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CATHÉDRALE DE NANTES. DANS LE MALHEUR, UN RECONFORT

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CATHÉDRALE DE NANTES. DANS LE MALHEUR, UN RECONFORT

L'incendie qui a frappé la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul de Nantes en début de la matinée du samedi 18 juillet a permis d'entendre ou de lire de nombreuses réflexions de "personnes autorisées". Parmi les plus sensées celles de Marie-Thérèse Jehan organiste titulaire (émue aux larmes) et Michel Bourcier, organiste titulaire parlant de cet instrument non pas comme d'un simple meuble mais d'un complice de leur art musical ; ou la douleur de Nicolas, brillant élève de l'abbé Félix Moreau (1922-2019 Grand Titulaire puis honoraire), qui a eu plusieurs fois l'occasion de tenir les claviers alors qu'il avait à peine plus de 20 ans et  en parle comme d'un être cher. Ces  organistes entretenaient une relation quasi humaine avec cet assemblage de bois, d'étain dont les quatre claviers et le pédalier, sous leurs doigts et leurs pieds, donnaient de la voix aux 5500 tuyaux répartis en 74 jeux. Il n'en reste rien. Il avait jusque là échappé à toutes les vicissitudes de l'Histoire en particulier celles de la révolution grâce à Denis Joubert qui avait souligné l'importance de la musique en jouant une vigoureuse marseillaise ; la cathédrale était devenue le temple de la déesse raison puis le temple de l'Etre Suprême décrété par robespierre

L'orgue de chœur a été, lui aussi, victime de ce qui ressemble bien à une folie criminelle : la console aux trois claviers dans leur meuble en chêne de style néogothique a totalement disparu. Il n'en reste que quelques cendres et débris. Si le Grand'orgue défunt avait été construit par François-Henri Clicquot ( sa famille est cousine de celle des champagnes) et avait été entretenu ou modifié par le Facteur d'orgue nantais Louis Debierre, l'orgue de chœur était son enfant de 22 jeux que son petit-fils Joseph Beuchet porta, en 1945, à 31 jeux et 2.400 tuyaux.

Lors de certaines Grand-messes, lorsque la Liturgie le permettait, des séquences musicales étaient échangées entre l'organiste du Grand'orgue et l'organiste de chœur, entre le Grand'orgue et l'orgue de chœur ;  transposons, entre le grand-père (Debierre) et le petit-fils (Beuchet) ? C'en est fini maintenant.

Si Alphonse de Lamartine posait la question "Objets inanimés avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?" la question ne se pose guère pour un orgue qui n'est inanimé que le temps où il n'est pas réveillé par ses grands soufflets qui emmagasinent l'air qui sera libéré par les doigts agiles de l'organiste dans les divers tuyaux en bois ou métal donnant des mélodies aptes à élever l’âme. Établissant ainsi un dialogue entre lui et l'auditeur. L'orgue a une âme qui s'attache à la nôtre.

C'est donc ainsi une façon de répondre à la sottise de la réflexion de la maire de Nantes, Johanna Rolland qui affirmait, quelques heures après le drame, "la situation ne peut pas être comparée à l'incendie du 29 janvier 1972" (Ouest-France 18 07 2020) (en réalité le 28 janvier) confondant une destruction d'un élément resconstructible et la disparition corps et âme du Grand'orgue. On peut reconstruire une partie d'architecture comme cela a été fait pour la toiture anéantie en 1972 ; on construira un nouvel orgue mais on ne peut reconstruire celui qui a disparu à jamais.

L'autre stupidité était sur Facebook où une internaute écrivait : "pas de dégâts importants sauf l'orgue". Sous entendu "ça aurait pu être pire" alors que le pire était causé.

Enfin, dans le malheur un réconfort. En construisant son orgue de chœur M. Debierre l'avait, grâce aux transmissions électriques de la console, séparé du buffet. Classé monument historique en 1987 il fut l'objet d'une révision par le Facteur d'orgue Renaud qui intégra la console au buffet. L'inauguration eut lieu en novembre 1993. En 2013 l'évêque, Mgr James, décide un réaménagement du chœur (autel définitif dos à Dieu au lieu du coffre en bois, ambons, cathèdre) dont le positionnement de la maîtrise. Ce qui entraîne une modification de l'orgue dont la console est séparée du buffet de deux mètres à peu près. Grâce à cette décision le buffet de M. Debierre a été sauvé sinon il aurait disparu avec la console totalement annihilée. C'est un petit réconfort.
Le  25 mai 1800 l'explosion de la tour des Espagnols du château de Nantes causa la destruction de la presque totalité des vitraux. Auparavant la révolution s'était chargée d'en détruire quelques uns. Il y eut ensuite les bombardements des libérateurs américains en septembre 1943 et celui du 15 juin 1944 qui vit la destruction de la sacristie, de la chapelle Notre Dame de Pitié (chapelle du Saint Sacrement), de la chapelle Saint Vincent de Paul et  de la chapelle Sainte Anne. Puis il y eut l'incendie de toute la toiture le 28 janvier 1972. Des siècles passés il ne restait donc que des éléments XVè-XVIè siècles dus au Maître-verrier Jehan de La Chasse ; ils avaient été intégrés dans le grand vitrail derrière l'orgue. Ils ont disparu dans l'incendie. Il ne reste donc plus rien des vitraux d'origine de la cathédrale. Un livre d'histoire s'est donc fermé le 18 juillet.

