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Solennité du Sacré-Coeur en ce vendredi 27 juin 2014.

Publié le par culture

​Porté sur leur poitrine de Révoltés comme un emblème signant la raison de leur soulèvement nos aînés d'il y a 220 ans ont montré qu'il y avait des limites aux attaques contre la religion de Dieu ! Il y a un moment où tout n'est plus permis. C'est cela La Chouannerie.

Au départ de ce signe de reconnaissance les apparitions de Jésus-Christ, à Marguerite-Marie Alacoque en juin 1675, désirant qu'un culte soit rendu à ce Coeur qui a tant aimé les hommes.

Qu'il y ait des incrédules est compréhensible ; mais c'est un fait.

Cet insigne n'est pas Vendéen, il n'est pas Chouan, il est le Sacré-Coeur. Il semble d'ailleurs qu'il servit de signe de reconnaissance aux Révoltés de Jalès dès août 1790. Sous sa forme originelle il fut un motif d'accusation - insigne de la superstition - contre la Reine Marie-Antoinette et contre Madame Elisabeth (entr'autres personnes). Sous sa forme stylisée il fut porté par les combattants "Pour Dieu et le Roi" ; Il figure sur l'emblème du Souvenir Chouan de Bretagne dont la devise est "Doue ha mem Bro" "Dieu et mon Pays".

L'occasion, en cette solennité, de prier, une nouvelle fois,  pour notre pauvre France !

Solennité du Sacré-Coeur en ce vendredi 27 juin 2014.Solennité du Sacré-Coeur en ce vendredi 27 juin 2014.Solennité du Sacré-Coeur en ce vendredi 27 juin 2014.
Solennité du Sacré-Coeur en ce vendredi 27 juin 2014.

PRIÈRE POUR LA FRANCE DE L'ILE-BOUCHARD

 

Seigneur Jésus, nous te confions notre pays, la France, et tous ses habitants.

Nous Te bénissons pour les nombreuses grâces que Tu lui as accordées, pour la variété et la beauté de ses paysages,

Pour les saints qu'elle a donnés au monde, pour sa vocation de fille ainée de l'Église.

Que nos responsables politiques soient remplis de sagesse, qu'ils soient désintéressés et déterminés à gouverner avec justice et à promulguer des lois qui respectent la vie et les personnes. Qu'ils reconnaissent les racines chrétiennes de la France.

Marie, Toi qui as visité notre pays à plusieurs reprises, Toi qui as demandé à L'Ile-Bouchard aux petits enfants de "prier pour la France", aide-­nous à aimer notre pays, à prier pour lui et à y répandre l'Évangile de ton divin Fils.

Apprends-nous à rester fidèles aux grâces de notre baptême.

Donne-nous de saintes vocations pour servir l'Église et montre-nous comment dire oui à Dieu toute notre vie.

Amen.

 

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Georges Cadoudal est bien mort le 25 juin 1804...

Publié le par culture

Les seules personnes renseignées sur l'Histoire de la Chouannerie, par l'ouvrage de Nathalie Meyer-Sablé,  pourraient avoir un doute.

Georges Cadoudal est bien mort le 25 juin 1804...

Ce petit ouvrage, en taille et en contenu, a été rédigé par un Docteur en Histoire contemporaine, doctorante de Jean-Clément Martin, plutôt spécialisée dans les activités liées à la pêche. Nous ne savons pas si elle a exercé dans le domaine ostréicole, version culture des perles, perliculture, car elle nous propose de quoi commencer un beau collier !

D'abord en quatre de couverture avec la conscription des 30 mille dès février 1793 (et non 300 mille) :

Georges Cadoudal est bien mort le 25 juin 1804...

Puis l'iconographie traditionnelle avec ce "curé" qui entraîne les masses laborieuses, vociférantes et abruties par l'obscurantisme  (page 10,  car on sait bien que les Révoltés ont été manipulés par les "curés" et les nobles !)

Georges Cadoudal est bien mort le 25 juin 1804...

Selon ses connaissances, Nathalie fait mourir Bonchamps à  la Bataille de Cholet le 17 octobre alors qu'il est mort de ses blessures le 18 octobre (après son fameux "Grâce aux prisonniers") à La Meilleraie (Saint Florent le Vieil) entre l'Ile Batailleuse et Varades.

Mais pour ce qui concerne notre héros Breton, Georges Cadoudal, si Nathalie signale bien son arrestation le 9 mars (à 19 h précises!) elle nous précise son jugement en compagnie de 41 accusés (47 en réalité) et son exécution le 12 juin ! (Page 111 de son ouvrage).

Notre Breton est mieux que Wallace de Braveheart. Il résiste (si nous nous fions au texte de Nathalie) car après avoir été exécuté le 12 juin il est finalement fusillé le 15 juin 1804.(page 115) (L'année est bonne, la date un peu moins).Nous ne savions pas que le bourreau Sanson commandait un peloton d'exécution !

