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ILS N'ONT PAS DE PAIN, QU'ILS MANGENT DE LA BRIOCHE !

Publié le par culture

Merci à Marc F.d'E qui m'a alerté sur cette incongruité : Pascal Praud dans son émission matinale L'Heure des Pros du 15 avril se mêle de l'Histoire qu'il ne connaît pas en répétant les calomnies sur Marie-Antoinette et le trop fameux "Ils n'ont pas de pain qu'ils mangent de la brioche" ! Voir entre les minutes 31 et 35 de la vidéo.

Je m'intéresse à l'Histoire et essaie de ne pas raconter de bêtises, lorsque je ne sais pas je me tais et écoute. Pascal Praud est un ancien journaliste sportif, particulièrement en balle au pied ; de cette spécialité je ne connais que quelques termes, but, goal, corner, pénalty, coup franc, pots de vins, salaires très lucratifs, achats de match qui entachent de façon transitoire les acteurs de ce sport.

Donc le chroniqueur sportif s'est improvisé historien comme l'a déjà fait un autre chroniqueur sportif, Marc  Menant, "honoré" de quelques articles du Blog du Souvenir Chouan de Bretagne. Là c'est la malheureuse Reine de France qui est l'objet d'un ridicule paralèlle avec une femme politique arrivée à un poste élevé (peut-être par la grâce des quotas de genre, comme les quotas pour le lait des vaches) manifestant du mépris pour le bas peuple, habituel en dehors des périodes d'élections.

Je pensais que cette fameuse déclaration venait de Jean-Jacques Rousseau retouchée par Jules Michelet. Erreur ; il faut dire que Michelet avait été copieusement rémunéré par Louis-Philippe pour réécrire, à son détriment bien entendu, l'Histoire de la Royauté et particulièrement celle de Louis XVI (confidence de Jean de France lorsque nous l'avions reçu, en un petit comité de 20 personnes, à La Closerie de Kerdrain d'Auray le vendredi 14 mars 2003 ; il nous avait aussi évoqué les pamphlets et libelles contre Louis XVI et Marie-Antoinette partant du Palais royal de Philippe Egalité).

Rousseau avait écrit un de ses habituels pamphlets contre une princesse, au nom ignoré, vers 1765. A l'époque la petite Marie- Antoinette vivait heureuse à Vienne. 

Il n'existe aucun document d'époque relatant cette déclaration de la Reine et même lors de son procès (ignoble comme le disait Me Badinter), durant lequel les pires pensonges furent proférés, il n'en fut pas question.

C'est au XIXeme siècle qu'apparaît cette citation insultante pour la Reine sous la plume du journaliste Alphonse Karr dans sa Revue satirique "Les Guêpes" en 1843. Des extraits de cette revue sont repris dans la publication pour enfants en  Allemagne le Petit Point et ses amis du journaliste Erich Kästner en 1931. Cette publication allemande fut traduite en 25 langues et la fausse citation ainsi propagée. C'est aussi un sinistre allemand, à peu près à la même période, qui dira "Un mensonge dit une fois reste un mensonge, répété mille fois il devient une vérité", ça c'est une vraie citation et répertoriée.

Pascal Praud doit urgemment reprendre les sources de ses citations !

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PÂQUES CE N'EST PAS QUE DES OEUFS AU CHOCOLAT !

Publié le par culture

Il y a aussi des cloches, pas forcément en chocolat ni forcément dans la pelouse plutôt dans des fauteuils gouvernementaux.

Les catholiques fêtent le Fils de Dieu Ressuscité et la fin des temps de pénitence. Si certains ont une appétence pour  le croissant pour ma part je préfère l'hostie moins riche en glucides mais nettement plus riche comme pain sprituel !

A la Victime pascale louanges. Scimus Christum surrexisse a mortuis vere ; Nous le savons le Christ est vraiment ressuscité des morts.