Le suspect, rwandais sans papiers, accueilli par le Père Champenois, archiprêtre, qui lui avait confié les clefs de la cathédrale et l'avait chargé de la fermeture des portes (aucune effraction n'ayant été constatée), longuement interrogé par les policiers, est ressorti libre dimanche après-midi.

Trois points de départs de feu ont été repérés par les enquêteurs impliquant d'éventuels court-circuits. Un, peut-être, trois : non. Enfin il faudra nous expliquer comment du bois de chêne et de châtaignier, ayant plus de quatre cents ans d'âge, brûle avec une telle facilité en dégageant une belle fumée noire.

CATHÉDRALE DE NANTES. DANS LE MALHEUR, UN RECONFORT
CATHÉDRALE DE NANTES. DANS LE MALHEUR, UN RECONFORT
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JUILLET 1796 - 18 JUILLET 2020, LA CATHÉDRALE DE NANTES

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JUILLET 1796 - 18 JUILLET 2020, LA CATHÉDRALE DE NANTES

Le 24 juillet 2011 j'avais rédigé sur notre blog un article intitulé "Thermidor, mois chaud en 1796" car cela correspondait à un point précis de l'Histoire de la cathédrale. Aujourd'hui, 18 juillet, correspond au 30 messidor date catastrophique pour l'édifice religieux.

La cathédrale de Nantes, en ce mois de Thermidor an IV (juillet 1796) de la république, une, indivisible et impérissable, a vraiment failli périr.Elle a vraiment eu chaud !

En effet, un fanatique nommé Fleury l'aîné, s'est mis, en sa tête malade, l'idée de réunir la maison du Département - actuelle Préfecture de Nantes - au château des Ducs, par une rue totalement rectiligne débouchant sur la rue Prémion.

Pour ce faire, il propose de détruire la cathédrale, en totalité ou en partie, ce qui entraînerait la disparition des deux tours et de la belle façade de ce monument emblématique de la ville de Nantes. Donc de la tribune sur laquelle est bâti, depuis 1619, l'orgue Girardet de 27 jeux, agrandi par le Facteur d'orgue Adrien Lépine, puis en 1780-1784, par le Facteur François-Henri Clicquot qui le porta à 49 jeux. Lorsque la révolution est arrivée les "patauds" voulaient démantibuler l'orgue afin de récupérer les tuyaux pour les fondre. L'orgue fut sauvé par son organiste Denis Joubert qui interprèta une magistrale "Marseillaise" ce qui épata le Conseil municipal (Conseil du département à l'époque) ; la cathédrale devient le temple de la déesse raison.

L'idée de Fleury l'aîné est  totalement stupide, la traversée de la cathédrale et la suppression des obstacles immobiliers ne déboucheraient que sur les fossés du château.(Dans les cartons 150 citoyens avaient en tête de démolir le château des Ducs et de combler les fossés).

Heureusement un homme de bon sens, sinon plus, membre de la municipalité, Julien Groleau (ou Grolleau), Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, va défendre cette cathédrale par un argumentaire aussi serré que raisonné, sans faire la moindre allusion au caractère religieux de l'édifice, de même que l'on n'agite pas un chiffon rouge devant un taureau furieux !

Il va défendre la beauté du monument, son rôle d'observatoire lors de l'attaque des contre-révolutionnaires le 29 juin 1793, mais aussi les coûts de démolition, les nuisances pour l'environnement, le temps qu'il faudra pour raser ce témoin du passé. De plus, la tour sud présentait l'avantage d'un lieu d'observation pour les étudiants.

Son plaidoyer efficace sauvera cette église-cathédrale dont les nantais sont si fiers.Et c'est grâce à Julien Groleau que l'on peut admirer la superbe lumière qui baigne cet édifice.

La cathédrale survivra à la révolution, se rétablira de l'explosion de la tour dite des Espagnols du château de Nantes, le 25 mai 1800, résistera aux effets calamiteux des bombardements américains des 16 et 23 septembre 1943. Elle résistera lors de l'incendie de janvier 1972 et son orgue sera sauvé par son organiste, l'abbé Félix Moreau et le Facteur d'orgue, Debierre, guidant les pompiers pour bâcher l'instrument.

