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GESTé, DIMANCHE 25 AOÛT 2013, IL Y A UN AN...

Publié le par culture

Il y a un an exactement, se terminait la réunion de protestation contre la destruction de l'église Saint Pierre aux Liens de Gesté.

Rappelons quelques éléments:

- Cette église du XIXème siècle remplaçait une église "replâtrée" après, le passage des "Colonnes Infernales" commandées, en ce lieu, par le général Cordelier. Elle fut financée à 80% par la population volontaire de Gesté. Construite en style néogothique elle était un témoin de l'art architectural de l'époque du renouveau du catholicisme après les barbares persécutions révolutionnaires.

- L'entretien fut volontairement arrêté lors du premier mandat de Baron, maire de 1995 à 2008 et l'église fermée au culte en 2007. Bien évidemment l'absence totale d'entretien entraîne un mauvais état qui va s'aggraver avec l'aide des pigeons s'installant dans l'édifice et des moineaux nichant sous les ardoises. La poussière et la fiente des volatiles s'amassent dans les cheneaux qui deviennent de vrais jardins suspendus ; ainsi, par capillarité l'eau des pluies s'introduit sous la charpente avec les dégâts que chacun pourrait constater s'il agissait ainsi dans sa propre maison.

- Léger, membre du précédent Conseil, s'installe à la mairie en 2008 et poursuit l'oeuvre dévastatrice de son prédécesseur. Le Conseil municipal, par un arrêté, vote ce qu'ils appellent pudiquement la "déconstruction" de leur propre église ! On pouvait penser que le rôle d'un maire et de son Conseil était de préserver le patrimoine. Pas à Gesté.

- Le 2 février 2012, le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du Conseil municipal de Gesté.

- Le 5 décembre 2012, le Conseil d'Etat rejette le pourvoi en Cassation de la mairie de Gesté.

- Le 6 mai 2013, persistant dans son ecclesiaphobie, Léger revêt le costume de Cordelier et fait voter par la Colonne municipale la "déconstruction" de son église. Ces gens là bénéficient du soutien de l'évêque d'Angers, Emmanuel Delmas et du "curé" local. Les appels d'offre sont lancés.

- Le 19 juin 2013 : Le Maire est le Premier Magistrat de la commune en charge de l'application de la Loi.  Pas à Gesté : Au mépris des décisions prises par le Tribunal administratif de Nantes et le Conseil d'Etat, malgré les interdictions prononcées par la Direction Régionales des Affaires Culturelles et du Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine, Léger-Cordelier à la tête de son Conseil Infernal fait donner les premiers coups de pelleteuse dans la partie néoromane de l'église, sous l'oeil effaré des habitants.Sous l'oeil souriant de quelques uns qui, un an après, ne l'ont plus.

- Le même jour "Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois" saisit le Juge des Référés qui fait interrompre la destruction le temps de prononcer sa décision laquelle est rendue publique le vendredi 12 juillet : le Pourvoi de "Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois" est rejeté et puisque la démotion est commencée autant la poursuivre. La Mairie est condamnée à verser 2.000 € à l'Association à titre de dédommagement. Celle-ci se tourne vers le Conseil d'Etat qui rendra sa décision le 30 décembre 2013 soit quatre mois après la démolition totale de l'église.

- Le 25 août notre réunion est la dernière de catholiques dans ce lieu de prière dévasté par la bêtise humaine et municipale. Le prêtre local devait être préssé de partir car nous trouvons dans le meuble ornementier de la sacristie des objets liturgiques et surtout, dans les décombres, une Pierre d'Autel qui est l'élément le plus important dans une église, après la Sainte Présence.

A suivre...

 

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ARZANO (29)? ROCHEFORT ÎLE MADAME 1794. Abbé Julien COLOBERT...

Publié le par culture

L’abbé Julien COLOBERT était né à Arzano en 1758, alors diocèse de Vannes, puis département du Finistère. Le 22 septembre 1787, il est ordonné prêtre par Monseigneur Sébastien-Michel Amelot ; il est nommé aumônier des Ursulines de Vannes. Refusant le Serment, il se retire dans la maison de campagne des religieuses à Kergrain en Ploeren. Il y est arrêté par les gendarmes de Vannes le 2 novembre 1792. Devant être déporté vers l’Espagne il est interné dans la citadelle de  Port Louis le 26 novembre ; il y reste 15 mois puis est ramené à Vannes. Là il écrit aux Administrateurs du département pour leur réclamer son écritoire et sa montre en argent qui lui ont été volés par ses gardiens. Le 3 mars, il est embarqué sur le navire « Le Patriote » à destination de Rochefort et là, emprisonné sur l’ancien vaisseau négrier « Les deux Associés ». Il décède, il y a exactement 220 ans à l’âge de 36 ans.

Il est inhumé dans l'Ile Madame, petite île à peu de distance de Rochefort ; ONZE de ses confrères maltraités comme lui, décédés le même jour, l'accompagnent dans la tombe.

ARZANO (29)? ROCHEFORT ÎLE MADAME 1794. Abbé Julien COLOBERT...
ARZANO (29)? ROCHEFORT ÎLE MADAME 1794. Abbé Julien COLOBERT...
ARZANO (29)? ROCHEFORT ÎLE MADAME 1794. Abbé Julien COLOBERT...
ARZANO (29)? ROCHEFORT ÎLE MADAME 1794. Abbé Julien COLOBERT...
ARZANO (29)? ROCHEFORT ÎLE MADAME 1794. Abbé Julien COLOBERT...

