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1795 : COMMISSION MILITAIRE DUBOIS à SAINT PIERRE-QUIBERON...

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La Commission militaire Dubois, du nom de son Président Antoine Dubois, Chef du Bataillon d'Arras ayant achevé son oeuvre se prépare à quitter le terrain. Dubois ayant pour assesseurs le capitaine Charles Wable, le sous-lieutenant Nicolas Courtois, le sergent Pierre Roty et comme secrétaire le caporal Pierre Lemaire a fait défiler devant sa Commission, du 1er au 5 août,  101 prévenus ; 55 (49 Emigrés et 6 Chouans) ont été condamnés à mort et fusillés à proximité du siège de leur "tribunal", la maison Toullec à Kéraude, sur la plage du port d'Orange.

1795 : COMMISSION MILITAIRE DUBOIS à SAINT PIERRE-QUIBERON...1795 : COMMISSION MILITAIRE DUBOIS à SAINT PIERRE-QUIBERON...

En faisant leur paquetage ils ne présagent pas qu'un très grand nombre n'a plus que 6 jours à vivre, leur destin allant s'achever à La Ceriseraie entre Carquefou et Nort sur Erdre, dans une embuscade tendue par les Chouans de Palierne et de Esprit-Bégnine Blandin : ce sera LA VENGEANCE de QUIBERON !

Le Souvenir Chouan de Bretagne commémorera cet évènement un peu oublié, le Mercredi 12 août, en temps et en heure.

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NUIT DU 4 AOÛT 1789, ABOLITION DES PRIVILEGES...

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NUIT DU 4 AOÛT 1789, ABOLITION DES PRIVILEGES...

FIN AUSSI DES LOIS QUI FAISAIENT DU DUCHE DE BRETAGNE UNE NATION A PART ENTIERE.

Et cela a été fait sur décision des députés Bretons, en particulier La Chalotais, Glézen, Defermont, Lanjuinais et Isaac Le Chapelier qui ont fait voter, par l'Assemblée Constituante, cette nouvelle loi sans en apprécier les conséquences ou en en connaissant les conséquences. C'est ainsi que le Duché la Bretagne va se retrouver divisé en cinq départements, comme n'importe quelle autre région de France. En contravention avec le Traité de 1532, au mépris de la souveraineté de la Bretagne, en méprisant les Etats de Bretagne.

Et c'est ainsi que la Bretagne composée de neuf évêchés va n'en conserver que cinq.

C'est ainsi que Monseigneur Urbain-René de Hercé va perdre son siège de Dol, évêché supprimé de façon arbitraire et non canonique sans concertation avec le Vatican.

Le 4 août 1789 est la première attaque contre l'Eglise qui voit disparaître le tiers de ses évêchés !

Première décision maçonnique contre l'Eglise.

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GUILLAUME BRUNE, MARÉCHAL D'EMPIRE, 1763-1815, IL Y A 200 ANS

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GUILLAUME BRUNE, MARÉCHAL D'EMPIRE, 1763-1815, IL Y A 200 ANSGUILLAUME BRUNE, MARÉCHAL D'EMPIRE, 1763-1815, IL Y A 200 ANS

Soldat courageux ayant terminé sa carrière militaire comme Maréchal d'Empire, il est connu dans l'Ouest pour avoir signé, avec Georges Cadoudal, la paix de Beauregard - en Saint Avé - le 12 février 1800 après la Bataille du Pont du Loc'h qui vit la défaite des troupes du général Harty, général du Premier consul Bonaparte.

Il n'y avait pas que des Turreau ou des Crouzat dans l'armée républicaine.

Des suites de cette bataille il est curieux de noter que c'est le Premier consul qui donna les consignes à Brune pour des pourparlers de paix. Brune fera son travail honnêtement et consciencieusement, arrangeant même l'entrevue, avec celui qui n'est pas encore "l'Ogre", au Palais des Tuileries.Bonaparte voulait la paix avec ce qu'il appelait la Vendée, ce qui à son esprit ne se limitait pas au département du même nom mais à l'Ouest (d'après La Boëissière).

