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François Athanase Charette à La Chabotterie, II

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François Athanase Charette à La Chabotterie, II

La Télé des 3 Provinces (Cliquez) a réalisé un reportage de quelques minutes sur le nouveau parcours Charette à La Chabotterie. Ce reportage complète bien notre article précédent.

Un lien à conserver par nos adhérents lointains qui veulent aussi suivre l'actualité locale.

Nous espérons que Philippe Gouraud viendra nous rejoindre pour la 18ème Commémoration des Noyades de Nantes dimanche 15 novembre 2015, en toute tranquillité, sans vitraux ni trompettes, avec notre parachutage de gerbe dans la Loire (exclusivité Souvenir Chouan de Bretagne) .

 

 

 

 

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Les BRIGANDS du BOCAGE : fin de ce qui aurait pu être une belle histoire.

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IL Y A UN TEMPS POUR RIRE ET UN TEMPS POUR PLEURER

L'Ecclésiaste

Ayant entendu des rumeurs dans la journée de samedi, je téléphonais à la Préfecture de la Vendée dès lundi matin. Le Service des Associations me confirmait que G. Herbreteau, avait dissout l'association des Brigands du Bocage dont elle était présidente. Le Procès-verbal de dissolution est signé de deux personnes, la Présidente et la Trésorière ; contrairement aux textes il n'y a pas eu de convocation pour l'Assemblée Générale extraordinaire et, d'autre part, les Membres du bureau qui avaient démissionné étaient toujours inscrits sur la liste des personnes de l'Association, avec leurs fonctions.

Cette dissolution a été prononcée le vendredi 16 janvier à 17 H au domicile de la présidente et il serait étonnant qu'il n'y ait pas eu, pour assister à cette veillée funèbre, les complices qui m'ont traîné dans la boue depuis plus d'un an.

Toujours est-il que cette dissolution n'est pas légale ; la Présidente ne s'est même pas donnée la peine de joindre un fac-similé de la convocation soi-disant envoyée aux adhérents.

A l'origine de cette triste affaire, un fait divers : Une adhérente des Brigands du Bocage (BdB pour simplifier) perd tout dans un incendie, dans la nuit du 24 au 25 novembre 2012.Les BdB lançaient une collecte à laquelle le Souvenir Chouan de Bretagne s'associait dès le 26. Réaction rapide, tout transite par les BdB. De chez moi part un coffre de C5 de vêtements et un chèque de 150€. Les dons affluent. Les gens sont très généreux.J'entends des bizarreries ; une longue enquête me permet de prendre contact avec la sinistrée de lui dire qu'elle doit être contente de la générosité des uns et des autres. Reconnaît qu'elle a reçu un vieux manteau et quelques €. La Présidente ne répondant pas à mes Mél demandant de connaître la trésorerie de l'Association dont je suis membre, je me vois contraint de passer aux lettres recommandées ; nous sommes en novembre et décembre 2013. Après la quatrième lettre, recommandéAR, c'est un déferlement de lettres d'insultes, qui cvommencent il y a juste un an ;  je vais les passer sur ce Blog. Seulement pour avoir demandé, ce qui est légal, de connaître la Trésorerie de l'Association des Brigands du Bocage.

Or il n'y a plus de trésorerie, la banque B.P.A. a mis le compte de l'Association au contentieux, mon chèque de cotisation de 25 € pour l'année 2013 a été endossé par le compagnon de la Présidente, de même que mon chèque de 150€ de don ainsi ques les chèques de X et Y le tout pour une somme dépassant les 10 mille €. J'ai déposé plainte le 12 septembre 2014, pour abus de confiance et détournement de fonds. Le restaurateur qui a servi le repas de mariage de la présidente des BdB le samedi 6 décembre a porté plainte pour abus de confiance et grivèlerie (7.700€), il reste encore du monde.

La dissolution de l'Association n'arrête en aucun cas les plaintes déposées.

Il est honteux que les adolescents et jeunes adultes qui s'étaient lancés corps et âmes dans cette aventure aux aspects très sympathiques aient été manipulés par des personnes sans scrupules, pour ne devenir que des appâts à fric, sur le dos de ceux qui se sont soulevés il y a 220 ans pour leur honneur et leurs libertés. C'est cela qui est le plus scandaleux. La perversité de la manipulation mentale et l'absence de moralité.

