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CHAMP DES MARTYRS DE BREC'H, novembre 2014

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CHAMP DES MARTYRS DE BREC'H, novembre 2014

Un bâtiment dans la campagne morbihanaise, des murs antiques et vénérables couverts de graffitis, l'art du Tag selon l'ancien ministre de la Cul ture Jack Lang. Cela n'a pas fait se tordre les mains à Manuel Valse ni hurler le Ministre de l'Inter(pas)rieur morigénant l'oeil noir et le regard courroucé ces voyous qui ne respectent pas un lieu de culte !

Pas de rabbin s'arrachant la barbe, pas d'imam appelant la colère d'Allah !

En effet, il ne s'agit "que" de la chapelle expiatoire du Champ des Martyrs à Brec'h régulièrement salie par des borborygmes de peinture crasseux. Tous les murs, la porte (dont la serrure a été brisée et remplacée par une chaîne avec cadenas), le pilier droit de la façade portent les traces des flatulences colorées d'intellects défaillants.Une forme variée de céphalopodes: des têtes (creuses) sur pieds !

Le chef des Services techniques, qui m'assure effectuer un nettoyage régulier, ne sait plus quoi faire. Quant à la mairie elle a saisi les organismes compétents pour une restauration complète de la chapelle expiatoire, patrimoine indéfectible de la commune.

CHAMP DES MARTYRS DE BREC'H, novembre 2014CHAMP DES MARTYRS DE BREC'H, novembre 2014

Samedi 8, la messe a été dite comme depuis dix ans que cette antique coutume a été restaurée. L'abbé Amaury Brillet, vicaire de Saint Patern de Vannes, célébra, comme il le fait depuis quatre ans, la messe de Requiem soutenue par la Schola grégorienne de Saint Patern, à l'intention des victimes de la révolution, plus particulièrement de celles fusillées en ce lieu de Kerzo en 1795 ; mais aussi à l'intention de deux Membres éminents du Souvenir Chouan de Bretagne décédés cette année : l'abbé André Moisan, archiviste diocésain, et Kadoc de Cadoudal, arrière arrière arrière petit neveu du Grand Georges Cadoudal.

L'homélie de l'abbé Brillet porta sur les victimes, semences de chrétiens, mais aussi sur ces temps de persécutions plus hypocrites.

Un nombre de plus en plus important de fidèles assiste à cette cérémonie mortuaire, cinquante personnes cette année.

Nous nous sommes ensuite rendus au mausolée de La Chartreuse, où reposent les ossements des "fusillés" du champ des martyrs mais aussi ceux de la Presqu'île de Quiberon, pour donner l'Absoute.

Après le Libera me et pendant le De Profundis, à la suite du prêtre, les fidèles vinrent bénir les ossements.La cérémonie se termina par un bref exposé à la suite de l'hymne du Souvenir Chouan de Bretagne Da Feiz on tadou Koz.

Ce fut l'occasion de constater ce que m'avait dit la Mère supérieure au téléphone : les témoins installés démontrent que le mausolée souffre.  Edifié par Caristi après la pose de la Première pierre, en 1823, par Marie-Thérèse Charlotte fille de Louis XVI, Duchesse d'Angoulême, David d'Angers ayant réalisé les sculptures, ce mausolée travaille et il va falloir se dépêcher de le restaurer.

CHAMP DES MARTYRS DE BREC'H, novembre 2014CHAMP DES MARTYRS DE BREC'H, novembre 2014CHAMP DES MARTYRS DE BREC'H, novembre 2014
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17ème COMMEMORATION DES NOYADES DE NANTES, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2014...

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« Il est temps de dire les vérités historiques, de sortir du fantasme, du mensonge et de l’oubli ... sans esprit de repentance ou de stigmatisation, mais pour que le silence n’étouffe pas l’avenir », s’est exclamé Jean-Marc Ayrault le 1 septembre 2011.

Belle et forte déclaration ! Mais elle ne s'adressait pas aux réelles victimes de la période révolutionnaire à Nantes qui reposent toujours au fond de la Loire, sous les immeubles des anciennes carrières de Gigant, dans les marais de la Prairie de Mauves (quartier Malakoff), dans les fonds de la carrière de Miséri (près des Salorges), près de l'actuelle route de Rennes ou décédées par centaines du typhus dans l'ancien Entrepôt des cafés, actuellement 2 rue du général de Lamoricière.

Sans vitrail ni trompettes, cette 17ème journée du Souvenir sera celle d'un hommage à ceux qui ont été tués en haine de ce qu'ils étaient, des prêtres, des religieux, de simples paysans ou artisans, leurs femmes  et leurs enfants, des nobles, qui avaient refusé les bienfaits annoncés par la Convention et ses séides assassins, ou, plus simplement, être supposés avoir refusé les bienfaits de la révolution voire leurs parents ou amis. La loi des suspects (17 septembre 1793) permettait de transformer beaucoup de monde en  dangereux fanatiques, conspirateurs, contre-révolutionnaires ; cela permettait aussi d'y assimiler les mal pensants, les personnes dont on convoitait les biens, le mari encombrant etc. Une loi tombant à pic pour se débarrasser de personnes gênantes.

Du jamais vu dans l'Histoire de la France !

