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Vendredi 18 janvier 1793: QUAND LA CONVENTION VIOLE SES PROPRES LOIS !

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Trois cas précis de violation flagrante, par la Convention, des lois de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen, élaborées par l'Assemblée Nationale en 1789. Cette Déclaration est toujours d'actualité en ce 18 janvier 1793:

Article VII. 

Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi, doit obéir à l'instant : il se rend coupable par la résistance.

Or Louis XVI a été mis en état d'arrestation sans que cela  lui ait été notifié. S'étant mis sous la protection de l'Assemblée Législative le 10 août 1792, en tant que chef de l'exécutif, après l'attaque des Tuileries par une bande de factieux, lui et sa famille sont incarcérés à la Tour du Temple, sur décision de la Commune Insurrectionnelle de Paris qui n'a aucune existence légale et encore moins juridique. Ladite Commune n'a jamais été punie ; il faut reconnaître qu'elle agissait par la terreur, ce qui n'est pas une excuse pour l'Assemblée Législative.

Article VIII. 
La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Or, Louis XVI en tant que Roi constitutionnel, va être mis en accusation et condamné par des Lois POSTERIEURES à son "arrestation". Lois établies par la Convention après son "avènement" le 21-22 septembre 1792 ! De plus, honte suprême, sa famille n'a aucun rôle politique, ni ses enfants ni sa soeur Madame Elisabeth. Bel exemple de condamnation totalement arbitraire.

Article IX. 
Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne, doit être sévèrement réprimée par la loi.

La rigueur de l'enfermement au Temple, la présence continuelle des gardes municipaux, y compris dans les lieux mêmes de vie, la privation de linge, d'objets de toilettes, relèvent plus de la persécution gratuite que de la détention d'un éventuel coupable. Il faut y ajouter toutes les petites "saloperies" de chants injurieux, de propos blasphématoires ou insultants, d'attitudes insolentes et provocantes, tout une accumulation de pitoyables persécutions mentales faciles. La famille royale n'a comme amis que François Hue et le fidèle Cléry. A part deux municipaux, qui paieront de leur vie leur humanité, tout le reste n'est que la lie des caniveaux parisiens.

Sont-ce là les valeurs de la République, dans ses mythes fondateurs, chères à nos homme politiques actuels dont la rigueur intellectuelle n'est que de la bouillie pour les chats (de gouttières) ?

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JEUDI 17 JANVIER 1792, VERDICT ILLEGAL...

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Malesherbes-copie-1

Louis XVI inversé

 Ce jeudi 17 janvier, un des conseils du Roi, Monsieur de Malesherbes, vient, à la Tour du Temple, apporter les résultats du vote qui s'est déroulé à la Convention depuis la veille. C'est sans surprise et sans émotion apparente, d'après Cléry, que Louis XVI apprit sa condamnation à la peine de mort.

Monsieur de Malesherbes rendit compte au Roi du résultat de l'appel nominal: Dénonciateurs, parents, députés absents, ennemis personnels, laïques comme ecclésiastiques, avaient prononcé la mort, les uns comme mesure politique, les autres disant que le Roi était coupable. (Et combien par peur  ?). La majorité de ce premier vote n'avait été que de CINQ voix. Plusieurs députés avaient voté la mort avec sursis. Or on avait fait un second appel nominal. Il était donc possible que ceux qui avaient voté la mort avec sursis rejoindraient ceux qui étaient contre le régicide et formeraient ainsi une majorité. mais les proches de Philippe Egalité menaçaient les indécis-trouillards.

A la Convention: Résultat de l'appel nominal sur la question: Quelle peine infligera-t-on à Louis XVI (notons qu'il y a un semblant d'éducation pour citer le "coupable") ?

L'Assemblée est composée de 749 membres ; il y a 28 non votants (15 absents pour commission, 7 par maladie, 1 sans cause, 5 non votants). Il reste 721 votants.

La majorité absolue est de 361: 721 : 2 = 360 + 1 voix pour la majorité)

2 ont voté pour "les fers".

286 pour la détention ou le bannissement à la paix (??)

46 pour la mort avec sursis (en fonction des circonstances politiques ou étrangères)

334

361 ont voté pour la mort immédiate

26 pour une mort différée selon qu'elle conviendrait à l'intérêt publique.

387 pour la mort. Total illégal: on comptabilise ensemble un verdict de mort immédiate et un verdict de mort différée selon l'intérêt publique.