Mais hélas, combien de Fleury l'aîné ont sévi et sévissent encore ???? Ce matin c'est un ou plusieurs de ses enfants qui s'est attaqué au plus beau monument de la ville et à son fleuron : son Grand'orgue dont il ne reste rien. Quatre cents ans d'Histoire ont péri par la haine du religieux associée à l'inculture et à la bêtise crasse.

Sur la tribune il ne reste plus rien ; ont totalement disparu aussi des vitraux des XVè-XVIè siècle rescapés des bombardements.

 

JUILLET 1796 - 18 JUILLET 2020, LA CATHÉDRALE DE NANTESJUILLET 1796 - 18 JUILLET 2020, LA CATHÉDRALE DE NANTESJUILLET 1796 - 18 JUILLET 2020, LA CATHÉDRALE DE NANTES

Le Positif-dos s'est effondré sur le sol ; il ne reste rien des anges musiciens

JUILLET 1796 - 18 JUILLET 2020, LA CATHÉDRALE DE NANTES

Grâce à mon ami organiste j'avais pu visiter, accompagné de Julie, ce superbe, majestueux et puissant instrument dans les entrailles duquel on pouvait entrer comme dans une machinerie bien construite.

C'est fini maintenant.

JUILLET 1796 - 18 JUILLET 2020, LA CATHÉDRALE DE NANTES
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NOTRE RENGAINE ANNUELLE : UN P'TIT COUP DE MARSEILLAISE !

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Depuis le dimanche 13 juillet 2014 où cette pièce a été interprétée sur les claviers de l'orgue Debierre de l'église Saint Clément par les doigts (et pieds) agiles de Jeanne, alors organiste co-titulaire, je ne puis m'empêcher chaque année de vous faire partager cette découverte d'un mensonge et d'un vol.
Cette pièce a été composée en 1785 et interprétée pour la première fois en 1787 sur les claviers de l'orgue de la cathédrale Notre Dame de Saint Omer (Pas-de-Calais) par son auteur, Jean-Baptiste Grisons (1746-1815) qui a composé 172 œuvres en tant que Maître de chapelle.
C'est l'organiste titulaire actuel, François Bocquelet, qui m'a envoyé la photocopie de la partition d'origine. Cette musique, support des paroles de l'hymne vengeur et massacreur est antérieure de cinq ans à la date prêtée à Rouget dit de Lisle (dit de Lisle car il est le seul de sa famille a porter cette particule d'opérette) pour son interprétation.
Vous pouvez aussi écouter la pièce interprétée sur les claviers de l'orgue de la cathédrale Notre Dame de Saint Omer, par son organiste titulaire, là même où cette pièce fut créée.
La paternité de cette musique est parfois prêtée à d'autres ; elle est la seule à être datée et présente dans le livret sous couverture cartonnée. La musique de l'hymne national se lit dans l'Introduction des "Stances sur la calomnie" de l'Opéra d'Esther. Mais les "paroles de feu" (Arthur Loth) prêtées à Rouget primèrent sur le texte musical et ainsi son pseudo-auteur se trouva "titularisé de l'hymne.
 

 

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LA REVUE N° 49, JUIN 2020, SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE

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LA REVUE N° 49, JUIN 2020, SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE

Ce numéro 49 est le dixième mis en page par notre efficace maquettiste qui met en valeur les articles présentés. La Revue part aujourd’hui. 

Ceux qui étaient présents lors de l'Assemblée générale au château de Penhoët en auront eu la primeure. Vous y trouverez :

- Le Pont du Loc'h et l'histoire de son monument

- L'arsenic et la Vendée par Richard Lueil qui signe là sa venue au SCB

- Légendes et vérités sur le général Westermann (par le même Richard Lueil)

- Vendée et Chouans, amalgame

- De chevalier breton à chevalier d'industrie par Tanneguy Lehideux

- Deux chouans méconnus, Guillaume Legris-Duval et J-F de Carfort, par Noël Stassinet

- Louis de Frotté par Noël Stassinet

- Moi, Bertrand Barère, par lui-même.

- Quatrevingt-treize, mise en bouche avant la présentation du Victor Hugo revisité par Tanneguy Lehideux

(Cet ouvrage a été présenté et dédicacé par son auteur à l'issue de l'Assemblée générale et en lien avec l'ouvrage le caractère Trébuchet a été choisi pour rédiger cet article !)

LA REVUE N° 49, JUIN 2020, SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE
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OUEST-FRANCE, ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2020 DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE A GRAND CHAMP

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OUEST-FRANCE, ASSEMBLÉE GÉNÉRALE  2020  DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE A GRAND CHAMP

La journaliste Mélanie Bécognée de la rédaction OUEST-FRANCE de Vannes est venue réaliser un très honnête reportage sur notre Assemblée générale au château de Penhoët à Grand Champ. Elle ne s'est pas contentée de l'entrevue que nous avons eue puisqu'elle a assisté à la totalité de l'Assemblée générale ; elle en a ainsi tâté la bonne ambiance. Ce qui m'a obligé aussi à une certaine prudence dans les propos de mon rapport moral.