Les Archives municipales montrent que la municipalité dirigée par Jean-Louis Renard a été complice par son absence de réaction, paralysée par le tout-puissant Représentant en mission. Lequel, il y a 220 ans (1794), commence à craindre que  la fraîcheur du couperet ne se rapproche de son cou (bien qu'il ne se doute pas qu'il va être la victime du système qui l'a soutenu ignorant sans doute que pour se débarrasser de son chien......).

DIMANCHE 16 NOVEMBRE (depuis 17 ans cette date historique a toujours été respectée - sauf une fois pour cause de défilés parisiens - car la prermière noyade nantaise a eu lieu dans la nuit du 16 au 17 novembre 1793) avec la participation de l'URBVM et de  La  TROUPE DES COEURS DE CHOUANS :

- 11 H 15 regroupement devant l'église Sainte Croix pour la messe à 11 H 30. A la fin de la messe exposé sur le rôle de cet édifice pendant la révolution et mémoire de l'abbé Joseph Brianceau.

- 13 H, 13H15, déjeuner à La Taverne du château

- 15 H 15 : Rassemblement devant l'ancien entrepôt des cafés, 2 rue général de La Moricière ; exposé sur ce lieu et départ en cortège pour le parachutage d'une gerbe en Loire.

Le déplacement vers un lieu de mémoire est prévu si la météo et le temps le permettent.

La participation demandée est de 24 € (repas tout compris et participation aux frais de gerbe).15€ pour ceux qui ont des soucis (le complément étant pris en charge par le SCB.

Chèques à l'ordre de SCB (Souvenir Chouan de Bretagne Association déclarée - loi 1 juillet 1901 -W441001916). Dernier délai d'inscription: jeudi 13 novembre.

Un hommage, pour l'honneur des victimes et non mercantile, dans le respect de la vérité.

OSSEMENTS REMONTES DE LA LOIRE EN JANVIER 1952OSSEMENTS REMONTES DE LA LOIRE EN JANVIER 1952

OSSEMENTS REMONTES DE LA LOIRE EN JANVIER 1952

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SAMEDI 8 NOVEMBRE,BREC'H, au Champ des martyrs...

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SAMEDI 8 NOVEMBRE,BREC'H, au Champ des martyrs...

Comme chaque année depuis dix ans, le Souvenir Chouan de Bretagne propose un service religieux en hommage aux victimes catholiques de la révolution et des temps actuels mais aussi à la mémoire des Membres décédés de l’association.

Cette messe de Requiem est célébrée par l’abbé Amaury Brillet, vicaire de Saint Patern, selon la forme extraordinaire du Rit romain à 15 H30. Les vases sacrés utilisés sont de 1792.

Comme l’an dernier, elle est soutenue par la Schola de l’église Saint Patern de Vannes.

La messe est suivie de l’Absoute donnée au mausolée de La Chartreuse de Brec’h, avec bénédiction des ossements des prisonniers de Quiberon « fusillés », malgré la promesse de vie sauve, après l’échec des combats.

Il est possible de se retrouver à 12 H pour déjeuner au restaurant "La Boule d’Or" à Sainte Anne d’Auray.

Construite sur le lieu des fosses au bord desquelles les prisonniers furent exécutés, la première pierre de cette chapelle a été posée par la fille de Louis XVI, Marie-Thérèse Charlotte, duchesse d'Angoulême, en 1823.

Inaugurée en 1829, une tradition s'établie avec la célébration de la messe le samedi suivant la Toussaint et se poursuivit jusque dans les années 1950. Ceci nous fut rapporté par un Membre du SCB, décédé depuis. Sur sa demande nous avons relancé cette tradition il y a dix ans. 

Année après année, le nombre de participants est en sensible augmentation, des habitants des alentours se joignant à nous. C'est une bonne occasion de rappeler que certains, il n'y a pas si longtemps que cela, (qu'est-ce que 220 ans ?) sont allés au bout de leurs convictions, au risque de tout perdre, même la vie, pour leur honneur et celui de leur patrie ; ils ne l'ont pas fait pour de vains honneurs, pour de l'argent "engrangé" à n'importe quelle condition ni par vanité ni pour faire parler d'eux. Leurs noms sont inscrits - pour quelques-uns - sur les tables mémorielles de La Chartreuse, leurs ossements sont entassés dans une vaste fosse et chaque année qui passe voit leur hauteur diminuer.Le lieu, pourtant emblématique mais peu visité, ne passionne pas un éventuel fécondateur in vitraux.

SAMEDI 8 NOVEMBRE,BREC'H, au Champ des martyrs...SAMEDI 8 NOVEMBRE,BREC'H, au Champ des martyrs...
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PéAULE: UN DANGEREUX FANATIQUE MIS HORS CIRCUIT: Abbé Joseph Ryo

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Né au bourg de Péaule (Morbihan) le 29 juin 1754, de Jean-Ryo, maréchal-ferrant et de Françoise Maguéro, Joseph Ryo est baptisé le jour même par l’abbé Julien Ryo, curé. Milieu d’une certaine éducation, en ces temps d’obscurantisme, tous ont déclaré savoir signer sauf la marraine.

