BARERE de VIEUZAC, LE MYSTIFICATEUR CORROMPU

Publié le par culture

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BERTRAND  BARERE,

Esprit brillant comme tout esprit  intelligent peut l'être, même dans le maléfique, cumule les adjectifs: brillant, arriviste sans aucun scrupule, traître à ses amis, on le sait bien dans sa conduite avec Danton et Robespierre, adulateur du Roi, tel  que cela peut être lu dans les Cahiers de Doléances des Hautes Pyrénées rédigés pour les Etats Généraux de 1789.

A l'origine de la mise en jugement  de Louis XVI en 1793, Barère, présidant la Convention, dans laquelle siégeait un certain nombre de tarés (dixit un agrégé d'Histoire de Nantes)  y avait lancé l'idée de tuer le Roi:  "L’arbre de la liberté croit lorsqu’il est arrosé du sang de toute espèce de tyransLouis doit mourir pour que la Patrie vive ! La loi dit la mort et je ne suis ici que son organe".

 Toujours en accord avec lui même, toujours avec son courage abject il exécute l'ancien Roi de France (devenu roi des Français)une seconde fois lors de la rédaction de ses mémoires (qui bien que citées par certains thuriféraires Tarbais ne valent rien tellement Barère les a "retravaillées"à son avantage):"Sa construction physique, ignoble et massive, présentait l’apparence d’une santé beaucoup plus forte que ne l’annonçait d’ailleurs son visage blême. Il avait les yeux bleuâtres, sans la moindre expression et un gros rire qui paraissait tenir de l’imbécillité. Il avait d’ailleurs le maintien le plus gauche, et offrait tout l’extérieur d’un grand et gros garçon mal élevé. Son éducation avait été, en effet, très négligée (…) son extrême faiblesse de caractère l’empêchait de se livrer à son propre mouvement. Il suivait aveuglément les impressions qu’il recevait de ses ministres, et principalement de la Reine. Cette femme avait un crédit si prodigieux sur son esprit, qu’elle faisait de lui ce qu’elle voulait (…) Il n’éprouvait de passion décidée que pour la chasse au tir, dont il s’était fait un exercice journalier. (…) Il était fort gourmand et aimait le vin. Il en buvait même assez pour ne presque jamais sortir de table sans être échauffé, et alors, son bavardage devenait bien importun pour la personne qu’il lui plaisait d’entretenir.


Barere-tombeau-1_edited.JPGMais il avait aussi sa face cachée, dont la connaissance explique un grand nombre de choses, la première étant qu'il est un des seuls grands dirigeants de cette époque étrange à être passé entre toutes les gouttes de sang qu'il répandait, le laissant mourir dans son lit et avoir un tombeau, contrairement à ses milliers de victimes. Ce n'est pas d'avoir été franc-maçon qui l'a épargné, Robespierre et d'autres  l'étaient aussi.

Nous possédons des explications politiques, religieuses, philosophiques ; mais on ne fait pas tomber un pays comme la France premier pays d'Europe par ces seules trois causes !

C'est un livre très difficile à trouver, "Les hommes de Londres" qui fournit la pièce manquante à ce puzzle sophistiqué (au sens vrai du terme): l'espionnage et la corruption au service d'une vengeance d'Etat.

Ce livre, Olivier Blanc, historien et conférencier, l'a publié en 1989 et j'ai pu l'obtenir avec difficultés car introuvable ; et l'on comprend cela car sont remises en cause les "valeurs fondatrices" (leitmotiv d'un ancien Président) de la République. De plus l'auteur a étayé de manière irréfutable son ouvrage avec d'innombrables citations de ses sources.

Il y avait des mots clés qui m'intriguaient dans le discours des Conventionnels par exemple Robespierre surnommé l'Incorruptible - c'est donc qu'il y avait des corrompus - les citations fréquentes des agissements de Pitt et Cobourg, l'or de l'Angleterre et autres arguments qui permettaient à nos démocrates de l'époque de s'entre-guillotiner.

Et ce livre documenté éclaire tous ces termes. L'argent de l'Angleterre, plus exactement de William Pitt, premier ministre n'est pas allé que dans les seules poches des contre-révolutionnaires, Hein Bertrand Barère ? Tout un réseau depuis le banquier suisse Pérrégaux arrosait généreusement, même un Marat, sauf Robespierre, d'où son surnom. Le but, déstabiliser la France, l'anéantir par des dissenssions multiples

 Le premier ministre anglais, William Pitt, n'a jamais oublié l'humiliation de son Angleterre dans la perte des Amériques, par la faute du soutien de Louis XVI aux Insugents. Et il va le faire payer, très cher, en refusant de bouger lorsque les autres nations d'Europe veulent sauver le Roi de France ; pire il fera passer de l'argent à Barère pour acheter le vote des Girondins. Cela sera efficace puisque la majorité de ceux-ci voteront la mort du Roi alors qu'ils étaient plutôt indulgents. Cet argent servira ensuite à "casser" Robespierre que Pitt jugeait dangereux pour l'Angleterre.

Pas aussi simple que cela, l'Histoire de la Révolution.

 

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Et en poussant le raisonnement à juillet 1795 et l'échec de Quiberon, à la suite duquel débarquement, l'élite de la Royale sera anéantie par les fusillades, est-ce que cela n'arrangeait pas la marine royale anglaise ? Et le rôle équivoque de l'Agence Royaliste de Paris, au service de Louis XVIII - financé par le gouvernement anglais - qui ordonne à Tinténiac, à la tête de ses troupes de partir pour Saint-Brieuc accueillir un hypothétique renfort anglais, alors qu'ils manqueront ainsi le rendez-vous de Sainte-Barbe où tombant sur les arrières de Hoche ils auraient libéré la poche de Quiberon et gagné la victoire ?? Tinténiac sera tué dans l'embuscade de Coëtlogon et le comte d'Amphernet de Pontbellanger, dans le rôle du cocu magnifique (mari de Louise du Bot du Grégo maîtresse de Hoche) continuera seul sa route vers Saint Brieuc en emportant "la caisse". Il tombera quelques mois plus tard. Mais Quiberon aura été perdu, ainsi que l'élite de la Royale.

Et, révélé par Olivier Blanc, le curieux coddicile du testament de Louis XVI faisant de Marie-Antoinette la Régente et refusant que son frère Provence lui succède sur le trône ??

Etrange, très étrange.......

Cet ouvrage fera l'objet d'un grand article, avec ses références et ses sources, dans La Revue de Juin, archivée dans les départements de l'Ouest et à la B.N.F.

Deux Revues par an, deux Lettres : adhésion 30€. Etudiants, situations difficiles:20€

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vrignaud 18/02/2011 01:29


Bonjour Noël, il n'y a pas d'espoir de voir réaparaître le livre "les hommes de Londres" ?

En tout cas encore un article intéressant montrant que les anglais étaient bien aussi tordu !!...quand on sait d'ou vient cette monarchie .


Irène Pincemaille 13/02/2011 20:52


Merci, chers amis, pour cet excellent article. En effet, il faudra nous faire profiter de ce livre dans nos revues, en plusieurs numéros sûrement. On sait que Danton avait demandé 200.000£ pour
épargner Louis XVI, il n'en toucha que 100.000 ! et vota donc la mort !!! Quant au double-jeu des Anglais, il n'est plus à démontrer depuis longtemps, d'où l'excellente expression de la Charte de
Fontevrault qui parle toujours de la révolution "dite française" ! Amitiés. A bientôt.