Avec élégance, la journaliste a mis un lien vers le Blog.
Je vous livre son compte rendu simplement diminué en taille avec la suppression du cliché de tête que je n'ai pas trouvé nécessaire. (l'original
est là).

 

Morbihan. Ils perpétuent l’histoire de la chouannerie bretonne

Ouest-France  Mélanie BÉCOGNÉE. Publié le 27/06/2020 à 16h48

 

Passionnés par cette histoire qu’ils estiment méconnue, voire ignorée, les adhérents du Souvenir chouan de Bretagne ne ménagent pas leurs efforts pour la faire connaître ;

Les adhérents du Souvenir chouan de Bretagne se sont réunis ce samedi 27 juin 2020 au château de Penhoët, à Grand-Champ, pour leur assemblée générale annuelle.

Les adhérents débarquent au compte-gouttes. Le président du Souvenir chouan de Bretagne, Noël Stassinet, accueille chacun avec le même enthousiasme, avant de les diriger vers l’orangerie du château de Penhoët, à Grand champ (Morbihan). Une vingtaine de chaises les attendent sous la verrière. Le drapeau de l’association apporte la touche historique nécessaire à cette assemblée générale annuelle. « Regarde ce que j’ai récupéré », glisse un adhérent au maître de cérémonie. « Ce sont des balles récupérées lors de fouilles au lieu de la bataille de Pont-Charrault. »

C’est l’émerveillement devant ces reliques tirées en 1793, « quand les Vendéens se sont frottés aux Bleus ». Il faut remonter plus au nord pour parler chouannerie. C’est le sujet du jour pour ces passionnés d’histoire, tous membres de l’association. Le gros des troupes est aux abonnés absents. Sur les quelque 250 membres, moins de vingt ont fait le déplacement. « 150 adhérents sont répartis dans le Grand Ouest et le reste en France », glisse Noël Stassinet.

«On n’en parle pas dans les livres d’école»

Lui s’investit à 100 % comme président, depuis novembre 2006. Et dès qu’il est question des chouans, on ne l’arrête plus.Il est intarissable sur ces « Bretons qui se sont soulevés pour leurs libertés fondamentales ». Ainsi résume-t-il cette insurrection paysanne née sous la Révolution.

Le lieu de la réunion n’a pas été choisi par hasard. Ce château a servi d’état-major au général chouan, Georges Cadoudal. Noël Stassinet en fait le récit en y apportant une pointe de suspense. Après tout, l’issue n’en est pas connue du grand public. « Les chouans, on n’en parle pas dans les livres d’école », regrette celui qui fait partie des rares initiés à en perpétuer l’histoire avec les moyens du bord. Le fameux devoir de mémoire à la sauce 2.0. « À nos deux revues annuelles s’ajoute un blog ouvert en 2011 et notre page Facebook, depuis 2014. »

 

 

 

OUEST-FRANCE, ASSEMBLÉE GÉNÉRALE  2020  DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE A GRAND CHAMP

La secrétaire de l’association Michèle Pierre, le président Noël Stassinet et Alain Le Gall le vice-président.

«On ne fait pas de politique»

Au cours des échanges, certains se félicitent que les articles envoyés pour publication ne soient pas retouchés. « Un texte, on le passe ou on ne le passe pas. Mais on ne le change pas », confirme le président de l’association. Et à moins d’être imprécis ou militant, il y a peu de chance d’en subir la censure. « Si certains veulent des textes engagés, qu’ils aillent ailleurs, tranche Noël Stassinet. Nous sommes déjà investis sur le plan historique pour faire connaître cette histoire avec la rigueur nécessaire. » Manière élégante de bouter les fervents royalistes hors de l’association. « Les gens ont des opinions qui les regardent mais, chez nous, on ne fait pas de politique. Ce n’est que des emmerdements. Ici, il n’est pas question de brailler : vive le roi! »

Ces chouans bretons préfèrent cultiver l’histoire. Ou ce qu’il en reste. La rencontre s’est terminée avec la remise d’un chèque de 4 000 € au maire de Brech. Histoire de redonner un coup de jeune à la petite chapelle du Champ-des-Martyrs.

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GEORGES CADOUDAL, 25 JUIN 1804, C NEWS, MARC MENANT, PONT DU LOC'H

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GEORGES CADOUDAL, 25 JUIN 1804, C NEWS, MARC MENANT, PONT DU LOC'H

Nous rappellerons samedi 27 juin cette belle Bataille du Pont du Loc’h qui vit la victoire des Chouans sur les troupes du général Harty le 25 janvier 1800. Ce 27 juin nous serons accueillis par un bébé chouette qui loge dans la chapelle Notre Dame de Burgo dont les ruines romantiques trônent dans la forêt, en zone militaire (Champ de tir). Cette chapelle fut un des points clé de cette bataille. Ce 25 juin marquait aussi le jour où Georges Cadoudal fut exécuté place de Grève à Paris.