Cette affaire est grave et risque de mettre en cause notre crédibilité. J'ai été traîné dans la boue y compris par des proches bien manipulés. Mais j'ai pu aussi recevoir le ferme soutien de personnes chaleureuses, femmes, hommes, prêtres qui m'ont encouragé. Je pense que la violence des propos tenus démontre qu'en demandant la connaissance de la Trésorerie des Brigands du Bocage j'ai mis le doigt sur quelque chose qui ne sent pas bon.

Ceux qui se sont bien amusés vont moins le faire maintenant oui, il y a un temps pour rire et un temps pour pleurer.

Noël Stassinet,

Président du Souvenir Chouan de Bretagne

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LA CHABOTTERIE et François Athanase CHARETTE de La Contrie

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31 janvier : Belle soirée de vernissage à La Chabotterie, vendredi dernier, soirée à laquelle, parmi 800 personnes, avait été invité le président du Souvenir Chouan de Bretagne.

Cette soirée de vernissage était organisée pour présenter officiellement  le réaménagement du parcours consacré au héros Brito vendéen François Athanase Charette de la Contrie dont on oublie trop souvent de rappeler que, natif de Couffé en Loire-inférieure, l'essentiel de son combat s'est passé dans le pays de Retz qui est un des Etats de Bretagne, et non une partie du Poitou comme le reste de la Vendée. Il a vécu plus de temps en Bretagne qu’en Vendée.

Cette notion de géographie rappelée, cette soirée permit de faire des rencontres intéressantes. Ce fut l'occasion aussi de renouer avec le président de Vendée militaire et de saluer entre autres le webmaître du Blog Vendéens et Chouans et de passer des moments sympathiques avec le patron de Pays et Terroirs, Jean-Christophe Ménard.

LA CHABOTTERIE et François Athanase CHARETTE de La ContrieLA CHABOTTERIE et François Athanase CHARETTE de La Contrie

Organisée de main de maître par l'équipe de la Chabotterie, en particulier par son directeur et son responsable de la communication, la réception commença par le discours d’accueil du député local suivi de celui du Président du Conseil Général de la Vendée, Bruno Retailleau. Ce dernier fit un historique de La Chabotterie qui a rencontré Charette à la suite de sa capture dans les bois mitoyens, le 23 mars et emmené dans la cuisine, allongé sur la grande table pour que ses plaies soient sommairement pansées. Il sera ensuite emmené à Angers puis ramené à Nantes pour y être exécuté, place de Viarmes, le 29 mars 1796. La république lavait, à sa manière, le Traité de La Jaunaye signé un peu plus de treize mois plus tôt (17-18 février 1795).

Nous eûmes droit au traditionnel rapprochement entre Charette et Clémenceau malgré les incongruités que cela représente. Se souvenir du discours de Clémenceau à la Chambre des députés le 29 janvier 1891.

Evocation aussi de l’achat de La Chabotterie par le Conseil Général de la Vendée sans que soit prononcé une seule fois le nom de celui qui est à l’origine de cet achat: Philippe de Villiers. Il me semble assez extraordinaire, voire extravagant, sinon injurieux, de parler de Charette et de La Chabotterie sans évoquer, a minima, l'ombre qui flotte sur ces lieux évocateurs du combat des Révoltés, celui qui a tout fait pour la Mémoire, celui qui a sorti des catacombes de l'oubli le Souvenir des Convaincus de 1793-1796, sur tout le territoire de la Vendée, de Tiffauges au Sables d'Olonne, celui qui en ce lieu de La Chabotterie, puis sur le site du Puy du Fou a restauré la Mémoire de ceux qui se sont levés au nom de leurs Libertés, y compris la Liberté religieuse : Philippe de Villiers ! Il aurait pu être au moins cité par son successeur à la Présidence du Conseil Général !