Résumé de la Convention:

Pour la mort sans condition: 387 (Faux ! il n'y a que 361 votes pour la mort immédiate!)

Pour la détention ou la mort conditionnelle: 334

Absents ou non votants: 28 Total: 749

Reprenons ces chiffres différemment et de façon claire:

361 pour la mort. C'est net

288 pour la détention ou les fers. C'est net.

46 pour la mort avec sursis (ce n'est pas une affirmation nette).

26 pour une mort différée (ce n'est pas une affirmation nette).

Soit un delta d'inclassables de 72. On peut aussi bien les mettre avec les régicides avérés qu'avec les partisans de la détention. Nous y reviendrons. Nous parlerons des 5 non votants qui trouvaient déshonorant de juger le Roi. Pauvres sots ! Ils ont vu le résultat !

Quant nous verrons, dans La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne de juin 2013, les hésitations et autres masturbations cérébrales de certains partisans de la mort immédiate, la façon dont ils remettent en cause la légitimité de la Convention pour juger le Roi, mais que, pratiquant le grand écart - au risque d'atteintes physiques sévères - ils assurent qu'il faut exterminer le tyran, nous verrons que nous sommes très éloignés d'un jugement de Justice ; et il ne s'agit pas là d'un quelconque sentiment royaliste - qui n'est pas notre propos -mais de la réalisation d'une des plus belles combines politicarde et terroriste pour imposer un système politique dont la majorité de la population ne voulait pas ! 

Le texte de Barère du 4 janvier vous explique tout: "Il est des questions ou un petit nombre d'hommes voit mieux qu'une majorité ignorante ou séduite". Comme le commente Chambretaud:"Excellente leçon de démocratie, j'aime beaucoup la maxime, c''est imparable"!

Vous pensez que c'est vieux, d'un autre temps ? Mais que s'est-il donc passé dimanche 13 janvier, où, sans exagérer les chiffres minorés politiquement, près de 2 Millions de personnes sont venues battre le pavé parisien dans la froidure pour dire "non !" aux excellences bien au chaud dans leurs ministères et datchas ? La réponse du chef François Marteau (c'était plus glorieux avec Charles Martel, sincèrement) ignorant cette vague de protestations. La Majorité proteste. La minorité atteste. 

Nihil novi sub sole (pour les non latinistes: rien de nouveau sous le soleil).

Il faut signaler la réaction du tyran (selon les conventionnels) après que Monsieur de Malesherbes se soit effondré en lui annonçant la nouvelle de sa condamnation :" La douleur de ce bon vieillard m'a vivement ému". Cette réaction de Louis XVI, qui vient d'apprendre qu'il va être exécuté et plaint son avocat, n'est-elle pas extraordinaire ?




                                           

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MERCREDI 16 JANVIER 1793, BIENTÔT UN ACTE ILLEGAL...

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Pierre_Vergniaud-Inverse.jpgParis, Mercredi 16 juillet 1793, salle du Manège des Tuileries, la Convention nationale est réunie sous la présidence de Pierre Vergniaud, prototype de la girouette qui finira définitivement de tourner le 31 octobre, suite à une légère fraîcheur causée sur la nuque par une lame métallique accrochée à un mouton coulissant dans deux rainures de deux poteaux en bois.

On lui doit: la déclaration de guerre à l'Autriche le 20 avril 1792, et les conséquences en découlant, la non intervention aux Tuileries le 20 juin, le 10 août il reçoit le Roi venant chercher protection, pour lui et sa famille, auprès de l'Assemblée Législative ; la suspension du monarque, la décision de son incarcération au Temple et la décision de l'élection de la Convention le 21 septembre.

En ce mercredi, sous sa présidence: " la Convention nationale décrète que, sans désemparer, elle prononcera sur la peine à infliger à Louis Capet".

L'appel nominal commence donc et se terminera le jeudi 17 janvier.

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MARDI 15 JANVIER 1793, IL Y A JUSTE 220 ANS...

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Salle du Manège 1La Convention Nationale décrète en ce mardi 15 janvier 1792 que le jugement de Louis XVI se fera par appel nominatif à la tribune de la Convention ; les secrétaires écriront oui ou non, selon le voeu de chacun et il sera fait mention, sur la liste, des absents pour congés ou commissions. Les listes seront imprimées et envoyées aux 84 départements (le 84ème département est celui du Mont Terrible depuis que les armées révolutionnaires ont envahi le Jura suisse ; la liberté, une valeur d'exportation).

