MARIE-ANNE CHARLOTTE de CORDAY A ETE EXECUTEE;

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MARIE-ANNE CHARLOTTE de CORDAY A ETE EXECUTEE;MARIE-ANNE CHARLOTTE de CORDAY A ETE EXECUTEE;MARIE-ANNE CHARLOTTE de CORDAY A ETE EXECUTEE;

Née le 27 juillet 1768 à la Ferme du Ronceray près de Vimoutiers dans l'Orne (ville dans laquelle la famille Harel cacha un prêtre réfractaire qui aurait  donné sa recette du camembert à Marie, la fille de la maison)  Marie-Anne Charlotte de Corday d'Armont est baptisée le lendemain en l'église de son bourg, Saint Saturnin des Ligneries par l'abbé Pollard curé de la paroisse.

Aujourd'hui, MERCREDI 17 JUILLET est le dernier  épisode de sa vie terrestre ; à 10 jours de ses 25 ans, celle qui est devenue pour l'Histoire Charlotte Corday a été guillotinée ce soir, à 18 H 30, il y a 220 ans précisément.

Charlotte Corday pour l'Histoire, car elle signait toujours de son premier prénom Marie et , parmi  ses trois derniers courriers, celui où elle demande un peintre.

Elle n'a pas manifesté l'intention de recevoir les secours d'un prêtre même assermenté. Proche du parti des Girondins elle envoya une dernière lettre à Barbaroux pour lui affiner les raisons de son geste : purger le pays d'un élément nocif et nuisible à la révolution. Barbaroux était un des principaux responsables de la Gironde réfugiés à Caen. Avant son geste épurateur était-elle porteuse d'un libelle du général Georges-Félix de Wimpffen commandant les troupes Girondines ?  Ce général voulait remettre de l'ordre dans le fonctionnement de la République naissante et la débarasser des Montagnards. Dans ses cadres il y avait un certain ci-devant comte de Puysaie ! D'après Olivier Blanc (La dernière lettre 1985), elle aurait emporté deux manuscrits - Le Manifeste et La Proclamation aux Parisiens - du général de Wimpffen pour les faire imprimer ,en quittant Caen pour Paris, le 9 juillet.

Nous pourrions imaginer que l'idée de débarrasser la terre du chancre Marat serait venue au cours du voyage ; d'où l'achat du  couteau le matin même de l'exécution ? 

D'après un  proche de sa famille quand elle était convaincue d'une action à remplir, rien ne pouvait la faire reculer.

Sa dernière lettre à son papa dépeint une fille qui a du caractère:

A  M. de Corday d’Armont, rue du Bègle, à Argentan.

Pardonnez-moi, mon cher papa, d'avoir disposé de mon existence sans votre permission. J'ai vengé bien d'innocentes victimes, j'ai prévenu bien d'autres désastres. Le peuple, un jour désabusé, se réjouira d'être délivré d'un tyran. Si j'ai cherché à vous persuader que je passais en Angleterre, c'est que j'espérais garder l'incognito; mais j'en ai reconnu l'impossibilité, j'espère que vous ne serez point tourmenté. En tout cas, je crois que vous aurez des défenseurs à Caen. J'ai pris pour défenseur Gustave Doulcet de Pontécoulant. Un tel attentat ne permet nulle défense. C'est pour la forme.

Adieu, mon cher papa, je vous prie de m'oublier, ou plutôt de vous réjouir de mon sort, la cause en est belle. J'embrasse ma sœur que j'aime de tout mon cœur ainsi que tous mes parents. N'oubliez pas ce vers de Corneille : « Le crime fait la honte et non pas l'échafaud. »

C'est demain que l'on me juge.

 Ce 16 juillet.

Cette lettre ne sera jamais remise à son destinataire !

Elle ne verra jamais Pontécoulant auquel elle envoya ce billet d'un vert reproche: " Le citoyen Doulcet de Pontécoulant est un lâche d'avoir refusé de me défendre lorsque la chose était si facile. Celui qui l'a fait s'en est acquitté avec toute la dignité possible, je lui en conserve ma reconnaissance jusqu'au dernier moment."

Marie Corday ne pouvait savoir que sa demande ne  lui arriverait que le samedi 20 juillet. Elle aura un avocat d'office, Chauveau-Lagarde, qui plaidera le fanatisme. Elle lui manifesta son contentement. Il semblerait qu'elle se désintéressait de la situation.

Il fallut la protéger de certains qui manifestaient des sentiments meurtriers ; arrivée place de la révolution elle monta lestement l'escalier de l'échafaud et fut promptement exécutée. Un charpentier, nommé Legros, qui était là se crut inspirer en giflant la tête de l'héroïne. On le mit en prison pour cette infâmie.

Marie-Anne Charlotte de Corday d'Armont fut inhumée au cimetière de La Madeleine. Auparavant elle fut emmenée à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu afin qu'un médecin constate sa virginité. Fouquier-Tinville pensait que l'exécution de Marat ne pouvait être un geste que pour un homme. Il fut constaté que Marie-Anne Charlotte était bien vierge.

L'Accusateur Public était Fouquier-Tinville. Les juges: Montané, Foucault, Roussillon.

Son frère Charles, pris dans l'échec de Quiberon, sera jugé par les Commissions établies par la Convention et fusillé le 31 juillet 1795. Il sera le 72 ème de la liste qui comportera plus de mille noms dont de rares grâciés.

MARIE-ANNE CHARLOTTE de CORDAY A ETE EXECUTEE;
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