Merci quand même à Nathalie Meyer-Sablé d'avoir accordé au Héros de la Chouannerie une survie de 13 jours. Peut-être a-t-elle aussi répondu au regret de Georges d'être guillotiné plutôt que fusillé car il avait mené un combat militaire (comme il l'a exprimé)..

Oui, Nathalie Meyer-Sablé, Georges Cadoudal et ses onze compagnons ont bien été guillotinés le 25 juin 1804 sur la place de Grève à Paris.

Et votre ouvrage est un vrai "collier de perles" ! (Pour une spécialiste de la pêche !)

 

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Hommage rendu à Georges Cadoudal à Kerléano pour le 210ème anniversaire de sa mort.

Publié le par culture

Pour ce 210ème anniversaire de l'exécution de Georges Cadoudal et de ses onze compagnons en place de Grève à Paris, le 25 juin 1804 nous avons été quelques uns à nous retrouver à Kerléano, où ses ossements reposent depuis 1853, pour nous recueillir et évoquer la mémoire de cet homme hors du commun.

Evocation aussi de Pierre Mercier dit "La Vendée" son compagon de tous ses combats tué près de Loudéac à la Fontaine aux Anges le 20 janvier 1801 à 11 h 45 du soir (et non le 21 janvier).

Les pérégrinations de ses restes furent rappellées, de la place de Grève où Georges fut exécuté jusqu'à son inhumation à l'époque de Napoléon III.

Hommage rendu à Georges Cadoudal à Kerléano pour le 210ème anniversaire de sa mort.Hommage rendu à Georges Cadoudal à Kerléano pour le 210ème anniversaire de sa mort.Hommage rendu à Georges Cadoudal à Kerléano pour le 210ème anniversaire de sa mort.

Nous avons terminé notre journée du Souvenir à la croix dressée sur le lieu où fut tué son jeune frère  Julien en février 1801.

Le cidre de l'amitié a clos ces quatre amicales heures d'hommage au très grand chef Chouan qui avait mis son combat à la pointe de ses convictions et de ses occupations, jusqu'à en mourir.

Une idée obsolète ? Une vieille utopie ? Un combat dépassé ? 

Non ! Un exemple pour l'actualité.

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GEORGES CADOUDAL, 25 JUIN 1804, LA FIN D'UNE BELLE AVENTURE...

Publié le par culture

GEORGES CADOUDAL, 25 JUIN 1804, LA FIN D'UNE BELLE AVENTURE...

En ce 25 juin 1804, place de Grève à Paris (actuelle place de l'Hôtel de ville) à cette heure précise, à 210 ans de distance, tombent les têtes des Chouans fidèles à leur idéal, attachés à leurs libertés jusqu'à en mourir.A leur tête Georges Cadoudal qui ne les a pas trahis alors que l'Empereur, nommé par le Sénat en mai, a fait une dernière tentative en envoyant Réal, son ministre de la Police, avec une lettre de demande de grâce déjà remplie et qu'il n'a qu'à signer.

Cadoudal: "Cette grâce est-elle aussi pour mes amis ?"

Réal: "Non, que pour vous."

Cadoudal: "Non seulement ce bougre veut me couper la tête mais en plus il veut me déshonorer !"

Les gardiens sont venus les chercher à la prison de Bicêtre tôt ce matin afin de les emmener à La Conciergerie où se tient le Greffe du Tribunal qui, à l'issu d'un procès de 13 jours, a énoncé douze condamnations à mort sur les 47 interpellations réalisées dans Paris et les alentours depuis janvier 1804.(20 condamnés à mort, 4 condamnés à la prison, 1 condamné à l'exil, 22 acquittés ; sur intervention Napoléon graciera 8 condamnés à mort). 

L'extorsion des aveux ne s'est pas faite que par de simples interrogatoires. Bonaparte a donné ordre d'utiliser toutes méthodes pour obtenir des "témoignages": pendaisons suivies de réanimation, strangulation, et le "serrage" des articulations des doigts entre la platine et le chien de fusils. Procédé assez barbare qui laissait la main ou les mains désarticulées.

Esquisse des traits de Georges pour un ultime portrait qui montre un homme la veste sur l'épaule, au visage, serein, souriant, (aux antipodes des bestiales caricatures du serve David). Comment d'ailleurs, le forçat au cou de taureau dessiné par l'ancien Conventionnel aurait-il pu entrer dans la lunette de la guillotine ?

Dans la cour du Mai, ils sont montés dans les charrettes après la coupe des cheveux et l'ultime absolution par leurs confesseurs respectifs. 

Le trajet par le quai de la Corse et le pont d'Arcole (appellations actuelles) se passe sous l'oeil d'une population sans imprécations. Et quand même y en aurait-il eu qu'ils sont largement au-dessus de tout ça !

La première tête tombe à 11 H 35, la dernière à midi. En 25 minutes tout est consommé.