-L’abbé François Léonard de Belair, né à Chéronnac en Haute-Vienne, dans le canton de Rochechouart, curé de Saint Bazile, village du diocèse de Limoges, il prête le Serment à la Constitution civile, puis se rétracte. Emprisonné au début de 1793, il est déporté à Rochefort un an plus tard et enfermé sur "Les Deux Associés". Il meurt à l’âge de 55 ans, il y a 220 ans.

-Le Père Pierre-Etienne Courvoisier, né à Besançon en 1750, bénédictin, Procureur à l ‘abbaye de Nancy. Il refusa d’être relevé de ses vœux et de prêter Serment. Condamné à la déportation il fut dirigé sur Rochefort et incarcéré sur le négrier "Les deux Associés". Il meurt à l’âge de 44 ans, il y a 220 ans,

-Le Père Pierre Davilet né à Saint-Dié, religieux Prémontré du diocèse de Verdun, il prêta Serment et devint vicaire constitutionnel de la paroisse d’Aviller dans le même diocèse. Il prêta le nouveau Serment de  1792 dit « Liberté-égalité ». Il fut arrêté en début 1794 et  incarcéré sur "Les Deux Associés". Là il rétracta ses serments ; il meurt à l’âge de 50 ans, il y a 220 ans.

-Le Père Louis Guignier, né à Rouen, religieux de l’ordre de Grammont, refuse le Serment schismatique et quitte son couvent, l’ordre étant interdit. Arrêté dans le Poitou fin 1793, emprisonné à Poitiers, il est condamné à la déportation par le Tribunal criminel de la Vienne le 18 mars 1794. Emprisonné sur "Les deux Associés", il meurt le 22 août à l’âge de 52 ans, il y a 220 ans.

-Frère Jean-Baptiste Guillaume, en religion Frère Ulsaric, né à Fraisans, actuellement dans le département du Jura,  en 1755. Frère des Ecoles chrétiennes en leur établissement de Nancy, il refuse de prêter le Serment en 1790, perd son emploi mais reste à Nancy. Arrêté puis emprisonné en 1793, il est condamné à la déportation et emmené à Rochefort. Emprisonné sur "Les Deux Associés", il y meurt le 22 août 1794. Il avait 39 ans.

-L’abbé François Lavergne, né en 1763 à  Chenaud dans le département de la Dordogne, curé de Saint Michel de l’Ecluse, diocèse de Périgueux, refuse le serment schismatique de 1790 ; il est incarcéré en 1793 puis condamné à la déportation par le Tribunal criminel. Dirigé vers Rochefort, il est emprisonné sur « Les deux Associés ». Il meurt des suites des mauvais traitements le 22 août 1794 ; il avait 31 ans.

-Frère René Leroy en religion Frère René, né à Chalonnes sur Loire en 1739, il se fait Frère convers à l’abbaye de Sept-Fons dans le Bourbonnais (actuelle région d’Auvergne) dans le diocèse de Moulins. Lors de la dissolution des ordres religieux, en 1791, il conserve sa foi catholique, refuse le Serment. Arrêté en 1793 sur ordre des autorités de l’Allier, il est envoyé à Rochefort avec 75 autres prêtres et incarcéré sur "Les Deux Associés". Suite aux mauvais traitements il décède ce jour, il y a 220 ans, à l’âge de 55 ans.

-Père Elie Leymarie de La Roche, né à Périgueux en 1758, Prieur de Saint Jean de Coutras (Gironde), il refuse le Serment. A ce titre il est arrêté, en 1793,  sur ordre des autorités de la Dordogne car il était revenu à Périgueux. Il est incarcéré, début 1794, sur "Les Deux Associés". Doux de caractère il est chéri par ses confrères prêtres comme il l’avait été de ses condisciples du séminaire Saint Sulpice de Paris où il avait fait ses études sacerdotales. Il décède ce jour, il y a 220 ans, à l’âge de 36 ans. Il a été béatifié le 1er octobre 1995 par le Pape Jean-Paul II.

-Abbé Jean-François d’Oppel, né à Nancy en 1737, chanoine de la cathédrale, il refuse de prêter Serment et de quitter la ville. Arrêté en 1793, il est conduit à Rochefort et incarcéré sur "Les Deux Associés". Il meurt ce jour, il y a 220 ans, âgé de 57 ans.

-Abbé Jacques-Pierre Poitevin, né le 12 mai 1744, il est condamné à  la déportation en mars 1794 en tant que réfractaire au Serment à la Constitution civile du clergé de 1790. Il se cachait depuis 1791. Il est incarcéré sur "Les Deux Associés". Il meurt ce jour, il y a  220 ans, âgé de 50 ans

-Abbé Adrien Soullez, né à Richemont dans le diocèse de Rouen en  1764, esprit brillant, il devient un des directeurs du séminaire Saint Nicaise de Rouen. Il refuse de prêter Serment et reste dans sa ville, après la suppression du séminaire,  pour assurer son ministère sacerdotal. Arrêté en 1793, il est conduit, avec une vingtaine de ses confrères réfractaires, à Rochefort où ils sont enfermés sur "Les Deux Associés". Il meurt, ce jour il y a 220 ans, à l’âge de 30 ans.

La stèle, plantée à proximité de la croix ne révèle pas la Vérité. Ce sont en réalité 513 prêtres ou religieux qui sont morts sur les ex bateaux négriers "Washington" et "Les Deux Associés" ou sur l'Ile Madame, appelée à l'époque "Ile Citoyenne".