En 1990, à l’initiative de Philippe de Villiers, le C.G.85 avait acheté à la Famille de Goué ce manoir qu’elle n’avait plus les moyens d’entretenir et Philippe de Villiers voulait en faire le phare du soulèvement de 1793. Les calomnies avaient plu de façon drue en particulier de la part du « Canard Enchaîné » suspectant un favoritisme de famille confondant, sans aucun doute volontairement, le nom de Madame Dominique de Villiers, née de Buor et la famille de Goué. Pour le "canardeur" tout ce qui porte particule devient de la même famille ! La Justice avait tranché et condamné le « canard » à une lourde amende.(Monsieur de Villiers m’avait envoyé le Livre Blanc réalisé sur cette affaire présentée de façon odieuse, et pas seulement par les gauchards ; TF 1 y était allé de sa pique).

LA CHABOTTERIE et François Athanase CHARETTE de La ContrieLA CHABOTTERIE et François Athanase CHARETTE de La ContrieLA CHABOTTERIE et François Athanase CHARETTE de La Contrie

Si la précédente présentation avait un peu vieilli avec ses automates, scènes guerrières et ses innovations (22 ans d'usage intensif, quand même), elle avait représenté le Top lors de son inauguration en 1993 et charmé les 42 Américains que j’avais amenés là le 4 juin 2009.

Nous sommes à l’heure du numérique et du virtuel : place aux techniques modernes. Port d’écouteurs (200 en tout !) laissant les oreilles dégagées pour entendre aussi son voisin, connections Wi-Fi, technologies tactiles pour découvrir le vrais visage de François Athanase et autres découvertes qui réjouiront jeunes et moins jeunes.

De quoi passer un après-midi en agréable compagnie, avec un personnel sympathique et souriant, dans un site superbe avec ses diverses pièces habillées en un parfait style XVIIème XVIIIème. Que du bonheur !

Un buffet de grande qualité (toujours à La Chabotterie !) fut servi permettant aux uns et aux autres de prolonger cette belle soirée et d’échanger sur des sujets divers et certain avarié.

Merci à Monsieur Landry Quairault, Directeur de la communication, pour les clichés.

Ouaip ! Non cité, nous sentions quand même Philippe de Villiers bien présent.

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GUEMENE sur SCORFF, LA BATAILLE DU 28 JANVIER 1795

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Il y a 220 ans exactement se déroulait la Bataille de Guémené sur Scorff dans le Morbihan.

Elle fait suite aux massacres que les Bleus ont commis à Melrand où des femmes ont été violées puis assassinées, des enfants et au moins trois vieillards tués.Ces massacres punissent l'occupation du bourg par les Chouans de Jean Jan qui est là chez lui. Le 2ème Bataillon du Jura a réalisé ce forfait.

Ce 28 janvier 1795, lendemain du massacre de Melrand, Jean Jan aimerait bien régler des comptes avec la garnison de Guémené et venger ses amis.

Jean Jan est un jeune homme de belle stature, né le 15 juin 1772 ; il a fait ses études au collège Saint Yves de Vannes qui fut une vraie pépinière de chefs Chouans.Le collège fermant obligatoirement en 1791, Jean Jan rentra chez lui en défenseur acharné des libertés.Il va réunir quelques amis fondant ainsi une "amicale des Révoltés".Dans le nombre, son ami, Claude Lorcy qui portera plus tard le surnom L'Invincible.

 

Excédé par les exactions auxquelles se livre la garnison de cette place forte proche de Pontivy, Pierre de Rémond du Chélas, dit La Couronne rejoint Jean Jan pour l'attaque.

Né à Guémené le 15 mai 1759 il est ancien Cadet puis Sous-lieutenant de Navarre Infanterie ; nommé Lieutenant en 1786 il a démissionné en 1787. Retiré chez lui, avec femme et enfants, il entre en liaison avec Armand Tuffin, Marquis de La Rouërie dès 1791. Il sera arrêté en 1792 et emprisonné, avec sa famille au Faouët pendant trois mois. Libéré, il va constituer une division de Chouans, La Couronne, qui sera intégrée à l'armée du comte Sébastien de Silz.

Pierre Mercier dit La Vendée les accompagne avec sa propre troupe.

Pierre Mercier est né le 16 juillet 1774 au Lion d'Angers, de parents aubergistes qui viendront s'installer en 1784 à Château-Gontier. En désaccord avec les applications de la révolution il va se ranger dans le camp des Révoltés, servira sous Bonchamp dans la cavalerie duquel il va faire la connaissance d'un Breton venu d'Auray pour se battre contre les révolutionnaires. Ils feront ensemble "La Virée d'Outre Loire", deviendront amis ; après la défaite de Savenay Pierre Mercier suivra son ami Georges Cadoudal et, en Bretagne, recevra le surnom de La Vendée.