Laquelle est tombée la première ? Officiellement et d'après les acharnés, celle de Georges. D'après son confesseur, l'abbé Pierre Grayo de Kéravenan, celle de Georges. D'après le bourreau, Sanson, la demande de Georges d'être exécuté le premier ne fut pas acceptée par le grand juge. Certainement pour tenter de déconsidérer Georges aux yeux de ses compagnons et qu'ils meurent avec l'ultime doute qu'il ait demandé sa grâce. Une ultime petite vacherie du nouvel  empereur ?

S'il avait été guillotiné le premier son squelette ne serait pas à Kerléano mais quelques part dans les catacombes de Paris après que le cimetière de Sainte Marguerite ait été désaffecté.

Il y a 10 ans nous lui avions rendu hommage à Paris. Rappel avec ce film réalisé par la Troupe des Coeurs de Chouans.

Sont morts ce matin les Chouans libres:

-Jean Le Lan, de Kervignac,

-Jean Mérille, du Mans

-Victor Deville, de Rouen,

-Pierre-Jean Cadudal, cousin de Georges, de Brec'h,

-Michel Roger, de Toul,

-Louis Picot, de Josselin,

-Louis Ducorps, de Saint-Piat (Eure et Loire),

-Guillaume Lemercier, de Bignan,

-Louis-Gabriel Burban, de Questembert,

-Aimé-Augustin Joyaut, de Glénac,

-Jean-Baptiste Coster de Saint Victor (le seul noble), d'Epinal.

 

Qu'ils reposent en paix et veillent sur la Bretagne

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HOMMAGE A GEORGES CADOUDAL.

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HOMMAGE A GEORGES CADOUDAL.HOMMAGE A GEORGES CADOUDAL.

Pour le souvenir de l'exécution de Georges Cadoudal, le 25 juin 1804 il y a 210 ans exactement, une réunion se tiendra au mausolée de Kerléano, à Auray, mercredi 25 juin à partir de 14 H 30.

En une époque trouble, où le souvenir  laisse souvent la place à des besoins mercantiles, le Souvenir Chouan de Bretagne tient à souligner le combat pour les convictions affirmées du dernier combattant de cette période post-révolutionnaire,  au nom de ses convictions  et de ses libertés, y compris la liberté religieuse, au risque de tout perdre, même la vie.

Que Georges Cadoudal soit un exemple pour notre époque.

Après l'évocation de sa vie, de son  combat, de son"procès", sa mise  à mort et son retour à Kerléano, le verre de l'amitié sera offert par le Souvenir Chouan de Bretagne.

Cette réunion avait déjà été annoncée dans "La Lettre de mars " du Souvenir Chouan de Bretagne.

Noël Stassinet

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LES CHEMISES ROUGES, UN CRIME DE LA TERREUR, MARDI 17 JUIN 1794

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Assassinat de 54 personnes fomenté par Barère, Rapporteur du Comité de Salut Public, sans aucun doute sous intoxication de la Presse anglaise, certainement monté par les ennemis de Robespierre, afin de le déstabiliser, en accusant une jeune fille - Cécile Renault - peu intéressée par la vie politique de l'époque (avec justes raisons) - peut-être une peu simplette (qu'elle me pardonne) d'avoir voulu assassiner Robespierre et cette crapule de Collot d'Herbois.

Pour des politicards véreux (voir l'article d'Olivier Blanc dans La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne de juin 2014) que représente cette jeune fille sinon le "mouton" parfait !

On voulut ainsi faire croire à une conspiration royaliste contre les Pères fondateurs de la république - c'était l'accusation facile à l'époque pour que Fouquier-Tinville alimentât la guillotine (fédéralistes, Danton et consorts etc..) - pour envoyer à la mort 54 personnes de conditions diverses que l'on associa sur d'inexistantes preuves de collusion sur les ordres de : 

LES CHEMISES ROUGES, UN CRIME DE LA TERREUR, MARDI 17 JUIN 1794LES CHEMISES ROUGES, UN CRIME DE LA TERREUR, MARDI 17 JUIN 1794LES CHEMISES ROUGES, UN CRIME DE LA TERREUR, MARDI 17 JUIN 1794
LES CHEMISES ROUGES, UN CRIME DE LA TERREUR, MARDI 17 JUIN 1794LES CHEMISES ROUGES, UN CRIME DE LA TERREUR, MARDI 17 JUIN 1794LES CHEMISES ROUGES, UN CRIME DE LA TERREUR, MARDI 17 JUIN 1794

Jean-Pierre-André Amar (mort dans son lit), Barère (mort dans son lit), Philippe-François-Joseph Le Bas (suicidé le 28 juillet 1794), Marc Guillaume Alexis Vadier (mort dans son lit), Jacques-Louis David (mort dans son lit), Philippe Rühl - qui avait brisé la Sainte Ampoule à Reims le 7 octobre 1793 - (suicidé le 29 mai 1795), Joseph-Nicolas Barbeau du Barran (mort dans son lit)., Moyse Bayle (mort dans son lit), Grégoire Jagot (mort dans son lit), Elie Lacoste (mort dans son lit), Louis-Charles de Lavicomterie (mort dans son lit),  Jean-Antoine Louis (mort brutalement en 1796),  Jean-Henri Voulland (mort miséreux dans son lit).

