restés en France pour se présenter auprès de l'Administration de leur département et être déportés.

Lecture faite par le président des articles 10 de la loi du 3 brumaire dernier, des articles 10, 14, 15 et 5 de la loi du 30 du 1er mois de l'an II de la République française desquels articles la teneur suit:

Article 1 de la loi du 3 brumaire an IV.

« Les lois de 1792 et 1793 contre les prêtres sujets à la déportation ou à la réclusion seront exécutées dans les 24 heures de la promulgation du présent décret et les fonctionnaires publics, qui seront convaincus d'en avoir négligé l'exécution, seront condamnés à deux années de détention. Les arrêtés des Comités de la Convention et des Représentants du peuple en mission, contraires à ces lois, sont annulés. »

Articles 10, 14, 15, 5 de la loi du 33 vendémiaire.

Conformément aux dits articles, le Tribunal condamne le dit Yves Le Manour, prêtre réfractaire aux lois et sujet à la déportation, resté sur le territoire français, où il a été saisi et arrêté, à la peine de mort. Ordonne qu'il sera livré à l'exécuteur des jugements criminels et qu'à la diligence du commissaire provisoire du Directoire exécutif près le Tribunal, le présent jugement sera mis à exécution dans les 24 heures sur la place publique de cette commune, sans aucun sursis, recours ou demande en cassation ».

Chesnel, Président ; Fabre, Le Menez, Le Blanc, Mancel, Juges. Lucas fils Accusateur public. Nayl, Commissaire du pouvoir exécutif.

 

Le 1er janvier 1796, il y a 220 ans, l’abbé Yves Le Manour est guillotiné à 5 heures de l’après-midi, sur la place de la Liberté – actuelle place Maurice Marchais (Hôtel de Ville) – en face de la chapelle Saint Yves, et rend son âme à Dieu qu’il a si bien servi.

Il avait 48 ans.

 

1er JANVIER 1796, VANNES, UN ASSASSINAT EN CE DÉBUT D'ANNEE

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30 DÉCEMBRE 1795: AIME PICQUET du BOISGUY UN COMBATTANT INFATIGABLE...

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30 DÉCEMBRE 1795: AIME PICQUET du BOISGUY UN COMBATTANT INFATIGABLE...

Aimé Picquet du Boisguy (15 mars 1776-25 octobre 1839) aurait pu mettre sur ses lèvres cette tirade que Pierre Corneille, ancêtre de Marie-Anne-Charlotte de Corday d'Armont, faisait prononcer au Cid:

Je suis jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées,

La valeur n'attend point le nombre des années.

Aimé Picquet du Boisguy a déjà été évoqué sur ce Blog. Il est bien de revenir vers lui où, en ce 30 décembre de 1795 finissant, il signe encore une victoire sur les Bleus, sur un territoire un peu au nord de son pays de Fougères : La Croix Avranchin.

Il n'arrête pas, malgré son très jeune âge, depuis plus de deux ans. Il est tombé très jeune dans le combat des Révoltés, à 17 ans, ayant auparavant rejoint Armand Tuffin, marquis de la Rouërie et son Association Bretonne.

Le 25 octobre 1793 il est aux combats de la Croix Bataille où les Chouans qu'il menait semèrent la déroute des troupes du boucher Westermann, le 26, toujours à la tête de ses Chouans du Fougérois, aux combats d'Entrammes où les Bleus ramassent une fessée magistrale, à la Bataille de Fougères le 3 novembre, à Grandville, à Dol, au Mans , à Argentré du Plessis les 5 et 6 juin 1795, à Saint James le 4 décembre 1795, au Rocher de La Piochais le 21 décembre, et aujourd'hui à la Bataille du Pont Avranchin.

A l'origine c'est toujours l'existence de la ville de Saint Georges de Reintembault, une anomalie républicaine en territoire de Chouannerie. Ses habitants ont faim et doivent être ravitaillés. Ce que tentent les Bleus menés par l'adjudant-général Richon. Mais ce n'est pas encore ce soir que les habitants de la ville pourront manger à leur faim. Après des épisodes incertains, la bataille est définitivement gagnée grâce à l'arrivée des Chouans de Auguste Hay de Bonteville à la tête de ses 1200 hommes et ceux de Dauguet à la tête des Chouans Normands. Les Bleus ne demandent pas leur reste et font retraite vers Pontorson en abandonnant blessés, morts, armes et bagages. Bon, ils prennent la fuite, quoi !

