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NON ! TOUT N'EST PAS PERMIS !!!!

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NON ! TOUT N'EST PAS PERMIS !!!!

Il y a dix ans exactement j'adressai ce courrier au Président directeur général du système bancaire nommé Union Financière de France au sujet de  cette scandaleuse publicité pour des produits financiers, un dénommé Hani Gresh.

 

Monsieur le Président, 

Pour votre publicité, parue en 2007 dans différents hebdomadaires, vous avez utilisé l’effigie d’une jeune femme guillotinée, assise sur un lit, sous la mention « Fini les privilèges ! » (Il aurait d’ailleurs été orthographiquement plus français d’accorder l’adjectif au nom commun…)

 

Président de l’Association du Souvenir Chouan de Bretagne, attaché au souvenir des martyrs de la Révolution française et des centaines de milliers de victimes civiles qu’elle a occasionnées,  je me dois de vous exprimer ici l’horreur que nous avons ressentie devant l’utilisation scandaleuse d’une de ces victimes à des fins purement mercantiles ! Parler de mauvais goût serait un euphémisme !!!

 

L’objectif de nos Associations est de lutter pour la lumière de la vérité et non d’entretenir l’obscurantisme de l’ Histoire officielle : si l’un des théoriciens de la Terreur,  Saint-Just, disait « faire le bonheur du peuple même contre sa volonté », ce bonheur dont le peuple ne voulait pas a fait couler des flots de sang, des fleuves de misère, de cruauté, de sauvagerie et de malheur !

 

Contrairement aux idées reçues, les principales victimes de la Révolution ne furent pas les plus nantis qui, soit avaient fui le pays, soit s’étaient placés du « bon côté », au mépris de leur naissance. Savez-vous que le nombre des membres de la noblesse française qui furent victimes de la guillotine ne représente que 8% de sa totalité ? La majorité fut constituée de prêtres, religieux, religieuses, agriculteurs, commerçants, artisans, voire de pauvres hères, tout simplement. Et si la guillotine fut le moyen d’assassiner le plus spectaculaire, il ne fut pas le plus meurtrier car furent aussi utilisés la noyade, la fusillade et l’incendie.                    

Il est parfaitement abject de se servir d’une quelconque forme de drame dans le but d’un profit !

 

Que ne dirait-on pas si un constructeur de gazinière se référait à un fabricant de Gaz, l'I.G. Farben ?

 

Ce courrier n'a évidemment jamais reçu de réponse. Sur la quinzaine de courriers envoyés à des hebdomadaires de  tout acabit seul Valeurs actuelles avait répondu, sous la signature de son Directeur déplorant "une regrettable  faute de goût".

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21 JANVIER 1793 - 21 JANVIER 2018

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Comme il le fait depuis quelques années au nom du Souvenir Chouan de Bretagne notre correspondant parisien, Marc F.E, a déposé une gerbe à l'endroit estimé, près de la statue de la ville de Rouen, du lieu où le Roi de France fut odieusement exécuté le 21 janvier 1793 après un simulacre de jugement par des personnes qui n'en avaient pas le pouvoir.

Comme cela est si bien écrit dans les archives du Ministère de la Justice : "Si la nécessité de renforcer la république imposait l'élimination du Roi, la procédure ne fut pas parfaitement légale au regard des lois de l'époque".

La place de la Concorde, après s'être appelée Place Louis XV, puis Place de la révolution, fut baptisée Place Louis XVI de mai 1826 à juillet 1830, date à laquelle elle retrouvera son appellation du Directoire.

A l'angle de la Place de la Concorde et de la rue Boissy d'Anglas (conventionnel, protestant et non régicide), au dessus du nom actuel de la place, il est possible de distinguer encore la seule plaque, protégée par un plexiglas, qui rappelle l'appellation éphémère donnée à cette place en hommage au Roi martyr.

Merci à Marc pour ce fleurissement.

21 JANVIER 1793 - 21 JANVIER 201821 JANVIER 1793 - 21 JANVIER 201821 JANVIER 1793 - 21 JANVIER 2018
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1 JANVIER 2018, ARGILE 11 NIVÔSE AN 226

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1 JANVIER 2018,  ARGILE 11 NIVÔSE AN 226
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 
 
BELLE, SAINTE, ANNÉE 2018
POUR VOUS-MÊMES, membres du SCB ou lecteurs
POUR VOS PROCHES, POUR VOTRE SANTE
POUR NOTRE ASSOCIATION
POUR LA BRETAGNE
POUR LA FRANCE
POUR L'EGLISE

                       BLOAVEZH  HA  LAOUEN MAT

                                                                                                                                           

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NATIVITÉ DE NOTRE SEIGNEUR, 25 DÉCEMBRE.