Jean Jan, 22 ans et demi, Pierre du Chélas, 35 ans et demi, Pierre Mercier La Vendée, 20 ans et demi : Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années.

L'attaque des 600 Chouans a débuté de bonne heure contre les 150 Bleus qui se sont retranchés dans le château. Jean Jan est blessé par deux fois, à la cuisse gauche puis au pied du même côté. C'est grâce au sang froid d'un de ses hommes que Pierre Mercier doit la vie sauve ; mis en joue par un Bleu sont compagnon a été plus rapide. Magallon le capitaine des Bleus reconnaît avoir eu 8 grenadiers tués.

Les Chouans se retirent avec deux canons pris à l'ennemi et après avoir scié l'arbre de la liberté.

Ils se dirigent sur Le Faouët où la garnison de 136 hommes et 12 canonniers les attend de pied ferme, réfugiée sous les halles. Les deux canons tirent à mitraille et les hommes entretiennent un tir nourri. Dans la nuit du 28 au 29, les Chouans préfèrent se retirer laissant quatorze  tués, 8 blessés et de nombreux prisonniers.

Pour les Chouans le but est de faire prendre conscience aux Bleu de leur insécurité permanente en leur "pourrissant la vie" par des attaques ou des embuscades incéssantes.

Bien faire prendre conscience aux révolutionnaires que les Bretons sont chez eux, chez eux !

 

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PICHEGRU, 1795, UN FAIT D'ARMES OUBLIE....

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Charles Pichegru qui a été le professeur de géométrie et d'arithmétique à l'Ecole Militaire de Brienne de Buonaparte est un grand soldat, brillant général, d'une force quasi herculéenne il a bravé tous les dangers.

Quoique l'on pense de lui, il restera dans l'Histoire militaire de la France le seul militaire qui a pris la Flotte royale hollandaise avec un escadron de cavalerie. Le Général Pichegru avait appris que la Flotte Hollandaise était bloquée par les glaces sur les côtes du Helder, dans le golfe du Zuiderzee. Le 23 janvier 1795, il envoya aussitôt le lieutenant-colonel Louis-Joseph Lahure et un escadron du 8e ré​giment de hussards et le 15e régiment d’infanterie légère dans la nuit du 23 janvier. Chaque cavalier, après avoir enveloppé les sabots des chevaux dans des chiffons, afin de ne pas faire de bruit sur la glace, chargea en croupe un fantassin ; chaque vaisseau fut pris à l’abordage. Du jamais vu par des troupes terrestres. Les vaisseaux étant, de par leur position pris dans la glace, les canons furent inutilisables. Bilan: 15 vaisseaux et 850 canons pris à l'ennemi, sans aucune perte !

(Belge de naissance, Lahure sera naturalisé et à sa démobilisation, se lancera dans la culture de la betterave. Né le 29 décembre  1767, il est décédé le 24 octobre 1853. Il avait été admis à la retraite le 22 juillet 1818).

PICHEGRU, 1795, UN FAIT D'ARMES OUBLIE....

Georges Cadoudal sera son complice dans le complot contre le Premier Consul en 1804. Son suicide, dans sa cellule mitoyenne de celle de Georges reste une énigme ; si, en effet, notre Breton avait entendu des bruits suspects, on est certain qu'il ne serait pas resté inerte !

L'autopsie de Pichegru, qui durera plusieurs heures, ne démontrera aucun hématome signant une lutte, aucune lésion en dehors de celles causées par le garrot à hauteur du larynx, du cou, la face inférieure du cerveau et les deux lobes du poumon gorgés de sang. Et une égratignure sur la joue, là où le garrot s'était bloqué.

Le 7 avril, au soir tombant, il sera inhumé dans le cimetière Sainte Catherine (aujourd'hui disparu) dans le carré des suppliciés. Il sera exhumé en août 1865 pour être inhumé dans son village natal d'Arbois qu'il avait quitté, après ses études au collège, pour l'Ecole de Brienne, à l'âge de 18 ans. Il paraît que ces restes ne sont pas les siens, à cause de la différence de chevelure retrouvée sur le squelette. Allez savoir !