Signe que le climat était à la confiance puisque les Chouans - Cadoudal, Sol de Grisolles, Le Ridant - acceptèrent les divers entretiens alors que l'on était au surlendemain de l'assassinat de Louis de Frotté et de ses compagnons à Verneuil sur Avre (18 février 1800) après que l'on ait attendu - sur ordre - la fin de l'échéance de leur sauf-conduit.

En 1815, Guillaume Brune qui, lors des 100 jours, s'est rallié à l'empereur déchu, occupe le poste de commandant militaire de Toulon.C'est là qu'il apprend Waterloo mais laisse malgré tout, au retour de Louis XVIII le drapeau tricolore flotter.

Il doit rentrer à Paris, comme tous les officiers. On lui conseille de partir par la mer, il préfère partir par la route, ce qu'il fait à deux heures du matin. A Aix son escorte de 40 soldats sur un ordre venu d'Avignon rebrousse chemin. A l'arrivée à Avignon à 8 heures du matin, reconnu, sa calèche est caillassée. Le relais de Poste est mitoyen de l'Hôtel du Palais royal; calme le Maréchal demande à la patronne quelques pêches pour se désaltérer.

Le Préfet arrive, cherche à calmer la foule sans résultat ; il encourage les voyageurs à quitter de suite Avignon et les accompagne. Mais les deux voitures ne peuvent faire que quelques dizaines de mètres parmi la foule vociférante. Et, sur les conseils du Préfet on revient à l'hôtel où tout le monde s'engouffre. L'aubergiste donne une chambre au premier étage à Guillaume Brune qui se met à rédiger un courrier pour son épouse qui habite à Saint Just Sauvage dans la Marne ; pendant ce temps des forcenés ont, à l'aide d'échelles, grimpé sur le toit et de là se sont introduits dans le grenier puis, au nombre d'une quinzaine, dans la chambre de Guillaume Brune dont la porte est restée ouverte.

Un négociant royaliste nommé Fargue le menace de son pistolet ; Brune écarte l'arme, il n'est atteint que légèrement au front, la balle allant se ficher dans le plafond.Le comparse nommé Guindon se glisse derriere Brune et lui tire une balle de son fusil dans la nuque tuant net le Maréchal de France. Il est aux alentours d 15 H.

Son corps est tiré hors de l'hôtel puis mis sur un brancard pour aller l'inhumer. La foule en furie le jette à terre, le foule aux pieds, un vrai lynchage. Puis son corps traîné par les pieds est jeté dans le Rhône. Lorsque le corps remonte à la surface il est longuement fusillé. On le retrouvera quelques temps plus tard du côté de Tarascon, à une vingtaine de kilomètres et il sera inhumé.

En 1829, après d'incroyables péripéties, ayant obtenu que les responsables du meurtres soienbt retrouvés et punis, Angélique Brune procède à l'inhumation de son mari dans le cimetière de Saint Just Sauvage où la municipalité offre la concession à perpétuité au Maréchal Guillaume Brune.

Divers reproches lui sont faits pour excuser ce massacre : c'est vrai qu'il a réprimé le soulèvement d'Avignon vingt ans plus tôt et chassé les bandes des compagnons de Jéhu; il  était aux côtés de Bonaparte lors de la répression devant l'église Saint Roch à Paris. Mais on lui a surtout reproché d'avoir participé aux Massacres de septembre et à l'assassinat de Madame de Lamballe et à la profanation de son corps. A ce moment là Brune était du côté de Thionville et les deux malfrats responsables de l'odieux crime seront retrouvés: Grison, qui portait le coeur de la princesse après s'être affublé de sa toison intime sera condamné et exécuté ; Charlat, qui avait sectionné la tête et mis sur une pique, s'engagea dans l'armée pour échapper  aux recherches; il sera massacré par ses compagnons lorsqu'ils auront appris son forfait.Brune avait été accusé aussi d'avoir profité du Trésor de Berne en 1798 et sera lavé, à titre posthume, de cette accusation par la Cour des Comptes en 1819.

C'était le 2 août 1815, ce n'est pas un épisode glorieux.

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IL Y A ENCORE DES CHOUANS EN 2015....

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a écouter en 43 minutes ou picorer, de ci de là, et plus particulièrement à la minute 40.

Ce site évoque la catastrophe qui guette la France menée par un système politique, la république issue de la révolution qui, par le coup d'état du 20 septembre 1792 a aboli, de manière parfaitement illégale, la Royauté.