Le Commandant du "Les Deux Associés" est le capitaine Laly qui déclare : "Ces prêtres étaient rayés du livre de la République. On m’avait dit de les faire mourir sans bruit, dans le silence de l’océan. Je le faisais, moi ! Je les haïssais ! " mais aussi, en s'adressant à un prêtre qui remuait les lèvres sans doute pour une prière discrète, il s'écria :"Que fais-tu là scélérat, tu pries ton Dieu ; vois comme il te délivre ; prie donc ton génie, à la bonne heure, mais si j’en attrape quelqu’un à faire le moindre signe de religion, je le fais fusiller sur le champ."

Avec des moyens différents, la persécution est toujours d'actualité contre les membres du clergé catholique dans le monde qui ne manque pas de capitaines Laly.

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SAINT JEAN BREVELAY (Morbihan) 17 AOÛT 1794...

Publié le par culture

Il y a 220 ans aujourd'hui, s'est déroulée la "bataille" de Saint Jean Brévelay où 300 Chouans ont été mis en déroute par les Bleus peut-être sous les ordres du Chef de bataillon Valesqui.

Le chef des Chouans est Joseph de Boulainvilliers de Croÿ, ancien officier de La Royale, peut-être bon officier de marine mais piètre commandant d'infanterie. Muni du titre de Maréchal de camp, il a été mis à ce poste par Joseph de Puisaye qui lui a remis, en outre, 50 mille francs pour la trésorerie de la troupe. Ce dernier avait auparavant proposé le poste à Charles de La Bourdonnaye qui avait décliné l'offre.

Boulainvilliers avait sous ses ordres Pierre Guillemot de la division de Bignan et Jean-François Le Deist de Botidoux, de la division de Ploërmel ; les Chouans étaient mal armés

C'est une déroute, ayant causé la mort d'un Chouan, une quinzaine de prisonniers et aucune perte chez les Bleus, qui va se poursuivre jusqu'à Trédion.

Joseph de Boulainvilliers, marié à Elisabeth de La Poype, pensait surtout à courir  le guilledou avec madame de Forzan dans son manoir de Kernicol à quelques kilomètres de Saint Jean.

Pendant ce temps, à Brest, Georges Cadoudal et les siens (son père, sa mère enceinte de sept mois, son frère Julien, son oncle Denis, son ami Pierre Mercier-La Vendée) sont emprisonnés depuis un jour au Fort la Loi, la forteresse de Brest. Les parents Cadoudal, l'oncle Denis et Julien sont enfermés dans la tour Azénor.

Ils ont été arrêtés à Kerléano au matin du 30 juin 1794 par les Bleus, à la recherche de Chouans, de prêtres réfractaires et d'armes, puis emprisonnés à la prison d'Auray. Ils auraient été dénoncés par Pierre Le Moing, non seulement le voisin des Cadoudal mais surtout le parrain de la jeune Marie-Jeanne.

La crainte d'un coup de main libérateur par les Chouans décida les autorité républicaines à envoyer les prisonniers à Brest. La décision avait été prise par Prieur de la Marne, Représentant en mission, le 25 juillet et appliquée le 7 août.

La famille, séparée, est dans la pire prison de Bretagne. Georges pense bien ne pas y moisir!

Ci-dessous quelques clichés de la prison d'Auray.

 

 

SAINT JEAN BREVELAY (Morbihan) 17 AOÛT 1794...SAINT JEAN BREVELAY (Morbihan) 17 AOÛT 1794...SAINT JEAN BREVELAY (Morbihan) 17 AOÛT 1794...
SAINT JEAN BREVELAY (Morbihan) 17 AOÛT 1794...SAINT JEAN BREVELAY (Morbihan) 17 AOÛT 1794...
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16 août 1794, Père Charles-Louis Richard, Martyr oublié de la Révolution

Publié le par culture

Charles- Louis Richard est né dans ce qui est devenu le département de Meurthe et Moselle, dans le petit village de Blainville sur l'Eau (où il est toujours signalé dans les personnalités).

Né dans une famille noble en avril 1711 dans la Province de Lorraine, il est Profès dans l'ordre de Dominicains dès l'âge de 16 ans, il suivra un cursus à Paris, y suivra des cours de théologie après sa licence et obtiendra chez les Pères de la rue Saint Dominique un doctorat.

Il passera son temps à défendre la Sainte Doctrine et à composer des ouvrages utiles à la connaissance de la Foi. Il se retira par la suite à Lille, puis, lors de la révolution, se réfugia en Belgique, à Mons.

Alors âgé de 83 ans, ses infirmités l'empêchèrent de fuir.Il se cacha mais fut retrouvé et fut traduit devant une commission militaire qui le condamna à être fusillé. Le motif de la condamnation est net : Il avait publié à Mons un écrit "Parallèle des Juifs qui ont crucifié Jésus-Christ et les Français qui ont tué leur roi"

Le jugement fut exécuté le 16 août. Le Révérend Père alla à la mort avec courage, voire avec allégresse, appuyé sur le bras du Père Sylvestre Tahon, Récollet, son confesseur qui récitait les prières.

Fusillé à 83 ans pour avoir publié son "Parallèle" il est possible que dans la balance déséquilibrée de la "Justice" ait pesé son autre écrit "Des droits de la Maison d'Autriche sur la Belgique".

