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STEPHANE BERN, L'ISTOIRE DU ROI LOUIS XVI.

Publié le par culture

Il était possible d'espérer entendre et voir conter une histoire vraie mais ce furent encore la sortie des vieilles et répétées légendes ; les vieilles lunes, malgré un aréopage d'historiens.

Si l'homme Roi vit son image de Bon Roi et bon père restaurée, il fallut supporter les vieilles rengaines à la sauce Michelet.

Le plus ahurissant est le rôle dévolu à la fameuse Armoire de fer et la confusion entretenue entre la petite cavité créée par le Roi dans une embrasure d'une fenêtre des Tuileries et l'Armoire de fer construite à la demande de l'Assemblée Constituante en 1790, laquelle armoire se trouve maintenant dans les locaux des Archives Nationales; cette armoire avait été construite pour entreposer les papiers de l'Assemblée ; le Roi n'y avait pas accès. La vraie armoire, en réalité un placard a été décrit dans ses dimensions par François Hue, fidèle du Roi, très éloigné des divagations de Roland Ministre de l'Intérieur et Girondin. Voir l'article du Souvenir Chouan de Bretagne.

Nous avons entendu parler des "Lumières" mais très peu des "idéaux" de la Franc-maçonnerie. Il serait intéressant que Stéphane ne berne pas avec ses fanfreluches, fasse de l'Histoire et non des commérages avec l'appui d'historiens appointés qui semblent ignorer que Michelet n'est plus la référence !

Le serrurier François Gamain est décédé le 8 mai, il y a 220 ans. Suite à l’empoisonnement que tenta sur lui la Reine Marie-Antoinette, puis, après modification de ses accusations devant la Convention, par le Roi. La Convention lui octroya une pension ( Prime de risque ???) le 17 mai 1794. Il n'en profita pas longtemps puis qu'il meurt moins d'un an après. Était-ce donc un poison à libération prolongée avec une très longue demi-vie ? En réalité c'est la Convention qui créera le mythe de l'empoisonnement. Et jamais les médecins ayant examiné Gamain ne parleront d'empoisonnement.

Il précise que c'est l'absorption d'un verre de vin qui l'a rendu malade. Il suivra les allégations de la Convention ; il est certain que l'on se trouve devant un cas précis de mythomanie ou de mensonge avéré dans un but lucratif par un individu pécuniairement intéressé. 

Il a déclaré, concernant l 'Armoire de fer:

« Je soussigné, François Gamain, serrurier et notable de la maison commune de la ville de Versailles, déclare que dans le courant d’avril de la dit anné j’ai été chargé, avec mistère, par Louis Seize de pratiquée une ouverture dans l’épaisseur du mure, de face, des Thuillerie qui regarde le couchant, au passage de la chambre à couchéz, que j’ai été chargé en outre de recouvrie cette ouverture par une porte de tolle de fere forte fermé, avec une serrure de sûreté, que je n’ai jamais su pour quel usage cette ouverture a été pratiquée, mais que simplement que cette ouverture pouvait contenire des pièces emportentes au salut de la République.

« J’ai cru, devoire, en décharger ma conscience et en faire la révélation au citoyen Heurtier, mon supérieur, dont je me flatte d’avoir la confiance à tous égard. Je déclare donc que le dix-huit novembre dernier j’ai déposé mon ségré dans le sein du citoyen heurtier, que j’ai ensuite été appelé à paris par lui, de la part du Ministre, de l’intéreure ou m’étant transporté le ving dumaime mois, j’ai accompagné le ministre aux thuilleries pour lui indiquer l’ouverture en question. Je déclare en outre que le meime jour j’ai ouvert par ordre du Ministre la porte qu’il recouvrait la ditte cachette dans laquelle le Ministre a trouvé des papiers qu’il a fait emparqueté, en présent du citoyen heurtier et de moy, pour être le tous transporté à la Convention nationale par des personnes qu’il a fait appelée à cet effet.

« Fait à Paris ce premier décembre 1792, premier de la République française. François GAMAIN.