Nous savons que dans les griefs censés être faits par les révolutionnaires de 1789, repris par les divers boniMenteurs actuels, se trouvaient principalement les soucis financiers du Royaume et la pauvreté. Il est intéressant de comparer les deux époques, celle de 1789 date des derniers résultats de la Royauté et celle de 2015 dont les chiffres sont connus par le ministère des Finances.:

1789

25 millions d'habitants: DETTE: 2 milliards 610 millions d'€ (sur la basse de 1 Livre = 10€) 35% du PNB

                                Dette par habitant (avec revenus)  + ou - 100 €

2015

66.200 millions d'habitants; DETTE: 2 Mille milliards d'€     95% du PNB

                                       Dette par habitant (toutes personnes jusqu'au bébés) : 31527 €

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YVON NICOLAZIC : LA DERNIÈRE, C'EST CE SOIR ET A NE PAS MANQUER...

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YVON NICOLAZIC : LA DERNIÈRE, C'EST CE SOIR ET A NE PAS MANQUER...

Vous êtes dans le Morbihan ce soir ou dans la périphérie ?

Vous voulez passer une soirée distrayante et néanmoins vous cultiver ?

Entendre  le récit authentique de la vie d'un simple paysan et voyant, à qui la chrétienté doit un de ses plus beaux témoignages de foi, et la Bretagne son plus grand centre de pélerinage ?

Vous voulez contempler la vie d'un simple croyant qui a bravé les difficultés pour transmettre un message de façon totalement désintéressée ?

Vous voulez parfaire vos connaissances religieuses ?

Vous voulez soutenir une bonne et sainte cause (aider aux frais financiers pour la réalisation du dossier en béatification d'Yvon Nicolazic) ?

Vous voulez soutenir des bénévoles totalement désintéressés sans esprit mercantile ?

ALORS C'EST à SAINTE ANNE D'AURAY QUE CELA SE PASSE; CE SOIR A LIEU LA DERNIERE REPRESENTATION DE L'ANNEE !

Et de plus, vous pourrez voir Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes dans le rôle de Monseigneur de Rosmadec, évêque de Vannes au moment des apparitions en 1625. Le félicitant pour son rôle, Monseigneur Centène me répondait, l'oeil pétillant d'humour :"Mais cher monsieur, qui mieux que l'évêque de Vannes pouvait tenir le rôle de l'évêque de Vannes ?".

YVON NICOLAZIC : LA DERNIÈRE, C'EST CE SOIR ET A NE PAS MANQUER...
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MARDI 28 JUILLET 1795-2015: TRÈS BEL HOMMAGE à MONSEIGNEUR URBAIN de HERCE...

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Rendu par Monseigneur Raymond Centène, Eveque de Vannes, à l'Evêque de Dol fusillé sur le plateau de La Garenne avec ses 15 "Compagnons d'infortune" (comme le disait Monseigneur Urbain-René de Hercé) mardi 28 juillet 1795, en haine de la foi.

Monseigneur Urbain-René de Hercé, et ses douze frères prêtres, dont son frère et Vicaire général François de Hercé, ont été exécutés car prêtres réfractaires. Mais pour mieux les discréditer ils ont été fusillés comme les trois nobles, militaires,  qui les accompagnaient, voulant ainsi les assimiler à des combattants armés alors que leurs seules armes étaient celles de la Foi et de la Miséricorde. Ignominie du pouvoir politique conventionnel.

Ce Matin, en sa cathédrale, Monseigneur Raymond Centène et son clergé ont rendu un bel hommage  à ces victimes qui méritent le titre de Confesseurs de la foi.

Homélie de grande réflexion, offertoire avec la patène de Monseigneur de Hercé, absoute avec bénédiction et encensement de la fosse où reposent un certain nombre de victimes.Puis dépôt de la gerbe du Souvenir Chouan de Bretagne à l'endroit des exécutions par Monseigneur Raymond Centène et Dominique administrateur du Souvenir Chouan de Bretagne.