Il était un très grand érudit, il fallait le faire taire et enterrer avec lui ses écrits.

Nous ne pouvons, hélas, en ce 220ème anniversaire de son exécution, n'évoquer que sa mémoire et ses écrits :

-Dissertation sur la possession des corps et l'infectation des maisons par les démons,

-Dictionnaire universel des sciences ecclésiatiques,

-Observations sur les pensées modernes de d'Alembert

-Défense de la morale, de la Vertu, de la société,

-Les Protestants déboutés de leurs prétentions

-Dialogue d'un curé et d'un évêque au sujet du mariage des Protestants,

-Réponse à la Diatribe de Voltaire contre le clergé de France,

-Voltaire, de retour des ombres et sur le point de n'y plus revenir, à tous ceux qu'il a trompés,

Etc...

Paix à ce combattant de plume qui s'est battu à armes inégales, plume contre révolution tueuse.

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Agnès de La Barre de Nanteuil, notre hommage...

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Une quarantaine de personnes a rendu hommage à la Chouanne du XXème siècle, ce mercredi 13 août 2014, au cimetière de Boismoreau, à Vannes, pour le soixante dixième anniversaire de sa mort douloureuse et héroïque.

A 16 heures précises, le Président du Souvenir Chouan de Bretagne, souhaita la bienvenue à ceux qui s'étaient déplacés pour honorer la mémoire de cette vraie résistante, qui n'a jamais tué, et fit uniquement de la résistance active en faisant du renseignement, en balisant des terrains pour le parachutage de matériels ou d'hommes, en participant à la fabrication de faux papiers, en cachant et exfiltrants les aviateurs alliés tombés en terre bretonne lors de leurs missions, en assurant la transmission de messages sur sa bicyclette. Ses actions, au sein de son réseau, n'entraînèrent jamais de représailles sur d'innocents-otages.

Le Souvenir Chouan de Bretagne, par le biais de Julie, remit à Madame Armelle de Vitton, cousine germaine d'Agnès de La Barre de Nanteuil, un hortensia blanc piqué de trois roses écarlates, évoquant le blanc de la Foi, la Trinité et le sang des martyrs, même si Agnès ne fut pas une martyre au sens catholique du terme mais un témoin qui, comme les Révoltés de 1793 s'étant levés contre les envahisseurs idéologiques Jacobins, s'est levée au nom des libertés abolies par l'Occupant Germanique.. Madame de Vitton fit ce dépôt de fleurs en compagnie de Baudoin de La Barre de Nanteuil représentant la famille directe.

Madame de Vitton fut invitée à prendre la parole ; dernière personne, présente ce jour à avoir vue Agnès, elle nous en parla en termes attachants, décrivant sa Foi et son courage. Ce fut un moment très émouvant. Le Président du SCB demanda leur témoignage à celle qui, Louvette dans la troupe d'Agnès avait pris sa suite comme Cheftaine mais aussi dans son réseau de renseignement et à une autre personne qui avait été élève des cours d'anglais que dispensait Agnès. Elle en gardait un souvenir très présent.

Des moments fortement émouvants, ces soixante dix ans étaient raccourcis à un souvenir récent ; le temps n'avait pas eu de prise et, chose remarquable, sans tristesse mais avec joie. Le bonheur d'avoir connu et fréquenté une personne rare.

Etant le plus apte à évoquer le souvenir de Agnès de La Barre de Nanteuil, Christophe Carichon fut invité à prendre la parole, ce qu'il fit avec brio en intéressant l'auditoire pendant la vingtaine de minutes de son intervention.Il retraça l'histoire de la famille, celle des grands parents maternels, la famille Cochin, dont l'abbé créateur de l'hôpital du même nom à Paris, de l'Historien tombé au Champ d'Honneur en 1916. Il en ressort que la Famille d'Agnès est une anthologie de l'Histoire de France.

L'abbé Raphaël d'Anselme, délégué officiellement par Monseigneur Centène (conversation téléphonique avec l'évêque de Vannes le matin mêmecuré de la paroisse Saint Patern, dont relève le cimetière de Boismoreau, portant, sur son aube, l'étole et la chappe noire, prononça, en tant qu'aumônier scout, un éloge de Agnès et des valeurs qu'elle défendait avec foi ; puis il dit les prières de l'absoute, fit chanter le Salve Regina, bénit l'assemblée. Il procéda à la bénédiction de la tombe et invita les fidèles à faire de même.

Le Président du Souvenir Chouan de Bretagne clôt alors la cérémonie qui n'a, d'après Madame Armelle de Vitton, jamais eu de précédent, à part la cérémonie des obsèques vannetaises le 16 mai 1945, en remerciant les personnes présentes, les témoins d'il y a 70 ans, l'abbé Raphaël d'Anselme, représentant Monseigneur Centène, évêque de Vannes, Monsieur François Ars maire-adjoint représentant le Maire de Vannes et historien, Christophe Carichon, la famille de La Barre de Nanteuil et  les familles proches dont la famille de Charette de La Contrie.

Ultime rappel: Agnès de La Barre de Nanteuil, d'une famille d'un grand nombre de militaires dont beaucoup tombés pour la France, est la troisième femme marraine d'une promotion des Ecoles de Saint Cyr-Coëtquidan,

-La 78èmePromotion Jeanne d'Arc, 1893-1895 (Saint-Cyr) A cette époque Jeanne d'Arc n'est ni béatifiée (18 avril 1909) ni canonisée (16 mai 1920).