S'il y en a que cela dérange c'est leur souci ! Si pour eux c'est un problème qu'ils cherchent la solution. Il y a un excellent livre pour cela ; certes un peu volumineux mais complet depuis le Décalogue jusqu'à l'Apocalypse ! Des centaines de pages, sur papier bible (comme cela s'appelle) et non quelques feuillets.

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MISE AU TOMBEAU DE JESUS.

Publié le par culture

MISE AU TOMBEAU DE JESUS.

La Passion de Jésus-Christ s'est achevée à 3 heures de l'après-midi après d'immenses souffrances en ce Vendredi Saint où nous rappelons sa mort sur la croix sur laquelle Il fut cloué et non attaché par des liens.

Après la descente de la croix Il fut mis au tombeau comme le représente ce magnifique groupe de la sculpture datant de 1495 dans l'église Saint Matthieu de Salers (Cantal). L'ensemble de l'église est remarquable et le village moyennâgeux, superbe, est un enchantement pour les yeux.

Bonne fin de Semaine Sainte et bonnes Fêtes de la Résurrection.

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JEUDI SAINT, LA NUIT DE GETHSEMANI.

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JEUDI SAINT, LA NUIT DE GETHSEMANI.

Ce très beau tableau sculpté, du XVème siècle, que j'ai photographié dans la cathédrale Notre Dame de Rodez en octobre 2019, est une très belle illustration de l'agonie de Jésus. 

Pendant que Jésus souffre devant un ange qui lui annonce sa Passion, les apôtres, en bas à gauche, dorment. "Père que ce calice s'éloigne de moi".

C'est un tableau d'une très belle expression de l'artiste sculpteur, inconnu, qui a magnifiquement représenté cette nuit de souffrance et l'indolance des apôtres.

Bonne fin de Semaine Sainte.

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LE MASQUE MORTUAIRE DE CHARETTE 1796

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LE MASQUE MORTUAIRE DE CHARETTE 1796

Le premier masque mortuaire de François-Athanase Charette fut réalisé par Jean Cazanne, plâtrier-visagiste, le lendemain de son exécution sur son cadavre jeté dans le charnier de la route de Rennes le soir du 29 mars 1796. Si son corps avait été mis dans un cercueil après qu'il ait été fusillé celui-ci avait été vidé dans le charnier situé à côté de la rue de Rennes dans le bas de l'actuelle rue Costes et Le Brix.

Le cliché qui figure sur cet article a été réalisé en février 1996 dans la collection d'un particulier (Jean P.) pour illustrer les documents pour le 200ème anniversaire de la mort du Chevalier.

Le propriétaire de cette relique, maintenant décédé, m'avait permis de prendre ce cliché réalisé en argentique et pas de très bonne qualité. Par contre il montre un hématome sur le côté gauche du visage dû à une balle qui a frappé l'orbite gauche du visage de François-Athanase. Ce qui fait dire à Jean P. que ce moulage est l'original du second moulage réalisé par Jean Cazanne ; en effet le policier Brussetié, sur ordre du commandant de la place de Nantes, Normand, avait appris qu'un moulage du visage  de Charette avait été réalisé. Ayant perquisitionné chez Cazette il trouva celui-ci et le soupçonna d'avoir enlevé le corps pour le remettre aux Vendéens.

Nouvelle expédition route de Rennes et nouveau moulage du visage réalisé le 31 mars. C'était bien le même visage, déformé par l'inhumation, donc le corps n'avait pa été enlevé. Celui-ci fut alors recouvert de terre et dans les jours suivants d'autres corps.

LE MASQUE MORTUAIRE DE CHARETTE 1796

Dans la collection familiale d'une famille nantaise il m'a été permis de photographier une relique de l'uniforme de François-Athanase Charette de La Contrie récupérée sur son corps ; une fleur de lys.