Ce procédé n'est pas légal : dans un souci de réelle justice, si ce mot avait été intégré dans les cerveaux conventionnels, le vote aurait dû se faire au scrutin secret. En effet, vu le climat de terreur (déjà) semé par les extrémistes et par les poissardes subventionnées des tribunes populaires, il n'était pas possible de réaliser un vote serein ; de plus, le courage n'était pas la vertu principale de certains députés du marais.

En ce même mardi 15 janvier 1792, la Convention Nationale décrète que le jugement contre Louis Capet ne sera pas envoyé à la ratification du peuple.

Souvenons-nous de l'article d'hier dans lequel les Girondins vélléitaires acceptaient toutes les compromissions avec les Montagnards, se fixant comme possibilité de sauver le Roi par l'appel au peuple. Une fois de plus, ils ont perdu. Ils ont joué avec le feu, depuis les débuts de la révolution, allant de compromissions en bassesses. Ils doivent commencer à sentir la fraîcheur de la lame sur leur nuque.

Enfin la Convention déclare Louis Capet coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentat contre la sûreté générale.

Rappel: La mise en accusation du Roi, prononcée par Barère le 11 décembre, était composée de 33 chefs d'accusation (détails dans La Revue de Juin 2013 du Souvenir Chouan de Bretagne). Il n'y en a plus, en ce mardi 15 janvier 1792, que deux.

Bien que Louis XVI ait déjà, le 11 décembre, rejeté ce nom de Capet - fondateur de la dynastie capétienne à laquelle appartient la famille de Bourbon - en ce mardi 15 janvier, il est encore appelé Capet alors que, s'il fallait lui mettre un patronyme - le Roi règne sous son prénom - il aurait fallu dire Louis Bourbon. A moins qu'il n'y ait confusion (voulue) sur l'éthymologie de Capet (cappa en latin - manteau, chappe) que certains, se croyant finauds, auraient peut-être voulu tirer de caput (-itis en latin: tête) tête qu'on allait faire tomber ?

Messieurs de Malesherbes, Tronchet et de Sèze se sont entretenus avec le Roi, lui annonçant leur absence le lendemain, jour du "scrutin" que l'on ne peut en aucun cas appeler jugement puisqu'il s'agit de définir l'application d'une peine, sans nouvelle plaidoirie des avocats de Louis XVI.

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LUNDI 14 JANVIER 1793 10 H 25

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Donjon-Temple-2.jpg

En ce lundi 14, le Roi Louis XVI est, sans aucun doute, très éloigné de l'idée  que, dans une semaine exactement, il aura été exécuté.

Depuis le 29 septembre Louis XVI est logé au deuxième étage de cette lugubre tour, sa famille logeant à l'étage au-dessus. Depuis son passage devant la Convention, à laquelle il est incorrect d'attribuer le terme "Cour de justice", le 11 décembre, il n'a plus aucun contact avec sa famille. Grâce à un subterfuge ingénieux imaginé par Cléry, son valet de chambre, avec pour complice Madame Elisabeth soeur de Louis XVI, un astucieux jeu de ficelles permet de passer des messages par les fenêtres du 3ème et 2ème étage. Un pliage particulier du linge est aussi une façon de correspondre. Louis XVI a ainsi appris la maladie de de sa fille ; mais aucun contact avec elle ne lui a été permis. 

On ne peut pas dire que les "apôtres" des Droits de l'Homme soient des disciples en humanité !

Pendant ce temps, à la Convention, on légifère, on décrète, on discourt, on s'insulte, on se menace, en quelque sorte, on fait de la démocratie !

-Le 3 janvier, on décrète la vente des biens des émigrés au bénéfice de la Nation (forme de vol légal des biens d'autrui).

-Le 8 janvier, un décret prononce la suppression de 331 charges de perruquiers (la perruque est la marque des aristocrates) et il est décrété la suppression de 2340 offices de judiciatures et ministériels (charges de juges défendant les intérêts du peuple).

-Le 8 janvier, toujours, les acquéreurs de Biens nationaux (essentiellement les bourgeois des villes) jouiront de la faculté d'effectuer leurs paiements en douze années et douze termes. Ces acquisitions ne seront assujetties qu'à un droit d'enregistrement de 15 sous.