-La 101èmePromotion Sainte Odile, 1917-1918 (Saint-Cyr). Sainte Odile a été canonisée au XIème siècle.

En 2002-2003, Agnès de La Barre de Nanteuil sera choisie comme marraine de promotion de l'EMCTA (Ecole Militaire du Corps Technique et Administratif*) des Ecoles de Saint Cyr-Coëtquidan.

Gloire à Agnès de La Barre de Nanteuil, éternellement jeune ! Repère et idéal pour la jeunesse.

Merci à Sainte Claire pour le beau temps demandé et accordé ; seules quelques gouttelettes pendant quelque secondes, pendant la causerie de Christophe Carichon et n'ayant pas dérangé. Gouttelettes de joie ou de bénédiction ?

N.B: Lorsque le Souvenir Chouan de Bretagne a "lancé" cet hommage, il n'était question que d'en faire une commémoration de notre Association. Les bienfaits de notre Blog et d'Internet ont donné une toute autre dimension à un évènement qui est devenu familial et hors Association : Un grand hommage. Voilà pourquoi il n'a pas été possible, par manque de temps, d'obtenir un "Piquet d'Honneur" justement mérité. Seul un Capitaine de Vaisseau, en civil, représentait, à titre personnel, l'Armée.

Merci à tous pour votre indulgence.

Agnès de La Barre de Nanteuil, notre hommage...Agnès de La Barre de Nanteuil, notre hommage...Agnès de La Barre de Nanteuil, notre hommage...
Agnès de La Barre de Nanteuil, notre hommage...Agnès de La Barre de Nanteuil, notre hommage...Agnès de La Barre de Nanteuil, notre hommage...
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AGNES de La BARRE de NANTEUIL, CHOUANNE DU XXème SIECLE...

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AGNES de La BARRE de NANTEUIL, CHOUANNE DU XXème SIECLE...

En ce soixante dixième anniversaire de la mort de Agnès de La Barre de Nanteuil, Chouanne du XXème siècle, un hommage va lui être rendu devant la tombe où elle repose depuis septembre 1944, aux côtés de son papa, où sa maman puis sa soeur Catherine l'ont rejointe.

Monseigneur Centène, évêque de Vannes, lors d'une longue communication téléphonique, m'a annoncé son regret de ne pouvoir être présent, m'a confirmé son union de prière et assuré être représenté par Monsieur l'abbé Raphaël d'Anselme, curé de Saint Patern, paroisse dont relève le cimetière de Boismoreau où repose Agnès et les siens.

La municipalité de Vannes sera représentée par Monsieur François Ars, Maire-Adjoint, délégué par le Maire de Vannes David Robo.

Le téléphone de la délégation militaire ne répond pas.

L'important, dans cette absence officielle et médiatique, sera que le Souvenir de cette Demoiselle exceptionnelle sera commémoré, que sera rappelé son engagement au risque de tout perdre, y compris sa tranquillité et sa vie, pour ses convictions, son pays, la France, sa Foi. Le Souvenir Chouan de Bretagne, comme me l'a écrit un de ses parents, peut lui appliquer cette maxime: "Doue ha mem Bro" Dieu et mon pays.

Un sacrifice inutile ? Imbécile qui pense cela. Tout sacrifice est utile lorsqu'il l'est pour des convictions.

D'après le Mél qu'il m'a envoyé, le biographe de Agnès de La Barre de Nanteuil, Christophe Carichon, sera présent. Il est donc bien évident que c'est lui qui fera l'hommage à cette Héroïne vannetaise.

En cette période curieuse que traverse la France, mais aussi la Bretagne, que Agnès de La Barre de Nanteuil soit un repère, une référence, un guide, un soutien et un espoir.

Grâce aux messages de la famille et de Christophe Carichon, j'ai corrigé les quelques erreurs de mon article du 6 août, erreurs certes mais assez vénielles.Cliquez sur ce lien.

Gloire à Agnès de La Barre de Nanteuil, Chouanne du XXème siècle, jeune pour l'Eternité.

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Agnès de La Barre de Nanteuil, une Chouanne du XXème siècle

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Née le 17 septembre 1922 à Neuilly sur Seine dans une famille de vieille noblesse normande remontant au XIIIème siècle, Agnés de La Barre de Nanteuil compte dans ses ancêtres directs Alfred, Laurent, Justin, de La Barre de Nanteuil. Celui-ci servit sous les ordres du général de Lamoricière dans les Zouaves Pontificaux et fut tué dans l'ultime combat de Castelfidardo, le 18 septembre 1860 aux côtés de la fine fleur de la noblesse française, dont Georges de Pimodan, qui s'était mobilisée pour venir au secours du Pape.

La famille s'est installée dans le pays vannetais en 1937. Ils s'installent d'abord en location au château de Runiac en Theix et viennent ensuite habiter Vannes, 35 rue Jeanne d'Arc. Dès les débuts de l'occupation allemande, en 1940, Monsieur et Madame de La Barre de Nanteuil entrent en résistance. Les enfants ne vont pas tarder à en faire autant.

En 1941, Agnès de La Barre de Nanteuil participe à un réseau d'évacuation des pilotes alliés, tombés en Bretagne, fondé par sa mère. Elle camoufle, par son engagement comme cheftaine de Louveteaux, ses activités et déplacements pour transmettre des messages cachés dans le guidon de son vélo ou dans ses chaussures. Au nez et à la barbe de l'Occupant.