D'après François Hue "L'Armoire de Fer" mesurait (après équivalences actuelles) L: 56 X l: 40 Cm et 22 Cm de profondeur. Comment a-t-elle pu révéler autant de documents ? Elle aurait été, avec plus de deux siècles d'avance, un véritable disque dur ? De qui se moque-t-on ?

Cette émission aurait pu être intéressante par son innovation si elle avait été le fruit d'une vraie et impartiale recherche de la Vérité telle que le résume si bien le site du Ministère de la Justice: "Le Procès de Louis XVI, au vu des lois de l'époque, ne fut pas d'une totale légalité".

En langage juridique actuel la traduction serait : Le Procès de Louis XVI fut illégal.

 

 

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LE ROI LOUIS XVI SUR FRANCE 2, c'est ce soir à 20 H 55

Publié le par culture

Au vu de l'annonce on peut s'attendre à tout sur le roi Louis XVI dans l'émission présentée sur France 2 par Stéphane Bern. Du meilleur comme du pire !

Surtout en lisant l'introduction de la présentation: 

 

Stéphane Bern propose de s'attarder sur la personnalité du roi Louis XVI, déchu par la Révolution et guillotiné le 21 janvier 1793. C'était un homme cultivé, passionné par les progrès techniques de son temps, mais impuissant face au déficit colossal de son pays. Il soutint activement la naissance des Etats-Unis d'Amérique, la plus grande démocratie du monde. Louis XVI fut le dernier roi à habiter le château de Versailles, où il organisa le premier vol de montgolfière, lança la légendaire expédition de Jean-François de La Pérouse et offrit à son épouse Marie-Antoinette le bel écrin du petit Trianon, que des millions de visiteurs du monde entier continuent d'admirer.

Cible symbolique d'un régime monarchique ancestral balayé par le vent des idées nouvelles, Louis XVI subit la Révolution sans jamais faire tirer sur la foule, affronte son procès avec courage et lucidité, s'occupe avec tendresse de ses enfants depuis leur naissance jusqu'à la prison du Temple et monte à l'échafaud en priant que son sang ne retombe jamais sur la France.
Secrets d'Histoire dévoile Louis XVI, souvent malmené par l'historiographie, l'homme et le roi, celui qui en mourant donnera naissance à la République Française.

Un homme cultivé, très cultivé, intéressé par les progrès techniques et les soutenant de ses propres deniers, un Roi bon, trop bon, aimant son peuple comme sa famille, et dont la bonté passa pour de la faiblesse face aux immondes calomnies.

La soi-disant impuissance du Roi face au colossal déficit de son pays est due au nom respect de la convocation des Etats Généraux du Royaume, convoqués uniquement pour la réorganisation du système fiscal,  qui vont profiter de cette réunion pour s'auto-ériger en Assemblée Nationale et profiter de cet état de fait pour bouleverser l'organisation du pays qui va s'acheminer ensuite vers un nouveau système politique, la république, renversant par un coup d'Etat la royauté le 22 septembre 1792.

La dette dite colossale était simplement importante et l'aurait été moins si les "Insurgents" avaient remboursé leurs dettes au Royaume de France. Il faut d'autre part oser parler en ces termes de cette dette qui ne représentait que 32% du PNB du Royaume. Elle pouvait être solutionnée.

Elle est maintenant, sous la république, de presque 100 % ! Il n'y a aucune solution !

Deuxièmement son soutien aux "Insurgents" anglais installés aux Amériques est une réponse aux Anglais pour la guerre de Sept ans, même si ce soutien va permettre aux Anglais, qui ne s'étaient rebellés contre le Roi d'Angleterre que pour une histoire de taxes, de s'ériger ensuite  en républiques des Etats-Unis.

Balayé par le vent des idées nouvelles et surtout par les activités souterraines de la Franc-maçonnerie on peut, en lisant le dernier paragraphe, penser que Louis XVI a donné sa vie pour la naissance de la république alors que c'est cette dernière qui s'est donné naissance dans le sang d'un Roi aux mains pures !

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Agnès de La Barre de Nanteuil, 16 mai 1945 - 16 mai 2015.

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EN MAI 1945 LA LIBERTE DU MORBIHAN ANNONCAIT:

Agnès de La Barre de Nanteuil, 16 mai 1945 - 16 mai 2015.