Les malheureuses victimes furent revêtues de la chemise rouge des parricides, en réalité des sacs en toile de jute (des sacs à patates) teints en rouge.

-Henri Admirat, âgé de 50 ans, natif de Auzolette (Puy-de-Dôme) domicilié à Paris, rue Favart, ci-devant domestique, ensuite attaché à la loterie ci-devant royale en qualité de garçon de bureau.---François Cardinal, instituteur et maître de pension âgé de 40 ans, natif de Bussière (Haute-Marne,) domicilié à Paris, 7 rue de Tracy, 

-Pierre-Balthasard Roussel, âgé de 26 ans, natif de Paris, y domicilié, 70 rue Helvétius,

-Marie-Suzanne Chevalier, âgée de 34 ans, native de Saint-Sauvan (Vienne) domiciliée à Paris, 47 rue Chabanais, femme séparée depuis trois ans de Lamartinière.

-Claude Paindavoine, âgé de 53 ans, natif de Lépine (Marne) domicilié à Paris, 19 rue Neuve-des-Petits-Champs,concierge de la maison des ci-devant loteries.

-Aimée-Cécile Renault, âgée de 20 ans, native de Paris, rue de la Lanterne, fille de Antoine Renault.

-Antoine Renault, papetier-cartier, âgé de 62 ans, natif de Paris, rue de la Lanterne, section de la Cité.

-Antoine-Jacques Renault, papetier, âgé de 31 ans, natif de Paris, rue de la Lanterne, fils d'Antoine Renault.

-Edme-Jeanne Renault, ex-religieuse, âgée de 60 ans, native de Paris, 698 rue Babylone.

-Jean-Baptiste Portebœuf, âgé de 43 ans, natif de Thoiré (Seine-Inférieure) domicilié à Paris, 510 rue Honoré.

-André Saintanac, élève en chirurgie et employé à l'hôpital militaire de Cboisy-sur-Seine, âgé de 22 ans, natif de Bordeaux, domicilié audit Choisy, et précédemment à Paris, rue Quincampoix, maison garnie, ci-devant dite de la Couronne.

-Anne-Madeleine-Lucile Parmentier, âgée de 52 ans, native de Clermont (Oise) domiciliée à Paris, 510 rue Honoré, mariée à Alexandre Lemoine Crécy.

-François Lafosse, chef de la surveillance de police de Paris, âgé de 44 ans, natif de Versailles (Seine-et-Oise) domicilié à Paris, 32 rue du Faubourg-du-Temple.

-Jean-Louis-Michel Devaux, employé, âgé de 29 ans, natif de Doulans (Somme) domicilié à Paris, rue Barbe, section de Bonne-Nouvelle.

-Louis-Eustache-Joseph Potier, âgé de 44 ans, natif de Lille (Nord) domicilié à Paris, rue Favart, imprimeur et membre du comité révolutionnaire de la section Lepelletier.

-Charles François de Virot de Sombreuil, ex-gouverneur des Invalides, âgé de 64 ans, natif de Ensisheim (Haut-Rhin) domicilié à la maison nationale des Invalides. Héros de la bataille de Rocourt.

-Stanislas Virot de Sombreuil, âgé de 26 ans, natif de Lechoisier (Haute-Vienne) domicilié à Poissy, ex-capitaine de hussards et ex-capitaine de la garde nationale de Poissy. Son frère sera fusillé à Vannes le 28 juillet 1795 après l’échec de Quiberon.

-Jean-Guet Henoc Rohan Rochefort, ex-noble, domicilié à Rochefort (Charente-Inférieure.)

-Pierre Laval Montmorency, ex-noble, âgé de 25 ans, natif de Paris, y domicilié, rue du Bac.

-Etienne Jardin, âgé de 48 ans, natif de Versailles (Seine-et-0ise) domicilié à Paris, rue Cadet, directeur des transports militaires depuis la révolution, et avant piqueur du tyran.

-Charles-Marie-Antoine Sartine, ex-maître des requêtes, âgé de 34 ans, natif de Paris, y domicilié, rue Vivienne.

-Barthélemy Constant, gendarme, âgé de 42 ans, natif de Grasse (Var) domicilié à Paris, 185 rue du Faubourg-Martin,

-Joseph-Henry Burlandeux, ex-officier de paix, âgé de 39 ans, natif de Saullier (Var) domicilié à Paris, 64 rue du Faubourg- Martin, 

-Louis-Marie-Francois Saint-Mauris de Montbarey, ex-prince et ancien militaire, âgé de 38 ans, natif de Paris, y domicilié 49 faubourg Honoré,

-Joseph-Guillaume Lescuyer, musicien, âgé de 46 ans, natif d'Antibes (Var) domicilié à Paris, 16 rue Poissonnière,

-Achille Viart, ci-devant militaire, âgé de 51 ans, natif de …, en Amérique, domicilié à Mariac (Bec-d'Ambès)

-Jean-Louis Biret Tissot, domestique de la femme Grandmaison, âgé de 35 ans, natif de Paris, y domicilié, rue de Mesnard.