Elle se rendra à la Clinique des Augustines de Malestroit où Mère Yvonne-Aimée et ses soeurs cachent des résistants dans des conditions difficilement imaginables (dont la rupture de la Clôture qui isole, comme dans tout couvent, les religieuses du monde extérieur).

Agnès ira loin dans la résistance en participant à des opérations de balisage de terrain pour la réception de parachutages (peut-être le terrain se situant à côté de Sérent ?), la fabrication de fausses cartes d'identité. Aide médico-sociale elle vient aider à l'hôpital de Nantes lors des bombardements de 1943. Elle accomplit sa dernière action militaire dans la nuit du 12 au 13 mars en effectuant un dernier balisage pour un parachutage d'armes à destination du maquis de Saint-Marcel.

Fervente catholique, elle repartit, le lundi 13 mars,  pour assister à la messe du matin chez les Frères Mineurs de Vannes.

Début du calvaire:

En rentrant chez elle, elle a la très désagréable surprise de se trouver face à la Gestapo ; c'est Benoît, son frère, qui avait ouvert la porte, car, si la police allemande était restée sur le trottoir, il est sûr qu'Agnès se serait sauvée.

A son frère Benoît et à sa soeur Catherine qui manifestent leur émotion la maman dit :"On ne pleure pas devant ces gens là".

Agnès de La Barre de Nanteuil est emmenée, dans un premier temps, à la prison de Vannes où elle subit un premier interrogatoire ; devant son mutisme elle est emmenée, le 16 mars à la prison Jacques Cartier, à Rennes. Là, la police allemande n'aura aucune pitié pour cette jolie jeune femme et va lui appliquer un interrogatoire sévère avec sévices. Elle ne parle toujours pas. Elle est pour ses co-détenues un exemple de joie et de Foi.

Devant l'avance des Américains, 2000 prisonniers, au nombre desquels Agnès et sa jeune soeur Catherine, mais aussi des FFI, des soldats américains ou anglais, sont entassés dans des wagons à bestiaux surchauffés et le convoi s'ébranle, le 3 août, pour l'Allemagne et ses camps de concentration.

La fin du calvaire:

Il y a 70 ans aujourd'hui, à Langeais, le train est mitraillé par des avions de chasse anglais ; arrêté, les prisonniers cherchent à se mettre à l'abri des tirs. Agnès est blessée à l'aine par une balle. Balle anglaise ou allemande tirée par un soldat gardant les prisonniers et menaçant ceux qui voudraient s'échapper ? C'est cette deuxième hypothèse qui est retenue. à la suite de l'enquête effectuée, après le conflit, par son cousin l'abbé de Vitton. Il s'agirait même d'un soldat autrichien. Toujours est-il que la jeune fille est grièvement blessée.

Hospitalisée à Tours dans un premier temps,  elle sera, le 10 août, transportée sur une civière, remise dans un train en partance pour l'Allemagne. Son calvaire prendra fin, sans qu'elle ait exprimé une plainte, le 13 août à 21 heures ...en gare de Paray Le Monial* !

Agnès de La Barre de Nanteuil n'avait pas encore 22 ans.

Lorsque la porte du wagon sera ouverte, grande sera la surprise du médecin de la Croix Rouge en voyant trente cinq jeunes femmes à genoux, sales, dépenaillées entourant le corps d'Agnès et priant. Or il y avait dans ce wagon des femmes qui se disaient incroyantes.

Avant de mourir, Agnès avait confié qu'elle avait pardonné à son dénonciateur et avait annoncé à ses co-détenues que grâce à ses souffrances elles seraient bientôt délivrées...ce qui fut le cas quelques jours plus tard.

Elle sera inhumée au cimetière de Paray Le Monial dans le  tombeau familial du médecin qui avait constaté sa mort.

*Remerciements à la mairie de Paray Le Monial et à la responsable du service de l'Etat Civil

Agnès de La Barre de Nanteuil, une Chouanne du XXème siècleAgnès de La Barre de Nanteuil, une Chouanne du XXème siècleAgnès de La Barre de Nanteuil, une Chouanne du XXème siècle
Agnès de La Barre de Nanteuil, une Chouanne du XXème siècleAgnès de La Barre de Nanteuil, une Chouanne du XXème siècleAgnès de La Barre de Nanteuil, une Chouanne du XXème siècle

A une date non précisée, elle sera exhumée et transportée à Vannes où elle repose, au cimetière de Boismoreau, près de son papa décédé en 1942. L'y rejoindront sa maman en 1972 et sa soeur Catherine en 1992.

D'après le général Jean-Léonard Koechin-Schwartz (Merci à Mélanie M. des Archives Municipales de Vannes) une messe sera célébrée le jeudi 28 septembre 1944 en la Cathédrale de Vannes (paroisse du 35 rue Jeanne d'Arc). Il est loisible de penser que Agnès avait été rapatriée de Paray Le Monial et que son corps était présent pour cette messe (un jeudi, jour de congé scolaire à l'époque, seul jour de la semaine pour une cérémonie religieuse à laquelle puisse se rendre le plus grand nombre de personnes - samedi école et dimanche pas d'obsèques).

En 2002-2003, Agnès de La Barre de Nanteuil sera choisie comme marraine de promotion de l'EMCTA (Ecole Militaire du Corps Technique et Administratif*) des Ecoles de Saint Cyr-Coëtquidan.