Il fait ses études au Grand séminaire du Méné, à Vannes, et ordonné prêtre le 19 septembre 1778, à 24 ans, par l'imposition des mains de Monseigneur Amelot en la chapelle du Méné.

Il revient à Péaule où trois bénéfices l’attendent : dans le bourg, à Kertreton et  à Kerbert en Marzan. (On appelle "bénéfice ", un bien possédé par un particulier, donné au prêtre de la même paroisse et transmis à un autre prêtre de la même paroisse à la mort du précédent).

Il reste 16 ans dans "sa paroisse "  quand le malheureux 24 octobre 1794, vers les trois heures de l’après- midi, il est arrêté par des dragons du 16ème régiment qui traversaient la campagne de Péaule, accompagnant un contrôleur des réquisitions. Pour ces gens là, l’époque n’était pas sûre !

Ces dragons aperçoivent à courte distance, un homme qui s'enfuit à leur vue. Effrayé, ils le saisissent et lui demandent son passeport ; l'inconnu répond en tirant de ses poches des papiers qu'il déchire. Ils lui demandent ses nom, profession, demeure ; il répond  qu'il n'a ni nom, ni profession, ni demeure, que son métier journalier était de courir dans les campagnes chez l'un et chez l'autre, tant du jour que de nuit ; que si on lui laissait la liberté, il récompenserait généreusement, mais que s'il venait à perdre la vie, il y aurait beaucoup de sang répandu dans l'étendue de la République.

Les dragons n'hésitèrent pas à arrêter cet incohérent personnage et l'emmenèrent à la Roche-Sauveur (La Roche-Bernard) ainsi que le rapporta le dragon Guillaume Faconnet.

Interrogé, cet incohérent personnage reconnut qu’il était l’abbé Joseph Ryo et qu’il n’avait prêté aucun des Serments. Il fut décidé de l’emmener à Lorient.

Le départ se fit le 27 octobre mais près du hameau de Kerivain, en Marzan, une cinquantaine d'hommes en armes et masqués de noir attaquèrent les gendarmes d'escorte.  Le brigadier Japiot échappa à trois coups de fusil ; il ordonna au gendarme Girrard de faire feu sur le prêtre. Mais son pistolet rata sa cible. Et ce fut une retraite précipitée sur La Roche-Sauveur, les insurgés Chouans aux trousses. Arrivés à la ville aux environs de 10 heures le prêtre est incarcéré à nouveau au Rodoir.

Nouveau départ mais sous la forte escorte d’une troupe d’infanterie.

Arrivé ainsi à Lorient, il comparait, le 4 novembre 1794, devant ses juges et le redoutable Accusateur public François-Marie Marion. Au cours de son interrogatoire, l’abbé Joseph Ryo fait preuve d’une parfaite maîtrise, ne tombant pas dans les pièges tendus et ne compromettant aucune des personnes qui l'ont nourri ou hébergé.

A retenir le fait qui intrigue les juges : "pourquoi, lorsqu'il fut arrêté, en promettant une récompense si on le laissait se sauver, il dit que s'il venait à perdre la vie il y aurait beaucoup de sang répandu dans l'étendue de la République".

L’abbé répondit " qu'en disant que s'il perdait la vie il y aurait beaucoup de sang de répandu, il entendait que, ne se trouvant plus dans le canton pour l'empêcher de se soulever, les habitants eussent été exposés à des conseils dangereux".

Cette excellente réponse ne fut pas retenue en sa faveur.

Le Tribunal déclara qu'il est constant que Joseph Ryo, prêtre insermenté, était sujet à la déportation, que loin de se conformer aux dispositions des lois sur cette matière, il est resté déguisé et caché sur le territoire de la République.

En conséquence le Tribunal condamne le dit Ryo à la peine de mort, ordonne qu'il sera dans les 24 heures livré au Vengeur du peuple pour subir son jugement sur la place de la Montagne, en cette commune de L'Orient, et déclare ses biens acquis et confisqués à la République, le tout en exécutions des articles 5, 10, 14, 15 et 16  de la loi du 30 vendémiaire qui ont été lues.

J.-M. Raoul, président ; J. Néron, Fornier,  J-M. Saint, juges ;  Thomas, greffier.

François-Marie Marion, accusateur public

L’abbé Ryo fut guillotiné le 5 novembre, place de La Montagne – actuelle place Alsace-Lorraine-; il avait quarante ans et quatre mois.

C'était il y a 220 ans exactement.

 

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MORBIHAN, UN FANATIQUE éliminé: Abbé Jean Le Goff

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IL Y A 220 ANS...

Né au village de Lotuen en Kervignac le 11 octobre 1761, de Patern et de Louise Cabouro, il est ordonné prêtre en l'église du Mené par Mgr Amelot le 20 mars 1790.

Installé comme sacriste à la chapelle Saint Yves de Bubry, il a comme  collègue Olivier Le Fellic. Ardent et hardi, il refusa le serment à la Constitution civile du clergé, refusa de s’exiler et s'opposa au recteur constitutionnel Le Stunff (qui menait une vie scandaleuse et disparut, sans laisser aucune trace, en 1795).

On l'accusa, le 27 novembre 1791, d'avoir hébergé et nourri des militaires pendant 20 jours ; d'autres peines sont portées contre lui le 15 janvier 1792 avec un internement le 2 février à Port-Louis.

