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IL Y A 220 ANS, QUE FAIT GEORGES CADOUDAL?

Publié le par culture

College-Saint-Yves-Vannes-002.jpgEn ce mois de mai 1792, Georges a déjà quitté le collège Saint Yves de Vannes où il poursuivait ses études après que ses parents l'y aient inscrit.

Lorsqu'il avait quitté son village de Kerléano, cela avait été avec beaucoup de tristesse mais il ne se sentait pas l'âme d'un  paysan comme son père.

Il s'était déjà distingué en arrivant car il avait refusé de se plier au "bizutage" de l'époque qui consistait à embrasser la pierre du seuil du collège. Lui, champion du sport de soule (la soule était une sorte de rugby de maintenant) avait impressionné ses camarades du collège et il se fit une réputation de chef par sa détermination et sa forte personnalité.

Mais voilà, les lois civiles sur le clergé sont passées et le collège, qui était tenu par le clergé séculier  depuis le départ des jésuites fondateurs, va se trouver sans maîtres, les prêtres ayant refusé de prêter le serment à la Constitution, et fermera ses portes.

Ayant un bagage intellectuel suffisant, Georges va retourner dans son pays d'Auray et trouvera une place de clerc chez Maître Christophe Glain, notaire. Accessoirement il donnera des cours de latin car si à Saint Yves les enseignements en sciences, mathématiques, histoire, géographie étaient très limités tout ce qui était humanités, français, latin, grec était largement enseigné et la totalité des cours se faisait en latin.

Au contact de maître Glain, Georges va s'intéresser aux réunions qui traitent de la mise en place des idées de la Révolution. Il va découvrir là son intérêt pour la Contre-révolution. Si au début il sera élève de son maître Glain, il en deviendra par la suite son chef.

Mais cela est une autre histoire que nous suivrons chronologiquement.

Il faut souligner que les principaux chefs de la Révolte auront été formés à Saint Yves: Georges, Pierre Guillemot, Gambert, Gomez, Jean Jan, L'Invincible etc...

Lycee-Vannes-2.JPG

Le bâtiment a été reconstruit au XIXeme mais en gardant une sorte de ressemblance. Seule reste, de cette époque, la chapelle qui donne sur la place sur laquelle eurent lieu les exécutions sous la Révolution, en particulier celle de Pierre-René Rogue.

Lycee-Vannes-2-copie-1.JPG

 

 

 

 

Ce collège - lycée s'appelle maintenant Jules Simon, du nom d'un ancien élève.

Il est amusant de noter la devise gravée sur son fronton:

Dieu, Patrie, Liberté, ce qui n'est pas très éloigné, en bon breton de "Doue ha mem Bro" ? et de la liberté, y compris la liberté religieuse pour laquelle se sont levés les mêmes anciens élèves de ce collège, confisqué, volé, en 1793.

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TRES DE MAYO... REPRESSION PAR LA REPUBLIQUE IMPERIALE...

Publié le par culture

TRES-DE-MAYO.jpg

Les espagnols se soulevant contre les troupes impériales occupant leur pays ne furent pas, forcément, de tendres combattants.

Ordonnée par Napoléon, la répression fut impitoyable envers ceux qui furent pris les armes à la main le 2 MAI 1808

Le Motif est suffisant. Mais il est utile de savoir que les armes portées par les espagnols nécessitaient un combat au corps à corps ; en effet elles consistaient en couteaux, serpes, marteaux, faux ciseaux, tous ustensiles domestiques.

Les impériaux étaient armés, eux, de fusils ou de sabres qui permettent un combat moins rapproché.

Goya a peint ce tableau en 1814 en hommage aux innombrables victimes de la répression le 3 MAI 1808.

Il a manqué un peintre pour représenter ce genre de crime d'état en terre chouanne. En effet qu'il s'agisse des exécutions sommaires ou des assassinats de bord de chemin, aucun peintre n'a laissé une image de ces faits. Or la répression des actes de chouannerie était aussi féroce par les hommes armés des mêmes sentiments révolutionnaires. Surtout durant la période impériale, sous les ordres du sinistre et criminel Fouché.

Vae Victis comme disaient les consuls romains.

Il est bon de rappeler à notre époque oublieuse que le peuple avait bien accepté les indispensables réformes. Il rejeta de toutes ses forces physiques et spirituelles les bouleversements que lui imposait une minorité d'esprits tordus par les philosophies des Lumières.

Le peuple refusa ce bonheur qu'une bande de tarés voulait  lui imposer, et contre sa volonté. Le discours, hélas, est repris en permanence. Bien sûr des réformes nécessaires devaient être effectuées et elles le furent. Mais le refus de se soumettre aux diktats contraires à leurs libertés y compris la liberté catholique fit se lever le vent de la révolte. Il est d'ailleurs curieux que la religion catholique est la hantise de certains partis qui prétendent gouverner en rassemblant comme le prêcha Robespierre avant de lancer la plus grande persécution de l'Histoire de La France.

Les révoltés se levèrent alors, au risque de tout perdre,  contre les troupes puissantes envoyées contre eux, au nom de la liberté.