MARDI LA PRESSE ANNONCAIT L'HOMMAGE QUI SERA RENDU A CETTE CHOUANNE DU XXème SIECLE, SAMEDI 16 MAI 2015 A VANNES.

Agnès de La Barre de Nanteuil, 16 mai 1945 - 16 mai 2015.Agnès de La Barre de Nanteuil, 16 mai 1945 - 16 mai 2015.
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PARIS 7 MAI 1795, JOUR de SALUBRITE....

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Le nom de ce jour est corbeille d'or.

Pourtant elle n'est pas en or mais en simple osier celle dans laquelle vont tomber les masques hideux des assassins responsables de tant de malheurs et de crimes.

Ce matin, Jeudi 7 mai 1795, à 10 heures, les charrettes chargées des 16 condamnés quittent la cour de Mai et se dirigent vers la place de Grève (actuelle place de l’Hôtel de Ville) où est dressée la guillotine. Ils sont accablés d'outrages par le peuple qui escorte les charrettes ; Fouquier est particulièrement visé par toutes les malédictions proférées. La colère le suffoque, il étouffe de rage, il n'a plus figure humaine.

Les injures les suivent jusque au haut de l'échafaud. Successivement Benoît, Boyaval, Châtelet, Foucault, Dupaumier, Garnier-Launay, Girard, Herman, Lanne, Leroy dit 10 août, Prieur, Renaudin, Scellier, Verney et Vilate expérimentent sur eux, non par passion mais par un juste sort, l'instrument par lequel ils ont tranché la destinée de milliers de personnes, car il n'y eut pas que la grande Terreur et ses 2500 victimes rien qu'à Paris ; ce chiffre est celui sur lequel on se base à partir des documents d'identité ; or, et nous le verrons dans La Revue de juin il y a eu des "effectifs surnuméraires" dans les exécutions et qui n'apparaissent pas dans les listes. 

Fouquier-Tinville passe le dernier, entre les mains du bourreau Charles-Henri Samson aidé de son fils Henri, sifflé et hué par la foule, après avoir vu périr ses 15 complices.Henri Samson montrera la tête au peuple sous les huées !

Les corps sont mis en fosse commune dans le cimetière des Errancis (XVIIème arrondissement vers la place Goubaux) mais les ossements ont été transférés au XIXème siècle dans les Catacombes.

Ainsi se termine un épisode du "Blanchiment-Convention". Un procès fleuve de 39 jours, des heures et des heures d'accusations de pseudo excuses (l'application de la Loi et des supérieurs !), 31 accusés, 15 acquittements sur ce jugement car 8 retournent en prison pour d'autres faits) 16 condamnations à mort. On ne peut pas parler de sévérité car parmi les acquittés quelques uns auraient mérité le châtiment suprême !

Ah si le Tribunal révolutionnaire avait commencé par là! Que d'innocents auraient été épargnés !

Le 31 mai, la Convention supprimera ce tribunal abject.

 

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PROCES FOUQUIER, 7 MAI 1795, LE VERDICT EST TOMBE A 17 heures

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Le 17 floréal (6 mai 1795-il y a 220 ans exactement) à Midi, après 15 H de délibérations, les jurés apportent le résultat de leur décision.

En vertu de la déclaration des jurés et après le réquisitoire de l'accusateur public le tribunal acquitte :

Maire, Harny, Deliège, Naulin, Lohier, Laporte, Trinchard, Duplay, Brochet, Chrétien, Ganney, Trey, Beausire, Guyard et Valagnos.

Ils sont immédiatement mis en liberté sauf : Naulin, Lohier, Trinchard, Duplay, Brochet, Chrétien, Trey et Valagnos détenus pour d'autres causes avant leur mise en jugement et qui sont réintégrés dans leurs prisons.

Les gendarmes ramènent ensuite les autres accusés à l'audience. Faisant droit sur le réquisitoire de l'accusateur public, le tribunal condamne à mort :

Fouquier-Tinville, Benoît, Boyaval, Châtelet, Foucault, Dupaumier, Garnier-Launay, Girard, Herman, Lanne, Leroy dit 10 août, Prieur, Renaudin, Scellier, Verney et Vilate.

