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ANNONCE RAPIDE POUR SAINT COLOMBAN 56.

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ANNONCE RAPIDE POUR SAINT COLOMBAN 56.

Idée émise par le Recteur-doyen de Carnac, le Père Jérôme Séchér, il y a quelques jours, idée finalement mise en route rapidement, une messe sera célébrée MARDI 28 JUIN A 11 H en la chapelle de Saint Colomban à CARNAC en hommage à MONSEIGNEUR RENE-URBAIN de HERCE qui dit une messe à proximité le 28 juin 1795 et dont nous avons rappelé le souvenir Dimanche 28 juin 2015.

C'est l'abbé Amaury Brillet, Vicaire de Saint Patern, qui célèbrera la messe comme la célébrait  Monseigneur de Hercé.

Comme l'an dernier l'offrande de quête sera entièrement remise à la sacristine pour cette chapelle qu'elle et son mari entretiennent si bien et avec enthousiasme.

Nous y chanterons les textes en grégorien et terminerons par le cantique à Saint Colomban dont le dernier couplet peut être dédié aux gens qui pensent diriger la France:

  • Veuillez donner, Saint très puissant,
  • Aux faibles d'esprit la clarté,
  • A votre peuple confiant
  • Dans le Ciel, la félicité.

 

 

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TREMEL : CATASTROPHIQUE INCENDIE, CE QUE VOUS NE VERREZ PLUS.....

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TREMEL : CATASTROPHIQUE INCENDIE, CE QUE VOUS NE VERREZ PLUS.....

En cliquant sur le lien ici, découvrez, grâce à l'excellent site Info Bretagne,  le riche intérieur de l'église, la statuaire, les vitraux, les sablières qui ont disparu dans l'incendie de mardi en fin d'après-midi et que nous ne verrons jamais plus. Seuls ont été sauvés les éléments qui se trouvaient dans la sacristie, en particulier l'orfèvrerie dont une très belle croix de procession.

Monseigneur Denis Moutel, évêque de Saint Brieuc (natif d'Ancenis) a fait part de son émotion à Madame le Maire de Trémel. L'église était ouverte tous les jours; la messe était célébrée tous les deux mois.

 

 

 

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ENCORE UNE DÉMONSTRATION DE LA BÊTISE VANDALE...

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ENCORE UNE DÉMONSTRATION DE LA BÊTISE VANDALE...

Le 28 juin 2000 l'artiste sculpteur Jakez Goyat, avec l'aide d'une grue de levage fournie par les Etablissements Chamaillard, de Bignan, installait, sur un délaissé du Conseil Général du Morbihan un monument en granite de Bignan comémorant la Bataille du Pont du Loc'h, à proximité dudit pont. La Bataille du Pont du Loc'h, 25 janvier 1800, vit la victoire des Chouans qui eurent 250 tués. Pour les Bleus le nombre tournerait aux alentours de 700 (petite erreur dans le texte gravé sur le monument que nous appelons familièrement : "Le Caillou".

Il était là, témoin d'une page d'Histoire, dans un site calme à l'écart de la grande route Vannes Pontivy.

Trop calme pour exciter, sans risques, quelque courageux vandale qui caillassa le Sacré-Coeur en pâte de verre rappelant le scapulaire que les Chouans portaient sur leur poitrine.

Cette matérialisation de la bêtise humaine et lâche s'est passée vers le début d'août 2015 et a été découverte le 6 août. Malgré nos efforts de communication le témoin n'a su à qui s'adresser sinon à la mairie de Locmaria-Grand Champ auprès de Madame le Maire qui a signalé le fait aux gendarmes de Grand Champ. Ceux-ci se sont rendus sur place. Personne n'a eu l'idée de contacter la Mairie de Grand Champ où le SCB est connu.

Une réunion organisée à Coëtcandec samedi dernier a été l'occasion pour qu'enfin l'information soit transmise à un Administrateur du Souvenir Chouan de Bretagne qui en a prévenu son président.

Sur les lieux ce matin, après contact avec Madame le Maire de Locmaria et avoir constaté les dégâts, plainte a été déposée auprès de la Gendarmerie de Vannes pour " Dégradation ou détérioration de bien culturel exposé par une personne effectuant une mission d'intérêt général, et détérioration d'un monument exposé à titre définitif sur un terrain appartenant au Conseil général et appartenant à une Association dont je suis le Président".