Deux femmes avant Agnès de La Barre furent marraines de promotion:

-La 78ème, Promotion Jeanne d'Arc, 1893-1895 (Saint-Cyr) A cette époque Jeanne d'Arc n'est ni béatifiée (18 avril 1909) ni canonisée (16 mai 1920).

-La 101ème, Promotion Sainte Odile, 1917-1918 (Saint-Cyr).Sainte Odile a été canonisée au XIème siècle.

MERCREDI 13 AOÛT PROCHAIN à 16 H au cimetière de Boismoreau à Vannes, le Souvenir Chouan de Bretagne rendra hommage à cette héroïne,  Droite Chouanne du XXème siècle qui est allée au bout de ses convictions, au risque de tout perdre, même la vie dans les souffrances.

Cet hommage sera présidé par Monsieur l'abbé Raphaël d'Anselme, Père curé de la paroisse Saint Patern dont relève le cimetière où repose Agnès de La Barre de Nanteuil, jeune pour l'Eternité.

Merci Mademoiselle pour l'exemple de Foi, Engagement, Probité et Courage que vous nous donnez.

Sa tombe est à quelques mètres de la tombe de Julien Guillemot, le fils de Pierre "Roi de Bignan" et du monument marquant l'endroit où fut inhumé le Bienheureux Pierre-René Rogue en 1796 après qu'il eut été guillotiné. Dans la partie haute du cimetière ancien, boulevard de la Paix.

*Surnommés les "Glouglou" par les Elèves de l'ESM, moqués par les Elèves de l'EMCTA poussant le gloussement en rapport avec les plumes de leur casoard!

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LA ROCHE TARPEIENNE EST PROCHE DU CAPITOLE...

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L'Accusateur Public, après Robespierre et sa clique qui ont vérifié l'exactitude de ce dicton romain le 28 juillet et les jours suivants - pudiquement appelés "Journées Thermidoriennes" - a bénéficié, ce matin, d'une aimable attention de la Convention :

"Décret qui ordonne de traduire Fouquier-Tinville au Tribunal révolutionnaire".

Pour son malheur, la même Convention avait, quelques heures auparavant, publié un autre décret réorganisant le Tribunal révolutionnaire afin d'en chasser les robespierristes.

Dans cette nouvelle organisation Fouquier de Tinville réapparaissait comme Accusateur Public.Cela déplut à Fréron, le représentant en mission, aussi couvert de sang que Fouché, Carrier, Le Bon, Collot d'Herbois etc...qui le dénonça à la Convention. Il faut dire que Fréron avait eu la chance, sur le fil du rasoir si l'on peut dire, que Robespierre tombe car il était, lui et quelques autres, visé par le discours de Robespierre du 27 juillet.

Le soir même l'Assassin public logeait à la Conciergerie, peut-être sur la même paille qu'avait foulée ceux qu'il avait fait guillotiner trois jours plus tôt !

Il va mijoter un peu plus de neuf mois dans cette atmosphère qu'il a faite découvrir à près de trois mille personnes. Il aura droit à un vrai procès et non à un simple interrogatoire d'identité. Pendant ce temps, Carrier est toujours Secrétaire de la Convention.

LA ROCHE TARPEIENNE EST PROCHE DU CAPITOLE...LA ROCHE TARPEIENNE EST PROCHE DU CAPITOLE...LA ROCHE TARPEIENNE EST PROCHE DU CAPITOLE...

Entre les deux faciès de Fouquier de Tinville, démocratiquement appellé Fouquier-Tinville depuis qu'il a abandonné la particule, un ordre d'exécution de la sentence, imprimé d'avance, destiné au bourreau Sanson.

La personne concernée " Mortet, ex-contrôleur des équipages de l'infâme Condé" est Claude Mortet, âgé de 58 ans, natif de la Haute-Marne, condamné comme Emigré et pour avoir soustrait des meubles et objets de son maître confisqués par la Nation.L'exécution a eu lieu place de la révolution (future Concorde) le 21 février 1794.

Il est utile de rappeler, une nouvelle fois, qu'en leçon de probité Fouquier-Tinville était un piètre professeur. Tous les objets qui lui furent remis par les futures victimes et destinés à leurs familles furent retrouvés dans les affaires de l'ex-Accusateur Public. Ce qui fit le bonheur d'Olivier Blanc, qui signe des articles dans la Revue du Souvenir Chouan de Bretagne, puisqu'il trouva de quoi rédiger un émouvant ouvrage intitulé "La dernière Lettre".

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Abbé Jean Lemarchand. Décès d'un Chouan du Maine.

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Monsieur l'abbé Jean Lemarchand, aumônier de l'Association du Souvenir de la Chouannerie Sarthoise, est décédé samedi 26 juillet à l'âge de 92 ans. Il avait présidé à la création de cette belle Association en 1993 avec Gérard Hamelin , Serge Morin, Michel Gravé . Il avait été navré de son arrêt après que le successeur de Gérard Hamelin (décédé le 21 mai 2007), Serge Morin,avait du prononcer la fin de l'Association, en 2011, par manque de cadres. La Chouannerie Mayennaise avait alors regroupé les deux Associations sous le nom de Chouannerie du Maine.

L'abbél a rejoint les Chouans et tous les Révoltés chers à son coeur, ceux qui s'étaient levés au nom de leurs libertés y compris la liberté religieuse. Lors de la messe qu'il célébrait dans l'église du baptême de Saint-Paul (Montreuil en Charnie), il nous donnait de belles homélies de combat.