-Théodore Jauge, banquier, âgé de 47 ans, natif de Bordeaux (Bec-d'Ambès)  domicilié à Paris, rue du Mont-Blanc.

-Catherine-Suzanne Vincent, âgée de 45 ans, native de Paris, y domiciliée, rue de Mesnard, mariée à Gryois.

-Françoise-Augustine Duval d'Eprémesnil née Santuare, âgée de 40 ans, native de l'île Bourbon, en Afrique, domiciliée à Marefosse (Seine-Inférieure) mariée à d’Eprémesnil.

-Charles-Armand-Augustin Depont, ex-noble, âgé de 49 ans, natif de Paris, y domicilié, rue Notre-Dame-des-Champs.

-Joseph-Victor Cortey, épicier, âgé de 37 ans, natif de Symphorien (Loire) domicilié à Paris, rue de la Loi.

-François Paumier, ci-devant marchand de bois, âgé de 39 ans, natif de Aunay (Nièvre)

-Jean-François Deshayes, âgé de 68 ans, natif de Herserange (Moselle) domicilié à Luçon, marchand et membre du comité de surveillance dudit lieu.

-Francois-Augustin Ozanne, ex-officier de paix, âgé de 40 ans, natif de Paris, y domicilié, rue de la Vieille-Monnaie.

-Charles-François-René Duhardaz Dauteville, ex-noble, âgé de 23 ans, natif du Mans (Sarthe,) domicilié à Paris, 20 rue Basse- du-Rempart,

-Louis Comte, négociant, âgé de 49 ans, natif de Varenne (Saône-et-Loire) domicilié à Paris, rue Thomas-du-Louvre, grande maison de France.

-Jean-Baptiste Michonis, limonadier et ex-administrateur de police, âgé de 59 ans, Paris.

-Philippe-Charles-Élysée Baussancourt, sous-lieutenant de carabiniers, âgé de 27 ans, natif de Vitry-le-François.

-Louis Karadec, agent de change, âgé de 45 ans, natif de Lisieux (Calvados) domicilié à Paris, rue du Faubourg-du-Temple.

-Théodore Marsan, âgé de 27 ans, natif de Toulouse (Haute-Garonne), 95.rue de Cléry, Paris

-Nicolas-Joseph Égrée, brasseur, âgé de 40 ans, natif de Cateau-Cambrésis (Nord) domicilié à Suresnes, département de Paris.

-Henri Menil-Simon, ci-devant capitaine de cavalerie, âgé de 53 ans, natif de Buley (Nièvre) domicilié à Vigneux, département de Seine-et-Oise.

-Jeanne-Louise-Françoise de Sainte-Amaranthe, âgée de 42 ans, native de Saintes (Charente,-Inférieure) domiciliée à Cergy

-Charlotte-Rose-Émilie de Sainte-Amaranthe, âgée de 19 ans, native de Paris, domiciliée à Cergy, (Seine-et-Oise)., mariée à Sartine.

-Louis Sainte-Amaranthe, âgé de 17 ans, natif de Paris, domicilié à Cergy.

-Gabriel-Jean-Baptiste Briel, ex-prêtre, âgé de 56 ans, natif de Montier-sur-Faulx (Mont-Blanc,) domicilié à Arcueil, et auparavant a Paris, rue Helvétius.

-Marie de Grandmaison, ci-devant Buret, ci-devant actrice des Italiens, âgée de 27 ans, native de Blois (Loir-et-Cher) domiciliée à Paris, rue Mesnard,

-Marie-Nicole Bouchard, âgée de 18 ans, native de Paris, y domiciliée, 7 rue Mesnard,

-Jean-Baptiste Marino, peintre en porcelaine, administrateur de police, âgé de 37 ans, natif de Sceaux (Bourg-Egalité) domicilié à Paris, rue Helvétius.

-Nicolas-André-Marie Froidure, ex-administrateur de police, âgé de 29 ans, natif de Tours (Indre-et-Loire) domicilié à Paris, 91 rue Honoré,

-Antoine-Prosper Soules, ex-administrateur de police et officier municipal, âgé de 31 ans, natif de Avisse (Marne) domicilié à Paris, 38 rue Taranne,

-François Dangé, ex-administrateur de police, âgé de 47 ans, natif de Chesey (Cher-et-Loir) domicilié à Paris, 36 rue de la Roquette,

-Marie-Maximilien-Hercule Rossay, se disant comte de Fleury, âgé de 23 ans, domicilié à Paris.

Toutes ces personnes furent exécutées place du trône renversé, actuelle place de la nation. Elles furent inhumées au cimetière de Picpus où elles reposent.