Les services de la justice ont certes d'autres occupations mais il fallait marquer le coup. Nous allons réparer rapidement et couler un nouveau coeur en pâte de verre.

Noël Stassinet

ENCORE UNE DÉMONSTRATION DE LA BÊTISE VANDALE...ENCORE UNE DÉMONSTRATION DE LA BÊTISE VANDALE...

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TREMEL, COTES D'ARMOR. QUELLE TRISTESSE !!!

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TREMEL, COTES D'ARMOR. QUELLE TRISTESSE !!!

Ce bijou du XVIème siècle a été entièrement détruit par le feu. Adieu aux vitraux d'origine et à son mobilier classé. L'église Notre Dame de la Merci avait déjà été la proie des flammes à la fin du XVIème siècle.

 

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PONT de BUIS, 17 JUIN 1795...

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17 JUIN. A Pont de Buis existe une poudrerie créée par Jean-Baptiste Colbert (le fils du Grand Colbert) en novembre 1687, entrée en production en 1688 sous les ordres de l’Intendant de marine Desclouzeaux. A proximité du port de guerre de Brest, près d’une rivière dont le courant permet d’alimenter une chute d’eau et de faire tourner les roues des quatre moulins dont les meules broient le charbon de bois et le soufre nécessaires à la fabrication de la poudre. Autre atout de ce site, la proximité immédiate de la forêt riche en bourdaine et aulne, arbres dont l’écorce et le bois une fois séchés puis transformés en charbon de bois, enfin broyés, permet d’obtenir une poudre composant à 25% la poudre noire. Un embarcadère est situé sur la rivière voisine permettant de livrer directement le port de Brest.

Or, les Chouans ont besoin de poudre pour leurs fusils et leurs deux ou trois canons. Pourquoi ne pas se servir directement chez le producteur ?

Le 17 juin Pierre du Chélas est à l'attaque de la poudrerie du Pont-de-Buis.

L’opération est placée sous le commandement de Jean-Baptiste-Paul-Marie de Lantivy de Kerveno.

600 hommes furent choisis pour mener cette attaque dont ceux de Pierre du Chélas. Le rassemblement des paroisses eu lieu à Guern et toute la troupe se dirigea à pied vers Pont-De-Buis sans être repérée par les Républicains. L'administration républicaine finit par être prévenue du mouvement de cette troupe ; 93 soldats partirent pour Guern afin de se renseigner auprès du prêtre jureur. Mais les Chouans l'avaient abattu pour qu'il ne les dénonce pas et quand les "Bleus" arrivèrent ils ne trouvèrent que son cadavre dans le presbytère. A la poudrerie, le commissaire Campourcy avait décidé de faire évacuer la poudre vers Brest mais lorsque qu'il voulut la faire partir vers 1 heure de l'après-midi, la poudrerie était déjà encerclée et les Chouans prirent le dépôt défendu par quelques invalides.

Vers 4 heures, les attaquants repartirent par petits groupes, leur butin caché dans des charrettes sous des amas de foin. Les cavaliers "bleus" qui patrouillaient pour arrêter une troupe en marche avec de la poudre ne songèrent pas à arrêter ces charrettes isolées dont la première portait une fille du pays.

Les divisions de Lantivy, de Kerveno et de du Chélas se retrouvèrent à Langoëlan où se fit le partage. Pierre du Chélas et ses hommes cachèrent leur dotation de poudre derrière la boiserie du chœur de l'église du hameau du Merzer, à mi-chemin entre le Rest et Langoëlan. Peu de temps après, une patrouille de soldats républicains établit son bivouac dans la même église et manquèrent d'y faire tout sauter en faisant du feu.

Dix jours après le succès de Pont-de-Buis se déroule le débarquement de Carnac qui fut une réussite. On peut supposer que Du Chélas participa à la manœuvre qu'accomplit l'armée royaliste de l'Ouest pour isoler la baie de Quiberon et permettre le débarquement, étant donnée l'importance de sa division.

Plus dans La Revue de juin 2016 du Souvenir Chouan de Bretagne.

 

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DES POMPIERS DE PARIS A LA DÉCOUVERTE DES GUERRES DE L'OUEST.