Suprême paradoxe que de rendre libre par la mort ou l'oppression.

 

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DOS DE MAYO.....UNE JOURNEE DE LA REPUBLIQUE IMPERIALE

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300px-Goya_-_DEUX-MAI-1808_May_1808.jpg

Ce deux mai 1808, à Madrid, l'occupant français sous les ordres de Murat - fils instruit d'un aubergiste de Labastide, dans le Lot -vient chercher, à fin d'expulsion la fille du roi Charles VI et son frère, l'Infant d'Espagne François de Paule pour les emmener auprès de leurs parents emprisonnés par les Impériaux à Bayonne.

La foule espagnole dans un vaste soulèvement, s'oppose à l'arrestation de ses princes.

Chose curieuse, qui a des relents de chouannerie, c'est le peuple qui se soulève ce qui laisse indifférents les rares princes serviles avec l'occupant. La répression sera féroce, réalisée en particulier par les Mamelouks, collaborateurs des Impériaux. Les français perdront un millier d'hommes, les Espagnols plusieurs milliers.

Mais ce "Dos de Mayo" va être le déclencheur d'un soulèvement général qui mettra fin à l'occupation des troupes révolutionnaires de Napoléon, empereur républicain.

Encore un endroit où les "missionnaires" de la république baptisèrent dans des hectolitres de sang !

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IL Y A 220 ANS, LA PLANCHE A BILLET...

Publié le par culture

ASSIGNATS EN NOMBRE

 

 PREMIER MAI 1792.

Première expérience de gestion pour un gouvernement que l'on pourrait classer politiquement à gauche, même s'il n'est que Girondin : L'appel à la planche à billet.

La première émission avait été faite en fonction de la valeur des biens volés au clergé, régulier et séculier, à l'Eglise, à la noblesse partie en exil. Ces valeurs servaient de référence à une monnaie en papier qui ne sera bientôt plus qu'une monnaie de singe car n'ayant aucune valeur monétaire.

Cela va permettre à certains aigrefins de spéculer sur les biens volés, pardon, nationalisés au détriment du peuple qui pensait réaliser de bonnes affaires.

Quelles que soient les époques, l'histoire se répète pour le peuple qui croit toujours aux beaux contes à effet soporifique !!!! 

D'où des réveils souvent douloureux.

Qu'il est ingrat ce peuple qui se révolte quand il réalise enfin qu'il a été grugé par des nantis qui lui ont fait croire, main sur le coeur, qu'ils ne voulaient que son bonheur.

Bis repetita, comme disait Horace, ne placent pas forcément !

 

 

 

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IL Y A 220 ANS... CREATION OU PLAGIAT ???????

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Rouget de Lisle chantant la MarseillaiseCréation originale ou plagiat ? Grave interrogation au sujet de  la chanson appelée "Chant de guerre de l'Armée du Rhin" dédiée à Luckner avant qu'elle ne porte le nom de "Marseillaise" après avoir été chantée par les volontaires du bataillon de Marseille ? 

Ce chant, nous dit la légende, a été écrit par Joseph Rouget dit de l'Isle, accompagnant au violon le maire de Strasbourg la chantant le 26 avril 1792 lors de sa première interprétation. 

Cliquez ci-dessous et écoutez, interprété par François Bocquelet, organiste titulaire de la cathédrale de Saint Omer (Pas de Calais), l'oeuvre religieuse composée par Jean-Baptiste Grisons en 1785 pour son oratorio intitulé:"Esther".

 

 
Ecoutez maintenant, interprété par le même organiste, l'alternance des deux musiques, sur le grand orgue de la cathédrale.(1 Jean-Baptiste Grisons, 2 Marseillaise). 

Il n'y a pas l'ombre d'un doute.

Curieuse coïncidence ou plagiat ? Cela y ressemble furieusement. Ce ne serait finalement qu'un vol de plus, après ceux des biens du clergé, de l'Eglise, des nobles émigrés.....

L'enchaînement d'une logique, d'une doctrine, on dérobe en musique.

Etrange destin que celui de ce pauvre Rouget qui risquera de perdre la tête sur l'échafaud pour avoir pris la défense de l'intégrité physique du Roi et finira sa vie dans le dénuement le plus total.

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IL Y A 220 ANS, PANNE DE TRANSMISSION...

Publié le par culture

Telegraphe-de-Chappe-3.jpg

Subrepticement, la cavalerie troyenne a pénétré dans la tour où travaillait le manipulateur du télégraphe de Chappe.

Semant un désordre total,  deux équidés troyens ont fait cesser toute possibilité de transmission entre le quartier des Chouans et le reste du peuple français.

Réputé pour son efficacité à diffuser rapidement les nouvelles, ce nouveau système des frères Chappe reste vulnérable à une possible attaque de cheval de Troie.

Après une vigoureuse intervention du personnel qualifié, après quelques jours d'interruption, le télégraphe peut reprendre son travail d'information. Sans dommage.

(traduction 2012: 2 attaques de Trojan ont neutralisé l'ordinateur permettant d'alimenter ce Blog maintenant en état de marche. Bien entendu les Chouans ne portaient pas encore ce nom en 1792 !)

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