FRAGON 3 PLUVIOSE AN 218 (dimanche 22 janvier 2012)

Publié le par culture

Devant un parterre de fiers bourgeois et nantis, au premier rang desquels Baco de La Chapelle,  Fabre d'Eglantine, le banquier Perrégaux (grand collectionneur d'objets d'art) et autres diverses personnalités - qui avaient en cet après-midi revêtu leurs habits de sans-culottes - Louis-Antoine François de Saint Just exposa son projet d'une nouvelle assemblée constituante et révolutionnaire. 1 H 25 d'un discours programme-fleuve digne d'un démocrate cubain.

Soulevant l'enthousiasme de son auditoire venu de toute la France en char à bancs, en charrette ou en carrosse, on entendit ces mots nouveaux et chaleureux de Liberté et d'Egalité, de la honte du profit et de l'argent qui prospère, du travail pour tous, de ces insolentes inégalités qui écrasent le peuple.

La kermesse se termina par un chant nouveau, appelé le "Chant de l'Armée du Rhin" non pas chanté mais plutôt braillé, émaillé de belles phrases de paix "qu'un sang impur abreuve nos sillons". Un chanteur a terminé la réunion chaleureuse, mais dans le brouhaha il fut difficile de savoir quel était le chant ; peut-être le "Ah! ça ira, ça ira, ça ira, les aristocrates à la lanterne.." Enfin même si ce n'était pas celui-là, il n'aurait pas dépareillé.

Liberté ou Mort

Il ne manquait que celui  qui avait été surnommé Robespaul pour avoir, déjà à l'époque, dit: "Ce n'est pas le tout de dire que des têtes vont tomber ; il faut dire lesquelles!"

Interrogée, une voyante rétro-devineresse, nous a précisé que ces lubies ont fait dans l'Ouest plus de 200 mille victimes, car à Liberté et Egalité on avait rajouté Fraternité ou la mort.

Encore ont résonné ces beaux mots de bonheur, pour la France et le peuple.

"Nous ferons le bonheur du peuple même contre sa volonté". C'est beau. La même voyante rétro-devineresse m'a confirmé que ces 200 mille n'avaient pas voulu de ce bonheur ; alors on le leur avait imposé.

O tempora, O mores !

 

 



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