Le montant des pertes est différent selon les uns et les autres, les Bleus ayant tendance à minimiser les leurs et à augmenter le nombre des attaquants Chouans, ces derniers restant dans des normes acceptables ; disons que le combat fit un grand nombre de morts et blessés chez les Bleus et un peu moins chez les Chouans (200 pour les Bleus et 35 pour les Chouans).

L'important est que les Chouans restaient CHEZ EUX !

"Aimé du Boisguy avait un caractère gai, franc, ouvert ; à une bravoure qu'on ne pouvait surpasser, il réunissait la prudence dans les occasions importantes. Il avait un coup d'œil pénétrant et savait, dans un instant, choisir les positions favorables pour placer ses troupes et profiter des dispositions du terrain. Calme au milieu de l'action, il suivait avec soin les mouvements de l'ennemi, il donnait ses ordres avec précision et s'il le voyait s'ébranler ou incertain, il s'écriait : « Il est temps, amis, suivez-moi ! Ils sont à nous ! » et, le premier, il se précipitait sur lui". Toussaint du Breil de Pontbriand.

 

30 DÉCEMBRE 1795: AIME PICQUET du BOISGUY UN COMBATTANT INFATIGABLE...

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29 DÉCEMBRE 1795: UN NOUVEAU MARTYR du DIRECTOIRE à QUISTINIC...

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Abbé Jean Olivier

Né le 19 juillet 1722 à Pontivy, fils de Marin et Louise Le Gal, baptisé le même jour il sera ordonné prêtre par Monseigneur de Bertin le 20 septembre 1749. Prêtre à Guégon (près de Josselin) en 1753 il est ensuite nommé à Quistinic en 1786. Il refuse le serment à la Constitution civile du clergé en 1791 et ne fut pas inquiété, dans un premier temps, à cause de son âge. Il refuse le serment du 26 août 1792 et doit aller se cacher. Il revient à Quistinic où il se cache dans sa maison, il y est pris le 11 mars 1794. D’abord emprisonné à Lorient il est ramené à Vannes et mis en détention au Petit-Couvent, lieu où l’on enferme les sexagénaires et les infirmes. Transféré à la retraite des femmes le 12 janvier 1795 il est libéré le 25 mars 1795, ainsi que d’autres confrères, à cause de son grand âge, à la suite de l’arrêté pris par Bruc, Représentant de la Convention, et le vieux prêtre reprit le chemin de Quistinic et trouva généreusement asile chez le notaire Loher.

Il pensait se trouver en sécurité en cette période où, semble-t-il, la Terreur et la persécution des prêtres restés fidèles au Pape était terminée d’autant qu’il bénéficiait d’un passeport et d’un certificat des autorités constituées depuis qu’il avait bénéficié d’élargissement.

Le 29 décembre, à 6 heures du matin, une colonne mobile venant de Baud arrive à Quistinic et le trouve couché dans un lit au milieu de la salle à manger du notaire. Les Bleus l’obligent à se lever et à les suivre. Malgré les papiers officiels sensés le protéger. Au village de Locunohen ils l’assassinent à coups de baïonnettes et l’égorgèrent. L’abbé avait 73 ans. L’acte de décès de l’abbé Olivier (ou Ollivier) stipule que cet ecclésiastique périt sous les coups de la colonne mobile de Baud.

Le seul motif de haine contre lui était qu’il était resté un prêtre catholique romain. Ses infirmités le tenaient cloué au lit, on ne pouvait donc lui reprocher de courir la campagne et de nuire à la  « chose » publique. Il a donc été assassiné en haine de la Foi dont il est un Confesseur.

Lorsqu’il fut emmené par ses futurs assassins il n’a certainement pas douté du sort qui l’attendait et a accepté son sort au nom de sa foi.

On l'inhuma le jour même dans le cimetière du bourg, ainsi qu'en fait foi son acte de décès au Registre officiel.

Proposé sur une liste de prêtres pour un procès en béatification par Monseigneur Tréhiou, évêque de Vannes en 1928, avec le soutien de  l’Archevêque de Rennes Monseigneur Charost, la cause de l’abbé Jean Olivier reste en attente.