Fouquier-Tinville, 49 ans, pendant que le Président prononce l'arrêt de la Cour se met dans une violente colère, accable le tribunal et les jurés d'insultes et leur annonce à tous qu'ils périront bientôt (Il semble avoir oublié que c'est lui qui est accusé !).

Boyaval, 48 ans, « je demande au peuple de me laisser expier mes fautes sans nous insulter sur notre passage ».

Foucault : « je lègue au peuple ma femme et mes enfants », un cri dans la salle c'est le fils entendant la condamnation à mort de son père qui clame son désespoir.

Herman, 36 ans, (le juge de Marie-Antoinette qui lui avait déclaré lors de son « procès » : vous êtes l’instigatrice principale de la trahison de Louis Capet. L’examen fait de toutes les pièces transmises par l’accusateur public, il en résulte qu’à l’instar des Messaline, Frédégonde et Médicis, que l’on qualifiait autrefois de reines de France et dont les noms à jamais odieux ne s’effaceront pas des fastes de l’histoire, Marie-Antoinette, veuve de Louis Capet, a été, depuis son séjour en France, le fléau et la sangsue des Français, la cause des troubles qui agitent depuis quatre ans la nation et ont fait tant de malheureuses victimes.) fou de rage jette un livre à la figure du président.

Renaudin, 56 ans, « je péris innocent, j'atteste que je n'ai jamais eu de mauvaises intentions contre ma patrie ».

Scellier, 39 ans, malade depuis quelques temps, essaie en vain de retrouver de l'énergie pour démentir la déclaration du jury à son égard ; il enfonce son chapeau sur sa tête et insulte à tout-va. Un gendarme veut l'obliger à se découvrir, il prend son chapeau et le jette par la fenêtre. Juge au matin du 9 thermidor, il avait pris sans sourciller la suite des interrogatoires commencés par son « patron » Dumas lorsque celui-ci fut arrêté.

Vilate 28 ans, Joachim de son prénom, dit Sempronius Gracchus, prêtre défroqué s'indigne qu'on puisse le confondre avec un scélérat comme Fouquier.

L'accusateur public procéda à la lecture de l'article concernant la confiscation des biens des condamnés au profit de la république.

Fouquier demanda la parole : « après avoir fait une procédure dans laquelle les seuls auteurs des crimes qu'on nous impute n'ont pas paru, on prononce contre nous la mort quoique les vrais coupables (Barère, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois, Vadier) n'aient été que déportés. Où est la justice ? Je n’ai été que la hache de la Convention : Punit-on une hache ? Mais la postérité jugera ; je n'ai plus qu'un mot à dire : je demande qu'on nous fasse mourir sur le champ ».

Le président fait retirer les condamnés. Il est six heures du soir.

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FOUQUIER de TINVILLE ET COMPAGNIE, 5 MAI 1795...

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FOUQUIER de TINVILLE ET COMPAGNIE, 5 MAI 1795...

Quelques uns parmi les 24 Chefs d'accusation:

-En inscrivant dans un autre acte d'accusation le nom d'un condamné à mort exécuté un mois plus tôt et en le reportant jugement comme s'il avait encore existé, est un fait qui prouve qu'on jugeait souvent sur les listes sans voir les accusés ;

-En requérant le tribunal d’exécuter des femmes condamnées à mort qui s'étaient déclarées enceintes sans laisser aux officiers de santé, ou autres personnes compétentes, le temps de prendre le soin de constater la vérité ou la fausseté de la déclaration de ces femmes, et les faisant exécuter le jour même.

-Que beaucoup de jugements ont été signés en blanc soit par les uns soit par les autres, qu'ils étaient préparés avant l'audience et qu'on ne faisait paraître les prévenus que pour la forme et que tantôt Fouquet, tantôt Lindon son substitut, assistaient à ces opérations ;

-Que dans la prétendue tentative d'assassinat contre Robespierre (22 mai 1794 note SCB) cinq individus non compris dans l'acte d'accusation dressé à ce sujet, déjà arrêtés au moment des faits, sont accusés de complicité, exécutés revêtus de la tunique rouge des parricides, comme étant les complices de cette  pseudo-tentative d'assassinat ;

