21 JANVIER 1815, IL Y A 200 ANS EXACTEMENT...

Publié le par culture

Commencées le 18 janvier sur le site des fosses des victimes de la révolution à La Madeleine, les fouilles menées d'après les confidences de témoins de l'époque, ont permis d'exhumer les restes du Roi et de la Reine.

Assassinés légalement* en 1793 - 21 janvier et 16 octobre - Louis XVI et Marie-Antoinette, princesse de Lorraine d'Autriche, seront inhumés le jour du 22ème anniversaire de la mort du Roi en la Basilique nécropole des Rois de France et de leurs fidèles serviteurs : Saint Denis.

21 JANVIER 1815, IL Y A 200 ANS EXACTEMENT...

*Assassinat légal. Dans les Archives du Ministère de la Justice, il est possible de lire ce commentaire à la suite du récit de la condamnation du Roi : "au regard des lois de l'époque, la procédure ne fut pas parfaitement légale "!!! D'où l'emploi du terme d'assassinat légal - au regard des lois de l'époque - car ce ne fut pas un procès.

C'est le député de la Haute Garonne Jean-Baptiste Mailhe (mort dans son lit le 1 juin 1836) qui par des emberlificotements d'arguties judiciaires et des contorsions verbales pour exprimer un raisonnement tordu va démontrer que la personne du Roi est justiciable : en effet puisque la Constitution qui le protégeait est morte, du fait de l'abolition de la Royauté, la protection dont jouissait le Roi par une Constitution qui n'existait plus est caduque (7 novembre 1792). D'autre part le dogme de l'inviolabiolité de la personne du Roi est d'autant plus insoutenable "par ce motif que Louis XVI ne pouvait avoir de juges plus impartiaux, plus désintéressés que les membres de la Convention". (Il fallait oser le dire !)
« Louis peut être jugé, il le sera par la Convention, par des commissaires pris dans son sein qui feront un rapport énonciatif des délits dont Louis XVI sera prévenu, que cet acte sera imprimé et que les originaux des pièces à charge lui seront communiqués et que la Convention fixera le jour où Louis paraîtra devant elle ; que Louis XVI présentera, par lui ou par ses conseils, sa défense écrite ou verbale ; enfin que le jugement sera porté par appel nominal. » Mailhe est donc le premier responsable de ce crime qu'il a légalisé, le second est l'innéfable Barère (la gloire de Tarbes !) qui déclare de la Tribune de la Convention le vendredi 4 janvier 1793: "L'insurrection du 10 août, le décret du suspension du Roi le 11, les pouvoirs illimités de la Convention du 23 septembre 1792 ont détruit l'inviolabilité du roi et ses pouvoirs, qu'il ne détenait pas du peuple, décidés par l'Assemblée constituante, elle-même disparue !"

Quant à la condamnation de Marie-Antoinette le pouvoir de l'époque aurait pu se dispenser de cette parodie de jugement qui n'est pas à la gloire de la Justice. Les dés étaient pipés, le verdict établi d'avance.Il leur fallait la peau de l'Autri  chienne (comme l'écrivait des pamphlétaires de l'époque).

Même Ernest Renan, le renégat, a reconnu  que "Le jour où la France a tué le Roi, elle s'est suicidée". Même si on doit mettre en cause la république révolutionnaire plutôt que la France.

Beaucoup de monde avait abandonné le Roi, à commencer par ses propres frères ! 

Plus de renseignements dans "La Revue" de juin 2013.

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