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NATIVITÉ DE NOTRE SEIGNEUR, 25 DÉCEMBRE.

La question est posée par une historienne : Jésus le Christ reconnu par les Chrétiens comme le Fils  de Dieu est-il né le 25 décembre ?

Ce commentaire est de Marie-Françoise Baslez qui vient de publier « Jésus. Dictionnaire historique des évangiles ». Professeur émérite, elle tenait la chaire d’Histoire des religions 

Grave question posée après des siècles de reconnaissance de cette date.

Une autre grave question pourrait-être posée : La Vierge Marie utilisait-elle des linges en tissu ou des couches-culottes pour langer son Fils bien aimé ?

A-t-telle allaitée son Divin Fils ou lui a-t-elle donné le biberon ?

Questions aussi primordiales que la date de sa naissance !

La vraie raison de cette Nativité est : Dieu l'invisible s'est rendu visible par la naissance de son Fils. Et c'est une des vraies causes de la révolte  des Chouans persécutés pour leur Foi !

 

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19 DÉCEMBRE 1747, NAISSANCE DE NOËL PINOT

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19 DÉCEMBRE 1747, NAISSANCE DE NOËL PINOT

Le 19 décembre d'il y a 270 ans naissait à Angers le seizième enfant d'un tisserand : Noël Pinot.Son frère aîné, René est ordonné prêtre en 1753 alors que le petit Noël a six ans et, lorsque Noël exprimera le désir d'être prêtre, René lui apprendra les rudiments du latin.

Noël fera ses études au collège devenu par la suite, après la confiscation des biens du clergé, l'hôtel de ville. Il entrera ensuite au Logis Barrault, le Grand séminaire fondé en 1673, actuel Musée des Beaux arts.

En 1767 il reçoit la tonsure à l'âge de 30 ans et les ordres mineurs dans la foulée : Portier, acolyte, lecteur, exorciste. En 1769 il est sous diacre et un an plus tard ordonné diacre. Il est ordonné prêtre par l'imposition des mains et les onctions au Saint-Chrême par Monseigneur Jacques de Grasse de Bar.

Le 21 janvier il est nommé vicaire de la paroisse de Boussé (actuellement dans la Sarthe) qui relevait alors du doyenné de La Flèche. Il en sera ensuite pro-curé c'est à dire desservant.Il sera ensuite nommé vicaire dans la paroisse de Coutures, près de Saumur. Puis vicaire à Saint Germain de Corzé près d'Angers, enfin aumônier de l'établissement des Incurables à Angers.

Le 14 septembre 1788 il s'installe au Loroux-Béconnais où il a été nommé curé.

En 1789 la révolution se met en route avec son cortège de lois anti-catholiques, Constitution civile du clergé puis le serment à ladite constitution, le 27 novembre 1790. Le dimanche 27 février 1791 (et non 1790 comme indiqué par erreur sur le panonceau qui figure au pied de la croix) dans son église, devant le maire venu exiger ce serment, devant la croix que l'on voit, il refuse ce serment schismatique.

Arrêté plusieurs fois, obligé de quitter sa paroisse, il y revient toujours et finit par se réfugier dans la ferme de La Milanderie (ou Milandrie). La trahison d'un de ses anciens paroissiens, qu'il avait pourtant aidé, entraîne son arrestation le 9 février 1794. On l'extrait du coffre dans lequel il s'était caché après avoir enlevé ses ornements sacerdotaux et conduit à Angers. 

Il passe en jugement, après avoir été copieusement insulté et est condamné à mort. Par dérision on lui fera revêtir les ornements trouvés dans le coffre où il était caché.. Le 21 février, à 3 heures de l'après-midi, il monte les marches de l'échafaud en récitant le Psaume des prières au bas de l'autel : Introïbo ad altare Dei, ad Deum qui laetificat juventutem meam.( je m'avancerai jusqu'à l'autel de Dieu, vers Dieu qui réjouit ma jeunesse).