- Qu'il n'y a pas besoin de témoins ;

-Dans un jugement du 7 messidor, 39 accusés sont exécutés alors que le jugement en blanc ne contient ni les questions soumises aux jurés, ni leurs déclarations, ni l'application de la loi, ni la condamnation ; un autre prétendu jugement le 3 prairial concernant 14 accusés, un autre le 28 messidor concernant 32 victimes alors qu'il n'y avait que 27 accusés ;

-Que les jurés ont manqué à tous les devoirs de leur charge en coupant la parole aux accusés et à leurs défenseurs, simplifiant les débats par exemple 1 H 30 pour 60 accusés, d'avoir reçu Fouquier-Tinville dans leur chambre de délibération, orientant ainsi leur réflexion, ou alors sortant pour discuter avec des personnes étrangères ;

-Quand dans les orgies qu'ils faisaient avec Fouquier-Tinville ils calculaient avec une joie féroce le nombre de victimes qui devaient passer chaque décade ;

-Quand, désespérés devant la fermeté des condamnés que l'on emmenait au supplice, ils disaient que s'ils étaient Accusateur public ils feraient préalablement faire une saignée aux condamnés pour qu'ils ne montrassent pas une telle fermeté ;

-Quand enfin le résultat de leurs opérations a envoyé tant de personnes à la mort que le nombre n'en est pas connu, mais duquel on pourra juger quand on verra environ 1300 personnes condamnées en moins de 50 jours par 83 jugements dont la plupart n'en ont que le nom qu’ils ne méritent pas ;

-Quand sans savoir ni lire ni écrire ils ont accepté les places importantes de jurés, dont chacun d'entre eux a rempli les fonctions dans un état habituel d'ivresse ;

 

Ce fut depuis cet acte d'accusation présenté le 4 germinal An III, 24 mars 1795, jusqu'à ce jour mardi 5 mai 1795, le défilé des accusés, des témoins à charge à décharge devant un public sidéré par les accusations et les témoignages ahurissants sur la bestialité de ceux qui avaient représenté la Justice révolutionnaire.

Devant les récriminations des uns et des autres anciens juges, anciens jurés, Judicis déclara :

« Malgré vos récriminations j'aurais le courage de poursuivre le crime. Je demande donc aux jurés comment ils pourront se justifier d'avoir condamné 30, 40, 50 voir 60 personnes en 1 heure. Vous êtes en jugement depuis plus d’un mois. Se tournant vers les jurés du Procès, Hé bien ! Citoyens jurés, êtes vous en état de prononcer sur les accusés ? ».

Non répondirent les jurés.

Ce n'est pas la même chose répondaient les accusés nous jugions d'après la loi du 22 prairial.

Trinchard (ex juré et menuisier de son état) osa même cette réplique : « un juré révolutionnaire n'est pas un juré ordinaire ; nous n'étions pas des hommes de loi,  nous étions des bons sans-culottes, des hommes purs, des hommes de la nature » ! ! !

Le 1er mai (12 floréal) les débats sont clos ; 419 témoins ont été entendus. Le résumé des charges a demandé Trois heures au substitut Cambon ; Fouquier assure sa défense le soir même pendant 2 heures, avec un tel talent que s’il n’y avait eu les témoins il paraitrait presque innocent et diffamé par des "gens méchants".  Comme Carrier il n’a fait qu’exécuter les ordres !

Le 2 (13 floréal), il continue pendant 4 heures puis ce sera le tour des uns et des autres jusqu’au 16 floréal (5 mai 1795 – il y a 220 ans exactement -) à 9 heures du soir, le Président Liger remet aux  Jurés la liste des questions sur lesquelles ils auront à répondre….

Les Jurés se retirent…

 

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BEDOIN (Vaucluse) 4 mai 1795, APRES LES MASSACRES LA REHABILITATION...

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Un an, jour pour jour, après les exactions criminelles commises contre le paisible bourg de Bédoin sur les ordres du Représentant en mission Etienne Christophe Maignet, Montagnard, qui a fui la région pour se refaire une virginité politique après la chute de Robespierre, son collègue Jean-Antoine Debry ou de Bry, vient à Bédoin présenter les excuses du Comité de Salut public et de la Convention aux origines des ordres donnés à Maignet pour la terrible répression.