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Mardi 7 et mercredi 8 juin dernier, cinquante deux sapeurs-pompiers de Paris sont venus découvrir les Guerres de l’Ouest. Menés par leur capitaine (commandant une compagnie de 280 soldats du feu) qui depuis qu’il est en poste organise chaque année un voyage sur les chemins de l’Histoire de France.

Ainsi après Verdun où ils découvrirent la Grande Guerre,  ils allèrent une autre fois en Normandie théâtre de combats gigantesques et meurtriers non seulement pour les soldats mais surtout pour les civils et leurs sauveteurs pompiers.

Et cette année, ce capitaine attaché au savoir de ses hommes voulait leur faire connaître un autre volet de l’Histoire de France : la guerre civile telle que voulue par la Convention.

Mardi, Nantes ; la journée commença à 10 h par une causerie sur le site de l’Entrepôt des cafés, les Noyades de Nantes, les fusillades de Gigant, Carrier. Ce fut ensuite le départ pour La Chabotterie où le restaurateur de « La Fine gueule » avait préparé sous les ombrages un buffet réparateur. Ce fut ensuite la visite du Logis et du parcours Charette. Départ pour les Lucs visite du Mémorial et montée à la chapelle où sont racontés les évènements de la tuerie du 28 février qui, en réalité , avait commencé un ou deux jours plus tôt sur le territoire communal, et pas dans la seule église du Petit-Luc.

Le capitaine donna alors une causerie à ses hommes qui avaient été impressionnés par leur visite de la chapelle et la lecture des tables mémoriales.

DES POMPIERS DE PARIS A LA DÉCOUVERTE DES GUERRES DE L'OUEST.

Mercredi, Vannes ; départ à 8 h 45 de la Maison diocésaine (ancien Grand séminaire) où tout ce monde avait dormi et déjeuné. Visite de la ville de Vannes, quelques anecdotes sur les maisons en encorbellement, la solidité de ces maisons parfois penchées mais résistantes. Cela permet de revenir sur les hôtels particuliers penchés du Quai de la Fosse à Nantes, que ces pompiers avaient remarqués, et d’expliquer leurs positions de guingois.

Visite de la cathédrale, l’autel du Bienheureux Pierre-René Rogue, la fosse dans laquelle repose une partie des victimes des fusillades post-Quiberon.

Départ pour la Chartreuse de Brec’h – Auray où la Supérieure, Sœur Marie-Hélène, nous accueille. Tour du cloître, accès au Mausolée et évocation des exécutions d’après Quiberon.

Après le déjeuner c’est le Fort de Penthièvre où ces soldats vont faire un peu d’entraînement dont la fameuse tyrolienne. Tout le monde se retrouve en uniforme.

Nous nous quittons là, à l’intérieur de ce Fort que j’ai enfin pu découvrir grâce aux Sapeurs-Pompiers de Paris, après que, pour me remercier, le Capitaine m’ait offert le médaillon en bronze des Pompiers de Paris, présenté sur une plaque de chêne où est fixé un casque miniature de pompier, et l’ouvrage du bicentenaire sur l’Histoire des Pompiers de Paris. Près de 500 pages de lecture. Moment très émouvant. Remerciement et adieux à tous ces hommes dont leur Capitaine m’assure qu’ils ont été ravis de ces deux jours.

DES POMPIERS DE PARIS A LA DÉCOUVERTE DES GUERRES DE L'OUEST.

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PLUMELIAU, 31 MAI 1796, ASSASSINAT DE L’ABBÉ JOSEPH LE TURNIER

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IL Y A 220 ANS...

Joseph Le Turnier est né en 1764 au village de Kerbédic, à une trentaine de kilomètres de Baud, dans le Morbihan ; il est le fils de Jean Le Turnier et de Claudine Guillouzo.

Joseph est ordonné prêtre par Monseigneur Amelot en la chapelle du Méné (rasée en 1968) le 20 mars 1790. Son évêque le nomme vicaire à Pluméliau et desservant de la chapelle Saint Hilaire.