L'abbé Noël Pinot avait 47 ans. Il a été proclamé Bienheureux le 31 octobre 1926 par le Pape Pie XI. Ses restes jetés dans une fosse commune n'ont jamais été retrouvés ; il fallait faire disparaître jusqu'à la trace de ces martyrs.

 

 

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MESSE FESTIVE ? DINDES RELIGIEUSES ? SOTTISE CLÉRICALE ? NON : SACRILEGE

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MESSE FESTIVE ? DINDES RELIGIEUSES  ? SOTTISE CLÉRICALE ?        NON : SACRILEGE

Le curé de Licques, dans le Nord, a trouvé une façon originale de remplir son église, ancienne chapelle de l'abbaye Notre Dame, du XIIeme siècle.  Il fallait la trouver celle-la !

Le prêtre d'origine polonaise qui dirige cette paroisse a, pour le moins, un sens du sacré très éloigné de celui qu'avait son compatriote Jean-Paul II.

Le vent qui soufflait ce jour là à Licques, dans le Nord, n'était manifestement pas celui du Saint-Esprit!!!!

Peut-être aussi que la mosquée locale n'avait pas assez de places ?

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QUE SOY ERA IMMACULADA COUNCEPCIOU 8 DÉCEMBRE 1854

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QUE SOY ERA IMMACULADA COUNCEPCIOU          8 DÉCEMBRE 1854

A une époque où seule la Sainte Patronne de la France peut sauver notre pays, il est utile de rappeler cette grande fête du Dogme (Expression d'Eglise) énoncé et défini par le Pape Pie IX le 8 décembre 1854, définissant la naissance de Marie sans la tache du péché originel - la marque depuis la désobéissance d’Ève. Ce qui explique l'appellation donnée à Marie "La nouvelle Ève". Que cela entraîne le ricanement des idiots ou des ignares n'a aucune  espèce d'importance.

 

Un journal électronique breton évoque cette Fête et ce dogme mais le rédacteur de l'article n'a, à priori, rien compris à sa définition " Cette doctrine énonce que Marie, mère de Jésus, aurai échappée au péché dans lequel baigne toute l’humanité Dieu lui aurait permis d’être préservé de cette « souillure », non seulement avant la naissance de Jésus, mais également ensuite durant toute sa vie" Il s'agit de la conception immaculée de la Vierge et non de la conception immaculée de son fils Jésus. On pourra remarquer au passage qu'il s'agit de la conception immaculée d'une femme ! Et que cela ne concerne que son origine. Outre que le même rédacteur ignore l'emploi de majuscules pour ce qui est la deuxième Fête de la Sainte patronne de la France après l'Assomption, il ignore aussi les règles grammaticales d'accord du verbe "Etre" et du verbe "Avoir".

 

Il faut se souvenir qu'il y a 224 ans, les Révoltés s'ils avaient en main le fusil, la fourche, le pennbaz, ou le dail emmanché à l'envers, avaient aussi, dans une poche, accroché à la ceinture ou pendu autour du cou, leur chapelet. Non par superstition ou par goût folklorique, mais comme un objet de prière qui les protégeait, non des aléas terrestres mais pour l'au delà. En aucun cas un objet décoratif.

 

Que soy era immaculada councepciou, Que soy era immaculada councepciou, Que soy era immaculada councepciou répète, en courant à en perdre haleine, de la grotte de Massabielle jusqu'au presbytère de Lourdes une jeune fille de 14 ans, en ce 25 mars 1858. "Tu n'as pas le droit de prononcer ces mots", la tance vertement le curé Peyramale. "Mais c'est vous qui m'avez dit de demander à la Dame de la grotte de me dire son nom. C'est celui qu'elle m'a donné".

 

Dans cette famille Soubirous, la petite Bernarde, dite Bernadette pour éviter la confusion avec une parente, ne peut pas savoir la signification de ce nom étrange. Le clergé connaît ce dogme qui reste assez peu connu et qui a coûté la vie à Monseigneur Dominique Sibour, Archevêque de Paris, le 15 janvier 1857, assassiné par le prêtre Verger qui récusait cette définition dogmatique.