LE MASQUE MORTUAIRE DE CHARETTE 1796
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29 MARS 1796 - 29 MARS 2026 FRANCOIS ATHANASE CHARETTE DE LA CONTRIE

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29 MARS 1796 - 29 MARS 2026 FRANCOIS ATHANASE CHARETTE DE LA CONTRIE

Place Viarme ce pavé signé marque le lieu où le Chevalier François Athanase Charette de La Contrie a été exécuté le mardi de Pâques 29 mars 1796. Quatre veilleuses marquaient ce lieu en 1996 lors des commémorations du deuxième centenaire de l'exécution du chef Vendéen. Maintenant l'éclairage ne fonctionne plus. Nous étions alors une foule nombreuse venue se recueillir après la messe solennelle célébrée en l'église Saint Similien par l'abbé Yves Chéreau alors curé de la paroisse. Près de 300 personnes.

François Athanase Charette de la Contrie a été exécuté le Mardi 29 mars à 5 heures du soir (et non à l'aube comme on le lit sur le Facebook du Souvenir Vendéen). Son corps sera jeté dans le charnier près de la route de Rennes. Voir article par ce lien.

Son dernier souhait exprimé auprès du général Duthuil qui présidait le "Tribunal" le condamnant fut de pouvoir se raser car "un officier de Marine va toujours au combat rasé". Ce qui contredit les images d'un Charette hirsute.

29 MARS 1796 - 29 MARS 2026 FRANCOIS ATHANASE CHARETTE DE LA CONTRIE

Il est devenu habituel de  se recueillir devant la Croix érigée à proximité de la place Viarme à l'angle de la rue Félibien. Ce monument commémoratif a été maintes fois déplacé. Il marquait, lorsqu'il a été inauguré, l'endroit de l'exécution devant la porte, d'un jardin que Marie-Anne, soeur de François Athanase, avait racheté, et non devant un mur comme on peut le voir au Puy du Fou. Cette porte fut présentée, grâce à l"amabilité de la Conservatrice du musée Dobrée, aux personnes présentes lors de la commémoration organisée en 2006 pour les 210 ans de l'exécution du général Vendéen, par le Souvenir Chouan de Bretagne.

29 MARS 1796 - 29 MARS 2026 FRANCOIS ATHANASE CHARETTE DE LA CONTRIE

Des dépôts de gerbes, dont celle du Souvenir Vendéen, ont eu lieu le samedi 28 mars. Elles sont encore présentes en ce dimanche. Surprenant dans une ville écolo-anarchiste !

29 MARS 1796 - 29 MARS 2026 FRANCOIS ATHANASE CHARETTE DE LA CONTRIE
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LES LUCS, LES LIEUX DE MASSACRES EN 1794.

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LES LUCS, LES LIEUX DE MASSACRES EN 1794.

Les massacres de 1794 dans la paroisse des Lucs sur Boulogne ont été répertoriés par l'abbé Charles Vincent Barbedette fin mars de la même année. Tout le monde convient des 28 février et 1er mars. Ces massacres n'ont pas concerné que les seuls Grand Luc et Petit Luc mais les nombreux villages et hameaux de la paroisse (commune) répartis sur l'ensemble territorial de la paroisse.

La paroisse (commune) des Lucs représentait en 1793 5936 hectares. Le 18 juin 1861 elle est amputée de 616 hectares (représentant 14 villages et 310 habitants source Lucus) rattachés à la commune de Legé, qui la ramène aux 5230 hectares actuels.

Maintenant commune de Legé, 65 tués : Legé 2 tués, La Cornetière 13 tués, La Devinière 7 tués, La Favrie 1 tué, La Fuie 1 tuée, La Loulanderie du Retail 4 tués, La Planche 1 tué, La Sorinière 24 tués, Le Puy Berne 3 tués, Le Retail 9 tués.

 

LES LUCS Paroisse Saint Pierre  52 tués.

Ouest-Nord-Ouest  77 tués: La Ricoulière 4 tués, La Gourmaudière  1 tué, La Durantère  2 tués, La Moricière  11 tués, La Pommeraie 1 tué, Taillepied 1 tué, La Perraudière 2 tués, La Bromière 14 tués, La Gaconnière 32 tués, La Picaudière  6 tués, La Retadière 1 tuée, Le Marchais  2 tués.