Il refuse le serment à la Constitution et, dès 1791, il est l’objet d’attaques de la part du nouveau curé constitutionnel François Robo à un point tel qu’il quitte la cure ; grâce à de nombreuses complicités il se cache et exerce son ministère sacerdotal en échappant régulièrement aux Bleus avec la complicité active de Joseph Le Strat, trésorier de la chapelle, qui lui donnait asile. C’est à Joseph Le Strat que l’on doit les renseignements sur l’abbé Le Turnier.

Dénoncé en 1796 comme réfractaire « fanatique, monstre souillé de sang, prêchant l’assassinat des jacobins » il est intercepté dans un champ de seigle, dans lequel il avait cherché à fuir, alors qu’il essayait de gagner une prairie voisine.

C’était le 31 mai 1796. Il est ligoté et emmené au village de Saint Hilaire, attaché à un puits pendant que ses gardiens entrent dans la maison de Le Strat pour boire. Enfin le cortège repart dans la direction de Saint Nicolas des Eaux, et, au lieu-dit Boternau les Bleus auraient entendu des détonations ; craignant que des Chouans viennent libérer leur prisonnier, sur le bord du fossé ils assassinent l’abbé Joseph Le Turnier de dix huit coups de lance dans le corps et de deux coups de sabre en forme de croix sur le sommet de la tête. L’acte de décès signale « qu’il est décédé à dix heures du soir dans la lande de Saint Hilaire ».

L'abbé Joseph Le Turnier avait 32 ans.

PLUMELIAU, 31 MAI 1796, ASSASSINAT DE L’ABBÉ JOSEPH LE TURNIER

Les Bleus rentrent à Pluméliau, leur crime accompli, non sans avoir dépouillé le cadavre. La nouvelle du meurtre se répand aussitôt et ses paroissiens viennent veiller son corps avant de l’inhumer au cimetière de Saint Nicolas (ou dans la chapelle Saint Nicolas ?). 

En 1845  il fut exhumé et inhumé dans la chapelle de Saint Hilaire, sous la corde de la cloche. Mais en 1854, les fidèles obtinrent que ses restes soient inhumés dans le chœur de la chapelle, lieu bien plus honorable.

Le 31 mai 1896, 23 ans après la totale restauration de la chapelle, on célébra solennellement le centenaire de son martyre ; dans le pays, l’abbé Joseph Le Turnier est considéré comme un saint et son tombeau, recouvert d’une inscription en breton,  est toujours honoré. Une statue du saint homme a été installée en 1996, face à la porte d’entrée, lors des cérémonies du deuxième centenaire de son assassinat. La chapelle est très bien entretenue et la dalle mortuaire, qui est rédigée en breton (local ?)  fleurie.

Une croix marque le lieu de son supplice, en réalité à quelques mètres vue la modification des tracés routiers.

PLUMELIAU, 31 MAI 1796, ASSASSINAT DE L’ABBÉ JOSEPH LE TURNIER
PLUMELIAU, 31 MAI 1796, ASSASSINAT DE L’ABBÉ JOSEPH LE TURNIER
PLUMELIAU, 31 MAI 1796, ASSASSINAT DE L’ABBÉ JOSEPH LE TURNIER
PLUMELIAU, 31 MAI 1796, ASSASSINAT DE L’ABBÉ JOSEPH LE TURNIER

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HOMMAGE RESPECTUEUX AUX VICTIMES DE LA BATAILLE DE VERDUN DONT BON NOMBRE DE BRETONS !

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Après le scandaleux spectacle donné par les dirigeants de la république qui se voulait un hommage à ceux qui sont tombés pour la France nous préférons ces deux musiques plus appropriées : la première est le célèbre Da Feiz on Tadou Koz ( à la foi de nos ancêtres) dans lequel il y a  ce couplet dont on ne peut pas dire qu'il a été chanté dimanche après-midi.

Au jeune homme, à la jeune fille, vous montrez 
La voie de la sagesse 
Soyez, jeunes gens de Bretagne, soyez toute votre vie 
Toujours de vrais chrétiens, des traitres, jamais ! 

 

Le deuxième titre est un hommage au poète Jean-Pierre Calloc'h auteur du poème :"Je suis né au milieu de la mer", mis en musique par Jef Le Penven.

"Songez que nous serons tombés, non pas pour la Justice ou la Liberté dont la République Française s'est moquée tout autant que l'Empire Allemand, mais pour le rachat de notre terre et puis pour la beauté du monde"

Jean-Pierre Calloc’h, tombé au Champ d’honneur le 10 avril 1917 à Urvillers dans l’Aisne.