Ainsi que 26 autres prêtres !

 

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NOËL 2015...................NOËL 1795

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NOËL  2015...................NOËL 1795

Noël 2015. Un culte catholique sous haute surveillance avec policiers ou militaires ou gendarmes devant certaines églises ; à l'intérieur d'autres, des volontaires assurant une pacifique suveillance non pour empêcher les fidèles de venir assister  aux cérémonies en l'honneur de la Nativité de Jésus (et rendre hommage à sa sainte Mère...le comble pour une religion que certains illettrés, à l'anti catholicisme primaire, voudraient faire passer pour mysogine !) mais pour dissuader d'éventuels perturbateurs. Voire des Migrants pas très catholiques venant chercher asile.

Noël 1795 dans l'Aisne.

Ce n'est pas un migrant qui est exécuté en ce lendemain de Noël. Mais un prêtre : L'abbé Louis Dantheny, né en 1734 à Brissy près de La Fère en Tardenois dans l'Aisne et chanoine de la cathédrale de Laon. N'ayant pas prêté serment, il est parti pour la Belgique puis lors de l'invasion de celle-ci par les révolutionnaires pour l'Outre-mer.

Il rentre en France après l'accident mortel subi par Robespierre.

Il est arrêté le matin du mercredi 23 décembre, en compagnie de son confrère et ami l'abbé Carton (ou Caron) au village de Sons près de la ville de Marle à 25 Km de Laon; il fait encore nuit noire et les deux prêtres viennent de confesser et de donner la communion en particulier à des enfants, en cette avant-veille de Noël. 

Ils sont traînés à Laon et enfermés en prison."Jugé" pendant plus d'un jour, dépouillé de tous ses pauvres biens (sa montre, ses habits, bas, chaussures et le peu d'argent qu'il avait sur lui) on lui donne de vieux habits troués et une paire de sabots usés. Le samedi 26 décembre 1795 il est condamné à mort pour ne pas avoir prêté le serment et comme émigré rentré ; l'abbé Danteny, un saint prêtre et Confesseur de la Foi est guillotiné le même jour  à 5 heures et demie du soir, en la fête de saint Etienne (le premier martyr chrétien lapidé par les Juifs),  sur la place devant l'église Notre Dame de Liesse dont il était le chapelain, après avoir embrassé le bourreau.Il avait 61 ans.

Son corps fut porté à la fosse commune. La nuit venue des femmes vinrent exhumer le corps du supplicié et lui donnèrent une vraie sépulture. Ces femmes, qui étaient d'anciennes religieuses dont l'abbé Danteny était le chapelain, recueillirent sa tête et la déposèrent dans leur chapelle lorsque les temps furent redevenus normaux.

Lorsqu'est évoqué le Directoire du 26 octobre 1795,  certains imaginent une époque sereine. Pas du tout ; la persécution religieuse va repartir de plus belle. Onze prêtres sont morts à Brouage depuis le 15 novembre: L'abbé François-Jean Four, de Rodez, 41 ans ; l'abbé Jean-Pierre Chassaigne, de Clermont-Ferrand, 41 ans ; l'abbé François Maret, de Clermont-Ferrand, 51 ans ; le Père Antoine Audinet, de Tulle, 55 ans ;  l'abbé Antoine Ménadier, de Clermont-Ferrand, 46 ans ; le Père Pierre Volpellier, de Mende, 50 ans ; l'abbé Pierre Lagier, de Tulle, 51 ans ; l'abbé Etienne-Bernard Viot, de Dijon, 31 ans ; le Père Jean-Bernard Pyrent, de Clermont-Ferrand, 58 ans ; l'abbé Leonard Marchat, de Tulle, 53 ans ; l'abbé Jean-Bernard Baduel, de Périgueux, 53 ans.

Noël 1795 à Vannes.

En ce 24 décembre 1795, entre neuf et dix heures du soir, Pierre-René Rogue , né à Vannes , le 11 juin 1758, ancien supérieur du séminaire du Mené, prêtre de la Mission de Saint Vincent de Paul, réfractaire, porte la communion à un malade, en cette veille de Noël. A hauteur du numéro 9 de l'actuelle rue Burgault, à côté de la cathédrale de Vannes, accompagné d'un fidèle, ils sont suivis depuis quelques temps par deux hommes connus pour leurs opinions politiques et anti religieuses exaltées ; un peu avant la maison, il dit à la personne qui l'accompagnait d'entrer , lui continuerait son chemin pour ne pas inquiéter la famille du mourant. 