-Le 9 janvier un décret ordonne aux possesseurs de billets de parchemins de la Maison des Secours (organisme de crédit) de les déposer aux municipalités de districts. Les déposants devront signer de leur nom sinon, et s'ils ne savent pas signer, ce sera fait par le commissaire de section ; lesdits billets seront remboursés en assignats. Échange de valeurs monétaires contre des valeurs fiduciaires (cela correspond à l'échange de valeurs sûres contre de la monnaie de singe vue la, déjà, dévaluation de l'assignat ; à notre époque échanger des bijoux en or contre des €).

-Le 11 janvier, la Convention nationale - après avoir entendu une députation de citoyens de l'Orne, de l'Eure et d'Eure et Loire qui demandent, au nom de cent mille de leurs concitoyens qu'ils ne soient point gênés dans l'exercice de leur culte et qui protestent de vivre et mourir aussi bons catholiques que bons républicains - explique qu'elle n'a jamais eu l'intention de priver le peuple des ministres du culte catholique que la Constitution Civile du clergé lui a donnés.

Depuis le 26 décembre - confrontation de Louis XVI devant la Convention - les Girondins, qui ont enfin réalisé qu'ils avaient suspendu l'épée (tranchante)  de Damoclès au dessus de leurs cous, bataillent, plutôt mollement, pour essayer de préserver la vie du Roi...donc la leur:

Lanjuinais aux Conventionnels:"Plusieurs d'entre vous ont tramé l'invasion de son domicile (les Tuileries ) et s'en sont vantés ; vous avez presque tous ouvert vos avis et quelques uns de vous avec une férocité scandaleuse".

Pétion réclame aussi des formes équitables.

Ils sont hués, traités de conspirateurs royalistes. Guadet, futur guillotiné par ceux qu'il rejoint, les Montagnards, les soutient contre la thèse de l'inviolabilité défendue par les conseils de Louis XVI "Inviolabilité qui n'est qu'un vain mot dès qu'on admet le droit du peuple à juger les rois".

Finalement, les Girondins - pompiers incendiaires - penauds, consentirent à toutes les décisions contre le Roi, à condition qu'on fît appel au peuple.

Mais Robespierre a dénoncé "l'appel au peuple comme un appel aux Royalistes, aux honnêtes gens tous contre-révolutionnaires, à la négation de la Nation, attendu que la vertu est minoritaire sur la terre". Or, selon Rousseau et son élève Saint-Just, la révolution c'est la vertu. Donc la révolution a vocation à diriger la majorité. Barère dans son discours de 46 pages du 4 janvier a établi que l'insurrection du 10 août, le décret de suspension du Roi le 11, les pouvoirs illimités de la Convention du 23 septembre 1792 ont détruit l'inviolabilité du roi et ses pouvoirs, qu'il ne détenait pas du peuple, décidés par l'Assemblée constituante, elle-même disparue. Donc l'inviolabilité n'a jamais existé et le roi  constitutionnel non plus. Il ne reste à juger et condamner qu'un homme seulement pour ce qu'il a été.

Cette réthorique de "café du Commerce" où orateurs et auditeurs doivent être aussi "allumés", ferait sourire s'il ne s'agissait pas de l'avenir d'un homme, de sa famille, puis, ensuite, de centaines de milliers de personnes.

Nous avons, dans les diatribes de Robespierre-Barère, les actes fondateurs des valeurs de la républiques, chères à nos hommes politiques actuels.



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SUPERBE THEME DE REFLEXION PAR L'EVÊQUE DES CHOUANS

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Copie-de-ROUSSEAU-ORDINATIONS-SAINTE--ANNE-D-AURAY-JUIN-201.jpg

Monseigneur Raymond Centène, calme, serein et déterminé:

"Pour n’avoir pas osé dire, dès qu’ils s’en aperçurent, qu’il n’y avait pas de fil sur la navette du tisserand, les courtisans du conte d’Andersen (1) exposèrent leur roi à exhiber sa nudité à la face de la Cour. Il fallut le cri d’un enfant pour ouvrir les yeux de tous. La morale de cette histoire est d’une étonnante pérennité. Elle nous invite à ne pas céder lorsque l’idéologie dominante semble l’emporter sur la vérité.