LES LUCS, LES LIEUX DE MASSACRES EN 1794.

Est-Nord Est 165 tués :  La Davière 7 tués, La Jarrie 4 tués, Le Champ Dolent 5 tués, Le Lavaud 1 tué, La Bernerie 2 tués, La Nouette 8 tués, La Primaudière 8 tués, Les Bruères 6 tués, La Guyonnière 30 tués, La Rogerie 1 tué, La Grezaudière 7 tués, La Bugelière 10 tués, Le Brégeon 9 tués, Roblin 3 tués, La Grande Métairie 2 tués, La Brosse 9 tués, Bourneuf 22 tués, Le Puy 7 tués, Le Vilgay 2 tués, La Pellerinière (La Pellenière) 17 tués, La Mortayère 5 tués.

LES LUCS, LES LIEUX DE MASSACRES EN 1794.

Est-Sud Est 75 tués : Notre Dame du Petit Luc   25 tués, La Bretonnière 3 tués, L’Ethelière 3 tués, Les Temples 7 tués, La Suerie 3 tués, Le Jerry 2 tués, La Cormuère 1 tué, La Saulzay 8 tués, Le Chef du Pont 19 tués, Le Plessis Buet 1 tué, Le Beau Village 2 tués, La Giraudelère (La Giraudière) 1 tué.

Il est plausible de penser que les restes retrouvés par l'Abbé Jean Bart en 1863 sont ceux des seuls 25 tués du Petit Luc le 28 février.

LES LUCS, LES LIEUX DE MASSACRES EN 1794.

Ouest-Sud-Ouest 26 tués : La Grande Guénière 1 tué, La Petite Guénière 10 tués, L’Erzandière 14 tués Prieuré du Petit Luc 1 tué. 

LES LUCS, LES LIEUX DE MASSACRES EN 1794.

Au total 460 massacrés, la différence avec le nombre annoncé par l'abbé Barbedette s'expliquerait par l'absence d'un feuillet manquant dans son recensement.

N'hésitez pas à consulter l'excellent site de l'Association Lucus.

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OU REPOSENT LES RESTES DES MARTYRS DES LUCS ?

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OU REPOSENT LES RESTES DES MARTYRS DES LUCS ?

FIN D'UNE LEGENDE ?

Comme beaucoup je pensais que les ossements des 564 (563) martyrs des Lucs sur Boulogne de 1794 reposaient sous la chapelle emblématique Notre Dame du Petit Luc. C'était dit, répété, écrit et répété.

J'y avais emmené, le jeudi 4 juin 2009, un groupe de 40 Américains et leur aumônier Canadien-français, sur l'initiative de James Bogle of Gilmoril (avocat à la Cour de Londres, dont j'avais fait la connaissance lorsqu'il était venu pour la commémoration en l'honneur de Charette en mars 2006). Ce groupe, appelé The Remnant d'obédience de la FSSPX, avait auparavant effectué le pélerinage de Paris à Chartres.

Leur périple dans l'Ouest avait débuté à Sainte Anne d'Auray où ils avaient été accueillis par le Souvenir Chouan de Bretagne le mercredi 3 juin. Déjeuner rapide, visite de la basilique Sainte Anne puis passage au Champ des maryrs de Brec'h, avec explications, et au mausolée de La Chartreuse. Messe dans la chapelle, voeu exprimé par leur aumônier, et qui fut réalisé grâce aux soeurs compréhensives.

Le 4 la visite en Vendée commença par La Chabotterie, dirigée par un guide de L'Historial parlant anglais. Puis ce fut le départ pour les Lucs où l'aumônier me demanda de pouvoir célébrer la messe ; rapidement, il fallut organiser, contacter la mairie puis le Curé de la Paroisse qui envoya sa sacristine avec le nécessaire. Je leur expliquais ce qu'il s'était passé là le 28 février 1794, la chapelle reconstruite sur les ruines de l'église et les ossements sous le sol. Puis le lendemain ce fut Saint Florent le Vieil.