Il en sortit et reprit à Bubry ses activités cachées de prêtre, jusqu'au matin du 24 octobre 1794 où il fut surpris par un détachement de Bleus aux environs de Lanvaudan, dans un accoutrement de paysan, déclarant s'appeler François Jegouzo, alors qu’il revenait, avec des amis, de rechercher des vivres.

Dans son sac de toile de chanvre, on trouve tout le nécessaire pour célébrer la messe : une chasuble de satin broché, une étole, un manipule, un voile de calice, une bourse, un porte-hostie, six purificatoires, un couvre-calice, une nappe d'autel, une serviette, une aube et son cordon, un amict, un goupillon de bois garni de crins, un calice et sa patène d'argent mais aussi une paire de pistolets de poches "chargés jusqu'au bout" ainsi que des papiers le compromettant avec "les ennemis de la république".

Lui même porte une canne épée.

Il ne renia pas sa qualité de prêtre, cherchant seulement à acheter, par quelqu’argent, sa liberté. En vain.

Conduit d'Hennebont au tribunal révolutionnaire de Lorient, il comparait le 27 octobre. Convaincu d'être resté caché sur le territoire de la république et de n’avoir prêté aucun des serments à la Constitution, l'accusateur public, François-Marie Marion, requit contre lui et ne se priva pas  de lancer de basses insinuations méchantes ; Marion aurait bien voulu en faire un Chouan cherchant à assassiner les patriotes et d’autres forfaits : il fut peu écouté par le Tribunal qui ne retint aucune de ses calomnies et ne vit dans l’abbé Le Goff qu’un prêtre fidèle à son engagement sacerdotal.

L’abbé fut condamné à  mort, ses biens confisqués et acquis à la république, parce que prêtre insermenté et réfractaire et uniquement pour ce motif.

L’abbé Jean  Le Goff fut guillotiné le lendemain 28 octobre 1794 sur la place de la Montagne à Lorient.

Il avait eu 33 ans le 11.

Article plus détaillé dans La Revue de décembre.

Il a exercé son ministère dans cette chapelle Saint Yves de Bubry et s'est recueilli, sans aucun doute, devant ce calvaire qui était dans le cimetière de Lanvaudan.

 

MORBIHAN, UN FANATIQUE éliminé: Abbé Jean Le GoffMORBIHAN, UN FANATIQUE éliminé: Abbé Jean Le Goff
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PARIS, 22 OCTOBRE 1794, il y a 220 ans...

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Palais de Justice de Paris

Coup de théâtre lors du procès des Membres du Comité Révolutionnaire de Nantes qui a lieu suite au Procès des 132 Nantais exportés de Nantes à Paris le 27 novembre et arrivés, en piteux état, en cette dernière ville le 16 janvier.

L'épisode du procès est important à connaître dans l'Histoire de la révolution et permet de comprendre la place qui va être donnée à Carrier et rendre présentable la meute d'assassins composant la majorité des conventionnels.

Cette déportation de gens influents de la société nantaise, souvent très riches, avait été voulue par le Comité révolutionnaire de Nantes, avec la complicité forcée de la municipalité, les Archives municipales en font foi. Le but étant de récupérer les biens de ces victimes pour lesquelles il ne faudrait pas exagérer la compassion car ces grands bourgeois applaudirent, dans leur majorité, la révolution et les lois contre les prêtres et les nobles. Carrier et ses bandits auraient bien voulu qu'ils soient exécutés en route, ou noyés à Angers par les sbires de Hentz et Francastel. Ceux-ci n'osèrent pas ce que Carrier n'avait pas osé à Nantes.

Le procès - régulier pour une fois - a eu lieu du 8 au 15 septembre, sous l'oeil du Président Dobsent et de l'Accusateur Public Leblois. Il n'y a que 94 accusés, les autres ont disparu en route. Dobsent a demandé les témoignages à charge des Membres du Comité Révolutionnaire nantais. Témoignages pitoyables par leurs absences de preuves d'accusations. Et dans les accusés, Carrier avait fait ajouter Phélippes-Tronjolly, l'ancien Président du Tribunal révolutionnaire de Nantes. Ayant fait tomber assez de têtes, il ne veut pas ajouter la sienne.

Carrier pendant ce temps occupait benoîtement le secrétariat de la Convention ; cela est une dure sanction pour celui que beaucoup disent rappelé mi-février par Robespierre pour s'exprimer sur ses crimes !!! (si, si, il y en a encore qui croient à ces sornettes!)

L'art de Phélippes-Tronjolly va être de retouner complètement l'accusation contre les accusateurs en s'épargnant sous la célèbre excuse :"Avoir obéi aux ordres".

C'est ainsi que le 15 septembre tous les accusés sont acquittés et immédiatement libérés, Dobsent ne pouvait pas accepter - plus après la chute de l'Incorruptible - des accusations totalement frelatées.

Devant ces horreurs qui entachent la bienheureuse révolution, horreurs dans lesquelles tant de furieux sont impliqués, puisque ces crimes nantais sont connus et qu'ils ont eu lieu sous Robespierre (pas seulement lui car il y en eut d'autres dont Barère), il faut entamer l'opération "Blanchiment Convention" et redonner une virginité de bon aloi à un système basé sur le crime  et le vol.