 

La presse de l'époque n'est guère favorable à la retransmission des événements catholiques, bien tenue en main par les francs-maçons et les athées. Et puis il y a les "Libres Penseurs" esclaves de la non-pensée. Asservis aux Loges, ils s'en prennent, au XXIème siècle aux crèches, à la statue de Jean-Paul II à Ploërmel, fiers de leurs bonnets phrygiens sur la tête oubliant que c'est le symbole des esclaves, affranchis, ce qui n'est pas leur cas ! Ce serait plutôt : défraîchis ! Et toujours vigilants contre le catholicisme.

 

Le clergé, encore marqué par la grande révolution et celle de 1848, est prudent. Il n'y a pas la radio, ni le téléphone et encore moins Internet. Et ce dogme demande à être bien expliqué. Pour une petite fille qui, vu la situation familiale et son rôle d'aînée de neuf enfants (quatre mourront en bas âge), la fréquentation de la messe, du Catéchisme ou de l'école n'est pas de stricte observance. Il n'a pas été possible à Bernadette de comprendre ce que la Dame a dit. Ce sera un des éléments qui décidera l'abbé Peyramale à s'intéresser à ce que dit cette gamine, quasiment illettrée en français, ne comprenant et parlant pratiquement que le bigourdan, langue en laquelle se fait comprendre la Dame de la grotte.

 

N'ayons pas peur de le dire : Bénie soit sa Sainte et Immaculée Conception.

 

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XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794

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XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794

Dimanche 26 novembre 2017  était la XXème journée du Souvenir des Noyades. Y aura-t-il une XXIème ? L’Avenir nous le dira. Est-ce moi qui suis, comme l’écrivait sur Facebook une prénommée Anne « tant que ce monsieur  s’occupera de cette commémoration » l’empêcheur de mobilisation ? A priori, si je ne l’avais pas fait depuis des années il semblerait qu’il n’y aurait rien eu.

Il y eut un jeté de gerbe par Mgr Le Quimener, alors Vicaire général du Diocèse de Nantes en 1993. J’organisais un jeté de gerbe en 1997 sous le nom du Comité CélébrationS Charette. Comme faits marquants :

- En 2003, la chute dans la Loire d’une personne étourdie ; ce sont deux plongeurs des pompiers qui vinrent, avec peine, la sortir de l’eau. Les 25 personnes présentes partirent. Le soir j’allais chercher la personne au CHU afin de la ramener chez elle. Elle se souvient encore de cette histoire et des Ave Maria qu’elle a débités ! C’est le regretté abbé Denis Coiffé qui avait béni la gerbe à l’issue de la messe célébrée à Saint Stanislas.

XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794

- En 2006 la messe célébrée, en l’église Notre Dame de Bon-Port, par le Vicaire épiscopal Patrice Eon, qui fit plusieurs fois mention de cette épisode révolutionnaire à Nantes – en particulier dans son homélie -, vit le cortège (près de quarante personnes) et le jeté de gerbe depuis le pont Anne de Bretagne, filmé par Télé Nantes. L‘émission ne fut jamais diffusée car j’avais osé déclarer qu’il n’y avait jamais eu d’esclaves à Nantes et encore moins noyés, répondant ainsi à une question de la journaliste vidéaste. Trop parlent du Code Noir de Louis XIV – Colbert sans l’avoir jamais lu ! Ce jour fut posée la première modeste plaque commémorative clouée sur la bitte d’amarrage N° 12. Elle a tenu 5 ans.

XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794

- En 2007 rien de particulier. En 2008 après le déjeuner au restaurant chinois de la place du Bouffay nous visitons les caves ; nous allons ensuite dans les sous-sols des immeubles de la rue des martyrs nous recueillir devant ce qui reste des carrières de Gigant.

XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794

En 2009 et 2010 jeté de gerbe.

- En 2011, 35 personnes avec la messe à Notre Dame de Bon-Port et la présence d’une troupe costumée. Nous partîmes ensuite en cortège vers le pont Anne de Bretagne, après l’exposé à l’emplacement de l’Entrepôt des cafés – le Dachau nantais -  qui intéressa vivement l’inspecteur des RG présent. Visite de l’église Sainte Croix et exposé devant la chaire. Déjeuner dans le restaurant chinois de la place du Bouffay et visite des caves qui auraient fait partie de l’ancienne prison. Nouvelle plaque.

XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794

- En 2012, 30 personnes au restaurant dont des costumés ; visite de la cathédrale et des tombeaux. Innovation : Parachutage de la gerbe qui se pose doucement sur l’eau au lieu de s’écraser.