Ce 25 juin Georges Cadoudal était invité sur le plateau de télévision de C News, ce qui est excellent car il n'est pas fréquent de voir honorer la mémoire des Chouans.

Mais pourtant l’intervention de Marc Menant sur Georges, appelle quelques remarques. Le journaliste a des difficultés à dissimuler un certain esprit critique vis à vis de la religion catholique, de l’Eglise en général et du clergé en particulier. Il manifeste aussi une certaine méfiance vis à vis de la royauté qui n’a pas démontré qu’elle soit un système politique plus malfaisant que le système politique dit république.

Pour parler des prêtres il dit toujours  « les curés » ; se prétendant fin lettré, ce qui est son droit, il devrait  savoir qu’en utilisant ce terme il se ridiculise et se donne des allures d’Emile Combes et d’anti-calotin. Curé est le titre du prêtre responsable d’une paroisse. Le nom porte une majuscule ; sans majuscule c’est l’apanage des « bouffeurs de curés ». Prétendre qu’être « curé » assurait une réussite sociale c’est insulter l’immense majorité des prêtres qui ont rempli dans la pauvreté les charges du sacerdoce. Il y a eu des arrivistes, certes, mais comme chez d’autres personnes ou professions. Et puis dans la majorité des cas il y avait la notion d'appel à la vocation.

Georges Cadoudal est un des seuls à posséder un cheval ; d’abord il sait monter ce qui n’est pas le cas des Chouans plutôt « hommes de marche » de plus les combats contre les Bleus se font dans un pays de bocage impropre à un combat de cavalerie. Au Pont du Loc’h (et non de Loc’h, prononcer lorrre) il est à cheval car l’endroit s’y prête et il peut aller plus vite d’un endroit à un autre pour donner ses ordres.

L’anecdote de Georges, à Quiberon, dans l’eau jusqu’à la taille et soulevant un canot à bout de bras est fausse. L’épisode se passe sur la plage de Pen Lan, à la sortie de l’embouchure de la Vilaine, à la pointe de Billiers ; Georges est bien dans l’eau au dessus de la taille et déhale un canot chargé d’armes (peut-être le  15 janvier 1800 car le 15 novembre 1799 il n’était pas là) mais il ne le porte  pas à bout de bras.

Le Pont du Loc’h est une grande bataille qui fera aux alentours d’un millier de morts. C’est cette bataille, la première de ce nom pour les Chouans de Georges, organisés militairement. La victoire des Chouans amènera Bonaparte à engager le général Brune, commandant des Troupes de l’Ouest , à entamer avec Cadoudal des pourparlers de paix qui se tiendront le 14 février à Saint Avé. Georges sera ensuite invité à poursuivre ces pourparlers aux Tuileries ce qui n’est pas fréquent pour des chefs de révoltés (et montre le prestige de Georges) ; l’entretien avec Bonaparte ne se passera pas bien et effectivement Georges racontera à Hyde de Neuville « quelle envie j’avais de l’étouffer dans ces deux bras » (en montrant ses bras).

Marc Menant fait une grossière erreur en impliquant Georges dans l’attentat de la rue Saint Nicaise ; les émissaires qu’il avait envoyés prirent l’initiative de l’explosion. D’autre part cela ne figure pas dans le dossier d’accusation contre Georges lors de son procès ; on lui reproche qu’il voulait enlever le Consul pour le livrer aux Anglais (déjà ceux-ci voulaient l’isoler à l’Ile d’Elbe). Le journaliste fait aussi une erreur en prêtant à Fouché l’intention d’orienter les recherches vers les Jacobins et Bonaparte vers les royalistes ; c’est exactement l’inverse. Fouché visait les royalistes, par vieille haine et avec justesse ; Bonaparte visait les Jacobins pour faire le ménage chez ses ennemis politiques.

Enfin dans les poursuites et enquêtes engagées contre les Chouans elles sont le fait de Pierre-François Réal qui remplace Fouché alors en disgrâce ; c’est le même Réal qui fera les allers-retours entre Les Tuileries et La Conciergerie pour apporter la proposition de demande de grâce que Cadoudal refusera avec dédain. Et c’est Réal qui transmettra au nouvel empereur la demande de Georges d’être exécuté le premier afin que ses compagnons d’infortune, qui ont suivi les tractations de demande de grâce, ne doutent pas de son exécution. C’est Réal qui viendra dire à Georges que sa demande est refusée.

Cette exécution en dernier explique le fait que Dominique Larrey pourra récupérer le corps de Cadoudal qui était en attente de linceul (il n’y en avait que onze pour douze condamnés). L’explication de Menant est imprécise sur l’utilisation du cadavre ; Dominique Larrey est aussi phrénologue, théorie fumeuse du rapport entre le volume de la tête et le caractère. Il a l’occasion de vérifier sa théorie avec un médecin viennois Franz Joseph Gall qui préfère le terme de crânologie) et Georges arrive à propos.