C'est ainsi que, dès le 8 octobre, L'Acte d'accusation contre le Comité Révolutionnaire Nantais est lancé, à grand renfort de réclame par la presse moins baillonnée.

La Convention, toutes hontes bues, lance son Adresse aux Français: " Français, Au milieu de vos triomphes, l’on médite votre perte. Quelques hommes pervers voudroient creuser au sein de la France le tombeau de la liberté. Nous taire, seroit vous trahir ; et le plus saint de nos devoirs est de vous éclairer sur les périls qui vous entourent. Les héritiers des crimes de Robespierre et de tous les conspirateurs que vous avez terrassés, s’agitent en tous sens pour ébranler la République et, couverts de masques différens, cherchent à vous conduire à la contre-révolution à travers les désordres et l’anarchie. Souvenez-vous que le peuple et la Convention ne font qu’un, les efforts des ennemis de la liberté viendront expirer à vos pieds comme des vagues écumantes viennent se briser sur les rochers. De son côté, la Convention nationale, constante dans sa marche, appuyée sur la volonté du peuple, maintiendra, en le régularisant, le gouvernement qui a sauvé la République."

Le 13 octobre, la Convention donne tous pouvoirs au Tribunal révolutionnaire de poursuivre les Membres du Comité Révolutionnaire Nantais... et tous ceux qui pourraient se trouver impliquer dans l'affaire.

Le 16 octobre s'ouvre le procès - le début de l'Opération "Blanchiment Convention" - de furieux qui doivent se demander ce qui leur arrive et s'aperçoivent, subitement, qu'une tête, ou une vie ça se risque plus facilemlent chez les autres que chez soi !

Alors dès le 22 octobre, Goullin (qui était Officier municipal) prévaricateur et assassin, actif lors des Noyades, voleur, prend à deux mains le courage qu'il n'a pas et "balance": l’homme qui électrisa nos têtes, guida nos mouvements, despotisa nos opinions, dirigea nos démarches, et qui contemple paisiblement nos larmes et notre désespoir. Il importe à notre cause que Carrier paraisse au tribunal. Il a tout ordonné, tout commandé.

Certains doivent être satisfaits d'avoir trouvé une tête pour porter le grand chapeau des fautes et crimes de deux ans de Convention.

A suivre....en particulier dans La Revue de décembre.

En illustration une scène ordinaire à la Convention.

PARIS, 22 OCTOBRE 1794, il y a 220 ans...
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AMBERT, Puy de Dôme, il y a 180 ans, MAIGNET...

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AMBERT, Puy de Dôme, il y a 180 ans, MAIGNET...AMBERT, Puy de Dôme, il y a 180 ans, MAIGNET...

Dans le cimetière d'Ambert, Sous-préfecture du Puy de Dôme, gît Etienne Christophe Maignet décédé il y a exactement 180 ans, le 21 octobre 1834. Un redoutable Représentant en mission aux crimes oubliés, le Carrier local, recyclé dans la notabilité sans n'avoir jamais rien regretté.

Né à  Ambert  le 9 juillet 1758 dans une riche famille de notaire (son père était notaire royal), il va faire son Droit à Paris et revient dans son pays natal, la tête emplie des Idées Nouvelles.

Il faut se souvenir que la majorité des révolutionnaires est formée d’avocat ou de notaires.

Attiré par les idées de la révolution, il rédige les Cahiers de Doléances du Tiers-état – on doit s’inquiéter de leur objectivité - et s’inscrit au club des Amis de la Constitution créé à Ambert. Elu membre du directoire du département du Puy-de-Dôme, il est élu, en 1791, député à la Convention. Là il va faire connaissance et lier amitié avec Couthon et Robespierre. Il s’inscrit au Club des coupeurs de têtes : Les Montagnards.

Il vote la mort du Roi, sans aucun scrupule, lui le fils d’un zélé fonctionnaire du même souverain. Ni appel au peuple, ni sursis.

Nommé Représentant en mission, il est, avec Châteauneuf-Randon, à la tête d’une Colonne punitive lors de la répression du Soulèvement de Lyon, dont le siège de deux mois s’acheva par une vraie hécatombe.

A Marseille, anticatholique forcené, il donne cet arrêté qui peut servir d’excuse aux profanateurs d’aujourd’hui : "Considérant que l'homme en paraissant sur la terre y vient sans préjugé et, qu'en la quittant il ne doit laisser aucune trace de ceux qui ont pu l'assiéger pendant sa vie, ordonne d'enlever des cimetières tous tableaux, peintures ou inscriptions capables d'alimenter le fanatisme, et d'inscrire ces seuls mots sur la porte d'entrée: Silence, ils reposent! "

On le retrouve à Bédoin où, pour un arbre de la liberté arraché, il approuve une juste sanction de 63 exécutions ; plusieurs maisons et l’église incendiées ou détruites, en partie ou totalité.

En suivant, on le retrouve à Orange où il laisse, dans son sillage, 332 exécutés dont 32 religieuses.

