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FIDELITE AU SOUVENIR DE MONSIEUR PIERRE FABRE...

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FIDELITE AU SOUVENIR DE MONSIEUR PIERRE FABRE...

Père d'industrie, ce qui est mieux et traduit mieux ce qu'il était que capitaine d'industrie, Monsieur Pierre Fabre est décédé il y a deux ans déjà. Il est nécessaire de rappeler son souvenir dans une époque qui oublie vite ses bienfaiteurs, ce qu'il fut durant cinquante ans pour des dizaines de milliers de personnes.

Très souvent parlent de lui des personnes qui ne l'ont pas connu et devraient plutôt se reconvertir dans la plomberie là où il y a des bruits...

Discret, mais certains préfèrent les logorréiques, dans l'efficacité, il aurait pu investir aux Îles Maldives, à Bornéo à Tahiti ou dans des oeuvres d'art à usage privé. Il a toujours favorisé sa ville de Castres, son département du Tarn, sa région de Midi-Pyrénées en créant de la richesse en hommes.

Il a, entr'autres, largement financé les travaux de restauration de la cathédrale de Castres  ou soutenu la viticulture, richesse  du Tarn, et maintes autres actions sur ses fonds privés. Il aimait bien ce que faisait le Souvenir Chouan :"Ce que vous faites n'est pas pour me déplaire" m'avait-il dit avec son accent incomparable.

Respectueux de la nature, les différents sites de l'Entreprise étaient mis en valeur par la décoration arborée et florale dont s'occupaient de nombreux jardiniers. Un vrai régal visuel.

Notre respect à ce grand monsieur. Le meilleur hommage est celui de l'évêque d'Albi et Castres.

Il était dans sa façon de penser un Chouan, un Chouan d'Occitanie du XXème siècle!

Requiescat in pace.

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VANNES, 1795 - MARDI 28 JUILLET - 2015

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VANNES, 1795 - MARDI 28 JUILLET - 2015
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20-21 JUILLET 1795, QUIBERON : FIN DE L'EPOPEE.

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Le plan de Louis-Lazare Hoche ayant fixé la date de la grande attaque sur le camp retranché de la Presqu’île de Quiberon le 19 juillet a été repoussé à cause des conditions atmosphériques épouvantables, selon Tallien, qui rédige ce texte - tiré de "La Feuille Nantaise"(l'équivalent du "Moniteur" parisien) - à ce soir même, il y a une heure, il y a 220 ans exactement.

Nous transmettons son compte-rendu:

20-21 JUILLET 1795, QUIBERON : FIN DE L'EPOPEE.

"Le point du jour nous trouva en présence du fort Penthièvre ; notre centre fut reconnu le premier et commença l’attaque ; pendant ce temps les colonnes latérales s’avancent en silence vers les points qui leur sont indiqués. Bientôt elles sont aperçues par les chaloupes canonnières anglaises qui bordaient le rivage et dans les eaux desquelles nos soldats étaient obligés de passer jusqu’à la ceinture. Ces intrépides soldats, ils n’avaient de moyens de défense que dans leur courage ; tout le succès de cette affaire avait été confié à leurs baïonnettes, on n’avait pas même une pièce de canon et l’humidité avait rendu leurs fusils des armes inutiles : foudroyés de front par les batteries du fort, sur les flancs par les chaloupes et les frégates anglaises, les troupes s’étonnent un instant et font un mouvement rétrograde ; l’instant d’après elles sont ralliées ; mais il n’était plus temps, l’entreprise paraissait manquée et la plus grande partie d’entre elles reprenaient tristement le chemin de ses lignes. Tout à coup un bruit sourd se fait entendre : une colonne des nôtres a pénétré, se disaient les soldats ; je lève les yeux vers le fort et je ne vois plus flotter l’étendard des rebelles, le drapeau tricolore l’avait remplacé.

Citoyens, le fort était à nous à travers les flots d’une mer mugissante, sous le feu meurtrier de la mitraille anglaise. L’intrépide Ménage à la tête de ses deux cents braves, s’était glissé de rocher en rocher jusqu’au pied du roc de la forteresse, l’avait gravi et se précipitant le sabre à la main dans l’intérieur, avait exterminé tous ceux qui avaient résisté.

Nous étions maîtres du fort et les canonniers ennemis, composés de Toulonais rebelles et fugitifs à l’époque de la reprise de ce fort, tiraient encore sur nos troupes.

Cet exploit eût suffi, sans doute, à d’autres qu’à des français ; mais pour eux et le général qui les commandait, ce n’était que le premier pas dans la carrière, et ils avaient juré d’en parcourir toute l’étendue, et d’exterminer dans cette journée toute l’armée royaliste.

Deux bataillons restent pour la garde du fort ; le reste de l’armée s’élance dans la presqu’isle, sur les traces du général et des représentants du peuple ; en un clin d’œil elle a parcouru cette presqu’isle d’une lieue et demie de profondeur : tous les hameaux, toutes les maisons en sont fouillés avec soin. L’ennemi, débusqué partout, se rend ou fuit à vau-de-route ; quelques uns des siens se rallient sur une hauteur et font mine de résister. Un léger combat s’engage entre eux et nos tirailleurs ; mais l’aspect de deux colonnes qui vont les envelopper éteint ce léger effort de courage : ils fuient, et se hâtent de rejoindre les compagnons de leur honte et de leur félonie.