 

LES CHEMISES ROUGES, UN CRIME DE LA TERREUR, MARDI 17 JUIN 1794
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LOIS DU 22 PRAIRIAL AN II- 10 JUIN 1794 - Lois de déblayage des prisons

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Le terme de "déblayer les prisons" est de Bertrand Barère, le député de Tarbes à la Convention, membre du terrible Comité de Salut Public et chargé de porter ses messages à la tribune de la Convention. La coqueluche des financiers.

Les prisons parisiennes sont engorgées par l'afflux de lois de "liberté". Les lois de Prairial sont votées le 10 juin 1794, Faux 22 prairial An II. Notons que ce jour, selon  le calendrier fleuri de Fabre d'Eglantine (qui, selon le bon et féroce mot de Danton fait des vers depuis le 5 avril 1794 !), porte le nom prédestiné de Faux, le dail du poitou, qui va faucher les vies par milliers jusqu'au, enfin, 9 thermidor.

Des lois ineptes qui sont parties intégrantes des "Valeurs de la République" chères à nos hommes politiques et au premier d'entre eux. La Révolution est un tout comme le disait Clémenceau à la Tribune de l'Assemblée nationale : Elle produit ce jour, il y a 20 ans, après la Loi des suspects, l'arbitraire érigé en art de vivre, les Lois les plus terribles présentées par Barère et Couthon ; le Tribunal révolutionnaire n'est plus qu'une simple formalité d'enregistrement du verdict : acquittement ou mort.

Pour compenser la crise de l'emploi on embauche des juges : un président Dumas (coupure de rasoir le 18 juillet prochain), Juges: Coffinhal (accident le 6 août 1794), Scellier (coupure le 7 mai 1795), Naudin, Accusateur public: Fouquier-Tinville (7 mai 1795), 13 substituts à la durée de vie plus ou moins longue par la suite.

La procédure est simplifiée au maximum: 

l'accusé est privé du droit de défense et de recours ;  Pas d'interrogatoire, pas d'avocat, pas d'audition de témoins (à décharge !). Mieux les formulaires sont en blanc: il n'y a plus qu'à mettre le nom.Plus de 1500 exécutions vont être prononcées du 10 juin au 27 juillet, soit trente à quarante par jour. Ce n'est plus de la Justice, c'est de la boucherie légalisée ! Belles valeurs revendiquées par des personnes qui, il y a 220 ans, auraient éprouvé les valeurs de la guillotine.

On quitte la salle commune, emprunte l'escalier qui permet d'accèder au "tribunal" puis on redescend au greffe pour se faire déppuiller de ses rares biens, des vêtements surnuméraires, des cheveux qui pourraient abîmer la lame, on passe dans la cour du Mai et on monte dans la charrette.

 

LOIS DU 22 PRAIRIAL AN II- 10 JUIN 1794 - Lois de déblayage des prisonsLOIS DU 22 PRAIRIAL AN II- 10 JUIN 1794 - Lois de déblayage des prisons

Vidal Naquet a écrit dans son Histoire de la révolution parue en 1993 que "La Terreur se justifie par l'élimination d'individus politiquement inassimilable".

A-t-il seulement pensé, cet auteur de culture stalinienne que les individus, comme il les appellent  sont des personnes exécutées par milliers alors qu'elles ne demandaient rien à personne !!!

Ah ! si les utopistes tarés avaient commencé par expérimenter leurs fumeuses théories sur eux-mêmes, que de bien n'auraient-ils pas fait ainsi !!!

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GEORGES CADOUDAL, 9 JUIN 1804.

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Les brillants calculs de Fabre d'Eglantine et consorts font que ce 9 juin 1804 est un samedi (et non un lundi selon le calendrier grégorien).

C'est le commencement du jugement de Georges Cadoudal et de ses compagnons après l'ouverture de la procédure le 25 mai  et l'acte d'accusation des divers accusés. Une longue liste de 47 accusés inculpés. Une procédure aux dés pipés, dans un semblant de justice, afin d'asseoir l'autorité du tout nouvel empereur dont la qualité a été votée par le Sénat.

Nous sommes moins de dix pour honorer la mort de ce fidèle à ses convictions le samedi 21 juin à Paris. Est-ce que cela vaut le coup de célébrer le 210ème anniversaire de sa mort et de celle de ses amis avec un si petit nombre au risque que notre cause sombre dans le ridicule ?

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MORBIHAN, LUNDI 9 JUIN 1794, il y a 220 ans, l'abbé Bertrand Carel

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Fils de Goal, laboureur, et de Françoise Le Drian, né le 10 février 1737 au village de Kervilio en Landevant, ordonné prêtre par Mgr de Bertin le 23 septembre 1769, dans l'église du Mené.

En 1783, il est vicaire à Notre-Dame-des-­Brières, trêve de Guéhenno et à Guégon en 1790. Insermenté, classé "homme imbécile, mais fanatique", il célébrait la messe sous la protection des paysans.