Les photos du journal Vosges matin permettent de voir à quel niveau d'irrespect ont été mis ceux qui sont morts pour La France. Déjà, dans un cimetière normal, par respect pour ceux qui reposent on fait le minimum de bruit et on ne court pas, à plus forte raison dans ce cimetière militaire où la quasi totalité des personnes est morte de mort violente dans des souffrances et un désespoir immense, et à plus forte raison quand on sait que cette terre est nourrie de centaines de milliers de corps qui y sont dilués, agrégés.

La ministre de l'abêtissement Nationale a l'air d'avoir aimé.

Allo ! Dans vos cortex, il y a des neurones ????

HOMMAGE RESPECTUEUX AUX VICTIMES DE LA BATAILLE DE VERDUN     DONT BON NOMBRE DE BRETONS !
HOMMAGE RESPECTUEUX AUX VICTIMES DE LA BATAILLE DE VERDUN     DONT BON NOMBRE DE BRETONS !
HOMMAGE RESPECTUEUX AUX VICTIMES DE LA BATAILLE DE VERDUN     DONT BON NOMBRE DE BRETONS !
HOMMAGE RESPECTUEUX AUX VICTIMES DE LA BATAILLE DE VERDUN     DONT BON NOMBRE DE BRETONS !
HOMMAGE RESPECTUEUX AUX VICTIMES DE LA BATAILLE DE VERDUN     DONT BON NOMBRE DE BRETONS !

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MASSACRES DE CATHOLIQUES, 26 MAI 1871.

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MASSACRES DE CATHOLIQUES, 26 MAI 1871.

A BELLEVILLE, en ce 26 mai 1871, les communards continuent leurs assassinats commencés le 24 mai.

Le 19 mai, les Fédérés ont pris en otage les Dominicains du collège Albert-Legrand d’Arcueil devenu, le temps de cette guerre civile, une ambulance neutre protégée par l’emblème de la Croix Rouge (créée par Henri Dunant à Genève en 1864). Les Fédérés (soldats de la Commune) sont commandés par le colonel Sérizier (ancien corroyeur !). Ils ont pris prétexte d’un incendie déclaré dans une maison voisine pour accuser le personnel du collège-ambulance d’avoir voulu faire des signaux aux versaillais. Les religieuses dominicaines et les femmes de service furent envoyées en prison à La Conciergerie. Les Fédérés, dirigent sur la prison de Bicêtre 26 personnes, Pères dominicains, du personnel enseignant, des élèves.

Le 25 mai les Fédérés évacuent leurs prisonniers de Bicêtre vers Paris pour bien les placer sous la "protection" des Communards. Par la Porte de Choisy, boulevard Masséna, le cortège arrive rue du Château des Rentiers. La foule, menaçante, composée des descendantes des "tricoteuses " et autres mégères (on imagine aisément la scène) entoure le cortège, des cris fusent: «A mort, à mort les calotins, à bas les Dominicains. A la lanterne, les Jésuites !! »

Vers 16 H ils sont interpellés dans leur geôle: "Allons, soutanes, levez-vous; on va vous conduire à la barricade: il y a là-bas de l'ouvrage pour vous." Le Père Captier et le Père Cotraut demandent de quoi il retourne " On va vous donner des fusils, et vous vous battrez avec nous". Le Père Cotraut refuse "nous sommes religieux, nous ne prendrons pas les armes. Mais nous sommes disposés à aller chercher vos morts, et à soigner vos blessés sous les balles".

Traqués, les Versaillais se rapprochant, la situation se détériore pour les Fédérés dont le colonel Sérizier et son adjoint Boin se "dopent" à l'alcool.

Enfin Boin aux otages : «Allons les calotins, sortez tous, le colonel vous demande. Avancez! Sortez un par un, vous êtes libres ».

Les prisonniers aperçoivent le peloton d'exécution. Le Père Cotraut lève le bras "Mon Dieu, est-ce possible ?".Sérizier ordonne le feu. Le Père Captier se tourne vers ses compagnons "Allons, mes Amis, pour le Bon Dieu", et il s'élance.