Il y a sept ou huit ans, Nicolas Delahaye, vrai spécialiste des Guerres de Vendée, historiographe d'archives comme Richard Lueil, mettait un article sur son Blog Chouans et Vendéens dans lequel il écrivait qu'il n'y avait pas d'ossements sous la chapelle et encore moins de 564 personnes. Je notais cela qui m'intriguait.

Hélas Nicolas a fermé son Blog (visité par plus de 5 millions de lecteurs en 11 ans) en mai-juin 2022 et a effacé tous ses articles qui étaient une vraie mine d'Histoire des Révoltés de la Chouannerie et de la Vendée.

Récemment j'ai lu qu'une association de reconstitutions des évènements allait s'attaquer au sujet, ce qui m'a donné l'envie de découvrir le sujet à partir des bribes qui m'étaient restées en mémoire de l'article de Nicolas.

Je suis allé le 2 mars aux Lucs et particulièrement à la chapelle Notre Dame où la veille le Souvenir Vendéen, son Président Olivier du Boucheron  et son Vice-président Xavier de Moulins, avait organisé un  rassemblement en mémoire des massacrés, avec la présence de Monseigneur de Dinechin nouvel évêque de Luçon, et de personnalités civiles.

OU REPOSENT LES RESTES DES MARTYRS DES LUCS ?

J'avais découvert l'Association Lucus et son site Internet très riche en Histoire des Lucs sur Boulogne et en particulier la période de la révolution. Contacté son responsable m'autorisait à utiliser ses sources, ce que je fais avec plaisir (site à consulter). Je découvrais, par ailleurs, la liste des malheureuses victimes. Les massacres ont eu lieu non pas aux Lucs sur Boulogne mais sur la paroisse des Lucs, très étendue à l'époque et dont une partie des hameaux fait partie de la paroisse de Legé depuis juin 1861. La réparttion des tués est donc faite par hameaux selon la liste que l'abbé Charles Vincent Barbedette (1742-1813) établit le 30 mars 1794 auprès des survivants. Il est quasiment certain que les victimes de ces hameaux ont été inhumées sur place, par respect mais aussi par salubrité. Une partie a du être inhumée dans une fosse de l'ancien cimetière disparu à partir de 1806 (il se trouvait à l'emplacement des trois places face à l'église actuelle).

L'abbé Jean Bart (1824-1876, 52 ans ) curé des Lucs de 1856 à 1876 entreprend de relever l'église du Petit Luc et construit, de 1863 à 1866 la chapelle mémorial. Il y a sous les décombres des restes des victimes dont une partie est inhumée dans le nouveau cimetière, quelques ossements seraient déposés sous la rosace du dallage.

 

OU REPOSENT LES RESTES DES MARTYRS DES LUCS ?

L'abbé Gabriel Prouteau (1887-1948) curé de Saint Pierre des Lucs de 1937 à 1948, avait découvert, grâce à des témoignages (une femme qui avait 12 ans à l'époque, et surtout grâce à la famille des fossoyeurs Vrignaud), l'endroit où avaient été inhumés les ossements en 1863 dans le nouveau cimetière. Il exprimera le souhait d'être inhumé auprès de ces reliques, lui qui avait introduit, le 26 juin 1946, auprès de l'évêque de Luçon la cause en béatification des 110 enfants victimes de la Colonne infernale de Cordellier.

Lors de son décès sa tombe sera creusée à l'endroit désiré et le fossoyeur découvrira, effectivement, des ossements (deux brouettées) qu'il lavera avant de les déposer autour du cercueil de l'abbé Prouteau. Son tombeau (dont j'ai découvert l'emplacement, grâce aux renseignements de la mairie des Lucs - personnes très aimables) a été inauguré (Bulletin paroissial N°5 du 30 janvier-6 février 1949) lors d'une cérémonie solennelle le 3 février 1949.