Montagnard, comme Maignet, régicide, comme Maignet, le nom de Debry n'apparaît pas dans le Comité de Salut public de 1794 lors du commandement de la répression. Cela aurait été le comble du cynisme !

Un monument (classéest élevé ; il est intéressant de lire le texte de la plaque et son ton pleurnichard.

BEDOIN (Vaucluse) 4 mai 1795, APRES LES MASSACRES LA REHABILITATION...BEDOIN (Vaucluse) 4 mai 1795, APRES LES MASSACRES LA REHABILITATION...BEDOIN (Vaucluse) 4 mai 1795, APRES LES MASSACRES LA REHABILITATION...

A l'origine des assassinats un acte bénin : l'arrachage de l'arbre de la Liberté et la lacération de décrets conventionnels. Rien qui puisse justifier la mise à mort de 66 habitants, un peu plus de 3% de la population paisible, bien qu'antijacobine, de l'époque !

Sous les ordres de Suchet, futur Maréchal napoléonien,  heureux de s'occuper de la répression, la chasse va s'étendre sur l'ensemble de la commune ; là on ne sait pas le chiffre des victimes.

- Les victimes reposent dans la chapelle de Bécarras que fit construire à ses frais monsieur Allemand sur la fosse commune où elles furent jetées.

- Maignet est dans le cimetière d'Ambert - Puy de Dôme - dans une tombe surmontée d'une croix, lui qui voulait supprimer tous signes sur les tombeaux ; il y a un bouquet de fleurs artificielles récentes (octobre 2014). Le Conventionnel assassin n'est pas oublié. Bouquet déposé par Mélenchon ?

- Suchet a un boulevard à son nom et loge au Père Lachaise.

 

BEDOIN (Vaucluse) 4 mai 1795, APRES LES MASSACRES LA REHABILITATION...BEDOIN (Vaucluse) 4 mai 1795, APRES LES MASSACRES LA REHABILITATION...BEDOIN (Vaucluse) 4 mai 1795, APRES LES MASSACRES LA REHABILITATION...

Comme le sénateur Caton à Rome s'écriant en 157  (avant Jésus-Christ): "Carthago delenda est" (Il faut détruire Carthage!) Barère s'est-il écrié de la tribune de la Convention en entendant le rapport sur le crime affreux commis par des habitants de Bédoin: "Beduinum delendum est !" ?

Le 3 juin, les soldats du 4ème Bataillon de l'Ardèche mettent le feu au bourg, détruisent des maisons, font tomber les voûtes de l'église (qui sera reconstruite entre 1807 et 1821) et, comme Scipion à Carthage, répandent de grandes quantités de sel dans les champs cultivés pour tuer toute semence.

Ce sont les Valeurs de la république !!!

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L'ESCLAVE PENSEE EN ACTION.....

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L'ESCLAVE PENSEE EN ACTION.....

C'est dans le Morbihan et plus précisément à Ploermel où l'ancien maire Paul Anselin avait installé une statue du Pape Jean-Paul II dont il était grand admirateur.

A ce train-là que vont devenir les statues de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort et autres saints que l'on voit en ville et en campagne ?

Dans ce cas, leur combat ira-t-il jusqu'à Danton à Paris, un des responsables des "Massacres de septembre", et Barère àTarbes, chantre de la monstrueuse Terreur  etc...Vont-ils aussi faire abattre la croix qui termine la coupole de l'église Sainte Genviève à Paris, plus connue sous le nom de Panthéon ?

La Libre pensée, esclave de son obscurantisme antédiluvien, soutenue par le Grand Orient, manifeste une fois de plus son combat identique à celui des djihadistes de Mossoul et cela sur une antique terre chrétienne. Il faut relever sa constance dans la hargne !

Finalement ces individus ne dérogent pas à leurs anciens de 1790-1796 !

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1955 - 1er MAI - 2015

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1955 - 1er MAI - 2015

Par décret apostolique Sa Sainteté le Pape Pie XII fait du 1er mai athée, consacré au repos pour la fête du travail (assez paradoxal !), la Fête de Saint Joseph, Patron de la sainte Famille et des familles chétiennes (surtout catholiques) et Saint Patron des travailleurs et artisans.