Chassés comme un vil troupeau, ils se réunissent tous sur le rocher, au bord de la mer, à l’extrémité de la presqu’isle. C’est à ce rocher que vient se briser leur fol orgueil, leurs espérances parricides, leur audace extravagante ; en vain cherchent-ils à retarder le coup qui doit les frapper ; en vain nous envoient-ils plusieurs parlementaires pour obtenir quelques conditions.

On arrive à Quiberon par une langue de terre sablonneuse nommée la Falaise, qui peut avoir une lieue dans la plus grande largeur, et vient en s’étrécissant jusques à l’entrée de la presqu’isle où elle n’a plus que 30 toises. Cette entrée est hermétiquement fermée par le fort Penthièvre, qu’une lâche capitulation avait mis au pouvoir de l’ennemi ; notre camp appuyé sur ces deux ailes à la mer, était fixé sur la Falaise, à une lieue et demie du fort, en avant du petit village de Sainte Barbe ; le gros de la flotte anglaise mouillait à sa gauche, plusieurs bâtiments occupaient sans cesse la droite, et il n’y avait pas de jour que des chaloupes canonnières de l’ennemi ne s’avançassent, jusqu’à la portée du fusil du rivage.

C’eut été compromettre le dignité de nos armes que d’attaquer le repaire de ces brigands suivant les règles de l’art ; c’eut été leur ménager la possibilité d’une fuite qui en eut soustrait la plus grande partie à la vengeance nationale ; et il fallait à la vengeance nationale un exemple terrible qui effrayât quiconque serait tenter de les imiter. L’âme de mon collègue, celle du général et la mienne ne formaient, à cet égard, qu’un même vœu ; il était conforme à celui de l’armée qui chaque jour demandait à grands cris qu’on la conduisit à l’ennemi, que l’on fit une attaque de vive force.

Il fut ordonné à une colonne d’élite, commandée par l’adjudant-général Ménage, de filer par la droite, le long de la mer, jusqu’au pied du fort, de l’escalader et de s’en emparer. Une autre colonne, aux ordres du général Valteau, fut chargée d’attaquer de front ; et une troisième, conduite par les généraux Humbert et Botta, après avoir suivi par la gauche la lesse de basse-mer jusqu’au fort, fut destinée en partie à le tourner, à venir l’escalader par la gorge, et à se porter au village de Kérostin, pour s’opposer aux mouvements que pourraient faire les troupes ennemies cantonnées dans la presqu’isle.

D’après ces dispositions, l’attaque devait être exécutée dès la nuit du premier au 2 thermidor ; elle ne put l’être que la nuit suivante. Les troupes se mettent en marche à onze heures du soir, au nombre de deux mille hommes : un orage affreux éclatait alors dans ces parages ; la pluie tombait à grands flots ; un vent froid et impétueux la jettait aux yeux du soldat, et lui ôtait la faculté de se diriger. Errantes sur cette vaste mer de sable, sans aucun signe qui puisse guider leur marche, nos colonnes se heurtent, se rompent et se confondent, et n’offrent plus qu’un chaos qui semble impossible à débrouiller ; il fallait, pour y parvenir, toute l’activité, tout le sang froid du général. A travers les ténèbres les plus épaisses, il reconnaît les chefs, distingue les différents corps, rectifie les erreurs, supplée par de nouveaux ordres à ceux qu’il est impossible de remplir, excite, presse, encourage et réussit enfin à rendre chacun à son poste et à sa destination.

Quelle relation pouvait exister entre nous et ces rebelles ? Qu’y avait-il de commun entre nous, que la vengeance et la mort. La charge bat à coups redoublés par ordre du général. L’escadre anglaise, au nombre de 154 voiles, tâche en vain d’en imposer à nos troupes par un feu terrible et non interrompu. Les boulets, la mitraille pleuvent sur nos colonnes : mais rien ne peut arrêter les républicains.

Sept cents grenadiers fondent avec impétuosité sur le rocher, la baïonnete en avant. Les vaincus jettent des cris de désespoir, ils demandent à se rendre, le général leur envoie l’ordre de mettre bas les armes, et de faire cesser le feu des anglais. « Eh ! s’écrièrent-ils, ne voyez-vous pas qu’ils tirent sur nous comme sur vous ? ». Cependant le général s’aperçoit qu’on profite du moment de répit qu’il a bien voulu donner, pour faire quelques embarcations. A l’instant, deux pièces de canon sont traînées sur le bord de la mer et une vingtaine de coups à mitraille empêchent les bâtiments de revenir. Ce moment fut le terme fatal pour le châtiment de tant de crimes et de trahisons. Tout ce que l’isle contenait d’ennemis vint mettre bas les armes, et se rendre à discrétion. Quel spectacle pour la France, pour l’Europe, pour le monde entier, que les émigrés si fiers déposant, humblement leurs armes entre les mains de nos volontaires ; les remerciant avec des larmes de honte et de remords, de ces sentiments de générosité si communs chez les Français, et que les belles âmes éprouvèrent toujours au feu de la victoire ; suivant les vainqueurs en vomissant des imprécations contre l’étranger perfide, dont les funestes secours les ont rendu tout-à-la-fois les plus coupables et les plus malheureux des hommes. Ils disaient : « Les puissances étrangères nous ont toujours trompés. Elles nous donnent encore en ce moment, par leur lâche abandon, une preuve de leur attachement ».

Nota : Des voyageurs qui ont passé par Quiberon rapportent le même fait ; disons plus la même horreur : et ils ajoutent que les anglais ont même remis à terre, après notre victoire, une partie de ceux qui s’étaient rembarqués. Si le gouvernement anglais est l’espoir et le recours des traîtres, ils peuvent voir par là comme ils sont récompensés."