Ce serait la dernière « vacherie » de Napoléon à son ennemi que ceux qui vont être exécutés meurent avec le doute que Georges aurait pu les tromper.

Quant au « traître » qui aurait parlé, Quérel, il faudrait un peu d’indulgence en se souvenant que Bonaparte avait rétabli la torture d’une manière ignoble qui rendait l’individu totalement incapable d’utiliser ses doigts après son application : on serrait les phalanges des doigts entre le chien et la platine puis on appuyait sur la détente ce qui broyait les articulations. Cette torture avait été formellement interdite par Louis XVI au tout début de son règne.

Ces erreurs n’empêchent pas Marc Menant d’être un excellent conteur.

Nous sommes heureux que la mémoire du héros Chouan ait été honorée malgré ces quelques erreurs.

GEORGES CADOUDAL, 25 JUIN 1804, C NEWS, MARC MENANT, PONT DU LOC'H
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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE

C'est dans l'orangerie du château de Penhoët que se tiendra samedi prochain 27 juin notre Assemblée générale à partit de 10 H 15.

Outre l'habituel rapport moral du Président et le compte rendu financier de la Trésorière nous recevrons le Maire et le Premier adjoint de la mairie de Brec'h pour leur remettre notre chèque de participation  aux frais de restauration de la chapelle du Champ des martyrs. Un chèque conséquent grâce à la générosité des donateurs du Souvenir Chouan de Bretagne.

Tanneguy Lehideux sera là aussi et nous parlera du sujet de son dernier ouvrage "Quatrevingt-Treize, Brutus, Sophie, Victor ou la légende de Victor Hugo". Il dédicacera ce décoiffant ouvrage.

Après le déjeuner servi par "Les traiteurs du Loc'h" nous partirons en balade sur les lieux permettant l'évocation de la Bataille du Pont du Loc'h le 25 janvier 1800.

La journée se terminera par le cidre de l'amitié et ses sympathiques palets bretons auprès de notre menhir commémorant cette épisode de la Chouannerie.

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19-23 JUIN 1790 ABOLITION DE LA NOBLESSE HÉRÉDITAIRE ET DES TITRES

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19-23 JUIN 1790 ABOLITION DE LA NOBLESSE HÉRÉDITAIRE ET DES TITRES

Dans les Archives parlementaires de l’Assemblée Nationale Constituante on trouve :

Décret portant abolition de la noblesse, de la livrée, des qualifications honorifiques lors de la séance du 19 juin 1790.

Les propositions de ce décret sont portées devant l’Assemblée par MM. Le Chapelier, Lanjuinais et Fréteau (Emmanuel Fréteau de Saint Just – député de la noblesse de Melun) soutenu par les frères Charles et Alexandre de Lameth (entr’autres).

Le Chapelier et Fréteau de Saint Just  mourront d’une mauvaise coupure de rasoir et les autres finiront benoîtement dans leurs lits.

« M. le Président (Siéyes) met aux voix le décret dont les parties ont déjà été votées successivement. Il est adopté en ces termes :

L’assemblée nationale décrète que la noblesse héréditaire est pour toujours abolie ; qu’en conséquence les titres de prince, de duc, de comte, de marquis, vicomte, vidame, baron, chevalier, messire, écuyer, noble, et tous autres titres semblables ne seront ni pris par qui que ce soit ni donnés à personne.

- Qu’aucun citoyen français ne pourra prendre  que le vrai nom de sa famille ;

- Qu’il ne pourra non plus porter ni faire porter de livrée ni avoir d’armoiries ;

- Que l’encens ne sera brûlé, dans les temples, que pour honorer la Divinité et ne sera offert à qui que ce soit ;

- Que les titres de Monseigneur et de Messeigneurs ne seront donnés ni à aucun corps ni à aucun individu ainsi que les titres d’excellence, d’altesse, d’éminence, de grandeur.

Sans que, sous prétexte du présent décret, aucun citoyen puisse se permettre d’attenter  aux monuments dans les temples, aux chartes, titres et autres renseignements intéressant les familles ou les propriétés, ni aux décorations d’aucuns lieux publiques ou particuliers, et sans que l’exécution des dispositions relatives aux livrées et aux armes placées sur les voitures, puisse être suivie ni exigée par qui que ce soit, avant le 14 juillet pour les citoyens vivant à Paris et avant trois mois pour ceux qui habitent la province.

 

C’est toujours pathétique de voir des individus tirer contre leur propre camp.

 

Fréteau et LanjuinaisFréteau et Lanjuinais

Fréteau et Lanjuinais

Constatons qu’il s’agit de la suppression des titres de la noblesse et non l’interdiction de la particule. 200 ans plus tard cet article a été utilisé par l’avocat d’un individu pour retrouver une particule qui n’a jamais appartenue à sa famille roturière.