Dans la nuit du 23 au 24 mai 1794, la maison de la Ville-Guillemot où il a trouvé refuge avec sa domestique, Anne Le Maître, est cernée, fouillée et pillée par les Bleus en garnison à Josselin. Après un premier interrogatoire au district, tous les deux furent conduits à Lorient et interrogés le 30 par le Tribunal criminel.

Après un interrogatoire serré, tous les deux sont condamnés à mort, le premier comme réfractaire aux lois,  la seconde pour l'avoir recélé depuis un an. Ils montent ensemble à l'échafaud, le 9 juin sur la place de La Montagne à Lorient.

Personne ne sait où reposent ces victimes jetées dans une fosse commune. Mépris total pour ces personnes allées au bout de leurs convictions. Clémenceau disait que la révolution était un tout ; lui repose tranquille à Mouchamps, dans un tombeau classé Monument historique. Ceux qui n'auraient pas été d'accord avec lui, et qui n'ont fait que vivre leurs convictions, y compris religieuses, au risque de tout perdre, ont disparu à jamais, sans monument où se recueillir, sans lieu où saluer leur sacrifice. C'est l'Histoire, ainsi écrite par les vainqueurs...du moment !

Vae Victis (malheur aux Vaincus !).

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SAINT HILAIRE DE MORTAGNE : Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage…

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Qui veut détruire son église l’accuse de mauvais état.

Vendredi 6 juin dernier, l’Association « Mortagne Patrimoine de Vendée » (2 bis rue du calvaire 85290 Saint Hilaire de Mortagne) avait invité à une soirée d’information dans la salle municipale de la commune sur l’avenir de l’église de Saint Hilaire de Mortagne :

"Oui à l’église Saint Hilaire de Mortagne, non aux bulldozers de Gesté"

" Pourquoi et comment sauver notre patrimoine ? L’exemple de Saint Hilaire"

 

SAINT HILAIRE DE MORTAGNE : Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage…SAINT HILAIRE DE MORTAGNE : Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage…

C’est devant une salle comble de plus de deux cents personnes que le Président de l’Association de sauvetage, Claude Barré, présenta ses invités :

Monsieur Guy Massin-Le Goff, Conservateur départemental des antiquités et objets d’art sacré du Maine et Loire.

Monsieur Julien Bourreau, conservateur des antiquités et objets d’art de la Vendée,

Monsieur Christophe Lauvergeon, administrateur de l’Observatoire du Patrimoine religieux,

Monsieur Matthieu Le Truëdic, économe Diocésain, Diocèse de Vendée, représentant Monseigneur Alain Castet, évêque de Luçon.

Christophe Lauvergeon fit un historique des édifices religieux et plus particulièrement catholiques, leurs époques de construction ou de reconstruction, en Vendée (pas dans la seule Vendée mais dans l’Ouest, note SCB) ravagée par la barbarie révolutionnaire. Leur date de naissance ou re-naissance s’établit entre 1830 et 1905. Ces églises reconstruites sur des ruines éradicatrices de la religion catholique marquent la volonté des aïeux de redonner foi en l’Avenir. Ces derniers mots donnent la raison de ces constructions-reconstructions. (et la raison de leurs nouvelles « déconstruction » dans une nation en panne d’Espérance ?). Il pense (comme il me l'a dit avant le début de la réunion) que le petit film du Souvenir Chouan de Bretagne, qui circule sur Internet, a fait prendre conscience de ce qu'est la démolition d'une église.

Guy Massin-Le Goff fit un exposé, appuyé sur un riche diaporama, très émouvant, sur les églises menacées ou déjà démolies, en particulier dans le Maine et Loire champion dans ce domaine. Pourtant ces églises du XIXème siècle sont les témoins d’une conception architecturale nouvelle par l’emploi des matériaux, le mobilier et l’art du vitrail, citant en particulier Roger Degas très inspiré dans la réalisation de ses cartons, calques, puis de ses vitraux. Monsieur Massin-Le Goff, le seul vrai spécialiste de l'art du vitrail post révolution, montre en particulier la messe blanche : Avant de partir en exil, le curé de Saint Hilaire avait fixé à ses paroissiens des jours et heures où, réunis devant l’église définitivement fermée, il dirait au même moment la messe à l’étranger. En communion. Monsieur Le Goff insiste bien sur la spécificité d’une église dans une ville ou un village. qui est rabaissé au rang de hameau si l’on détruit son église.

Julien Bourreau a réalisé une plaquette sur l’intérêt architectural et patrimonial de l’église. Il revient sur les différents vitraux, la statuaire (Saint Hilaire, Saint Sébastien entr’autres) et sur les éléments architecturaux telle cette porte de l’ancienne église incluse dans la construction de 1903. Malgré le défaut d’entretien depuis plus de 20 ans et la fermeture depuis 2007, cette église se porte plutôt bien.