- En 2013 il y eut bien une cérémonie lucrative relayée par le Clergé, pour la pose d’un vitrail en la basilique Saint Donatien, avec vente de livres ; il est vrai que dans nos journées il n’y a rien à vendre, seulement faire partager un point d’Histoire qui n’est pas un détail ! Nos annonces ne sont relayées que par Vendéens et Chouans ainsi que Vendée Chouannerie. Malgré tout il  a été possible de compter sur 120 personnes (selon Breiz Journal devenu Breiz Infos) entre les personnes restées, pour écouter l’exposé dans l’église Sainte Croix , dont les prêtres ayant célébré la messe, pour le déjeuner et enfin pour entendre la causerie du Professeur Thierry Piel sur Carrier et les Noyades. Une nouvelle plaque fut posée pour remplacer la précédente, arrachée.

XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794

- En 2014 la Troupe des Cœurs de Chouans nous rejoint ; messe en l’église Sainte Croix où après la messe – durant laquelle les victimes ont eu leur mémoire largement honorée – un exposé est donné sur l’église Club Vincent la Montagne  et l’écoute de la cloche du Bouffay qu’ont entendu la totalité des victimes de la persécution révolutionnaire. Puis ce fut le déjeuner à la Taverne du Château et la balade sur quelques lieux historiques.

XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794

- En 2015, une petite trentaine, avec le défilé depuis le  2 rue général de Lamoricière au pont Anne de Bretagne et notre parachutage de gerbe en Loire (procédé inauguré en 2011).

En 2016, pose de la nouvelle plaque par Pascal et parachutage ; après le déjeuner, qui réunit une vingtaine de personnes, nous rejoignons la butte Sainte Anne pour découvrir la fresque consacrée aux Acadiens chassés de chez eux par les Anglais dès 1755, puis le manoir de Luzançay où mourut de misère le grand amiral du Chaffault.

XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794

Ces réunions sont toutes suivies du cidre de l’amitié et ses galettes bretonnes offerts par le Souvenir Chouan de Bretagne.

Nous somme quand même loin des « 3 pelés comme d'hab » de la mégère sédévacantiste sur Facebook (commentaire qu'elle a retiré mais en a laissé quelques autres ailleurs !)!!!

Ce 26 novembre 2017, nous avons été 23 à embarquer sur le Navibus à 13 H ; destination Trentemoult et non le fond de la Loire à hauteur de la pile sud du pont de Cheviré.

Sur le quai deux militaires du plan Vigipirate (« pas de photos ! ») ; l’adjudant-chef est bien informé de notre journée, le déjeuner, le rendez-vous place Viarmes à 16 H. Pourquoi votre présence ? « Parce que nous voulons nous assurer de votre sécurité et que vous n’ayez pas à faire à des antifas » « Pas de souci nous ne sommes pas fas ». Notre réunion n’a pas fait l’objet de demande ni d’annonces presse, seulement messagerie électronique et Blog. Nous sommes bien surveillés. Comme me le dit l’adjudant-chef « nous sommes au courant de tout ». Dieu merci, braves gens dormez en paix ! Les grandes oreilles veillent !

XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794

C’est la première fois que nous sommes au ras de l’eau comme l’ont été les malheureux il y a 224 ans. Exposé sur ce petit parcours, que les touristes n’imaginent pas, mais dont nous ressentons l’aspect pèlerinage. La gerbe est jetée en Loire par Sophie ; mimétisme de cette gerbe, elle disparaît dans les flots de la Loire là où commençaient à couler les sapines (selon le canonnier Vailly en 1793).

XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794

Débarquement à Trentemoult ; nous sommes 19 pour le déjeuner, agréable, dans une ambiance très amicale. Deux couples, dont un de Vendée, venus pour l’hommage sont repartis rejoindre leurs pénates familiales,.

Après le déjeuner nous reprenons le Navibus et faisons un bref passage devant le site de l’entrepôt des cafés (pour ceux qui ne connaissaient pas) avant de rejoindre la place Viarmes afin de rendre hommage à l’abbé Matthieu de Gruchy. C’est sûrement en cet endroit, là ou a été fusillé Charette 20 mois et un jour plus tôt, qu’a été fusillé l’abbé car à proximité il y avait une plaque d’égout. Plus facile pour évacuer le sang.