L’argutie de l’avocat de l’individu en question est celle-ci : « Qu’en raison de la tourmente de la période révolutionnaire dont il est historiquement notoire qu’elle a créé une grande incertitude en matière d’Etat Civil et plus particulièrement pour les familles nobles ou considérées comme telles contraints à dissimuler leur identité par l’effet notamment des décrets des 19 et 23 juin 1790 et des Lois sur les suspects des 19 et 22 juillet 1791 et suivantes incitation qui se maintint par l’effet des guerres incessantes de l’empire, il en est résulté une erreur dans la transcription dans l’acte de naissance de Hippolyte né le 20 juin 1807 » .

Argutie fallacieuse alors que le Consulat et surtout l’Empire furent des accélérateurs de particule !

 

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LA PELLE DU 18 JUIN.........1815

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LA PELLE DU 18 JUIN.........1815

Dans le Larousse 1989, le terme ramasser une pelle est français et s'utilise en langage familier dans le sens de chuter lourdement, tomber durement.

Ce terme peut donc être considéré comme faisant partie du vocabulaire révolutionnaire.

Il s'applique, en ce 18 juin 1815, à l'empereur Napoléon qui signe là sa plus grande défaite, dans le sang des SEPT MILLE morts et des dix huit mille blessés 8 mille prisonniers de cette monstrueuse boucherie, qui opposa 86.000 Impériaux à 113.000 Alliés (anglo-prussiens) selon le site de Waterloo. Certes cette boucherie fut moins importante qu’à Eylau (plus de DIX Mille morts) ou la redoutable retraite de Russie (Ils partirent plus de SIX cent mille et revinrent VINGT mille !!!).

Selon d’autres sources, proches des bonapartistes, 5.000 morts, 18.000 blessés, 10.000 prisonniers impériaux sont cités

Avant la défaite et la déroute, comme lors de la retraite de Russie, l’Empereur aura quitté le champ de bataille et regagné Paris.

Rappelons quand même qu’au milieu de  ce massacre le remarquable Dominique Larrey, chirurgien du champ de bataille et créateur des ambulances chirurgicales mobiles a sauvé un très grand nombre de blessés qui seraient morts sans ses interventions. Il évitera de peu d'être fusillé par les Prussiens et devra la vie sauve à Blücher dont il avait soigné le fils.

 

LA PELLE DU 18 JUIN.........1815

QUEL BILAN ?

 

Cet empereur républicain aura parachevé l'œuvre mortifère de la révolution. Il est encensé pour le "Code Napoléon" en réalité œuvre des Rois et de la Convention qu'il a perfectionnée et que seul un dictateur pouvait faire appliquer.

On lui doit le rétablissement de la torture, abolie sous Louis XVI, particulièrement par "serrage de pouce": cela consiste à mettre la phalange du pouce du coupable (ou présumé coupable) entre le chien et le bassinet d'un pistolet à silex et à appuyer sur la détente. Moyen infaillible pour convaincre de parler. Méthode infaillible qui rendit bavard le taciturne Picot à la prison de l’abbaye en 1804. (Cadoudal sera, sur ordre de Réal cornaqué par le 1er Consul, préservé de toute torture lors de son arrestation en mars 1804).

 

Napoléon signe sa chute définitive le 22 juin. Il laisse derrière lui plus d'un million de morts et autant d'invalides (le chiffre oscille entre 400 mille et 1.100.000 selon que l’on est ou pas bonapartiste), un pays à moitié envahi par l'ennemi, qui n'était, sous les Rois, qu'un adversaire - ce qui est différent - et, en signant sa chute par son abdication, il mettra fin à 23 années de guerres incessantes et meurtrières.

L'expansion des idéaux de la bienheureuse révolution, généreusement répartis sur l'ensemble de l'Europe, aura causé une multitude de destructions humaines, agricoles, immobilières. Mais l'Empereur garde toujours une popularité certaine. Peut-être que s'il avait été allemand sa popularité eût été différente ? Ah ! Oui vraiment, Liberté-Egalité-Fraternité, que de bonheurs on a fait en votre nom !

 

Son débarquement sur la côte de Golfe Jouan fin mars aura permis d’assister à un spectacle lamentable de retournements de vestes successifs, du simple soldat jusqu’au maréchal, du fonctionnaire basique au ministre sans état d’âme et sans convictions réelles. Mais notre époque ne peut pas le leur reprocher. Comme le disait avec cynisme l’homme politique Edgar Faure (GOF et abolitionniste du latin en septembre 1968) spécialiste du retournement de veste : ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent qui change !

 

Waterloo termine cet épisode étrange de la fin de carrière d’un habile politicien-militaire qui n’aura jamais l’occasion, faisant mentir le dicton, de signer une troisième abdication.