Nos vifs remerciements à Monseigneur Centène ainsi qu'aux prêtres qui l'assistaient dans un grand élan de dévotion. Une très belle messe durant laquelle l'organiste Jean-Pierre  et Benoît, le tallarbadeur, ont associé l'orgue et la bombarde pour soutenir  la prière des nombreux fidèles.

Etaient présents dans l'assistance des Membres de la famille de Hercé et de Cacqueray, le Président et des Membres du Cercle - vannetais - Jean-Pierre Calloc'h, du Vice-président de l'Association François Duine Yves Amiot (auteurs de nombreux ouvrages sur Dol), de Dominique Cortyl de l'Association François Duine - qui a réalisé dans la cathédrale de Vannes une exposition consacrée à Monseigneur de Hercé - du Président de l'Association Pierre Guillemot. 

Un plus long article sera consacré à cette cérémonie et à cet hommage.

MARDI 28 JUILLET 1795-2015: TRÈS BEL HOMMAGE à MONSEIGNEUR URBAIN de HERCE...
MARDI 28 JUILLET 1795-2015: TRÈS BEL HOMMAGE à MONSEIGNEUR URBAIN de HERCE...
MARDI 28 JUILLET 1795-2015: TRÈS BEL HOMMAGE à MONSEIGNEUR URBAIN de HERCE...
MARDI 28 JUILLET 1795-2015: TRÈS BEL HOMMAGE à MONSEIGNEUR URBAIN de HERCE...
MARDI 28 JUILLET 1795-2015: TRÈS BEL HOMMAGE à MONSEIGNEUR URBAIN de HERCE...
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27 juillet 1795, AURAY, UNE INIQUITE.

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27 juillet 1795, AURAY, UNE INIQUITE.

La Commission Militaire Barbaron (ou Barbaroux) se réunit pour la première fois le 27 juillet à Auray, dans les vieilles halles du XVè siècle, au premier étage,  qui servent ainsi de cour de "justice".C'est la première réunion de ces Commissions Militaires créées par la volonté des Représentants en mission, Blad et Tallien pour décider des sanctions à prendre contre les captifs de Quiberon qui ont fait acte de reddition contre promesse de vie sauve.

Cette Commission est présidée par Raymond Barbaron, chef du 1er Bataillon de la Gironde. Viennent ensuite: Ducarpe, capitaine au même bataillon, Moysset, lieutenant au 1er bataillon du 8è régiment d'infanterie, Bouvet, sergent-major au 1er bataillon des 83 départements, Cuny, caporal au même bataillon, Husson, secrétaire.

Monseigneur Urbain de Hercé, 69 ans, Evêque de Dol de Bretagne

Marquis Charles Vireaux (ou Virot) de Sombreuil, 25 ans, natif de Limoges

Chanoine François de Hercé, 62 ans, vicaire général (de son frère) de Dol de Bretagne

Chanoine François-Dominique Castin de La Madeleine , 58 ans, Evêché de Saintes

Chanoine René Vincent Gilart de Larchantel, 46 ans, Cathédrale de Quimper

Chanoine François-Pierre de Rieussec, 41 ans, natif de Lyon, vicaire général de la cathédrale de Luçon

Abbé Nicolas Boulard, 57 ans, curé de Tours, natif de Montlouis

Abbé Pierre-François Bréhéret, 37 ans, curé de Bonchamp (Mayenne)

Abbé François Frotin, 34 ans, vicaire de Saint Thual (35), natif de Lennen-Pommerit (22)

Abbé Jean-Baptiste Gaignet, 34 ans, vicaire de Doix (Vendée), natif du Loroux Béconnais

Abbé Julien-Pierre Gautier, 29 ans, curé de Tréffendel (I et V), natif de Plélan le Gd

Abbé Jean Gérard, 29 ans, Curé de Saint Mervou (I et V) natif de Montauban (I et V)

Abbé Jacques-Pierre Gouraud, 56 ans, curé de Saint André sur Mareuil (Vendée)

Abbé Louis-Raymond Legall, 31 ans, natif de Bréal (I et V)

René Vincent de La Landelle , 30 ans, lieutenant en second de d'Hervilly, natif de Vannes.

François Petit-Guyot, 62 ans, capitaine dans le régiment de Franche-Comté, natif d'Apremont

Le jugement consiste en une simple affirmation d'identité.