Depuis quelques mois tisserands et tailleurs s’agitent dans l’ombre pour confectionner un « mariage pour tous » à la mesure des « couples » de même sexe. Ils consultent des gens qui sont de leur avis et refusent tout véritable débat national sur le sens et la nature de la famille.

Là aussi c’est la voix de l’enfant qui nous ramène à la vérité et nous ouvre les yeux. Ce cri d’enfant, nous l’avons entendu samedi dernier à Reims lorsqu’un jeune adopté s’est écrié : « à l’orphelinat, les enfants rêvent tous d’un père et d’une mère, pas de deux papas ou de deux maman (2)

Parce qu’il ne tient pas suffisamment compte de l’enfant, le projet de loi sur le « mariage pour tous » constitue une dénaturation du mariage et un détournement de l’adoption. Il ouvre une boite de Pandore dont le contenu met en péril les fondamentaux d’une société déjà bien malade de ses manques de repères.

Voir la suite sur le Blog ami, en cliquant sur ce lien

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FÊTE DE L'EPIPHANIE.

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Creche-de-Saint-Clement--2-.jpgNous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus adorer le Seigneur (Matthieu II 2 texte de communion de la messe du jour).

Cette crèche, de l'église Saint Clément de Nantes, évoque le déplacement des savants, rois mages, venus adorer un petit enfant, le Fils de Dieu. Plus tard, Il révélera l'enseignement de Dieu son Père, enseignement dont nous sommes les dépositaires et les transmetteurs.

Une sotte, ministre de surcroît, s'est autorisée dernièrement un commentaire sur la Sainte Famille qu'elle ne se serait permis avec aucune autre personne d'une autre religion.

Plus récemment, c'est le ministre de l'éducation, que nous nous payons, qui se permet de menacer l'Enseignement Catholique qui se permettrait de re cadrer le principe de fait qu'est la famille naturelle.

Ce soir, c'est naja (serpent qui hypnotise ses victimes avant de les tuer), la porte-parole du Dey, qui se permet de vouloir cantonner dans le domaine privé ce qui relève de la morale, à défaut du spirituel, laissant une oligarchie de gens minables et sans moralité décider de  ce qui doit être la morale commune et unique ! En gros, l'Eglise n'a pas à se mêler des affaires de l'Etat. L'Eglise est la seule autorité à rappeler les exigences morales ; le sous-entendu sans équivoque de la porte-parole du Dey tendait à renvoyer aux rares clercs malfaisants qui ne sont pas des généralités. Dans le sens inverse, si l'Eglise s'était occupée des affaires de l'Etat depuis 1790, les Champs Elysées ne seraient pas suffisants pour loger tous les malfaisants politiques ou pervers.

Le Souvenir Chouan de Bretagne n'est pas le Souvenir de la Chouannerie Bretonne, mais le Souvenir de la Révolte, des Révoltés et le Souvenir des raisons de cette révolte ; nous justifions donc notre deuxième devise, après Doue ha Mem Bro : Connaître le Passé, c'est mieux vivre le Présent et préparer l'Avenir.

Or nous sommes dans un cadre à peu près similaire, quoique plus pernicieux, des persécutions contre la pensée catholique, comme il y a 220 ans.

Décisions anti-familles des révolutionnaires:

-28 août 1792, l'Assemblée législative reconnaît la dissolubilité du mariage et le divorce. Le mariage doit son existence aux lois du Droit Romain, bien avant l'existence de l'Eglise. Par ses Lois Canoniques, l'Eglise a simplement sacralisé le Droit Romain sur le mariage: Union légitime d'un homme et d'une femme pour organiser leur vie commune et créer une famille. Cette loi sera abrogée par Louis XVIII et restaurée par la 3ème république. Il faut rappeler que le divorce était reconnu par l'Eglise pour des cas très précis, en particulier de femmes bafouées, battues.

-20 septembre 1792, Loi créant l'Etat-civil et le mariage laïque, seul valable aux yeux du Législateur et autorisant le divorce, en particulier par consentement mutuel ou pour raison d'humeur. L'Eglise affirme l'indissolubilité du mariage.

-Plus récemment le Législateur autorisera l'expulsion de l'enfant à naître, le contrat d'union appelé PACS (très éloigné de la Pax Romana) ; sous la poussée hollandaise une nouvelle attaque contre la famille pouvant assurer sa descendance sera proposée au parlement : le mariage entre personnes du même sexe - rejetant, par anomalie, choix ou dérive, l'acte naturel et charnel de fécondation sexuelle - sera légalisé. Incompréhension: ces nouveaux couples pourraient désirer être parents. Si certains esprits se disant "évolués" parlent de systèmes externes de fécondation, valables pour les femmes, qu'en sera-t-il pour les hommes qui n'ont pas de moyen ni de configuration physiologique prédestinées ?