XXème JOURNÉE DE LA MÉMOIRE DES NOYADES DE NANTES 1793 - 1794

Je fais remarquer que l’abbé a été fusillé alors que son »crime » (non prestation de serment) relevait du Droit commun et qu’à ce titre il aurait du être guillotiné. Certainement a-t-on voulu le faire passer pour un redoutable combattant ?

Il sera jeté dans une fosse commune, sans aucun doute celle dite du chemin de Rennes, actuelle rue Costes et Le Brix.

Nous somme quinze dans un climat frisquet ; sur Facebook un critique remarquera que certains ont les mains dans les poches, ce qui ne se fait pas là où a été fusillé Charette. Je lui ai fait remarquer qu’il valait mieux être là dans le vent frisquet avec les mains dans les poches que chez soi au chaud !

Un petit fascicule sur les deux évènements commémorés est remis. Nous avons terminé par le cidre de l’amitié et ses galettes bretonnes, bien agréables.

Je vous invite à visiter l’excellent reportage de Nicolas Delahaye sur son Blog Vendéens et Chouans.

Chouanmicalement,

Noël Stassinet

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MATTHIEU de GRUCHY, CONFESSEUR et MARTYR de la FOI, MARDI 28 NOVEMBRE 1797

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MATTHIEU de GRUCHY, CONFESSEUR et MARTYR de la FOI, MARDI 28 NOVEMBRE 1797

Il y a 220 ans, Mathieu de Gruchy a été extrait de sa cellule de la prison du Bouffay pour aller vers le lieu de sa mise à mort qui a été prononcée hier, lundi 27, à 14 H.

Il a ensuite passé son après-midi et une partie de la nuit à rédiger son testament et une lettre à sa maman, là-bas à Jersey.

Il distribue les consignes concernant les quelques sous qu'il possède et règle ses dernières affaires temporelles. Une autre partie de la nuit a été occupée par son repos spirituel et le composition d'un poème musical que nous retrouverons dans La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne.

Il enlève ses chaussures et ses bas, ainsi que son chapeau et les donne à son geôlier. Il garde seulement une petite croix qui l'accompagnera jusqu'à la fin de son parcours sur la terre.

C'est pieds nus qu'il va faire le kilomètre de distance le séparant de la place Viarmes, alors des Agriculteurs. Il sait que rue de Gorges, à la même fenêtre du même appartement où 20 mois et un jour plus tôt il se tenait pour Charette, l'abbé Gergaud sera là pour lui donner une dernière absolution.

Il est 11 heures, place Viarmes le peloton se met en place et met en joue le condamné ; la première salve ne le touche pas, la seconde le met à terre. Le chef du peloton l'exécute dun coup de fusil en pleine tête. L'abbé Mathieu de Gruchy vient de rendre son âme à Dieu, après une existence hors du commun. Il avait 36 ans.

Il sera jeté sans aucun doute dans la fosse commune de l'actuelle rue Costes et Le Brix près de ce qui était alors appelé Chemin de Rennes, dans la même fosse où, 20 mois plus tôt, fut jeté François-Athanase Charette.

Il reste de lui trois souvenirs : la chaire à la réalisation de laquelle il a contribué et qui se trouve, ainsi que le vitrail ci-dessous, dans l'église de Saint Mars La Réorthe. L'église de Beauvoir conserve le souvenir de son dévoué prêtre, vicaire de l'abbé Gergaud, à travers un beau vitrail.

A noter que le vitrail de Beauvoir est celui qui est le plus proche de la réalité sur le plan vestimentaire, le port de la soutane étant interdit, à fortiori pour un prêtre réfractaire vivant en semi-clandestinité ; il n'y a que les cinéastes du XXIème siècle qui habillent de soutanes les prêtres proscrits !

A noter, dans le vitrail de Beauvoir la présence de l'abbé Gergaud, en haut à droite, derrière sa lucarne.

 

MATTHIEU de GRUCHY, CONFESSEUR et MARTYR de la FOI, MARDI 28 NOVEMBRE 1797
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ABBÉ MATTHIEU de GRUCHY, 23 NOVEMBRE 1797...

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ABBÉ MATTHIEU de GRUCHY, 23 NOVEMBRE 1797...