Parce qu'il bougeait encore, un dominicain reçut trente et un coups de fusil, Sérizier criant: «Tirez mais tirez donc, ce gueux là grouille encore ! ». Tous les prisonniers sont tirés comme des lapins.

13 victimes: 5 Pères Dominicains et 8 laïcs (1 professeur, 1 commis d'économat (22 ans) 2 surveillants, 1 infirmier, 3 domestiques).

Des neuf bourreaux, seuls Sérizier et Boin seront fusillés

Le 26 mai. Au 85 rue François Nicolas Benoît Haxo, Cinquante deux personnes sont exécutées par les Fédérés (communards) sans l'ombre d'un jugement.Parmi eux, 10 prêtres, 39 gendarmes ou Gardes Républicains, 1 tailleur de pierre, 2 ébénistes. Enfermés à La Grande Roquette, ils en avaient été extraits sur décision de l’adjoint du colonel des Fédérés, Emile Boin, après qu'il eut obtenu un ordre écrit des Communards de la mairie de Belleville.

La décision de la fusillade fut prise, par délibération, dans la maison surnommée depuis la villa des otages, au 85 de la rue Haxo, par les fédérés. Cette maison était le siège du deuxième secteur de la Commune. Le communard Varlin essaya, sans résultat, de s'opposer à cette exécution. Le signal du massacre fut donné par une jeune fille, cantinière à la Garde Nationale (fédérés) en tirant dans la tête du Père Planchat, aumônier et fondateur du patronage de Charonne. Puis elle se jeta sur le cadavre du Père Tuffier et essaya de lui arracher la langue.

Les Pères jésuites Pierre Olivaint (55 ans), Jean Caubert (60 ans), Anatole de Bengy (47 ans), après leur exhumation de la fosse commune seront inhumés dans l’église des Jésuites 35 rue de Sèvre, les Pères de Picpus Ladislas Radigue (48 ans), Polycarpe Tuffier (64 ans), Marcellin Rouchouze (61 ans), Frézal Tardieu (57 ans) dans le cimetière de Picpus ; le Père Mathieu-Henri Planchat (48 ans), de Saint Vincent de Paul repose à Notre Dame de Lorette ainsi que l'abbé Jean-Marie Sabattier (51 ans) vicaire à N.D. de Lorette, l'abbé Paul Seigneret (26 ans) séminariste de Saint-Sulpice est inhumé dans la crypte du Séminaire d’Issy les Moulineaux.

François Nicolas Benoît Haxo, dont cette rue porte le nom, est le neveu du général Nicolas Haxo qui opéra en Vendée en 1793 – 1794, reprit l'île de Noirmoutier aux combattants vendéens en janvier 1794 et répondit favorablement aux offres de reddition contre vie sauve, mais les Représentants en mission – Prieur de la Marne et Bourbotte – ne tinrent aucun compte de cette promesse d’Haxo et les vendéens furent massacrés (plus de 2.000 personnes).

Il ne faut pas oublier que cette guerre franco-française ne fut qu’une guerre entre républicains, une reprise de 1793 entre Girondins et Montagnards ; les Montagnards n’ont pas gagné, cette fois. Le parti frère s'est "fendu" d'une plaque en hommage aux assassins. Et les victimes ?

MASSACRES DE CATHOLIQUES, 26 MAI 1871.

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MONSEIGNEUR DARBOY EST TUE, IL Y A 145 ANS, 24 MAI 1871

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MONSEIGNEUR DARBOY EST TUE,  IL Y A 145 ANS,  24 MAI 1871MONSEIGNEUR DARBOY EST TUE,  IL Y A 145 ANS,  24 MAI 1871MONSEIGNEUR DARBOY EST TUE,  IL Y A 145 ANS,  24 MAI 1871

Le 24 mai, l'Archevêque de Paris, Monseigneur Georges Darboy, âgé de 57 ans, ancien aumônier de Napoléon III, retenu comme otage depuis le 4 avril, est extrait de la cellule N° 23 de la prison de La Grande Roquette où il est détenu ; son compagnon de cellule est le séminariste Paul Seigneret qui sera exécuté le 26 mai à l’âge de 26 ans. L’Archevêque de Paris avait refusé de quitter Paris pour se réfugier à Versailles.