Par volonté de certains, ce grand Pape n'est toujours pas canonisé.

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Agnès de La Barre de Nanteuil : EXEMPLE POUR NOTRE TRISTE EPOQUE !!!

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Agnès de La Barre de Nanteuil : EXEMPLE POUR NOTRE TRISTE EPOQUE !!!
Agnès de La Barre de Nanteuil : EXEMPLE POUR NOTRE TRISTE EPOQUE !!!
Agnès de La Barre de Nanteuil : EXEMPLE POUR NOTRE TRISTE EPOQUE !!!
Agnès de La Barre de Nanteuil : EXEMPLE POUR NOTRE TRISTE EPOQUE !!!

L'an dernier, mercredi 13 août 2014, au cimetière de Boismoreau, une cérémonie à la mémoire de Agnès de La Barre de Nanteuil, Chouanne du XXème siècle, se déroulait pour le 70ème anniversaire de sa mort, à Paray Le Monial, dans le train qui l'emmenait en déportation en Allemagne, le 13 août 1944.

Organisée au départ pour le seul Souvenir Chouan de Bretagne, cette cérémonie réunit la famille et les familles alliées dont des Membres de la famille de Charette de La Contrie. Moment empli d'émotions en entendant les témoins de l'époque aux souvenirs demeurés très vifs ;  de ces moments rares de l'existence. L'abbé Raphaël d'Anselme, curé de la paroisse Saint Patern (dont relève le cimetière de Boismoreau) donna l'Absoute.

Grâce au Directeur des Archives municipales de Vannes il a été possible de retrouver la date de son inhumation au cimetière de Boismoreau puisqu'elle fut d'abord enterrée à Paray Le Monial. Ces renseignements furent corroborés par la consultation des Archives de Ouest-France à Rennes.

C'est pour cela que nous rendrons un second hommage à cette héroïne de la résistance vannetaise pendant quelques heures pour le 70ème anniversaire de son retour à Vannes:

SAMEDI 16 MAI

- 11 H 30 (et non 10 H 30 comme annoncé) Messe de Requiem et d'action de grâce  célébrée par l'abbé Raphaël d'Anselme, curé de la paroisse, à Saint Patern puis cortège jusqu'au cimetière de Boismoreau et dépôt d'une gerbe sur la tombe de la jeune héroïne. Le Maire de Vannes Monsieur Robo sera représenté par Monsieur Gabriel Sauvet, Maire-adjoint en charge de la Culture.

Après le déjeuner à la cafétéria  de l'Espace Montcalm (ancien Grand séminaire) nous irons suivre les derniers pas d'Agnès :

- Maison d'habitation rue Jeanne d'Arc où elle fut arrêtée le 13 mars 1944

- Le siège de la Gestapo rue Pasteur,

- La prison de Vannes où elle fut emmenée pour les premiers interrogatoires avant d'être envoyée à  la prison Jacques Cartier de Rennes le 16 mars.

Sollicités pour avoir une délégation, le colonel Commandant la Délégation Militaire du Morbihan a opposé un refus poli pour cause de plan Vigipirate et effectifs trop réduits; le général Commandant les Ecoles de Saint Cyr Coëtquidan ne donne pas suite à notre demande en raison "de la programmation soutenue des formations d'élèves à cette époque".

L'important réside dans l'existence de cette cérémonie d'hommage à une jeune personne qui doit être un exemple pour notre époque ; Agnès de La Barre de Nanteuil n'était pas une idéaliste mais avait un idéal (ce qui est totalement différent) qu'elle précisera dans ses dernières paroles ; "je donne ma vie pour Dieu et ma Patrie", ce qui se résume parfaitement par Doue ha mem Bro.

Il est utile de rappeler que Agnès a été choisie comme marraine de la 26ème Promotion 2002-2003 d'une des Ecoles de Saint Cyr, l'Ecole Militaire du Corps Technique et Administratif, TROISIEME femme après Jeanne d'Arc (78ème promotion de Saint Cyr, 1893-1895) et Saint Odile (101ème promotion de Saint Cyr, 1917-1918).

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