                                                                                                                      TALLIEN

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COËTLOGON, SAMEDI 18 JUILLET 1795, MORTEL GUET-APENS...

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COËTLOGON, SAMEDI 18 JUILLET 1795, MORTEL GUET-APENS...

Entre Elven et Plumelec, le 14 juillet, un messager a remis au Chevalier Vincent-Alphonse de Tinténiac une missive du Comité Royaliste de Paris lui enjoignant de rejoindre Coëtlogon où de nouvelles directives lui seront communiquées sur la marche à suivre dans leur équipée.

Curieux commandement à une armée composée de Chouans et d'un bataillon de Royal Louis qui a quitté, le 10 juillet,  Port Haliguen à destination de Sarzeau afin de lancer une offensive sur les arrières de l'armée de Hoche qui est en train de "boucler" la presqu'île de Quiberon afin de fermer la nasse dans laquelle sont pris les Émigrés. Le Comité Royaliste de Paris, sous les ordres du Comte de Provence, futur Louis XVIII, subventionné par William Pitt Premier ministre anglais, n'a pas accepté cette opération voulue par le Comte d'Artois, frère de Provence, futur Charles X, soutenu par Windham ministre anglais de la Guerre.

Cet ordre imbécile d'aller à Coëtlogon chercher des ordres, alors qu'il était entendu d'attaquer le 16 les troupes républicaines au nombre de 23.000 hommes massées à Plouharnel, Vincent de Tinténiac y obéit en militaire qu'il est, d'autant que Antoine d'Amphernet de Pontbellanger l'encourage à suivre cet ordre. Ce dernier sait qu'il y retrouvera les dames de Guernissac, peut-être sa femme Louise du Bot du Grégo, qui doivent accueillir l'armée rouge (du nom de la couleur des uniformes portés par les Chouans, uniformes appelés anglais à cause de leur couleur alors que cette couleur d'uniforme est celle des Français des régiments D'Hector ou du Dresnay). Mais, comme déjà évoqué, il faut se souvenir que la charmante Louise est la maîtresse de Louis Lazare Hoche !

Arrivés à destination les nobles, dont Vincent de Tinténiac et d'Amphernet, sont reçus au château qui, alors qu'il avait été vidé de tout son contenu de meubles et autres accessoires, se trouve, comme par enchantement, apte à réaliser une réception. Étrange comme le souligne notre hôte de ce matin, Monsieur François de Carné propriétaire des lieux.

COËTLOGON, SAMEDI 18 JUILLET 1795, MORTEL GUET-APENS...

Les Chouans, sous les ordre de Georges Cadoudal assisté de son frère Julien, de Pierre Mercier La Vendée et de Jean Rohu (qui nous laisse son témoignage) établissent un bivouac dans les bois et les allées du château, en particulier celle qui mène à Plémet.

A la nuit tombée, en ce samedi 18 juillet 1795, l'alerte est donnée par les Chouans: "Les Bleus" ! Lesquels sont surpris d'être découverts. Ils sont au nombre de deux cents. Au cri d'alerte, Tinténiac prend son fusil, saute par la fenêtre du rez de chaussée où se déroulaient les agapes, les dames vont se réfugier à l'étage du château. Vincent court, rattrape les Chouans et, suivi de Julien Cadoudal, se lance dans la chasse aux Bleus. Un fait volte-face, tire, et abat d'une balle en plein cœur le chevalier qui, tué sur le coup s'effondre dans les bras de Julien qui le suivait. Vincent de Tinténiac n'avait pas encore 39 ans. Julien pleure à chaudes larmes. Nous sommes dans un monde de rudes combattants et non de sensibles et délicates personnes. Ces pleurs trahissent une profonde affection pour celui qui, ancien compagnon de Armand Tuffin, marquis de La Rouërie, avait su rallier les plus fidèles à sa cause et avait créé des liens d'amitié. Depuis longtemps Tinténiac menait, au service d'Artois, pour la cause de la Royauté et des Chouans, de nombreuses et dangereuses missions de messager entre la Bretagne, Jersey, l'Angleterre et même avec Charette en Vendée.

Au bout de cette longue allée, modifiée par les remembrements, la croix marque son souvenir ; son corps repose dans un champ, qui, en cette période, est couvert de blé, de maïs il y a dix ans. Cette croix était sur le lieu de son inhumation; elle a été transportée, en ce coin de carrefour, entre 1965 et 1966.

COËTLOGON, SAMEDI 18 JUILLET 1795, MORTEL GUET-APENS...

Ce matin, nous avons salué sa mémoire et son combat, mené dans un désintéressement total pour son engagement, Dieu et le Roi. Il a eu une trajectoire fugitive dans l'histoire des Révoltés mais il a vécu son combat intensément, sans esprit de lucre.

Nous avons été reçus par Madame et Monsieur François de Carné qui nous a fait un bel exposé et montré les rares souvenirs du château de Coëtlogon, dont l'édifice actuel n'a plus rien à voir avec la construction de l'époque qui, quelques temps après l'épisode du 18 juillet 1795, fut dépouillée des rares biens restant, incendiée et, des années plus tard, démolie; enfin reconstruite au XIXème XXème dans un style totalement différent.

Nous remercions Monsieur et Madame de Carné pour leur chaleureux accueil, leur gentillesse et l'attention que nous ont portée leurs enfants et petits-enfants. Comme disait Charette :"Rien n'est jamais perdu".