OU REPOSENT LES RESTES DES MARTYRS DES LUCS ?

Le 28 février 1978 le Père cistercien Marie-Auguste Huchet (1910-1985), lors d'une allocution dans la chapelle du Petit Luc, démontrera qu'il n'y a pas d'ossements dans ladite chapelle et qu'ils sont dans le cimetière des Lucs sur Boulogne et non sous la rosace, ce qu'il regrette.

Article plus complet sur le sujet dans une prochaine revue du Souvenir Chouan de Bretagne avec les références des sources, AD 85, Registres paroissiaux des Lucs "Le Semeur", Archives municipales de Nantes etc.

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PIERRE-RENE ROGUE MARTYR DU 3 MARS 1796

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PIERRE-RENE ROGUE MARTYR DU  3 MARS 1796

Il y a 230 ans, le jeudi 3 mars 1796, le Père Lazariste Pierre-René Rogue est guillotiné sur la place de la Liberté (actuelle place Maurice Marchais) à Vannes. Il a comme compagnon d'infortune l'abbé Alain Robin, 39 ans, vicaire d'Inzinzac, arrêté à Hennebont en octobre 1795 puis emprisonné  à Vannes.

Le Père Pierre-René Rogue avait été arrêté à Vannes, la nuit de Noël 1795, au 9 de la rue Notre Dame (actuelle rue Emile Burgault), alors qu'il portait la communion à un malade. Etait-ce un piège qui lui avait été tendu ce soir du 24 décembre à 10 H du soir dans cette maison où deux sbires l'attendaient ? Ces deux individus l'emmenèrent à la Maison du département (Mairie et ancien évêché totalement disparu par la suite) et demandèrent aux personnes présentes de l'emprisonner ce qu'ils refusèrent arguant qu'ils n'étaient pas gendarmes. Les deux sbires allèrent en chercher ; alors les membres de la mairie incitèrent le futur martyr à s'enfuir ce qu'il refusa pour qu'ils ne soient pas inquiétés.

Pierre-René Rogue demanda à s'isoler pour consommer l'hostie qu'il avait emmenée comme Viatique pour le malade qu'il n'avait pas rencontré.

PIERRE-RENE ROGUE MARTYR DU  3 MARS 1796

Les gendarmes emmenèrent le Père Rogue à la prison du Petit couvent à une centaine de mètres de là. Le "procès" eut  lieu devant le Tribunal criminel (qui se tenait au premier étage de La Cohue ?) le mercredi 2 mars. Confrontés au Président du Tribunal Chesnel et de ses assesseurs Le Menez, Le Blanc, J-M Fabre, Paturel et le greffier étant Taslé.

Les deux prêtres ayant reconnu qu'ils n'avaient prêté aucun serment ils sont condamnés à la peine de mort exécutoire dans les vingt-quatre heures. Ils sont enfermés dans la Tour prison. Là ils passent une grande partie de la nuit en prière.

Le lendemain ils sont emmenés à la  place de la liberté et guillotinés sur les coups de trois heures du soir, la chapelle Saint Yves étant témoin de leur martyre. Pierre-René Rogue avait 37 ans.

PIERRE-RENE ROGUE MARTYR DU  3 MARS 1796

Ils sont inhumés dans une fosse qui se trouvait en bordure du cimetière (à l'époque) ; Madame Rogue qui était présente lors de la mort de son fils dressera une croix en bois sur le lieu de sépulture. Elle sera inhumée, lors de son décès, près de son fils. Après sa mort un calvaire en granite et tuffeau sera érigé.

La procédure en béatification sera engagée en 1907 par Monseigneur Gourand, évêque de Vannes (ancien Vicaire général de Nantes) et poursuivie par son successeur Monseigneur Tréhiou. Cette procédure est déclarée par le Pape Pie XI le 10 mai 1934. Les autorisations d'exhumation ayant été données tardivement la sépulture avait été ouverte le 4 mai pour retrouver et identifier les restes des deux prêtres. Une fois cette identification réalisée leurs restes furent déposés dans la cathédrale de Vannes. L'identification formelle de Pierre-René Rogue fut faite le 12 juin 1934 par le Docteur Didier, des Hôpitaux de Paris. Le 4 juillet les reliques du Bienheureux Pierre-René Rogue sont déposées solennellement sous l'autel qui contient son gisant. Les restes de l'abbé Alain Robin sont remis en terre près de ceux de Madame Rogue.