Pour les prêtres, condamnation à mort pour n'avoir pas prêté le serment

Pour Charles de Sombreuil, seul chef de l'expédition, la mort,

Pour les deux autres civils, émigrés rentrés, la mort.

Cette condamnation est exécutoire dans les vingt quatre heures ; dans l'après-midi les condamnés prennent, à pied, le chemin de Vannes, pratiquement sans escorte, ayant donné leur parole de ne pas fuir. A Vannes, ils seront enfermés, pour leur dernière nuit, dans une des tours de la Porte Prison dont subsiste la cheminée, où ils arrivent dans la nuit du 27 au 28 juillet 1795.

 

 

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26 JUILLET 1795 LE COMBAT DE LA PIOCHAIS (Ile et Vilaine)

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26 JUILLET 1795 LE COMBAT DE LA PIOCHAIS (Ile et Vilaine)

A La Piochais (entre Fougères et Louvigné du Désert), ce 26 juillet 1795, vers les huit heures et demie du matin, un convoi républicain tombe dans une embuscade tendue par les Chouans.

Venant de Fougères ce convoi, escorté par 145 soldats du Bataillon d’Infanterie Légère de Nantes et de Gardes territoriaux, va ravitailler la garnison de Louvigné du Désert en manque de vivres et d’armes.

Les chouans, menés par Guy Picquet du Boisguy, Aimé Picquet du Boisguy et Auguste Hay de Bonteville, sont embusqués au-dessus du massif rocheux qui surplombe le défilé que traverse la route Fougères Louvigné. Un endroit idéal pour une embuscade ; celui qui s’engage dans le défilé n’ayant aucune possibilité de manœuvrer.

Les forces en présence ? Le colonel Toussaint du Breil de Pontbriand les estime à 660 pour les Bleus et à 700 pour les Chouans.

Les Bleus, eux, se disent 125 puis 145, et donnent le nombre de 1200 pour les Chouans. Mais nous connaissons la façon des Bleus pour expliquer leurs défaites : faible nombre chez eux et sureffectifs chez les Chouans.

« Le combat, qui a eu lieu le 8 thermidor dernier, entre un détachement de notre garnison et les chouans, est de toutes les affaires de genre qui se sont passées dans l'étendue de notre district celle qu'il faut regarder comme la plus malheureuse par les pertes de tous genres que la République y a éprouvées et par les actes de férocité que les chouans y ont commis.
Deux caissons portaient des vivres aux troupes cantonnées à Louvigné du Désert ou aux environs. Le fourgon de la messagerie de Rennes à Caen partait ce même jour de Fougères. Beaucoup de voyageurs avaient profité de cette occasion pour se mettre en route, et dans le nombre se trouvaient plusieurs négociants qui se faisaient suivre par des voitures richement chargées. Une chaise de poste renfermait plusieurs femmes que leurs affaires appelaient aussi à Caen. Tous ces objets rassemblés formaient un convoi assez considérable.
L'escorte forte d'environ cent quarante hommes était composée du détachement du premier Bataillon d’Infanterie Légère de Nantes et de la compagnie de la garde territoriale de Fougères.
Les voyageurs s'étaient placés entre l'avant-garde et les voitures. Une partie du détachement formait une arrière-garde, le reste marchait sur deux files à droite et à gauche du convoi, des éclaireurs étaient disposés sur les aile
s »

Rapport de l'administration républicaine de Fougères au département.

« Un corps de la garnison de Fougères, portant le nom de division nantaise, commandé par l'adjudant-général F.M..., partit de Fougères, escortant un convoi pour la troupe cantonnée à Louvigné du Désert; cette colonne était forte de six cents hommes, environ soixante gardes territoriaux de Fougères s'y joignirent. Les du Boisguy, qui avaient été prévenus la veille, résolurent d'attaquer ce convoi. Ils réunirent, pendant la nuit, environ sept cents hommes et furent prendre position au lieu dit le Rocher de la Piochais, où ils dressèrent une embuscade. La position est très favorable; l'ennemi était forcé de s'engager dans une route resserrée, à droite et à gauche, par des marais presque impraticables, qui l'empêchaient de faire éclairer la marche. Du Boisguy l'aîné commandait la gauche, son frère était au centre, Hay de Bonteville occupait la droite, avec la seconde colonne »

Mémoires de Toussaint du Breil de Pontbriand

26 JUILLET 1795 LE COMBAT DE LA PIOCHAIS (Ile et Vilaine)

Les Chouans, bien embusqués ouvrent le feu presque à bout portant ; les Bleus, surpris, ne peuvent riposter efficacement et c’est très vite la débandade avec les Chouans aux trousses jusque dans la forêt de Fougères, à 6 kilomètres, qui leur tuent plusieurs dizaines d’hommes.