L'enfant serait ramené au stade d'animal de compagnie ou de jouet ? Déjà qu'à l'âge adulte, électeur, il n'est plus qu'un jouet électoral ! Au nom des Droits de l'Homme ???

Rappelons, enfin, que depuis le 10 août, en 1792, cela fait 150 jours que la Famille royale n'a pas pu assister à une seule messe. Cela fait aussi 27 jours que Louis XVI est interdit de toute rencontre avec sa famille ! Au nom des Droits de l'Homme ???

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4 Janvier 1793: Barère de Tarbes ou l'impudeur de la rhétorique !

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Il est bien de noter, pour les rappeler, les soulèvements,  aux répressions meurtrieres, qui vont commencer il y a 220 ans, 1793, cette funeste première année de tueries épouvantables.

Rappeler les soulèvements, punis par des crimes commis en toute légalité par une révolution qui a basculé très vite dans le crime, est une bonne chose mais pas suffisante si l’on n’en possède pas la genèse.

L’aspect criminel et sanguinaire, défendu par Barère au nom de la représentation nationale se retrouvera en outre 124 ans plus tard avec la Révolution Bolchévique, 140 ans plus tard en Ukraine avec Staline (Holomodor), 146 ans plus tard (Staline et Katyn), 150 ans plus tard avec Hitler, 160 ans plus tard avec Mao Tsé Toung, 182 ans plus tard avec Pol Pot et Duch (ou Douch). Les crimes bolchéviques, Staline pour l’Ukraine et Katyn – entr’autres- n’ont jamais été jugés, Hitler avec juste raison, Mao Tsé Toung a toujours ses émules, quant aux crimes de Pol Pot et consorts, il a fallu plus de trente ans pour arriver à un jugement minable d’où le peuple a été écarté.

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Or, ce 4 janvier 1793, Barère de Vieuzac monte à la tribune de la Convention pour la deuxième fois. Il faut noter que jusqu’à sa chute, le 3 septembre 1794, il y montera 600 fois ! Long argumentaire de 46 pages dont nous ne lirons que le long résumé que je précèderai, néanmoins de cette note de bas de page : " il est des questions ou un petit nombre d'hommes voit mieux qu'une majorité ignorante ou séduite " (Vlan pour la démocratie, note SCB)

-J'ai prouvé que le peuple ne doit pas être le juge de ses propres offenses et qu'il les jugerait s'il était appelé à infirmer ou à confirmer le jugement de Louis Capet. J'ai prouvé que l'appel au peuple n’existait à Rome que parce qu'il n'y avait que les magistratures et non pas une représentation et que le peuple exerçait sans cesse la souveraineté par lui-même.

-J'ai prouvé que votre décret sur Louis ne sera pas un jugement car vous n’êtes pas un tribunal judiciaire, et vous n'avez pas suivi rigoureusement les formes employées par les tribunaux.

-J'ai prouvé que ce n'est pas une loi car une loi statue pour tous les citoyens ; il ne s'agit ici que d'un homme.

-J'ai prouvé que l'inviolabilité ne peut fournir un motif de consulter la nation qui s'est déjà prononcée (par la voix de la Convention ! note SCB).

-J'ai prouvé que sous le rapport des mandats illimités, de la théorie des corps constituants et des mesures de sûreté générale, il ne pouvait y avoir lieu à la ratification par le peuple.

-J'ai prouvé que les mouvements anarchiques peuvent s'accroître par la consultation des  assemblées primaires et par la difficulté de présenter la question au souverain (peuple souverain, note SCB).

-J'ai prouvé que les considérations ou les terreurs politiques ne nous donnerons pas un ennemi de plus, mais les feront paraître en évidence.