PIERRE-RENE ROGUE MARTYR DU  3 MARS 1796

Il y a eu, pendant des années, sur l'autel sous lequel est son gisant, un reliquaire contenant une de ses phalanges. Cette photo en est le seul souvenir qui en demeure le reliquaire ayant été volé vers 2010.

Autre article.

Des nombreux prêtres et religieux de Bretagne guillotinés, assassinés, morts sur les pontons de Rochefort seul Pierre-René Rogue a été déclaré Bienheureux. Dans le seul Morbihan 25 guillotinés, 12 morts sur les pontons de Rochefort, 2 dans la bagne de l'île de Ré, 8 en Guyane, 37 assassinés, 16 morts en prison.

PIERRE-RENE ROGUE MARTYR DU  3 MARS 1796

Que le Bienheureux Pierre-René Rogue, martyr de l'Eucharistie, veille sur la Bretagne et sur la France.

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TU NE TUERAS PAS ! ou LA BARBARIE LEGALE.

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TU NE TUERAS PAS ! ou LA BARBARIE LEGALE.

En mépris total du VIème Commandement de Yavhé à Moïse "Tu ne tueras point",  le capricieux squatter de l'Elysée la voulait, les députés l'ont votée, la loi appelée pudiquement "de fin de vie" qui n'est qu'une loi d'euthanasie (eu thanatos en grec, bonne, douce mort).

Il y a un  antécédent dans l'Histoire avec l'autorisation du régime hitlérien du 1er septembre 1939 qui ne faisait qu'entériner des manipulations génétiques, depuis 1934, aboutissant au même résultat : la suppression des handicapés physiques ou mentaux (et ceux supposés handicapés).

Dans son état actuel cette loi est celle de tous les dangers. Elle contrevient aux lois Divines, naturelles et de l'Eglise mais aussi à celles de la médecine qui est de soigner et non de tuer (serment d'Hippocrate) même si l'excuse de mort douce est avancée. D'ailleurs si elle est si douce que cela pourquoi ses zélateurs Falorni, Attali et compagnie ne l'expérimentent-ils pas ?

L'actuel locataire de l'Elysée restera dans l'Histoire comme le président mortifère, de la conception (l'avortement qu'il a fait inscrire dans la Constitution) à la fin de vie.De la mort aussi des libertés. Fin de la culture  Française ?

Dans l'Eglise de France on n'a pas entendu beaucoup de voix mise à part celles du courageux et convaincu Monseigneur Aillet évêque de Bayonne Lescar et de Monseigneur Rougé évêque de Nanterre. Quant au Père dominicain Edouard Divry, certainement mal informé, il écrit dans Tribune chrétienne que "le parti communiste s'est uni à l'Eglise catholique contre cette loi mortifère". FAUX : bien mal renseigné le Dominicain car la majorité du petit parti communiste a voté majoritairement cette abjection barbare (11 pour, 2 contre, 1 abstention). Par contre ce religieux, avec juste raison, demande "explicitement l'excommunication des responsables politiques qui ont soutenu et voté cette loi" "qui est un basculement moral majeur".

Cette loi barbare trouve aussi son objet dans ce qu'écrivait l'historien communiste Soboul dans son Histoire de la révolution française en 1993 : "La Terreur (de 1794) se justifie par l'élimination de personnes politiquement inassimilables". Simplement que maintenant ce n'est plus politiquement  inassimilables mais socialement gênantes ?

Pauvre France. Domine salvam fac Galliam.

Toutes ces références sont sourcées.

Noël Stassinet

 

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