 

Waterloo ne fut pas une défaite pour tout le monde : Nathan Rothschild a fait de bonnes affaires financières en spéculant sur la défaite de Napoléon à Waterloo mais aussi en annonçant auparavant la défaite de Wellington ce qui entraîna un marasme pour la Livre Sterling qui atteint son cours le plus bas et qu’il racheta alors par  énormes quantités. Trader avant l’heure ! De cela on est sûr. Mais beaucoup de légendes ont été propagées sur les moyens. Il n’était pas à Waterloo, il n’a pas traversé la Mer du Nord en pleine tempête après avoir soudoyé un pêcheur, il n’a pas envoyé de pigeon voyageur. Si le volume d’enrichissement n’est pas formellement établi  il est quand même très important, entre plusieurs dizaines et un million de Livres (1815 !).

 

Une note en bas d’un courrier à lui envoyé par un nommé John Roworth (son agent présent sur place, proche parent de l'ancien maire de Nottingham) confirme quand même : «J'ai été informé par le Commissaire White que vous avez bien fait par les premières informations que vous aviez de la Victoire acquise à Waterloo ».

 Ce qui est certain c’est l’absence de sentiment du financier.

 

« Vieillard, chapeau bas, ce passant fit sa fortune à l’heure où tu versais ton sang. Il jouait à la baisse et montait à mesure que notre chute était plus profonde et plus sûre. Il fallait un vautour à nos morts, il le futUn million joyeux sortit de Waterloo ; Si bien que du désastre il a fait sa victoire, Et que, pour la manger, et la tordre, et la boire, Ce Shaylock, avec le sabre de Blücher, A coupé sur la France une livre de chair. Or, de vous deux, c’est toi qu’on hait, lui qu’on vénère ;   Vieillard, tu n’es qu’un gueux, et ce millionnaire, C’est l’honnête homme. Allons, debout, et chapeau bas ! » Victor Hugo

 

Des charniers contenant les squelettes des soldats de l’armée napoléonienne sont régulièrement découverts et marquent les itinéraires  de l’Ogre en Europe de l’Est. Un des plus importants a été celui de Vilnius en 2001 contenant les restes de trois mille personnes qui ont été déposés dans le cimetière de la ville.

Contrairement à ce que prétend un loufoque adepte des déplacements d'ossements humains, les militaires tués sous les guerres napoléoniennes sont toujours là où ils sont tombés.

LA PELLE DU 18 JUIN.........1815
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LE HUGO NOUVEAU EST ARRIVE !

Publié le par culture

LE HUGO NOUVEAU EST ARRIVE !

Tanneguy Lehideux a confié aux Editions Pays et Terroirs son nouvel ouvrage, « Vendée Quatrevingt-Treize, Sophie, Brutus et Victor ou la légende de Victor Hugo »  , dans lequel il se charge, en 348 pages,  de redresser les demi-mensonges et semi-vérités du poète écrivain sur son père « ce héros au regard si doux ».

Il serait même plus juste de parler de légendes et d’arrangements avec la vérité du panthéonisé.

Cet ouvrage est le troisième de Tanneguy Lehideux après Jean Terrien (Combats d’un Chouan) qui rappelait l’existence de la Chouannerie dans le (vaste) pays de Châteaubriant, puis la réhabilitation d’un général chouan oublié, le comte de Scépeaux qui avait établi des liens avec les « Vendéens » de Jean-Nicolas Stofflet et mené la Chouannerie dans le pays segréen.

 

Ce troisième ouvrage risque de faire de la peine aux hugolâtres avec la révélation des crimes commis par « monpèrecehérosauregardsidoux » mais peut-être préféreront-ils critiquer sans avoir lu les liens établis par les proches avec Carrier et les révolutionnaires.

Hugo fait partie de ces auteurs à la gloire quelque peu exagérée, versatile sur le plan politique, et plutôt menteur ou du moins affabulateur, en particulier sur l’histoire de sa famille que l’on découvre, avec quelque étonnement, dans le livre de Tanneguy Lehideux.

 

Trois chapitres  sont consacrés plus particulièrement au couple Sophie et  Brutus Hugo « le héros au regard si doux » et au comportement des uns et des autres dans cette période de la révolution.

 

L’auteur, très bien documenté, démonte la thèse de Victor sur sa mère « vendéenne » proche de madame de Bonchamps alors qu’au contraire elle fut très proche de Carrier qui eut pour maîtresse sa grand-tante Lenormand (Sophie Trébuchet est par sa mère une Lenormand famille bourgeoise nantaise et soutien de Carrier).

En refermant ce livre à la 348ème page vous aurez constaté que sur ses parents tout est faux chez Hugo.

Vente en librairie ou chez l’éditeur au prix de 23 €.    Présentation très soignée.                                                                

LE HUGO NOUVEAU EST ARRIVE !
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