Les misérables, même pas requis par le pouvoir politique, qui le suivaient, l'arrêtent. L'un des deux lui devait tout, ainsi que ses enfants et sa famille qui avait fait l'objet de bienfaits de la maman du Père Pierre-René Rogue. Ce dernier est emmené au Département, ancien évêché disparu il y a des lustres. Les délateurs demandent aux citoyens de garde d'emprisonner le prêtre ; ceux-ci refusent car ils ne sont pas gendarmes et, de plus, certains sont d'anciens élèves ou condisciples.

Les "justiciers" vont chercher les gendarmes pour officialiser l'arrestation ; pendant ce temps les gardiens encouragent le Père Rogue à s'enfuir, ce qu'il refuse de faire pour ne pas mettre leur vie en péril. Le Père Rogue est enfermé dans une des tours de la Porte-prison.

C'est le début du calvaire du prêtre dévoué auprès des plus pauvres.

 

 

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EN PAYS BRETON, NOUVELLE AVOINÉE EN 1795...

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EN PAYS BRETON, NOUVELLE AVOINÉE EN 1795...

Le 21 décembre 1795, les Bleus, venus de Fougères, viennent ravitailler Saint-Georges-de-Reintembault, en plein territoire Chouan.

La deuxième bataille du Rocher de La Piochais va commencer. En effet les Bleus tombent dans une embuscade tendue par les Chouans d’Aimé Picquet du Boisguy et vont être écrasés par ceux-ci.

Le jeune chef Chouan connaît bien l’endroit puisque déjà le 26 juillet, toujours secondé de son fidèle Auguste Hay de Bonteville, il y a livré une bataille où les Bleus ont subi une cinglante défaite. Aimé a perdu son frère Guy dans le combat.

Le 17 décembre, les Chouans ont attaqué Saint Georges de Reintembault (à 20 Km au Nord-Ouest de Fougères), une petite ville peuplée de « patauds » dans un paysage Chouan, soutenue par une garnison de 300 soldats républicains. Lesquels font parfois des expéditions au cours desquelles ils commettent des exactions. C’est ce que veut sanctionner Boisguy.

Mais cela ne se fait pas tout seul et la garnison résiste, le siège mit en place ne donne pas grand résultat ; Aimé du Boisguy voudrait obtenir par la négociation le départ des soldats Bleus.

Mais pendant ce temps, à Fougères, l’Adjudant-général Bernard et son second le Commandant Joré sont arrivés à constituer une colonne d’environ 500 à 600 hommes et se mettent en route pour Saint Georges avec passage, pas de chance pour eux, par le Rocher de la Piochais.

Ayant appris le départ de la colonne des Bleus, Boisguy et Bonteville se dirigent vers leur lieu de prédilection, La Piochais et à l’aube de ce lundi 21 décembre, avec plus de 2.000 de leurs Chouans dressent une belle embuscade. Leur astuce est de ne pas masquer totalement leurs effectifs, laissant quelques Chouans repérables ; on ne peut pas dire que les Bleus s’avancent la fleur au fusil mais avec force railleries et quolibets. C’est une décharge terrible qui les atteint venant de Chouans bien dissimulés, latéralement, en tête de colonne, en queue de colonne, et les marais dans le dos.

Les Bleus opèrent une retraite ordonnée, comme disent les rapports de l’époque, que nous pouvons interpréter comme celle des Romains dans les affrontements avec Astérix et Obélix.

C’est pour les républicains le retour rapide à Fougères, laissant au sol 300 hommes tués ou blessés.

Les Chouans ont perdu, d’après Toussaint du Breil de Pontbriand, 39 tués et 40 blessés.

Déjà, Aimé Picquet du Boisguy avait livré un combat contre le Commandant Joré le 27 novembre à La Vieuville, dans cette même région, et le 4 décembre à Saint James ; si dans un premier temps les Chouans de Dauguet durent battre en retraite l’arrivée de Boisguy puis la prise du fort de Saint James déclencha la déroute des Bleus qui rentrèrent dans leur retranchement d’Avranches.