Citoyens, je n'ai pas craint la responsabilité personnelle, en émettant mon opinion ; j'ai rempli mon devoir. Quelle que soit l'opinion qui prévale, je respecterai toujours le voeu de la majorité. On a parlé d'insurrection : c'était légitime et nécessaire, quand il existait un trône et une cour conspiratrice. Des insurrections ! Et contre qui ? Il ne reste plus que la nation et sa puissance. Il n'y a donc plus que des révoltes et des séditions ; c'est à la loi de les punir, c'est à la nation de les réprimer. (ça c’est pour les soulèvements qui se font un peu partout, déjà, de façon limitée ; les révoltés sont illégaux parce qu’ils restent fidèles à ce qu’ils considèrent comme un système légal et ce sont les illégaux du coup d’Etat du 10 août qui transforment la règle : lors de l’attaque des Tuileries, le Roi et ses défenseurs voulaient protéger la Royauté des attaquants ; c’est eux qui vont être accusés d’être des criminels. note SCB)

Au milieu des passions de tous genres qui s'agitent et se froissent dans cette grande affaire, une seule passion a le droit d’être entendue : celle du bien public, de l'intérêt national et de la liberté. Vous allez prononcer devant la statue de Brutus, devant votre pays, devant le monde entier. C'est avec le jugement du dernier roi des Français que la Convention nationale entre dans le domaine de la postérité.

Je demande qu'en pensant à l'ordre du jour sur toutes les positions tendant au recours à la nation dans les assemblées primaires, la Convention décrète :

-Qu’elle ira aux voix par appel nominal, à la tribune, sur la question de fait, si Louis Capet est coupable ou non de conspiration contre l'État.

-Qu’elle ira aux voix par appel nominal, à la tribune, sur l'application de la peine portée par le code pénal contre ceux qui attentent à la sûreté intérieure et extérieure de l'État.

-Qu'elle statuera ensuite sur le sort de la famille Capet.

Barère va se faire un spécialiste de l’inversion des rôles ; ce renégat, royaliste avéré à ses débuts, va rejoindre les Montagnards. Les Girondins, ayant participé à l’exclusion des Royalistes dans la nouvelle assemblée élue le 2 septembre, eux qui sont à l’origine des désordres, veulent freiner un courant qu’ils ont engendré. D’où leur intention de faire appel au peuple. Objection que vient de balayer Barère ; cruauté supplémentaire pour les Girondins : pas de vote secret mais à voix haute après appel nominal. Or, le courage a ses limites ! Ultime contorsion du député de Tarbes (qui honore sa mémoire !) : le peuple souverain a élu une assemblée qui est souveraine laquelle n’a aucune raison de faire appel au peuple qui l’a élue. Ne rions pas ; nous avons connu cela avec un récent référendum européen par lequel le peuple français refusait une ratification…qui fut entérinée l’année suivante par les deux Chambres !

Maintenant il est plus clair de comprendre ce qui attend les Révoltés en ce début d’année 1793 ; et ce mot de Saint Just : "nous ferons le bonheur du peuple, même contre sa volonté".

 

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2013

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Quelle meilleur façon de vous souhaiter une bonne, heureuse et Sainte Année, amis du Souvenir Chouan de Bretagne, surtout en cette année du 220ème anniversaire du "Vent de la Révolte" qui a soufflé sur l'Ouest, au nom de la défense des libertés, y compris la liberté religieuse, qu'en ré écoutant ce chant créé par l'abbé Abjean, en hommage à la foi de nos ancêtres qui se sont levés pour défendre leurs convictions, au risque de tout perdre, y compris la vie ? Dans une période de persécutions cachées mais néanmoins évidentes, n'est-il pas utile que notre pays se souvienne qu'il a connu d'autres périodes ayraultlandaises et qu'il a su se soulever pour exprimer son refus de l'esclavage idéologique au nom de sa liberté spirituelle ?
La liberté de l'homme passe par sa fierté d'être une créature de Dieu et non le fruit d'un système pourri. Ce fut l'honneur des Chouans, portant l'emblème du Sacré-Coeur,  dont nous entretenons la mémoire.
Conservons la mémoire de l'honneur de ces Chouans qui, il y a 220 ans, ont refusé le bonheur proposé par la clique des Saint-Just, Robespierre, Danton, Barère et compagnie qui, pour ce bonheur, vont exécuter plus de mille ans de royauté. Et mettre en place un système qui, à travers Terreur, persécutions, guerres, traques, mensonges, déloyautés, est à bout de souffle, 220 ans après son instauration.
Message de non-désespérance: Bonne, Heureuse et Sainte Année 2013, retroussons les manches, à défaut d'emmancher les faux à l'envers !!!
Quelle
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