1793, 14 juillet, Mort de Jacques Cathelineau

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Colporteur de profession, sacristain de sa paroisse, catholique engagé et très irrité par les lois anti-catholiques de la révolution, Jacques Cathelineau a été cherché chez lui dès mars par ses compatriotes pour prendre la tête de l'Insurrection dans son pays des Mauges.

Il sera à la tête de l'Insurrection qui prendra Saint Florent le Vieil dès la mi-mars

Elu Généralissime de l'Armée Catholique il est à  sa tête lors de l'attaque de Nantes  le 29 juin 1793 comme nous l'avons vu dans l'article consacré à cet épisode d'Histoire.

Blessé grièvement, et non mortellement, par une balle en plomb, tirée par un cordonnier, reçue, sans aucun doute à la jointure de l'épaule (certainement dans l'apophyse coracoïde) sans aucune possibilité d'extraction de la balle avec les moyens chirurgicaux  de l'époque, la gangrène va s'installer ; elle sera la raison de la mort du Saint de l'Anjou en ce 14 juillet.

Il sera inhumé près du mur sud de la chapelle du cimetière où Monsieur Jean Brochard, merveilleux et historique conteur des Guerres de Vendée nous avait montré l'endroit marqué, quelques temps, par un églantier. Il sera exhumé par la suite pour être inhumé dans la chapelle saint Charles où il repose désormais près de son fils Jacques-Joseph tué, assassiné, par les gendarmes en 1832 lors de la tentaive de soulèvement fomentée par la Duchesse de Berry contre Louis-Philippe, roi des Français et actif opposant  aux Vendéens et Chouans fidèles à la royauté.

 

 

1793, 14 juillet, Mort de Jacques Cathelineau1793, 14 juillet, Mort de Jacques Cathelineau

Le Souvenir Chouan de Bretagne auquel s'étaients joint les Brigands du Bocage et La Chouannerie du Maine a rendu un bel hommage au Saint de l'Anjou. D'abord par la Messe célébrée, en la chapelle Saint-Pierre-ès-Liens (Reynald Secher) à la Chapelle-Basse-Mer, par l'abbé Guillaume Loddé. Ensuite après le déjeuner très robaratif à l'Auberge des Brigands de la Boissière du Doré, la troupe des jeunes Brigands avait monté un spectacle, bien construit, dans l'église de ce bourg, sur Jacques Cathelineau. Nous avons unanimement apprécié l'engouement de ces jeunes adultes et adolescents pour l'Histoire de leur région, leur Histoire. Qu'ils créent ainsi des vocations dans notre pauvre pays a-culturé. Qu'ils fassent ainsi découvrir que l'Histoire n'est pas née lors de la naissance des personnes mais antérieurement à elles, des siècles et des siècles auparavant. Ainsi, comme le dit la devise secondaire du Souvenir Chouan de Bretagne, ils sauront que : "Connaître le Passé, c'est mieux vivre le Présent et préparer l'Avenir".

Le Président du Souvenir Chouan de Bretagne a rendu un hommage appuyé à Monsieur Jean Brochard, près duquel il a été présent pendant 19 ans, au départ à titre individuel, puis avec le Comité CélébrationS Charette enfin, depuis 10 ans, avec le Souvenir Chouan de Bretagne. Ce qui lui a permit d'honorer, en toute franchise et sans faux semblant, le remarquable et vrai travail de Mémoire de cet homme remarquable, de taille moyenne mais d'une stature immense qui n'a jamais oeuvré pour des intérêts partisans ou une quelconque gloriolle mais uniquement pour les convictions qu'il avait à défendre, ce qu'il fit si bien.Il faut signaler que beaucoup de personnes découvraient pour la première fois l'intérieur de la chapelle saint Charles.

Il est à noter un fait curieux et signalé en la chapelle saint Charles. Ce même 14 juillet 1793 où s'éteignit la vie terrestre de Jacques Cathelineau, celui qui fut la cause, indirectement, de sa blessure, Aimable Joseph Meuris, le ferblantier commandant des Gardes nationales qui avait bloqué l'Armée Catholique au pont saint Georges, à Nort sur Erdre, était tué lors d'un duel par un nommé Nourrit capitaine de la légion nantaise et à Nantes!

Cause indirect de la mort de Jacques Cathelineau ? On peut, légitimement, penser que les 8 heures perdues à Nort sur Erdre ont émoussé la vigilance du Généralissime qui est arrivé à Nantes fatigué et n'a pas remarqué le canon de ce fusil braqué sur lui depuis une fenêtre.

Coïncidence de l'Histoire ? Celui qui a retardé Jacques Cathelineau et a fait "rater" son attaque meurt le même jour que lui. Etonnant, non ?

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