« Ce convoi était à environ deux lieues de Fougères lorsque sur les huit heures et demie du matin il rencontra les chouans qui, avertis probablement de son départ, avaient fait toutes leurs dispositions pour l'attaquer avec avantage ; ils s'étaient réunis en grand nombre, s'étaient embusqués sur une hauteur et pour rendre leur masse plus imposante, ils l'avaient grossie de beaucoup d'habitants des campagnes qu'ils avaient contraints à les suivre.
À leur apparition subite, suivie à l'instant d'une décharge et bientôt après d'un mouvement général sur la tête du convoi, les simples voyageurs, qui la plupart étaient sans armes, prirent les premiers l'épouvante et, se rejetant dans la fuite sur la troupe qui était derrière eux, en entraînèrent une partie et mirent le reste en désordre. Le mal s'accrut bientôt au point que les officiers firent de vains efforts pour rallier leurs soldats, de sorte qu'après une bonne mais inutile résistance de l'avant-garde, composée de gardes territoriaux, la déroute devint générale. Les chouans poursuivirent les fuyards jusque dans la forêt de Fougères et ce fut pendant cette poursuite que nous fîmes la plus grande perte.
»

Rapport de l'administration républicaine de Fougères au département.

Guy du Boisguy poursuit les Bleus mais allant trop vite, il distance ses hommes et veut s’attaquer seul à une vingtaine de territoriaux dont il est séparé par un marais dans lequel, s’avançant trop, il s’englue jusqu’à la taille, devenant une cible aisée. Un nommé Zemmer, volontaire dans la garde territoriale de Fougères, l’’atteint de deux ou trois balles et l’achève à coups de crosse. Ses Chouans arrivent peu après, le tirent du marais et l’emmènent dans un village plus loin où il décède eux heures plus tard.

« Du Boisguy l'ainé s'élança avec ardeur à leur poursuite et devança bientôt tous les siens; il n'était plus suivi que d'un seul homme, quand il voulut couper la retraite à une vingtaine de soldats qui fuyaient en désordre : « Bas les armes ! » s'écrie-t-il ; ceux-ci s'arrêtent étonnés ; pour arriver à eux, il y avait un petit marais à traverser ; il s'y jette seul, et s'enfonce dans la vase jusqu'à la ceinture; plusieurs soldats l'ajustent et font leur décharge ; il est frappé de trois balles et mortellement blessé. Ses soldats arrivent ; ils le retirent, et le transportent au village de la Charbonnelaie, en Landéan, où il expire deux heures après. Telle fut la fin de Guy du Boisguy, brave officier à qui on ne peut reprocher qu'une aveugle témérité. Il n'avait pas encore vingt et un ans et donnait les plus belles espérances; son audace égalait celle de son oncle de la Motte-Piquet, qu'il disait vouloir prendre pour modèle. »