Il était l'auteur d'ouvrages tels que "Prier avec Jésus", "Les Saints du Maine" et surtout " Un évêque de contrebande sous la Révolution, Monseigneur Jean-Baptiste de Maillé de La Tour-Landry"qui contait le parcours tumultueux de l'Evêque de Gap - 1774-1784 -, peu édifiant à Saint-Papoul - 1784-1791(suppresson du diocèse) 1801 -, mais devenu sage et vertueux pendant la révolution et sous la Terreur. Pendant celle-ci, il continuera, réfractaire au Serment, son ministère épiscopal, ordonnant une centaine de prêtres et assurant à Paris où il s'était réfugié, avec Monsieur Jacques-André Emery prêtre de Saint Sulpice, le service du Diocèse vacant après l'exécution de l'évêque Gobel.Nommé év^que de Rennes en 1801, il décèdera à Paris, où il était venu assister au sacre de Napoléon, le 27 novembre 1804.

Monsieur l'abbé Lemarchand est décédé, 220 ans plus tard à un jour près, à la même que Jean Cottereau dit Jean Chouan.

La messe de funérailles sera célébrée demain mercredi 30 juillet à 10 H 30, selon la forme extraordinaire du Rit romain, en l'église saint Benoît du Mans.Le Faire-Part de décès, outre celui de la famille, est de l'Evêque du Mans Monseigneur Yves Le Saux et de l'Evêque de Laval, Monseigneur Thierry Scherrer.

Que monsieur l'abbé Lemarchand repose en paix et veille sur nous.

Abbé Jean Lemarchand. Décès d'un Chouan du Maine.Abbé Jean Lemarchand. Décès d'un Chouan du Maine.
Abbé Jean Lemarchand. Décès d'un Chouan du Maine.Abbé Jean Lemarchand. Décès d'un Chouan du Maine.
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ROBESPIERRE, 28 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT...

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Après la particule, en 1792, c'est la partie tête que Maximilien a perdu en cette soirée, Arrosoir 10 Thermidor An II (nouveau style), Lundi 28 juillet 1794 (vieux style).

Une ascension fulgurante, de petit député d'Arras aux Etats Généraux en 1789 à la première marche du podium conventionnel. Plus haute est la marche, plus dure est la chute. Lui le lettré avait oublié que la Roche Tarpéïenne est proche du Capitol comme disaient les Romains de l'Antiquité évoquant par là que plus on montait dans les honneurs, plus la dégringolade était rude. Le Capitol est le lieu des honneurs, la Roche Tarpéïenne est un rocher voisin d'où l'on précipitait ceux dont on voulait se séparer. Certains devraient garder dans un coin de leur mémoire ce dicton toujours d'actualité, surtout dans le cas d'honneurs frelatés.

Surnommé "L'Incorruptible", surnom qu'il aurait pu partager avec Saint-Just, pour son apparent désintérêt pour l'argent, cette "pureté financière" avait énervé une belle équipe de corrompus et corrupteurs.

Robespierre avait essayé de réconcilier le Peuple avec Dieu en lui proposant un ersatz du nom d'Être Suprême - un parent de la déesse Raison - dont la cathédrale de Limoges, sur son transpet nord, garde encore la cicatrice. Cela avait énervé les adorateurs de la Déesse Raison qui, elle, était bien palpable et péripapéticienne à souhait !

Pourtant Maximilien après avoir actionné ou fait actionner le levier Terreur au nom de son principe : "Une révolution qui n'a pas pour but d'améliorer profondément le sort du peuple n'est qu'un crime remplaçant un autre crime" avait trop cherché à améliorer le sort du peuple. Il avait ensuite essayé de freiner l'emballement des tueries. Cela avait énervé beaucoup de monde et sa position était devenue périlleuse dès le 9 Thermidor (ex dimanche), il y avait perdu sa situation et une partie de sa mâchoire inférieure gauche.

Il avait été renié par ses amis, sauf les 21 qui l'accompagnent, de force, ce jour dont : son frère, Saint-Just, Dumas (Président du Tribunal révolutionnaire, arrêté en pleine audience!), Payant (agent national de la Commune qui poussait Robespierre à l'insurrection), Fleuriot-Lescot (substitut de Fouquier-Tinville), CouthonHanriot (Commandant de la Garde Nationale), Gobeau (ex substitut de Fouquier-TinvilleVivier (ex-juge, ex Président des Jacobins), Simon (l'ancien cordonnier-gardien du petit Louis XVII), Lavalette (Louis Jean-Baptiste de Lavalette comte de la Valette, seigneur de Sérigny général robespierriste).

Demain 83 autres viendront ce mêler à cette gigantesque "Guillotin'Party" !

L'accusateur-Public est Fouquier-Tinville ; comme les interpellés sont mis "Hors la loi" leur procès se réduit à une simple reconnaissance d'identité le verdict étant: la mort.

L'échafaud, qui était installé sur la place du Trône Renversé (République actuelle) a été dressé dzans la matinée sur la place de la Révolution, ex place Louis XV.

Ils sont inhumés au cimetière des Errancis, sous un lit de chaux où ils sont sans doute encore.

Ce même jour, la Convention publie un  Décret de mention honorable du gendarme Médale (Merda).

ROBESPIERRE, 28 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT...ROBESPIERRE, 28 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT...
ROBESPIERRE, 28 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT...
ROBESPIERRE, 28 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT...ROBESPIERRE, 28 JUILLET 1794, IL Y A 220 ANS PRECISEMENT...
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