En ce jeudi 23 novembre 1797, il y a exactement 220 ans jour pour jour, malgré les mises en garde de son entourage Matthieu (ou Mathieu) de Gruchy se rend à la Municipalité de Nantes afin de faire viser son passeport de 1792 qui le dit Anglais et menuisier pour rentrer chez sa mère à Jersey. Muni de cette pièce il pense pouvoir circuler librement et rejoindre son pays natal pour y vivre en dehors de toute persécution et s'attacher à convertir sa maman et ses sœurs.

Il présenta son passeport qui fut visé sans difficulté. Las, un officier municipal, prêtre renégat, le reconnut : "Vous êtes Mathieu Gruchy, prêtre et prêtre rentré ; la loi vous condamne à mort " ! Le pseudo menuisier lui répondit avec douceur : "A la bonne heure".

Existence hors du commun que celle de ce jeune corsaire anglais, né calviniste à Jersey le 31 Août 1761, qui combattit contre la France. Marin à l’âge de 17 ans pendant la guerre entre la France et l’Angleterre il fut fait prisonnier par une escadre commandée par l’amiral du Chaffault (mort à la prison de Luzançay à Nantes le 27 juin 1794) ; interné d’abord à Dinan puis à Fougères, il fut conduit à Angers en 1780 et employé dans un hôpital militaire comme interprète car il parlait aussi le français. Sous l’influence des Sœurs de Saint Vincent de Paul qui tenaient l’hôpital, il abjura l’hérésie protestante et se convertit au catholicisme. Il fit sa première communion le 23 juillet 1780 à 19 ans.

 

Accablé par ses compatriotes anglais protestants qui le persécutaient à cause de sa conversion il résolut de s’évader. Devenu hors-la-loi, il erra dans le sud de l’Anjou jusqu’à l’amnistie promulguée le 3 septembre 1783, lors du Traité de Versailles, qui le rendit libre.

 

Il apprit le métier de menuisier de monsieur Leroy en la paroisse de Trémentines.

 

A la fin de ses deux ans d’apprentissage il commença ses études ecclésiastiques et fut ordonné prêtre le Samedi Saint de 1788 par Monseigneur de Mercy en la cathédrale de Luçon (il avait reçu le diaconat huit jours plus tôt !) ; il pensait pouvoir porter la Vraie Foi en son île de Jersey et particulièrement à sa mère et à ses sœurs demeurées protestantes.

 

Nommé Vicaire à Soullans en 1789, puis à Bois de Céné, on le retrouve à Beauvoir en 1790 où la révolution le surprend. Ayant refusé le Serment à la Constitution il devient à nouveau un Hors-la-loi. Périlleusement il exerce son ministère de façon clandestine au Boistissandeau et  Ardelay. Il décida de rentrer à Jersey pour convertir sa famille au catholicisme. Il mena une vie difficile et mouvementée due aux événements politiques et à ses vaines tentatives de rapprochement avec sa famille qui ne lui pardonna jamais sa conversion.

 

Parti en Angleterre il revint en France lors du débarquement de Carnac le 27 juin 1795, accompagnant l’abbé de Beauregard. Après moult péripéties il fut envoyé avec monsieur de Kersabiec et l’abbé de Beauregard auprès de Charette pour lui annoncer l’expédition de Carnac et où ils apprirent l’échec de Quiberon.

 

Alors, il alla à Venansault pour remplir son devoir de prêtre. Les prêtres continuaient à mourir sur les pontons de Rochefort, à l’Ile de Ré, à l’Ile d’Aix, en Guyane, mais il y avait un certain relâchement dans la persécution religieuse dans cette période curieuse où le ministère catholique semblait être toléré lors de la pacification réalisée par Hoche après l’exécution de Charette.

 

Mathieu de Gruchy aurait même reçu audience de Hoche qui l’invitait à continuer sans crainte son ministère religieux ! Mais le sort des réfractaires restait  précaire. Le Directoire  insistait pour qu’ils soient traqués car ‘’conspirateurs’’.

 

En septembre 1797, en mauvaise santé, il résolut de se rendre à Jersey où il pourrait vivre libre, travaillant au salut des siens.

Ce soir du jeudi 23 novembre 1797, l'abbé Mathieu de Gruchy passe sa première nuit dans la prison du Bouffay.

L'église de Saint Mars La Réorthe conserve la chaire qu'il construisit lors de son stage de menuisier.

A suivre...Sur le Blog et plus complet dans La Revue du SCB de décembre.

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