Etrange destinée que celle de cet homme, issu de la paysannerie comme Murat, mort à 43 ans

Son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile.

 

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MORBIHAN, Janvier 1795 - 2015, IL Y A 220 ANS...

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Le 18 août 1794, s'est déroulée la "bataille" de Saint Jean Brévelay où 300 Chouans ont été mis en déroute par les Bleus peut-être sous les ordres du Chef de bataillon Valesqui.

Le chef des Chouans est Joseph de Boulainvilliers de Croÿ (selon certains auteurs cette particule serait usurpée bien qu’il apparaisse dans un arbre généalogique de cette Famille), ancien officier de La Royale, peut-être bon officier de marine mais piètre commandant d'infanterie.

Joseph de Puisaye l’a nommé Maréchal de camp pour le Nord Morbihan, une partie des Côtes du Nord et d’Ille et Vilaine. Puisaye lui a remis, en outre, 50 mille Livres pour la trésorerie de la troupe. Ce dernier avait auparavant proposé le poste à Charles de La Bourdonnaye qui avait décliné l'offre.

Pierre Guillemot n’avait pas été retenu, pour ce commandement, par Puisaye ; il se retrouva donc, avec sa Division de Bignan, sous les ordres de Boulainvilliers ainsi que Jean-François Le Deist de Botidoux, de la division de Ploërmel.

Si jusque là sa principale activité avait consisté à couper les arbres de la liberté c’était autre chose que de mener des batailles face à des hommes de métier et mieux armés.

Mal armés, les Chouans avaient été mis en déroute par les Bleus supérieurs en nombre. Un Chouan avait été tué et une quinzaine faits prisonniers ; aucune perte chez les Bleus. La poursuite s’était poursuivie jusqu’à Trédion.

A la suite de cet échec, démontrant son incapacité au commandement, Puisaye releva Boulainvilliers et nomma à sa place Sébastien de La Haye de Silz (37 ans).

(Sébastien de La Haye de Silz est né au château de Silz à Arzal le 14 mars 1756. Après avoir servi dans les Dragons il devient commandant de la Garde nationale de Guérande. Il fera partie de la conspiration de la Rouërie en 1792 comme Commissaire royal pour le Morbihan).

Joseph de Boulainvilliers, qui avait épousé en 1793 Elisabeth de La Poype dont il avait eu une fille, pensait surtout à courir le guilledou avec Anne-Marie Troussier mère de madame de Forzan propriétaire du manoir de Kernicol à quelques kilomètres de Saint Jean. Ce manoir faisait plus penser, par sa fréquentation, à un lieu de débauche qu’à un centre stratégique en territoire soulevé.

Irrité de sa destitution Boulainvilliers quitta le Morbihan et alla en Ille et Vilaine avec la cagnotte confiée par Puisaye. Ce n’était pas bien !

Le manque d’Anne-Marie Troussier étant le plus fort il revint en décembre 1794, pour son malheur, au château de Kernicol.

Arrêté par les hommes de Pierre Guillemot il fut très sommairement jugé, pour désertion et comportement louche avec les républicains (trahison ?), détournement de fonds ; emmené près du hameau de Kerhervy il est fusillé dans le dos comme un traître par le capitaine Mathurin Le Labourier.

La troupe comprenait dans ses rangs Yves Tyais, du moulin de Kerauffret, grand séminariste avant la révolution et que l’on appelait l’abbé. Ce qui fait écrire à certains auteurs qu’il reçu les derniers sacrements, en particulier l’absolution, ce qui est faux car n’étant pas prêtre « l’abbé » Tyais ne détenait en aucun cas ce pouvoir.

Où fut-il inhumé, nul ne l’a jamais su.

 

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ENIGME DE LA 1ère SEMAINE 2015 DANS VALEURS ACTUELLES

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Christian Brosio dans son article l'énigme de la semaine pose cette question:
La découverte, dans la fameuse armoire de fer, de papiers compromettants pour Louis XVI, fut-elle une machination destinée à perdre le roi ?
Le Blog du Souvenir Chouan de Bretagne a déjà traité de cette affaire.

De quelle armoire de fer s'agit-il ?