Leur Général, Delaunay, ne rédigea même pas de compte-rendu. Pourquoi donc ?

 

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LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ : 1795, FIN D'UNE SCANDALEUSE DÉTENTION ARBITRAIRE...

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LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ : 1795, FIN D'UNE SCANDALEUSE DÉTENTION ARBITRAIRE...

Samedi 19 décembre 1795.

Marie-Thérèse Charlotte, seule survivante de la famille Royale est enfin libérée après 1224 jours d’emprisonnement en la prison du Temple( 13 août 1792 - 19 décembre 1795).

Innocente, ainsi que son frère, sa tante, sa mère la Reine Marie Antoinette, de toute responsabilité politique, emprisonnée pour ce qu’elle est, la fille du Roi Louis XVI, dans des conditions scandaleuses (qui font partie des « Valeurs de la République chères à nos hommes politiques) – conditions qui entraîneraient des révoltes dans nos prisons actuelles – elle est l’objet d’un échange en ce samedi 19 décembre 1795, il y a 220 ans.

Après l’exécution de Robespierre le 28 juillet 1794, elle reçoit la visite de Barras (le futur ordonnateur des mitraillades de l’église Saint Roch par Bonaparte) qui tente d’adoucir les conditions de détention des enfants Capet comme les appellent ces imbéciles qui ignorent que la famille de Louis XVI est Bourbon, d’abord, dans la dynastie capétienne.

Les enfants reçoivent enfin du linge, Marie-Thérèse Charlotte n’a plus à ravauder ses vêtements archi-usés. Le Roi d’Espagne demande à recevoir ses cousins, sans aucune réponse de la Convention.

On songe à échanger cette encombrante prisonnière sans aucune utilité pour le pouvoir politique. Il faut de plus se refaire une virginité après tant d’années d’abjections.

Marie-Thérèse Charlotte apprend enfin la mort de sa maman et de sa tante chérie et de son frère par Madame de Chanterenne qui lui a été donnée comme gouvernante.

Garder la princesse en prison ne se justifie plus pour le pouvoir politique qui a changé et, de Convention, est devenu le Directoire. On reprend un décret de juin 1795 en vertu duquel la fille de Louis XVI serait échangée contre des Conventionnels en mission qui ont été emmenés dans ses malles part le général Dumouriez, général révolutionnaire mais royaliste dans l’âme, lorsque lassé par les crimes de la Convention, il est passé avec armes, bagages et Conventionnels chez les Autrichiens.

On impose cet échange à l’Empereur d’Autriche François II. La princesse est échangée contre Beurnonville, Drouet (le maître de poste qui arrêta Louis XVI à Varennes), Maret (capturé en Lombardie), Camus (régicide), Quinette (régicide), Sémonville (capturé en Lombardie avec Maret).

Marie-Thérèse Charlotte retrouve la liberté le jour de ses 17 ans. Elle est remise à la famille de sa mère, son oncle François II, à la frontière à Bâle.

Elle est accompagnée par François Hüe, le valet de chambre de son père qui avait accompagné, par dévouement, la Famille royale au Temple et qui l’assistera à Vienne.

Elle aurait versé des larmes en quittant le pays qui fut le Royaume de sa Famille, sans en vouloir aux responsables de ses malheurs.

 

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GEORGES ! BIENHEUREUX PIERRE-RENÉ ROGUE ! AU SECOURS !!!

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Impensable dans le diocèse de Monseigneur Centène : Le curé d'Auray, Fatik Ozturk reçoit l'imam Emile Bigumira pour dire la prière à la mosquée.

GEORGES ! BIENHEUREUX PIERRE-RENÉ ROGUE ! AU SECOURS !!!

Pardon, j'ai fait une erreur, me souligne un ami. Dans un souci de concorde, nous sommes dans le Temps de l'Avent et suivons les consignes d'Isaïe répétées par Jean-Baptiste, dans le Coran: Aplanissez les chemins d'Allah !

C'est pour cela que dans un geste qui va au delà de l'oecuménisme (au départ pour le rapprochement entre Chrétiens) et qui  se rapproche du paganisme le curé-doyen d'Auray, Emile Bigumira s'est rendu à la mosquée turque d'Auray pour participer à la prière (????) de l'imam Fatik Ozturk. Emile Bigumira a pu dire un mot devant ses nouveaux paroissiens:

GEORGES ! BIENHEUREUX PIERRE-RENÉ ROGUE ! AU SECOURS !!!