Si lui a sa tombe, ses victimes reposent au fond du Rhône, de la Méditerranée, dans des charniers à Bécarras et  à Gabet:

AMBERT, Puy de Dôme, il y a 180 ans, MAIGNET...AMBERT, Puy de Dôme, il y a 180 ans, MAIGNET...AMBERT, Puy de Dôme, il y a 180 ans, MAIGNET...

Cet individu a laissé des traces sanglantes dans les  divers endroits du territoire  où il a rempli sa tâche de commissaire politique.

Après la chute de Robespierre, il ne répond pas aux demandes d’explications de la Convention ; il vient quand même à Paris à la mi-octobre (il y a 220 ans). Il présentera sa défense au début de 1795 et ne sera pas inquiété. Décrété d’accusation, sur la demande de Tallien, en avril 1795, il part, afin de se faire oublier et se cache jusqu’à l’amnistie que se sont octroyés ces citoyens aux mains sanguinolentes.

Il reprend ses activités d'avocat dans son pays natal où il décède le 21 octobre 1834, il y a 180 ans, âgé de 76 ans, 40 ans après les faits.

Il faut remarquer que sa tombe, où l'on voit une coupe de fleurs (fausses mais de couleurs fraîches !), est surmontée d’une croix ce qui est paradoxal à la vue de son Arrêté pris à Marseille concernant les tableaux, peintures ou inscriptions.

Dans ce cimetière, cela rachète un peu, sont inhumés les célèbres Alexandre Vialatte et Henri Pourrat.

Plus de détails dans La Revue de décembre du Souvenir Chouan de Bretagne.

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PARIS 1794, IL Y A 220 ANS.

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Il y a un an qu'un acte crapuleux et peu glorieux pour ses commanditaires (La Convention), un crime qui ne trouve aucune justification, a été commis sur la place de la révolution, ci-devant Louis XV, actuelle Concorde.

Pour la première fois a été réalisé en France ce qui, dans le monde dit civilisé, n'a été commis qu'en Grande Bretagne (avec les décapitations d'Anne Boleyn et de Marie Stuart): la mise à mort violente de la Reine de France. Et il n'est pas nécessaire d'être royaliste pour déplorer ce qui n'est rien d'autre qu'un assassinat tant ce que certains osent encore appeler "procès" ne fut qu'une parodie de justice contre une personne qui n'eut aucun rôle politique, sinon conseillère de son mari, comme cela se passe dans tout couple normal.

Marie-Antoinette de Lorraine d'Autriche, Reine de France est morte le 16 octobre 1793 ; cet acte fait partie du fameux "bloc qu'est la révolution" selon Clémenceau.

A ce titre il appartient aux fameuses "Valeurs fondatrices de la république" comme le braillent nos hommes politiques.

Comme "Valeurs" il y a mieux !

Le pire est la promesse faite par la Convention au roi Louis XVI (qui s'inquiétait du sort de sa famille) la veille de sa mort, le 20 janvier 1793:

Décret du 20 janvier 1793: Décret de la Convention autorisant le Conseil exécutif provisoire à répondre à Louis que la Nation française, aussi grande dans sa bienfaisance que rigoureuse dans sa justice, prendra soin de sa famille et lui assurera un sort convenable.

Sort convenable ?

- La Reine est exécutée le 16 octobre 1793,

- Madame Elisabeth est exécutée le 10 mai 1794.

PARIS 1794, IL Y A 220 ANS.PARIS 1794, IL Y A 220 ANS.

Le fils et la fille du couple royal sont toujours enfermés dans leur prison de la Tour du Temple à deux étages différents. Il ne leur est même pas permis de se retrouver pour déjeuner ou parler: ce sont les ordres de la Commune de Paris qui fait la loi où bon lui semble ! Même la chute de Robespierre, et de sa clique, n'amènera de changement notable.

Ces enfants ne savent même pas que leurs parents et leur tante sont morts.

La nourriture est pitoyable, l'hygiène déplorable, la promiscuité et la conduite des gardes-chiourmes lamentable. C'est cela le sort convenable promis par la Convention Nationale le 20 janvier 1793 à un père de famille qui va mourir. Convention odieuse dans les actes et parjure, par surcroît !

Si le petit Louis-Charles, enfant de 9 ans, dépérit à tel point qu'il en perdra la vie, le 8 juin 1795, Marie-Thérèse Charlotte, pas encore 16 ans, trouve la force et le réconfort dans la prière.Elle ne peut pas présager qu'elle va devoir attendre encore plus d'un an avant de sortir de ce lieu de misère dont Harmand, dit de la Meuse, ancien conventionnel et membre du Comité de Sûreté générale sortira lui-même effrayé lors de sa première visite aux enfants royaux.

Oui, vraiment, "un bloc" pas très brillant !

 

Note: vous avez pu constater l'apparition de publicité sur le Blog. Cela est désagréable mais nous est imposé par Overblog. Ce petit problème gênant est à la recherche d'une solution.

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ROCHEFORT 1794, SACERDOCIDES...

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Leurs crimes:

1/ Être prêtres ou religieux,

2/ Ne pas avoir prêté le Serment de désobéissance au Pape.