Nous remercions aussi Madame le Maire de Coëtlogon qui, à la demande de Monsieur de Carné, a fait nettoyer le monument souvenir du Chevalier.

Le reportage de cette superbe journée, avec ses nombreuses visites (la très belle église de La Trinité Porhoët, le château de Loyat, l'étonnante église de Saint Léry) sera dans La Revue de Décembre du Souvenir Chouan de Bretagne.

Et encore merci aux nombreux participants à cette journée.

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QUIBERON 16 JUILLET 1795, L'ATTAQUE DECISIVE DE LOUIS-LAZARE HOCHE

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Lord Dundham, Ministre anglais de la Marine et responsable de la logistique du débarquement à Carnac autorise le Marquis de Sombreuil à débarquer enfin avec ses 1500 hommes dont un tiers de Bleus faits prisonniers par la marine anglaise et qui ont préféré s'adjoindre aux Emigrés plutôt que de rester à croupir sur les pontons anglais. Quelle erreur !

Ils ont  à peine débarqué qu'ils se heurtent à la violente offensive de Louis-Lazare Hoche qui a bien décidé d'enfermer les Emigrés dans la nasse où, par sottise, D'Hervilly avait décidé de stationner ses troupes alors que, s'il avait effectué le débarquement dès le 25 juin, les plages étant sécurisées par les Chouans, il aurait pu pousser son avantage et s'enfoncer dans les terres Morbihannaises.

Sous une pluie diluvienne l'attaque de Hoche se porte vers le Fort Penthièvre tenu par les Emigrès où, là aussi, dans les troupes libératrices, sont des Bleus qui ne vont pas tarder à se retourner contre ceux qui les ont sauvés des pontons anglais.

Les attaques contre le site de Sainte Barbe ont échoué ; pendant que les Emigrés attendaient sur les plages de Carnac, Hoche a eu tout son temps pour construire, après avoir confisqué tous les instruments aratoires des paysans alentours, une butte de sable et de troncs d'arbres (toujours visible actuellement) dressant une véritable muraille à l'entrée de la Presqu'île.

Le général Humbert mène ses troupes de façon gaillarde malgré des conditions météorologiques exécrables. On sabre, on tue les résistants valeureux qui s'opposent au déferlement des troupes de Hoche.

§§§

PENDANT CE TEMPS, à une quarantaine de kilomètres, les Chouans avec Georges Cadoudal et Pierre Mercier la Vendée et quelque éléments du Royal Louis, sous les ordres de Vincent de Tinténiac ayant comme second le mari de Louise du Bot du Grégo, Antoine d'Amphernet de Pontbellanger, qui ont débarqué à Sarzeau, dans le but d'obliquer, après leur arrivée à Elven, sur l'arrière des troupes de Hoche, reçoivent un message de l'Agence Royaliste de Paris intimant à Tinténiac l'ordre de se rendre au château de Coëtlogon (au dessus de La Trinité Porhoët à 30 Km de Ploermel !), bien loin de Plouharnel, afin de recevoir des directives sur la conduite des opérations.

Vincent de Tinténiac est un militaire, ancien Lieutenant de la Royale, ancien subordonné de Armand Tuffin, Marquis de La Rouërie, créateur de l'Association Bretonne. Il ne désobéit pas aux ordres surtout ceux venant d'une hiérarchie à priori indiscutable. Or l'Agence Royaliste de Paris est au service du Comte de Provence, nouveau Louis XVIII, subventionnée par William Pitt junior, Premier Ministre de l'Angleterre. Alors que le débarquement à Carnac est voulu par le Comte d'Artois (futur Charles X) sous les ordres de Puisaye envers lequel est méfiant D'Hervilly inféodé à Louis XVIII.

Toujours est-il que l'armée Chouanne marche vers Coëtlogon ; Tinténiac, le jeune Tinténiac, ne présage  pas encore qu'il n'a plus que deux  jours à vivre !

Ce débarquement à Carnac, qui est une réussite se continue en un sac d'embrouilles politiques et idéologiques dépassant largement les idéaux des hommes valeureux qui ont débarqué pour l'honneur de leurs convictions. Cela me fait penser à un grand personnage qui, manchot, mettait son bras unique au service de son Roi, de son honneur et de la vérité ; il mourut fusillé sur la plage du Port d'Orange. Son descendant, un taiseux,  n'a pas les mêmes valeurs.

Déjà des entourloupes politiques ! Comme à l'heure actuelle : le camp des vainqueurs ! Désolant.

Nous rendrons hommage à Vincent de Tinténiac, samedi 18 juillet, jour de sa mort, à Coëtlogon. Rendez-vous devant l'église de La Trinité Porhoët à 10 H 30.

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14 JUILLET : MUSIQUE VOLÉE...

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Les talentueux chanteurs de ce 14 juillet devant la tribune des nantis de la république connaissaient-ils les origines de leur chant des "Défenseurs de l'Armée du Rhin" ? Des textes d'affiches lus par Claude Joseph Rouget dit de Lisle (seul utilisateur dans sa famille de cette particule frelatée) sur les murs de Strasbourg collés sur une musique de Jean-Baptiste Grisons (Saint Omer). Rebaptisé "Marseillaise" après les "exploits" des Marseillais le 10 août 1792 aux Tuileries et les massacres des Gardes Suisses et autres défenseurs du légitime pouvoir de Louis XVI !