- Il y a celle des Archives nationales, vaste meuble installé dans l'Hôtel de Soubise en 1848, meuble qui a été construit aux Tuileries en 1790-1791 pour le service exclusif de l'Assemblée Nationale Constituante. De même que le Roi ne peut assister aux délibérations des Députés il n'a accès à ce meuble. Il n'a donc pas pu y mettre le moindre papier.
-Il y a celle des affabulations de Lamartine, le serrurier Gamain travaillant éclairé par le Roi lui-même sur un vaste meuble auquel il ne manque que des verres et des bouteilles.
- Il y a celle des pamphlets que l'on peut penser d'origine montagnarde (Hébert ? Marat ?) et qui servit à déshonorer Mirabeau.

Il faut bien des meubles de gros volumes pour vomir tous les papiers compromettants contre les uns et les autres, particulièrement les adversaires des Girondins, particulièrement le Roi. Ce qui est curieux c'est la façon dont le ministre Roland, qui avait pris connaissance de la fameuse cachette, ne parla que du contenu d'une serviette. Cet émule de Mary Poppins va finalement émettre des cageots de papiers ! Louis XVI d'ailleurs, lors de son procès, refusera de reconnaître la presque totalité des soi-disant preuves accablantes sur sa duplicité. Il a été souvent question, aussi, de sa signature imitée pour l'accabler à travers des documents.

ENIGME DE LA 1ère SEMAINE 2015 DANS VALEURS ACTUELLESENIGME DE LA 1ère SEMAINE 2015 DANS VALEURS ACTUELLESENIGME DE LA 1ère SEMAINE 2015 DANS VALEURS ACTUELLES

Et puis il y a "l'armoire de fer" décrite par le fidèle François Hue dans son ouvrage publié en 1814 Les dernières années du règne et de la vie de Louis XVI :

"Des motifs de prudence avaient engagé le Roi à pratiquer dans son palais un dépôt secret. Sa demeure, déjà violée plus d'une fois pouvait l'être encore ; il voulait du moins mettre en sûreté ses papiers les plus importants. L'emplacement du dépôt avait été choisi dans l'embrasure d'une porte qui communiquait de la chambre à coucher du Roi dans celle de Monsieur le Dauphin. A l'aide d'une vrille, seul instrument que l'on pût employer sans bruit, le Roi était parvenu à faire dans le lambris de cette porte une ouverture de 22 pouces de haut sur 16 de large. Il avait creusé dans le mur et fait sur les mêmes dimensions un trou de huit à neuf pouces de profondeur. Chaque jour le Roi levait le morceau qu'il avait détaché du lambris et le travail du jour achevé, il rattachait ce morceau par quatre vis. Lui-même scella en plâtre quatre tasseaux, sur lesquels il posa un double rang de tablettes en bois: là il rangea ses papiers. Le serrurier fut appelé pour doubler d'une feuille de tôle le morceau de lambris qui recouvrait cette ouverture."

Que représente une ouverture de 22 pouces sur 16 et de 9 d'épaisseur ?

1 pouce = 254 mm.

Soit une armoire de 56 x 40 x 22 Cm ! Une grande clef USB ?

Pour le chef du Royaume, cela ne fait pas beaucoup  de secrets d'Etat à cacher ! Or d'après Christian Brosio 726 pièces vont en sortir. Ce n'est plus une armoire de fer, c'est un vrai disque dur !

Pour l'auteur de l'article de Valeurs actuelles " Roland se livra t-il à des manipulations de documents ? La rumeur en avait couru à l'époque." Ben tiens !

Michelet a fait des ravages !

 

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21 JANVIER 1815, IL Y A 200 ANS EXACTEMENT...

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Commencées le 18 janvier sur le site des fosses des victimes de la révolution à La Madeleine, les fouilles menées d'après les confidences de témoins de l'époque, ont permis d'exhumer les restes du Roi et de la Reine.

Assassinés légalement* en 1793 - 21 janvier et 16 octobre - Louis XVI et Marie-Antoinette, princesse de Lorraine d'Autriche, seront inhumés le jour du 22ème anniversaire de la mort du Roi en la Basilique nécropole des Rois de France et de leurs fidèles serviteurs : Saint Denis.