 

Abbé Vincent BENOIST- Né le 17 février 1745 au village de Cariel en Séné, fils de Joseph, capitaine de barque, et de Nicolle Roland. Ordonné sous-diacre à Notre-Dame du Mené le 22 septembre 1770, diacre le 16 mars 1771, il est ordonné prêtre le 21 septembre 1771 par Monseigneur Charles-Jean de Bertin. Vicaire chargé de la frairie Sainte-Marguerite de Sulniac, il fut détenu à la Retraite des femmes à Vannes en octobre 1782, puis arrêté le 11 octobre 1793 comme insermenté :

"Nous avons saisi chez lui un prêtre caché dans le grenier, et revêtu de son costume; nous l'avons jugé de bonne prise ainsi que sa chambrière, qu'il nous a dit être sa sœur; après d'autres perquisi­tions chez lui, nous y avons apposé les scellés", dit le rapport du citoyen Bosquet.

Ecroué de nouveau à la Retraite des femmes de Vannes, il est du nombre des dix-sept prêtres embarqués à Vannes sur "Le Patriote" le 3 mars 1794. Arrivé à Rochefort le 26 mars il est transféré sur "La Nourrice", puis sur "Les Deux Associés". II y meurt le 30 août, âgé de 50 ans et fut inhumé dans l'île Madame.

L'ont précédé dans la mort ses confrères bretons:

Abbé André-François BRULON – Né de Jean-Baptiste et de Mathurine Bocher à Vannes et baptisé le 19 août 1744 en la paroisse Saint-Pierre (cathédrale), fils. Ordonné diacre le 2 avril  1768 et prêtre le 24 septembre 1768 par Monseigneur de Bertin en l'église du Séminaire du Méné, il est chargé des chapellenies de la Madeleine (Saint-Patern) et de Saint-Martin (cathédrale) et habite une maison au bas de la rue des Chanoines (près de la Porte-prison). Le 1er juin 1791, il est accusé par l'évêque Le Masle et par ses voisins d'être capable d'incendier son quartier en laissant allumées plusieurs chandelles la nuit (messes clandestines). Il est enfermé, sur ordre de la commune, à la maison d'arrêt de la Porte Saint-Patern (actuelle Porte-Prison). Le 11 juin, il est transféré, à ses frais, à l'hôpital général. Arrêté début mars 1794, il est du convoi qui part de Vannes le 3 mars. Transféré sur "Les Deux-Associés", il décédera le 28 août, à l'âge de 49 ans; il fut enterré dans l'île Madame.

 

 

Abbé Pierre HERVÉ - Né à la métairie du Breil à Porcaro en Guer, de Jean et de Marguerite Ealet, le 16 février 1762, il est  baptisé le même jour en l'église de Monteneuf. Ordonné diacre le 10 juin 1786 et prêtre en 1787 pour le diocèse de Saint-Malo par Monseigneur Urbain de Hercé il est nommé vicaire à Maure ­de-Bretagne du 20 juillet 1788 à la fin de l'année ; ensuite il est, comme auxiliaire de M. Foulon, recteur de Monteneuf, chapelain de la frairie de la Grée-Basse (La Gacilly). Son nom figure sur les registres paroissiaux de mai 1790 jusqu'au 12 octobre 1792. Insermenté et classé "modéré" par le district de Ploërmel le 12 juin 1792, il est cependant arrêté par les gendarmes de Malestroit et conduit à Port-Louis le 18 septembre 1793. Embarqué pour Rochefort sur "Le Patriote", il est emprisonné sur "Les Deux­ Associés" où il mourra, âgé de 32 ans, , le 25 août 1794 ; ses confrères l’enterreront dans l'île Madame.

 

Abbé Louis-Augustin BERNARD - Né le 26 février 1753 en la paroisse Saint-Gildas d'Auray, fils de François et de Perrine Lorho, commerçants. Ordonné prêtre au Mené en mars 1776 par Monseigneur Sébastien-Michel Amelot, il est nommé vicaire à Belz. Sa mauvaise santé l'oblige, en septembre 1792, à se retirer dans sa famille à Auray. Insermenté, dénoncé le 26 septembre 1792, et craignant la déportation comme rebelle aux lois, il adresse en vain, le 16 septembre 1793, une lettre-supplique aux administrateurs du département et est écroué à Vannes le 17 octobre. Condamné à la déportation le 25 janvier 1794, il fait partie du convoi qui part de Vannes le 3 mars; il est porté sur la liste des émigrés du 28 mars 1794. II mourra sur le ponton "Les Deux-Associés" le 4 juillet, âgé de 41 ans. Ses confrères l'inhumeront à l'île d'Aix.