Mensonges, mensonges, mensonges qui sont une des composantes du pouvoir politique, non pas choisi démocratiquement, mais imposé par la violence et la Terreur, ce qui fait sourir en entendant ce chanteur des Choeurs de l'Armée française proclamant : "Liberté, Liberté chérie" qui a fait couler des hectolitres de sang de gens qui étaient bien chez eux et ne demandaient rien à personne !!!

Mais ce 14 juillet 1795 à la demande du député Jean-Antoine Debry, La Convention décrète :

 DÉCRET PORTANT QUE LES AIRS ET CHANTS CIVIQUES QUI ONT CONTRIBUÉ AU SUCCÈS DE LA RÉVOLUTION SERONT EXÉCUTÉS PAR LES CORPS DE MUSIQUE DES GARDES NATIONALES ET DES TROUPES DE LIGNE

 26 MESSIDOR AN III (14 juillet 1795)

Bulletin des lois du 26 messidor an III

La Convention nationale, voulant au retour de la première époque de la liberté française entretenir l'énergie des républicains, en proclamant solennellement des principes sacrés qui ont renversé la Bastille le 14 juillet et la royauté le 10 août, décrète ce qui suit :

Article premier. L'hymne patriotique intitulé Hymne des Marseillais, composé par le citoyen Rouget de Lisle, et le Chœur de la Liberté, paroles de Voltaire, musique de Gossec, exécutés aujourd'hui, anniversaire du 14 juillet, dans la salle des séances, seront insérés en entier au Bulletin.

Article 2. Les airs et chants civiques qui ont contribué au succès de la Révolution seront exécutés par les corps de musique des gardes nationales et des troupes de ligne.

Le Comité militaire est chargé de les faire exécuter chaque jour à la garde montante du Palais national.

La Marseillaise n'a pas reçu son statut d'hymne national ce jour là ; cela ne se fera que le 14 février 1879.

Même Jules (Michelet) ira de son petit couplet :" Un air divin qui s'élève au milieu des chants des nations".

La musique a été entendue à Nantes le 13 juillet 2014 et enregistrée un peu plus tard : 

Pendant des années, avec Monsieur Jean Brochard, une cérémonie en hommage à Jacques Cathelineau, décédé le 14 juillet 1793 suite à la blessure reçue le 29 juin 1793 lors de l'attaque de Nantes, avait lieu à Saint Florent Le Vieil, depuis 1994, et sur les endroits liés à la vie de ce magnifique combattant empli d'abnègations.

En 2003, nous avions traversé Saint Florent avec des volontaires locaux costumés en chantant "La Marseillaise" de l'Armée Catholique et Royale. La grande association du Souvenir brillait par son absence sauf un passage furtif de son Président en 2007.

La dernière organisation par le Souvenir Chouan de Bretagne eut lieu le 14 juillet 2013. Ce jour fut celui où l'on vit pour la première fois l'alors Vice-président de la défunte association "Les Brigands du Bocage", Jean Helie, qui avoua que c'était la première fois qu'il entrait dans la chapelle Saint Charles de Saint Florent le Vieil. Dans la chapelle Saint Charles se trouve le tombeau de Jacques Cathelineau (et de son fils) ; or cette chapelle est à Jacques Cathelineau ce que la grotte de Massabielle est à la Sainte Vierge à Lourdes !

Cela n'a pas empêché la publication, sans aucune honte, de cette affiche ci dessous revendiquant la commémoration pour la cinquième année consécutive ! Décidément le 14 juillet est le jour des mensonges !

14 JUILLET : MUSIQUE VOLÉE...

Pendant des années, avec Monsieur Jean Brochard, nous fûmes selon les années, de sept à trente. Cette année il y a eu trois groupes : Le Souvenir vendéen, Mémoire du Futur de l'Europe (j'aurais pour ma part préféré  de la France mais le marché n'est pas assez financièrement vaste)- jamais vu jusque là - et un groupe de vrais passionnés, désintéressés, sans rien à vendre sauf leurs connaissances, marchant sur les pas des Révoltés de 1793. Le Souvenir Chouan de Bretagne, dont l'ancienne trésorière a été récupérée par "Mémoire du Futur de l'Europe" a trouvé plus intelligent de s'abstenir.

Mais, malgré tout, Vive Jacques Cathelineau et son combat pour ses convictions et non pour le lucre !

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10 JUILLET 1795, IL Y A 220 ANS :

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Paris, à la Convention:

- Décret portant qu'il y a lieu à accusation contre le Représentant du peuple Joseph Le Bon (d'Arras).

- Décret par lequel la Convention se déclare en permanence pour entendre Joseph Le Bon.

Joseph Le Bon (ou Lebon), né en 1765, est un ancien oratorien qui se fit distinguer par son art de la rhétorique. Pour cela il fut nommé professeur à Beaune ; ordonné prêtre en 1789 par l'évêque Talleyrand - futur apostat - il ne plongea pas immédiatement dans la révolution. La seule concession qu'il lui fit d'abord fut de prêter le serment, ce qui fit sombrer sa mère dans la folie ; en 1791 il est nommé curé de Neuville-Vitasse (commune qui le compte actuellement dans ses personnalités) dans le Pas de Calais.Nul ne peut penser qu'il va être le Représentant sanguinaire qu'il va devenir sous peu de mois.

A la chute de la Royauté il abdique son sacerdoce et se marie. Il est élu maire d'Arras et suppléant à la Convention.Faisant chasser les envoyés de la Commune de Paris venus plaider leur cause pour les désordres de la région parisienne après l'arrestation de la Famille Royale, il est taxé de modérantisme par le Représentant Montagnard Guffroy. D'abord proche des Girondins il applaudit à leur chute fin mai début juin 1793. Il se rapproche alors des Montagnards.