Mémoires de Toussaint du Breil de Pontbriand

« Ce jour, 10 thermidor, troisième année républicaine, devant les administrateurs du directoire de Fougères, a comparu le citoyen Jorse, garde territorial, lequel a déclaré que le 8 de ce mois il faisait partie du détachement ayant été mis en déroute, il fit son possible pour rallier ses camarades ; que, forcé de se replier, il vit à l'entrée de la forêt un chouan, monté sur un cheval bai clair, courte queue, qui courait le long du grand chemin sur ceux qui fuyaient ; que ce chouan descendit de cheval pour courir vers le déclarant, qu'alors ce dernier lui tira un coup de fusil et le blessa à la tête, qu'il lui tira un second coup dans le côté gauche et l'abattit ; qu'alors ce chouan voulut encore, avec la carabine dont il était armé, parer les coups de crosse de fusil que le déclarant lui portait, qu'à force de frapper il cassa son fusil, se jeta sur le chouan, le prit à la gorge et finit par le tuer ou le laisser pour mort, s'empara ensuite de sa carabine qu'il a rapportée et qui est encore teinte du sang du même chouan. Le déclarant ajoute qu'au premier coup que reçut le chouan, il appela à son secours son domestique nommé Henry ; que le déclarant voyant ce petit domestique approcher, lui tira un coup de fusil et l'abattit ; il ajoute encore que le chouan dont il a parlé était en petite veste de coton, gilet et pantalon, qu'il portait deux épaulettes à graines d'épinards et avait un très gros portefeuille, que le déclarant n'eut pas le temps de prendre, attendu qu'une foule de chouans arrivèrent en criant de toutes leurs forces et le poursuivirent longtemps. Le chouan tué était à peu près de la taille de cinq pieds trois pouces, cheveux frisés, avec une petite muscadine (termes du déclarant). »

Rapport de l'administration républicaine

Aimé du Boisguy s’installe à Landéan avec ses Chouans afin de souffler un peu et fait enfermer ses prisonniers. Auguste Hay de Bonteville poursuit les Bleus dans la forêt de Fougères et finalement abandonne et revient à Landéan.

A Fougères, au bruit de la fusillade tout ce que la ville comptait comme soldats les envoya en renfort. La rencontre avec les Chouans eut lieu à Landéan ; après des combats indécis, les Chouans reprirent le dessus.

Aimé du Boisguy, qui avait appris que son frère était grièvement blessé était parti prendre de ses nouvelles. En cours de route ayant appris sa mort il doit faire demi-tour en raison de la contre attaque des Bleus ; il ordonne l'exécution des prisonniers, au nombre d’une quinzaine et en exécute lui-même.

A la Piochais les Bleus ont perdu beaucoup d’hommes mais aussi des milliers d’assignats, des armes ; mais aussi deux jeunes filles avaient été assassinées par les Chouans. Sur ordre de Boisguy une rapide enquête est menée ; les coupables furent retrouvés, jugés et fusillés le jour même (12 août 1795).

« Le lendemain, un officier public est parti de Fougères avec une escorte pour achever de reconnaître les morts et de les faire inhumer. La perte résultant du pillage s'élève à des sommes considérables; celles en assignats seulement est estimée à environ un million et demi en y comprenant une somme de 324 420 francs que le receveur du district de Fougères avait chargée pour Paris sur le fourgon. Quinze chevaux ont été tués ou pris et leur valeur excède 200 000 livres. La perte en armes et en munitions n'est pas celle qui mérite le moins d'exciter nos regrets. »

Rapport de l'administration républicaine de Fougères au département.

Très faibles pertes pour les Chouans (moins d’une dizaine) et entre 50 et 100 pour les Bleus auxquels il faut ajouter les deux jeunes filles et quelques voyageurs.

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QUIBERON: GEORGES CADOUDAL et PIERRE MERCIER...

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Après avoir enfin décidé de ne plus suivre les ordres d'Antoine d'Amphernet de Pontbellanger, qui obstinément veut poursuivre sa route vers un hypothétique débarquement sur les plages de Saint Brieuc alors que tout se passe dans la baie de Quiberon, après la mort de Vincent de Tinténiac samedi dernier 18 juillet à Coëtlogon, Georges décide de reprendre les opérations en main.

Lorsqu'il arrive en vue de la presqu'île, en ce 24 juillet, c'est pour constater l'échec de l'opération. A-t-il maudit une nouvelle fois les Émigrés comme il l'avait fait lors de leur arrivée à Carnac le 27 juin ? Sans aucun doute. Il constate le départ en colonnes des prisonniers que les Bleus dirigent vers les prisons d'Auray (église saint Gildas, chapelle de La Trinité, maison du Père Eternel etc.)

Qui est responsable de l'échec ?

L'opération de contournement de l'armée de Hoche à partir du débarquement à Sarzeau était bien réfléchie. Beau plan. Le plan a été "pourri" par l'intervention de l'Agence Royaliste de Paris et son ordre de détournement des Chouans vers Coëtlogon où ils tombèrent dans une embuscade dans laquelle Vincent de Tinténiac, le chef, a été tué.