 

Mais aussi dans les mêmes dates:

-Abbé Charles Anus, curé-doyen de Verdun, mort sur le "Washington" à l'âge de 71 ans, le 28 août et inhumé dans l'île Madame,

-Abbé Jacques Bernard, curé de Moulins (Allier), mort sur "Les Deux Associés" le 28 août à l'âge de 69 ans et inhumé sur l'île Madame,

-Père Pierre Breton, capucin de Rouen, mort sur "Les Deux Associés" le 27 août à l'âge de 58 ans et inhumé sur l'île Madame,

- Père Nicolas Dubois, bénédictin d'Evreux, mort sur "Les Deux Associés" le 29 août à l'âge de 43 ans et inhumé sur l'île Madame,

- Abbé Jacques Duval de Hazey, de Rouen, mort sur "Les Deux Associés" le 29 août à l'âge de 51 ans et inhumé sur l'île Madame,

- Abbé Elie Eymard, vicaire à Périgueux, mort sur "Les Deux Associés" le 28 août à l'âge de  31 ans et inhumé sur l'île Madame,

- Abbé Joseph-Gilles Ferey, chapelain de Coutances, mort sur "Les Deux Associés" le 28 août à l'âge de 39 ans et inhumé sur l'île Madame,

- Père Nicolas Fritche, augustin de Metz, mort sur le "Washington" le 30 août à l'âge de 67 ans et inhumé sur l'île Madame,

- Abbé Joseph Guérin, tertiaire de Nancy, mort sur "Les Deux Associés" le 30 août à l'âge de 51 ans, inhumé sur l'île Madame,

- Abbé Nicolas Hautcolas, curé à Verdun, mort sur le "Washington" le 30 août à l'âge de 72 ans et inhumé sur l'île Madame.

- Abbé Antoine de Lamorre, Principal du collège de Verdun, mort sur "Les Deux Associés" le 30 août à l'âge de 58 ans et inhumé sur l'île Madame ; son frère a été jeté à la mer le 6 août.

- Abbé Mathurin Lepelletier, curé à Angoulême, mort sur le "Washington" le 28 août à l'âge de 56 ans et inhumé sur l'île Madame,

- Père François Lucas, curé Prieur de Verdun, mort sur "Les Deux Associés" le 30 août à l'âge de 68 ans et inhumé sur l'île Madame,

- Abbé Jacques Poujol de L'Isle, vicaire de Périgueux, décédé sur "Les Deux Associés" le 29 août à l'âge de 38 ans et inhumé sur l'île Madame,

- Père Eloi de Richy, moine de la Trappe de Nancy, décédé sur "Les Deux Associés" le 29 août à l'âge de 42 ans et inhumé sur l'île Madame.

 

Il n'existe pas d'adjectif pour qualifier la façon dont furent traités ces prêtres et religieux ; les esclaves, enfermés sur les mêmes vaisseaux quelques années auparavant, furent traités de meilleur façon car ils avaient une valeur marchande alors que l'on déniait à ces prêtres et religieux enfermés là,  la simple qualité d'êtres humains; ils étaient mis là non pour mourir mais pour crever !

 

"Ces prêtres étaient rayés du livre de la République. On m’avait dit de les faire mourir sans bruit, dans le silence de l’océan. Je le faisais, moi ! Je les haïssais ! » 

Laly, capitaine du vaisseau "Les Deux Associés".

 

 

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GESTé, il y a un an, 7.280.000€ partent en poussière et gravats.

Publié le par culture

Entre 1844 et 1864, l'église de Gesté est reconstruite, d'abord dans un style néoroman accolé à l'ancienne église du XVème incendiée et à moitié détruite lors du passage de la Colonne Infernale de Cordelier (ou Cordellier, 1767 à Faremoutiers en Seine et Marne où il figure parmi les personnalités de la commune-1844 à Paris) puis en style néogothique, très prisé à l'époque, par l'architecte Alfred Tessier sur l'emplacement de l'ancienne église.

Cette reconstruction, ou construction évolutive, est d'un coût de 100 mille Francs Or dont 80% sont payés par la population, à peu près 2.300 habitants à l'époque.

C'est à dire qu'une population essentiellement de paysans (le terme est français et non péjoratif même si, maintenant ils sont devenus agriculteurs) va "se saigner aux quatre veines" pour offrir à son Dieu une église digne de ce nom. Irréel maintenant, en notre pays déchristianisé, les édifices catholiques ne sont pas assez grands pour accueillir tout le monde en ces temps d'après La Persécution de 1792 à 1799.

100 mille Francs or correspondent à peu près à 7.280.000 €. 20% ont été payés par l'Etat. C'est à dire que 6.024.000 l'ont été par les habitants.

Les revenus pour un agriculteur tournent aux alentours de 2,49 F soit 3,73€ par jour soit 112 € par mois.

Le pain coûte aux alentours de 0,70€ le Kg, le vin aux alentours de 2 € le litre et une douzaine d'oeufs 2,25€ (chiffres indicatifs selon prix et salaires au XIXème siècle).

Dans l'éventualité où toute la population a participé - ce qui semble extavagant car il y avait des Bleus et descendants de Bleus dans les Mauges - cette participation représente 1.615.013 journées de travail, soit 702 journées de travail par habitant, soit près de deux ans de privations de nourriture.

Certes des gens aisés ont donné plus que la moyenne et c'est leur rôle. Il n'empêche que, sans rechigner ils ont versé leur obole.

150 ans après, le Conseil municipal tel Cordelier en 1794, détruit ce bien qui appartenait à la population, même s'il avait été volé aux donateurs-contructeurs par les lois de 1905.

Destruction au mépris de la loi puisque le Tribunal administratif de Nantes avait interdit cette démolition et dans un analphabétisme total car cette église aurait pu devenir un lieu d'explications architecturales réunissant en un même lieu l'art néoroman et l'art néogothique. Tristes sots !

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