21 JANVIER 1815, IL Y A 200 ANS EXACTEMENT...

*Assassinat légal. Dans les Archives du Ministère de la Justice, il est possible de lire ce commentaire à la suite du récit de la condamnation du Roi : "au regard des lois de l'époque, la procédure ne fut pas parfaitement légale "!!! D'où l'emploi du terme d'assassinat légal - au regard des lois de l'époque - car ce ne fut pas un procès.

C'est le député de la Haute Garonne Jean-Baptiste Mailhe (mort dans son lit le 1 juin 1836) qui par des emberlificotements d'arguties judiciaires et des contorsions verbales pour exprimer un raisonnement tordu va démontrer que la personne du Roi est justiciable : en effet puisque la Constitution qui le protégeait est morte, du fait de l'abolition de la Royauté, la protection dont jouissait le Roi par une Constitution qui n'existait plus est caduque (7 novembre 1792). D'autre part le dogme de l'inviolabiolité de la personne du Roi est d'autant plus insoutenable "par ce motif que Louis XVI ne pouvait avoir de juges plus impartiaux, plus désintéressés que les membres de la Convention". (Il fallait oser le dire !)
« Louis peut être jugé, il le sera par la Convention, par des commissaires pris dans son sein qui feront un rapport énonciatif des délits dont Louis XVI sera prévenu, que cet acte sera imprimé et que les originaux des pièces à charge lui seront communiqués et que la Convention fixera le jour où Louis paraîtra devant elle ; que Louis XVI présentera, par lui ou par ses conseils, sa défense écrite ou verbale ; enfin que le jugement sera porté par appel nominal. » Mailhe est donc le premier responsable de ce crime qu'il a légalisé, le second est l'innéfable Barère (la gloire de Tarbes !) qui déclare de la Tribune de la Convention le vendredi 4 janvier 1793: "L'insurrection du 10 août, le décret du suspension du Roi le 11, les pouvoirs illimités de la Convention du 23 septembre 1792 ont détruit l'inviolabilité du roi et ses pouvoirs, qu'il ne détenait pas du peuple, décidés par l'Assemblée constituante, elle-même disparue !"

Quant à la condamnation de Marie-Antoinette le pouvoir de l'époque aurait pu se dispenser de cette parodie de jugement qui n'est pas à la gloire de la Justice. Les dés étaient pipés, le verdict établi d'avance.Il leur fallait la peau de l'Autri  chienne (comme l'écrivait des pamphlétaires de l'époque).

Même Ernest Renan, le renégat, a reconnu  que "Le jour où la France a tué le Roi, elle s'est suicidée". Même si on doit mettre en cause la république révolutionnaire plutôt que la France.

Beaucoup de monde avait abandonné le Roi, à commencer par ses propres frères ! 

Plus de renseignements dans "La Revue" de juin 2013.

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Manque de décence ou panne de décence...

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La Place du Trône (en juillet 1660, un trône fut dressé sur cette place pour saluer le retour de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche après leur mariage à Saint Jean de Luz) devint en août 1792 la Place du Trône renversé (Kolossale finesse) après le renversement de la Royauté.

Manque de décence ou panne de décence...

Pendant la Terreur et la Grande Terreur, la guillotine fut dressée sur son bord sud-est, du 10 juin 1794 au 28 juillet 1794. Elle fut installée, le même 28, place de la Révolution (Concorde) afin que Robespierre et consorts puissent aller rejoindre la Déesse Raison et l'Être Suprême.

Place du Trône renversé, 1306 personnes furent guillotinées dont 1109 hommes - 579 hommes du peuple - et 197 femmes.

Certains furent plutôt assassinés par guillotine interposée :

- 108 Membres du clergé

- 136 Religieux

- 23 Religieuses dont les 16 Carmélites de Compiègne (qui seront béatifiées par le pape saint Pie X le 27 mai 1906).

Ces malheureux dont certains deviendront Bienheureux furent "jetés" dans deux fosses connues maintenant sous le nom de Picpus.

Manque de décence ou panne de décence...

Cette place retrouve son nom d'origine à la Restauration. Elle est appelée ensuite place de la Nation le 14 juillet 1880.

Le jour du Baptême de Notre Seigneur, elle fut le lieu d'un gigantesque raout organisé par le D.J. François, en recherche de popularité.