Le 4 décembre 1868, Mgr Darboy avait eu un entretien avec Maximin Giraud, un des voyants de La Salette, auquel il avait fait part de son scepticisme par rapport à la réalité de l’apparition de la Sainte Vierge. Maximin lui avait prédit : « il est aussi vrai que la Sainte Vierge m'est apparue et qu'elle m'a parlé, qu'il est vrai qu'en 1871 Paris sera brûlé par la canaille ».

Arrêté sur l'ordre de la Commune de Paris, l’Archevêque de Paris avait d’abord été enfermé à la prison de Mazas. Tous les efforts de ses amis pour l'échanger (ainsi que 73 autres otages dont un grand nombre de prêtres) contre Louis-Auguste Blanqui, éternel révolutionnaire détenu à la prison de Morlaix, seront vains. Cet échange sera refusé par Adolphe Thiers et ses versaillais. Ainsi s’accomplira la prophétie, faite le 4 décembre 1868 par Maximin à Monseigneur Darboy, racontée par lui à ceux qui voulaient le faire libérer : « C'est inutile, Maximin m'a dit que je serais fusillé ».

Monseigneur Darboy, le chanoine Gaspard Deguerry (73 ans), curé de La Madeleine, l'abbé Michel Allard (54 ans) aumônier des ambulances, les Pères jésuites Léon Ducoudray (44 ans) et Alexis Clerc (51 ans), le magistrat Louis-Bernard Bonjean (67 ans), premier Président - à titre provisoire - de la Chambre de Cassation sont fusillés alors que 20 H venaient de sonner. Leurs corps sont jetés dans une fosse commune au cimetière du Père Lachaise.

A la chute de la Commune, le 28 mai 1871, la fosse commune est trouvée, leurs corps sont exhumés.

Monseigneur Darboy recevra, le 7 juin, des obsèques nationales ; il repose dans la cathédrale Notre Dame de Paris, dans le déambulatoire sud près de l'autel du Saint Sacrement, à proximité des tombeaux de Monseigneur Affre tué sur une barricade en juin 1848 en tentant d'amener le calme, et de Monseigneur Sibour assassiné par un prêtre devenu fou, en 1857. (3 archevêques en 23 ans !).

Les quatre autres prêtres sont eux-aussi associés à ces obsèques solennelles. Puis le chanoine Gaspard Deguerry sera inhumé dans le chœur de l'église de La Madeleine. L’abbé Allard sera inhumé au cimetière Montparnasse puis ramené dans sa ville natale d’Andrezé (49) où il reçut des obsèques solennelles le 13 janvier 1872. Ses restes ont été transférés dans le cimetière actuel en 1900. Une procédure en béatification ayant été envisagée, son tombeau fut ouvert en 1959 ; on constata que son crâne avait été fracassé après l’exécution mais sa barbe à laquelle il tenait tant était toujours là. Les Pères jésuites Léon Ducoudray et Alexis Clerc seront inhumés dans l’église des Jésuites au 35 rue de Sèvres.

La cellule dans laquelle a été emprisonné l’Archevêque fut reconstruite dans la crypte de la chapelle du séminaire de Saint-Sulpice à Issy les Moulineaux, lors de la démolition de la prison de La Roquette en 1900, ainsi que le mur devant lequel eurent lieu les exécutions.

Monseigneur Georges Darboy, de tendance plutôt gallicane –Eglise de France autonome par rapport au Pape –, anti Ultramontains – Primauté du Pape sur le système politique -, aurait-il, 80 ans plus tôt, été un prélat constitutionnel ? Le temps ne lui a guère été laissé pour juger de cela car, s’il avait été, au Concile Vatican I, le fer de lance des Prélats rebelles au Dogme de l’Infaillibilité pontificale, pour des raisons politiques et non théologiques, il ne participa pas au vote de juillet 1870. Mais il fit amende honorable le 2 mars 1871, dans un courrier envoyé au Pape Pie IX il exprima son adhésion pleine et entière à toutes les décisions du Concile y compris celles concernant le Dogme de l’Infaillibilité pontificale. Il manifestait ainsi son obéissance au Pape et à l’Eglise Universelle.

 

MONSEIGNEUR DARBOY EST TUE,  IL Y A 145 ANS,  24 MAI 1871

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