"Beaucoup de gens, dont nous faisons partie, nous catholiques et vous musulmans, veulent construire une humanité nouvelle. Nous sommes différents. Notre religion n'est pas la même, mais d'un autre côté nous partageons beaucoup de points communs, comme la fraternité et l'amour de notre prochain. Et surtout nous croyons en un même Dieu."

Ces propos sont rapportés par les gazettes locales, Ouest-France et le Télégramme. L'évènement a été annoncé par Radio Sainte Anne (RCF).

On peut penser que le brave Emile, gavé par la lecture de La Croix (le mal nommé) et la visualisation d'Antenne 2 et Fr 3 , ignore ce qui se passe en Afrique centrale avec les collègues de Fatik embauchés chez Boko Haram, en Irak et en Syrie où les pacifiques musulmans convertissent en douceur les Infidèles chrétiens.

Sur le cliché ci-dessous, il est possible de comparer le regard non pas angélique mais séraphique (que les Séraphins me pardonnent !) d'Emile Bigumira et celui plein d'amour de l'imam.

GEORGES ! BIENHEUREUX PIERRE-RENÉ ROGUE ! AU SECOURS !!!

De façon plus sérieuse une réflexion s'impose vis à vis d'Emile Bigumira qui, s'il n'en est pas encore à invoquer le Vaudou de ses ancêtres, et à le faire invoquer par ses paroissiens, met sur le même plan d'égalité:

- Dieu, le Créateur de l'Univers qui nous a envoyé son Fils en qui  nous affirmons notre foi par la récitation du Credo, Parole de Dieu répandue par les apôtres.

-Allah, dont la parole est prêchée par le sabre et le cimeterre (pas cimetière bien que ce soit la finalité du cimeterre). Emile ignore les différences fondamentales !

Si la peur de la persécution habite Emile qu'il aille chez les mahométans et arrête de désorienter des paroissiens qui déjà n'ont pas des connaissances religieuses très étendues. Suffisantes mais pas assez étendues.

Un prêtre, le jour de son ordination, prononce devant Dieu,  parmi ses trois voeux, celui d'obéissance (pauvreté, célibat). Electron libre et immaîtrisable, à la limite du Chrétinisme, le curé-doyen n'est plus en communion avec son évêque, qui, avant de le réduire à l'état laïque, s'il persistait dans ses erreurs, devrait l'envoyer pour une longue et sévère retraite à La Grande Chartreuse (pas du côté des liqueurs!). 

Il faut empêcher, en ce temps où nous allons rappeler le martyre du Bienheureux Pierre-René Rogue confesseur de la Foi (guillotiné le 3 mars 1796), que ce genre d'individu répande ses erreurs. Dans un article de la prochaine Revue du Souvenir Chouan de Bretagne nous verrons avec quelle charitable sévérité Monseigneur Urbain de Hercé enseignait ses futurs prêtres dans le but de bien guider leurs futurs fidèles et non pour bien manger !

Lors du 10ème anniversaire de son épiscopat, Monseigneur Raymond Centène, en la basilique de Sainte Anne d'Auray nous a dit après avoir mis la très belle mitre offerte par les fidèles :"...Par ce qu'être évêque, ce n'est pas drôle tous les jours.  Je porte une croix sur la poitrine que l'on appelle croix pectorale (C'était celle de Monseigneur de Hercé en ce jour d'anniversaire) mais celle que je porte sur les épaules et que l'on ne voit pas, est beaucoup plus lourde. C'est pourquoi je vous remercie beaucoup pour votre présence mais  surtout de votre prière, non seulement aujourd'hui mais tous les jours. Merci à tous".

Prions pour nos évêques et leurs bons prêtres. Bon courage Monseigneur Centène de la part du Souvenir Chouan qui vous salue  respectueusement.

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ELOR......LE CATALOGUE de NOËL 2015 !

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ELOR......LE CATALOGUE de NOËL 2015 !

Regardez, pour vos idées de cadeaux,

le catalogue de NOËL des Editions ELOR,

Membres du Souvenir Chouan de Bretagne

et offrez de saines lectures !

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