Sur un lieu irrigué par les hectolitres de sang, en particulier de catholiques, il a été rendu hommage à des individus qui ont gagné leur vie en trempant leurs crayons dans les excréments pour réaliser des dessins ciblés sur Dieu Lui-même, les Papes, le clergé et les catholiques.

Des membres du Clergé ont trouvé que c'était de l'humour lié à la liberté d'expression* ! Si il y a une religion qui n'a jamais fait l'objet d'aucune caricature, au nom de la Liberté d'expression, une autre n'a pas du tout apprécié cette même liberté d'expression.

Ce grand écart continuel devient fatigant et il y a des professeurs de moral qui risquent d'avoir de violentes douleurs à l'entre-jambe !

Ce qui est curieux de la part du clergé catholique, dans ce drame du à l'inconséquence de quelques "dessinateurs", c'est son absence de réaction sur la devise de ce " " "journal" " ": Ni Dieu, ni maître. Ils avaient des impératifs de vie, salaire, politique, de responsabilités dans lesquelles entre la vie de ceux qui vont mourir à cause de leurs caricatures ; ils auront un maître de calibre 7,62.

 

* Comme nous n'avons pas suivi toutes les subtilités cléricales, est-ce-que - c'est une supposition impossible mais supposons dans l'absurde - si ces mêmes " " dessins " " avaient été mis dans d'autres journaux - suivez notre regard - cela aurait été excusé par la Liberté d'expression par le même clergé ? Prenons un Joker !

Manque de décence ou panne de décence...
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CASTIGAT RIDENDO MORES*

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*Elle corrige les mœurs en riant, telle est la devise de la Comédie qui figure au fronton du théâtre d'Angoulême. C'est ce que prétend être l'article suivant en réponse à des actes qui auraient pu être dévastateurs.

Mais avant d'arriver à l'article lui-même il est bon de se souvenir que le bon sens puise ses sources dans l'Antiquité, en particulier : L'Ecclésiaste (Livre de la Bible) dont les textes principaux sont du fils du roi David, Qôhelet.

- Il y a pour tout un moment : un moment pour démolir et un temps pour bâtir, un temps pour jeter des pierres et un temps pour les ramasser (et les renvoyer), un temps pour se taire et un temps pour parler (Chap 3, Vers 3-5-7),

-Qui aime l'argent ne se rassasie pas d'argent et qui aime les richesses n'en tire aucun profit (Chap.5 Vers.9),

-Les paroles des sages écoutées dans le calme valent mieux que les cris d'un chef (cheftaine) au milieu des sots (Chap.9 Vers. 17)

- Sagesse vaut mieux qu'engins de guerre mais un seul pécheur ruine beaucoup de bien (Chap.9 Vers18).

Après ces pieuses méditations préparatoires, l'article:

Comme un lointain hululement, on chuchote dans tout le Bocage Vendéen, l'annonce d'un roman à clés A paraître en 2015. Plusieurs mains participeraient à cet ouvrage, sous la plume de J.-N. Dubuisson, afin d'offrir un regard croisé et beaucoup de réalisme. Purement fictive, cette saga vendéenne de 180 pages, fait cependant penser à des histoires bien réelles… qui auraient pu causer des ravages sans la vigilance de quelques uns honteusement attaqués ou sur le point d'être spoliés. Mais cela c'est une toute autre histoire.

Tous les ingrédients d'un roman noir, au cœur du Bocage sont réunis, sous couvert du Scapulaire, avec son cortège de mensonges, d'affabulations, de détournements de fonds, d'incendie, de suicides manqués, de trahisons, d'amitiés fausses et intéressées sur fond de faux* à priori bien emmanchés. Ce roman-fiction a déjà son titre et sa couverture :

*Il s'agit d'écrits pas du dail

CASTIGAT RIDENDO MORES*

Tout y est. Un producteur américain s'intéresserait aussi à cette saga. On parle aussi d'un scénariste Morbihannais et illustrateur de BD pour une version grand public. Notre ami rira jaune en découvrant ces aventures.

Si tout cela est bien sûr sorti de l'imagination de notre auteur, les premiers feuillets sont croustillants… Et ça me rappelle des choses ! Quand l'imagination essaie de dépasser la réalité !

N.B. La recherche d'anecdotes et l'enquête avancent à grands pas.

Cliquez ici pour en savoir plus.

 

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