Le 1er juillet 1793 il entre à la Convention sous l'étiquette Montagnard ; élu au Comité de Sûreté générale le 14 septembre il est un fidèle de Robespierre. Envoyé en mission dans le Pas de Calais il organise les réquisitions de grains, la chasse aux déserteurs et...nouvelle vocation: la chasse aux prêtres réfractaires.

Cependant l'autre Représentant en mission, Guffroy (encore), le trouvant trop tiède, devant la Convention, le fait passer pour un contre-révolutionnaire. Le Comité de Salut public le rappelle en mars 1794 et le renvoie en lui assignant la même mission: chasse aux contre-révolutionnaires, aux prêtres réfractaires, aux fédéralistes, aux accapareurs etc. Vaste programme !

Le Bon, malgré son patronyme, va appliquer avec rigueur cette mission et laisser derrière lui un ruisseau de sang, à Arras et aussi à Cambrai.

A tel point que

-2 août 1794 la Convention promulgue les décrets ordonnant l'arrestation de Joseph Lebon (ainsi que Héron, Rossignol, David etc.

- 2 août 1794, Décret de la Convention qui renvoie au Comité de Sûreté générale la dénonciation contre Lebon et au Comité de Salut public  la dénonciation de la conduite du Représentant du peuple Maignet. Aussi assassins l'un que l'autre (Maignet : Lyon, Toulon, Marseille, Bédoin, Orange) seul Lebon va être incarcéré le 2 août, l'autre ayant eu le temps de fuir et d'aller se réfugier, par la suite, dans sa ville natale d'Ambert.

En ce 10 juillet, cela fait près d'un an qu'il est enfermé ; la Convention a décrété le 7 mai "la nomination d'une commission (de 21 membres) pour l'examen de la conduite de Joseph Lebon".

Est-ce utile de rappeler qu'une procédure judiciaire à l'époque durait de une ou deux minutes à (rarement) un couple d'heures ; nous avons vu que, lors de son procès, il fut demandé, à Fouquier-Tinville, des explications sur des procès dont un, en particulier, parle de 65 personnes jugées et condamnées à mort en UNE heure! 

10 JUILLET 1795, IL Y A 220 ANS :

PENDANT CE TEMPS AU SUD DE LA BRETAGNE...

Après les atermoiements dus au manque de confiance D'Hervilly envers les Chouans, qui sont chez eux, et le retard pris par la faute du temps perdu pour débarquer, les opérations se déroulent malgré les handicaps accumulés.

Plutôt que de chercher à se lancer à l'intérieur des terres, les Emigrés choisissent de se replier vers le Fort de Penthièvre.Cadoudal et Jean Rohu arrivent à retenir les Bleus à Plouharnel permettant ainsi à Vincent de Tinténiac et à Jacques Le Prestre de Vauban de faire retraite depuis Ploemel et Erdeven.

Puisaye persuade D'Hervilly de mener une attaque sur Sainte Barbe qui, à l'ouest de Plouharnel domine le champ de bataille.Percer là donnerait une bouffée d'oxygène aux combattants qui se trouvent dans la Presqu'île. L'opération est lancée le 8 juillet à deux heures du matin, coordonnée entre les Emigrés sous les ordres de D'Hervilly et les Chouans de Tinténiac et de Georges.

Le second de Tinténiac est Antoine d'Amphernet de Pontbellanger, mari de Louise du Bot du Grégo qui est la maîtresse de Hoche. On peut facilement imaginer ce qui aurait pu donner matière à scénario pour un film en 1959:"Confidences sur l'oreiller" !

La résistance du général Bleu Humbert, la désertion des Bleus rescapés des pontons anglais et qui se sont engagés chez les Emigrés, entraînent le repli de D'Hervilly. Les Chouans ne peuvent suffire à la tâche et à leur tour se replient. Puisaye fait de même.Les Bleus occupent maintenant en masse tout le village de Sainte Barbe.

Le  9 juillet Georges Cadoudal (24 ans)soumet son plan de contournement de l'adversaire en débarquant aux deux extrémités de la longue plage du Morbihan et en l'attaquant à revers.Ce plan, soutenu par Vincent de Tinténiac (31 ans), Paul du Boisberthelot (44 ans) et Vauban (41 ans) est accepté par Puisaye (40 ans), et D'Hervilly (39 ans).

Le 10 juillet, il y a 220 ans aujourd'hui, à Port Haliguen, 2.000 Chouans sous les ordres de Jean-Baptiste de Lantivy (25 ans) et de Jean Jan (23 ans) s'embarquent sur des chaloupes et des chasse-marées pour aller débarquer entre Larmor plage et le Pouldu. 3.500 autres Chouans, sous les ordres de Tinténiac, Antoine d'Amphernet de Pontbellanger (35 ans), renforcés d'une compagnie de Loyal-Emigrant vont débarquer à Sarzeau. L'attaque est concertée avec les Emigrés restés à Penthièvre pour le 16 juillet.Les deux débarquements s'opèrent parfaitement. A suivre.

10 JUILLET 1795, IL Y A 220 ANS :
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L'ABBE DENIS COIFFET A RENDU SON ÂME A SON DIEU

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qu'il a bien servi au long d'une vie bien remplie en apostolat.