SAINT HILAIRE DE MORTAGNE : Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage…SAINT HILAIRE DE MORTAGNE : Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage…SAINT HILAIRE DE MORTAGNE : Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage…

Matthieu Le Truëdic est venu dire que le clergé affectataire, le curé et l’évêque du Diocèse avaient signifié à la municipalité leur refus de la démolition de l’église. (Ce qui est un élément de soutien pour l’Association de défense du Patrimoine, soutien qui, à Gesté, a fait défaut à l’Association ; en effet le curé du lieu et Emmanuel Delmas, évêque d’Angers s’étaient prononcés pour la destruction). Il fera un grand effet en annonçant à la fin de son exposé : Que la déconstruction de l’église Saint Hilaire n’était plus à l’ordre du jour. A la suite d’une réunion des élus, des représentants de Monseigneur Castet en présence de Bruno Retailleau, Président du Conseil Général de la Vendée.

Le mini-film « Exécution de l’église de Gesté »réalisé par le Souvenir Chouan de Bretagne  fut projeté après que son Président ait demandé (et obtenu) la parole pour le présenter. La projection de ce document – merci Yves - devant des personnes dont aucune n’a assisté à la démolition de cette église (et au drame que cela représente) a sensibilisé les spectateurs dont certains indécis. Deux individus seulement ont rignoché.

Un membre de l’Assemblée demanda ensuite la parole à Claude Barré pour rappeler ce qu’était une église pour un catholique. Et, audace, il  demanda à l’assemblée de se lever pour chanter le « Je vous salue Marie ». De très rares personnes restèrent assises.

Le verre de l’amitié offert par « Mortagne Patrimoine de Vendée » permit de faire connaissance et clôtura cette belle réunion.

Il n’empêche que l’Association doit rester vigilante tant que l’arrêté municipal de juillet 2013 n’a pas été abrogé.A Gesté, faut-il rappeler que la Colonne Municipale menée par le général Léger, s’était assise sur les décisions du Conseil d’Etat, de la DRAC, du Tribunal  administratif de Nantes  interdisant la destruction. Et que, finalement, sept mois après, le Conseil d’Etat avait levé son interdiction devant le fait accompli !

Alain Brochoire, maire de Mortagne sur Sèvre était présent, ce qui m’a permis de le remercier pour son geste d’acceptation de la discussion et de la contradiction face à la municipalité. Me répondant que c’était la règle normale je lui soulignais qu’à Gesté le général Léger n’avait pas accordé de salle pour l’Association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois qui avait fait sa soirée d’information dans une arrière-salle de bistrot.

Pour mémoire les évêques qui ont trouvé la solution à la raréfaction des fidèles : Plus une église est petite, plus les fidèles semblent nombreux !

-Jean Orchampt, évêque d’Angers de 1974 à 2000, on lui doit la destruction de l’église Notre Dame du Fief Sauvin (remplacée par une construction moderne qui sera comment dans 150 ans ?) et, après tempête : Notre Dame de Villeneuve (du Fief Sauvin) remplacée par une sorte de hangar.

-Jean-Louis Bruguès, évêque d’Angers de 2000 à 2007; on lui doit la destruction de l’église Saint Joseph  de Saint Georges des Gardes ;  un hangar, appelé Supérette par les habitants, la remplace.

-Emmanuel Delmas évêque d’Angers, depuis 2008, on lui doit la destruction de Saint Aubin du Pavoil (au nord de Segré) reconstruite dans un style béton-ferraille et Saint Pierre aux Liens de Gesté. Dans le cas de cette dernière église due, pour la partie néo-gothique, à l’architecte Alfred Tessier, il faut rappeler qu’elle n’a pas été désacralisée. Son exécution se double donc, de plus, d’une profanation.

Qu’est-il reproché à l’église Saint Hilaire ? Accusation imparable : sa vétusté ! Et c’est ensuite ce qu’ânonnent en boucle les partisans de la déconstruction, terme pudique dissimulant le terme vrai : démolition.

Mais comme l’ont rappelé les divers orateurs de la soirée, dès qu’un bâtiment n’est plus entretenu régulièrement il devient sensible, aux éléments et .aux prédateurs. Les municipalités doivent donc entretenir le patrimoine que l’Etat  a volé à l’Eglise en 1905 et  leur a confié ;  elles n’en sont que les gestionnaires passagers dans l’histoire de ces édifices et du pays.

Il faut remarquer aussi que, étrangement, tous les devis de travaux évoluent dans une fourchette de 1.300.000 € à 3.000.000 €.

A Plounerin l’estimation était de 1.350.000 € (comme à Gesté !). Après le référendum et l’abandon de la démolition, la facture de restauration fut inférieure à 500.000€ dont le quart est couvert par des mécènes.

A Gesté, les frais de démolition ont été supérieurs aux frais de restauration ; et maintenant il faut construire la citerne.

L’argument du style architectural qui ne représente rien est une absurdité ; le néo-gothique, comme le néo roman, est un art à part entière aussi respectable que le style Le Corbusier ou mérovingien.

Espérons que les Mortagnais échapperont au  triste spectacle suivant :

 

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