Curieusement à Coëtlogon se trouvait la femme d'Antoine d'Amphernet, Louise du Bot du Grégo mais aussi maîtresse de Hoche.

Cette opération audacieuse se termine en quenouille. Voulait-on réellement qu'elle réussisse ? Avec les dissensions entre Provence (Louis XVIII) et Artois (futur Charles X) la cause était en péril dès le départ; d'autant que les Anglais, divisés eux aussi, ne souhaitaient pas forcément la réussite de l'opération.

Le sang va couler, une nouvelle fois, sang royaliste, sang Chouan, sang Breton, sang français ! Pour des intérêts qui échappent totalement à ceux qui sont venus se battre pour Dieu, le Roi, et leur Pays _ Doue ha mem Bro.

Par la bêtise et l'acharnement de la Convention finissante va se terminer sur les plages de Quiberon, au Champ des Martyrs d'Auray, au Bondon à Vannes et en de multiples lieux, l'Avenir de la France et ses magnifiques défaites de Trafalgar et d'Aboukir. La République poursuit le travail de démolition de l'oeuvre de Louis XVI !

QUIBERON: GEORGES CADOUDAL  et PIERRE MERCIER...
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QUIBERON, 22 JUILLET 1795, LA FIN ...

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D'Hervilly est touché par un biscayen en pleine poitrine. Il est embarqué à bord d'un vaisseau pour être rapatrié en Angleterre. Non blessé, le comte Joseph de Puysaie prétextera d'une visite de vérification pour embarquer et rentrera en Angleterre.

QUIBERON, 22 JUILLET 1795, LA FIN ...

A terre restent :

- le marquis de Sombreuil, capitaine de Hussards- dont le père et le frère ont été guillotinés le 17 juin 1794 d'où héritier du titre de marquis - pourtant débarqué récemment à la tête de  ses 1500 hommes de la deuxième Division le 20 juillet, jour où commença la Bataille de Quiberon et qui se retrouve en la charge de Général d'armée. C'est lui qui va payer les pots cassés après le départ des responsables : D'Hervilly blessé et Puysaie le fuyard.

- Monseigneur Urbain de Hercé qui n'a pas voulu rembarquer pour rester près de ses "Compagnons d'infortune, ses bons prêtres, ses fidèles amis et les malades qui sont parmi nous". "Jusqu'à mon dernier soupir, je leur donnerai les consolations de l'Eglise et les secours spirituels".

- Et tous ceux qui font confiance en la parole du vainqueur. Depuis qu'ils ont quitté le Royaume de France, ils ne savent pas que, après une bataille, ce ne sont plus les Chefs militaires qui commandent mais les Commissaires politiques  de la république, à l'époque les Représentants en mission de la Convention !

QUIBERON, 22 JUILLET 1795, LA FIN ...

Rassemblés sur la plage de Port Haliguen où a eu lieu la reddition, où il est quasi certain que Hoche a promis l'application des lois de la guerre pour ceux qui se rendent, c'est à dire la promesse de vie sauve sauf pour le pauvre Sombreuil qui ramasse les fruits pourris de ses prédécésseurs, les prisonniers sont dirigés vers le Fort Penthièvre puis vers Sainte Barbe avant d'être emmenés à Auray où ils vont être emprisonnés, vingt cinq kilomètres à pied sous un temps épouvantable pour des gens qui ont le ventre vide depuis des heures et peu d'heures de sommeil. Monseigneur de Hercé est debout depuis deux heures du matin.(D'après le témoignage de Villeneuve de La Roche Barnaud).

Peu de gardiens pour un grand troupeau de plusieurs milliers de prisonniers, des encouragements à fuir : là est la preuve d'une confiance en la parole donnée de vie sauve pour ceux qui se rendraient...sauf pour Sombreuil le pauvre malheureux qui va payer les pots cassés, ou pardon pour la vulgarité, a ramassé le bâton merdeux !

Puysaie vogue vers l'Angleterre, D'Hervilly aussi ; il y mourra en novembre (1795).

Pour ceux qui sont restés la destinée va s'accomplir à brève échéance mais ils ne le présagent pas.

Vae Victis (malheur aux vaincus comme disaient les Romains).

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