Ordonné prêtre par Monseigneur Marcel Lefevre en juin 1977, après "l'affaire" des sacres de 1988, le célèbre évêque d'Ecône s'étant mis en état de désobéissance avec le Pape (Etat de désobéissance et non de schisme comme mensongèrement raconté par les anti-traditionnels primaires. Il y aurait eu schisme s'il y avait eu remise en cause des Dogmes ou des Institutions ce qui n'a jamais été le cas.il avait été un des fondateurs de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre aux côtés, entre autres prêtres, d'une de nos connaissance en Chouannerie: l'abbé du Faÿ de Choisinet.

Bien connu à Nantes lors de son passage bénéfique s'occupant, sous la responsabilité du Curé de la paroisse Saint Clément l'abbé Yves Chéreau, de l'importante communauté Tridentine et des Scouts, il célébrait la messe dominicale de 10 H30 en la chapelle Saint Stanislas où il lui arrivait de tenir, pour le plaisir de nos oreilles, l'orgue, sa soutane remontée sur les genoux. Musicien de talent il avait d'exceptionnelles qualités vocales que ce soit pour le chant grégorien, la psalmodie ou diriger la foule lors du Chemin de Croix à Saint Clément.

Le dimanche16 novembre 2003 il nous avait accueillis en la chapelle Saint Stanislas pour la messe du 210ème anniversaire des Noyades de Nantes, célébrée en hommage aux Victimes. Ornements violets l'ensemble de la liturgie avait été centré sur ce fait historique, avec une homélie percutante sur le pardon, que seules pouvaient accorder les Victimes. Il avait, avant de bénir l'assemblée, béni la gerbe destinée à être jetée en Loire.

L'abbé Denis Coiffet est décédé ce matin vers 5H, entouré de ses proches et de prêtres de La Fraternité, l'année de ses soixante cinq ans, et de ses 38 ans de sacerdoce. Prêtre de convictions affirmées et homme d'une grande bonté, organisateur hors pair.

Qu'il repose en paix et qu'il veille bien sur nous et notre malheureuse France.

L'ABBE DENIS COIFFET A RENDU SON ÂME A SON DIEUL'ABBE DENIS COIFFET A RENDU SON ÂME A SON DIEU
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30 JUIN 1795, MARIE-THÉRÈSE CHARLOTTE de FRANCE, ESPOIR DE LIBÉRATION ?

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Messidor en trois (30 juin 1795) décret de la Convention portant que la fille de Louis XVI sera remise à l'Autriche à l’instant où les Représentants du peuple et autre détenus par ordre de ce gouvernement seront rendus à la liberté.

La Convention nationale après avoir entendu le rapport de ses Comités réunis salut publique et sûreté générale, déclare qu'au même instant ou les cinq Représentants du peuple, le ministre, les ambassadeurs français et les personnes de leur suite, livrés à l'Autriche, ou arrêtés ou détenus par ses ordres, seront rendus à la liberté et, parvenus aux limites du territoire de la république, la fille du dernier roi des français sera remise à la personne que le gouvernement autrichien déléguera pour la recevoir ; et que les autres membres de la famille de Bourbon actuellement détenus en France, pourront aussi sortir du territoire de la république. La Convention nationale charge le comité de Salut public de prendre toutes les mesures pour la notification et l'exécution du présent décret.

L'Autriche n'a même pas été consultée sur cette décison unilatérale des Conventionnels. Ce qui explique sans aucun doute le délai entre la date du décret et son application presque six mois plus tard.

30 JUIN 1795, MARIE-THÉRÈSE CHARLOTTE de FRANCE, ESPOIR DE LIBÉRATION ?

Les six personnes concernées sont le ministre de la guerre envoyé pour procéder à l'arrestation du général Dumouriez et trois Conventionnels : Pierre de Riel marquis de Beurnonville, nommé par la Convention ministre de la guerre le 4 février 1793, avait été envoyé le 1er avril 1793, avec trois commissaires de la Convention, auprès de l'armée du Nord pour procéder à l'arrestation de Dumouriez lequel les avait fait arrêter, le 3 avril, et livrer aux Autrichiens qui les avaient jetés dans les prisons d'Olmutz, où ils restèrent trente mois.

Drouet, le maître de poste de Varennes qui reconnut Louis XVI lors de son évasion de Paris,  Camus, jacobin, régicide, un des rédacteurs de la Constitution civile du clergé, Représentant en mission de la Convention auprès de l’Armée du Nord, Quinette, Représentant en mission, Montagnard ultra, Maret, ambassadeur de la république à Naples fait prisonnier dans le Piémont par les Autrichiens alors qu’il rejoignait son poste, Sémonville (Charles de Montaran marquis de Sémonville) ambassadeur se rendant à Constantinople arrêté en même temps que Maret.

Pendant ce temps, dans l'Ouest, maintenant que l'affaire de Carnac - qui va devenir l'Affaire de Quiberon - est connue, à Landévant le général bleu, Gaspard Josnet de Laviolais (né à Bois de Céné en Vendée) à la tête de son armée de 1000 hommes attaque Vincent de Tinténiac qui à la tête de plus de quatre mille Chouans met les Bleus en déroute.

A Auray c'est Hoche lui-même qui tente de reprendre l'avantage sur les Chouans que commande Paul du Bois Berthelot. Deux victoires qui pouvaient laisser présager une campagne glorieuse s'il n'y avait pas ces dissenssions entre D'Hervilly et Puisaye, ce dernier n'ayant toujours pas le commandement dans sa plénitude à cause des obstacles que l'autre lui cause.

Ces luttes existent toujours, avec ou sans particule, venant parfois de personnes que l'on ne soupçonnait pas.

 

 

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DIMANCHE 28 JUIN 1795 - DIMANCHE 28 JUIN 2015, CARNAC.

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Trop compliquée à organiser au même endroit qui fut choisi par Monseigneur Urbain de Hercé, la messe du 220ème anniversaire du débarquement des Émigrés sur la plage de Légénèse a été célébrée dans la chapelle de Saint Colomban, à quelques centaines de mètres. Célébrant selon la forme unique de l'époque, l'abbé Amaury Brillet, vicaire de Saint Patern de Vannes insista dans son prône sur le fait que les textes prononcés épître et évangile, étaient les mêmes qu'il y a 220 ans et que les prières étaient prononcées de la même façon.Le missel d'autel était un missel du XVIIIème ; l'abbé Brillet utilisa comme vases sacrés un calice et une patène de 1792.

Et de plus monsieur l'abbé Brillet a célébré sur le même autel que Monseigneur Urbain de Hercé : un garde manger qui de générations en générations demeure dans la même famille et la même ferme ! Ce qui ajoutait à l'émotion de cette cérémonie durant laquelle l'assemblée manifesta par sa participation à la prière récitée ou chantée une très grande ferveur. 70 livrets de chants avaient été préparés et furent remis aux fidèles.

Le curé doyen de Carnac, l'abbé Jérôme Sécher, a eu la grande délicatesse de nous donner un mot d'accueil. La totalité de la généreuse quête lui a été remise et l'ayant refusée il l'a remise à la sacristine pour les divers travaux d'entretien de la chapelle dont elle est la responsable paroissiale.

 

DIMANCHE 28 JUIN 1795 - DIMANCHE 28 JUIN 2015, CARNAC.DIMANCHE 28 JUIN 1795 - DIMANCHE 28 JUIN 2015, CARNAC.

Monseigneur Urbain de Hercé dont l'évêché de Dol a été supprimé en 1790, assumera jusqu'au bout sa mission épiscopale et sacerdotale, puisqu'il a été nommé délégué apostolique par le Pape Pie VI, auprès de ses "ouailles " du moment. C'est au cours de cette messe qu'il annoncera la mort du petit Louis XVII dans la prison du Temple, le 8 juin.

Le commandant à bord des vaisseaux, le comte Louis-Charles d'Hervilly, n'autorisera le commandant à terre, Comte Joseph de Puisaye, à débarquer qu'au bout de deux longues journées. Deux journées perdues, D'Hervilly voulant constater par lui même la sécurité des plages alors que le jeune Vincent de Tinténiac avait déjà fait, avec sa chemise accrochée à une perche, le signal que tout était clair ! La zone était sécurisée mais D'Hervilly ne faisant pas confiance aux Chouans, tergiversa en venant à terre.Pendant ce temps Hoche put prévenir ses troupes en réserve à Nantes, Rennes, Brest, Vannes ; le débarquement avait réussi mais la sottise d'un homme de 39 ans, vaillant soldat et fidèle de Louis XVI par ailleurs, fit échouer le projet d'autant que l'Agence royaliste de Paris et l'abbé Brottier eurent un rôle pour le moins étrange que nous allons découvrir au long de cette courte épopée.

Pour en revenir à ce dimanche ensoleillé, comme il y a 220 ans, après la messe nous allâmes à la Croix des Emigrés qui est le lieu ou Monseigneur de Hercé célébra la messe, D'Hervilly et quelques nobles ayant préféré la messe célébrée en l'église paroissiale Saint Cornély de Carnac.

Après le déjeuner, qui a ravi tous les convives, une petite causerie fut prononcée à l'endroit où le sénateur-maire de Carnac, Monsieur Christian Bonnet, a fait ériger une stèle souvenir. Il fut demandé à chacun d'imaginer les "cent voiles" qui étaient dans la baie de Carnac il y a 220 ans et qui avaient débarqué, samedi 27 juin 1795, cinq mille hommes, canons, armes et munitions, provisions, caisses de faux assignats, en quelques heures. Auprès de cette stèle les drapeaux chouan, du Souvenir Chouan de Bretagne et celui du Souvenir Catholique en Languedoc, dont le Vice-président avait fait exprès le déplacement depuis Montpellier. (l'oubli malencontreux de la hampe, les deux drapeaux d'association flottèrent l'un près de l'autre en signe d'une vraie union !).

DIMANCHE 28 JUIN 1795 - DIMANCHE 28 JUIN 2015, CARNAC.DIMANCHE 28 JUIN 1795 - DIMANCHE 28 JUIN 2015, CARNAC.

La journée se termina à Sainte Barbe, en Plouharnel, pour évoquer  le poste d'observation de Hoche et la dernière phase de la bataille de Quiberon.

Le cidre de l'amitié accompagné de ses galettes clot cette belle journée.

Merci à tous ses participants heureux de se retrouver et auxquels le prochain rendez-vous est donné, samedi 18 juillet, pour l'épisode malheureux de Coëtlogon et la mort du jeune Vincent de Tinténiac.

Le grand moment de ces journées du Souvenir sera Mardi 28 juillet qui commencera par la messe célébrée par Monseigneur Centène, évêque de Vannes, en sa cathédrale, évoquant l'exécution de Monseigneur Urbain de Hercé, dernier évêque de Dol, le jour de la fête de Saint Samson, premier évêque de Dol.

A bientôt !

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